Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂź)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Downloaded from YTS.MX
Official YIFY movies site: YTS.MX
[musique cristalline]
[notes mélancoliques]
VoilĂ .
Ăa, je le mets lĂ pour l'instant.
Hop. Voilà , bien serré.
Franck ?
Voici Stanislas. Il remplace Dom cette semaine.
Ăa va ?
- Salut. Bienvenue. - Merci.
- Salut. - Salut.
Je te montre les points d'ancrage.
OK.
Allez, enfile ça.
VoilĂ .
VoilĂ . OK.
Une petite fissure. Hop.
- Tu me dis si tu as besoin qu'on bouge. - OK.
Une petite fissure lĂ , et c'est bon.
[notes de trompette solennelles]
VoilĂ .
[notes triomphales]
[la musique s'estompe]
Monsieur. Vous voulez bien venir, s'il vous plaĂźt ?
Alors.
C'est parti.
[battements de cĆur]
- Je t'agace ? - Ouais, un petit peu, ouais.
- Bonjour. - Bonjour.
Pardon.
- Tiens, donne un sac. - Non.
Je suis enceinte, pas malade.
Pas malade, mais ça joue sur tes humeurs.
- Ah bon ? - Oui.
Je te promets.
[musique menaçante]
[la musique s'intensifie]
[femme] Putain. Mais c'est pas vrai.
Deux fois en 15 jours et on est les seuls de l'immeuble.
La derniĂšre fois, ils ont pris ton ordi. Ils cherchent quoi ?
J'en sais rien.
T'en sais rien ?
Alors, on fait quoi ?
- Je retourne au commissariat. - C'est ça.
Retourne au commissariat.
[la musique s'estompe]
[musique mystérieuse rythmée]
[Franck] Ăa va ?
Ăa va, et toi ?
- Café ? - Oui, je veux bien. Merci.
[la musique s'estompe]
Ils ont la clé ?
J'ai pas vérifié, mais je crois pas.
Ils ont rien volé ?
Non, j'ai pas l'impression.
Léo, toujours pas au courant ?
à 15 jours du terme, je me vois pas lui raconter ça.
J'ignorais qu'ils iraient jusque-lĂ .
Je crois que t'as encore rien vu.
[notes énigmatiques]
T'en as d'autres là , Rémi.
Regarde ici. Passe-le-moi, je ferai la photo.
- [homme à la radio] Fin de journée. - Fin de journée.
Ouais, reçu, Pascal.
Tu me dis quand t'es bon, je fais remonter Rémi.
On va remonter.
[Franck gémit]
Ăa va, Franck ?
[Franck halĂšte]
- C'est bon. - Oh !
Il se passe quoi là -haut ? Franck est tombé !
[musique trépidante]
[notes menaçantes]
[crissements de pneus]
[la musique s'estompe]
Vous ĂȘtes sur le rĂ©pondeur de LĂ©o.
Laissez un message, je vous rappellerai.
[musique mystérieuse douce]
[bips d'appel téléphonique]
[Pascal] Franck !
Franck !
Léo !
- Léo ? - Ouais ?
[LĂ©o] Ăa va ?
T'as essayé d'appeler ?
Ouais.
C'Ă©tait pour savoir siâŠ
t'avais besoin de quelque chose.
[la musique s'estompe]
Ăa a Ă©tĂ© ?
Ouais.
Je te fais un café ?
Non, merci.
Je suis claqué, je vais au lit.
[brouhaha de fond]
[musique mystérieuse rythmée]
[dialogue inaudible]
[la musique s'estompe]
[en flamand] Je vois la meuf,
- je la reconnais mĂȘme pas ! - [rires]
[homme 1 en flamand] D'accord, on vaâŠ
[homme 2 en flamand] Je croyais qu'il y avait que les mecs quiâŠ
[la musique s'estompe]
[voix masculine à la télévision] Je suis au large, sur mon bateau.
[musique mystérieuse douce]
[notes solennelles]
Qu'est-ce que tu fais ?
[la musique s'estompe]
Pourquoi tu fais ça ?
Tu crois que j'ai besoin de ces conneries ?
Tu dors plus avec moi, tu passes tes nuits sur le toit.
J'ai passé une grossesse de merde.
Je te soutiens, mais me prends pas pour une conne.
J'ai beau rien dire, je te vois.
- Tu m'expliques ? - [fracas]
[le fracas s'intensifie]
[Franck gémit]
[Franck gémit]
[intrus 1 gémit]
[intrus 2 gémit]
[Léo geint]
[Léo gémit en fond]
[Franck hurle de douleur]
[Léo halÚte de détresse]
Léo !
[Léo geint]
[gémissant] La touche⊠pas.
[Franck geint]
[musique angoissante]
[en flamand] Les gars, stop.
[en français] Donne-nous ce qu'on cherche, ou on continue.
Je te préviens, tu aimeras pas la deuxiÚme phase.
Tu devras chercher un peu plus.
Et enlever ta cagoule.
[pouffe de rire]
Je comprends pas.
T'en veux pas de cet enfant ?
De cette petite vie tranquille ?
Tu t'accroches Ă quoi ?
Tu veux faire le justicier, hein ?
Dire la vérité.
Mais tu sais, Franck,
dire la vérité, ça n'effacera jamais ta culpabilité.
Ta faute.
Quelle tristesse.
Quelle tragédie.
Cet homme qui a donné tant de lui à son travail,
qu'il va finir par mettre une balle dans la tĂȘte Ă sa femme enceinte,
avant de se donner lui-mĂȘme la mort.
Et pourquoi ?
Hein ?
Certains diront qu'il était trop fragile.
Qu'il n'a pas supportĂ© la pression, le mensongeâŠ
la mort de son pÚre, la reproduction du schéma.
Il y a des fois oĂč il faut savoir lĂącher, Franck.
Et toi, tu vas mourir tĂȘtu, mais tu vas mourir.
Non ? Bon, on va passer Ă la deuxiĂšme phase.
[en flamand] La mallette.
[la musique devient menaçante]
[en flamand] Tiens.
[en flamand] Emmenez-la.
- La touche pas ! - [pantelant] Non !
- La touche pas ! - [pantelant] Non !
- [Léo hurle] - La touche pas !
T'as fait quoi ?
Qu'est-ce que t'as fait ?
Non !
Léo !
[hurlant] Léo !
[tintement métallique perçant]
[la musique s'estompe]
[homme 1] Chers anciens, chers officiers,
sous-officiers, stagiaires de la promotion 2014
et familles,
cette remise de brevet vient concrétiser l'aboutissement
d'un long et difficile cycle de formation.
Vous y avez appris les valeurs fondamentales
qui font la force de ce groupe d'intervention :
l'engagement, le dĂ©passement de soi-mĂȘme,
l'esprit de cohésion et de sacrifice,
la loyauté, et tant d'autres.
Ce brevet, voyez-le comme un départ,
et non comme un aboutissement.
Recevez-le comme une charge qui oblige Ă l'excellence.
Entrer au GIGN, c'est s'engager pour la vie.
Officiers et sous-officiers de la promotion 2014,
recevez maintenant de la main de vos parrains ce brevet GIGN.
Vous pourrez le porter haut et en ĂȘtre fiers.
[homme 2] Gendarme Lazarev.
[homme 3] Cliffhanger !
- Bob l'éponge ! - Chat maigre !
[des officiers imitent le chat]
[miaulements mĂȘlĂ©s de rires]
Porte-le haut et sois-en fier.
- Félicitations. - Merci.
[acclamations et applaudissements]
[imitent le haka néo-zélandais]
[homme 4] Rejoignez nos forces !
Pardon.
- Bravo, copain. - Bravo Ă toi.
On en a chié, mais on l'a fait.
Faut que je te présente quelqu'un. Manon ?
[Manon] Bravo.
- Bonjour. - Manon, Franck.
Franck.
- Bonjour. - Félicitations.
Tu as quel Ăąge ? Il a quel Ăąge ?
- [d'une voix d'enfant] Deux ans. - Deux ans.
- Bonsoir. - Ma mĂšre.
- Bonsoir. - Franck.
- Nico. - Enchanté.
- Félicitations à vous aussi. - Merci à vous.
- FiÚre de ma fille. - Vous pouvez, c'était dur.
Mais ça forge le caractÚre.
[ricanant] Je pense que⊠De ce cÎté-là , elle en a.
- Bonne soirée. Merci. - Au revoir.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit, c'est la tradition.
Les femmes des anciens accueillent les nouvelles.
- Bien sûr. - Y a pas de soucis.
- Avec grand plaisir. - Merci beaucoup. Merci.
Félicitations.
- Content de te voir parmi nous. - Merci.
On me dit que tu grimpes aussi bien que ton pĂšre.
Super, on manquait de chats maigres.
- C'est ce qu'ils m'ont dit. - [rit]
EtâŠ
j'avais gardé ça de ton pÚre.
Je pense qu'il voudrait que ça te revienne.
[musique tendre]
[notes de trompette solennelles]
- C'est lui qui avait écrit ça ? - Oui.
Merci.
[notes de trompette solennelles]
[la musique devient dynamique]
["Au Paradis" de Silmaris]
- [homme] Ta garde ! - Putain.
[coup de feu]
- Tu lĂšves ta garde. - Oui.
Vas-y. Un, deux.
- Il est bon, ce con. - Ăa, c'est mon Nico !
[Franck criant] Gendarmerie !
[dialogue indistinct]
- Nico ? - Ouais, je suis lĂ .
Allez, on forme la colonne.
Ta gueule. Ta gueule !
Vue target. Bureau en haut des escaliers.
Target touchée.
Et retranchée.
Tiens.
Jacques ?
Je suis Léonore, je suis gendarme.
Vous vouliez parler Ă une femme, je suis lĂ pour vous.
[homme] C'est bien. LĂšve les mains.
LĂšve le bras.
Tu t'allonges par terre, au niveau de la grille.
C'est bien, Jacques.
C'est bientĂŽt fini. Allonge-toi.
[Franck] Je suis obligé de faire ça, de me sécuriser.
[femme] S'il vous plaĂźt !
Je voudrais porter un toast à Léo, pour cette magnifique négo.
- C'est ça ! - Super, Léo !
Et je voudrais aussi vous faire remarquer
que mĂȘme si on n'est pas trĂšs nombreuses,
qu'apparemment, on n'a pas les Ă©paules pourâŠ
[homme] Eh oui !
Heureusement qu'on a du cĆur,
de la délicatesse et de la finesse pour vous aider à négocier.
[huées moqueuses]
- à Léo ! - à Léo !
[acclamations]
[coups de feu]
C'est l'abruti qui a encore vidé le chargeur.
Oh, il va prendre cher.
[murmurant] Bravo.
[murmurant] Merci.
[brouhaha mĂȘlĂ© Ă la musique]
[silence abrupt]
On fait quoi, on s'embrasse ?
- Vas-y, arrĂȘte. - Je sais pas moi, je te prends la main ?
- Je peux pas te toucher ? - Non.
[Ă la radio] Franck pour Nico. Ăa prend lâescalier vers le parking.
- C'est pour vous, les amis. - Reçu.
[musique d'ambiance du parking]
- Ah, ça y est, tu y viens. - Ta gueule.
Ăa arrive.
[Franck] Dans ton sac, non ?
T'as regardé dans tes poches ?
- Allez-y, elle a encore perdu son ticket. - OK.
Regarde dans tes poches.
[homme 1] Oh, putain !
- Bouge pas ! - [homme 1] Putain !
[Nico] Donne tes mains !
- [homme 1] Tu me fais mal ! - [homme 2] ArrĂȘte !
- [homme 1] ArrĂȘtez ! - Bouge pas !
[homme 2] LĂąchez-moi ! Vous voulez quoi ?
- Bouge pas et ça ira. - [Nico] Ferme-la.
[homme 1] AĂŻe, il me serre fort !
[homme 1] Les stagiaires, bougez-vous
ou je vous vire avant le week-end.
[homme 2] On n'a pas la journée !
Je vous attends ou pas ?
[Franck] C'est Ă l'envers ?
[homme 1] Allez, ça grimpe, là .
Alors, les gars ? Vous avez sauté le petit-déj' ou quoi ?
HĂ©, Lauga, tu commences Ă me les briser, lĂ !
Va Ă la poutrelle, voyons si tu fais le malin.
- Oui, mon adjudant ! - Viens avec moi.
Allez, avance !
- Jusqu'au bout ? - On verra si tu l'ouvres encore.
- [homme 3] Allez ! - OK.
[homme 4] Allez, Ben !
[homme 5] HĂ©, Spider-Man.
[homme 2] On n'a pas la journée !
- Il gĂšre ! - [homme 6] Allez !
[homme 7] On t'entend plus !
[homme 8] Son mousqueton se détache, non ?
[rires moqueurs]
- [homme 9] Fais gaffe au coup de vent ! - [rires]
- LĂ , je peux l'ouvrir ? - [rires]
Il est bon. Je le veux bien avec nous.
- Moi aussi. - [bips]
- [homme 10] Nous aussi. - C'est parti.
- [homme 1] Ă terre ! - [homme 11] On y va.
[homme 1] Au boulot.
[homme 1] Allez, reviens.
[brouhaha de fond]
[adjudant] Debout, lĂ ! LĂšve tes gants.
Allez.
Allez.
Allez !
Allez !
Monte ta garde.
ProtĂšge-toi, tourne pas le dos ! Allez, debout !
Pourquoi t'es tout seul ?
J'ai pas de coquille. Je trouve pas ma taille.
OK, t'es un comique. Bouge pas.
Bruno.
Prends-le, enlÚve-moi son sourire, il me soûle.
[Franck] Je l'aime bien.
- Avec lui ? - Oui, montre-nous.
- Bruno ! Allez Bruno ! - [Ben] Viens.
- [exclamations] - [homme 2] VoilĂ ! Vas-y Bruno, envoie !
[cris d'encouragement]
[homme 3] Vas-y, Bruno !
- Allez Bruno ! - Allez, Ben !
[homme 4] SĂšche-le, le gros porc !
Allez !
Allez, envoie, envoie !
LĂšve-toi !
Allez !
[Ben gémit]
[homme 5 s'exclame] Oh, la chiasse !
[adjudant] OK, c'est bon.
C'est bien, jeunot.
[silence abrupt]
[musique tendue]
[la musique s'arrĂȘte]
[musique glorieuse]
Bienvenue.
Porte-le haut et sois-en fier.
[la musique s'estompe]
- Ăa va ? - FĂ©licitations.
Ouais !
Oui, vas-y !
- Tu le mets oĂč ? - Tu colles ici ?
- [riant] Oui ! - VoilĂ .
- Alors, bien installés ? - [femme] Oui, on est chanceux.
Quelques petits trucs et c'est fini.
- [Manon] Combien de chambres ? - [femme] Trois.
Oui, c'est pas la mĂȘme chose.
âȘ Je vis pour elle, jour aprĂšs jour âȘ
âȘ Quand ses accords en moi se fondent âȘ
âȘ C'est ma plus belle histoire d'amour âȘ
âȘ Ă un pugno che non fa mai male âȘ
âȘ Vivo per lei, lo so mi fa âȘ
âȘ Girare di cittĂ in cittĂ âȘ
T'es pas obligĂ© de m'en parler, maisâŠ
aujourd'hui, ça m'a fait de la peine
qu'un jour, comme celui-lĂ , tu sois tout seul.
[le karaoké continue en fond]
Alors, tu sais, quand t'esâŠ
quand t'es un petit rebeu, que tu t'appelles Benjamin
et que tu grandis dans un petit village du JuraâŠ
c'est pas toujours facile de se faire des potes.
J'ai perdu mes parents il y a sept ans.
Quand ils m'ont adopté, ils étaient plus trÚs jeunes,
et quand mon pĂšre est parti, ma mĂšre l'a suivi aprĂšs.
VoilĂ .
J'ai officiellement niqué l'ambiance.
[Ben glousse]
Tu veux pas savoir qui sont tes parents ?
C'étaient eux, mes parents.
J'étais pas la priorité de ma mÚre, pourquoi ce serait la mienne ?
Tout simplement.
- OK. - OK. C'est bon ?
Ă la tienne.
[Nico vocalise maladroitement]
[Nico chantant faux] âȘ Vivo per lei âȘ
[s'esclaffant] Le carnage !
Stop !
âȘ Vivo per lei âȘ
âȘ Elle est toi et moi Elle est toi et moi âȘ
âȘ Io vivo per lei âȘ
âȘ Io vivo per lei âȘ
[acclamations et sifflements]
[brouhaha de rires et d'exclamations]
[chantent "Airport" de The Motors]
Les techniques que tu m'as racontées,
ça doit vachement t'aider pour lesâŠ
enfin, je veux dire, pourâŠ
pour cerner tes interlocuteurs.
Ăa fait une heure que je t'en parle.
C'était pour te dire que j'avais compris.
- T'as compris quoi ? - Que c'était hyper intéressant.
PourâŠ
- Pour cerner⊠- C'est trÚs intéressant.
Ăa permet de savoir assez rapidement qui on a en face de soi.
Ah ouais ?
J'imagine que moi, au bout de deux ansâŠ
- Tu dois bien me cerner. - En dix minutes, c'était réglé.
Ah bon ? C'était si peu discret ?
Si peu.
- On va parler boulot toute la soirĂ©e ? - Moi, jeâŠ
J'osais pas te le dire,
tu me soûles depuis une heure avec tes techniques pourries.
Et ça fait deux ans que j'ai envie qu'on baise.
Oh putain, oui, mais que de temps perdu.
C'est trĂšs, trĂšs con.
Mais qu'on baise⊠Euh, ensemble ?
Ah ouais, putain !
Faut rattraper ça, alors ?
- Ah pardon, putain⊠- Vas-y, dégage !
[Franck] Oh, putain !
- Qu'est-ce que⊠- Il est malade.
- Il tient pas l'alcool, ce con. - Attends, toi et Léo ?
- Mais non. - Mais non ?
- Regarde, il est malade. - [riant] Mais non !
[homme 1] Il est oĂč, Ben ?
[homme 2] Il est dans la voiture, il a gerbé partout.
[riant] Vaut mieux pas voir.
Sacrée soirée.
[femme] Fais de beaux rĂȘves. Oh, il est lĂ .
Il est lĂ .
- [homme 3] Dis au revoir. - [homme 4] Salut !
[femme] Salut !
[homme 6] Bisous, l'équipe.
[Franck] Elle assure, ta meuf.
T'as vu, hein ?
Ă huit mois, elle danse jusqu'Ă 6 h du matin.
LĂ , ça tire un peu, quand mĂȘme.
- [Manon pouffe] - Bonne nuit.
[Franck] C'était bien.
[Manon] C'était parfait.
[Nico] Bon, bonne nuit.
Dors bien.
[Manon fait chut] T'es con.
Je vais me coucher. Je suis fatigué.
Tu comprends ? Je suis mort.
- HĂ© ? - Oui.
- Tu vas la rejoindre ? - Non !
- Stop. - Vous allez baiser.
- Je vais rien baiser. - [Manon] ArrĂȘte-toi.
- Vivement que j'accouche, tu délires. - [Franck] Hé !
Cette meuf, j'avais jamais parlé avec elle.
- [Manon] Ah oui ? - Mais quand tu prends le temps deâŠ
- [pouffant] ArrĂȘte, pas Ă moi. - Mais non, maisâŠ
- Oui, OK. - Je suis sérieux.
Quand tu prends le temps d'avoir une vraie discussion avec elle,
elle est épatante, cette meuf.
- Ăpatante ? - [gloussant] Ăpatante.
Elle est chic, elle épate.
Elle est pétillante.
- Ăpoustouflante. - Vous m'avez soĂ»lĂ©.
- [Manon rit] - Bonne nuit.
- Bonne nuit réparatrice. C'est important. - Oui.
- [Nico] Bonne nuit. - Allez, ciao.
[bruit de pas lourds]
- [Nico] Le petit salopard ! - PutainâŠ
[ricanant] Alors ? On fait quoi ? On va oĂč ?
Putain, vous ĂȘtes lourds, mais vous ĂȘtes lourds !
- [Nico] On va se promener ? - Je vais marcher.
J'ai besoin de prendre l'air.
- Laissez-moi tranquille. - [Manon s'esclaffe]
Vous allez parler de quoi ? Gestion de crise ?
[pouffant] Cellule psychologique.
Le petit coquin.
[musique tendre]
[homme 1] VoilĂ .
- Ăa, c'est cuit ? - Oui.
Alors, on s'en fout du colonel aujourd'hui, ou quoi ?
- [homme 2] Et moi ? - [colonel] Il y a plus de respect.
[homme 3] Ăa, c'est magnifique.
[dialogue indistinct]
[la musique tendre continue]
Ăa, c'est mon fiston, ça ! Eh ouais !
- [Franck] Allez, tirez ! - [la musique s'intensifie]
Vas-y, chéri !
Trois, deux, un, partez !
[acclamations et applaudissements]
Ouais !
T'es un tricheur, toi.
- Tu peux pas laisser gagner ? - Il fait que de tricher.
J'ai laissé gagner.
Il a fait deuxiĂšme.
[Ben] Faux départ, ou pas ?
[Léo] Il aime pas perdre.
[Nico] On est des champions !
Tel pĂšre, tel fils. Vous ĂȘtes des tricheurs.
Une nouvelle génération de tricheurs.
C'est tous des complices.
T'inquiÚte. Check-moi ça.
[la musique s'estompe]
[Léo] C'est quoi, toutes ces petites saucisses ?
- [Ben] Franck, tu sais quoi faire. - [LĂ©o] Ăa va pas ?
J'ai pas galéré tout ce temps pour avoir un enfant maintenant.
- Prends ça dans ta gueule. - [Manon rit]
J'aime les enfants, mais quand c'est ceux des autres.
Parrain, ça me va bien.
- TrĂšs bien. - [Ben] C'est con, vous en feriez un beau.
[Ben] Un regard de braise.
Et une petite frange.
Une petite frange, lĂ .
Qui veut une biĂšre ?
- [Manon] Moi. - [Nico] Ăa va.
Un petit jus de pomme.
Oh, t'as perdu ta tutute. T'as perdu ta tutute.
C'est complĂštement stupide, ton raisonnement.
Tu peux pas affirmer ces choses-lĂ .
Que veux-tu que je te dise ? OK, je suis stupide.
Tu sais c'est quoi de perdre ton pĂšre Ă huit ans ?
Et ça va ĂȘtre ça, ta vie ?
Tu vas rien construire de peur qu'il t'arrive quelque chose ?
C'est triste, non ?
Tu veux finir comme certains mecs du groupe,
qui poussent de la fonte Ă 23 h parce qu'ils ont personne ?
Pourquoi personne ? Elle veut pas d'enfants non plus.
Pourquoi vous me soûlez ? On est pas tous des lapins comme vous.
Avec Léo, vous ferez de super parents.
- Mais arrĂȘtez ! - [Manon glousse]
Non, mais elle a raison.
Tu vas t'y mettre aussi ?
Tu sais, on peut pas faire ce qu'on fait sans socle.
C'est impossible.
Tu peux pas partir au feu sans famille Ă la maison,
sans avoir la tĂȘte froide.
Si t'es pas concerné, sinon tu deviens quoi ?
Une tĂȘte brĂ»lĂ©e, un danger pour toi et pour le groupe.
Ăa ne t'affaiblit pas, ça te rend plus fort.
T'imagines pas la force que ça te donne.
Le matin, c'est lĂ âŠ
Et tu laisses tes gamins sur le carreau ?
[Nico] Tu vivras avec la peur ? Ăa t'aide.
- Je veux pas te soûler, je dis ça, c'est⊠- Tu me soûles pas.
C'est important. Sans Manon, les enfants, je pourrais pas.
MĂȘme si des fois, elle me les casse.
Il est chiant !
- T'as tout gùché. - T'as tout gùché.
- C'était parfait. - Je ris.
[Manon] Roh lĂ lĂ .
Bon allez, vas-y, Nico. C'est oĂč ces vacances ?
- Je dis pas, c'est en famille. - Envoie juste la loc.
- Non. - C'est oĂč en ThaĂŻlande ?
Je vous dirai rien.
Il a peur qu'on débarque.
Non, j'ai pas peur de ça, je veux ĂȘtre tranquille.
- [sonnerie] - Oui, allĂŽ ?
AllĂŽ ? Dis-moi, vous rentrez quand ?
On vient de finir un exercice, on rentre dans Versailles.
On est lĂ dans 5 minutes. Ăa va ?
Oui, ça va.
- Mais je voulais te dire que⊠- Attends, j'ai un double appel.
De toute façon, on arrive, là . OK ? à tout de suite.
- Ouais, Ăric ? - Franck ?
Je suis au boulot, Ă l'hĂŽtel.
Il y a eu des tirs dans une chambre.
- La police le sait ? - Je sais pas.
Ăa vient d'arriver, je t'ai appelĂ© direct.
Je vais passer un coup de fil pour voir si on peut intervenir, maisâŠ
On est pas loin, on va passer. D'accord ?
- Personne ne monte. On arrive. - OK.
Ă tout de suite.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Un pote au Trianon. Il y a eu des coups de feu.
On va au Trianon, il y a eu une fusillade. Vous nous suivez.
- Ă tout de suite. - [Ben] C'est parti.
[des sirĂšnes retentissent]
[les sirĂšnes s'estompent]
Mon général, on vient d'arriver.
On sera opérationnels dans cinq minutes.
TrĂšs bien. Entendu.
Mettez juste le port discret, je veux aller prendre des infos.
Les gars, vous vous équipez,
on n'intervient pas, on attend les renforts.
[homme] Bien reçu.
[Franck] Je reviens.
[Ăric] Franck.
- Ăa va ? - Ăa va. Merci d'ĂȘtre venu.
- OĂč est ton directeur ? - Ă la rĂ©ception.
[musique mystérieuse douce]
- Bonsoir. Je suis le directeur. - Bonsoir. Vous me faites un point ?
Des clients ont entendu tirer, on a appelĂ© la police, maisâŠ
Nico, l'escalier.
- [directeur] Ăric a tĂ©lĂ©phoné⊠- [Nico] Messieurs, s'il vous plaĂźt.
[femme hurle]
[la musique devient menaçante]
[homme gémit]
[Ben geint]
[femme larmoie]
- Venez lĂ . - [femme larmoie]
[officier 1] On récupÚre.
[officier 2] Urgent ! Appel médic ! Deux hommes à terre.
Je répÚte, deux hommes à terre ! Appel médic !
Putain.
[Ben gémit en fond]
[haletant] Respire.
Nico. Nico !
Allez. Respire, Nico.
Respire.
[la musique devient dramatique]
[Franck halĂšte]
[Franck] Tiens bon.
Nico !
[Franck] Putain.
[murmurant] Putain.
Putain.
Putain, Nico.
[la musique dramatique continue]
Désolé de t'emmerder avec ça, mais il me faut ton arme et ta veste.
Merci.
Allez, on y va.
[la musique s'estompe]
Comment tu vas ?
Ăa va.
Combien de temps a duré la garde à vue ?
24 heures.
- Je t'ai dit de pas intervenir. - On l'a pas fait.
Je prenais des infos, deux types sont arrivés.
Tu n'avais pas Ă y rentrer.
Sans vous lĂ -bas, ils seraient sortis sans histoire.
Ma mission, c'est de les ignorer ?
Non. Ta mission, c'est de m'obéir.
T'as voulu y aller seul.
Résultat, on est dans la merde.
T'as fait entrer deux hommes, sous ta responsabilité,
dans un lieu sensible, sans protection. C'est totalement irresponsable.
J'ignorais qu'ils débarqueraient.
Ăa fait dix ans qu'on t'apprend Ă tout prĂ©voir !
[le colonel frappe sur la table]
Je sais les rapports que vous aviez avec Nico.
C'est une perte immense pour tous.
J'aurais jamais imaginé un jour devoir faire une chose pareille.
Mais j'ai pas le choix.
Je dois te demander de quitter le groupe.
Tu as trahi ma confiance.
Et tu sais combien la confiance est le ciment mĂȘme de notre unitĂ©.
En ce qui concerne Ben, il n'y est pour rien.
Et j'en prends l'entiÚre responsabilité.
Il n'a jamais été question de renvoyer Benjamin.
[musique tragique]
[Manon sanglote]
[Manon soupire]
- [Manon renifle] - [Franck soupire]
[chuchotant] Pardonne-moi.
Tout est de ma faute.
[Franck sanglote]
- [enfant 1] Casse-toi ! - [enfant 2] Maman, viens m'aider !
[enfant 1] Il m'emmerde !
Il vient dans ma chambre, je veux ĂȘtre seul !
- [enfant 1] Je veux ĂȘtre seul ! - [enfant 2] Je veux papa !
Tu veux de l'aide ?
- [enfant 2 pleurniche] - [sanglotant] Oui.
[Manon larmoie]
Je vais faire un tour. J'ai besoin de sortir.
Oh, putain !
[la musique tragique continue]
[Manon] Tu étais un pÚre formidable.
Un mari merveilleux.
Tu es parti trop vite, trop tĂŽt.
Mais tu es parti en héros.
Ta bravoure, ta loyauté, ta gentillesse
sont ce que t'aurais voulu qu'on garde de toi.
T'aurais pas aimé qu'on te plaigne.
Alors pour toi,
on va trouver la force de continuer Ă avancer.
En gardant que le meilleur de ce que t'étais.
Quand tu veux me parler, tu le dis Ă maman et elle m'appelle.
- Et on se parle. D'accord ? - D'accord.
Allez.
[la musique s'estompe]
[dialogue inaudible]
Je pige pas. Ăa a toujours Ă©tĂ© ton rĂȘve, non ?
T'as jamais parlé de démissionner.
- Ăa a rien Ă voir avec toi. - Avec quoi, alors ?
Avec nous.
Comment ça, nous ?
[Léo soupire]
Nous.
Notre vie, Ă tous les deux.
Les choses qu'on va pouvoir construire.
C'est peut-ĂȘtre un signe.
Quel signe ? Je veux rien construire, moi.
Tu veux qu'on prenne un boulot de merde
pour vivre une petite vie de merde
dans un pavillon ?
Qu'on finira de payer quand on crĂšvera ?
C'était pas ça, notre vie.
C'était pas ça. Je suis désolé.
[la porte se ferme]
C'est vers 20 h
que l'unité du GIGN est arrivée sur place
et a croisĂ© dans le hall les individus qui s'apprĂȘtaient Ă sortir.
Cet échange de tirs s'est soldé par la mort des deux braqueurs
et par un des membres du GIGN qui s'apprĂȘtait Ă intervenir.
Est-ce que ces cambrioleurs, connus des services de police,
ont été surpris dans leur larcin ?
Nous attendons encore lesâŠ
Tu vois le délire ?
Nous faire croire Ă des cambrioleurs ?
Des cambrioleurs qui tirent comme ça ?
Elle est bizarre leur histoire.
[Ben soupire]
Ils ont dit quoi pour ton genou ?
- Que ça pue. - Quoi, ça pue ?
Je vais pas rester.
Mais tu déconnes.
Vu la gueule de l'IRM, j'aurai des sĂ©quelles Ă vie, etâŠ
je pourrai plus forcer dessus.
On m'a proposé un poste à l'administratif,
mais si c'est pour faire de la paperasseâŠ
je préfÚre me barrer.
- Je suis désolé. C'est de⊠- Franck.
Mettons-nous d'accord sur un truc.
ArrĂȘte de parler de ta responsabilitĂ© lĂ -dedans.
Si je pensais qu'on faisait une connerie,
je te l'aurais dit.
On a fait notre devoir, point barre.
[musique mélancolique]
[notes de trompette solennelles]
[la musique s'estompe]
Par ici.
- Merci. - Merci.
Je suis enceinte.
Mais jeâŠ
Je croyais que tu voulais pas.
Ouais. Moi aussi, je croyais.
[chuchotant] MaisâŠ
j'ai envie de cet enfant.
[Franck soupire]
Tu m'excuses deux minutes.
[musique mélancolique]
Alors, effectivement, il n'y a pas d'ascenseur,
mais vous avez l'avantage d'ĂȘtre au dernier Ă©tage
et d'avoir une lumiĂšre magnifique.
Vous en pensez quoi ?
Je pense que c'est bien.
[notes de trompette solennelles]
[musique mystérieuse rythmée]
L'écusson et les résultats des analyses.
Merci beaucoup.
De rien, mais évite de dire que t'as fait ça ici.
C'est un nid Ă soucis.
OK. Merci.
Salim Lakdaoui. Ancien membre des Forces Spéciales.
Il travaille pour la DGSI.
Il va de ministĂšre en ministĂšre rendre service.
Les deux types butĂ©s devaient pas ĂȘtre des touristes.
Putain, c'est du lourd.
Il y a des chances.
Si tu veux un conseil, te mĂȘle pas de ça.
[la musique devient mélancolique]
[la sonnette retentit]
[la musique s'estompe]
[murmurant] PrĂȘts ?
Tu fermes bien les yeux, Lulu.
Surprise !
- Joyeux anniversaire. - Merci.
[applaudissements]
- Bon anniversaire. - Bon anniversaire, mon chat.
- [Franck] Ăa va ? - [Manon] Oui.
T'es magnifique.
[dialogue indistinct]
[Manon en fond] Franck et Léo m'ont aidée.
Vas-y, mon chat.
Vas-y. Ouais. Plus fort.
Allez, plus fort.
[Franck] Vas-y. Démolis-le.
[Franck] VoilĂ !
Bravo !
- [enfant] Ă moi ! - [Franck] Que pour moi !
[femme] Ă toi !
Pied gauche sur le jaune.
Qui c'est qui a le jaune ?
Main droite sur le rouge.
- Il a l'air content, non ? - Il est ravi.
- Ăa va ? - Hm. Ăa va.
Ăa dĂ©pend des jours.
C'est avec Antoine que c'est compliqué.
Lucien, il pleure souvent, maisâŠ
Antoine, il m'inquiĂšte.
Il parle pas, il exprime rien.
Il est en colĂšre, mais il veut rien me dire.
Il voulait pas venir aujourd'hui.
Pourquoi ?
Il voulait pas te voir.
[musique nostalgique]
T'es lĂ .
Je te cherchais.
- Ăa va ? - Hm.
Antoine.
Je voulais te dire quelque chose. Ăa fait quelques mois queâŠ
je veux te parler, mais je savais pas comment faireâŠ
Et Ă quel momentâŠ
Je sais que tu m'en veux.
T'as raison de m'en vouloir.
Moi aussi, je m'en veux.
Si j'avais pas dĂ©cidĂ© de rentrer dans cet hĂŽtelâŠ
Ăa serait peut-ĂȘtre jamais arrivĂ©.
Mais je voulais que tu saches que ça me ronge.
J'y pense tous les jours.
Toutes les nuits.
Mais moi, je m'en fous.
Je m'en fous de toi.
Désolé, c'est pas ce que je voulais te dire.
Je voudrais pouvoir t'aider.
J'en ai rien Ă foutre de ton aide.
Tu saurais des choses sur la mort de papa.
C'est vrai ?
J'ai entendu maman en parler avec quelqu'un.
Tu dis que tu veux réparer ?
Commence par ouvrir ta gueule et Ă dire ce que tu sais.
[la musique s'estompe]
[clapotis de pluie]
- Bonjour. - Bonjour.
Je suis désolée, je me suis un peu perdue.
- Je connais pas le coin. - Je voulais ĂȘtre tranquille.
Là , je pense qu'on sera pas dérangés.
Je vous écoute.
Ăa vous embĂȘte pas de me montrer ? Vous enregistrez pas, lĂ ?
Non, et je l'éteins.
- Merci. - VoilĂ .
Je vous écoute.
Je voulais faire une premiĂšre prise de contact.
Pour connaĂźtre les risques encourus pour moi,
pour mon entourage.
Si je vous révélais des choses importantes.
Je voulais savoir si vous pouviez me garantir
que mon nom ne sera jamais cité.
Et si vous aviez un contrÎle par rapport à votre rédaction.
Aucun journaliste n'est obligé de communiquer ses sources.
- Mais il peut le faire. - Mais on le fera pas.
Vous m'avez parlé du Trianon Palace. Vous avez quel rapport là -dedans ?
J'y étais. Je faisais partie du groupe d'intervention.
Dehors ?
Non, dedans.
[musique énigmatique]
Madame la Ministre.
Je vous présente Monsieur Lefebvre, de la DGSI.
- Madame la Ministre. - Je vous en prie.
Je vous écoute.
Je vous resitue l'affaire, Madame la Ministre.
Il y a sept mois, le colonel John Brennan, ex-Navy SEALS,
membre de la CIA, arrivait en France avec son garde du corps
pour négocier des armements avec l'Australie.
Le jour du rendez-vous, sous l'initiative de la DGSI,
et sous le commandement de M. Lefebvre, ici présent,
deux hommes travaillant pour la DGSI
sont censés récupérer des éléments du dossier.
Mais comme vous le savez, ça ne s'est pas passé comme prévu.
[en anglais] Mon téléphone. On y retourne.
Fait chier.
[la musique devient menaçante]
[la porte s'ouvre doucement]
[la musique énigmatique reprend]
Et ensuite, il y a eu cette intervention malheureuse du GIGN,
qui nous a forcés à masquer l'identité des victimes.
Tout Ă©tait rentrĂ© dans l'ordre, maisâŠ
nous venons d'apprendre une nouvelle situation
qui pourrait s'avérer compromettante.
Nous avons appris par un journaliste infiltré,
que Franck Lazarev, ancien membre du GIGN
qui a abattu l'un de nos hommes,
a contacté une journaliste et prétend avoir des preuves
sur l'identité de nos hommes.
Quelles preuves ?
Du sang, sur son écusson.
De l'ADN, c'est irréfutable.
Si la CIA l'apprenait, ce serait une catastrophe diplomatique.
Nous ne pouvons pas nous permettre que cette histoire soit révélée.
Vous savez quoi faire.
Faites comme vous voulez, mais récupérez la preuve.
Et une fois que c'est récupéré,
on fait quoi de lui ?
[notes menaçantes]
[la musique énigmatique continue]
[enfant] On va au ciné ?
Tu veux y aller ?
Oui.
On va y aller, si tu veux.
On va y aller.
[la musique devient menaçante]
[Franck criant] Léo !
[Franck gémit]
[criant] Léo !
[tintement métallique perçant]
[une porte coulissante claque]
[criminel] Ăa va ? T'as bien dormi ?
Tu te rappelles l'histoire que je t'ai racontée ? Regarde.
T'as quatre heures, c'est tout, pour m'apporter l'écusson.
Si Ă 14 h, je n'ai pas ce que je veux,
je lui mets une balle dans la tĂȘte et on l'enterre avec de la chaux.
Tu la touches pas. T'entends ?
- Je l'apporte, c'est bon. - OK.
On va te donner un portable,
tu auras les indications pour nous retrouver.
Ah ! Petit détail,
ne compte pas aller voir la police. T'es recherché maintenant.
Stanislas Bouckaert a été découvert avec trois balles dans le corps.
L'arme a été retrouvée avec tes empreintes.
On t'a vu lui courir aprĂšs dans la rue du SacrĂ©-CĆur.
Et apparemment,
t'as quitté ton lieu de travail d'une maniÚre étrange et précipitée.
On s'est bien compris ?
[crissements de pneus]
[musique trépidante]
[crissements de pneus au loin]
[un passant s'exclame]
[la musique s'atténue]
[la musique reprend]
[voix de policier Ă la radio]
[des sirĂšnes retentissent]
[la musique s'estompe]
[les sirĂšnes s'estompent]
[voix de policier Ă la radio]
[homme 1] J'ai oublié la mallette.
- [homme 2] OĂč ? - [homme 1] Dans la salle de bain.
Eh les gars !
[musique trépidante]
[homme 2] Suspect en visu, il part sur les toits !
Passez par l'autre cÎté.
[des sirĂšnes retentissent]
[homme 3] ArrĂȘte-toi !
[homme 4] Ne bouge plus !
[homme 2] Il arrive.
[homme 5] Bouge pas !
[homme 6] Couche-toi !
Au sol !
Bouge pas !
[homme 6] ArrĂȘte !
[homme 4] Il descend, on descend !
Allez, on descend !
Plus bas ! Plus bas !
[homme 3] Je le vois plus !
[la musique devient dramatique]
[Ben] Allez !
Tu fais moins le malin !
Mets ta garde, sois sérieux.
- Vas-y. C'est bien. - Ben ?
[la musique s'estompe]
- Mehdi ? - Oui ?
- Tu les prends deux minutes ? - Ăa marche.
J'arrive, les gars.
On fait quoi sans clé et avec les flics au cul ?
Je sais pas.
J'ai besoin de gagner du temps.
Et que j'aille chercher Léo.
Je comprends que t'aies pas envie d'ĂȘtre mĂȘlĂ© à ça.
Dis-leur que t'arrives et que t'as ce qu'il faut.
[Mehdi en fond] Allez. Un peu plus fort.
[musique mystérieuse douce]
Ils m'ont envoyé un point GPS.
En forĂȘt de Rambouillet. On a moins d'une 1h30.
- Ăa va, ça ? - Oui, n'importe lequel, on s'en fout.
- Tiens. - Merci.
[la musique devient trépidante]
[la musique s'estompe]
[une voiture approche]
Mon téléphone.
L'écusson.
Je veux voir ma femme.
[en flamand] Allez !
[musique menaçante]
Ăa va ?
Sous la selle de la moto.
[en flamand] Vérifie la selle.
Ăa va aller.
[en flamand] Finissons-en.
[en français] Laissons un message à tes contacts
pour qu'ils comprennent ton geste.
"Je ne veux pas de cette vie.
"Je ne veux pas de cet enfant.
"Pardonnez-moi.
"Franck."
Le tĂ©lĂ©phone de Lazarev borne en forĂȘt de Rambouillet.
OK, je transmets.
[la musique menaçante continue]
[Franck] Attends.
[en flamand] Quoi ?
[bruits de pas]
[en flamand] Vas-y.
[en flamand] C'était quoi ?
Ăa va ?
[la musique s'estompe]
[criminel] C'est fait.
Hm. D'accord.
Reçu. Ouais.
[coup de feu]
Je vous rappelle.
[musique trépidante]
[en flamand] C'était quoi ?
C'était quoi, ça ?
Qui a tiré ce troisiÚme coup de feu ?
Allez voir !
[un moteur démarre]
[indistinct]
[en flamand] Allez !
- Ăa va ? - Oui.
- [Franck] Ăa se rapproche ! - [Ben] Ăa va taper.
[Léo gémit]
Putain.
[Ben] Attention !
[crissements de pneus]
Baissez-vous.
[Ben] Restez baissés !
- Ăa va ? - [Franck] Oui.
[Franck] Il recharge !
[coups de klaxon]
[Léo gémit]
- Putain, Léo. - Quoi ?
Elle est blessée.
- Elle a quoi ? - T'as une ceinture ?
- Oui. - Donne.
Tiens.
LĂšve le bras.
[Léo gémit]
Vas-y, serre.
Serre.
Oh, putain.
Oh, putain.
- Je veux pas le perdre. - Non.
Ăcoute-moi. On va pas le perdre, d'accord ?
Léo, il faut que t'ailles à l'hosto.
Ils me veulent. Aie confiance, j'arrive.
EmmĂšne-la Ă Mignot. On se voit lĂ -bas. Ralentis.
Tu fais quoi, lĂ ?
Non !
[la musique s'estompe]
[crissements de pneus]
[crissements de pneus]
[en flamand] Roule !
[en flamand] Merde.
[policier 1] Homme à terre, je répÚte, homme à terre.
[musique menaçante]
[coups de fusil]
[policier 2] Précisez votre position, je répÚte, votre position.
Léo.
Ăa va ?
Vous allez l'avoir ce gosse.
Je vous laisse pas le choix. Je t'emmĂšne Ă l'hosto,
ce sera moi le parrain.
Tu me fais quoi lĂ ?
Allez, tiens le coup. Tiens le coup, on y est presque.
[des sirĂšnes retentissent]
[policier] Suspect en vue !
Secteur Croix Pater, je répÚte, secteur Croix Pater.
On envoie des renforts.
[les sirĂšnes s'estompent]
[en flamand] Vous ĂȘtes oĂč ?
[les sirĂšnes reprennent]
âȘ Prendre le temps De temps en temps âȘ
âȘ Pour le plaisir âȘ
[avec enjouement] âȘ Pour le plaisir âȘ
[les sirĂšnes s'estompent]
ArrĂȘte-toi !
[la musique devient triomphante]
[la musique trépidante reprend]
Léo, lùche pas.
Tu m'entends ?
Oh ! Léo, je te parle.
Reste avec moi, OK ?
[crissements de pneus]
[en flamand] Roule !
Léo, ça va ?
Léo, je te parle.
Léo ?
[sonnerie de portable]
Ben !
- T'es oĂč ? - En route.
Comment va Léo ?
Ben, ça va, Léo ?
J'arrive pas à la garder éveillée.
Passe-la-moi.
Léo ! Léo, c'est Franck.
- Elle m'entend, lĂ ? - C'est bon, elle t'entend.
Léo.
Tiens bon, mon amour.
Je t'en supplie, sois forte.
Je t'aime.
On va l'avoir, cet enfant. D'accord ?
C'est le nĂŽtre, il va rien lui arriver.
Tu m'entends ?
Léo ?
Léo ?
- Qu'est-ce qui se passe ? - Franck ?
Elle a perdu connaissance.
Fonce, Ben, je t'en supplie.
- Fais au plus vite, fonce. - Je fais au mieux, mon pote.
[la musique devient dramatique]
[l'hélicoptÚre gronde au loin]
[sonnerie de téléphone]
AllĂŽ, oui ?
TrĂšs bien.
Je vous tiens au courant.
On y va.
[la musique trépidante reprend]
[l'hélicoptÚre gronde au loin]
[Franck] Ben, t'es oĂč ?
Sur la D7, j'arrive Ă Versailles, lĂ .
Coupe par le chĂąteau, par le parc.
OK.
[crissements de pneus]
[homme] Attention !
[des passants hurlent]
[homme] Attention !
[des sirĂšnes retentissent]
[femme] C'est quoi ?
[des passants hurlent]
[femme] Oh, putain !
[coup de klaxon exaspéré]
[policier] Ils arrivent Ă Mignot.
Je répÚte, urgences de l'hÎpital Mignot.
Reçu, sur zone dans deux minutes.
[l'hélicoptÚre gronde]
[la musique cesse abruptement]
[des sirĂšnes retentissent]
[les sirĂšnes se rapprochent]
[homme 1 au loin] Franck !
Franck ! ArrĂȘte !
[à proximité] Stop !
Allez, c'est fini.
LĂšve les mains.
Debout !
[musique tragique]
Allez, approche.
[l'hélicoptÚre gronde au loin]
[homme 1] Viens, mon pote.
Franck.
Franck, putain, fais pas le con ! Franck !
J'arrive, mon pote.
Tiens bon, Léo.
Tiens bon, je suis lĂ .
Ăa va aller.
[homme 1] Ben, Ben. Médic !
- [homme 2] Il est en vie. - [homme 3] Ăa va aller.
S'il vous plaĂźt !
S'il vous plaĂźt !
Il y a quelqu'un ?
- Que se passe-t-il ? Ne criez pas. - Ma femme.
Elle a pris une balle dans le bras, enceinte de 8 mois.
Elle a perdu les eaux et du sang.
On s'en charge. On va au bloc.
Monsieur, restez lĂ , on s'occupe d'elle.
Madame, vous m'entendez ?
OK, bloc 2.
[homme] Franck !
Franck, c'est terminé, maintenant.
Allez.
Viens, s'il te plaĂźt.
Viens avec nous.
Allez.
Viens.
[la musique s'estompe]
[exclamation et brouhaha]
[murmurant] Regarde qui c'est.
Coucou.
[musique tendre émouvante]
[murmurant] Coucou. C'est qui ?
C'est papa !
- Hello. - C'est ton papa.
HĂ©, ma fille.
HĂ©, ma fille !
[la musique s'intensifie]
Ăa, c'est l'Ă©cusson avec les traces de sang.
Dans l'enveloppe, il y a les résultats d'analyse.
AprĂšs, c'est l'affaire qui remonte dans les hautes sphĂšres,
mais toi, c'est réglé, normalement.
Merci.
[homme] L'affaire Trianon avance.
AprĂšs l'ajout de nouvelles preuves, elle prend une tout autre tournure,
aux allures d'affaires d'Ătat, cette fois.
La juge devrait annoncer la libération de Lazarev,
inculpé dans la mort de Bouckaert
et qui vient d'ĂȘtre innocentĂ©.
[la musique s'estompe]
[musique allĂšgre]
[le bébé gémit]
[vocalises angéliques]
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.