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Salut.
� la semaine prochaine.
COBRA � 8 h,
ministres de l'�ducation et des Affaires �trang�res � 9 h,
puis direction Leicester, visite d'usine,
et Londres, la Chambre des communes.
Je veux pas voir les d�put�s. Qu'Anthea s'en charge.
- Vous aviez dit... - Non.
18 h 30 : pr�sident fran�ais, d�ner,
n�gociation. Et anniversaire de votre m�re.
- Je lui offre quoi ? - Un sac � main.
Tr�s bien.
- Des nouvelles de Worricker ? - Non.
Je t'ai entendu entrer.
- �a va ? - Oui, tr�s bien.
- C'�tait comment ? - G�nial. J'ai �t� g�nial.
- Et ton public ? - Aussi. Ils �taient � fond.
Je suis contente que tu sois l�.
On va se mettre au lit ?
- Bonjour. - Monsieur le Premier ministre.
L'Express : "Les ennuis de Bill � Kiev." L'Independent :
"Le mari de la Vice-Premier ministre accus� de corruption."
Le Sun : "Bill prend ses jambes � son cou ;
"le mari de la vice-Premier ministre �vite les questions."
Le Times : "Catcheside accus� de corruption par Kiev."
Le Guardian :
"Le mari d'Anthea Catcheside mis en cause par Kiev."
Je vous demande seulement 2 secondes.
Bill, votre femme va-t-elle d�missionner ?
- T'es r�veill�e ? - Oui.
Quand je suis parti, tu dormais encore.
Tiens.
On pourrait faire le caf� nous-m�mes.
Je fais jamais mon caf�, je l'ach�te.
J'avais remarqu�.
Comme �a, je vois ce qui se passe.
Par ici, Mme Catcheside !
Toutes mes excuses, je n'avais pas vu cet article.
C'est dans l'Independent.
�a concerne The Bridge. Ils demandent qui finance la fondation.
- Stirling Rogers est mentionn� ? - Oui.
- Et les Am�ricains ? - Oui.
Ils disent que vous vous pr�parez � quitter Downing Street.
Ce n'est pas le cas.
- Donc ? - Que dois-je r�pondre ?
Rien. Si on s'approche du feu, on le nourrit.
Si on l'ignore, il s'�teint.
�a s'applique vraiment, cette fois ?
Tout autant que les autres fois.
Quel est le nom du journaliste ?
Vous savez quand elle compte rentrer ?
Allegra. �a va ? Votre petite histoire,
elle sort d'o� ?
Vous voulez rien dire. Devant un tribunal, �a tiendra ?
- Esp�rons-le. - Il n'y a que quelques lignes.
J'y suis pour rien, c'est un choix �ditorial.
�a, c'est une surprise.
- Vous r�pondez au t�l�phone ? - J'ai vu qui appelait.
Peut-on se voir en priv� ?
Vous plaisantez ? Vous avez lu les journaux ?
�videmment.
Plus rien n'est priv�, et �a fait un mois que �a dure.
Il faut que je vous voie.
Tr�s bien.
All� ?
Rollo, on a �t� oblig�s de partir.
- Encore ? - Ils nous ont retrouv�s.
- Comment le sais-tu ? - J'ai reconnu une joggeuse.
C'est moi qui l'ai recrut�e.
Ils sont toujours aussi malins.
On a fait pire. En tout cas, moi, oui.
- L'article est paru ? - Oui, ce matin.
- �a reste vague ? - Assez.
- Des r�actions ? - Pas encore.
Ne jamais sous-estimer la capacit� de la presse � rater un scoop.
Faut pas s'arr�ter l�. Tu peux passer me voir ?
- Non. - Pourquoi ?
Moi aussi, j'ai une admiratrice secr�te.
On la conna�t ?
Je crois que tout le service a une seule mission :
trouver Johnny Worricker.
Appelle-moi d�s que �a bouge.
�a va prendre un moment, mais il mordra � l'hame�on.
Bonjour, tout le monde.
Bonjour.
Incroyable. On n'avait pas pass� un accord ?
- Si. - Et ?
Tes amis ont bien rembours� les 200 millions ?
� la CIA.
En �change, �a devait s'arr�ter l�.
On sait tr�s bien d'o� �a vient : Worricker.
Ce sale con.
R�fl�chis bien. Il est coinc�. Ils le sont tous les deux.
Ils paniquent. Ils veulent pas passer leur vie en exil.
J'ai affaire � toutes sortes de personnes, tu peux pas imaginer.
- Bien s�r. - C'est pas grave, c'est le boulot.
�a me co�te rien, je le fais sans sourciller.
Mais je demande une chose : qu'on tienne parole.
� quoi il joue ? Il veut quoi ?
C'est pas la premi�re fois, en plus.
Il devait nous rendre le dossier et il a fait machine arri�re.
Et maintenant, il nous refait le coup.
�a, t'en sais rien.
- Ce serait une co�ncidence ? - C'est peut-�tre rien.
La formulation est plut�t vague. Y a m�me pas le nom du journaliste.
Mais on conna�t le journal et sa r�dactrice.
- Tu es ami avec Belinda. - Comme tout le monde.
Tu vas aux f�tes qu'elle organise. � des barbecues � la campagne.
Sa m�re est marquise,
Lady Cambrousse, Lady Champ-de-bl�, ou je ne sais quoi.
Elle est tellement riche, elle se fout de tout.
Manquait plus que �a.
Alec, j'aime pas te voir dans cet �tat.
Tu n'as rien fait de mal. On te fait pas de proc�s.
- Pour l'instant. - On t'accuserait de quoi ?
Tu as cr�� une fondation que tu rejoindras � la fin de ton mandat
pour g�rer des probl�matiques de guerre et de paix
et qui est financ�e par des hommes d'affaires am�ricains
qui travaillent dans de nombreux domaines,
dont celui de la s�curit�. Tu peux me dire ce qui cloche, l�-dedans ?
Tu le sais tr�s bien.
On n'a pas tous les m�mes int�r�ts.
Il y a le public et le priv�, c'est comme �a.
On se fiche de ce que c'est, ce qui compte, c'est ce que �a semble �tre.
Et ces Am�ricains ont vol� les contribuables.
- On l'a pas prouv�. - Pas publiquement.
Et �a ne le sera jamais.
Il faut que tu restes le visage public de cette fondation.
Stirling, tu as les mains propres.
Oui, c'est vrai. Immacul�es.
J'essaie seulement de faire quelque chose d'important pour mon pays
car on est en guerre. Les gens refusent de l'admettre.
Dans un an, l'Iran aura l'arme nucl�aire,
et moi, je suis cens� laisser faire ?
Alec, tu es un grand politicien.
Tes ennemis ne sont que des planctons.
Un agent rebelle du MI5 arm� d'un dossier ?
C'est �a, qui inqui�te le Premier ministre ?
Un connard d�color�, dans les �les Turques-et-Ca�ques ?
- Il s'est d�color� les cheveux ? - Non.
Pourquoi t'as dit �a ?
C'est une m�taphore. Et une plaisanterie.
Une plaisanterie...
R�fl�chis un peu. Tes hommes quadrillent l'Europe.
On sait qu'il a chang� de planque 5 fois.
Il n'a aucune strat�gie.
Worricker se d�place en zigzag. La panique l'engourdit,
comme un rat dans un labyrinthe.
Et une fois qu'on l'aura ?
On fera quoi, une fois qu'on l'aura arr�t� ?
Tu as r�fl�chi � ce qu'on fera de lui et de sa copine ?
- Oui. - Bien, car c'est l'�tape suivante.
- Tu t'inqui�tes trop. - L'attraper, c'est simple.
Le souci, c'est ce qu'on fera de lui, apr�s.
Alors ?
- C'est joli. - Profites-en bien.
Pourquoi ?
- Combien d'apparts il reste ? - Aucun.
J'y suis pour rien.
Wiesbaden est le 4e.
T'es nul en maths. C'est le 10e.
- Tu comptes les h�tels. - Comment les oublier ?
- Et j'ai plus d'argent. - G�nial.
On rentre � la maison ?
Brian ? J'ai une r�union impr�vue. J'ai besoin d'un endroit s�curis�.
- Votre bureau ? - Non.
- Il y a une salle au sous-sol. - Allons-y.
Je dois �tre seule. �a concerne la s�curit� int�rieure.
Merci de me recevoir.
Je souhaitais vous voir car je suis inqui�te.
Vous avez vu �a ?
Oh que oui.
Je sais que la s�curit� ne vous concerne plus.
Un grand nombre de dossiers passent encore par moi.
� ma demande.
- Vraiment ? - Oui.
- Je l'ignorais. - Mais c'est le cas.
Je pense qu'il est important que les documents les plus d�licats
soient vus par plus d'une personne.
Expliquez-moi.
Le Premier ministre a toujours pris les bonnes d�cisions.
C'est vrai.
Il a parfaitement su g�rer toutes les crises
de ces 10 derni�res ann�es.
- Et vous �tes proches. - Oui, je lui dois beaucoup.
Il vous a nomm�e � ce poste et vous a prot�g�e.
- Oui. - Quand vous en aviez besoin.
- J'ai une dette envers lui. - Mais ?
Mais il est sain d'apporter un peu d'air frais au gouvernement
lorsqu'il s'agit de prendre des d�cisions importantes.
�a �vite que les rouages ne se bloquent.
Avez-vous entendu parler de ce meurtre dans les Cara�bes ?
Oui, un homme avec une marque au visage ?
- Oui. - J'ai vu une photo.
- �a n'a pas �t� ma priorit�. - Je m'en doute.
J'ai eu des probl�mes � g�rer, � commencer par mon mari.
On pourrait vous aider.
Comment �a, m'aider ?
On pourrait vous donner des renseignements sur votre mari.
Des choses que vous ignorez.
Quel genre de choses ?
Je vous �coute. Que disiez-vous � propos de ce meurtre ?
Vous connaissez The Bridge ?
Le plan du 1er ministre pour rester un homme d'�tat apr�s son mandat ?
J'en ai entendu parler.
C'est l'un des donateurs de ce projet qui a �t� tu�.
Par qui ?
On s'est donc pench�s sur le financement de ce projet.
- Son financement ? - Oui.
Pardon, mais j'aimerais vous poser une question
- car j'ai peu de temps. - Allez-y.
Quel est le sujet de cette entrevue ?
Le sujet ?
Oui. Expliquez-moi.
Ce soir, je serai dans mon bain,
et je me dirai : "J'ai vu Jill Tankard,
"et on a parl� de..." De quoi ? Quel est le sujet de cette entrevue ?
- Je viens pour ouvrir un canal. - C'est-�-dire ?
Un canal de communication
qui permettrait d'anticiper les probl�mes.
Ces probl�mes ne concernent qu'Alec.
C'est possible.
Jill, tout �a ne rime pas � grand-chose.
- Vous trouvez ? - Oui.
- Pourquoi ? - C'est quoi, l'histoire ?
En voulant pr�parer sa retraite, le Premier ministre se serait
accidentellement rapproch� de gens louches ?
- D'escrocs. - Et alors ?
Ce qu'il fera apr�s son mandat ne regarde pas le gouvernement.
Peut-�tre bien.
Mais si cela s'�bruite, et ceci en est un signe avant-coureur...
nous entrerons dans une zone de turbulences.
Et dans ce cas, il serait dans votre int�r�t
de conna�tre � l'avance les crises qui risquent de se produire.
D'accord.
- Et la CIA a chang� de patron. - En quoi �a nous regarde ?
Il souhaite en finir avec les exc�s des 10 derni�res ann�es.
Lesquels ?
Les patrons qui spolient le peuple am�ricain.
C'est une mauvaise nouvelle pour certains amis du 1er ministre.
Dites-moi...
Johnny Worricker est m�l� � tout �a ?
Bien s�r.
- Toujours en fuite ? - Il est en Allemagne.
Il �tait en Suisse avec une ancienne espionne.
- Une femme ? - On esp�re les rapatrier.
- Bient�t ? - On a failli les avoir, ce matin.
- Un agent les a identifi�s. - Mais ?
- On les a perdus. - Comment ?
Par incomp�tence.
Donc...
En gros, vous proposez de me donner des infos confidentielles.
- Exactement. - Pour quelle raison ?
Pour une raison �vidente :
vous �tes le successeur logique de Beasley.
Pas pour le moment.
Pas tant que mon mari fait la une de tous les journaux.
On peut arranger �a.
Vous pouvez faire taire les journaux ?
Rien ne nous en emp�che.
Au MI5, nous n'avons aucun probl�me avec la presse.
Vraiment ?
On peut s'attaquer aux politiciens, pas � la s�curit� nationale.
Ils ne veulent pas qu'on leur rende la monnaie de leur pi�ce.
Tout ce que j'essaie de vous dire,
c'est que plus vous serez proches de nous, plus votre vie sera simple.
Si j'accepte d'ouvrir...
- ce canal, que se passera-t-il ? - Je vous appellerai et on se verra.
- O� ? - Dans cette pi�ce.
- Quand ? - Quand ce sera n�cessaire.
Une derni�re chose : vos coll�gues sont au courant ?
Non. Et les v�tres ?
Voil�. Regarde ce que je t'ai achet� : des harengs.
Ceux que tu aimes. Tes pr�f�r�s.
Je vais nous faire une salade.
- Je vais aller me promener. - Apr�s le d�jeuner ?
- Oui. - Tu veux que je t'accompagne ?
Bonne id�e. Doublons les risques.
Je t'ai pris �a.
Un cours au mus�e : "De Rapha�l � Dali."
�a a commenc� le mois dernier. Tu peux encore t'inscrire.
- �a ne t'int�resse pas ? - Bien s�r que si.
Alors ?
J'ai commenc� un cours d'art � Lausanne, un autre � Heidelberg.
J'en ai assez de commencer et de ne rien finir.
- Tu connais la r�gle. - S'occuper l'esprit.
- Voil�. - Rester actif.
Mon Dieu... C'est comme �a que tu fais une salade ?
Pardon ?
Laisse. Tu devrais t'inscrire � un cours de pr�paration de salades.
�a t'occuperait l'esprit.
On pourrait prendre notre retraite et cultiver des laitues.
Tu pourrais t'entra�ner.
Ils veulent nous briser.
On se sent prisonniers. C'est ce qu'ils veulent.
On est oblig�s d'�tre joyeux, tout le temps ?
- On peut pas �tre un peu bougons ? - Si, tu peux.
Des cornichons. Encore une chose que tu aimes.
- Une chose vient de me revenir. - Quelle chose ?
Je viens de me souvenir que les espions travaillent seuls.
- Julianne ? - Oui ?
C'est Margot.
Alors, vous �tes o� ? Non, ne me dis rien.
- Tout va bien ? - Oui, �a va.
�a fait des semaines que papa n'appelle plus.
Il peut pas t�l�phoner. Il a peur. Moi, j'ai pas pu r�sister.
- C'est trop gentil ! - Sois pas b�te.
- L'un d'entre vous tient � moi. - On tient tous les deux � toi.
Johnny est dans une situation d�licate.
Il est toujours dans des situations d�licates.
�a l'aide � s'�panouir.
- T'es grosse comment ? - Tr�s grosse.
- Il me reste deux mois. - �a va, avec Jez ?
Bien. La vie avec un DJ : il rentre quand je me l�ve.
Vous vivez ensemble ?
Presque. Pas tout � fait.
- Pourquoi ? - Je suis superstitieuse.
J'ose pas trop m'avancer.
J'ai enfin trouv� une stabilit�. Je voudrais pas le bousculer.
�a me fait plaisir d'entendre ta voix.
Je te rappellerai. Je sais pas quand.
- Mais je le ferai. - Margot.
Prends soin de toi.
- Quoi ? - Tu sais qui l'a �crit ?
Je crois qu'elle a discut� avec nos amis de chez Millbank.
- Comment tu le sais ? - Je le sens.
C'est-�-dire ?
Tu te souviens, quand elle est arriv�e ici ?
C'est elle qui a balanc� l'affaire Pierpan, le pacifiste et sa s�ur.
Tu t'es jamais demand� comment elle avait d�nich� ce scoop ?
Et surtout, pourquoi c'est � elle qu'ils l'ont confi� ?
C'est peut-�tre juste la chance du d�butant.
C'est �a, oui. Tu peux l'inviter � boire un verre ?
Ils nous utilisent. � notre tour, maintenant.
Tr�s bien. Allons-y.
Ted, concernant l'article dans le journal,
regardez sur Internet si �a se r�pand.
Faites-le vous-m�me.
D'accord, mais je croyais qu'on devait l'ignorer.
C'est ce que nous faisons.
Je veux juste que vous me teniez inform�.
Te revoil�.
- Bonne balade ? - Oui.
- C'est une jolie ville. - Oui, tr�s jolie.
Une sorte de Bath allemand et plus raffin�.
Je ne savais pas ce que tu voulais faire ce soir.
- T'as une id�e ? - Va au cin�ma.
- Je ferai � manger. - T'as pas besoin de me divertir.
Oui, je sais.
J'ai pass� 2 ans � Belfast sans parler � personne.
Je suis tr�s heureuse d'�tre malheureuse.
Tu es tr�s injuste.
Injuste ? Comment �a ?
Envers ma cuisine.
Tu te souviens quand je t'ai fait des p�tes � la carbonara ?
Comment oublier ? Et une escalope milanaise.
Je t'en referai une.
C'�tait le bon temps.
Et c'est pas fini.
Quand on passera � l'action,
on frappera � une telle vitesse que tu n'arriveras pas � y croire.
Oh si, j'y arriverai.
C'est gentil. Merci.
Tu es le seul de la r�daction � reconna�tre que j'existe.
C'est �a, les journaux. Tu t'y feras.
Et la r�dactrice, c'est quelque chose.
T'as du pouvoir que si tu t'en fous. Et Belinda s'en fout.
C'est son truc. Si les politiciens l'invitent � d�jeuner, elle refuse.
Pour bien faire son travail, il faut pas avoir peur.
- C'est un message ? - Non, une question.
Quelle question tu veux me poser ?
Tu travailles pour les services secrets ?
- Ou ton copain ? - Si j'en ai un.
- T'es infiltr�e ? - T'es s�rieux ?
- Et l'histoire de ce matin ? - Quoi ?
D'o� tu la sors ?
C'est pas une confidence sur l'oreiller ?
C'est soit �a, soit la famille.
- Je parie que c'est la famille. - Pourquoi ?
On prend des risques inconsid�r�s que pour la famille.
Papa est un espion ?
Avec les idiots de Millbank ou les malins de Vauxhall ?
Et je ne prends pas de risques inconsid�r�s.
Tu vas faire quoi de cette histoire ?
Je ne sais pas. Je n'ai encore rien d�cid�.
Rien d�cid� ?
D'accord.
Tu restes vague, il faut lire entre les lignes,
mais tu insinues que Beasley a fait affaire avec un businessman douteux
qui a fini par se faire assassiner, et tu n'as encore rien d�cid� ?
Quoi ?
Je me demande si tu es plus b�te que tu en as l'air
ou plus intelligente.
All� ?
- Allegra ? - Rollo.
- T'es chez toi ? - Oui.
Regarde tes mails. Tu trouveras des infos pour faire avancer l'histoire.
- Rollo. - Oui ?
- J'ai peur. On m'interroge. - Qui ?
Un coll�gue m'a invit�e � boire un verre.
- G�nial, c'est le but. Qui ? - Freddy Lagarde.
- Freddy ? Il t'a �t� ta vertu ? - Contre un verre de pinot gris.
Certains la perdraient pour moins que �a. Change de t�l�phone.
Ils ont ton nom, maintenant. Tu es sur �coute. Et Allegra...
- Oui ? - Tiens bon.
�a ne fait que commencer.
Vous faites les gros titres.
Allez-vous rester vice-Premier ministre ?
Je n'ai aucune raison de partir.
Je soutiens mon mari, mais je ne me sacrifierai pas pour lui.
Et s'il est jug� � Kiev pour des faits de corruption ?
C'est une culture diff�rente de la n�tre.
Et si les gens ont des questions,
Bill aura des r�ponses tout � fait satisfaisantes.
Pouvez-vous en �tre s�re ?
Il se trouve que oui.
Cette soir�e a �t� plut�t fructueuse.
C'est bien, que le Cabinet fasse des r�unions informelles.
On appr�cie que tu aies pu venir, Anthea.
�a doit commencer � peser lourd sur tes �paules.
M�me si tu es capable de le supporter.
�a p�se tr�s lourd. Je me sens assez charg�e.
C'est une �preuve.
Mais tu tiens le coup.
Que pensez-vous de l'article dans l'Independent ?
Je ne crois pas l'avoir lu. Je me trompe ?
Non, monsieur.
Vous lisez l'Independent ? On s'ennuie, � la Justice ?
�a m'�tonne que personne dans votre �quipe ne l'ait relev�.
Anthea, tu l'as lu ?
Non. Je ne sais pas de quoi il parle.
Je vais vous le dire.
Il semblerait que certains donateurs de The Bridge aient un pass� louche.
Ah bon ?
Ils n'h�siteraient pas � s'entretuer.
On trouve toujours du monde pour nous tra�ner dans la boue.
On finit par s'y faire.
J'y jetterai un �il.
Allons-nous-en.
Que voulez-vous dire ?
Et Worricker ?
Ce sera simple. Plus c'est simple, mieux c'est. Ce sera pas compliqu�.
Tu veux dire que ce sera � ma port�e ?
On r�cup�re des voitures dans des villes diff�rentes.
- Ta carte Europcar. - Merci.
Voil� un plan, avec l'itin�raire. Tu ram�nes la voiture � cet endroit.
La routine, sauf qu'on se s�pare. Carte de cr�dit, passeport.
Parfait. Voyons voir qui je suis.
- C'est une blague ? - �a m'a fait rire.
- Toi, t'es qui ? Cilla Black ? - T'as pas besoin de savoir.
Y a quelque chose que je voulais te dire.
Qu'est-ce que tu voulais me dire ?
Je voulais te dire que �a ne m'a pas plu
que tu fouilles dans mon t�l�phone.
Que tu regardes mes appels. J'ai d�test� �a.
Alors, je ne le referai pas.
Du coup, juste pour savoir : comment va ma fille ?
Julianne ?
Elle va bien.
T'es r�veill� ?
- Tout va bien ? - �a va.
Je lisais un truc � propos de Beasley.
Quel plouc !
"Plouc" ?
- Oui, c'est un pourri. - Tu l'aimes bien, dis donc.
J'aime pas les gens qui inventent des menaces pour se justifier.
Il a une t�te de mafieux russe.
Tu crois pas � la menace terroriste ?
Si, mais comme je prends au s�rieux les vraies menaces,
je supporte pas qu'on m'en invente des fausses.
Les politiciens qui crient au loup sont les plus dangereux.
Pourquoi t'en sais autant ?
�a m'int�resse.
Pas toi ?
Parfois, j'ai l'impression de ne pas te conna�tre.
- Si, tu me connais. - Non, pas du tout.
Mais j'aimerais bien.
T'as tout le temps d'apprendre � me conna�tre.
Votre t�l�phone.
Bonne chance.
- Vous �tes partis ? - Je viens de lui dire au revoir.
Comment as-tu su qu'il fallait partir ?
Figure-toi que j'ai encore des amis.
Je n'en reviens pas.
Et figure-toi que beaucoup de personnes te soutiennent, ici.
Bonjour. J'ai r�serv� une voiture.
- Vous parlez anglais ? - Oui.
Mon allemand est rouill�.
Marsden ? D'accord.
Gerry Marsden.
Je peux ?
Vous �tes anglaise ? Vous allez o�, si c'est pas indiscret ?
Je retourne � l'�cole. Je suis professeur.
- O� �a ? - Quoi ?
O� enseignez-vous ?
Excusez-moi.
Je suis fatigu�e. J'ai besoin de dormir.
Vous avez fait le plein ?
C'est pas � �a que sert le continent ?
� r�cup�rer les bouteilles � la mer.
Merci.
Mlle Springfield.
Merci.
- Vous �tes Belinda Kay ? - Oui, c'est moi.
C'est gentil de me recevoir. Comment allez-vous ?
Qui �tes-vous ?
- L'homme qui vous a t�l�phon�. - Oui, �a, je le sais.
24 bouteilles de vin.
Merci. Comme c'est gentil.
Un journaliste est forc�ment alcoolique ?
- Vous revenez de l'�tranger ? - Vous aimez le Bourgueil ?
Un invit� mod�le.
Venez par ici.
C'est plut�t impressionnant.
Voici Barry. Mon petit copain, ou quelque chose dans le genre.
- Salut. - Barry.
- Je pr�parais du th�. - Tu vas devoir nous laisser.
- Pardon ? - C'est confidentiel.
Laisse-nous.
Tu n'as jamais vu cet homme. Il n'existe pas.
Il n'est pas tr�s malin.
Installez-vous. Vous pr�f�rez un whisky ?
Non, je dois garder les id�es claires.
Je tiens � vous remercier pour ces articles. Du tr�s bon travail.
Vous savez comme c'est d�sagr�able
de divulguer un scoop et que personne ne r�agisse.
On va y rem�dier.
Les gens se contentent de peu. Vous seriez surpris.
Beasley se fait un nid douillet ? Il a des amis douteux ? Et alors ?
C'est un politicien.
J'ai bien plus que �a � raconter.
- Un journal, c'est pas un blog. - Je sais.
On ne fait pas les choses comme �a nous arrange.
- Il y a des protocoles � suivre. - J'entends les respecter.
Sans me dire comment vous vous appelez ? J'en doute.
La fille est une espionne ?
Je ne crois pas. Si on parle bien d'Allegra.
Celle avec les joues roses. Trop innocente pour �tre honn�te.
Allegra est une sorte d'interm�diaire.
� vrai dire, c'est la ni�ce d'un de mes coll�gues.
Nous y voil�.
L'Angleterre, cette grande famille.
Elle a rempli son r�le et l'�tape suivante, c'est moi.
Tr�s bien. Allez-y.
Faites-moi votre speech.
Je ne sais pas ce que vous savez
des services secrets britanniques.
C'est dr�le. Je savais que vous commenceriez par l�.
Ces 10 derni�res ann�es ont tr�s mouvement�es.
Avant, on savait clairement qui �tait notre ennemi.
- On savait ce qu'on devait faire. - Et ?
On s'est fait avoir.
Les probl�mes ont surgi de l� o� on ne les attendait pas,
voire m�me, de toutes parts.
On nous a dit qu'on faisait face � un mouvement mondial.
- Et c'�tait faux ? - On a eu du mal � distinguer
ceux qui auraient aim� faire du mal et ceux qui en faisaient vraiment.
On s'est mis � utiliser les m�mes m�thodes pour tous.
La loi de la jungle. Le souci, c'est qu'on n'est pas dans la jungle.
"Les m�mes m�thodes", c'est-�-dire la torture ?
La torture fait simplement partie d'une m�thode abjecte
qui est incontr�lable et n'aide personne, surtout pas nous.
Mais les politiciens veulent br�ler les �tapes.
�videmment.
Alec Beasley veut r�organiser le service.
- Le r�organiser ? - Le court-circuiter.
Il a pris sa d�cision et se fiche des cons�quences.
C'est son droit. Il a �t� �lu, apr�s tout.
- C'est vrai. - Les gens admirent sa poigne.
Il a un mandat. C'est �a, la d�mocratie.
J'ai plus confiance en une personne que j'ai �lue
qu'en un espion m�content, j'imagine que c'est ce que vous �tes,
qui se pointe chez moi avec du vin et une liste de dol�ances.
Vous devez vous rappeler du Premier ministre Harold Wilson.
Je me souviens de lui.
Les services secrets n'ont-ils pas voulu se d�barrasser de lui ?
- �a n'a jamais �t� prouv�. - Je vous demande si c'est vrai.
Je ne cherche pas � me d�barrasser de Beasley.
- Vraiment ? - Je veux juste informer le peuple.
On a envie de vous croire, quel que soit votre nom.
Mais je connais la musique.
Tout ce que vous dites sent l'arnaque.
Pourquoi ?
Aucun r�dacteur en chef n'aime �tre utilis�.
Vous voulez la t�te du Premier ministre, mais pas moi.
Non, je voudrais juste faire la lumi�re sur ses activit�s.
Je vois.
Ce serait donc un meurtre assist� ?
Vous lui mettez la pilule dans la main, pas dans la bouche.
- Non... - C'est � nous de finir boulot.
Derni�re question : vous n'allez pas trop loin dans votre mission ?
- Je ne crois pas. - Vous divulguez des secrets.
- Je n'ai divulgu� aucun secret. - Si.
Vous trouverez tout �a dans les archives publiques.
- Ah oui ? - Mais comme tous les journaux,
vous n'avez pas eu le courage de creuser.
Ou plut�t la motivation.
- D'accord, je vais tout vous dire. - Super.
Je vous �coute.
Le Premier ministre est li� � des associations caritatives
qui sont en partie financ�es par une firme appel�e Gladstone.
Gladstone a fait construire des centres de d�tention
qui n'ont aucune existence l�gale et qu'ils ont donc pu surfacturer.
�a, c'est nouveau.
Le gouvernement am�ricain a fait pression
pour r�cup�rer une partie des fonds.
Ils ont r�ussi ?
� vous de le d�couvrir.
Une histoire int�ressante.
On adore se moquer des Ricains, mais je vois pas le rapport avec Beasley.
Vous ne voyez pas ?
Je vais vous le dire. Mais je vais devoir franchir une ligne.
Quelle ligne ?
La ligne du secret. Je veux �tre s�r que vous �tes pr�te � l'assumer.
C'est � vous qu'il faut poser la question.
Tr�s bien.
Ce sera dur � d�montrer, car les affaires de Beasley sont m�l�es
� des compagnies appartenant � Stirling Rogers.
Mais je peux vous promettre une chose :
vous trouverez une trace �crite
qui relie directement ces centres de d�tention
aux finances personnelles du Premier ministre.
Vraiment ?
Je voudrais savoir...
Accepteriez-vous de rester d�ner ?
- Mme Tankard ? - Oui.
C'est Amber Page. On a trouv� Margot.
Comment ?
Un coup de chance.
Un de nos hommes a pris un train pour Francfort.
Il �tait en vacances.
Et voici la bonne nouvelle : elle rentre au pays.
O� est-elle ?
Elle arrive � Stansted.
- Vos hommes l'attendent ? - Ils sont en place.
- Et lui ? - Il n'est pas avec elle.
Mais c'est pas grave.
Il ne sera pas s�par� d'elle tr�s longtemps.
Tenez-moi inform�e.
- Amber ? - Oui.
- C'est Jez. - O� es-tu ?
- Julianne a oubli� son t�l�phone. - Et ?
- Tu sais, l'appel de Margot... - La semaine derni�re ?
- Oui. - Le num�ro masqu� ?
- On l'a d�crypt�. - Vous l'avez ?
- Oui. - J'ai une bonne nouvelle.
On a retrouv� Margot Tyrrel en personne.
- Elle est en Angleterre. - Super.
- Envoie son num�ro. - C'est fait. Je te laisse.
Jez ?
T'es r�veill� ?
Parfait.
Et voici le buffet pr�par� par Barry.
Il est formidable.
C'est merveilleux de vivre avec lui. Merci, Barry.
- C'est un plaisir. - Tu vas devoir nous laisser.
La coriandre va avec le poulet et la vinaigrette avec la salade.
- On va s'en sortir. - Bon app�tit.
Vous avez tout.
Et vous ?
Amis, famille ?
�a ne me regarde pas, mais vous avez l'air triste.
Je ne suis pas triste, c'est juste que...
J'avais un m�tier que j'aimais, et on me l'a enlev�.
R�dactrice en chef, �a doit �tre amusant.
Et vous �tes un espion ?
Exact.
Et vous vous dites :
"Si je ne suis plus un espion,
"alors que suis-je ?"
Revenons � notre affaire.
Il y a une r�gle pour ce genre de campagne :
ce qui compte, ce n'est pas le d�lit, mais la dissimulation.
On n'en est pas l�.
- On a rien de concret. - On doit le pousser � la faute
en posant des questions auxquelles il ne peut pas r�pondre.
- Quelles questions ? - Autre chose :
ce ne sera pas un scandale s'il n'y a qu'un journal sur le coup.
Personne n'y touchera sans une bonne raison.
Alors faisons en sorte de poser les bonnes questions.
Merci, les gars.
T'es dou�e !
Merci.
- Et ta veste ? - Je suis pas aussi dou�.
- On va o� ? - En lieu s�r.
Bonjour.
- Je suis un vieil ami de Johnny. - Ravie de vous rencontrer.
- On �tait � Cambridge ensemble. - Ah oui ?
Johnny a �t� une grande perte pour la th�ologie.
- Je vous la confie. - Bien.
Il faut que je retourne au boulot. � tr�s vite.
C'est le r�le traditionnel de l'�glise.
Et c'est ce qu'elle fait de mieux depuis 200 ans.
Offrir le droit d'asile.
- Il se passe quoi, ici ? - On fait la f�te.
�a, je le vois.
Toutes les charges vont �tre abandonn�es.
Abandonn�es ?
Toutes ?
La Cour ukrainienne a d�cid�
que ce n'�tait pas dans leur int�r�t de poursuivre.
�a veut dire qu'un accord a �t� conclu.
J'imagine.
Quel genre d'accord ? Un �change ? Quel genre d'�change ?
C'est quoi, d'habitude ?
Des armes, �videmment.
C'est toujours des armes.
Et maintenant, je suis libre.
Vire ces types de chez moi.
- Jill ? - Oui ?
Il faut qu'on se voie. C'est urgent.
Pas de probl�me.
Vous savez, pour Bill ?
Je vous l'avais dit. Restez pr�s de nous.
Je veux une r�ponse claire : �tes-vous intervenue ?
Anthea, �coutez.
C'est une chose, de dire ce que vous d�sirez,
mais le d�fi commence quand on vous donne l'opportunit� de l'avoir.
C'est l�, qu'on vous teste.
Quand ils ont voulu se d�barrasser de Thatcher,
John Major a eu mal aux dents et n'a plus r�pondu au t�l�phone.
Une semaine plus tard, il �tait 1er ministre. Comment vont vos dents ?
Elles commencent � me lancer.
Ravie de l'entendre.
Vous le voyez souvent ?
Quand il a des probl�mes.
Mais quand on est son ami, c'est pour toujours.
Il est loyal.
Mais �a, vous le savez.
On est rest�s longtemps ensemble.
Je n'ai jamais �t� une menace pour lui.
Plus j'�tais forte et plus il aimait �a.
C'est rare.
Je suis content pour lui.
Vous le connaissez bien.
J'�tais l� dans les moments difficiles.
Quand il �tait �tudiant, il aimait l'id�e de la Foi,
la vie � l'�glise.
Mais il a fallu lui faire comprendre qu'il n'�tait pas croyant.
Et vous l'avez fait.
- Et il n'avait pas la Foi ? - Non.
Il aurait voulu l'avoir... Plus que tout.
Mais malheureusement, �a ne suffit pas.
- Merci. - Non, merci � vous.
Barry, bonne nuit.
Alors, Stirling ? D'habitude, t'as un super revers.
- J'ai la t�te ailleurs. - J'ai besoin de jouer.
Si tu peux pas jouer correctement, �a ne sert � rien.
Tu peux faire mieux.
- Tu connais le probl�me. - Non.
- Si, tu sais ! - Encore �a ?
J'ai pris une d�cision.
Je suis foutu. Tant pis. Tu ne perds rien en me l�chant.
La presse nous tient. Je vais faire une d�claration.
- Non, non. - C'est simple.
J'ai agi en toute bonne foi,
afin de sauvegarder l'h�ritage du Premier ministre.
- Non ! - Cependant,
sans que tu le saches, et �a, c'est le point le plus important,
j'ai accept� l'argent d'Am�ricains.
- Non ! - Pourquoi ? C'est parfait.
Tu t'entends : sans que je le sache ?
Je suis tellement b�te que j'ai rien vu ?
- Tu sais comment �a va finir. - Non.
�a finira comme tous les scandales politiques.
La presse se fout du probl�me. Ils veulent faire tomber des t�tes.
- �videmment. - Moi, je suis l�. Je me sacrifie.
Pour une raison simple : si je pars, fini le scandale.
- �a ne marche pas comme �a. - �a marche comment ?
Ils en voudront toujours plus.
Y a une semaine, tu disais que c'�tait pas important.
Y a une semaine, �a l'�tait pas !
Ce que je fais, c'est pour mon pays.
Et �a excuse tout ?
Qu'as-tu dit ?
Rien.
- Stirling, tu te ramollis ? - Non.
- T'as peur de te battre ? - Non.
- Je prends cette menace au s�rieux. - Moi aussi.
Si tu avais vu les documents... Je n'ai pas le droit d'en parler,
mais ces informations sont effrayantes.
Vraiment.
Les gens ont le choix : moi ou eux.
Et maintenant, on nous demande
de les regarder faire, les bras crois�s.
"Respectez les lois."
Tu voudrais qu'on leur fasse des proc�s ?
Je veux que tu sois encore Premier ministre
� cette heure-ci la semaine prochaine.
Ils m'auront pas. J'ai une longueur d'avance.
�a a toujours �t� le cas et �a le sera toujours.
Excusez-moi, mais on a besoin de vous.
C'est de �a dont je parle. Ils veulent tout, comme des enfants :
ils ont besoin de moi, mais ils ne m'aiment pas.
Avant de faire quoi que ce soit, viens m'en parler.
Ted.
La situation est on ne peut plus claire.
Tout le monde sait ce qui se passe.
Le Premier ministre �vite nos questions.
S'il ne r�pond pas, c'est qu'il ne le peut pas.
On lui a pos� 5 questions auxquelles il doit r�pondre.
S'il ne peut pas y r�pondre, il devrait le dire tout de suite.
S'il a une explication simple,
l'Independent sera ravi de l'entendre.
Alors ? Qu'en pensez-vous ?
- Il est bless�. - � mort.
- Vous avez lu les questions ? - Oui.
A-t-il rencontr� Church et Bethwaite ? Conna�t-il la victime ?
Savait-il pour les donations � The Bridge ?
Connaissait-il l'existence
de centres de d�tention ill�gaux construits par Gladstone ?
A-t-il personnellement re�u de l'argent de la part de Gladstone ?
Ce sont de bonnes questions.
Il a dit quelque chose en priv� ?
Non. Il invoque la s�curit� nationale.
- Il ne s'en rel�vera pas. - Vous en �tes s�re ?
Certaine. Je l'ai compris d�s que j'ai vu les preuves.
Je vais devoir le soutenir publiquement.
- Si n�cessaire. - Il le faut.
- Vous devriez faire attention. - � quoi ?
- � votre avenir. - C'est-�-dire ?
Qu'en sera-t-il dans une semaine ?
Comment va Bill ?
- Il va bien. - Vous ne divorcez pas ?
- Non. Pas pour le moment. - Bien. Ce serait une erreur.
- Je ne le ferai pas. - Bien.
Pourquoi ?
Vous devriez faire en sorte d'�tre irr�prochable.
Je r�pondrai � une derni�re question. J'esp�re avoir �t� clair.
J'ai rendu l'argent � Gladstone
et j'ai d�missionn� de la fondation
pour ne pas entacher sa r�putation.
� aucun moment, Alec Beasley n'a particip�
aux affaires courantes de The Bridge. Toute critique...
Il n'aurait pas d�. C'�tait pas n�cessaire.
- Il devait m'en parler d'abord. - La pression �tait trop forte.
La pression ? C'est comme le coup du lapin, �a n'existe pas.
J'ai pris ma d�cision.
On doit retrouver Worricker.
Tant qu'on ne l'aura pas, on ne sera pas tir�s d'affaire.
C'est inqui�tant.
C'est tr�s tranquille, oui.
On �coute les infos ?
On les a entendues, il y a une heure.
Et alors ?
Tu devrais pas faire �a.
- Pourquoi ? - Tu vas droit � la catastrophe.
- Tu as toujours veill� sur moi. - Toujours.
- O� est Bernard ? - C'est l'heure des matines.
Il doit �tre tout seul.
Il parle avec Dieu. Il se fiche qu'on l'�coute ou non.
Pourquoi tu souris ?
Je te connais mieux que personne.
Je sais quel est ton but. Je sais ce que tu comptes faire.
Rollo ?
Il a d�missionn�. Stirling Rogers.
Que s'est-il pass� ?
Il dit que tout est sa faute, que le Premier ministre ne savait rien.
Il est tomb� dans le pi�ge.
- Tu crois qu'on le tient ? - Esp�rons-le.
Ne r�ponds pas.
- Pourquoi ? - On sait pas qui c'est.
- C'est Julianne. - On aurait d� le d�truire.
- Oui ? - Il faut que je te voie.
- Il s'est pass� un truc grave. - Le b�b� va bien ?
Oui, mais dis � papa que je dois le voir.
Je lui dirai.
Qu'il m'appelle d�s que vous arrivez.
On arrive. � tout � l'heure.
C'est bien, on les tient.
- Ils sont o� ? - On a un signal.
On dirait qu'ils sont dans le Kent.
- Johnny, il faut y aller. - Attends, je r�fl�chis !
Pas le temps.
- Elle a dit : "Je dois voir papa." - Faut faire attention.
- C'est ta fille ! - On est peut-�tre sur �coute !
- On s'en fout ! - On peut pas y aller tous les deux.
Peu importe, si elle appelle, t'y vas ! T'as un probl�me avec �a ?
- Tu bosses l�-dessus depuis quand ? - 4 mois.
- 4, c'est tout ? - Oui.
�a y est, c'est bon. Ils sont l�.
On y va.
Je rejette cat�goriquement ces accusations.
Mais si vous �tes innocent, pourquoi d�missionner ?
On les a retrouv�s.
- O� ? - Dans le Kent.
- Mais il vient voir sa fille. - Suivez-les sans les interpeller.
Pardon ?
Que personne ne s'approche d'eux.
�a fait des mois qu'on travaille dessus.
- Je sais. - On devait pas les attraper ?
Ne les arr�tez pas, contentez-vous de les surveiller.
Gardez vos distances. C'est un ordre.
Ne vous en approchez pas tant que je n'en ai pas donn� l'ordre.
J'arrive pas � y croire.
Tout ce qu'on peut me reprocher, c'est d'avoir voulu bien faire.
- Julianne. - Margot.
�a va ?
Tu as eu raison d'appeler.
- C'est Jez. - Comment le sais-tu ?
- Je m'en doutais. - Pourquoi tu me l'as pas dit ?
Pourquoi je t'ai rien dit ? Parce que tu t�l�phones jamais !
Je veux pas vivre comme �a.
Passer mon temps � me m�fier des autres.
Ma vie tourne toujours autour de la tienne !
"Il fait quoi, ton p�re ?" "Je crois qu'il est fonctionnaire."
"Il fait quoi, papa ? Je sais pas." T'as g�ch� la vie de maman !
- C'est ridicule ! - Et de tous tes proches.
Je l'aimais. Tu sais m�me pas ce que �a veut dire.
- La com�die humaine. - Elle a pas l'air contente.
C'�tait vraiment un DJ ? Il travaillait le soir ?
Oui. Tout le reste, c'�tait des mensonges.
Il disait qu'il serait l� pour l'accouchement
alors qu'il avait aucune intention d'�tre pr�sent.
Depuis le d�but !
- Julianne. - Laisse-moi !
� chaque fois, elle s'approche un peu plus.
- T'entends quelque chose ? - Non.
Lis sur les l�vres.
Ne t'approche pas. Ne me touche pas, OK ?
"Quand elle sera calme, je m'occuperai d'elle."
T'es injuste.
Dis simplement : "D�sol�, c'est ma faute."
Je sais que c'est ma faute ! Et �a me rend malade !
�a te rend malade ! Vraiment ?
Et �a va durer longtemps ?
Il est juste l�. Pourquoi on peut pas y aller ?
C'est quoi, cette histoire ?
- Oui ? - Vous �tes o� ?
� Londres. Je peux pas t'expliquer. C'est la cata.
On va sauter des �tapes. J'ai re�u un coup de fil tr�s int�ressant.
De qui ?
J'ai le num�ro, appelle-le. Il a de l'avance sur nous.
C'est la personne � qui je pense ?
- 10 Downing Street. - Je m'appelle Worricker.
Je crois que le Premier ministre aimerait me parler.
- Quel est votre nom ? - Johnny Worricker.
Un instant, s'il vous pla�t.
M. Finch, j'ai en ligne un certain Johnny Worricker.
Oui, passez-le-moi, s'il vous pla�t.
- Qui est � l'appareil ? - C'est vous, M. Worricker ?
Bien. Le Premier ministre veut que vous veniez.
Que je vienne ?
- � Downing Street. - Tr�s bien.
Vous �tes loin ?
Pas du tout. � moins d'une minute.
Une derni�re chose : pourriez-vous passer par-derri�re ?
Je m'appelle Johnny Worricker. Je suis attendu.
Tr�s bien.
- Vous voil� enfin. - Monsieur.
La pi�ce manquante du puzzle. Laissez-nous.
- Alors, cette vie d'expatri� ? - D�concertante.
J'imagine. J'avais besoin de vous voir.
- Moi aussi. - Je vous en prie.
Nous avions bien discut� � Cambridge,
mais vous avez fait l'inverse de ce que je vous avais demand�.
- Si je puis me permettre... - Faites donc.
Il me semble logique d'�tre consid�r� comme une proie l�gitime.
Mais l'appartement de ma fille est sur �coute.
Un agent du MI5 l'a s�duite alors qu'elle �tait enceinte.
Ma fille n'est pas une proie l�gitime. Laissez-la tranquille.
Je suis d'accord.
- Comment �a ? - Vous avez raison.
C'est l'hyst�rie des deux c�t�s. Il faut que �a cesse.
Voil� ce que je pense.
J'ai fait � peu pr�s tout ce que j'avais promis.
On a modernis� le pays
et m�me mis au courant le peuple des menaces.
Je ne comprends pas. Vous d�missionnez ?
Vous n'aurez pas mon scalp si c'est ce que vous voulez.
Ce n'est pas une d�faite. C'est une promotion.
Je compte m'occuper de l'Iran, peu importe pour qui je le fais.
Un pr�sident am�ricain sympathisant est peut-�tre mieux
- qu'un �lectorat versatile. - Vous changez de travail ?
- Oui. - Pour �tre ?
Consul g�n�ral en Iran. Je m'occuperai des accords de paix.
- De paix ? - De pr�f�rence.
- Pour qui ? - Financ� par les Am�ricains,
sous couvert de l'ONU.
Je ne suis pas s�r que vous puissiez vous en tirer aussi facilement.
- Ah non ? - Non.
C'est une menace ?
- Pas du tout. - Vous �tes en campagne ?
�a en a tout l'air.
Un agent du renseignement qui est d�termin� � m'arr�ter.
Vous �tes quoi ?
Un franc-tireur ?
Un tra�tre ?
� quoi vous jouez ?
Je souligne intelligemment les dangers.
- Par exemple ? - Il y a un nouveau patron � la CIA.
- Oui. - Des changements sont � pr�voir.
Le pr�sident lui a parl�.
Toute future enqu�te impliquant certains investisseurs
sera promptement enterr�e.
Les gens n'aiment enqu�ter sur les autres
car ils savent qu'on risque de leur rendre la pareille.
Le pr�sident partage mon point de vue.
Un jour, il sera un ex-pr�sident, lui aussi.
- Et ici ? - Au Royaume-Uni ?
- Pas de probl�mes � surmonter ? - Je n'en vois aucun.
Mon successeur ne va pas gaspiller son �nergie
� inspecter les zones d'ombre des finances de The Bridge.
Anthea a beaucoup de chance, en ce moment.
Vous avez d� le lire, dans les journaux.
On ne r�veille pas le chat qui dort. Anthea le sait.
Ce qu'ils disent est vrai. "L'establishment gagne toujours."
Mais vous le savez. Vous en avez �t� un membre �minent.
Vous pensiez qu'on allait faire quoi ?
Vous faire dispara�tre ?
On ne fait pas �a, en Angleterre.
Plus de maison, plus de compte en banque, aucune s�curit�.
Une vie impossible, sous surveillance 24 h/24.
Vous connaissez le principe.
Vous l'avez inflig� � d'autres. On vous le fera, � vous.
Que proposez-vous ?
Bonne question.
Une amnistie ?
Johnny...
Ces derni�res ann�es,
le gouvernement a d� faire face � un nombre incalculable de menaces.
C'est �a, le monde r�el.
Il y a toujours une tension entre le but et les moyens.
Parfois m�me, une contradiction.
Je peux vivre avec �a. Et vous, en �tes-vous capable ?
On a besoin de votre silence.
Je devrais me taire alors que les lois sont bafou�es ?
De fa�on permanente et sans retour en arri�re.
R�fl�chissez � ce que �a implique.
J'y ai d�j� beaucoup r�fl�chi.
Vous avez pass� un march� et vous ne l'avez pas respect�.
On ne fait cette erreur qu'une fois.
Maintenant, excusez-moi, je dois me rendre au palais.
Je ne vous d�pose pas, �a attirerait l'attention.
Et vous devez faire votre rapport � cet �cossais.
- Je ne lui fais pas de rapport. - Non ?
Vous voulez qu'on laisse votre fille ?
- Oui. - Et votre petite amie ?
C'est une femme tr�s int�ressante.
Elle est loin d'�tre ordinaire.
Vous avez beaucoup de chance. Vous ne souffrez pas de vos erreurs.
Un vrai don du ciel.
Comme les chats, on retombe sur nos pattes. Ted.
M. Worricker s'en va. On ne le reverra pas.
- Alors ? - Il d�missionne.
- Il d�missionne ? - Il va en Iran. Une promotion !
Il appelle �a une promotion ?
Pourquoi j'ai pas l'impression qu'on a gagn� ?
Depuis le d�but, on ne contr�le rien.
Jill Tankard veut te voir.
- O� ? - O� tu veux.
- Elle sait qu'on est ensemble ? - On dirait.
�videmment. On s'est fait manipuler. Ils savaient tout.
- Tu y vas ? - Je sais pas.
J'essaie d'avoir Julianne, elle r�pond pas. Putain !
- J'appelle Margot. - Elles �taient ensemble.
Et merde !
- Johnny. - Oui ?
Si tu vois Jill, rends-moi un service.
Essaie de me faire r�int�grer.
Ravie de te revoir.
Tu as pass� un bon moment, avec Alec ?
Jill...
Dommage que vous n'ayez jamais �t� proches.
Quand deux hommes se ressemblent trop,
ils adorent se d�tester. Un truc de gar�ons, c'est �a ?
C'est en cours.
- En ce moment m�me. - Quoi ?
Il est avec la reine. Tu dois �tre ravi.
Pourquoi ?
C'�tait pas ton id�e, de le faire tomber ?
En v�rit�, j'ai plut�t l'impression que c'�tait ton id�e.
M. Worricker !
- �a faisait longtemps. - Vous m'avez manqu�.
On a toujours une bouteille de scotch.
Voulez-vous bien aller la chercher ?
�a faisait un petit temps que je m'en doutais.
Vraiment ?
Tout �tait un peu trop facile, comme si on nous m�chait le travail.
- Choisir Amber Page... - Comment �a ?
- C'est pas notre meilleur �l�ment. - Elle a fait son boulot.
- Oui, mal. - Amber a fait de son mieux.
C'est bien ce que je dis.
- Et cette histoire � Kiev. - Oui ?
- Du Jill Tankard tout crach�. - Tu as appr�ci� ?
Tr�s ing�nieux. Mais pourquoi Beasley a accept� ?
- Je ne lui ai rien dit. - Comment as-tu fait ?
J'ai pass� beaucoup de temps � Whitehall.
Je suis une vraie banque de donn�es.
Ne vois pas �a comme une sorte de coup d'�tat.
C'en �tait pas un ?
Jamais je ne trafiquerais un r�sultat �lectoral.
C'est pas mon job.
- C'�tait quoi, alors ? - Simplement des pr�paratifs
afin que la transition se fasse sans accrocs.
Comme tout d�mocrate l'aurait fait.
Du beau travail.
Merci. J'ai juste facilit� les choses.
J'ai simplifi� ce qui risquait d'�tre compliqu�.
Je ne comprends pas pourquoi tu as fait �a. Beasley te soutenait.
C'est lui qui t'a mise � ce poste.
- Pourquoi j'ai fait �a ? - Oui.
Pour la m�me raison que toi.
J'ai vu les documents.
Quand je les ai lus, j'ai su qu'il �tait foutu.
Merci.
C'est tr�s gentil.
C'�tait la bouteille de M. Baron. On ne savait pas quoi en faire.
On aimait tous M. Baron.
- J'en prendrai soin. Merci. - Il me manque.
Il nous manque � tous.
Quand je repense � ces derni�res ann�es,
je me dis qu'aucun de nous deux n'a jamais eu vraiment raison ou tort.
La vie ne marche pas comme �a.
Je comprends ton point de vue,
et je te soup�onne de comprendre le mien.
- Tu sais ce que je voudrais ? - J'ai mon id�e.
Tu es le meilleur analyste que je connaisse
et je suis la meilleure directrice.
Le nouveau Premier ministre est bien dispos� envers les services secrets.
- Tu t'en es assur�e. - Oui.
Apr�s ce que j'ai fait pour elle, nous allons vivre des ann�es en or.
On aura tout ce qu'on voudra.
J'aimerais que tu te joignes � moi.
Tu oublies que plusieurs personnes d�pendent de moi.
- Qui ? - Ma fille.
Je te promets : reviens, elle n'aura plus d'ennuis.
Rollo.
On lui retrouvera une place dans le troupeau.
Et plus important encore...
Margot.
Ah oui, Margot.
Tu vas te siffler ce scotch tout seul ?
�a n'a pas march� comme tu voulais.
Pourquoi tu dis �a ?
Je t'en prie !
Accorde-nous un peu de cr�dit. On est des professionnels.
Tu aimes tomber amoureux,
mais tu n'es pas tr�s bon pour entretenir la flamme.
Reviens chez Millbank
et tu pourras lui faire une offre tr�s int�ressante.
Quel genre d'offre ?
Pour le reste de sa vie,
elle pourra marcher dans la rue sans regarder par-dessus son �paule.
C'est loin d'�tre anodin.
Je pense qu'elle dira oui.
Tu ne la connais pas.
Je crois que si.
Ma d�claration sera br�ve.
Je voulais d�cider moi-m�me du jour o� je quitterais mes fonctions,
lorsque j'aurais men� � bien le travail pour lequel j'ai �t� �lu.
Ce jour est arriv�.
Je laisse un pays fort et s�curis�.
Bravo, t'as fait tomber un gouvernement.
Vraiment ?
Quelqu'un l'a fait tomber, mais je ne sais pas qui.
Je quitte mon si�ge au Parlement imm�diatement...
Tout �lu vous dira que les gens les plus importants
sont ceux qui ont vot� pour lui.
- On va f�ter �a ? - D'accord.
Je finis cet article, et on sort se mettre minables.
Que fais-tu ?
J'allais te laisser un mot.
Quel genre de mot ?
Un mot d'adieux.
Tu savais que �a arriverait.
Je le craignais, mais je n'en �tais pas s�r.
O� est Julianne ?
� l'h�pital.
- Quoi ? - Tout va bien.
- Comment �a, tout va bien ? - Sa m�re est l�.
- L'accouchement sera long. - Je peux appeler ?
Non, elle est toujours en col�re.
Tu pourras appeler dans la matin�e.
D'accord.
Je le ferai.
Et toi, o� tu vas ?
- Une start-up � Hong Kong. - Vraiment ?
C'est pas la porte � c�t�.
Oui, on m'a fait une proposition.
Quelqu'un que j'ai connu par Stirling.
Il veut vendre des v�tements sur Internet.
- Il y aurait un cr�neau. - Il a beaucoup d'argent ?
Non. Du coup, il a besoin de quelqu'un de malin.
Je t'ai fait des promesses aux �les Turques-et-Ca�ques,
je veux tenir parole. Il te suffit de demander.
Je savais que tu finirais par reprendre le travail.
Je devrais renoncer � tout ? C'est �a, la solution, pour toi ?
Je ne crois pas. De nos jours, on se sent impuissants.
Je peux le comprendre, tout est fait pour.
Mais si on se bat pas, qui le fera ?
Johnny, tu connais ces gens.
Ils n'ont aucune consistance.
Ils vivent au jour le jour.
Ils croient en quelque chose,
et le lendemain, ils croient le contraire.
Rien n'est jamais en jeu, pour eux.
Je le d�plore autant que toi. Si tu le veux, je te fais revenir.
Je t'ai observ�e : tu es brillante et tu aimes �a.
Mais je t'aime encore plus.
�a a �t� une sacr�e aventure.
Je n'aurais rat� �a pour rien au monde.
Moi non plus.
J'aurais aim� faire plus.
Non, Johnny.
On a fait bien assez.
Je pars demain matin.
Va-t'en, s'il te pla�t.
Tu vas me manquer.
Toi aussi, tu vas me manquer.
C'est bon. Voil�.
Je veux juste dire qu'il est trop t�t pour que je prenne une d�cision.
J'ai une famille et je souhaite en parler avec eux.
Pour le moment, mes pens�es vont � Alec Beasley.
C'est sa soir�e. Ne lui volons pas.
Poussez fort. Allez.
Sous-titrage : Red Bee Media France
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