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Non ! Non !
Edition sp�ciale ! Lisez toute l'affaire !
La meurtri�re est ali�n�e !
Aujourd'hui, Lucy Harbin a �t� d�clar�e ali�n�e.
Tout a commenc� par un samedi soir chaud et humide.
Le mari de Lucy, Frank Harbin, �tait all� retrouver...
une ancienne petite amie, Stella Fulton, dans une taverne.
Sa femme �tait absente.
Frank avait sept ans de moins que sa femme.
Il l'avait �pous�e car elle poss�dait des biens...
mais elle ne le poss�dait pas, lui...
C'est ce qu'il r�p�tait sans cesse � Stella.
Il persuada la fille de partir avec lui.
La ferme des Harbin �tait � proximit�.
Il y emmena Stella, sachant que sa femme �tait absente...
et qu'elle ne rentrerait pas avant le lendemain.
Viens, ch�rie.
Allez !
- Entrons � l'int�rieur. - Je ne veux pas.
- Oui, viens. - Je ne devrais pas.
Viens. Tout ira bien.
Il n'y avait que la petite Carol, dans la maison...
la fille de Frank et Lucy Harbin.
Ils ont fait l'erreur de penser que l'enfant dormait.
Ils ont fait une autre erreur.
La femme de Frank avait d�cid� de rentrer par le train du soir.
Lucy Harbin, n�e et �lev�e dans une ferme.
Parents : Pauvres. Education : Minimale.
Femme jusqu'au bout des ongles et consciente de l'�tre.
Embarquez, s'il vous pla�t !
Son 1er mari �tait un homme bien plus �g�, choisi par ses parents.
Quand il mourut, elle choisit Frank elle-m�me.
Elle avait enfin ce qu'elle voulait.
Laissez-moi tranquille !
Laissez-moi tranquille ! Je ne suis pas coupable !
Je ne suis pas coupable !
C'�tait une erreur !
Mon Dieu, non !
Ma m�re est une meurtri�re.
Maintenant, tu le sais.
Carol, ne vois-tu pas que c'est sans importance ?
Oncle Bill et tante Emily m'ont adopt�e...
et ils ont d�m�nag� ici, o� personne ne sait qui je suis.
Michael, tu r�alises que je n'ai pas vu ma m�re depuis 20 ans ?
Les docteurs ne me laissaient pas la voir.
Carol ?
Oui, tante Emily.
Bill vient d'appeler de la gare. Ils seront l� dans quelques minutes.
Que se passe-t-il ? Bill est � la gare ?
Il est au courant.
Bill est retourn� dans le Midwest...
pour parler aux docteurs de l'institution.
Ils lui ont demand� de venir. Ils lui ont envoy� des rapports.
- Sur la m�re de Carol ? - Oui.
Ils utilisent de nouvelles m�thodes de traitement...
et ils pensent qu'elle est pr�te � affronter le monde ext�rieur.
Le monde ext�rieur ?
C'est pour �a que je devais t'en parler.
Ma m�re a quitt� l'asile psychiatrique.
Elle rentre � la maison...
aujourd'hui.
LA MEURTRIERE DIABOLIQUE
Les voil� !
Carol, ne t'inqui�te pas.
Tout va tr�s bien se passer.
- Je l'esp�re. - Bien s�r !
Apr�s tout ce temps, ce sera comme si tu rencontrais une �trang�re.
J'y vais.
Je vais mettre ces valises dans ta chambre.
Venez. Je sais qu'elle meurt d'envie de vous voir.
Entrez, je vous en prie.
Maintenant, tu sais d'o� viennent tes �ufs, le matin.
Je n'aurais jamais cru que mon fr�re aurait une ferme.
Il a commenc� tout �a juste apr�s notre arriv�e ici.
Il y a vingt ans.
Qu'y a-t-il ?
Rien.
Je d�teste voir les choses enferm�es, c'est tout.
Pas pour longtemps. On les abat et on les envoie...
Viens. Il y a davantage de choses � voir.
C'est L�o Krause, notre gar�on de ferme.
�a n'a rien de tr�s propre, hein ?
Mais n�cessaire, on les engraisse pour l'abattoir.
Tu veux voir la r�serve ?
Inutile d'entrer l�-dedans. C'est comme un grand cong�lateur.
Tu es vraiment jolie.
Tu dois te sentir tr�s seule, ici.
Pas du tout. J'ai beaucoup d'amis.
Viens, je vais te montrer.
Tu ne veux pas entrer ?
Alors, qu'en penses-tu ?
Voil� ce que tu fais ! Tu sculptes !
Je suis sculpteur.
�a te pla�t ?
Oh, oui.
�a fait des ann�es que je bricole ici
Oncle Bill a transform� sa chambre d'amis en studio.
- Tu vends tes �uvres ? - Les jours de chance.
Les boutiques d'art de la c�te sont int�ress�es...
et Michael dit que je devrais faire une exposition.
Michael ?
- Tu as un ami ? - Oui.
Je ne te l'ai pas encore dit, mais on est pratiquement fianc�s.
Ne t'inqui�te pas. Ce n'est pas une d�cision h�tive.
On ne l'a m�me pas encore dit � ses parents.
Tu aimeras les Fields. Tu vas les rencontrer bient�t.
Michael vient d�ner, ce soir.
Je ne suis pas pr�te � rencontrer des �trangers.
Pas encore.
Ce n'est pas un �tranger.
Chacun d'entre eux est un �tranger.
J'allais oublier. J'ai une surprise pour toi.
J'esp�re que �a va te plaire.
Tu as fait �a ?
Tu vois, maman, je n'ai jamais oubli�.
Il y a un probl�me ?
Non, c'est juste une merveilleuse surprise !
C'est la meilleure chose que j'aie jamais faite.
Je suis si fi�re de toi.
Et je suis fi�re de toi.
J'ai chang�, n'est-ce pas ?
Vingt ans.
C'est un sacr� bout de temps.
On change tous, maman. Regarde ce que je suis devenue.
Une r�ussite, vraiment !
J'ai quelque chose d'autre � te montrer.
Tu t'en rappelles ?
O� as-tu trouv� �a ?
Je les ai gard�s.
Je me rappelle encore comme ils tintaient...
quand tu me soulevais pour me dire bonne nuit.
Et j'ai aussi gard� �a.
- L'album de photos. - Tu veux le regarder ?
Dans un petit moment.
D'accord.
Tu sais, moi aussi, j'ai fait un peu de modelage.
Le docteur Anderson m'a laiss�e travailler l'argile � l'h�pital.
Il dit que c'est une bonne th�rapie.
Maman !
On ferait peut-�tre mieux de rentrer.
Viens.
Michael va bient�t arriver.
J'arrive tout de suite.
�a a l'air bon, non ?
- Tu as sorti les gla�ons ? - Tout est pr�t.
- Bill ? - Oui ?
- D'accord ? - C'est parfait.
- Maman, qu'en penses-tu ? - Tu es ravissante.
Je parlais des fleurs.
J'ai oubli� les serviettes.
Les belles. Elles doivent �tre dans le placard � lingerie.
Je vais les chercher, si j'arrive � combattre les mites !
Je ne peux pas t'aider ?
Non, merci.
Tu peux verser de l'eau dans les verres.
Je vais te chercher la carafe.
- O� est tante Emily ? - Elle se recoiffe.
L�. Tu peux verser l'eau du robinet.
Bill nous mettra les gla�ons.
C'est Michael.
- Tout va bien ? - Bien s�r. Viens.
Je lui ai beaucoup parl� de toi.
Elle est tr�s impatiente de te rencontrer.
Maman, je veux te pr�senter Mi...
Elle �tait l� � l'instant.
C'est rien, ch�ri. Maman est juste un peu timide.
Tu comprends �a, n'est-ce pas ?
Elle est peut-�tre sortie un petit moment.
Je crois que je sais o� elle est.
Elle n'est pas l�.
Qu'est-ce que c'est ?
Rien. Juste un vieil album de photos.
Je l'ai montr� � maman cet apr�s-midi.
Laisse-moi voir.
Je suis d�sol�e pour hier soir.
Mais tu avais raison.
Je comprends pourquoi tu ne voulais pas rencontrer Michael.
Nous, les filles, on veut toujours �tre � notre avantage.
Je ne suis plus une fille.
Tu le seras quand on aura fini nos courses.
�a fait si longtemps que je n'ai rien achet� de neuf.
Alors, il est temps que tu saisisses l'occasion.
Il y a de tr�s jolis magasins, ici.
Viens, on va passer un bon moment.
- �a m'allait bien ? - Extraordinairement bien.
Je vous fait un paquet ?
- Tu crois que je les prends ? - Absolument. Elles sont ravissantes.
Oui, mais pas tr�s pratiques.
- C'est juste ce que je voulais ! - Je pensais que �a te plairait.
Tu penses que ces boucles iront avec mon nouvel ensemble ?
Non, pas celles-ci. Celles-l�. Elles sont ravissantes, non ?
Elles sont parfaites.
On d�pense beaucoup d'argent.
Ne sois pas b�te. On a dit des pieds � la t�te, tu te rappelles ?
�a me rappelle qu'on doit s'arr�ter � un autre endroit.
Enveloppez-les, voulez-vous ?
On n'a pas besoin d'un rendez-vous pour aller au salon de beaut� ?
Tout est arrang� !
Tu crois vraiment qu'ils peuvent faire quelque chose de mes cheveux ?
- Bien s�r ! - Mes cheveux ont une triste allure.
Je ne pensais pas � quelque chose de permanent.
Non, je ne pourrais pas.
Mais c'est la derni�re mode ! Tout le monde les porte maintenant.
Mais je me sentirais ridicule !
Essayons. Juste pour s'amuser ?
Je sais que ce n'est pas pour moi.
"Salon de beaut�"
- Tu es pr�te ? - D�p�che-toi, je suis impatiente.
�a te pla�t ?
Tu es ravissante.
N'est-elle pas ravissante ?
Si tu es s�re que �a ne me fait pas para�tre trop jeune.
Tu as l'air exactement comme il y a 20 ans.
Juste comme tu �tais dans mes r�ves.
C'est ce que tu veux ?
C'est ce que j'ai toujours voulu.
Tout sera merveilleux pour nous � partir de maintenant.
Tu vas voir.
Lucy Harbin prit une hache
Et en donna 40 coups � son �poux
Quand elle vit ce qu'elle avait fait
Elle en donna quarante et un � sa fianc�e
- Le pont de Londres va tomber... - Maman ?
- Va tomber - Il y a un probl�me ?
- Va tomber - Je les ai entendues.
- Entendu quoi ? - Le pont de Londres va tomber...
- Ces gamines. - Ma belle dame
Ce n'est qu'une comptine.
Tu es fatigu�e. On va prendre tes affaires et rentrer.
Le pont de Londres va tomber Ma belle dame
Prends la cl� et enferme-la
Enferme-la Enferme-la
Prends la cl� et enferme-la
Ma belle dame
Lucy Harbin prit une hache
Et en donna 40 coups � son �poux
Quand elle vit ce qu'elle avait fait
Elle en donna quarante et un � sa fianc�e
Lucy Harbin prit une hache
Et en donna 40 coups � son �poux
Quand elle vit ce qu'elle avait fait
Elle en donna quarante et un � sa fianc�e
Lucy Harbin prit une hache
Et en donna 40 coups a son �poux
Quand elle vit ce qu'elle avait fait
- Elle en donna 41 � sa fianc�e. - Non !
Prit une hache Prit une hache
Bill !
Bill !
- Bill ! - Quoi ?
- Lucy, calme-toi. - Que s'est-il pass� ?
- Aide-moi, s'il te pla�t ! - Dis-nous ce qui s'est pass�.
Je les ai vus dans ma chambre. Je les ai vraiment vus !
Il n'y a aucune raison d'avoir peur.
Maman !
Tout va bien ?
C'est ce qu'on voudrait bien savoir.
Il y avait quelque chose dans ma chambre.
- Allons voir. - Non !
Pas toi ! Tu ne dois pas y aller !
On va tous y aller.
Viens. Viens, Lucy.
Carol ! Ne va pas dans cette chambre !
Non, elle a raison. Je vais y aller.
Il n'y a rien, ici.
Viens.
Viens le constater.
Il n'y a rien d'anormal.
Mais j'ai vu...
Qu'est-ce que tu as vu ?
C'�tait comme un r�ve.
Maman.
Oui.
J'ai d� faire un cauchemar.
Oui.
Bill, je ne sais pas.
Tu devrais peut-�tre appeler le docteur Anderson.
Il n'y a aucune raison de faire toute une histoire...
parce que maman a fait un cauchemar.
Tout le monde r�ve. Tu te rappelles quand Carol �tait petite ?
Elle se r�veillait la nuit en criant.
- C'est vrai. - Vous oubliez une chose.
- Lucy n'est pas une enfant. - Je t'en prie !
Si tu savais ce que �a signifie pour moi...
d'avoir � nouveau ma m�re pr�s de moi.
Je sais que je peux l'aider. On peut tous l'aider.
Carol, es-tu s�re que ce soit une bonne d�cision ?
Je vous en prie, essayons. Faisons-le pour elle.
D'accord. Tu es le docteur.
Et ne parlons plus de docteurs.
Maman a juste besoin de patience et de compr�hension.
Je ne peux pas m'emp�cher de me faire du souci.
Tu peux arr�ter de t'en faire, parce que c'est fini.
J'aimerais pouvoir en �tre s�re.
Bonjour.
Qu'est-ce que vous regardez ?
Je tue une poule, c'est tout.
D�sol� de vous troubler, madame.
Vous ne me troublez pas.
J'ai �t� �lev�e dans une ferme.
Vous voulez peut-�tre essayer vous-m�me ?
Ch�rie !
- C'est le monde � l'envers. - Pourquoi ?
Le gar�on vient toujours chercher la fille quand ils ont rendez-vous.
Ne t'inqui�te pas. On va prendre ma voiture.
Alors, pourquoi m'as-tu fait venir ici ?
J'esp�rais que tu pourrais entrer dire un petit bonjour.
Papa et maman ne t'ont pas vue depuis des semaines.
D'accord.
Carol ! Comment allez-vous, mon petit ?
- Bien. - Comment �a, "ton petit" ?
�a reste dans la famille !
Carol, je suis contente de vous voir.
- Contente de vous voir. - Entrez.
Asseyez-vous. Je peux vous offrir quelque chose ?
Non, merci. On part au cin�ma. On d�nera plus tard.
- Un verre de lait ? - Toi et ton lait.
Pourquoi pas ? Je l'ai au prix de gros.
Apr�s tout, c'est ma laiterie.
- Quel film allez-vous voir ? - On n'a pas encore d�cid�.
Il y a une histoire criminelle au drive-in. Un film bien sanglant.
Ne faites pas attention � lui. Il a un instinct de tueur.
Il a h�rit� �a de sa m�re, �a ne fait aucun doute.
- Oh, Raymond. - Et � propos de m�res...
Il para�t que vous avez de la visite, Carol ?
Ce n'est pas vraiment de la visite.
Ma m�re est rentr�e pour de bon.
- Elle �tait sur la c�te est ? - C'est exact.
Je ne l'avais pas vue depuis 20 ans.
Vingt ans ! Mon Dieu.
La m�re de Carol �tait invalide.
Oh. Je suis d�sol�e. Je ne le savais pas.
Elle est compl�tement remise � pr�sent.
Quelle �tait sa maladie ?
Papa, excuse-moi de t'interrompre, mais on doit y aller.
N'est-ce pas, ch�rie ?
Oui. Excusez-nous.
Amenez-nous votre m�re pour d�ner, on sera ravis de la conna�tre.
Bien s�r. Merci.
- Au revoir. - A bient�t.
Michael est tr�s s�rieux � son sujet, n'est-ce pas ?
Ils font un beau couple.
Tu as remarqu� comme elle �tait nerveuse...
quand tu lui as pos� des questions sur sa m�re ?
Et alors ? �a ne nous regarde pas.
Tout ce qui concerne Michael nous regarde.
Tu ne veux pas prendre un verre de lait pour te calmer ?
Je me sentirai beaucoup plus calme...
quand j'en saurai un peu plus sur la m�re de Carol.
Tu es bien silencieuse, ce soir. Tu es f�ch�e contre moi ?
Pas vraiment.
Mais tu aurais d� me laisser leur en parler.
Qu'ils rencontrent d'abord ta m�re. On leur dira ensuite...
quand ils l'auront vue et sauront qu'elle est tout � fait bien.
- Elle est tout � fait bien, non ? - Tu veux le constater toi-m�me ?
Je suis d�sol�e.
Si tu venais prendre un verre demain apr�s-midi ?
Il est en retard.
- Tu me trouves bien ? - Bien s�r !
Maman, je suis si fi�re de toi.
Tu ne r�alises pas � quel point tu as chang�.
Tu n'as aucune raison d'�tre nerveuse.
�a doit �tre le disque et...
je ne sais pas...
c'est exactement comme il y a 20 ans.
Ecoute. Tu m'as promis, tu te rappelles ?
On ne parle pas du pass�, que de l'avenir.
Et je crois que mon avenir vient d'arriver.
- Bonjour ch�ri. - Ch�rie.
Bill et Emily ne se joindront pas � nous. Ils doivent sortir.
Viens. Elle nous attend.
Eh bien !
Tu ne m'avais pas dit qu'il �tait si s�duisant.
Je parie que vous aimeriez boire quelque chose.
Non, ne dites rien. Laissez-moi deviner.
Un bourbon avec de l'eau.
Un scotch avec des gla�ons, s'il vous pla�t.
Oh, vous �tes ce genre-l�, hein ?
- C'est bien comme �a. Merci. - Vraiment ?
Une minute.
Carol, je t'avais presque oubli�e.
Ton jeune homme est un vrai charmeur.
Mme Harbin, je ne suis qu'un jeune provincial.
Moi aussi, je suis une provinciale.
Vous n'avez pas besoin d'�tre si solennel avec moi.
Pourquoi ne m'appelez-vous pas Lucy ?
Maman !
Carol, tu veux prendre un verre ?
Rien pour moi, merci.
Mais c'est une c�l�bration !
Non, merci, maman.
Je vais vous dire une chose.
Vous devriez venir...
vous asseoir l� avec Carol...
parce que je ne voudrais pas que ma petite fille...
pense que j'essaie de lui prendre son gars.
Si tu l'avais vue � son arriv�e, tu ne pourrais pas croire �a.
Elle est compl�tement diff�rente, maintenant.
- All� ? - Mme Harbin est l�, je vous prie ?
- Qui ? - Lucy Harbin.
Oui, elle est l�. Une minute.
Maman, c'est pour toi.
- Qui �a peut �tre ? - Il n'a pas laiss� son nom.
Probablement l'un de mes admirateurs secrets.
- All� ? - Lucy ?
Oui, qui est � l'appareil ?
Docteur Anderson.
- O� �tes-vous ? - En ville.
J'aimerais venir vous voir, Lucy.
Maintenant ?
Oui, j'arrive tout de suite.
Que se passe-t-il ?
- Pourquoi l'as-tu appel� ? - Qui ?
Il �tait en ville. Il est en route, maintenant !
Maman, de quoi parles-tu ?
Je ne sais pas de quoi il s'agit mais crois-moi...
elle n'est pas comme �a d'habitude. Quelque chose l'a contrari�e.
Il vaudrait peut-�tre mieux que je revienne une autre fois.
Non, Michael. Je suis s�re que ce n'est rien de grave.
Il vaut mieux pour toi que je m'en aille.
Tu comprends, n'est-ce pas ?
Bien s�r, ch�rie.
Je t'appellerai plus tard.
Emily l'a envoy� chercher ?
Lucy, crois-moi, personne ne l'a envoy� chercher.
- Alors, que fait-il l� ? - Je ne sais pas !
Tu es s�re que tu as parl� au docteur ?
Tu crois que je ne reconnais pas sa voix...
apr�s l'avoir �cout�e pendant 20 ans ?
Arr�te de t'inqui�ter.
Je vais essayer d'apprendre de quoi il s'agit.
Tu me le promets, Bill ?
Je te le promets.
Voil� qui est mieux !
Bonjour !
Docteur Anderson.
Excusez mon apparence. Je fais l'�cole buissonni�re.
- Entrez. - Merci.
Je vais dans l'Oregon pour p�cher.
J'ai eu envie de m'arr�ter pour dire bonjour.
Alors, l'institution ne vous a pas envoy�.
Non, ce n'est pas une visite officielle.
J'�tais dans le voisinage, et je voulais savoir comment �a allait.
Je suppose que tout va bien.
C'est donc avec vous que Lucy parlait au t�l�phone.
Oui, elle avait l'air un peu...
Lucy, je suis content de vous voir.
Pourquoi �tes-vous l� ?
C'est une co�ncidence.
C'est ce que je disais � votre fr�re.
Oui, je sais. J'ai entendu.
Je n'ai pas de secrets pour vous...
n'est-ce pas, docteur ?
J'esp�re que non.
Bill, je suis pr�te. O� es-tu ?
On va �tre en retard si tu ne...
- Je suis d�sol�e. - Emily, c'est le docteur Anderson.
Docteur Anderson...
de l'h�pital de Lucy.
J'esp�re que je ne vous d�range pas.
Non, pas du tout.
Bill et moi, nous sommes attendus pour d�ner � Riverside.
- Je vais annuler. - Non, je vous en prie.
Je vais partir dans quelques minutes de toutes fa�ons.
- Docteur, on pourrait peut-�tre... - Non, allez-y.
Lucy et moi, on va passer un moment ensemble.
Si vous insistez...
Absolument. Enchant� de vous avoir vue, Mme Cutler.
Au revoir, docteur.
- Bon voyage. - Merci, Bill.
J'esp�re que �a va aller, Lucy.
Vous �tes nerveuse ?
Vous ne voulez pas vous asseoir ?
D'accord, Lucy.
Comment allez-vous ?
- Comment me trouvez-vous ? - Tr�s diff�rente.
Et je me sens diff�rente.
Quand je me regarde dans la glace...
j'ai du mal � r�aliser que 20 ann�es ont pass�.
Mais elles ont pass�, Lucy. Vous ne devez pas l'oublier.
Je ne veux pas y penser.
Tout ce qui m'importe, c'est le pr�sent.
C'est ce que je disais. Vous ne pouvez pas revenir en arri�re.
Vous n'approuvez pas mon apparence ?
Ce qui est important, c'est ce que vous ressentez.
Tout est en l'air, ici.
On avait du monde, cet apr�s-midi.
C'est tr�s calme, en g�n�ral.
Comment passez-vous votre temps ?
Je tricote.
Je tricote beaucoup.
Vous vous rappelez ? On m'a appris �a en th�rapie.
Qu'est-ce que vous faites ?
Je ne sais pas encore.
Il faut que je trouve un patron.
Vous vous sentez seule, parfois ?
Il y a Bill, et Emily, et Krause. Il travaille l�.
Je l'aide parfois dans le jardin.
Et votre fille ?
Elle est au fond du jardin.
Vous vous entendez bien ?
Oui, elle a �t� merveilleuse.
Elle m'a pr�sent� son fianc�, cet apr�s-midi.
Pourquoi me posez-vous toutes ces questions ?
Vous ne me croyez pas ?
Je voulais en �tre s�r.
S�r de quoi ?
Vous voyez que je vais bien.
Mon tricot !
Il est tout d�fait !
Il se d�fait compl�tement.
Vous avez r�v�, derni�rement ?
Qui vous a parl� de mes r�ves ?
Qui vous a parl� de mes cauchemars ?
Qui vous en a parl� ? Non !
Laissez-moi tranquille !
Vous cherchez quelqu'un ?
Est-ce que Lucy... Mme Harbin... Est venue ici ?
Je ne l'ai pas vue.
Merci.
O� je peux trouver sa fille ?
Carol ? Je l'ai vue aller chez elle il y a un petit moment.
- Par l�. - Merci.
Docteur, comment va ma m�re ?
J'esp�rais que vous pourriez r�pondre � cette question.
C'est tr�s joli.
- Vous l'avez fini ? - Non, pas vraiment.
C'est dur pour un artiste de dire que quelque chose est fini.
C'est dur pour un docteur de dire la m�me chose.
Carol, je connais votre m�re depuis plus de 20 ans.
- Moi aussi ! - Vous �tiez tr�s petite...
quand elle a �t� emmen�e.
Vous avez tort. Il y a des choses qu'on n'oublie pas.
C'est vrai.
Mais �a n'affecte pas notre relation.
- Mais je n'ai jamais oubli�. - Votre m�re non plus.
Que voulez-vous dire ?
Elle est tout � fait bien. Vous l'avez autoris�e � revenir.
Aujourd'hui, j'ai vu...
une femme qui se comporte comme si ces 20 ann�es n'avaient pas exist�.
Une femme qui essaie de ressaisir son pass�...
mais pour elle, le pass� est dangereux.
Docteur, je voulais vous dire une chose...
c'est probablement de ma faute.
Elle a fait �a pour moi.
C'est moi qui ai sugg�r� les v�tements et la perruque.
Au d�but, elle �tait vraiment d�prim�e.
Elle ne voulait voir personne.
Tout l'ennuyait.
Je pensais que si elle �tait plus confiante sur son apparence...
Vous avez peut-�tre fait une erreur.
Mais elle est saine d'esprit...
n'est-ce pas ?
La sant� d'esprit est une chose tr�s relative.
Le conseil a recommand� la sortie de votre m�re.
Franchement, j'avais mes doutes.
On a donc d�cid� de lui donner une chance.
Quand j'ai pris ce cong�, le conseil a voulu que je l'observe.
Je voulais tester ses r�actions par rapport au stress.
Voulez-vous dire que ma m�re...
Apr�s ce que j'ai vu aujourd'hui, je sens qu'il y a un danger.
Quelque chose pourrait se d�clencher en elle.
Ne faites pas �a, je vous en prie !
Vous avez raison.
Si l'institut envoyait quelqu'un, �a la bouleverserait.
Je vais la ramener moi-m�me.
Mais vous �tes en vacances !
�a peut attendre. Je ferais mieux de lui dire.
Docteur ?
Oui ?
Vous allez lui expliquer, n'est-ce pas ?
Je vais essayer.
Maman ?
Maman !
Donne-moi �a.
C'est mon tricot. Je l'ai laiss� tomber.
Je t'ai cherch�e partout.
O� �tais-tu ?
Juste l�, sur cette chaise.
Dans le noir ?
J'ai d� m'endormir.
Tu as chang� de v�tements.
Je ne peux pas les porter.
J'ai essay�.
Pour te faire plaisir.
Je ferais n'importe quoi pour toi, il faut que tu le saches.
Mais je ne peux pas revenir 20 ans en arri�re. C'est mal.
Il faut que tu comprennes.
Quand je mets ces v�tements...
quelque chose se passe en moi.
Quelque chose...
d'effrayant.
Tu as vu le docteur ?
Oui.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
- Rien. - Il ne t'a rien dit ?
Dit quoi ?
O� est le docteur ?
�a fait longtemps qu'il est parti.
Sa voiture !
Il y a un probl�me ?
Elle est encore dehors !
O� est-il ?
O� est-il ?
Le docteur est parti.
M�re.
Le docteur est parti.
Maman !
- Le docteur est parti. - Dis-le-moi !
Oh, mon Dieu !
D'accord, je suis pr�t !
D�p�che-toi. On doit �tre au bureau de transport dans 20 minutes.
Vu la baisse du prix des �ufs, �a vaut pas la peine de les amener.
Va parler aux poules !
Elles organiseront peut-�tre un syndicat.
Carol est d�j� debout ?
Elle boit son caf�.
Conduis prudemment, Bill. Ils n'ach�teront pas des �ufs brouill�s.
La voiture du docteur n'est plus l�.
Oui, je sais.
�a veut dire que tout va bien, n'est-ce pas ?
Je ne veux pas parler de �a.
On doit en parler. Je dois te dire quelque chose !
- Je ne veux pas l'entendre ! - Mais tu dois m'�couter !
Je t'en prie, l�che-moi !
Ecoute-moi ! C'est � propos du docteur.
Je t'ai menti, hier soir.
Je ne l'ai pas vu partir.
J'ai parl� avec lui et je me suis pr�cipit�e dehors.
Il m'avait vraiment contrari�e.
Je ne sais pas.
La seule chose dont je me souvienne, apr�s �a...
c'est que j'�tais assise dans le noir quand tu es entr�e.
Je pensais que c'�tait le docteur qui venait pour me ramener � l'h�pital.
Alors, je me suis cach�e dans le coin.
- All�. - La r�sidence Cutler ?
- Oui, c'est la r�sidence Cutler. - Un appel de l'inter.
De l'inter ?
Quel h�pital ?
Et vous n'avez pas pu le joindre au camp de p�cheurs, ce matin ?
Pourquoi appelez-vous ici ?
Je vois.
Il a dit qu'il pourrait s'arr�ter ici ?
Il voulait peut-�tre dire qu'il s'arr�terait au retour.
Non, je suis d�sol�e. Le docteur Anderson n'est pas ici.
Ne t'inqui�te pas, maman.
Je ne les laisserai pas te ramener l�-bas.
Tout ira bien.
Qu'est-ce que vous faites ?
C'est pas �vident ? Je peins ma voiture.
Votre voiture ?
Elle est belle, hein ?
O� l'avez-vous trouv�e ?
Disons que je viens de me la procurer.
- La nuit derni�re. - La nuit derni�re ?
C'est pas interdit de poss�der une voiture, non ?
Il y a des lois contre d'autres choses.
De quoi parlez-vous ?
Vous posez trop de questions.
Je veux la v�rit�.
C'est le genre de v�rit� que vous cherchez ?
Vous �tes renvoy�.
Bien s�r.
Vous aimeriez bien que je prenne la voiture et que je m'en aille !
Partez d'ici !
Vous voulez d'abord me parler du docteur ?
�a ne fait rien. Ce n'est pas n�cessaire.
Je peux deviner.
Votre m�re est timbr�e, pas vrai ?
Viens, ch�rie, allons-y !
Vous feriez mieux d'y aller, "ch�rie".
Je veux que vous ayez quitt� cette maison avant minuit !
Non, je vais rester un petit moment...
ch�rie.
Tenez. Vous voulez m'aider ?
- Pourquoi es-tu si boulevers�e ? - Je ne suis pas boulevers�e.
Je r�alise qu'on ne devrait pas annoncer nos fian�ailles maintenant.
Ce ne serait pas juste.
Juste envers qui ?
Michael, tu dois penser � tes parents.
Ils ont tout fait pour que tu aies un grand avenir.
Je pense � notre avenir.
Moi aussi.
Mais tu dois penser � leurs sentiments.
Michael, ton p�re est ais�.
Il doit penser � sa place dans la communaut�.
C'est la seule raison ?
Pas tout � fait.
Tu ferais mieux de me dire le reste.
Tu m'aimes encore ?
Oui, je t'aime.
Alors, qu'y a-t-il ?
C'est juste que j'aime aussi ma m�re.
Quand on a fait nos projets, on ne savait pas qu'elle allait rentrer.
Michael, je dois l'aider.
Elle a besoin de tant d'amour et d'affection.
�a va prendre du temps.
Si je la d�sertais maintenant, je ne me le pardonnerais pas.
Tu as vu comment elle �tait hier.
- Elle avait l'air un peu... - Inutile de le dire.
Tes parents s'en chargeront.
Crois-moi, Michael, ils ne l'accepteront jamais.
Si c'est le cas, on s'enfuira.
�a ne r�soudra rien. J'ai pass� ma vie � m'enfuir...
de la ville o� on vivait...
des gamins qui se moquaient de moi � l'�cole.
C'est pour �a qu'on a d�m�nag� ici.
Je ne peux plus m'enfuir � pr�sent.
Tu comprends ? Je d�serterais ma m�re...
au moment o� elle a le plus besoin de moi.
Elle a besoin d'�tre rassur�e.
Je t'aiderai quand tu viendras d�ner avec elle, ce soir.
Ce ne serait pas raisonnable de notre part de venir.
Mes parents vous attendent.
Michael, ce serait g�nant...
pour eux et pour maman.
Si quelque chose tournait mal...
Je m'en voudrais pour toujours.
C'est un simple d�ner de famille.
Je veux aider ta m�re �galement.
La meilleure fa�on, c'est de lui montrer qu'elle est accept�e.
- Tu crois que c'est possible ? - J'en suis s�r.
Alors, ram�ne-moi � la maison. On doit se pr�parer !
Ch�rie, rappelle-toi qu'on vous attend � 6 heures.
Bill et Emily seront l� aussi, alors, ne te fais aucun souci.
Bill, par tous les saints, pousse-toi du milieu !
Allons, Emily. On a beaucoup de temps devant nous.
- O� sont Carol et Lucy ? - Quoi ?
Tu es devenu sourd ?
Et toi, aveugle ?
J'ai entendu mon nom, juste � l'instant ?
- Oui. - Tu es pr�te ?
J'allais juste m'habiller.
- Ta m�re est d�j� pr�te ? - Je ne sais pas. J'�tais avec Michael.
- Vous ne l'avez pas vue ? - Non. On vient de rentrer.
Carol, maintenant qu'on est seuls, comment trouves-tu Lucy ?
Elle a l'air parfaitement bien.
Qu'est-ce que le docteur a dit, hier ?
- Il a dit qu'elle �tait bien. - Tant mieux.
Lucy, o� �tais-tu ?
Je suis all�e me promener.
Mais tu sais qu'on est attendus, ce soir !
- Je n'y vais pas. - Quoi ?
Je n'y vais pas. C'est d�cid�.
Elle a peut-�tre raison, Carol.
Si ta m�re ne se sent pas � l'aise...
- Mais ils nous attendent ! - Si on changeait nos plans ?
- Tu peux y aller toute seule. - Ils voulaient rencontrer maman !
C'est pour �a qu'on y va. Michael et moi, on a tout planifi�.
Je ne veux pas me donner en spectacle...
devant ton fianc�.
Combien de temps crois-tu qu'il restera mon fianc�...
si tu continues � te cacher comme si tu avais honte ?
Je n'ai pas honte, maman. Tu ne comprends pas �a ?
Tu ne comprends pas ce que cette soir�e signifie pour moi ?
- Ch�rie, je... - Je t'en prie, accepte de venir...
fais-le pour moi !
- Emily, arr�te de remuer. - Je ne peux pas m'en emp�cher.
Que se passe-t-il, ta gaine est trop serr�e ?
C'est excitant de penser qu'on va avoir des parents si riches.
Pourquoi vous �tes si calmes, toutes les deux ?
On va � une r�ception, pas � un enterrement !
- Bill, comment me trouves-tu ? - Tu es superbe !
Maman ?
Je suis d�sol�e, Carol.
Je ne peux pas.
Je t'en prie, j'ai besoin de toi !
Laissez-moi sortir d'ici !
Je dois sortir !
Laissez-moi sortir !
Tiens. Je crois que tout est parti.
Merci.
�a tache vraiment beaucoup, le caf�.
Mets-la. Je suis s�re que �a ne se verra pas.
Je suis d�sol�e de m'�tre ridiculis�e.
Comment je peux retourner leur faire face ?
Maman, je t'en prie. Ce n'est pas si grave.
Les gens renversent du caf� tous les jours.
- Allez, mets-la. - Mais je suis si g�n�e !
Je voudrais tellement faire une bonne impression pour toi.
Maman, ils r�alisent que c'�tait un accident.
Ils sont si gentils.
Ils peuvent bien voir que je ne suis pas � ma place.
Je savais que je n'aurais pas d� venir avec toi, ce soir.
Maman, tu t'imagines des choses.
Tu te d�brouilles tr�s bien.
Continue de parler, ch�rie, tu veux ?
Viens.
Vous aimez cette liqueur ?
�a a un go�t diff�rent.
Oui, probablement.
Oh, vous voil� enfin !
On s'inqui�tait pour vous.
- Tout va bien, maintenant ? - Oui, merci.
- Je m'excuse. - Ne soyez pas b�te, ce n'est rien.
- Vous arrivez au bon moment. - Oui.
Michael va nous montrer la nouvelle addition � la ferme.
Je pensais que Bill et Emily aimeraient voir �a.
Carol, tu veux venir aussi ?
Bien s�r.
Je vais venir avec vous.
Reste ici, ce sera plus confortable.
Il n'y a rien d'excitant dans le fait de visiter une grange.
Bien. �a nous donnera une chance de faire connaissance.
Amusez-vous bien.
Asseyez-vous.
Je peux vous offrir quelque chose ?
Non, merci.
J'avais peur que cette tache se voie.
Votre fille a fait un tr�s bon travail.
On dit que l'eau froide est b�n�fique si on agit vite.
C'est m�me efficace avec les taches de sang.
Voil� un d�tail bien morbide !
Raymond.
Oui, ma ch�re.
Maintenant, nous pouvons parler.
Michael nous a beaucoup parl� de vous, Mme Harbin.
Vraiment ?
- C'est un gar�on charmant. - C'est bien notre avis.
Il m'a plu imm�diatement.
Je suis heureuse que Carol et lui aient l'intention de se marier.
Je suis d�sol�e. Je croyais que vous le saviez.
Je ne savais pas qu'une d�cision avait d�j� �t� prise.
Mais ils s'aiment !
Bien s�r ! C'est �vident !
Carol est une jeune fille unique, vous ne croyez pas ?
Je suis tr�s fi�re d'elle. C'est une artiste de talent.
J'en suis s�r. Nous aimons beaucoup votre fille.
Mais de l� � parler mariage...
C'est absolument hors de question.
Mais pourquoi ?
Je ne comprends pas.
Je crois que si.
Je vois.
Vous avez honte, n'est-ce pas ?
Parce que j'�tais au sanatorium !
Au sanatorium ? C'est donc l� que vous �tiez ?
On n'a pas besoin de parler de �a maintenant, n'est-ce pas ?
Je vais nous servir quelque chose � boire.
Une minute. Je veux savoir la v�rit�.
Pourquoi �tiez-vous au sanatorium ?
Eh bien, j'�tais...
R�pondez-moi ! Pourquoi ?
- J'�tais malade. - Tu la bouleverses !
Ce n'�tait pas un sanatorium, n'est-ce pas ?
- N'est-ce pas ? - Non !
Non, �a ne l'�tait pas !
C'�tait un asile !
Et c'�tait l'enfer !
Vingt ans d'enfer !
Mais je n'ai pas honte.
J'ai pay� pour toutes mes actions.
Vous ne saurez jamais � quel point j'ai pay�.
Je vais bien.
C'est termin�, tout �a.
C'est pour �a qu'ils m'ont laiss� sortir.
Je vais bien, maintenant.
- L�chez-moi. - Je vais bien, �coutez-moi !
- Carol et Michael peuvent se marier. - L�chez-moi !
- Vous �tes folle ! - Arr�tez, toutes les deux !
Ma fille aura ce qu'elle voudra dans la vie.
Tout ce qu'elle voudra.
On m'a tromp�e.
Mais elle ne le sera pas... Pas ma fille, pas Carol !
Carol et Michael vont se marier...
et personne ne les en emp�chera !
Vous verrez !
Je vais appeler Bill. Il va vous ramener chez vous.
Laissez-moi tranquille !
Je n'ai pas besoin de Bill. Je n'ai besoin de personne !
Je devrais la rattraper.
Il y a un probl�me ? On a entendu des cris. O� est Lucy ?
- Elle est partie. - Elle �tait boulevers�e.
Elle s'est enfuie avant qu'on ait pu la rattraper.
Maman ?
Maman !
O� est-elle all�e ? Michael, on doit la retrouver !
Ne t'inqui�te pas. Elle n'a pas pu aller loin.
- Je vais prendre ma voiture. - Et moi la mienne.
�a ne sert � rien qu'on y aille tous les deux. Ramenez les filles chez nous.
Il a raison, Carol. Reste ici, je vais chercher la voiture.
Ne t'inqui�te pas, je la retrouverai. Rentrez toutes les deux.
Fais attention, Bill.
- Tu es s�re que �a va aller ? - Bien s�r.
Je suis d�sol�e d'avoir fait une telle histoire.
Je vais chercher Bill. Il l'a s�rement d�j� trouv�e.
- Merci, Michael. - Ne t'inqui�te pas.
On la ram�nera saine et sauve � la maison.
Bonsoir.
Pourquoi on n'a pas de nouvelles ? O� peut-elle bien �tre ?
Calme-toi. Je suis s�re que tout va s'arranger.
Je devrais la chercher moi-m�me !
Carol, tu ne vas pas faire �a.
Maintenant, �coute-moi.
Tu vas te d�shabiller et aller au lit.
Mais je dois la voir !
Je crois que personne ne devrait la voir, ce soir.
Elle sera tr�s contrari�e, elle aussi.
Laisse Bill la ramener et la mettre au lit.
On discutera de tout �a raisonnablement demain matin.
Va mettre ton pyjama et va au lit.
C'est promis ?
Si tu as besoin de moi, appelle-moi. Je serai l�.
D'accord.
Bonsoir, mon petit.
Raymond, comment peux-tu manger en un moment pareil ?
Qu'est-ce que �a peut faire ? Je mange toujours avant de me coucher.
Je serais incapable de fermer l'�il.
Arr�te de faire les cent pas. Tu ab�mes le tapis !
Oh, vraiment.
- Raymond. - Oui, ma ch�re, je t'�coute.
Tu as entendu �a ?
- Entendu quoi ? - Il y a eu un bruit.
- C'est ton imagination. - �a recommence !
Raymond, il y a quelqu'un � la porte !
Pourquoi tu ne le laisses pas entrer ?
D'accord, j'y vais.
Fais attention.
Qu'est-ce que c'�tait ?
Rien. C'est ton imagination.
C'est peut-�tre quelqu'un � la porte de derri�re.
Michael l'aura laiss�e ouverte quand il leur a montr� la laiterie.
- O� vas-tu ? - Je vais me coucher.
- Je t'en prie, ne me quitte pas. - Alors, viens.
- Pas avant que Michael soit rentr�. - C'est un grand gar�on !
Je ne serai pas tranquille tant qu'il ne sera pas rentr�.
Je veux savoir ce qui s'est pass�. �a ne t'int�resse donc pas ?
D'accord. Je vais attendre avec toi.
Je vais d'abord mettre mon pyjama.
- Promets-moi que tu vas redescendre. - J'en ai pour une minute.
Raymond ?
Raymond ?
Raymond, que fais-tu dans le bureau ?
Raymond ?
Mademoiselle...
donnez-moi la police.
C'est une urgence.
Mme Harbin !
On vous cherche partout.
Heureusement que tu es l�, Michael. Tu dois l'arr�ter !
Elle a essay� de me tuer. Elle a essay� de nous tuer tous.
Tu dois l'arr�ter !
�a ne fait rien, ch�ri. Ne comprends-tu pas ?
On peut se marier. Ils ne peuvent plus nous arr�ter.
On aura l'argent. On aura tout !
J'ai planifi� �a depuis le d�but...
- quand j'ai su qu'elle revenait. - "Planifi�" ?
Bien s�r ! Je savais que tes parents s'opposeraient au mariage...
mais on est d�barrass�s d'eux, maintenant.
Tout le monde pensera que Lucy est la meurtri�re.
Tu ne comprends pas ? Elle est folle.
Elle est folle !
Je te d�teste ! Tu es folle !
Je la d�teste !
Je suis d�sol�e ! Je ne voulais pas te faire de mal !
Je t'en prie ! Je t'aime ! Je te d�teste !
Je t'aime ! Je t'aime !
Je te d�teste !
Mon Dieu, je te d�teste !
Je te d�teste ! Tu es folle !
Tu vois, tout �a faisait partie du plan de Carol.
Les t�tes sur mon oreiller, la hache.
Elle a probablement fait ces t�tes dans son atelier.
Elle a d� les mettre dans ta chambre.
Quand tu es sortie en courant, elle les a enlev�es.
Elle a aussi coup� toutes les t�tes des photos de l'album...
en s'assurant que Michael allait voir la chose.
Je me revois en train de les regarder � la fen�tre.
Je ne comprenais pas pourquoi Michael �tait si boulevers�.
Elle devait convaincre tout le monde...
que tu �tais toujours d�s�quilibr�e.
Elle m'a presque convaincue aussi.
Bill, elle a d� commencer le jour o� je suis arriv�e.
M�me quand on est all�es au salon de beaut�.
�a faisait partie du plan.
Lucy Harbin prit une hache et donna 40 coups � son �poux
Je croyais que j'entendais des voix.
Elle avait s�rement cach� �a dans son sac.
Elle avait vraiment pens� � tout, hein ?
Elle avait fait un moulage pour cr�er un masque qui te ressemblait.
Elle s'habillait comme toi.
Le plan de Carol, c'�tait de me garder ici...
jusqu'� ce qu'elle tue les Fields, pour que je sois accus�e du meurtre.
Puis, quand le docteur est venu pour me ramener...
elle l'a tu� pour l'en emp�cher.
Quand Krause a commenc� � avoir des soup�ons, elle l'a tu� aussi.
Quand as-tu r�alis� ce que faisait Carol ?
Jamais. Je suis juste all�e chez les Fields pour m'excuser.
Elle a d� me d�tester toutes ces ann�es.
Ces figurines...
tu vas les envoyer � Carol ?
Non, je vais les ranger une fois pour toutes.
Je vais retrouver Carol.
Tu vas retrouver Carol ?
Lucy, Carol est dans un endroit semblable � celui o� tu �tais.
Je sais.
Carol a besoin de moi.
Et depuis longtemps, mais je n'ai jamais �t� l� pour l'aider.
Maintenant, j'en serai peut-�tre capable.
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