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LES ÉVÉNEMENTS ET PERSONNAGES DE CE FILM SONT TIRÉS
DE FAITS ET PERSONNES RÉELS, MAIS CERTAINS ÉVÉNEMENTS ET NOMS
ONT ÉTÉ ROMANCÉS À DES FINS DRAMATIQUES.
Et voici ce que je voudrais dire aux téléspectateurs.
J'ai fait des erreurs, mais de toute ma vie publique,
je n'ai jamais profité,
jamais profité de mon service publique.
J'ai gagné chaque centime.
Et de toute ma vie publique,
je n'ai jamais fait obstruction à la justice.
Et je pense, aussi, que je peux dire
que de toute ma vie publique,
j'ai accueilli ce genre de mises en examen,
parce que les gens doivent savoir
si leur président est un escroc.
Je ne suis pas un escroc.
J'ai gagné tout ce que j'ai.
L'APPRENTI
Rien ne vaut cet endroit.
Il n'y a rien de tel.
Tu sais que les Vanderbilt et les Kennedy,
ils sont tous venus ici.
Tu vois le vieux type là-bas
avec la jolie mannequin ?
C'est Daniel K. Ludwig, le magnat du transport,
un des deux seuls milliardaires des États-Unis.
Et là-bas, tu as Si Newhouse.
Il est propriétaire de la moitié des journaux et magazines
du pays.
Toute personne importante vient ici.
Cet endroit est unique.
Pourquoi es-tu si obnubilé par ces gens ?
Eh bien, je ne suis pas obnubilé par ces gens,
je suis juste... Je suis curieux, tu sais, des gens.
Il y a un don pour être milliardaire.
C'est un talent, il faut être né avec.
Il te faut un certain gêne, tu sais ?
C'est un endroit très sympa.
Ils disent que je suis le plus jeune des membres à être admis.
Ça doit être important.
Oui, c'est très important.
Je vais aller me repoudrer le nez.
D'accord.
Excusez- moi. Je m'appelle Russell.
Mon ami veut savoir si vous voulez vous joindre à nous pour le dîner.
En fait, je m'en allais, donc...
Il est membre depuis longtemps.
Il veut vous féliciter d'avoir passé le comité de sélection.
C'est totalement faux.
Sonny Liston a été... Oui, il s'est fait arrêter 19 fois,
mais le mec était un champion.
On ne peut pas le blâmer.
- Hé, bonjour. - Comment allez-vous ?
- Ça va ? - Bien, merci.
Assieds- toi.
On ne va pas te mordre.
- Voilà. - Comment t'appelles-tu, beau gosse ?
Donald Trump.
Donald Trump, enchanté. Roy Cohn.
Le Roy Cohn, celui des journaux et tout ?
C'est ça, le Roy Cohn des journaux.
- Vous êtes brutal. - Je suis brutal, c'est vrai.
C'est le mec qui a envoyé les Rosenberg sur la chaise électrique.
Les Rosenberg sur la putain de chaise. - De ce chef, je suis coupable.
Mais tout ce que je fais, je le fais pour l'Amérique.
Bien dit !
- Eh bien... - Qu'est-ce que tu bois ?
Juste de l'eau avec des glaçons. - De l'eau avec des glaçons ?
- Tu vis dangereusement, hein ? - Ouais.
Je te présente mes potes, voici Carmine Galante.
Enchanté.
- Et ce... - Je fais de mon mieux.
...monsieur voluptueux là, avec son diabète,
c'est Tony Salerno.
Je peux t'appeler Gros Tony, ou tu vas me faire descendre ?
Tu peux m'appeler ce que tu veux, Roy.
- Bien. - Tu es mon avocat.
Toi, ne l'appelle pas Gros Tony parce que tu pourrais finir
dans la East River ou dans le même genre.
Bonsoir.
Les autres ne valent pas la peine d'être présentés.
J'adore rencontrer les gens.
C'est important pour mon business, et je suis ravi de tous vous rencontrer.
M. Salerno, je suis enchanté de vous rencontrer.
Quel est ton business, Donald ?
L'immobilier.
Je suis vice-président de la Trump Organization.
Oh, tu es le fils de Fred Trump ? - C'est ça.
C'est le fils de Fred Trump.
Je crois que ton père est un petit peu empêtré.
On dirait qu'il a bien besoin d'un bon avocat.
Bah...
Parles-nous en.
En ce moment, le gouvernement et la NAACP nous poursuivent en justice.
Ils disent que nos appartements sont ségrégués.
Nous sommes en Amérique. Vous pouvez louer
à qui vous le souhaitez, bordel.
Notre avocat veut qu'on paye
pour régler ça à l'amiable,
mais nous ferions banqueroute, ça nous ruinerait.
Dites aux fédéraux d'aller se faire foutre.
- C'est clair. - Portez plainte.
Toujours porter plainte. Attaquez-les en justice.
Faites-les prouver que vous faites de la discrimination.
Eh bien, je pense...
que je vais devoir nous trouver un nouvel avocat.
Bien sûr, être pote de Nixon et du procureur général peut aider.
Êtes-vous libre ? Enfin...
Pourquoi, t'es pédé ?
Un pédé !
VILLAGE TRUMP SECTION 3
Mme Nathanson ?
Oui.
Le loyer.
Vous l'avez ? Il y a le compte ?
- Je crois. - Vous croyez ?
Oui.
- Oui. - Si je compte et que ça ne suffit pas,
qu'est-ce que je suis censé faire ?
C'est juste ce mois-ci. Je me suis fait mal au dos,
je me suis fait mal, c'est tout.
et j'ai dû aller à l'hôpital. Vous savez ce que c'est.
Espérons que vous serez en vie le mois prochain.
Payez le loyer.
Payez le loyer, ou bien, c'est fini.
Mme Thompson.
Espèce de sangsue !
La moitié ?
Vous n'êtes pas réel.
Je suis très, très réel, M. Granger.
Vous êtes le fruit de mon imagination.
M. Granger, s'il vous plait. Allons.
Allez-vous faire foutre.
Toi, va te faire foutre ! Enfoiré !
Ces pédés de la NAACP m'ont traité de raciste.
Frederick, s'il te plait, ça suffit.
Mary, il m'ont traité de raciste.
Comment est-ce que je peux être raciste alors que mon chauffeur est noir, Mary ?
- Pas de gros mots. - Comment est-ce possible ?
Des conversations agréables.
- Je ne suis pas raciste. - Pas de politique.
Tu trouves ça drôle, Freddy ?
Peux-tu retirer ton coude de la table, s'il te plait ?
Oui, monsieur.
Papa, le fait est que nous sommes poursuivis en justice.
Il faut qu'on mette ce procès derrière nous,
et je dois faire une offre sur le Commodore,
et je pense qu'avec Roy, nous avons une chance.
Pas ces conneries sur ton hôtel, s'il te plait.
Roy Cohn n'est pas le type qui va nous aider, d'accord ?
C'est un escroc. Il a été inculpé trois fois.
Il n'a jamais été condamné, d'ailleurs.
Cet homme est un génie, Il a dirigé les affaires de McCarthy
quand il était adolescent et il est pote avec Nixon.
- Il est vicieux. - Tu ne crois pas que j'ai essayé
de tirer les ficelles avec Beame et Rockefeller ?
Ils n'aident pas. Le gouvernement veut nous abattre.
Accepte le rendez-vous, voilà ce que j'en dis.
Rencontre-le pour en discuter, c'est tout.
Je pense que Donnie a peut-être raison.
Pourquoi ne pas rencontrer Cohn, et avoir une deuxième opinion ?
Dit le pilote de ligne.
Mon ainé est un putain de conducteur de bus à ailes.
Frederick, s'il te plait.
Est-ce que tu sais quelle honte c'est pour nous ?
À chaque fois qu'on me pose des questions sur ma famille,
je ne parle pas de toi, Freddy.
C'est à quel point j'ai honte de toi.
Frederick, ça suffit.
La musique te plait ?
- Oui, merci, Freddy. - Comment vas-tu ?
- Bien, comment vas-tu ? - Ça fait plaisir de te voir.
Mon Dieu, tu es belle ce soir.
Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
Elle est occupée.
Oh, mon Dieu.
- Tu la connais ? - Les trucs que je pourrais te raconter.
Tu sais vraiment naviguer cet endroit, hein ?
Si tu viens ici suffisamment souvent, tu finis par connaître quelques personnes.
Je vois ça.
Tu pourrais peut-être te détendre un peu, Donnie, on dirait un mec de la sécurité.
Mon Dieu, ces étés étaient les pires.
Je passais mon temps
à compter les avions décollant de Idlewild.
J'étais tout le temps comme ça.
Il me faisait ramasser les clous par terre pour économiser des sous.
Il le fait encore, Freddy. Encore maintenant.
Il me disait, "Garde un œil ouvert,
et si quelqu'un fait une pause cigarette trop longue,
tu me le dis," et il me donnait
25 centimes pour chaque mec que je balançais.
C'était moi contre eux.
Tu t'es sûrement enrichi, hein ?
Tu es probablement devenu riche ces étés- là.
- Je veux que tu sois heureux. - Je reprends un verre.
Non, allez.
C'est bon, merci, merci beaucoup.
Okay, je n'ai pas besoin de mon petit frère.
Tu crois que je n'ai pas d'argent ? J'ai de l'argent.
Je sais que t'en as, mais je t'invite, d'accord ?
Prends ton chapeau. Tu vas en avoir besoin.
Vic, je pense à un atrium sur trois étages, tu vois ?
Et tout ce côté- là, jusqu'en bas...
LE COMMODORE
... je le veux recouvert de verre miroir.
Ainsi, quand tu es de l'autre côté de la 42ème rue
ou que tu remontes la rampe de Park avenue,
et que tu regardes en l'air, tu verras le Chrysler Building,
la Grand Central Station,
et les reflets des plus beaux monuments dans la vitre.
Ça va changer toute l'ambiance du quartier.
Ce sera très beau. Qu'en penses- tu ?
Ouais, c'est fini.
C'est fini ? Vic, que veux-tu dire ?
Si tu étais sérieux, je discuterais avec ton père, pas avec toi.
Qui veut construire un hôtel de luxe sur la 42ème ?
Moi, Okay ?
Je vais m'y investir corps et âme, jusqu'à ce que ce soit terminé.
Il y aura 1 600 chambres à un pas de Grand Central !
Comment ça va ? Tu veux t'amuser ?
C'est ma femme. Tu veux baiser ma femme ?
Non, ça ira, merci.
Sa chatte serrée est à toi pour 40 balles.
- Ça ira, merci beaucoup. - Tu penses que ma femme est moche ?
Hé, mec, allez. On ne traine pas, bougez.
New York est la meilleure des villes au monde,
et quand elle fera son retour, son grand retour,
il y aura beaucoup d'argent.
Les gens vont s'enrichir, Vic, à ne pas en croire tes yeux.
Allez, Vic, fais preuve d'imagination, d'accord ?
Je ne peux pas en discuter avec vous tant que vous avez les fédéraux au cul.
Compris ?
Vic, ça va être génial.
David, comment allez-vous ?
Comment allez-vous ?
Donald Trump, de l'autre soir, vous vous souvenez ?
- Oui, bien sûr. - M. Cohn, très beau costume.
Donald Trump. Nous nous sommes rencontrés l'autre soir.
Russ, ma table, s'il te plait ?
Écoutez, à propos du procès, je voulais vous parler
de, vous savez, d'avant, avec mon père.
Écoute, je suis là pour m'amuser, Okay, gamin ?
Ne me gâche pas ma soirée.
Maintenant il faut que j'aille pisser.
M. Cohn, il faut que vous nous représentiez.
Non, mais c'est une blague !
Je suis désolé de vous suivre aux toilettes,
mais vous devez nous représenter.
Le Ministère de la Justice essaye de détruire nos vies.
C'est une honte, c'est une injustice.
J'essaye de pisser.
Ils vont nous forcer à louer à des cas sociaux
et vont ruiner nos immeubles.
S'il vous plait, je vous en supplie, monsieur.
Je me tiens dans les toilettes, avec ce mec,
et je vous supplie de tout mon cœur
de s'il vous plait, en tant que seul mec,
le seul mec à avoir les entrailles et les couilles
de s'en prendre à ces brutes, de considérer notre dossier.
Je n'ai jamais aimé les brutes.
Les gauchistes haïssent le capitalisme, et la force,
et tout ce que les gens comme nous défendons...
la vérité, la justice et le modèle de vie Américain.
Okay, ce qu'ils veulent, c'est prendre de l'argent,
le vôtre et le mien, et le distribuer
à ces bons à rien de cas sociaux.
- Pas pour moi, merci. - Ils sont pires que les Nazis, croyez-le.
- Je ne bois pas. - Un petit conseil, fiston.
Tu bois si tu veux que je t'écoute.
Tchin tchin.
Bois, jeune Donnie.
Alors, j'ai pas toute la nuit.
Okay, donc, le procès dit que nous avons enfreint la loi sur le logement équitable.
Ne me dis pas de quelle loi il s'agit, dis-moi de quel juge il s'agit.
Edwin Neaher.
Pas bon, c'est un vrai scout.
- Vraiment pas bon ? - Mal parti.
Tu sais quoi, Donald, tous ces trucs de droits civils,
ça pue, comme les harengs.
Dis-moi, combien de gauchistes bêcheurs
veulent que leur petits Johnnies et Janes aillent à l'école
avec des petits nègres ?
Zéro, n'est-ce pas ?
Et ils disent que je suis le diable incarné.
Au moins je suis honnête, pas vrai ? - C'est vrai.
L'autre jour, vous parliez de...
Allez, bois.
J'étais... Vous parliez d'attaquer le gouvernement en justice.
Vous étiez sérieux, ou... ?
Je suis aussi sérieux qu'une crise cardiaque.
Okay, à ta santé.
- Merci. - À Donald.
Je vous le dis, Roy. Je vais conquérir New York.
Je vais conquérir New York et la ramener à sa gloire.
Je vais le faire. Vous allez voir.
Je vais prendre ce Commodore,
et en faire le plus grand hôtel de la ville.
Je prendrai Penn Central,
je prendrai les Yards, les Hudson Yards.
J'ai pleins d'idées, et c'est le problème avec mon père.
Tu sais quoi, Donald, tu es...
- Les gens... - Tu es très beau, tu le sais, ça ?
Tu es un vrai pur-sang.
- Roy. - Tu es vraiment unique, okay ?
Je te le dis, tu es unique.
- Je crois... - Tu n'es pas mal non plus.
Je ne suis pas si attrayant, mais...
Tu es pas mal, tu sais, tu es pas mal.
Je parie que tu baises beaucoup, n'est-ce pas, Donald ?
Tu sembles être quelqu'un qui baise beaucoup.
Je crois que tu as raison.
J'aime bien ce gamin. Il me fait pitié.
Oui, je vois ça.
Va voir s'il se porte bien.
Je ne suis pas Bunny Luindenbaum, et c'est pas l'Avenue Z.
- D'accord. - Les gens puissants m'engagent
parce que je ne suis pas un avocat banal, payé à l'heure,
bon à rien, un avocat véreux. Je ne me laisse pas faire.
Tu es le client, mais tu travailles pour moi.
Ce qui veut dire que tu fais à 100 % ce que je dis, quand je le dis.
Absolument, totalement.
Tout ce que vous voudrez.
Et si tu vomis sur mon cuir rouge,
tu es un canard mort.
Mon bureau, demain à 12h30.
Oui ?
Bonjour, c'est Donald Trump pour Mr. Cohn, merci beaucoup.
- Donald qui ? - Donald Trump.
Entrez, Donald.
Non. Je vous dis que non,
ce n'était pas dans sa serviette, ni supposé être dans sa serviette.
J'étais devant le tribunal, j'ai vu la plainte, vous non.
Si ?
Okay.
Non, vous ne m'écoutez pas.
Non, obtenez cette putain d'injonction
et fermez-la.
Où en étions-nous ?
La préparation de l'offre de Murdoch pour le New York Post.
Il manque la diligence requise de la propriétaire Dolly Schiff.
La diligence requise ? Pour savoir quoi ?
C'est une connasse communiste.
Dis à Ruppert qu'elle est l'éjaculation nocturne
d'un industriel véreux.
- Merci, Rosario. - Mûre pour servir de pigeon.
Le divorce Phelps, c'est quand ?
Lundi en huit.
Parce que je veux être armé jusqu'aux dents
quand je vais appeler son imbécile de mari à la barre des témoins.
Bonjour, chéri.
Il faut aussi se pencher sur la citation des impôts.
Ces génies des impôts.
- C'est une vendetta totale. - Putain d'impôts.
Charlie, viens-là, couillon.
- Okay, le voilà. - Qui a laissé le...
Voici Charlie Brown. Fais-lui un bisou, Charlie.
- Ouais. - Bravo.
Attention, il pourrait essayer de te tailler une pipe.
91. 92.
- 93. - Voilà le dossier.
Au cas où tu veux y jeter un œil. - 94.
Tout sur la loi du logement équitable.
Je fais mes abdos, Donald, attends.
195. 196.
- 197. - N'y touche pas, s'il te plait.
Oh. Pardon.
198.
- 199. - Sacrée collection, Roy.
- 200. - Président Nixon.
C'est incroyable.
Nixon ? Oui, c'est un bon ami.
- C'est un ami proche. - Tu veux lire le dossier ?
Je n'ai pas besoin de lire le dossier. Je te l'ai dit, il pue.
Ça sent comme mes aisselles là maintenant.
Ce que je veux dire, c'est qu'en réalité, nous louons aux noirs.
- Ah bon ? - Oui, 10 % de nos immeubles
- sont loués à des noirs. - Alors...
C'est juste qu'il faut qu'ils gagnent quatre fois le montant du loyer,
en termes de revenus, pour être approuvés.
On dirait que c'est vous qui êtes discriminés.
C'est vrai, on l'est.
Et ça devrait s'appeler la loi du logement inéquitable.
C'est votre immeuble, vous pouvez louer à qui vous le voulez.
Ça sonne bien quand c'est toi qui le dis, Roy.
- Où est mon chèque ? - Je l'ai, là.
Okay, c'est parti.
Tu as un super nom. Trump.
Il finira peut-être sur ce mur un jour.
- Ce serait bien. - Tu pourrais être sur ce mur.
- J'aimerais bien. - Ouais.
Pourquoi pas ?
Comment est-ce que tu côtoies tous ces gens ?
Tout le monde veut sucer la bite d'un vainqueur,
ça se résume à ça.
J'ai été inculpé trois fois, j'ai gagné 36 à zéro.
Gouvernement, 0. Roy Cohn, 36
- Je suis un vainqueur. - Comment gagnes-tu ?
Tu veux savoir comment je gagne ?
Je vais te dire un petit secret.
Il y a des règles.
Les trois règles de Roy Cohn pour gagner.
La première règle est la plus simple.
Attaquer, attaquer, attaquer.
Les droits civils, Katz.
J'espère que l'imbécile que tu sautes a beaucoup d'argent.
Parce que quand tu seras virée,
- tu vas en avoir besoin. - Pardon ?
À moins que tu abandonnes ce litige sans fondement,
je contre-attaque le Ministère de la Justice
pour 100 millions de Dollars
et tu regretteras amèrement
le jour où tu as déposé cette plainte. - Qui est-ce ?
Roy Cohn, j'appelle de la part de mon client, Donald J. Trump.
Toujours laisser sonner deux fois.
À qui ai-je l'honneur ?
Mr. Cohn, J. Stanley Pottinger à l'appareil,
directeur du respect des droits civils
au Ministère de la Justice des États- Unis.
Je suis sûr que votre mère est très fière de vous.
Comment osez-vous menacer une de mes avocates ?
Je devrais vous faire radier du barreau pour lui avoir parlé ainsi.
Stan, Stan, bubala, calme-toi.
Ça ne s'est jamais passé.
Barbara Katz travaille pour moi depuis 20 ans.
Tu l'as menacée, et maintenant elle...
On dirait qu'elle a les hormones en pagaille ou un truc dans le genre.
Qu'est-ce que tu as dit ?
Deuxième règle, ne rien admettre, tout nier.
Objection, la Division des Droits Civils n'a pas déposé de plainte.
Franchement, ils ont compilé un communiqué de presse de 48 pages,
à ce que je vois.
Le gouvernement n'a pas démontré un seul fait
concernant des pratiques discriminatoires
envers les noirs par les Trump.
Je lance une requête d'irrecevabilité en référé.
Rejetée.
Maître, vous pouvez continuer.
Merci, Monsieur le Juge.
Agent Green, qu'est-ce qui vous a mené à croire
que votre race a joué un rôle dans le fait qu'un bail vous a été refusé
dans les propriétés Trump ?
Eh bien, les journaux faisaient la publicité...
C'est Walter, du ministère de la Justice. C'est lui qui dirige tout.
J'ai vu trois couples blancs être approuvés avant moi.
- Objection, spéculation. - M. Cohn.
Comment pouvez-vous être sûr qu'ils étaient blancs ?
Mr. Cohn, permettez à l'agent Green de répondre à la question.
J'ai vu des Portoricains plus blancs que mes fesses après un long hiver.
Monsieur le Juge.
- M. Cohn, M. Cohn - Marvin, comment allez-vous ?
- Ravi de vous voir. - Ravi de vous voir.
Comment sentez - vous vos chances ?
Le dossier du gouvernement est aussi bidon qu'un billet de trois dollars.
Disons juste que nous sommes dans une très forte position.
M. Trump, pensez-vous pouvoir battre le gouvernement américain ?
- M. Trump. - Je le sens vraiment bien.
Une dernière question, M. Trump.
- M. Trump. - M. Trump, dernière question.
On va vraiment gagner, hein ?
Ça va pas la tête ? Bien sûr que non.
- Quoi ? - Donald, votre dossier est merdique.
Vous m'avez dit qu'ils n'avaient pas de preuves.
Votre agent de location a marqué les applications des noirs d'un C.
Un C qui ne veut pas dire "Coton", n'est-ce pas ?
Raul, je suis en retard à un rendez-vous. Appuyez sur le champignon.
Roy, vous avez dit qu'on gagnerait haut la main.
Règle numéro trois, la plus importante de toutes, d'accord ?
- Quoi qu'il arrive... - Il a besoin d'aller si vite ?
Quoi qu'ils disent sur toi,
peu importe à quel point tu es battu,
tu déclares victoire et ne reconnais jamais la défaite.
Ne jamais reconnaître la défaite.
Tu veux gagner ? C'est comme ça que tu gagnes.
Walter, cher ami, quelle bonne surprise.
Ravi de te voir aussi, Roy.
Ton bouledogue, Katz, elle est dure avec nous.
Barbara est une de nos meilleures avocates.
Tu sais que ce dossier n'est pas juste. On le sait tous les deux.
Tu sais, Roy, la justice est compliquée.
- La justice est compliquée ? - Oui.
Tu sais ce qui pourrait se compliquer, Walter ?
Un homme marié
qui commet certaines indiscrétions
avec des garçons de cabines à Cancún.
À ce que je sache,
les homosexuels sont exclus des services sociaux fédéraux.
Qu'est-ce que tu veux, Roy ?
Et si tu faisais ce qui est juste en faisant disparaître ce dossier ?
Tu sais bien que je ne peux pas faire ça.
Imagine ta femme en train de lire dans le "Post" que...
- Roy. - ... son mari est une tapette.
C'est ça que tu veux ?
Passe le bonjour à Mira et aux enfants.
Je ne vais pas te mordre.
Pourquoi tu ne t'assois pas ?
Tu es en Alaska là-bas. Viens là.
Eh bien...
- Quoi ? - Je ne sais pas, Roy, enfin...
Je suis sûr que ce que je viens de voir était...
Je ne sais même pas quoi en penser.
Je suis sans voix.
Je vais te dire une chose, Donald.
Tu as fait du sport, non ?
Donc, ils t'ont probablement appris...
à jouer la balle, pas l'homme.
Mais tu vois, en réalité, c'est totalement l'opposé.
Tu joues l'homme, pas la balle.
D'accord ? Pour obtenir ce que tu veux, oublie la balle.
Tu te fais l'homme.
C'est une nation d'hommes, pas de lois.
Et tu t'en fiches ?
C'est un avantage de se moquer de ce que pensent les gens de toi.
On s'en fout de ce que pensent les gens de toi.
Il n'y a pas de bien ou de mal.
Il n'y a pas de moralité.
Il n'y a pas de vérité avec un V majuscule.
C'est un concept.
C'est une fiction. C'est une création de l'homme.
Rien de tout ça n'a d'importance à part gagner, c'est tout.
Quitter mon poste avant la fin de mon mandat
va à l'encontre de tout instinct que je possède.
Mais en tant que Président, je dois mettre les intérêts de l'Amérique avant tout.
Je démissionnerai donc de la Présidence demain à midi.
C'est la priorité de mon mandat présidentiel
de soutenir et de renforcer la confiance mutuelle
et le respect, qui doivent exister...
- Allô ? - Ne jamais répondre à ton téléphone
comme un tocard. Prends-toi une secrétaire.
- Comment ça se passe ? - Le juge a appelé
avec des nouvelles du procès.
- Alors, qu'ont-ils dit ? - Le gouvernement
s'est plié comme une tente bon marché.
Nous avons passé un accord sans dédommagements,
sans admission de discrimination.
T'as gagné gros, gamin.
Roy, c'est incroyable.
Bon, prépare-toi, je passe te chercher dans une heure, okay ?
Tu es un génie.
Écoute, Judy, près de mille journalistes
me collaient le cul pour obtenir cette interview,
et je t'en ai donné l'exclusivité.
Oui, allô, Judy.
Donald Trump à l'appareil.
Très excité de vous parler.
- Sois excité, ne le dis pas. - Alors, Donald
avec le procès derrière vous, que voulez-vous faire maintenant ?
J'ai l'intention d'acquérir le Commodore
et d'en faire le plus bel immeuble
de la ville, du pays peut-être.
Et du monde, Judy, du monde.
Ce sera l'immeuble le plus élégant au monde.
Ça va être un hôtel spectaculaire.
Absolument spectaculaire.
De première classe, et...
Ça a l'air très ambitieux.
D'où tenez-vous cette volonté ? Vous êtes encore si jeune, Donald.
J'ai du flair et je suis intelligent,
et je pense que ça m'apportera le succès.
Doucement.
Mais je veux aussi rester humble.
Désolé, Judy. Finissons en personne,
et amène un photographe, d'accord ?
- Je suis désolé, Roy. - Non, écoute,
- c'est ta vie. - Tu m'as pris au dépourvu.
Tu as encore du chemin à parcourir, mais tu apprends.
Tu sais, j'aurais dû en discuter avec papa
avant d'annoncer mes plans pour le Commodore.
Il sera convaincu par l'article du Times, okay ?
- Euh... - Tu crées ta propre réalité.
C'est pas si facile que ça.
La vérité est malléable.
- Mais il est... - Il est trop serré, je trouve.
- D'accord, bon, je suis désolé. - Tu as un gros cul.
Tu le sais, ça ? Il faut que tu y remédies.
On va essayer autre chose.
Écoute, mon père est dur, Roy. Il est très dur.
Tu dois répandre la nouvelle
comme si c'était une affaire conclue.
On ne peut pas le bousculer facilement.
D'accord, okay, alors quoi ? Tu le laisses te bousculer.
- C'est ça que tu veux ? - Non.
Regardez, très bon tissu, Brioni.
C'est quoi, de la laine de mérinos ?
Ça a l'air cher. C'est combien ?
- 1 100 dollars. - Okay, c'est...
On va le prendre, et chemise et cravate pour aller avec.
- Je ne peux pas payer. - Laisse tomber.
Laisse tomber. Regarde, tiens.
Je n'ai pas besoin de ton argent.
Tu me rembourseras avec ton amitié, d'accord ?
Quid pro quo.
Tu es mon ami. Je serai ton ami.
D'accord ? C'est le pacte, okay ?
Si tu ressembles à un prince, je ressemble à un prince aussi.
Est-ce un type de Flushing, ou un type de la 5ème Avenue ?
- Tu vois ? - De la 5ème Avenue.
- Voilà. - On veut être sur la 5ème Avenue.
- Voilà. - Exactement.
On a dépassé les 20 minutes.
- Est-ce qu'on peut... - Je vous ai dit
que c'est un club privé.
Seuls les membres y sont admis. - Elles peuvent devenir membres.
- En remplissant les papiers. - Impossible.
- Je vous ai demandé de sortir. - Je veux parler à votre patron.
- Je suis le patron. - Vous n'êtes pas le patron.
- Je suis le patron. - Je veux parler au vrai patron.
- Désolé que vous soyez fâchée - Excusez-moi.
- Un problème ? - Je suis désolé, M. Trump.
Je leur demandais juste de partir.
En fait, elles sont sur la liste.
Nous n'avons pas besoin de votre aide.
Et de quelle liste parlez-vous ?
La liste de Roy Cohn.
Toutes mes excuses, M. Trump.
Veuillez retirer vos manteaux.
Merci beaucoup.
Bonsoir mesdames, laissez-moi prendre vos manteaux.
Je suis Donald Trump.
Vous êtes un vrai... quel est le mot ?
- Gentleman - Stéréotype.
Un homme qui pense que les femmes ont besoin de son aide.
Eh bien, vous étiez totalement en train d'échouer sans moi,
alors je pense que vous aviez un petit peu besoin de mon aide.
C'est quoi le piège, gentleman ?
Pas de piège. Amusez-vous bien.
Merci.
Je ne sais pas.
Mesdames, puis-je vous offrir autre chose ce soir ?
- Tout va bien, merci. - Pareil.
L'addition, s'il vous plait.
M. Trump s'en est occupé.
Bon.
M. Trump craque pour quelqu'un. - Merci.
Bien, on s'en va ?
Oui.
- Excusez-moi. - S'il vous plaît.
Excusez-moi.
Excusez-moi. Je peux vous déposer quelque part ?
Non merci.
Il semble faire très froid dehors, laissez-moi vous déposer quelque part.
Allez, venez.
Vous ne m'avez pas dit votre nom.
Ivana Zelníčková.
Ivana Zelníčková ?
- Zelníčková. - Zelníčková.
AMERICANA
Merci de nous avoir déposées.
J'aimerais vraiment vous revoir.
J'aimerais vous emmener dîner.
Merci, Donald, mais j'ai un petit ami.
Et alors ? Il ne vous laisse pas manger ?
Bonne nuit, Donald.
Taxi !
LE NEW YORK TIMES Donald Trump, magnat de l'immobilier,
se construit un personnage en achetant des immeubles
"Donald J. Trump est grand, mince et blond
avec des dents blanches éclatantes
et ressemble beaucoup à Robert Redford."
Je suis très fière de toi.
Je suis si fière.
Ils m'ont qualifié de controversé.
Donald, il aurait été convenable de ta part
de m'en parler avant d'annoncer ton projet pour le Commodore.
Maintenant, on dirait que je ne dirige pas ma propre putain de compagnie.
Pas si tu me soutiens.
Donald, l'immeuble Chrysler est en procédure de saisie.
- Le Chrysler... - Et tu veux ouvrir un hôtel.
- au coin de la rue. - Je comprends.
Le Chrysler est un monument,
- donc tout va bien. - C'est comme ajouter un transat
au Titanic.
Papa, tôt ou tard, il va falloir que tu acceptes le fait
que j'ai peut-être raison, et que je sais peut-être ce que je fais.
Écoute, Donald, je respecte ce que tu as fait, fiston.
Je l'espère vraiment. Je l'espère, papa. Vraiment.
Donald.
Il faut que j'y aille.
Sérieusement, Frederick ?
Hé, Russell, où est Roy ?
Donald, qu'est-ce qu'un bon garçon comme toi fait dans une soirée pareille ?
Comment connais-tu Roy ?
C'est mon avocat.
Le mien aussi.
Je suis dans l'immobilier.
Que faites-vous ?
Je suis artiste.
Qu'est-ce que vous fabriquez ?
Tout ce que je peux vendre.
Gagner de l'argent est un art.
C'est vrai, oui.
Avez-vous du succès ?
Roy.
Le voilà, le garçon aux cheveux d'or.
Moi je dis, si tu es mis en examen, tu es invité.
Le costume est très bien. Allez, on va se mêler aux autres.
Dick, comment vas-tu ?
Je te présente Donald Trump.
- Comment ça va ? - Nouvel ami, nouveau client.
Roy, j'ai entendu dire que Ed Koch va se présenter.
Il ne gagnera jamais, il est complètement homo.
- Il est homo ? - C'est ce que j'ai entendu dire.
Écoute, Abe est inquiet, il voulait que je t'en parle.
D'accord, appelle-moi demain. Je fais la fête pour l'instant.
Dick est le maire adjoint.
C'est un bon ami.
Messieurs, je voudrais vous présenter un vrai prince.
- Donald Trump. - M. Murdoch.
Enchanté de vous rencontrer.
- George Steinbrenner. - Bien sûr.
- C'est un grand honneur. - Il sait qui tu es, George.
- Tu es sérieux ? - Monsieur, j'ai fait du base - ball.
Mon coach disait que j'aurais pu être pro.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai réalisé qu'au lieu de jouer sur le terrain,
je pouvais posséder le stade.
- Pas mal. - À plus tard.
Rupert va être très important pour toi.
Il faut qu'on parle de toi dans le Post et les autres journaux,
que ton nom soit dans la presse.
- C'est mon comptable. - Vraiment ?
Écoute, t'as intérêt à travailler sur le pitch du Commodore, okay ?
Révise-le bien, parce que je t'ai obtenu un rendez-vous
- avec le PDG du Hyatt. - Jay Pritzker ?
Oui, Jay Pritzker, qui d'autre ? - Roy, c'est extraordinaire.
- Roy, c'est... - D'accord ?
- C'est incroyable. - Estelle.
De la part des conservateurs inhumains et sadiques
de ce pays, je vous souhaite la bienvenue.
C'est fantastique de voir autant de vieux amis, et de nouveaux.
J'aime ce pays.
Je considère l'Amérique comme mon client le plus important.
Certains d'entre vous sont mes clients, et je hais d'avoir à vous le dire,
mais l'Amérique est plus importante.
Nous sommes la dernière ligne de défense
entre un monde libre et un monde totalitaire infernal.
- Que Dieu bénisse l'Amérique ! - Que Dieu bénisse l'Amérique !
Où est Roy ? Vous l'avez-vu ?
Je crois qu'il est monté.
Okay, je vais aller le chercher.
Oui.
Eh bien messieurs, c'est une opportunité monumentale.
La zone de la gare Grand Central est l'une des plus importantes de la ville.
L'Immeuble Chrysler y est, l'Immeuble Pan Am y est.
La zone entière est monumentale.
Et la clé de la zone entière est le vieil hôtel Commodore,
qui reste là, barricadé, attendant d'être transformé.
Je veux en faire quelque chose de très spécial.
Je veux construire un hôtel incroyable, glorieux, glamour,
qui donnera du travail aux travailleurs du bâtiment,
ça sauvera des emplois dans l'hôtellerie.
New York a vécu une année brutale.
Nous sommes à un pas d'une dépression,
et nous nous devons de la relever.
Merci.
L'hôtel Commodore est une très bonne idée,
mais non seulement il est en ruines, mais les alentours aussi.
La totalité du pâté de maison
va devoir être reconstruite.
J'adorerai faire ça.
Je trouve que "destination" est un très beau mot.
Ça amène les gens à Manhattan.
Beaucoup d'européens attendent de pouvoir revenir.
M. Pritzker, avez - vous des questions ?
Une seule.
Entre les syndicats et les taxes, comment allez-vous gagner de l'argent ?
C'est une question intéressante.
Il n'y aura pas de taxes, Jay,
parce que nous obtiendrons une réduction de taxes du maire,
qui supplie les promoteurs immobiliers de construire, okay ?
Et si je lui dis que le PDG de Hyatt s'est engagé,
alors je peux lui faire renoncer aux taxes foncières.
Cette ville est ruinée, mais vous dites qu'ils renonceront aux taxes foncières ?
Je dis que j'ai la commission de planification de la ville
dans la poche.
Continuez de rêver, Donald.
Allô ?
Russell, c'est Donald. Tu peux m'ouvrir ?
- Il faut que je parle a Roy. - Non !
Russell !
- Calme-toi, tu vas... - Roy.
Tu vas casser mon interphone.
Roy, tu peux m'ouvrir ? J'ai besoin de toi.
T'as niqué le chien, c'est ça ?
Écoute, je...
Je suis désolé. J'ai vraiment besoin de ton aide.
Okay, j'appellerai le maire. Qu'est-ce que je lui demande ?
Qu'il renonce aux taxes foncières du Hyatt.
Renoncer aux taxes foncières du Hyatt ? - Oui.
Tu veux que je leur réclame une réduction de 160 millions de dollars ?
Oui. Avec toi, c'est possible.
- Tu es fou. - Avec toi, c'est possible.
Tu es Roy Cohn. Le Roy Cohn.
Jamais de la vie.
Je ferai ce que tu voudras. Tout ce que tu veux.
Tu sais, je ne peux pas transformer le pain en poisson.
Je sais, mais je t'en supplie.
Je crois en ce projet, et je t'en supplie, Roy, s'il te plait.
Appelle-le.
D'accord, appelle-moi demain matin, okay ?
Roy, je t'aime.
Veinard, il a une dette envers moi.
Je t'aime !
Okay.
Merci. Bonne nuit.
Bonne nuit.
Okay. Bonne nuit.
Espérons qu'on ne se foute pas de nous.
Tout le monde est d'accord, papa.
- C'est juste une formalité. - Ouais, c'est ça.
Il y a seulement un an,
le Président Ford a dit à New York de crever.
New York, crève.
Aujourd'hui, mon client M. Trump,
essaye de donner à cette ville une transfusion sanguine
dont elle a bien besoin
et de ressusciter le cadavre de New York City.
Et je vous demande de soutenir mon client dans son effort.
- Merci. - Merci, M. Cohn.
Passons aux derniers commentaires sur ce sujet.
Le Maire Adjoint Richard Morgan
nous présentera le point de vue du maire sur cette proposition.
Merci, M. le Président du conseil.
Je serai bref.
M. le Maire Beame et le reste de la mairie
soutiennent entièrement le projet de M. Trump.
C'est une escroquerie !
Les riches n'ont pas besoin d'une autre réduction d'impôts !
- Silence ! - Surtout pas cet homme !
- Okay - Allez. Président du conseil.
Bien qu'il est vrai qu'il y ait un certain soutien pour le projet de M. Trump,
il est aussi vrai que la ville est forcée
d'éliminer des services vitaux aux pauvres.
Nous passerons au vote après une courte pause.
Vous aviez dit qu'ils étaient d'accord.
Vous me faites perdre mon temps.
Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Qu'est-ce que je t'avais dit ?
Qu'est-ce qui s'est passé, Roy ?
Tu pensais que les règles ne s'appliquent pas à toi.
Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ?
Ils vont voter dans quelques minutes.
Attention la tête.
C'est ma salle de jeux.
Je peux tout enregistrer,
et, tu sais, garder des traces, au cas où j'en aurais besoin.
Ça, ce sont les branchements,
ces câbles sont reliés à toutes les pièces de la maison.
et tu peux écouter.
J'ai Onassis, j'ai le Cardinal Cooke.
J'ai tout le monde.
Pose ton cul là.
Le Président du Conseil est venu me voir un jour...
avec un petit problème.
Michael, je peux vous parler ?
Où avez-vous mis l'argent ?
Je l'ai mis dans des fonds que je pensais à l'abri des regards,
mais ils commencent à éplucher les comptes.
- Combien ? - 50 mille.
Je ne veux pas que ça revienne me hanter.
N'avez- vous aucune morale ?
Vous savez, j'ai déjà entendu ça.
Il faut que tu sois capable de faire quoique ce soit,
à qui que ce soit pour gagner.
Ce fut l'un des votes les plus difficiles que nous ayons tenu.
Il y a de grandes émotions dans les deux camps.
Il faut que tu sois prêt à exploiter tes ennemis
et inspirer la peur.
Notre responsabilité est de faire ce qu'il y a de mieux pour New York.
La vérité est que la ville a besoin d'investissements.
Par conséquent, nous approuvons la demande de M. Trump d'une réduction d'impôts.
C'est un scandale !
- Allez ! - Cette décision est finale.
C'est de la corruption !
C'est un coup politique !
Je vous demanderai de bien vouloir rester calme dans cet établissement !
- C'est illégal, non ? - Oh, c'est illégal ?
Donald, réveille-toi !
Tu sais, quand j'étais au procès des Rosenberg,
je voulais tellement voir ces youpins communards
brûler pour ce qu'ils ont fait.
Le Juge Kaufman n'a eu aucun mal à envoyer Julius
à la chaise électrique, mais Ethel était mère de deux enfants en bas âges.
Ils voulaient qu'elle vive.
Duo d'Espions Trahison Atomique finie à Sing Sing
Comme si c'était une sorte d'immunité spéciale
pour avoir trahi son pays.
Alors, pendant le procès, je sortais pendant le déjeuner
jusqu'à une cabine téléphonique pour appeler Kaufman.
Tu vois, techniquement, les communications ex parte
ne sont pas autorisées.
Mais quand la démocratie est en jeu...
crois bien que je suis prêt à enfreindre quelques détails techniques.
Je m'en fous qu'elle soit mère d'enfants en bas âges.
Elle a trahi notre pays, et elle doit mourir.
Tu dois montrer l'exemple et mettre cette femme à mort.
C'est une traîtresse.
Tu comprends ce que je te dis ?
L'Amérique est le plus gros client, non ?
C'est ça.
Tu dois être prêt à tout faire pour l'Amérique.
Pour sauver la démocratie.
C'est pour moi ?
Mettez-en cinq là.
- Allô ? - Ivana, c'est Donald.
Salut, Donald.
Dis-moi, tu veux aller dîner ?
Donald, je t'aime bien, et les fleurs sont magnifiques,
Mais je ne peux pas, je ne peux pas... - Ivana, ça me brise le cœur.
Je ne peux pas dormir, je ne peux pas manger, Je pense à...
Je pars à Aspen pour un job, il faut que je fasse mes valises.
Un boulot ? Tu es...
Écoute Donald, je vais me fiancer.
- Tu vas te fiancer ? - Et j'aime mon copain.
Mais...
Voilà l'idée...
On a un groupe de rock,
et, elle attire toute l'attention,
et vous êtes super, mais vous la soutenez.
D'accord ?
Ouais, avance tes nichons vers moi.
Quelle arrogance. Sexy.
Voilà.
Magnifique.
Avance un petit peu.
Voilà. Okay.
Bon travail.
Tu es belle.
Donald, qu'est-ce que tu fais ici ?
J'ai entendu dire que l'immobilier à Aspen était en plein essor.
- N'importe quoi. - C'est vrai.
J'ai encore plein de choses à régler.
Tu veux aller dîner ?
Je vais faire une descente après la séance photos
et peut-être que tu peux te joindre à moi.
Tu veux skier ?
Tu sais skier ?
Bien sûr.
- Je te retrouve ici. - Retrouve-moi en bas des pistes.
Non, non, non. Je te retrouve ici.
Je vais chercher mes skis et je te retrouve ici.
Tu aimes être mannequin ?
J'aime l'argent que ça me rapporte.
Tu gagnes beaucoup d'argent ?
Je gagne pas mal d'argent.
Mais ce que je veux vraiment, c'est ma propre ligne de mode.
Je veux des vêtements, des bijoux, des chaussures, qui portent mon nom.
Mon plus grand rêve est d'avoir ma propre boîte de décoration d'intérieur.
J'en ai une vision complète.
Quoi ?
Rien, tu n'es pas comme les autres femmes que je rencontre.
Parce que je souhaite autre chose qu'un homme et une bague au doigt ?
- Ouais. - Je trinque à ça.
Tu ne vas vraiment rien boire ?
Je n'aime rien qui me ralentisse.
Je ne voulais pas en rire.
Dans la vie, il y a deux types de personnes.
Il y a les tueurs et il y a les tocards.
Mais c'est bien de ne pas être un tueur, non ?
Tueur veut dire vainqueur.
Donc...
Es-tu un tueur, Donald ?
Tu vas me tuer ?
Elle s'appelle la Grosse Pomme, la meilleure ville au monde,
Et maintenant, il semble y avoir quelque chose de pourri
dans le noyau de ce fruit.
"La ville peut à peine payer ses factures,"
dit Ed Koch, le candidat à la Mairie.
Nous ne savons pas encore quels sacrifices nous devons faire
pour remettre cette ville sur pieds.
Et la criminalité est en hausse.
Nous devrons peut-être aussi licencier ceux qui se battent contre la criminalité.
Mais ça n'arrêtera pas le jeune promoteur immobilier Donald Trump
de poursuivre son projet de rêve,
un hôtel de luxe de 1500 chambres près de Grand Central Station.
New York se trouve là à un tournant décisif
et cela ira dans un sens ou un autre,
et je vais m'assurer qu'elle aille dans le bon sens.
Je veux en faire à nouveau une ville fabuleuse.
C'est un audit ouvert sur 19 ans, donc ce qu'ils me disent
c'est que là, en mars 1977, je dois me souvenir
avec qui j'ai dîné en février 1958,
et de quelle couleur était leur cravate et...
Exactement. Écoute, je te rappelle.
- Qui était au... - Les clowns des impôts
qui me collent au cul une fois de plus.
C'est terrible.
Roger, je te présente Donald Trump.
- Salut, enchanté. - Comment ça va ?
Roger Stone. Désolé, je suis mouillé.
- Ça ne fait rien. - Il est tout mouillé.
Grand fan de ce que vous faites.
- Merci. - Ouais.
Roger fait de la politique.
Il est spécialisé dans les coup tordus.
Sans commentaires.
Roger, ne fais pas ta sainte - nitouche et va me chercher un paloma.
Okay.
Alors, comment vont les affaires ?
Eh bien, les affaires sont...
Les affaires vont bien, et j'ai rencontré quelqu'un.
T'as rencontré quelqu'un ?
C'est super. Tant mieux pour toi.
C'est une dure à cuire.
Elle n'a pas intérêt à te chercher
parce que c'est moi qu'elle trouverait.
On va se marier.
Vous allez vous marier ?
- Tu vas te marier ? - Pourquoi ?
- Je l'aime, Roy. - T'es dingue ?
Ça va pas la tête ou quoi ?
Je suis amoureux.
Donald, je vais te dire les choses simplement.
Signerais-tu un contrat qui donnerait la moitié de ton capital ?
Roy, un contrat ?
C'est ce qu'est un mariage, c'est un contrat entre deux parties.
Mes parents sont mariés depuis 40 ans, Roy,
et je ne sais pas ce que... personne n'avait de contrat.
Écoute, le jeu matrimonial est un jeu à somme nulle. Crois - moi.
J'ai failli épouser Barbara Walters, et puis j'ai ouvert les yeux.
D'accord.
Il va falloir te protéger.
Ce n'est pas la Grande Charte, ce n'est qu'un contrat prénuptial.
- C'est tout. - Okay.
"En cas de séparation,
l'épouse recevra 20 000 dollars par an."
Oui.
C'est pas si mal.
- On ne va pas se séparer. - Okay, laisse-moi finir.
- Vous signez à la fin. - Laissez-moi finir.
S'il vous plait, prenez votre temps.
- J'y compte bien, croyez-moi. - Bien.
Rendre tous les cadeaux ?
- C'est une blague ? - Quoi, c'est écrit ça ?
On a pas besoin de faire ça.
Légalement, un cadeau ne constitue pas une propriété conjugale.
- donc en cas de divorce... - Tu es d'accord avec ça ?
...ou de dissolution d'un mariage. - Un cadeau ?
Ne me prenez pas pour une conne avec votre langage légal.
Rien de tout ça n'est personnel. C'est la loi.
Je peux aussi me trouver un avocat à deux balles.
Ivana, tu peux garder les cadeaux. - J'ai pas besoin de ça.
On a pas besoin de... Garde les cadeaux.
- Laisse tomber. - Tout va bien.
Faut être vigilant.
Ivana, attends.
Ivana, écoute, oublie la clause sur les cadeaux, d'accord ?
Roy s'est laissé emporter.
Écoute, je te donne 50 000 tout de suite, comme prime d'engagement.
Allez, le mariage est dans deux jours.
- 100 000 sur mon compte... - Ivana.
- ...avant le mariage. - 75.
- 100 000 ou je m'en vais - Ivana, s'il te plait.
Discutons-en. Allez, ne fais pas ça.
Va trouver quelqu'un d'autre, Donald. Je ne suis pas une potiche.
Tu vas ruiner ta vie si tu ne m'épouses pas.
Allez.
Une seconde. Écoute, je...
- Et pourquoi ? - Parce que je suis riche, je suis beau.
- J'ai une super famille. - Oh, mon Dieu
Je vais devenir le plus grand entrepreneur en bâtiments de New York.
Écoute-moi, tu vas avoir une vie
dont tu ne peux même pas rêver, Ivana, avec moi.
Je t'aime.
Je t'aime, okay ?
Je veux des enfants avec toi, je veux vieillir avec toi.
C'est mieux.
Hé, félicitations.
Va te faire foutre !
Merci beaucoup d'être venus. Merci.
Tiens. Santé.
Elle croit qu'elle va me faire jouer dans des films maintenant.
Elle trouve que je ressemble à Robert Redford.
Merci, merci d'être venus.
Votre immeuble est presque aussi beau que votre femme.
- Presque. - Et il va devenir encore plus beau.
- Merci. - Vous devez avoir beaucoup d'argent.
Les voilà.
- Les deux tourtereaux. - Le voilà.
Vous êtes magnifiques.
- Excusez-moi. - À tout de suite.
- Oui. - Je ne crois pas
qu'elle se soit remise du contrat prénuptial.
Elle s'en remettra.
Je ne pense pas, mais c'est pas grave.
Ça veut dire que je fais bien mon boulot.
- Quelqu'un doit te protéger. - Exactement.
Regarde ça. Tout le monde est là.
Le Maire, le Président du Conseil,
tous les grands promoteurs sont là.
Tout le monde fait la queue pour embrasser ta bague, petit.
Tu as réussi. Tu le sais, ça ?
Merci, Roy.
Je t'aime.
- Tu es pratiquement ma famille. - Merci.
J'espère qu'on n'est pas encore fatigués. Nous ne faisons que commencer, tu sais.
Buvez, tous.
Hé, ravi de vous voir.
Ravi de vous voir. Ça fait un bail.
- Roy. - Comment allez-vous ?
Ça va bien, comment allez-vous ?
- Bien. - Ravi de vous voir.
Vous devriez être très fier de votre fils.
Je suis extrêmement fier. Extrêmement fier.
Vous savez Roy, je voulais vous dire,
je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour Donald.
- J'y suis sensible. - Je n'ai rien fait.
Il n'a pas besoin de mon aide.
Le petit Donnie a besoin de toute l'aide possible.
On a dû l'envoyer à l'école militaire
quand ses profs ont trouvé sa collection de couteaux à cran d'arrêt.
Tu sais, j'ai vu West Side Story,
- et c'était un très bon film. - West Side Story.
- Je me suis emballé. - Vous savez quoi, Fred ?
J'ai n'ai que réparé ce que d'autres ne pouvaient pas.
Et je vous en suis très reconnaissant, Roy.
Merci de l'avoir fait.
Je le suis vraiment.
- Merci d'être venu, Roy. - À tout de suite, Roy.
Je vous en suis reconnaissant.
C'est un connard.
Non, il a un client dont il s'occupe.
- Comment vas-tu, papa ? - Non, c'était bizarre.
- Ça va ? - Oui, ça va bien, c'est génial.
Je ne connais personne. Qui est ce type ?
Ce sont des gens très importants.
J'ai écrit deux ou trois trucs au cas où tu voulais que je fasse un discours.
Tu sais, un speech, quoi.
Tout va bien, Freddy, ne t'inquiètes pas.
T'as pas besoin de faire un discours. - Nan.
Qu'est-ce qui s'est passé avec la TWA ?
Je n'aime plus voler.
C'est super, Freddy.
Allez, il faut que j'aille voir Ivana.
Dis-lui gratulujeme de ma part. - D'accord.
Ça veut dire "félicitations" en tchèque. J'ai cherché,
au cas où tu voulais que je fasse un discours.
Gratulujeme, tout le monde.
- Merde. - Freddy.
- Merde. - Attends.
- Ton costume. - Laisse, calme-toi.
- Désolé. - Assieds-toi.
Ne fais pas de scène, d'accord ? - Vous m'avez donné un verre mouillé.
Vous me regardez comme si c'était de ma faute.
Vous m'avez donné un verre mouillé.
Merde, tu m'en veux maintenant.
J'ai tout gâché, tu m'en veux maintenant.
Je ne t'en veux pas. Écoute-moi, je ne t'en veux pas.
Je suis désolé, Donnie.
Je ne t'en veux pas, putain.
Écoute-moi.
Ma putain de soirée. C'est ma putain de soirée.
Est-ce que tu peux essayer de te contenir, pour une fois ?
Arrête de gâcher ta putain de vie.
Tu étais censé venir à mon dîner.
Tu étais censé venir à mon dîner, tu es mon grand frère.
Debout.
Ne fais pas le clochard.
- Vous êtes prêts ? - Prêts.
Je l'ai !
Je l'ai !
Cinq, quatre, trois, deux, un !
Bonne année !
FIER D'ÊTRE RÉPUBLICAIN
Chaque réduction d'impôts de ce siècle
a renforcé notre économie.
en créant de nouveaux investissements, de nouveaux emplois,
et plus de commerce entre nous.
Il est temps de remettre l'Amérique au travail.
Écoute, ne pousse pas trop Koch.
- Il déteste être... - Je sais comment le prendre, merci.
Tu sais comment le prendre, hein ?
Écoute, ça va être du gâteau, laisse-moi m'en occuper.
Je pense vraiment que ça va être un des immeubles les plus exceptionnels
au monde, et franchement, il n'y a jamais rien eu de tel.
68 étages, 28 côtés, 93 000 mètres carrés.
Chaque appartement sera équipé luxueusement
et les étages supérieurs auront des vues exceptionnelles
sur Central Park.
Le sol de l'entrée sera en marbre.
Du marbre rose Paradiso d'Italie.
Il y aura le plus grand atrium au monde,
une cascade de 18 mètres entourée de magasins,
et de restaurants,
et je pense que ça va être quelque chose de très spécial.
Pour être honnête, il n'y a jamais rien eu de tel.
Et comment allez- vous l'appeler ?
La Trump Tower.
La Trump Tower ? Intéressant.
Écoutez, il a fait ses preuves,
et nous pensons que cette demande est très raisonnable.
Ce que je dis souvent de son immeuble, c'est que les mérites en sont bons.
Le fait est qu'on ne va pas vous accorder les réductions d'impôts.
Pourquoi le ferions-nous ?
Je ne peux pas vous laisser vous enrichir
sur le dos des gens de New York et de leur trésorerie.
- Je ne peux pas, Donald. - Eh bien, M. le Maire, tout d'abord...
- M. le Maire, mon client... - Non, M. le Maire,
parce que je construis un immeuble de 68 étages
qui va employer 5 000 ouvriers du bâtiment.
Et nous avons entendu pleins d'histoires sur les ouvriers du bâtiment
travaillant sur vos projets.
Il ne sont pas payés, ils ont des privilèges contre vous.
J'essaye d'employer les gens de New York, et nous remettre sur pieds,
- vers le future. - Vous essayer de le donner au 1%.
Et vous êtes vraiment un mec injuste.
Parce que franchement, qu'est-ce que vous savez de moi ?
Que savez-vous de la quantité d'argent que j'ai gagné moi-même ?
Vous n'en savez rien, pour être honnête, M. le Maire.
- Donald. - Vous ne me connaissez pas du tout.
Mais vous allez savoir qui je suis. Vous ne m'oublierez jamais après ceci,
parce que je n'oublierai jamais ce que vous venez de faire.
La Trump Tower sera bâtie avec ou sans vous.
- D'accord. - Vous allez être poursuivi, M. le Maire.
Je pense que nous devrions aller au Park Gala le mois prochain.
Les tables sont à 10 000 dollars et on a accès au conseil de la chambre.
Pourquoi est-ce que je donnerai de l'argent à ces snobs ?
C'est pour embellir le parc.
C'est ridicule, d'accord ?
Les arbres n'ont pas besoin d'argent pour pousser.
La ville devrait vraiment laisser les promoteurs bâtir sur le parc,
parce que c'est un endroit de choix pour l'immobilier.
Et arrête d'essayer d'être amie avec ces faux-culs de la Park Avenue.
Ils se foutent de toi.
La façon dont tu poses pour les appareils photos
c'est comme si tu réclamais l'attention.
Donald, je pose parce qu'ils veulent me prendre en photo.
- Vraiment ? - Ne sois pas jaloux.
Je ne suis pas jaloux, d'accord ?
- Tu deviens jaloux. - Si quelqu'un est jaloux,
- ils sont jaloux de moi. - Tu deviens un peu jaloux.
Non. Ils sont jaloux de moi, Ivana.
Parce que personne n'a jamais essayé... - Parce-que tu es marié avec moi.
...de faire ce que j'essaye de faire pour cette ville.
- Parce que tu es avec moi. - Personne n'a bâti ce que j'ai bâti
- à mon âge, c'est clair ? - Je ne peux pas m'asseoir.
C'est Koch, okay ?
Il se comporte comme un salaud, et c'est le problème.
Il ne va pas céder, okay ?
Laisse-moi t'aider avec les chaussures.
Il veut juste un peu plus d'argent, c'est tout.
Ivana, je lui ai donné 50 000 dollars.
- Qu'en dit Roy ? - Roy est bon à rien.
Qu'est-ce que tu veux dire, qu'est-ce qu'il en a dit ?
Au fait, le FBI a fait une descente chez lui ce matin.
Il leur doit 7 millions de dollars d'impôts.
Mais c'est pas grave,
je n'ai pas besoin de Roy, je n'ai besoin de personne.
Je vais passer à la télé et je vais dire aux gens
que Koch est un tocard, tu vois,
et que c'est un artiste raté qui se fout
de tout sauf de son apparence.
Qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi tu pleures ?
Don Jr., viens- là.
Viens- là. Viens, regarde- moi.
- Coucou, bébé. - Regarde-moi.
Tu vois ? Tout va bien.
Don Jr., tout va bien.
Regarde là- bas. Tu vois New York ?
C'est ta ville. Tu es un enfant de New York.
Tu vois, là ? Oui !
Celui- là, c'est ton préféré ?
- Lequel est ton préféré ? - Je crois qu'il est juste fatigué.
Don, ça va aller.
Je ne suis pas doué avec les bébés. Je ne sais pas ce que tu veux que je dise.
Qui est-ce ? Freddy.
Tu peux dire à ce mec qui je suis ? - Il le sait.
- Je suis son frère. - Quand est-ce que t'es arrivé en ville ?
Il y a quelques jours.
Je t'ai appelé, mais tu ne m'a pas rappelé.
- Tu as une sale mine. - Ouais.
Tu es malade ?
J'ai rapporté ça pour Don Jr., je peux peut- être aller lui donner.
C'est bon. Écoute, je lui donnerai, d'accord ?
- D'accord. - Je lui donnerai.
Qu'est-ce qui se passe ?
Écoute, Donald, je sais... Je sais que je suis un tocard,
et tout ça, mais tu sais,
je perds un peu les pédales, tu vois ?
Et, ça devient...
tu sais, les choses deviennent un peu effrayantes, et...
tu vois, je veux changer et...
Calme-toi, okay ?
Tout va bien aller. On va trouver une solution.
Je vais t'aider, d'accord ?
- Ouais. - Okay ?
Tout va bien, mon vieux. On va trouver une solution.
- D'accord ? Ne t'inquiète pas. - Freddy.
- Comment vas-tu ? - Salut Ivana.
- Il a apporté un jouet pour... - Je ne savais pas que tu étais en ville.
Je vais faire la chambre d'amis ? - Ouais.
Eh bien, on a aussi...
Tu ne m'as pas dit que ta famille arrivait en ville aussi ?
Tu sais quoi, prends-toi une chambre pour ce soir.
Tiens, prends-toi une chambre ce soir,
et on se parle demain.
On trouvera quelque chose, d'accord ?
Juste pour ce soir, d'accord ?
Allez Freddy, ne me mets pas ça sur le dos, okay ?
Tu crois que c'est facile pour moi de te voir gâcher ta vie ?
Pauvre Freddy.
Le plus grand accomplissement de Donald Trump à ce jour
est le Grand Hyatt.
Maintenant, un projet encore plus ambitieux est en voie.
Un gratte-ciel sur un emplacement privilégié de la 5ème avenue
avoisinant le célèbre magasin Tiffany's.
Plus haute ? Elle aurait pu être plus haute.
Elle aurait pu être beaucoup plus haute, en fait.
Je la voulais plus haute que les Tours Jumelles.
Je le ferais peut - être, je ne sais pas.
- Nous bâtissons encore, donc... - Nous allons aller plus haut,
mais elle ne sera pas aussi belle que celle- ci.
Le plus important, c'est l'intérieur, pas l'extérieur.
La vision de Trump est partagée par sa femme, Ivana,
une ancienne mannequin de mode devenue décoratrice d'intérieur.
Venez par ici.
Le sol sera de marbre rose.
Sera de marbre rose, je vais faire venir
une montagne entière d'Italie.
Ivana va s'occuper des sols, je m'occuperai des plafonds.
Mais c'est sa dispute avec le Maire Ed Kock
qui le rend célèbre auprès des New Yorkais.
C'est un artiste raté.
Mais, quand il s'agit de la gestion de la ville,
il est aussi mauvais que d'autres que j'ai vu faire.
Je dirais qu'il n'a aucun talent et une intelligence moyenne.
Est- il convenable de parler comme ça d'un élu ?
Ed Koch est un désastre pour New York,
et il a fait un très mauvais boulot en tant que maire.
Quiconque vit à New York le sait.
Et les gens comprennent que pour réussir,
il faut avoir un certain instinct pour gagner.
Donald, vous êtes un homme d'action, un homme qui va de l'avant.
Si vous pouviez rendre l'Amérique parfaite,
comment le feriez- vous ?
Je pense que l'Amérique est un pays
qui a un potentiel énorme.
Je pense que, tout comme l'esprit,
L' Amérique n'utilise que très très peu de ce potentiel
Je le crois vraiment. Mais je crois aussi que c'est un pays
qu'aucun des autres pays ne respectent.
Aucun. Zéro.
Et c'est dommage, n'est-ce pas ?
Dites-moi, si vous perdiez votre fortune aujourd'hui,
que feriez-vous ?
Peut- être que je me présenterai aux présidentielles, je ne sais pas.
Vous vous en sortiriez bien.
Mais je rigole, quand je dis ça, évidemment.
- Je vous taquine, mais... - Non, c'est une bonne réponse.
Écoutes, tu vas adorer Atlantic City.
Je connais un mec, Sullivan, c'est un tueur.
Simon, trouve un passage, d'accord ?
Il faut qu'on atteigne l'héliport.
C'est ce cancer d'homos.
Il vient de s'essuyer le visage sur la putain de vitre.
LUTTE CONTRE LE SIDA
Dégagez.
Écrase-les, Simon.
Allez, Simon. Je rigole.
Atlantic City ne fait que commencer.
C'est pratiquement des terres vierges.
Il y a tellement de potentiel.
Atlantic City a déjà atteint son apogée, Donald.
Quand les autres états auront légalisé les jeux, la compétition va débarquer,
et tu n'y connais rien en gestion de casino.
J'en sais beaucoup sur la gestion de casino, Roy.
Je ne suis pas inquiet là-dessus.
Pourquoi ne pas finir la Trump Tower d'abord ?
C'est fait. Pratiquement terminée.
Je crois que tes couilles enflent
- un tout petit peu trop. - Ça va aller, Roy.
Tu dois penser au futur.
Le futur arrive. Le futur est là, maintenant.
- Je suis... - Le futur est à Atlantic City.
Voilà à quoi ressemble une mine d'or en chair humaine.
Incroyable.
Les gens voient ce que tu as bâti à Manhattan.
Il est excité. Tu vois comme il est excité ?
Ouais, c'est sa tête d'excité.
Hé, vous avez gagné ? Vous avez gagné ?
Vous ressemblez à un gagnant.
- D'où venez-vous ? - De Géorgie.
La Géorgie, c'est mon état préféré.
- La voilà. - Combien de machines ?
67 machines.
On va en mettre 3 000, d'accord ?
Et on mettra toutes les grand - mères du monde dans ce casino.
- On pompera ce casino. - Ouais.
L'application pour une licence de jeu va prendre huit à dix mois minimum.
- Pas si tu es ce mec. - Tu vois, ils perdent toujours.
Ils perdent toujours là-bas.
Écoute, cet endroit
- c'est autant Las Vegas... - C'est fantastique, voilà ce que c'est.
... que ma tante Libby est Grace Kelly.
Ça va être mieux que Las Vegas. - C'est bas de gamme et crasseux.
- Roy. - Ce ne sera pas bon pour ta marque.
Tu sais, tu as été négatif toute la journée...
Qu'est-ce que c'est ? De la nourriture gratuite ?
Ouah, il faut que j'y aille.
Des boules au fromage.
Elles ont l'air bonnes et chaudes.
- Qu'est-ce que tu fais ? - T'en veux une ?
- Non, ça a l'air dégueulasse. - Des boules au fromage.
Que penses-tu de la boxe de nains ?
Je pense que les gens adoreront. - Je ne pense pas grand-chose
de la boxe de nains, Donald.
Quand je fais la Trump Tower, les gens l'adorent.
Tout ce que je fais se transforme en or, d'accord ?
Tout va bien se passer. Tout va bien.
Mais ce n'est pas un mine d'or.
- Tu t'étends trop vite. - C'est reparti.
Tu vas te retrouver surendetté,
avec des emprunts jusqu'au coup,
et je ne le conseille pas.
Je sais ce que je fais, d'accord ?
Tu as été négatif toute la journée. Qu'est-ce qui se passe ?
Je commence à en avoir marre que tu ne m'écoutes plus.
Mais si je t'écoutes. Comporte-toi juste un peu plus comme
mon avocat et un peu moins comme mon père.
Parce que j'en ai déjà un qui me casse les couilles.
Très bien. Tu sais ce que font les avocats, Donald ?
Ils facturent leurs clients.
D'accord. Envoie-moi la facture.
Tu te sens mieux ?
Bon, bien, je t'enverrais la facture. - Super.
Je peux te payer, parce que j'ai l'argent, puisque j'ai du succès.
- C'est ça. - D'accord ?
- Je suis désolé, M. Trump ? - Et qui...
Écoute, je suis inquiet pour toi.
Tu es stressé, tu es sensible.
Qu'est-ce qui se passe ?
Téléphone pour vous.
Oui ?
Maman.
Qu'est-ce qui se passe ?
Quoi ?
Quand ?
Il me fait reposer dans de verts pâturages,
il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme.
Il me conduit dans les sentiers de la justice
en son nom.
Même si je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,
je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi.
Ton bâton, Ton appui, me rassurent.
Dresse une table devant moi
et je demeurerai dans la maison du Seigneur à tout jamais.
Quoi ?
Ça va, Ivana.
Tu n'as pas besoin d'aller bien.
D'accord.
Regardez-moi. Aimez-vous ce que vous voyez ?
Bien, parce que ce n'est pas moi, c'est un enregistrement.
Hé.
Ça va, ça va.
- Ça n'a pas besoin d'aller. - Ça va.
Arrête. Ne t'approches pas de moi.
Ça va aller, Donald.
Donald.
Arrête de me regarder, s'il te plait, et arrête de me toucher, bordel.
OUVERT AU PUBLIC TRUMP TOWER
M. Trump, qu'est-ce que ça fait d'être le golden boy de la ville de New York ?
Fantastique, je me sens très bien. Juste fantastique, merci.
Est-ce glamour ou est-ce glamour ?
- Alors ? - Je trouve ça glamour.
Quand vous osez dépenser les sommes que j'ai dépensé...
Vous allez chanter ce soir ?
Souris.
Beaucoup disaient que la Trump Tower ne pouvait pas être bâtie,
et même notre maire a tout fait
pour priver la ville de ce grand immeuble, et il a perdu, il ne fait que perdre.
Nous avons les meilleurs qui investissent.
Carson, Spielberg, le Prince Charles et Diana,
tout le monde veut un bout de Trump.
- Fantastique. - Oui.
Je crois que je vois M. Cohn.
- Ah, oui. - Comment allez-vous, Randy ?
Le voilà.
- Comment allez-vous ce soir ? - Très bien, je suis très excité.
C'est très excitant.
Je t'appelle.
Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui me ressemble autant.
Donald a du cran, il est implacable
dans sa poursuite de la perfection.
Regardez-moi ça, c'est un chef - d'œuvre. Une cascade en marbre.
J'aurais pu la bâtir plus haute que les Tours Jumelles
si je l'avais voulu.
Messieurs, amusez-vous bien ce soir. - Ravi de vous voir, Randy.
Donald, je peux te parler une minute ? - Oui, bien sûr.
- J'ai essayé de t'appeler. - T'as une sale gueule.
Je peux avoir un verre d'eau glacé ? - Je sais que ce n'est pas le moment...
Qu'est-ce qui se passe ?
Je suis surmené, c'est tout.
D'accord. Peut- être que tu devrais essayer ça.
Qu'est-ce que c'est ?
Des pilules pour maigrir. Mon docteur me les a prescrites.
Elles sont formidables pour tout. Énergie, sommeil.
Je ne dors même plus.
T'es sûr que c'est une bonne chose ?
Je ne fais pas d'affaires quand je dors,
alors oui, c'est une bonne chose...
Écoute, j'ai besoin de te demander un petit service.
- Bien sûr. - Je voulais savoir
si tu pouvais mettre Russell au Hyatt ?
Pourquoi ?
La maison de campagne est trop froide pour lui.
Il a une pneumonie.
Achète-lui une couverture.
Russell est un bon garçon et il est très loyal,
ça compterait vraiment beaucoup pour moi.
Écoute, il ne m'a jamais aidé, mais je le ferai pour toi.
Il n'y a pas de problème, okay ?
Viens-là une seconde.
- Quoi ? - Tu la trouves belle ?
Bien sûr, on dirait une vraie reine de beauté.
Elle rentre tous les soirs, me disant ce que je dois faire,
j'ai l'impression d'avoir épousé un associé de boulot.
Je ne ressens rien.
Je la regarde, et puis rien.
Au moins je lui ai fait refaire les seins.
- Ah bon ? - Ils sont magnifiques maintenant.
- Attends. - Akio-san.
- Comment allez-vous ? - Vous voilà.
Je veux que vous voyiez ça.
Qu'est-ce qui se passe avec Roy ? Il a toujours l'air d'être malade.
Non, il va bien.
- Donald. - Comment vas-tu ?
- Très bien. - Qu'en penses-tu ?
J'adore ce hall d'entrée.
Je l'ai planifié moi-même.
Je lui laisse faire tous les trucs faciles.
Alors, ça vous plait ?
- Comment ça va, papa ? - Salut.
Comment tu trouves la vue ?
C'est pas mal.
Je me demande combien coûtera la facture d'électricité.
Ça ne me parait pas pratique.
Ne te préoccupes pas de ça, papa.
Tu sais à quoi ça me fait penser ?
Quand j'ai bâti la Trump Tower sur Coney Island.
Le Trump Village.
Tu as bâti le Trump Village, j'ai bâti la Trump Tower.
- C'est vrai. - Ça c'est la Trump Tower.
Oui, c'est ce que je voulais dire.
Quand j'ai bâti ce gratte-ciel au Trump Village,
les bateaux pouvaient le voir depuis 30 kilomètres au large dans l'océan.
C'est très différent de ça, papa, okay ?
On est dans la cour des grands, là.
- La cour des grands. - Eh bien,
tu sais, je voulais te dire,
tu vois, je sais que j'ai été dur avec toi, pas vrai ?
Mais regarde-toi maintenant.
Tu es un tueur. Un roi.
Pas vrai ?
Pas vrai ?
Goûte le caviar. C'est le meilleur.
Vous êtes magnifiques.
AMBITION BLONDE
Salut.
Je t'ai offert quelque chose.
Un cadeau.
- Le Point G. - Le Point G.
"Expérimentez avec votre point G comme vous avez pu le faire
avec votre clitoris, et si et quand
vous apprenez à vous masturber de cette façon..."
C'est super.
C'est super.
- Tu veux monter ? - Écoute.
Il faut que je te dise, je suis...
- Dis-moi. - Tu ne m'attires plus.
Donald.
Vraiment, à chaque fois que je t'embrasse
j'ai l'impression que c'est mon devoir.
Enfin, c'est...
- Donald. - Et quand je te touche,
je touche ces faux seins en plastique.
- Je me sens bizarre. - C'était ton idée.
- Tu me les as fait refaire. - C'était peut-être une erreur.
Donald. Donald.
Tu peux me dire ce qui se passe ?
Tu te comportes comme un animal et tu me fais de la peine.
- Pourquoi fais-tu ça ? - Ivana...
Tu te moques de ce que ça me fait ? - Ivana, j'essaye juste d'être honnête.
- Vraiment, je te le dis. - Oh, mon Dieu.
- Je t'ai créée. - Je ne sais pas ce qui se passe.
C'est à cause de ces pilules débiles que tu prends ?
Ouais, ouais. Je crois que ce qui se passe...
- Il faut que tu t'arrêtes... - ...tu prends un peu
la grosse tête et tu oublies ton histoire.
- Tu es venue ici... - Mon histoire ?
de Tchequoslo putain de vaquie,
où que ce soit, et tu m'a épousé.
Et toi, Donnie, d'où viens- tu ?
D'où viens-tu ? Du Queens.
Tu t'es regardé dans le miroir, hein ?
Tu t'es regardé ?
Oui. Où veux- tu en venir ?
Tu ressembles à une orange.
- D'accord. - Et tu deviens gros.
- C'est ça. - Tu deviens laid.
- Tu es mal élevée... - Tu deviens chauve !
...et une horrible, horrible personne. - Tu es répugnant !
Chauve ? Je ne suis pas chauve, putain !
Donald !
Merde !
Donald !
Est-ce que je baise ce point G ?
C'est ton point G ?
Je l'ai trouvé ? Est-ce que je l'ai trouvé ?
Comment c'est ? C'est bon ?
Deux nouveaux casinos à Atlantic City
en deux ans.
Donald Trump a fait une impressionnante frénésie d'achats.
Il n'y a apparemment pas de limite à l'expansion de son empire.
Japon ? Le meilleur.
Beaucoup d'argent. Beaucoup d'argent au Japon.
De la mer au ciel.
Certains disent que l'ère de Trump a commencé.
La Trump Tower, la Trump City, le Trump Plaza, le Trump Castle.
Est-ce que l'égo rentre en jeu ? - Ça vend, Mike, ça vend.
Ça n'a rien à voir avec l'égo, ça vend.
Le voilà, messieurs, dames, DJT.
- Tant mieux pour lui. - Comment ça va, Dan ?
C'est grâce à ma femme qui est une sacrée directrice.
Elle nettoie même les sols elle-même.
Il est trop drôle.
Nous faisons des chiffres records.
On en discutera.
Vous allez être très heureux. Très heureux.
Merde !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Arrêtons une seconde.
Arrête une seconde. Laisse tomber.
Rien.
Rien, je suis juste, je suis surmené, tu sais.
J'ai beaucoup de choses en tête.
Tu sais, ces gens en bas me collent au cul.
On a ces machines à pièces, ils doivent attendre huit heures.
Ils doivent les remplacer dans deux heures.
Il n'y a jamais eu personne qui jouait
autant et aussi vite.
Comme je vous l'ai dit, les gars, nous allons être les premiers.
Numéro un, personne ne peut rivaliser.
Donald, nous devons vraiment discuter...
Et d'ailleurs, voici la différence.
Nous parlons d'Atlantic City et non de Las Vegas.
- Super boulot. - Donald.
Attendez, qu'est-ce qu'on a à Atlantic City ?
On a l'océan. Vous avez l'océan juste là, les gars.
Nous allons aussi en faire la Mecque de la boxe.
J'ai discuté avec Don King pour amener Mike Tyson
et d'autres situations ici,
ça va rapporter beaucoup d'argent, vous voyez ce que je veux dire ?
Je pense comme un champion de boxe. Je n'aime pas dire aux gens
où je veux aller, ce que je veux faire.
Je veux juste encaisser les coups, vous comprenez ?
Et je crois que ça va être très bon pour Atlantic City.
C'est super, mais on entend la même chose
depuis que vous avez presque été en défaut de paiement de votre emprunt
du trimestre dernier.
Ouais, mais il n'y a jamais rien eu de tel,
de cette magnitude, de cette qualité.
Le Taj Mahal va se retrouver huitième merveille du...
Okay, écoute- moi bien, fils de pute,
si tu ne fais pas un putain de virement avant la fin du mois,
tu vas te retrouver avec mes avocats au cul.
J'ai une bonne réputation, j'ai une réputation solide,
et vous, les gars, n'avez pas à vous inquiéter.
Dernier avertissement, Donald. J'ai des gens dont je dépends.
Tu joues, Roger ? Tu aimes jouer ?
- Tu joues aux machines ? - J'aime gagner de l'argent, pas en perdre
Eh bien laisse-moi te dire qu'il va y avoir plein de grand - mères
à Atlantic City qui vont en être ravies.
- Oui. - Okay.
Le budget est d'un milliard de dollars. - Ouah.
- Ouais, il faut que tu viennes. - C'est de l'Est, ce style.
C'est quelque chose.
Oui. C'est vrai. Oui ?
- Roy au téléphone. - Dites-lui que je le rappelle.
Écoute, Reagan enrichit tellement ce pays, tu ne peux pas perdre.
- Eh bien... - Je te le dis, Donald.
Et pourtant, Il croit aux mêmes choses que toi.
Moins d'impôts, moins de régulations, une armée puissante.
- Ah ça oui. - Comme elle l'a été.
- Oui, on en a besoin. - N'est-ce pas?
- Oui. - On en a besoin.
D'ailleurs, nous avons un tout nouveau slogan de campagne électorale
Écoute- ça.
Rendons sa grandeur à l'Amérique.
Ouah.
J'aime bien le "rendons". Tu sais, ça indique un grand passé.
Oui. Pas beaucoup de gens le voient.
Moi si, okay ? Parce que j'aime ce pays.
Et j'en ai marre de voir ce pays
se faire arnaquer comme tu ne peux même pas l'imaginer.
Il perd 200 milliards de dollars par an, Roger.
200 milliards. Est-ce que Reagan le sait ça ?
Parce que tous ces cheikhs du pétrole, et les Japs,
et les reines des services sociaux, et les voyous des syndicats,
- ils nous sucent le sang. - Tu as raison.
Il est l'heure d'être intelligents, et d'être durs,
parce que sinon, il n'y aura plus de pays,
et il n'y aura plus de monde. Et tu sais qui est dur ?
Toi !
Les soviétiques. Ils ont compris, crois-moi.
- Ouais. - Tu parles de dur et fort.
Écoute, tu veux que je lise ça à propos des missiles,
ça va me prendre 1h30 et j'en sais sûrement la majorité de toute façon.
Donald, je te le dis, j'adore ton dévouement.
As-tu déjà pensé à poser ta candidature ?
Eh bien, je sais que je pourrais très bien réussir.
Mais non.
- Non ? - Allez.
Roger, laisse-moi te dire quelque chose. Le gouvernement, c'est pour les tocards.
Allez, tu serais super.
Je les connais, les hommes politiques, Roger, d'accord ?
Je connais les hommes politiques mieux que quiconque,
et certains d'entre eux sont intelligents, très peu d'entre eux...
mais la plupart sont plus bêtes qu'un caillou.
Soyons honnêtes, d'accord ?
Je donne de l'argent aux politiciens afin qu'ils fassent ce que je veux.
Ils sont tous très corrompus et stupides, d'accord ?
Et tu le sais, Rog. Mais tu sais quoi ?
J'adorerais me faire tailler une pipe à bord de l'Air Force One.
Je crois que ça serait fabuleux, tu vois.
Je suis sûr que c'est déjà arrivé.
Tu peux faire en sorte que ça se fasse ? - Ouais...
Appelle-moi si tu changes d'avis, okay ?
Écoute, tu me fais monter dans le Air Force One,
- et on en parle. - D'accord.
D'accord, dis a Ronnie qu'il a mon soutien.
- Ça roule. - Attends une seconde. Oui ?
- Roy est de nouveau en ligne. - Je le rappelle plus tard.
Bref.
Hé Donald, avant que je parte, as-tu vu Roy dernièrement ?
Non, je vais le rappeler, et on va discuter, okay ?
- Tu n'es pas au courant ? - Au courant de quoi ?
Russell a le sida.
Il est malade comme un chien.
Oh, c'est terrible.
C'est toujours ton avocat ?
C'est pas vraiment mon avocat.
J'ai beaucoup d'avocats, tu sais.
Différents avocats, différentes choses, mais...
C'est vraiment terrible, Roger.
- Oui. - Le monde est un vrai bazar.
- Au revoir, Donald. - Ouais.
Fiona ?
Venez ici.
Qu'est-ce que Roy a dit ?
Pas grand-chose, mais il a appelé trois fois.
Il a l'air d'être malade ?
Un peu, oui. Il a de la toux.
D'accord, s'il rappelle, dites-lui juste
que je suis sorti, d'accord ? Et si il vient,
mettez-le tout seul dans la salle de conférence, okay ?
- Ce sera tout ? - C'est tout, merci.
Rendons sa grandeur à l'Amérique !
- Donald. - Merci beaucoup.
Roy, ça fait un bail.
C'est une putain de blague ou quoi ?
Qu'est-ce que c'est ?
Ça ? C'est comme ça que tu me remercies ?
- Je ne... - Le directeur du Hyatt
- a jeté Russell dehors. - C'est probablement une erreur.
Va te faire foutre, Donald !
Va te faire foutre !
J'ai reçu la facture.
- C'est une erreur, Roy. - Ne me cherches pas.
Souviens-toi qui t'as appris tout ça.
Je les appellerai, d'accord ? Je vais tout arranger.
Espèce de putain d'enculé de moins-que-rien ingrat.
- Roy. - Tu ne serais rien sans moi.
N'oublie pas ça. Tu serais rien sans moi.
Je suis presque sûr que je serais moi... - Non.
- Tu étais un tocard quand... - Hé, écoute.
...et tu es toujours un tocard.
Okay, Roy, écoute, je dirige une entreprise là, okay ?
Les clients se plaignaient de l'état de Russell,
sur lequel tu as menti, par ailleurs, d'accord ?
Donc, c'est ce qui s'est passé.
C'est pas de ma faute.
Qu'est que tu essayes de dire ?
On m'a dit qu'il était malade. Très malade.
Oui, il a une pneumonie.
- Il a une pneumonie ? - Oui.
C'est comme ça que s'appelle dans la rue ?
Fais gaffe. Tu pourrais l'attraper.
Tu sais, tu ne veux pas de ça.
Quoi, t'as peur de moi ?
Il fait un peu froid, tu sais.
C'est bon de voir que tu as perdu les dernières traces
de décence qu'il te restaient.
J'ai eu le meilleur maître, Roy, que veux-tu que je te dise ?
Je t'aime aussi.
T'as des sentiments tout d'un coup ?
T'es le putain de diable !
- Je ne te reconnais plus. - Tu es le putain de diable !
- Okay ? Tu me fais peur. - Dégage d'ici.
Putain de vieillard.
Tu n'es pas un saint. Tu n'es pas Dieu.
Pourquoi tu ne vas pas le sauver ?
JÉSUS SAUVE
Va le sauver là-bas.
Ne tombes pas malade, Roy !
Papa, voilà le grand homme.
Regarde ce type.
- Il a l'air d'aller bien. - Comment vas-tu ?
Regarde ce type. Tu as l'air bien, papa.
- Tu as l'air super. - C'est bien.
Voici Erwin.
Cet homme a un QI de 195, okay ? Le meilleur.
Erwin, où as-tu fait tes études ? - Columbia.
- Eh bé. - Il est New Yorkais.
Vous êtes un petit malin, hein ? - C'est mon nouveau Roy Cohn.
Vas- y.
Écoute, papa, j'ai acheté des terrains sous l'Empire State Building.
Eh bé.
Erwin, tu aimes l'Empire State Building, n'est-ce pas ?
Le meilleur des immeubles.
Combien d'appartements peux-tu mettre dedans ?
T'inquiètes pas de ça. Écoute, regarde ça.
Erwin a une ou deux choses à dire.
M. Trump, mon cabinet a une demande quant à la fiducie de placements.
Ceci nous permettra de nous libérer
pour de nouvelles réductions d'impôts et de réduire l'ensemble de...
- D'accord. - des impôts sur la fiducie.
Donc, avec votre signature,
nous mettrons Donald comme fiduciaire de la fiducie.
- ce qui vous permettra de... - D'accord.
...ne pas avoir à vous en inquiéter. - Ça va t'éliminer des tas d'impôts, papa.
- D'accord. - Absolument.
- Pour la fiducie. - C'est ça.
Et vous voulez que je signe là ?
- Oui. - Vraiment ?
Maman, qu'est-ce que tu fais ? On n'a pas le temps.
Il faut que je retourne en ville.
Écoute, maman, on a pas le temps.
- Papa, vas-y. - C'est le thé ?
- S'il te plait, signe là. - C'est pour le...
- Qu'est-ce que c'est ? - C'est pour la fiducie, Mary.
- Fais-voir. - Pour la...
- C'est qu'une formalité. - Mais qui êtes-vous?
Mon avocat.
Mais c'est la fiducie de tes frères et sœurs.
Je comprends, mais écoute.
Tu mets en péril la fiducie de tes frères et sœurs.
Non, je ne mets rien en péril.
J'ai des emprunts qui ont besoin de garantie,
il faut juste que je me débarrasse de ces banquiers taïwanais.
- Quoi ? - Okay ?
Il faut juste que je puisse montrer aux banquiers que je suis solide.
Ton père est un peu confus.
Il n'est pas la bonne personne pour signer ces papiers.
Et c'est pour ça que nous devrions avoir,
comme vous le savez en tant qu'avocat... - Maman.
quelqu'un de saint d'esprit pour décider.
Qui va s'occuper de cette famille ?
Quand il ne pourra plus épeler son putain de nom ?
Ton vocabulaire, Donald.
On y va, Erwin, allez.
- Maman, tu ne comprends pas. - Y a pas le feu.
Papa, je m'occupe de la famille, okay ?
- Allons, Donald. - Je m'occupe de la famille.
Je suis sûr que personne d'autre ne s'en occupe.
Pas Elizabeth, pas Mary, et ni ce putain de Freddy non plus.
Non ! Ne dis pas son nom !
Tu n'as aucun droit.
Il est temps que tu partes.
Bon, il faut que vous arrêtiez ça immédiatement.
Je croyais que c'était comme des vitamines.
Ce sont des amphétamines. Du speed à bas prix.
Les troubles de l'érection est un des multiples symptômes secondaires.
Je n'ai pas ce problème, mais, vous savez, je mange.
On aime tous manger, docteur, non ?
Vous savez ? Vous avez vu ça ?
Vous avez vu ça ? Il continue de grossir.
Tout prend du volume, et je ne parle pas de mes cheveux.
Avez-vous essayé le sport ?
- Non, sûrement pas. - Pourquoi pas ?
Vous savez que ça va vous tuer, n'est-ce pas, docteur ?
D'abord, le corps est comme une pile.
Il a une énergie limitée, elle s'épuise.
Okay, ça n'est pas vrai.
C'est la vérité. Totalement véridique.
- Donald. - Le problème que j'ai,
c'est que je dois arrêter de grossir, c'est tout.
D'accord, nous avons des solutions chirurgicales.
Ça parait super.
Okay, oui.
Alors, avec une incision là, là et là,
on se débarrasse du gras sur les abdos,
et on se débarrasse des poignées d'amour également.
Je déteste ces poignées d'amour.
Et mes cheveux ?
Vous avez de l'alopécie androgénique.
- Et c'est normal, non ? - Oui, absolument.
- Mais ça se solutionne. - Okay.
Vous discuterez avec notre spécialiste.
D'une réduction de front.
Nous allons recouvrir ça facilement.
- D'accord. - D'accord ?
Ça craint de vieillir. Vous voyez ce que je veux dire ?
- Oui. - Ça vous arrive de penser ça ?
Beaucoup de mes patients le pensent.
Une dernière question.
- Que pensez-vous du sida ? - Ce que je...
- Oui, que pensez-vous du sida ? - Ce que j'en pense ?
Oui, comment les gens l'attrapent ?
Ce n'est pas que les homosexuels, docteur.
- C'est vrai. - Vous savez ?
Les recherches montrent que le sida
est transmis par le sang et le sperme.
- Le sperme, oui. - Oui.
Et s'ils vous touchent ? Si quelqu'un vous touche ?
- Ou qu'il vous respire dessus ? - C'est bon.
Ils peuvent vous respirer dessus. C'est bon.
Okay.
L'établissement juridique de l'état de New York
veut retirer à Roy Cohn son droit de pratiquer.
Ils le disent malhonnête.
Ils veulent le radier du barreau pour avoir pris et profité
de l'argent de ses clients.
Comment allez-vous, Roy ?
Je vais très bien, Mike, ravi de vous voir.
C'est ce que dit le comité de discipline du barreau à votre propos.
"Un manque total de moralité et d'aptitude professionnelle,
et une utilisation publique cruelle de votre maladie."
C'est un tas de mensonges,
parce que je n'ai jamais utilisé ma maladie pour obtenir quoique ce soit.
Je les ai traité de bande de yo-yos,
et c'est ce qu'ils sont, Mike.
Une bande de yo-yos.
Quand j'ai dit à mes amis que j'allais faire un profil sur vous,
la question que tous avaient était,
et je suis sûr que vous savez ce que je vais dire,
avez-vous le sida ?
Non. Enfin, c'est facile.
J'ai un cancer du foie, qui...
ils ont trouvé des changements dans des directions étranges,
mais je n'ai certainement pas le sida.
Je suis sûr que vous savez pourquoi les gens se posent la question
sur Roy Cohn et le sida.
Parce qu'ils vous croient homosexuel.
Eh bien c'est un mensonge.
Chaque facette de ma personnalité,
mon agressivité, ma ténacité,
et tous ces traits de caractère,
sont totalement incompatibles.
Allô, c'est Roy.
Roy, c'est Donald. Comment vas-tu ?
Donald.
- Comment vas-tu ? - Très bien, et toi ?
Écoute, je t'ai vu avec Mike Wallace.
Comment j'étais ?
Tu as assuré.
Est-ce j'avais l'air...
Est-ce que j'avais l'air faible ? - Écoute.
C'est un connard, tu sais ?
Franchement, il t'as posé de sales questions.
Comment va Russell ?
Russell est mort.
Je suis désolé, Roy, je ne...
Tu n'as pas l'air bien.
New York est un bordel.
Ces banquiers, ils ne connaissent rien aux affaires,
et tout le monde me fait chier au sujet de mes dettes.
Et me parle même pas d'Ivana.
C'est une salope.
Alors, tu as pensé passer un coup de téléphone à Roy
pour lui demander des conseils légaux ?
Y a-t-il quelqu'un de meilleur ? Allez.
Tu me manques, Roy.
Tu es le seul qui en avait quelque chose à foutre.
Le seul mec qui en avait quelque chose à foutre de moi.
J'ai une propriété en Floride que tu vas adorer.
- Tu devrais venir. - Ouais ?
On va te mettre au bord de l'océan.
Mais comment te sens-tu ? Tu te sens bien, là ?
Oui, comme un pape.
Parce que tu n'as pas l'air d'aller si mal.
Si je voulais, je serai aussi mince que toi.
Je vais faire cette opération.
Ils aspirent le gras de dessous la peau.
Et aussi, n'en parle à personne, mais...
Je vais me faire arranger mon crâne dégarni.
Tu ressembles au mec de Miami Vice.
Qui t'a habillé, nom d'un chien ?
Cette nana que je baise, Carly.
Elle a de beaux seins naturels.
Tu veux les voir ? Regarde.
C'est un 10.
Okay.
Elle a été bâtie pour être la Maison Blanche d'hiver.
Ouah.
Les murs sont tous couvert de tapisseries en soie,
et les plafonds sont recouverts d'or.
C'est assez impressionnant.
Et ils voulaient en faire des appartements, t'y crois à ça ?
Où est passé ta jambe ?
Je les ai pas payés en temps et en heure, voilà ce qui s'est passé.
Ivana veut en faire un Camelot. Enfin, c'est ce qu'elle dit.
Je lui ai dit "S'il te plait, ne nous compare pas aux Kennedy".
Quoi ?
Je t'ai acheté un petit cadeau d'anniversaire.
- Pour moi ? - C'est ton anniversaire.
Tu n'avais pas besoin de faire ça, Donald.
Allez. 59, mais qui compte ?
Des diamants de chez Tiffany's, et regarde l'inscription.
Trump.
Qu'est-ce que t'en penses ?
- Ils sont supers. - Ils vont très bien t'aller.
Regarde- ça.
T'as vu ça ?
Donald m'a offert des boutons de manchette en diamants
pour mon anniversaire.
- Ils sont beaux, non ? - Mon chéri, ils sont en étain.
La pierre est un zircon cubique.
Ce sont des faux.
Donald n'a aucune honte.
Je voudrais dire quelques mots.
Ce soir, nous célébrons un type vraiment génial, Roy Cohn.
Roy est dur.
Certains disent vicieux. Effrayant même.
Mais enfin, regardez-le.
Ce n'est pas quelqu'un que vous voulez chez vous
pour rencontrer votre mère, hein ?
Mais vous savez, avec Roy, c'est l'amitié qui compte, n'est - ce pas ?
Il faut qu'il vous aime bien, ou sinon, vous pouvez oublier.
Il faut qu'il vous aime bien, non ?
Dieu merci, il m'a bien aimé.
Et, je ne sais pas, il a dû penser
que j'étais un bébé ou je ne sais quoi,
parce que, vous savez, je ne bois pas, je ne fume pas,
je ne prends pas de drogue.
J'ai d'autres problèmes dont je ne veux pas parler,
mais apparemment, il m'a bien aimé.
Mais la vérité, c'est qu'aussi dur que Roy est,
et il est brutal,
c'est un mec vraiment très loyal.
Pour lui, c'est un point d'honneur.
Et franchement, c'est un héros.
Joyeux anniversaire, Roy.
- À Roy. - À ta santé.
- Joyeux anniversaire, Roy. - Et mazel tov.
Eh bien...
Je ne sais pas quoi dire.
Merci, Donald.
Authentique, patriote Américain, et un ami.
Je sais que tu vas continuer à faire beaucoup de choses
qui me rendraient très fier.
Merci.
C'est pas encore fini, Roy.
Quoi ? Ma vie ?
J'espère que non. Peut-être pas ce soir.
Reste en vie un peu plus longtemps, Roy.
Il faut que j'aille me coucher, je crois.
Désolé.
Le voilà, hein ? Le meilleur écrivain de tous les temps.
Comment allez-vous ? Désolé, Tony, j'étais avec un ingénieur.
- Pas de problème. - Bon, allons-y.
- Nous y voilà. - Où voulez-vous commencer ?
Voyons si ce livre sera négatif.
Pour être honnête, je suis étonné que vous m'ayez demandé
d'écrire ce livre, M. Trump, vu l'article que j'ai écrit sur vous
qui n'était pas exactement flatteur. - Mais vous m'avez mis
sur la couverture du New York Magazine, et vous écrivez bien.
C'est ce qu'il y a de plus important.
Maintenant, vous devez être gentil, parce que je vous paye.
Oui, c'est vrai.
J'ai lu quelques-unes de vos interviews,
et je trouve difficile de donner au livre une narration grandiose.
Oui, vous aimez les négociations.
Je vais vous arrêter là, Tony.
Je n'aime pas les négociations.
Vous comprenez ? J'adore les négociations.
J'adore les négociations. Plus il y en a, mieux c'est.
- Mais à quelle fin ? - À quelle fin ?
Les contrats sont les fins. C'est comme si vous demandiez à De Vinci
pourquoi il a peint la Mona Lisa.
Vous vous considérez comme un artiste ?
Eh bien, je suis un artiste, Tony. Les négociations sont ma forme d'art.
Les négociations sont ma forme d'art et je veux la mettre dans ce livre.
Faut être né avec.
Tu l'as ou tu ne l'as pas, okay ?
Et si tu ne l'as pas, tu négocies pas.
Tu te trouves un bon boulot, fondes une belle famille, et relaxes.
L'art des Négociations.
Ça sonne bien.
Vous savez, j'aime bien ça. Je pense que les gens adhèreront à ça.
Ben, on verra, Tony. J'achèterai ce livre.
Bon, repartons dans votre enfance.
Vivre dans le Queens, c'était comment ?
J'ai eu une belle enfance. Tout à fait normale.
Des parents merveilleux, des parents encourageants.
Et vous savez, mon père était dur,
et il m'a aidé à développer mon instinct de tueur.
- Et ? - Et, oui, franchement, vous savez,
je n'aime pas beaucoup parler du passé.
Si vous pensez sans cesse au passé, vous tombez en ruines.
C'est juste pour donner un peu de contexte aux lecteurs.
Tony.
Ne venez pas ici me casser les couilles
à chercher des trucs profonds, d'accord ?
Je hais que les gens qui essaye de creuser dans la vie des autres
en cherchant des trucs profonds.
Nous sommes tous des animaux.
Tout le monde veut être riche et que les autres leur sucent la bite.
Tout le monde veut gagner, Tony, et ça c'est la vérité.
Mais ça ne va pas bien se lire. - Ben, c'est la vérité.
Mais ce n'est pas la vérité que nous recherchons aujourd'hui.
Aujourd'hui, les gens ont besoin de croire qu'il y a une sauce secrète.
Des principes, des règles de jeu, qui vous rendent différent.
Bah, c'est facile, parce que j'ai mes règles de jeu.
J'ai trois règles, okay ? Mes trois règles pour gagner.
Première règle, le monde est un vrai bazar, okay ?
Le monde est un vrai bazar, Tony.
Il faut se battre, il faut avoir la peau dure.
Attaquer, attaquer, attaquer.
Si quelqu'un vient après vous avec un couteau,
vous leur tirez dessus au bazooka, okay ?
Deuxième règle, qu'est-ce que la vérité, Tony ?
Qu'est-ce que la vérité ? Vous savez ce qu'est la vérité ?
Ce que vous dites est vrai, ce que je dis est vrai,
ce qu'il dit est vrai.
Qu'est-ce que la vérité dans la vie ?
Nier tout, ne rien admettre.
Vous savez ce qui est vrai ? Ce que je dis est vrai.
Et la troisième, et la plus importante,
peu importe à quel point vous êtes dans la merde,
ne jamais, jamais, jamais admettre la défaite.
Toujours déclarer victoire.
Toujours.
On dirait la politique étrangère des États-Unis
de ce dernier quart de siècle.
Bah, contrairement à ça, ceci fonctionne vraiment.
Et j'ai beaucoup gagné, Tony, beaucoup gagné.
Et même quand ils ont dit que non, j'en ai fait une victoire,
et ça a été toute la différence.
Et comment avez-vous trouvé ces règles de jeu ?
J'ai de l'instinct, Tony, j'ai un instinct de tueur.
Je l'ai toujours eu.
Écoutez, Tony, il vous faut avoir une capacité naturelle.
Je crois aux capacités naturelles, et c'est en grande partie génétique.
Il faut être né avec, vous voyez,
et des gens le sont, et d'autres non,
et c'est la différence.
Il vous faut l'avoir.
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