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Original subtitles

[rires d'enfants]

[craquement sec]

J'ai vu un docu sur Netflix. C'est pas possible.

Y a que des trucs sur les serial killers.

C'est dingue.

Les gens adorent ça. C'est ce qui marche le plus.

Les gens ont une passion pour le mal. La violence.

Ils sont fascinés par ça.

Ça ne m'étonne pas.

Il y a des études qui ont été faites.

Y a... Si dans une série ou dans un film,

y a pas 30 % de saloperies, de dégueulasseries,

de trucs gores et sanguinolents, ça ne marche pas.

- C'est un vrai chiffre ? - Oui, c'est vrai.

Les algorithmes fonctionnent comme ça.

Les mecs sont obligés de mettre 30 % du temps consacré à de la merde.

["Bernard's Song (Il n'est de nulle part)", de Véronique Sanson]

Tu vois, ça ? C'est de la typique affaire pour Zavatta.

- J'ai dit le nom. - Putain.

Le meilleur profiler sur Terre.

- T'es d'accord ? - Le meilleur enquêteur.

- Faut une série sur lui. - On n'est pas souvent d'accord.

Pas souvent, mais là, oui.

Je veux voir une série sur lui.

- Carrément. - Avec tout ce qu'il a résolu...

Paraît que c'est lui qui a aidé les Américains à trouver Ben Laden.

- C'est vrai ? - C'est un vrai truc.

Un an à le pister en Afghanistan.

Tous les Américains savaient pas où il était.

Il a donné l'info cruciale. "Il est là."

C'est con qu'il ait pas exercé à l'époque du petit Grégory.

Il l'aurait retrouvé.

Il aurait dit : "Le corbeau, c'est toi."

"Salut, tata." Bien sûr.

Le mec, il doit avoir un cerveau...

mais il est pas irrigué comme nous.

Tu vois, Asperger ?

Peut-être qu'il est Asperger.

Mais classe.

Pas le Asperger, genre...

On peut pas dire ça, sinon, c'est...

- Attention. - Non, non, attention. Non, non.

C'est pas de l'Asperger bizarre.

C'est "je scanne le monde".

"Je scanne le monde, mais je suis dans la société."

Tu sais, si tu vas sur YouTube,

t'as des trucs complotistes sur les pyramides,

mais t'as aussi

toutes les théories un peu obscures liées à Zavatta.

C'est incroyable. Tu vas devenir fou.

Tu veux dire que ce serait...

Un mec de l'ombre. Un ninja.

Un ninja de la police.

En plus de ça, j'ai appris un truc de dingue.

Il paraît qu'il a une chaîne de restos à tapas dans le Sud.

- Tu délires. - Je te jure.

Paraît que le mec dort une heure par nuit.

- Non ? - Une heure par nuit.

Le mec est éveillé 23 heures sur 24.

- Non... - On pense même

que c'est un alliage mi-homme, mi-machine.

- Non... - Je te jure.

Paraît qu'il a du sang de chauve-souris.

Et il paraîtrait... Ça, pour le coup, c'est des rumeurs,

d'accord ?

- Mais il paraîtrait... - Quoi ?

Que pendant cinq ans...

Tu te souviens la période où Catherine Lara, on la voyait plus ?

- La Rockeuse de diamants ? - Oui.

- Paraît que c'est lui qui la remplaçait. - Non.

Pendant les concerts, les zéniths. Et qu'il a appris le violon

pour l'occasion.

Et ça, c'est ce qui m'a le plus tué.

Il est profiler, chanteur, patron de bar à tapas...

Chauve-souris. C'est tout. C'est fou.

Si demain, il veut me baiser, je dis oui.

- J'irais pas jusque-là. - Franchement.

Il me dit : "C'est dans mon slip, la fin de la soirée",

je réfléchis pas.

T'es prêt à avoir une relation homosexuelle consentante ?

Sans problème.

- Avec ce mec ? - Avec ce mec-là, oui.

Avec Brad Pitt, moins. Tu vois ? Mais lui...

Qu'est-ce qui fait que t'es attiré sexuellement...

Par rapport à moi, par exemple. Je te ferais des avances...

- Je te dirais non. - Oui.

C'est même plus, tu baises un humain.

Tu baises une aura.

["Bernard's Song (Il n'est de nulle part)", de Véronique Sanson]

[Lucille] Qu'est-ce que tu fous ?

[Lucille] Incroyable.

Tu fous quoi ? T'étais où ?

Là-bas.

- Quoi, là-bas ? - Il est quelle heure ?

45 minutes que tu m'as laissée. Pas d'argent, pas de passeport.

45 minutes !

Tu peux m'appeler. Regarde ton portable.

4 appels en absence !

- J'ai plus de batterie. - T'es mou !

- Lucille, on se calme. - Tu me soûles !

On embarque bientôt. On va rater ce putain d'avion !

[Zavatta] On va en vacances, Lucille.

C'est les vacances. Argentine.

- Plage... - Je suis pas en vacances.

J'ai envie de caca.

J'ai réservé l'hôtel, j'ai trouvé l'endroit...

- Qu'as-tu mis dans la valise des petits ? - Respire.

- Les maillots, qui l'a fait ? - Pense aux accords toltèques.

- Et la Biafine ? - T'as organisé les vacances.

Putain, mais si j'ai organisé, sois cool. Sois avec moi.

T'es toujours à côté de la plaque !

Lucille, je travaillais. Je pouvais pas organiser.

Si j'avais pu, je t'aurais aidée.

J'ai du boulot, je suis crevé.

T'es toujours crevé. Et moi, je suis au bout de ma vie !

Deux kermesses en une semaine et toi...

[Zavatta] On y va, les enfants. On va faire caca et pipi.

- Tu t'en occupes. - Excusez-nous.

Donne-moi de l'argent.

- File-moi une clope. - J'en ai pas.

Elles sont dans les affaires.

- Mais tu me rends dingue... - Lucille.

- T'es mou. T'es trop mou. - Il faut te calmer.

- C'est les vacances. - Je sais.

[Zavatta] Te quiero, mi amor.

["Bernard's Song (Il n'est de nulle part)", de Véronique Sanson]

Hanna, arrête !

Non, Hanna !

Heili, une fois... deux fois...

Heili, trois fois...

[rires]

Hanna, t'es sérieuse ?

C'est de la merde, ça.

[rires]

[Zavatta] Je suis formel. Paul Bernardin.

Je vais te donner le vol.

Copenhague AF347.

Ah, mon chat !

Ça va ?

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

[Jean-Pierre] Mes chers amis, chers sœurs et frères,

combattantes et combattants de la vérité et de la justice,

nous sommes rassemblés ce matin pour célébrer et récompenser

le travail de deux de nos membres les plus actives et performantes,

bien que bénévoles.

J'ai nommé Léa Blanchard et Christine Valdoise...

qui ont obtenu, en l'espace d'une année,

des avancées aussi décisives que significatives,

dans l'affaire Paul Bernardin.

- [applaudissements] - Merci.

[Jean-Pierre] Je rappelle... horresco referens,

les données de cette affaire.

Le 5 avril 2022,

des fouilles dans le jardin de la maison du sieur Paul Bernardin

mettaient à jour quatre cadavres, ceux de sa femme et de ses enfants,

dont concomitamment, la gendarmerie constatait la disparition,

non pas de la femme et des enfants, mais du susdit,

tandis que le procureur de la République ouvrait à l'encontre du fuyard

une enquête pour présomption d'assassinat. Alors...

Je leur remets donc avec fierté, en votre nom

et au nom du réseau Police Sécurité Citoyenne,

ce diplôme d'enquêtrice Facebook de grade 4

ainsi que le statut de membre permanent du bureau de notre association.

[applaudissements]

- Merci, Jean-Pierre. - Félicitations.

Alors, attendez...

C'est le contraire.

Christine, voilà pour vous. C'est important.

Et cette petite cagnotte, modeste, mais conséquente,

issue d'une collecte pour vous permettre d'aller ce weekend

poursuivre vos investigations sur le terrain.

Beaucoup d'émotions...

Beaucoup d'émotions du côté de Christine qui...

qui est très émue, comme souvent quand on est...

pris par l'émotion.

♪ Partir, partir ♪

♪ On a toujours un bateau dans le cœur ♪

♪ Un avion qui s'envole pour ailleurs ♪

♪ Mais on n'est pas à l'heure ♪

♪ Partir, partir ♪

Oh !

Oui ?

Nico, qu'est-ce qu'il y a ? Ça fait pas 20 minutes que je suis partie.

J'ai mis des mots partout. Je vais pas me répéter.

Les mots sur le frigidaire, y en a 40.

Écoute, Nico, t'es pas un bébé, enfin !

Tu sais t'occuper des gamins.

OK, écoute, arrête, sinon, je me fous en mode avion.

Ben, à 16 h 30 !

Ça fait 50 ans que dans toutes les villes de France,

c'est 16 h 30 qu'on va chercher les gamins.

Tout le monde le sait, même ceux qui ont pas de gosses.

Même Christine sait que c'est 16 h 30.

Oui.

Non, je suis pas énervée !

Je travaille, on va sur le terrain.

Oui, je t'aime. Je me mets en mode avion quand même.

Merde !

[elle souffle]

Tu sais, moi, des fois, je t'envie.

Ne pas avoir de gosses. Pas de mec. Oh là là...

Ça, ça doit être Vegas.

C'est quand même beaucoup d'amour.

Oui, oui...

- Je l'aime... - Des enfants...

Tu vois, j'arrive à un surplus.

Tu vois, le trop ? Quand...

Et puis, je suis Capricorne. Faut que je m'isole.

Donc voilà.

["Verschleierte Irreligiosität", de Bethlehem]

C'est pas de la tristesse. C'est de la colère.

Je suis en colère. Ça me rend triste aussi,

mais c'est plus de la colère.

D'être aussi...

aussi impuissant parfois.

Comment ça se fait qu'il y ait pas de signes ?

Pourquoi il a pas pu retenir son geste ?

Cette femme, c'était la douceur même, selon les témoignages de ses collègues...

Une femme bienveillante, qui faisait attention à tout le monde...

à son travail. Qui était une perle, il paraît.

Elle travaillait pour Mobalpa.

- Les cuisines ? - Oui. Elle était...

très pointilleuse, très...

La petite... La petite dernière,

quand tu la vois, c'est un bout de chou...

Elle est d'une beauté !

Bon, la plus grande... 13 ans, c'est l'âge difficile.

Mais la petite dernière est à croquer, tellement elle est belle.

On ferait pas une pause sandwich ?

Si tu veux, oui.

Moi, j'ai faim.

- On se gare un petit peu ? - Si tu veux.

- T'en as fait ? - Oui, j'en ai.

- Merci. - Oh, de rien.

On va se garer.

Je te dis pas à quoi c'est, c'est surprise.

Oh, ma Christine !

J'espère que t'as pas mis de poivrons, j'aime pas ça.

- On peut les enlever. - C'est pas grave.

Je les enlèverai.

[bips]

Excusez-moi, je suis là.

Je suis là, à côté de vous.

Excusez-moi.

Je peux vous donner... Je me permets ?

Ouf... Oh !

Merci.

Je vais vous ennuyer encore, j'ai des exercices de respiration.

Ça vous ennuie pas ?

J'en ai pour deux petites minutes.

Ça va ?

[respirations retentissantes]

Faut que ça parte de très, très loin.

Faut que ça fasse vibrer. Ça fait vibrer ?

[femme] Voilà.

Ça vous ennuie pas, j'écarte les jambes, j'ai pas...

- pas le choix, je peux plus les serrer. - Moi non plus.

J'en profite, y a un moment, je pouvais plus les écarter du tout.

Parce que c'est ma cinquième grossesse.

C'est votre cinquième grossesse ?

[bip]

Ouais.

Et je dois dire... aucune césarienne.

Aucune déchirure. Une épisio, une fois.

L'épisio, c'est moins violent que...

- Je sais ce que c'est. - ...que la déchirure.

- La déchirure explose dans tous les sens. - C'est pour ça...

L'épisio, c'est beaucoup plus organisé.

- C'est une déchirure qu'on maîtrise. - Je sais ce que c'est.

J'ai gardé quelques points qui se résorbent.

C'est rigolo. Quand je les touche...

Ils les enlèvent pas...

les fils.

Tant mieux. Sinon, on éternuerait, le fil...

Stop ! Vous allez pas me parler de votre chatte.

- Je suis pas... - On est à deux doigts, là.

C'est comme une peau de cochon...

Je me fous de ce qui se passe dans votre vagin, vous comprenez ?

Je m'en fous !

Je vous ai heurté, désolée.

- C'est pas ça, c'est insupportable. - Je vois bien.

Vous vous répandez. On se connaît pas.

- Excusez-moi. - Oui... Voilà.

Je vous ai blessé...

Non. Mais je vous parle pas de mes couilles.

Vous avez pas d'enfant ?

Bon... S'il vous plaît.

[hôtesse] Oui ?

- Bonjour, monsieur. - Madame.

Bonjour, madame.

Elle crie. C'est possible de changer de place ?

Cette femme est folle. Elle fait peur. Je peux changer de place ?

On va se calmer. Le vol est complet, monsieur.

Pour raisons de sécurité, si on change...

Pour quelle raison de sécurité ?

Prendre la place de cette femme est un problème ?

- Quoi ? - La façon de refouler...

- Comment ça ? - C'est étonnant.

Vous devriez refouler au lieu de parler de vos 5 enfants.

4, bientôt 5.

- Félicitations. - Félicitations ?

Faut avoir confiance pour balancer 5 enfants dans le monde.

Ou être débile.

Si vous devenez insultant, ça va mal se passer.

Deux ensemble ?

La coalition des trompes de Fallope !

Attention.

C'est l'immeuble derrière les Bernardin.

Il faudrait pouvoir accéder par cet immeuble.

Faudrait trouver quelqu'un qui a un passe, un machin...

qui nous ouvrirait

et nous donnerait accès.

- Bonjour, madame. - Bonjour.

Bonjour, excusez-nous de vous déranger.

Comment ?

Excusez-nous de vous déranger. On est enquêtrices web.

Parlez fort. Mon oreille me joue des tours.

On est enquêtrices web pour l'affaire...

- Enquête de quoi ? - Bernardin, votre voisin.

Oh, oui. M. Bernardin, oui.

- Celui qui a tué sa famille. - Oui, pauvre homme.

On voudrait accéder... juste derrière chez vous.

- Vous voulez voir derrière ? - Voilà.

Je peux vous amener.

Si vous avez que ça à faire. Y a rien à voir.

Merci, c'est super sympa. C'est une petite curiosité...

Oh, la curiosité, c'est humain, comme on dit.

M. Bernardin... Ce monsieur a dû souffrir pour en arriver là.

Je souhaite à personne ce qu'il a vécu.

Vous savez, il était poli comme tout. Faut pas croire.

Une fois, il m'a porté mes courses.

Je voyais le malaise. C'est sa bonne femme qui faisait...

un peu mauvais genre. Un peu salope, si on peut dire.

Pour se faire épiler le cul et aller bronzer sous les UV, oui,

mais pour s'occuper des gosses, c'est lui qui se cognait tout.

Il a sorti le clébard pour ramasser sa merde,

pendant ce temps, elle foutait rien.

Vous lui parliez souvent ?

- À qui ? - À M. Bernardin.

Non, on se croisait comme des voisins.

C'est ses gosses que je croisais. Ils faisaient un sacré bordel.

Mon appartement donne sur la cour et leur jardin derrière.

C'était un sacré bazar.

Depuis qu'il les a dégommés, c'est plus tranquille.

Enfin, ça a pas duré longtemps,

ils ont foutu une famille d'Antillais au premier, au-dessus de chez moi.

C'est pas les plus discrets dans la couche d'ozone.

Au-dessus... guerre en Ukraine. Allez-y, des Ukrainiens !

Ils cuisinent du chou, ça pue dans l'immeuble.

Et je nettoie, alors je le sais.

Ils remplissent les placards, ils ont peur d'avoir la dalle.

Sans compter que ça se reproduit à une vitesse...

Ils touchent les allocations.

Je suis tranquille, j'ai pas eu de gamins.

J'ai eu un cancer de l'utérus à 32 ans, ils ont tout viré là-dedans.

Regardez-moi l'état du jardin. C'était pas comme ça avant.

Y avait un jardinier, Fabrice.

Mais il était pédé comme un phoque, il a dû choper le sida.

Il est crevé, ça fait un an. Vous croyez qu'ils auraient remis quelqu'un ?

Non, alors c'est moi qui ai arraché des trucs, mais bon...

Y a la fête des voisins. Les Antillais veulent faire une fête là.

J'ai dit : "Pas question."

Pour aller bouffer du boudin créole...

Vous savez qu'ils foutent du hérisson, du rat... de tout.

- C'est là, le mur ? - Moi, j'ai 45 ans.

- Oui, ça coïncide. - Il m'est jamais rien arrivé.

C'est là, Christine.

La porte...

[voisine] Il est là, le muret.

- Y a pas de porte ? - Pas de porte.

[voisine] Non, y a jamais eu de porte.

Ça coïncide, là, à peu près ?

Mais y a pas de porte.

Christine, t'as dit qu'il y en avait une.

- J'étais sûre. - Ah bah...

[voisine] Les gens sont toujours là à critiquer, mais M. Bernardin,

la police au lieu de l'emmerder, devrait s'occuper des niakoués

qui installent leur femme dans un salon de massage. Elles font que branler.

Les bougnoules ont remplacé les églises par des épiceries

remplies de produits qui foutent la courante.

Sans parler des bamboulas...

[Léa] Fais-moi la courte échelle. Merci, madame.

...en cloque qui vont choper les allocations

et ramènent tout le pays qui se retrouve dans le machin.

C'est super sympa. Merci, madame.

- Qu'allez-vous faire ? - On va...

On va regarder.

On regarde pour nos enquêtes.

[voisine] Personne dit le bon côté des choses.

Hitler, personne n'a jamais dit qu'il aimait les animaux.

Il était même végétarien. Vous pensez que M. Macron est végétarien ?

Mon cul !

[Léa] Merci, madame, en tout cas.

[voisine] Si vous pétez quelque chose, comptez pas sur moi.

- Parce que j'ai du boulot. - [cri]

Tu t'es fait mal ?

Bah oui, évidemment.

Ça va ?

- Léa ! - Je vais pas crever dans cette baraque.

Ça serait complètement con.

[scintillement]

[Léa] Oh...

Attends, attends... Y a quelqu'un.

Arrête ! Y a des gens qui passent, c'est une rue.

- On n'est pas en Ardèche. - Et l'alarme ?

Si ça se déclenche quand tu ouvres ?

Mais y a pas d'alarme !

C'est pas une baraque liée à la Banque de France, enfin !

Qui veux-tu qui entre ici ?

- Y a eu un carnage ! Une boucherie ! - Chut !

T'as envie de boire l'apéro ici ?

Tu me fais tout foirer. J'ai plus que la pince à épiler.

[cri]

[Léa] C'est ça que j'aurais dû faire.

["Toccata et fugue en ré mineur", de Jean-Sébastien Bach]

[le policier parle en danois]

Non, je vais par là...

Non, je vais là, je vais chercher mon bagage.

Pourquoi ? C'est bloqué ? Je vais juste chercher...

Je vais chercher mon bagage, je suis pressé.

D'accord.

Je comprends pas. Je parle pas votre langue.

On m'a déjà demandé ma carte d'identité.

15 fois ! Non, jamais de la vie.

Non, j'irai pas là. Je vais ici.

Laissez-moi passer. Arrêtez de me toucher !

Je vais là !

Vous cherchez la bagarre ?

Lâchez-moi ! Lâchez-moi !

Mais lâchez-moi ! Lâchez-moi !

[ils se saluent en danois]

[en danois] Comment s'est passé l'anniversaire de ta fille ?

[rires]

[ils chantent]

[rires]

Bon allez, j'y vais.

Restez là.

Bonjour, monsieur.

Ah, vous parlez français ?

Enfin ! On m'a envoyé l'intellectuel du groupe ?

- Ne soyez pas flatteur, ça vous va pas. - J'ai pas envie de l'être.

- Vous m'expliquez ce qui se passe ? - Oui.

Oui, vous pouvez ? Je prends mes affaires.

Non.

[En danois] Asseyez-le !

[Léa] Oh...

Regarde, Christine !

- Je suis pas très à l'aise. - Mais si.

- Ça fait quelque chose, hein ? - Oui.

- T'as vu ça ? - Oui.

- T'imagines, il est encore là ? - Arrête.

- Il dort là-haut. - Arrête !

Mais non.

- C'est fou... Y a un sacré volume. - Oui.

Oh, c'est fou !

- Mais... - Oui.

Mais je suis un peu déçue.

La déco, là, c'est pas assorti.

Ouais, tout est mélangé.

- Y a plein de styles différents. - Oui, voilà.

Tu vois, blanc, bois, doré...

Tu restes sur trois dominantes.

Là, y a pas trois dominantes.

Les chandeliers sont pas mal.

Ah oui.

- Prends-les. - Non.

- Fous-les dans ton sac à dos. - Arrête.

M. Michel Uzès.

Oh, il sait lire. C'est bien.

Je prononce bien ?

Oui, vite fait. C'est bon.

Il y a tellement de pièges dans cette langue.

- Les "s" qu'on prononce ou pas. - C'est vraiment le moment ?

Je trouve ça drôle. Champigny-sur-Marne !

Bien sûr, oui.

Tout est possible une fois la porte ouverte à la comédie.

Que venez-vous faire dans notre royaume du Danemark ?

Va te faire cuire le cul, gros con.

Je fais ce que je veux.

- La méthode danoise ne vous... - On se rapproche ?

Je suis encore plus proche du monument.

- Du monument ? - De la star.

- La star ? - Oui. On ne fait pas le modeste.

Vous savez très bien...

que votre visage est placardé partout.

Et c'est ici, au Danemark, qu'on vous a arrêté !

Non ? Personne aurait pu le prévoir. C'est ici, au Danemark.

Quel privilège !

Quelle chance d'être face à l'ennemi public n° 1 !

- Quoi ? - Oui...

Monsieur...

M. Uzès. Ou plutôt, devrais-je dire...

Monsieur...

Bernardin !

Paul Bernardin !

- Paul Bernardin ? - Oui.

Vous pensez que je suis Bernardin ?

Il joue bien la comédie. Le pays du théâtre et du cinéma.

- On peut pas vous l'ôter. - Paul Bernardin ?

- Très beau. - Vous pensez que...

- Mais vous êtes débile ? - Il est crédible.

Rigole ! Je ressemble pas à Paul Bernardin.

J'ai pas ses traits. N'importe quel couillon le verrait.

- La colère... - Quoi ?

Le combat contre l'injustice.

Le sang chaud, toujours ! Hein ?

La guerre, la guillotine, les têtes sur les pics.

Robespierre, Danton...

Mélenchon... J'adore !

Vous devriez être soulagé, vraiment,

de pouvoir enlever ce poids de votre poitrine.

De pouvoir déballer. Tout sortir.

Nous raconter comment vous avez explosé la cervelle de votre femme.

Moi, ça m'intéresse beaucoup. Je vais pas vous mentir.

Je me sens privilégié de pouvoir entendre ça. Oui.

Ici, comme en France, rien à faire.

- Dès qu'on vous met une étoile... - J'en aurai une.

- Ça sera une belle journée pour moi. - Non.

Tu vas gagner la gueule dans la merde.

Je ne suis pas Bernardin. Ça prendra du temps, mais tu vas tomber.

- Les menaces... - Non, c'est la réalité.

Vous allez nous... tatata ! À nouveau ?

Sortir fusils et carabines ?

Ce n'est pas possible, vous êtes tout nu.

Racontez-nous.

Personne ne vous jugera ici.

Voyez ça comme une libération.

Pas une arrestation, c'est une libération.

M. Bernardin...

Oui ! C'est ça que je veux voir. On se réveille, on avance.

Réveillez la bête. Montrez-moi ce qu'il y a ici.

L'âme du tueur. Le prédateur.

Profitez-en. Vous pouvez le faire ici avec la méthode douce.

Avec le commissaire Hammer, ce sera pas la même tisane.

Elle a la capacité de déceler

dans le moindre tremblement de paupière,

dans le moindre rictus,

la moindre apnée...

le mensonge.

Mais vous ne l'abuserez pas.

Qu'est-ce que vous choisissez ?

Entrée, plat, dessert ?

Un petit café avec ?

C'est vous qui choisissez.

Je vous écoute.

Bon...

Au moins, le test ADN est fait.

Bah... Christine !

Qu'est-ce que tu fous ?

Je suis un peu excitée.

- Excitée de quoi ? - Je sais pas...

Le lit conjugal...

- Hein ? - Le lit conjugal.

Je sais pas de quel côté il dormait.

Les fours... J'ai un four comme ça à chaleur tournante.

Oh, j'ai vu un reportage...

Sur Céline Dion, sa maison...

Oh, t'as vu ça ? À Vegas ?

Oui. À Jupiter Island. C'est ça.

Elle est superbe.

Ça fait rêver.

Mais c'est blanc.

Elle a tout harmonisé.

- J'ai trouvé ça très beau. - Moi aussi.

Ce qui est étonnant, dans son salon, y a au moins...

des espaces canapés et tables basses

tous les 6 mètres... Tous les 3 mètres.

Et voilà, y a une tache, tu le vois tout de suite.

J'aime quand c'est fonctionnel.

Je regardais l'autre jour un truc sur Madonna.

Tu connais son caprice de star ?

À chaque endroit où elle va,

elle veut une nouvelle cuvette.

Une cuvette de chiottes neuve, sinon, elle fait rien.

Donc à chaque fois, où qu'elle aille,

t'as un gars avec un camion plein de chiottes.

- Juste les toilettes ? - Elle s'assoit pas, sinon.

["I Fought the Law", de The Clash]

Mais c'est pas vous.

Monsieur.

Quoi ?

Vous n'êtes pas Paul Bernardin.

- Non... S'il vous plaît. - Ben non.

Donc alors, quoi ?

C'est quoi, ce cirque ?

C'est quoi ? Merde !

C'est quoi, ce cirque, encore ?

C'est combien d'heures de vol pour une erreur judiciaire, encore ?

Qui s'amuse à dire : "Ce type, c'est Bernardin."

C'est clair ! C'est un aveugle ou quoi ?

Merde !

Je... Monsieur.

Je suis désolée.

Je suis désolée.

Merci...

- Je vous jure, merci. - Je suis désolée, monsieur.

Je suis désolée.

Monsieur, excusez-moi.

- Merci... - Je vous en prie.

Monsieur, attendez, ne me remerciez pas.

C'est la justice française qui va s'excuser.

Monsieur, regardez-moi dans les yeux.

Au nom de la République française, je vous présente mes excuses.

- Au nom de la nation. - Merci.

Regardez-moi ça. Les hématomes que vous avez...

C'est quoi ? C'est qui ?

C'est des bêtes. C'est pas des hommes.

C'est pas la justice, ça !

C'est la torture, ça, monsieur !

Elle a lieu partout, quotidiennement !

Peut-être que du coup, je peux y aller, comme ça...

Je vais vous dire une chose...

Je suis à deux doigts d'abandonner. Simplement.

Vous devriez pas. Vous avez l'air passionnée par ce métier.

Si vous voulez, moi...

à un moment, quand je vois

que le pays dont je me sens une représentante...

quand je vois que la démocratie française peut effectuer ça...

laisser effectuer ça, moi, ça m'abat.

Et je sais pas comment je me relève demain.

Ça m'abat. On peut aller dire : "La guerre en Ukraine..."

On peut dire... "Ah, les camps en Syrie, en Afghanistan...

"Les bateaux de migrants qu'on laisse crever en mer..."

C'est dégueulasse chez les autres !

Et chez nous ? C'est comment chez nous ? C'est comment ?

C'est comment chez moi ? Dedans ! À l'intérieur de moi.

C'est quoi, la bête dégueulasse que j'ose pas regarder en face ?

Et je me laisse aller comme ça dans l'instinct un peu sauvage...

Vous avez eu raison d'obtempérer. Désolée...

Vous avez eu raison d'obtempérer. Pourquoi ?

Que se passe-t-il si on obtempère pas ? On n'a pas de temps.

Pam ! T'obtempères pas ? Pam.

J'appuie sur la gâchette. Voilà ce qu'on fait.

Obtempère. Obtempère.

C'est Bernardin. J'ai envie que ce soit Bernardin. Ça me plaît.

Je sais pas pourquoi. C'est ma pulsion du moment.

Chacun y va de sa pulsion du moment pour répondre à son instinct présent.

- Bonne journée. - Je suis désolée, monsieur.

Je vous embrasserais bien, mais...

- Commissaire Hammer. - Michel Uzès.

Comme la ville ?

Comme mon père, surtout, mais comme la ville aussi.

C'est joli, ça.

D'avoir un paysage qu'on porte avec soi... Uzès.

C'est mieux que Pontault-Combault.

Uzès, le soleil, la Méditerranée... C'est joli.

Enchantée. Commissaire Hammer.

C'est juste une formalité. Pourriez-vous ouvrir votre valise ?

Évidemment, l'administration est très gourmande

en papiers, il lui faut de la paperasse. Avec des tampons.

On va mettre le tampon "innocent", comptez sur moi.

C'est une jolie valise. Une petite valise de touriste.

De type qui va prendre du bon temps. C'est agréable.

C'est quoi, ça ?

Ce sont mes chemises de compétition...

- Vous faites une compétition ? - Oui.

- De quoi ? - De danse country.

Et ça, c'est ma veste. Ça dépend...

en fonction d'avec qui je vais danser, du jury,

je choisis... J'ai toujours plusieurs tenues.

On ne sait pas sur quel jury on tombe.

Moi, j'ai préparé une polka. Du coup, ça dépend...

Voyez. Là, j'en ai trois.

En général, en pantalons...

Il a lieu où... Cette compétition va se dérouler où ?

Pardonnez-moi, je me souviens plus...

- Aux States ? - Non, ici, au Danemark.

Je suis là pour...

- Vous n'êtes pas en transit ? - Non.

Je suis venu danser ici.

De la country ? Au Danemark ?

Vous me montrez un peu la veste ? Comment elle vous va ?

Pour le plaisir.

J'ai pas eu le temps de l'essayer... Oui, elle est un peu courte.

- Franchement courte. - Un peu courte.

Beaucoup trop court.

Beaucoup trop court. C'est des vieilles vestes...

Y a pas la taille...

M. Uzès, c'est avec cette veste que vous allez passer le concours ?

Ben non. Clairement, non, parce que...

Vous avez pas anticipé ça avant de partir ?

Non, je ne savais pas qu'elle m'allait pas.

Je viens de le découvrir.

Ça peut vous paraître surprenant, mais je viens de le découvrir.

- C'est pour ça... - C'est un concours...

J'ai une veste noire à la maison qui me va bien

mais les doublures se sont défaites.

Avant de partir, je me suis dit, je vais prendre une autre...

- Putain ! - Une autre veste.

Faut tout justifier. Par Internet, ça va plus vite. J'ai pas eu le temps.

J'étais à un point relais.

J'ai pris le truc vite fait, je suis parti.

J'ai pas eu le temps de vérifier.

Vous pouvez effectuer quelques pas de danse ? Réglons ça.

Quoi ?

Est-ce possible d'effectuer un bout de votre danse de demain ?

C'est une blague ? Non.

J'ai affaire à un passionné de danse qui dit : "Je ne danserai pas."

Donnez-moi de la cohérence.

Un passionné de country avec une veste trop courte.

Un type qui danse une danse américaine

au Danemark. Je veux un peu de cohérence.

Non !

Je ne danserai pas, compris ?

Je ne danserai pas !

Je ne danserai pas !

Arrêtez de vous foutre de ma gueule.

Quand vais-je reprendre une vie normale ?

Quand est-ce que ça va s'arrêter pour sortir boire une bière

et être heureux, putain !

Brad, notre agent spécial.

["Conga", de Gloria Estefan & Miami Sound Machine]

[musique romantique]

J'adore tes yeux.

J'adore la transparence de tes yeux.

- La transparence de mes yeux ? - Oui.

Je vois que tu es une bonne personne.

- C'est vrai. - Ça, j'adore.

Je me suis jamais sentie aussi bien avec quelqu'un.

Jamais.

Moi, c'est pareil.

- C'est vrai ? - Oui, c'est vrai.

- La veridad. - No, la verdad.

- La verdad. - Oui, la verdad.

Verdad.

- Tu me protégeras toute ta vie ? - Évidemment.

- Dis-moi. - Évidemment.

Dis-moi la vérité.

Mais c'est la vérité.

Avec moi, tu seras protégée.

- Pour toute la vie ? - Oui.

[Hammer] Vous êtes Paul Bernardin ?

Monsieur...

[hurlements]

Vous êtes Paul Bernardin ?

Parce que rien n'effraie une ardeur si profonde.

Et que pour vous sauver,

je sauverais le monde.

Je suis un malheureux qui vous aime d'amour,

hélas...

Je pense à vous...

comme l'aveugle

au jour.

C'est beau.

T'es beau.

J'adore !

- Mais t'es un poète. - C'est Victor Hugo.

Écoute... oh, c'est beau.

Non, mais t'es...

T'es l'homme parfait.

- Arrête... - Oui, c'est vrai.

Pour moi, t'es l'homme parfait.

T'es exactement ce que je rêvais dans ma vie. C'est ça.

Tiens ! Va te faire enculer !

- Que de la merde. - L'année de naissance du 2e.

Que de la merde. Picasso, merde.

[Christine] Qu'est-ce que tu fais ?

- La Fontaine, ça pue. - Oh, arrête...

Ça, c'est de la merde. Que de la merde.

Merde, merde, merde !

Merde, merde, merde, merde !

J'ai fait des notes.

- Tiens. - Oh, la vache !

Une carte postale.

Ça, c'est l'Argentine.

Oui, c'est ça.

Quand il était jeune,

il est parti en Argentine pour un voyage avec des cousins.

- Ça te dit quelque chose ? - Ouais.

Il était parti avec des gonzesses, il avait niqué tout l'été.

Voyage initiatique dans tous les sens du terme.

[pets]

T'imagines, il est retourné là-bas ?

T'imagines, il est là-bas ?

Si tu le retrouvais comme ça avec une pépette... Tu le dénoncerais ?

Je lui demande une rançon contre mon silence.

C'est ça que... putain !

Il te tuerait.

- Tu sais ce que je ferais ? - Quoi ?

Je lui dirais : "Dis donc, Bernard...

"Tu vas arrêter de nous faire chier

- "sinon, je t'arrache les couilles." - [cri]

- Arrête, arrête. - "Je t'arrache les couilles.

"Tu veux quoi, Bernard ?

"T'as fini de faire chier toute la France ?

"Tu vas rendre ta pelle

"et tu vas nous suivre à la police, connard !"

"Non, je m'appelle pas Bernard." Dis, dis.

- "Je m'appelle pas Bernard." - Je m'appelle pas Bernard.

Quoi ? Tu t'appelles pas Bernard ?

Tu t'appelles Paul !

Oh, les trucs que je lui ferais au mec...

- Connard. - Je suis sûre... je sais pas pourquoi.

Je sens qu'il y est, qu'il est reparti là-bas.

- Faut qu'on y aille. - J'ai soif.

Faut qu'on aille vérifier en Argentine.

- Non, il est... - ♪ Argentina, buenas ♪

♪ Argentina, buenas ♪

♪ Argentina, dame más ♪

Je suis chaud ! On va y aller.

Oui, on va y aller.

[roulements de tambour]

- Bonsoir. - Bonsoir.

Nous souhaiterions deux vols Dijon-Buenos Aires, s'il vous plaît.

Pardon ?

Dijones, Buenos Aires, Argentina, por favor.

Alors... il n'y aura rien à cette heure-ci.

Et là, nous sommes à Dijon. Y a pas de long-courrier ici.

Oh, merde...

C'est pas vrai...

Ouais, Dijon restera toujours Dijon, quoi.

Vous manquez vraiment d'ambition.

Vous pourriez prendre une navette de Dijon jusqu'à Roissy.

Non, je prends pas de bus.

Hors de question, je suis malade.

Je peux pas, Christine. J'ai pas mes médocs.

- Je vais vomir... - J'aime les bus.

Le prochain vol part à 11 h 10 de Roissy.

C'est 1 230 euros le billet en économique.

La vache...

Je les ai pas, Christine. Je ne les ai pas.

Je suis à découvert. J'ai trop d'agios.

Moi, j'ai un PEL.

C'est vrai ? T'as combien dessus ?

4 700.

La vache ! On peut prendre deux allers.

Je dois fermer. C'est l'heure de la fermeture.

Parce que nous, on n'est pas en voyage de détente.

Mais en voyage d'enquêtrices.

Vous avez affaire à deux enquêtrices sur une affaire de...

plusieurs assassinats. Voilà.

Mais je ne vous en dis pas plus.

Motus et bouche cousue, vous n'en parlez pas.

Non. Par contre, je vais devoir

fermer le guichet.

Je vous demanderai de réfléchir.

Et j'espère que vous profitez bien de cette compagnie.

Vous êtes plus au sol ou en l'air ?

Les deux, je fais les deux.

J'espère que vous en profitez, vous êtes une femme très élégante.

Je vous remercie.

Même si nous n'avons pas gain de cause...

- je... - Je vous remercie.

Je vous remercie de votre professionnalité.

- De votre élégance, de votre... - Merci.

Merci.

- J'espère que vous avez un mari. - Bonsoir.

Mais le contraire m'étonnerait.

Merci beaucoup.

On va aller boire un verre et réfléchir.

Bonsoir.

C'est quoi, votre prénom ?

- Estelle. - Estelle.

Estelle, la belle Estelle.

- Vous êtes très aimable. - Bonne soirée.

- À bientôt, Estelle. Tant pis. - À bientôt.

On ira en stop.

Au revoir.

[coups réguliers]

Franchement, 2 500 euros l'intuition pour aller en Argentine...

ça fait super cher.

Je te dis, je le sens, il est là-bas.

Faut qu'on aille voir.

Je fais comment avec Nico ? J'ai dit que j'allais 3 jours à Dijon.

Ça n'a rien à voir, Buenos Aires.

Fais-moi confiance.

[télé] Édition spéciale.

Nous avons appris l'arrestation de Paul Bernardin.

Présumé meurtrier recherché depuis 2 ans,

il est retenu à l'aéroport de Copenhague.

Les conditions de son arrestation restent floues.

Paul Bernardin serait détenu et interrogé par la police.

[coups réguliers]

Son arrestation a eu lieu...

[bip]

[en danois] Où sont-ils ?

Ils sont peut-être français, mais quand même.

[enquêteur français] Ça rame.

- T'as vu ? - Ils pourraient nous mettre la fibre.

- Mon cousin a la fibre. - Mais tout le monde a la fibre.

- Tout le monde a la fibre en France. - Sauf deux cons.

Je vais dans le Vaucluse.

Ce weekend ? Tu vas faire quoi ?

Kayak.

- Dans le Vaucluse ? - Du kayak gonflant.

- Gonflable. - Gonflable ?

Non, gonflant. À chaque fois, ils me soûlent.

Imagine, ils arrivent, on est... en plein fou rire.

"Vous prenez l'affaire par-dessus le bras."

- Par-dessus la jambe. - La djambe, oui.

- Jambe. Pas djambe. - Non.

- T'as dit "djambe"... - C'est ceux qui...

[ils chantonnent]

Je suis crevé.

Ça nous fait des grosses journées.

Ça nous fait des grosses nuits aussi.

Comment tu crois que...

qu'il aurait fait, Sherlock Holmes, pour résoudre l'enquête ?

Ça, c'est une question.

Sherlock Holmes, comment il résoudrait l'enquête ?

- Je connais pas tous les mecs d'ici. - Non...

Ah, voilà.

- Hé ! - Hi.

[en danois] Bonsoir, messieurs, ravis de vous rencontrer.

- En français. - Ils parlent pas français.

- We don't speak French. - It doesn't matter.

- But you speak English ? - Yes, for sure.

Euh... Do you...

Même l'anglais, on va galérer.

Yes, we are happy and very proud to...

announce that we caught the right person.

Ils ont une personne de droite ?

Paul... Bernardin.

- Ah, Paul Bernardin. - Yes. It's the right guy.

We... You confirm you made...

- The finger prints. - Ça. Finger prints.

- And they're good. - It's the right person.

But how many... how many points of concordance?

[ensemnle] Eight.

Voilà.

- We can confirm. - En France...

En France...

8, c'est pas assez.

Il nous faut 9 ou 10.

- Voire 11 ou 12. - In English, please.

Même lentement, ils comprennent pas le français.

Do you have anyone who actually speaks English ?

- Bernard est en vacances. - OK.

- Ouais. - But I speak English.

- Yes, kind of. - I speak a bit English.

I think, if you agree, the best we have to do is...

- Test. Test ADN. - Voilà.

- Test ADN. - Test ADN.

- DNA. - DNA test.

- That will be done. - We'll proceed here, in Denmark.

- We know we have the right guy. - We'll do it, don't care about that.

- No. - In Denmark.

Perhaps we can organise... a... sanitary rapatriment.

- Comment on dit ? - Un rapatriement sanitaire.

Because I think we'll have to deal with...

You know, it's a very French case.

Yes. So we récupère...

Laisse-moi faire.

We récupère the man.

- You cannot do that. - Why?

It's too early. Much too early.

It'll take much more time.

- Il a une belle voix. - Sean Connery.

He stays in Denmark, OK?

On se disait...

you look like Sean Connery.

- Maybe we can move on... - It's late.

Yes, on est tous fatigués.

In France, we say : "On est tous crevés."

We are not in France. M. Bernardin is not in France.

We are in Denmark.

Ah, c'est bloqué.

Vous êtes... Ah non.

On a cru... Comme vous bougiez plus du tout...

Restez en mouvement pour qu'on sache si la connexion...

No, we got the right person. We will proceed in Denmark.

- Good. - But...

In France, we have a... tradition

of... erreur judiciaire.

- You know? You know Outreau? - No.

Myriam Badaoui? It was a nightmare in France.

It's still a... séquelle.

We don't want to have a new...

People say in France... No Badaoui. No Badaoui.

In Denmark, we are strict about rules.

- In France, we are strict too. - You are not, no.

Donc on récupère Bernardin...

We... we ask you...

gently... politely...

respectfully...

to send us... as soon as possible...

To send what?

- Tu me fous les poils. - Même moi.

As soon as possible, it's a question...

- Of death. - Of hours.

Of life or death.

- And life. - Send Mr. Bernardin, if only it's him...

- But we are not sure. - If it's not him...

- We've got the 8 points. - 8 is not enough.

What is...

Il est français, putain !

Why are you insisting?

- He's French! - I never see him like that.

It's our killer. He killed people in France!

[ensemble] And he was arrested in Denmark.

Yes, I know, he was arrested in Denmark!

- Ils m'énervent. - Ça va pas avancer.

- [ronflements] - [la télé est allumée]

[télé] On apprend un rebondissement dans l'affaire Paul Bernardin.

L'homme le plus recherché de France,

l'homme au quadruple homicide dijonnais perpétré en 2022 sur sa famille,

qui a été arrêté par les forces de police danoises,

- il y a 24 heures à Copenhague... - [elle rote]

...ne serait pas Paul Bernardin,

mais un certain Michel Uzès.

Cet homme tranquille de Saint-Maur-des-Fossés

dans le Val-de-Marne

aurait subi une terrible méprise. La police vient...

- Christine ! - [ronflements]

- L'analyse de son ADN a permis... - Christine.

Un truc sur Bernardin.

J'ai mal.

[télé en espagnol] Les analyses ADN ne correspondent pas.

C'est une erreur monumentale.

Comment expliquer un tel fiasco ?

À l'origine, c'est un indicateur de la police française

qui aurait renseigné la police danoise.

Paul Bernardin devait prendre un vol...

- Oh la vache. - ...sous une fausse identité.

La police de l'aéroport de Copenhague

- La boulette. - ...a été appelée en urgence.

Les agents l'ont interpellé à la descente de l'avion.

La boulette de chez boulette.

L'homme n'a pas opposé de résistance. Il a été arrêté.

Tu t'es planté.

Ses empreintes ont été comparées à celles du présumé assassin.

- Personne peut se planter comme ça. - C'est bon, ça va.

J'ai compris. J'ai compris le truc.

Mon amour, ils ont rien à voir !

T'as la vue qui baisse, c'est rien.

Vraiment, s'il te plaît... Tu peux arrêter ?

- Reste pas de cette humeur. - Lucille, je...

- Aïe, ça fait mal ! - On arrête, les filles.

Putain ! C'est hyper dangereux.

[Lucille] Laissez papa tranquille.

- Non ! - Il a besoin de se reposer.

Le cauchemar ! Le cauchemar.

[cri]

Qu'est-ce que t'en penses ? Moi, j'y crois pas.

Ce type ment. Il a réussi sa transformation physique.

Tout est possible, maintenant.

Pour effacer ses empreintes, suffit de se cramer les doigts.

Ou alors, il a fait de la chirurgie esthétique. Tout est possible.

Demain, je veux ressembler à Scarlett Johansson, c'est parti.

Maintenant, on y va.

Ce mec a baisé tout le monde, mais nous, il va pas nous baiser.

Alors tu finis ton bol et on y va.

[chant religieux solennel]

[prêtre en espagnol] Joana, Xavier, avant de vous déclarer unis,

j'aimerais vous dire quelques mots.

Soyez sincères, sans hypocrisie.

Fuyez le mal et restez dans le bien.

Soyez généreux avec les plus démunis.

Et ouvrez-leur la porte de votre maison.

Bénissez ceux qui vous persécutent.

Souhaitez le bien, jamais le mal.

Vous avez été désignés par Dieu pour être ses sujets.

Remplissez votre cœur de bonté, d'humilité,

de douceur et patience.

Xavier.

Acceptes-tu de prendre Joana, ici présente, pour épouse,

pour l'aimer dans le bien et le mal

jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Oui, je le veux.

[Prêtre] Joana.

Acceptes-tu Xavier, ici présent, pour époux,

pour l'aimer dans le bien et le mal

jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Oui, je le veux.

[prêtre] À partir de maintenant, je vous déclare mari et femme,

unis par Dieu en ce mariage sacré.

Que Dieu vous bénisse ! Qu'il bénisse votre alliance !

[fracas]

- ¿Qué pasa? - Nada. Es una crisa de epilepsia.

Mords. Mords.

Vas-y.

Nada. Nada.

Venga.

¿Como está?

Ça va ?

Bene? ¿Está bien?

[ensemble] Gracias.

De nada. De nada.

[elles le remercient en espagnol]

[applaudissements]

[musique intrigante]

- Pasate por la fiesta. - Pasate. Pasate.

Allez, on y va !

Policía !

[ils frappent à une porte]

[gémissements]

- ¿Qué pasó? - Rien, je fais des malaises vagaux.

- Tu t'es fait mal ? - Quand il fait trop chaud...

La malesta vagal. Non, ça va très bien.

Todo bien. Solo...

Muy caliente. La calor... Malaise vagal.

[ensemble] Ah !

Niente... Nada. Es nada.

La fiesta.

¡La fiesta!

[musique intrigante]

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

Vous voulez pas venir à l'intérieur ?

Pourquoi ?

Monsieur, il pleut.

Qu'est-ce que vous en savez ?

Qu'est-ce que vous en savez qu'il pleut ?

Vous savez faire la différence entre le vrai et le faux ?

Ça se trouve, il fait beau.

Vous savez...

Les apparences sont trompeuses.

Mais il y a un bouton, Nico. C'est on/off.

Si tu y arrives pas, prends une poêle et fais des crêpes.

Écoute, je suis au bord de l'épanouissement professionnel

et tu viens me faire chier sur la route, là !

À me parler de crêpes !

J'en ai ras le bol de faire la mère, la femme, être aux petits soins...

faire ce que vous voulez depuis 15 ans. C'est la 1re fois que je suis heureuse.

Je serais journaliste de guerre en Colombie,

tu viendrais me faire chier avec un tournoi de judo ?

Non, je ne crois pas.

Oui. Eh ben... Eh ben...

Laisse-moi parler.

Considère que je suis en guerre, voilà.

Tu vas pas nous empêcher de faire cette enquête.

Maintenant, laisse-moi tranquille.

Oui, je...

Oui, je t'aime.

Évidemment que je t'aime.

Oui. Oh !

Tu trouves pas qu'il lui ressemble ?

À qui ?

À Bernardin.

Non.

Qu'est-ce qu'il foutrait, pompiste, dans ce trou à rat ?

Bonjour l'ambition du mec.

Quand même, tout ça pour ça.

Tu me fais du bien. Tu me fais du bien.

Je t'assure... Excuse-moi.

Putain... Oh, mais merde !

- Je suis vraiment monstrueux. - Mais non.

Si, c'est ton mariage, tout le monde est heureux,

- et je te fais chier, putain ! - Non.

Lucía, elle me le dit : "T'es chiant !"

Elle me le dit tout le temps !

Calme-toi.

Calme-toi. Thiago !

C'est dingue de t'aimer plus que ma femme.

Je le découvre.

Tu m'as rendu lucide.

Tu m'as donné des yeux.

J'ai compris. On regarde avec le cœur, pas avec les yeux.

Tu regardes avec le cœur.

- Tu trouves ? - Si.

La frontière

amour-haine, elle est poreuse.

Elle est poreuse.

Tu vois, ma femme, je l'aime à 10 h 30.

À 10 h 35, j'ai envie de la tuer !

Ça se joue à peu.

Quand ils s'y mettent, les deux gosses et ma femme,

je les noierais comme des chatons.

Hop.

Dans les toilettes.

Chloroforme.

- Je déconne. - Heureusement que tu déconnes.

Après, si je la tuais, tu m'aiderais ?

Dans la pampa. Les Indiens n'y retrouvent pas leurs enfants.

- Va trouver un corps là-bas. - Tu te rends compte ?

Mais t'as compris ? C'est la frontière qui est... Merde.

Tu bois trop.

- Tu bois trop. - Mais non.

C'est ton mariage. Je peux boire un peu.

- J'ai arrêté de boire. - Mais après, tu...

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour.

Désolée de vous déranger.

On... voudrait surtout pas, d'ailleurs.

Nous sommes enquêtrices.

Enfin...

Amateurs, je vous rassure.

Nous aimerions vous interroger sur votre voisin,

Michel Uzès.

Si cela ne vous dérange pas.

Entrez, avec plaisir.

- Merci. - Merci.

C'est sympa.

Oh... De la paille.

Homard breton au beurre blanc et son émulsion de champagne.

Magnifique.

C'est superbe. J'ai de la chance.

Tant mieux si ça vous plaît.

C'est magnifique. Très beau homard.

Très beau vin.

Très beau sourire, si je puis me permettre.

Merci, monsieur.

Votre rouge à lèvres a la même couleur que le homard.

C'est vrai. Je n'y avais pas pensé.

Superbe.

Ce sera tout, monsieur ?

Pour le moment.

Eh bien, ce homard...

m'appelle.

Ce homard m'a tué.

J'aime beaucoup... faire des blagues.

Vous buvez quelque chose ?

Pourquoi pas ?

On voudrait pas abuser.

Je vous propose un Mojito maison.

Sans alcool pour moi.

Oui, moi aussi.

- D'accord. - Merci.

Et voilà !

[musique mexicaine]

[ensemble] Merci.

Alors comme ça, on fait une enquête ?

Oui, mais... on fait ça en loisirs.

En loisirs ?

[hurlement]

C'était pas un cri ?

C'est normal.

[elle crie]

J'ai cru que j'avais une bête sur la main.

Mais c'est rien.

Michel mérite pas ça.

Vous le connaissez ?

Oui, comme un voisin.

Toujours gentil.

Aimable.

Vous avez jamais remarqué de comportement bizarre ?

Une fois, dans son jardin, il faisait des trous.

Des trous ?

Oui, mais c'était pour des taupes.

[ensemble] Ah...

- Des taupes. - Des taupes...

Petites fourrures...

[hurlements]

Les enfants.

Venez.

- [cris] - Papa !

Enlève ton masque, s'il te plaît, tu vas faire peur aux dames.

C'est mes deux grands bébés.

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

L'erreur est humaine, on peut pas toujours être au top.

Je vais être bon pour un rapport, ils vont me faire chier.

Tu sais comment ils sont.

Là... je vais être déclassé.

Je perds en crédibilité, c'est con.

C'est comme ça. Y a pire dans la vie.

[Zavatta] T'inquiète, je vais rebondir.

[musique rock]

- C'est pas vrai... - Vous êtes en colère ?

Ça marche jamais quand on a besoin, ça.

Poussez-vous !

Vous portez plainte ?

M. Uzès, comment vous vous sentez ? Une déclaration ?

C'est très agaçant, ce genre de choses.

Vous portez plainte contre la justice française ?

- M. Uzès. - Poussez-vous.

S'il vous plaît, une déclaration.

Quelqu'un aurait une petite pile ?

Une petite pile plate pour ce genre de télécommande ?

Moi, j'en ai une.

- Vous êtes journalistes ? - Oui.

Quel canard ?

"Le Quotidien Bourguignon".

Oh putain...

Mazette.

Vous avez une carte de presse ?

Oui.

Où ça ?

Je peux aller la chercher dans la voiture.

La voiture ? C'est connu, le "Quotidien Bourguignon" ?

Dans la région, oui.

- C'est comment, ton nom ? - Christine.

- Christine. Et toi ? - Léa.

Christine et Léa du "Quotidien Bourguignon".

Dis donc, on se fout pas de ma gueule. Jusqu'au bout.

On sent que c'est... Vous voulez un scoop ?

- C'est ça ou pas ? - Oui.

Alors on répond quand on pose des questions.

On va jouer à un jeu.

Vous êtes journalistes. Je suis le tueur. On joue à ça.

On joue ? OK.

Elle est jolie, Christine. Elle a de très jolis cheveux. Très fins.

Doucement.

Vous mettez pas d'après-shampoing, Christine.

Ça se sent.

Doucement, quoi ?

Avec Christine, doucement.

On a été doucement avec moi ?

Est-ce qu'on a été doux avec moi ?

Léa, c'est ça ?

Qui vous dit que j'ai pas été violé, moi, par les Danois ?

Hein ? Est-ce que je suis en train de répandre mon mal-être

ou... je sais pas, ma douleur en permanence ?

On prend sur soi et on avance.

Vous savez comment on va avancer ?

Vous savez comment on va faire ?

Eh bien, on va prendre un Mojito.

[Christine] Encore ?

Mojito ?

OK.

On y va, mojito pour tout le monde. C'est parti.

Trompette !

C'est la fête !

Tac, tac.

D'après vous...

comment faire pour savoir qui est coupable ?

Vous savez la différence entre un coupable et un présumé coupable ?

Je vais vous dire, y en a pas.

Quand tu es présumé coupable, tu es coupable.

Ça y est. Terminé, t'es foutu.

Et comment ça se répare ? Bah ça se répare pas.

Tu l'as profondément dans le cul.

Tu l'as déjà eu dans le cul, toi ?

Non ?

Ça se voit, ce genre de chose, Christine.

Tu regarderas, à l'avenir.

Tu baladeras ton regard sur la société

et tu diras : "Tiens, lui ou elle...

"il l'a déjà bien pris dans le cul."

Tchin.

Au plaisir d'être ensemble.

Si l'État français demain a besoin que j'aille chercher Bernardin,

j'irai le chercher, OK ?

J'irai seul lui mettre une balle à ce fils de pute !

Vous comprenez ? Je peux le faire.

Et si après,

si après, la justice veut venir me foutre en taule,

aucun problème. Elle fait ce qu'elle veut.

Elle a une forme de liberté à défendre.

- C'est la même arme que Bernardin. - Oui. Exactement.

C'est une carabine 7-64.

- Oui. - C'est celle-là.

C'est la même.

La même quoi ?

C'est la même arme que Bernardin.

Mais il y en a plein des armes comme ça.

- C'est une arme commune. - Y en a 7.

Eh ben, y en a 7 en France.

Convoquez les 7 personnes et mettez-les devant la justice.

Je ne ressemble pas à Bernardin !

Je ne suis pas Bernardin !

J'ai une tête de tueur ?

Est-ce que j'ai une tête de tueur, Léa ?

Est-ce que je pourrais appuyer sur la gâchette, Léa ?

- Oui ou non ? - Non.

Christine, est-ce que là, maintenant,

dans ton œil, dans le viseur, est-ce que j'appuierais ?

- Non. - Non, je ne lui ressemble pas.

Merde !

Vous m'emmerdez avec votre Bernardin.

Si vous voulez, je suis...

Bien tenté, mais c'est pas comme ça qu'on fait.

[acclamations]

[Bernardin] Gracias.

Muchas gracias.

Moi aussi, Joana...

moi aussi, j'ai de la chance.

Parce que rencontrer une femme comme toi,

je pense que ça n'arrive pas deux fois dans une vie.

Et...

il y a une chose que je veux dire qui est très importante,

c'est que...

vous le savez, je suis...

je suis...

un déraciné...

et...

je crois que mon vrai pays... mon vrai pays...

ça a toujours été et c'est toujours l'Argentine.

[applaudissements]

Excusez-moi. Je suis un peu ému parce que...

pour moi, ce pays, c'est tout et c'est... surtout, avant tout,

une renaissance. Voilà.

Je vous aime.

¡Te amo!

Et je vous aime

et je vous embrasse fort, mais c'est pas triste.

Parce que maintenant...

vamos a la fiesta y vamos a bailar.

[acclamations]

["December, 1963 (Oh What a Night!)", de Frankie Valli & The Four Seasons]

Déjà, tu vas fermer ta gueule.

Ensuite, on va te faire avouer les merdes que t'as faites.

T'as buté des gamins !

Et ça...

ça te dit rien, ça ?

Cette petite fille. Si mignonne.

Ses petits yeux. Ses cheveux. C'est ta fille.

Tu l'as butée. Tu la reconnais pas ?

Tu la vois ?

Et ça, tu reconnais pas ?

C'est dingue !

Ces yeux servent à rien. Faut les nettoyer, ils sont plein de merde.

Hein ?

On va les nettoyer.

Le choix de la cuillère.

Tu vois ?

Un super choix s'offre à toi.

Alors t'as ça pour t'enlever ton œil.

Alors c'est rond, c'est assez délicat.

Ça enlève bien le lobe, tout en douceur. Mais c'est long.

C'est très long.

Ou alors, deuxième choix.

Des dents. Là,

on coupe directement dans le lobe.

Ça fait mal, mais c'est rapide.

Qu'est-ce que tu préfères ?

La méchante cuillère ?

La gentille cuillère ?

On prend laquelle, Christine ?

La gentille.

Oui, la gentille.

Allez, c'est parti.

Non, non !

Bouge pas, tu vas pas nous aider.

[hurlements]

[hurlement]

J'y arrive pas ! C'est con qu'il y ait pas de tuto.

[il sanglote]

[hurlement]

[hurlement]

[claquements inquiétants étouffés]

[les claquements s'accélèrent]

[vrombissement inquiétant]

[sifflement de plus en plus aigu]

[Bernardin] Lâche ça.

Mais c'est pour rire, enfin.

Arrête, écoute !

Lâche ça ! Lâche ça !

[Christine] C'est marrant qu'ils fassent pas d'émissions sur les verrines.

J'ai une amie qui fait des verrines extraordinaires.

Elle nous a invités l'autre soir.

Elle avait fait un repas de verrines.

Non, mais fallait voir...

Des salées, des sucrées...

Des saveurs différentes, des textures différentes.

Et des couleurs... c'était beau !

Les verrines, c'est tout petit. T'as pas la dalle avec ça ?

Là, elle avait compté à peu près 30 verrines par personne.

Tu vois ?

Non, mais elle est très originale.

Elle nous avait mis au milieu de la table un ananas

avec dessus, des picots et des olives au bout.

C'est pratique. Ça fait apéro-dessert.

Non, mais faut y penser. Elle est très originale.

Attends, 30 verrines par le nombre d'invités,

si tu te retrouves à laver 180 verrines...

C'est une vraie galère si t'as pas de lave-vaisselle.

Elle me dit que c'est très simple au doigt...

C'est tout petit. J'en ai quelques-unes. Tu fais ça...

Au Paic, au doigt, c'est impeccable.

C'est en plastique. Ça se range très facilement.

Tu peux faire des colonnes.

J'ai ouvert son placard, j'étais intriguée.

Elle en avait au moins 300.

Des carrées, des rondes, des un peu en... en triangles.

Elle est vraiment... elle a des placards...

qui ont pas de poignées, tu sais, qu'on pousse et qui s'ouvrent.

À l'intérieur, son mari a installé des lumières

donc dès qu'elle ouvre, tu vois tout.

C'est pratique.

Je devrais mettre ça, moi, sous mon escalier.

J'ai un placard, je vois rien dedans. Je dois allumer au bout du couloir...

C'est un plafonnier qui est pas...

Dans ton placard à chaussures ?

Oui, celui qui est sous mon escalier.

- J'ai pas gros de chaussures. - Y a que ça que tu voudrais éclairer ?

Le reste, mes plafonniers suffisent.

Pardon, je m'étouffe.

Mais ça va.

C'est chiant quand t'as un chat dans la gorge.

- Tu veux une pastille ? - Oui.

["J'attendrai", de Dalida]

["Fuzzy", de Grant Lee Buffalo]

- [homme] Tu veux y aller ? - [femme] Tu veux chanter ?

[homme] Allez, vas-y.

[fillette] ♪ Trois petits chats, trois petits chats Trois petits chats, chats, chats ♪

♪ Chapeau de paille, chapeau de paille Chapeau de paille, paille, paille ♪

♪ Paillasson, paillasson, Paillasson, son, son ♪

♪ Somnambule, somnambule, Somnambule, bulle, bulle ♪

♪ Bulletin, bulletin Bulletin, tin, tin ♪

♪ Tintamarre, tintamarre Tintamarre, marre, marre ♪

♪ Marabout, marabout Marabout, bout, bout ♪

♪ Bout de ficelle, bout de ficelle Bout de ficelle, selle, selle ♪

♪ Selle de cheval, selle de cheval Selle de cheval, cheval, cheval ♪

♪ Cheval de course, cheval de course Cheval de course, course, course ♪

♪ Course à pied, course à pied Course à pied, pied, pied ♪

♪ Pied à terre, pied à terre Pied à terre, terre, terre ♪

♪ Terre de feu, terre de feu Terre de feu, feu, feu ♪

♪ Feu follet, feu follet Feu follet, lait, lait ♪

♪ Lait de vache, lait de vache Lait de vache, vache, vache ♪

♪ Vache de ferme, vache de ferme Vache de ferme, ferme, ferme ♪

♪ Ferme ta boîte, ferme ta boîte Ferme ta boîte, boîte, boîte ♪

♪ Boîte aux lettres, boîte aux lettres Boîte aux lettres, lettres, lettres ♪

♪ Lettre d'amour, lettre d'amour Lettre d'amour, mour, mour ♪

♪ Mour à trois, mour à trois, Mour à trois, trois, trois ♪

♪ Trois dauphins, trois dauphins Trois dauphins, fin, fin ♪

[homme] Fin de l'histoire. Vas-y.

♪ Fin de l'histoire, fin de l'histoire Fin de l'histoire, toire, toire ♪

Sous-titrage TITRAFILM

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