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Violette Nozière,
Ulrike Meinhof,
Kim Gordon,
Patty Hearst,
Camille Hall,
Bernardine Dohrn,
Aileen Wuornos,
Angela Davis,
Jennifer Herrema,
Diamanda Galás,
Marianne Faithfull,
Winona Ryder !
Winona !
Elles, ce sont les vraies révolutionnaires.
Merde.
Winona Ryder ?
Le vol, c'est toujours révolutionnaire.
Mince.
Je ferais mieux d'y aller.
Je dois préparer à dîner pour Marie.
- On se voit demain. - OK, salut.
J'ai cité Gudrun Ensslin ?
Marie ?
Je veux pas être sauveteur.
C'était qu'une idée débile de Marie.
Et l'argent ?
Les gens ne pensent qu'à l'argent.
On prend une année sabbatique, en fait.
Ce sera plus qu'une année. J'ai pas les moyens de m'inscrire
à l'université.
On peut se barrer d'ici ensemble.
T'es sérieuse ?
Toujours.
Merde.
T'es bien amochée.
Dis donc, merci.
Salut, Désirée.
Comment c'est arrivé ?
J'ai eu une petite dispute
avec une autre danseuse.
Elle partageait pas ses pourboires.
Tu as un diplôme, je te comprends pas.
Lake, arrête.
Ce n'est pas si simple.
"La femme est le nègre du monde."
Quoi ?
Yoko Ono.
Elle a raison.
Et d'ailleurs,
un garçon de la fac est venu au bar, l'autre soir,
et m'a proposé un poste.
Où ?
Dans une résidence pour personnes dépendantes.
Une maison de vieux.
Qui sait ? Je pourrais peut-être te dégoter un boulot là-bas.
Dans une maison de vieux...
C'est dégueulasse !
Tu devrais en avoir terminé avec les bassins.
Désolé.
Je faisais une partie de dames chinoises.
Tu n'as pas à fraterniser avec eux.
Bref, ta mère t'attend dans le bureau. Maintenant.
Salut, maman.
Tu pourrais frapper avant d'entrer.
Je savais pas que t'étais en réunion.
Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler "maman" ici.
Dis bonjour à M. Nelson.
Bonjour.
Regarde ce qu'il m'a donné, pour la voiture !
C'est chouette, hein ?
Comment tu t'en sors au "Palais des Ridés" ?
Le Palais des ridés ?
Écoute, petit, essayons de ne pas partir du mauvais pied.
J'aimerais que les employés de Coup de Cur
forment une petite famille.
Je peux y aller ?
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Lake.
On m'a demandé de... vous aider à faire votre toilette.
Prêt pour les pilules de l'après-midi ?
Et voilà.
On le prend comme ça ?
Très bien.
Pas d'insolence.
Ouvrez la bouche.
Vous en êtes capable, allez.
Allez, M. Peabody. Ouvrez la bouche.
Voilà. Bravo.
Un petit verre d'eau, maintenant.
Je sais bien.
Très bien.
Petit, les bassins doivent être stérilisés.
Prends ton chariot et suis-moi.
Maintenant !
Le coup de clairon de Coup de Cur.
Les bassins !
À bientôt, M. Peabody.
À bientôt, machin-truc.
Qu'est-ce que vous lui donnez ?
Ça ne te regarde pas.
Ça doit être costaud, il a l'air...
M. Peabody est un vieillard très malade.
Vous lui donnez des psychotropes ?
Tu as appris ce mot-là à l'école ?
Tu ne sais même pas de quoi tu parles.
T'es nouveau.
- Et toi ? - Ça fait quelques mois.
C'est vraiment dégueulasse.
Tous ces vioques qui se pissent dessus.
Ça me dérange pas.
On peut être potes.
Bien sûr.
Elle est géniale, hein ?
C'est pas mal.
Moi, je la trouve géniale.
Ça va.
Parle-moi de tes personnes âgées.
J'en ai lavé un.
C'était dégoûtant ?
Pas tant que ça.
Quelqu'un doit le faire.
T'es incroyable.
Tu t'occupes tout le temps des autres.
Comment ça ?
Je sais pas, tu fais le ménage après Marie,
tu aimes laver les vieux.
J'ai pas dit que j'aimais ça.
Qu'est-ce que je disais !
T'es vraiment un saint.
Je suis pas un saint.
Mon Dieu.
Tu saignes.
Quoi ?
Le sang d'un saint...
Je suis pas un saint !
Je te dis que si !
Je suis révolutionnaire, et toi, t'es un saint.
Qu'est-ce qui te fait croire que t'es révolutionnaire ?
T'es pas capable de faire ta liste toi-même.
T'es venue...
Mais bien sûr !
- Tu viens nous voir ce soir ? - Carrément !
Je te présente Lake.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
En fait, c'est rien.
C'est juste un petit stigmate, parce que Lake est un saint.
Ah, c'est ça.
Non, je te jure, c'est un vrai saint ! Saint Lake.
Faut que j'y retourne.
Enchanté.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Ce n'est pas la 1 re fois. Il dit qu'il veut voir l'océan.
C'est vraiment mieux que ton ancien boulot.
Attends. Naomi Klein va faire une dédicace,
et c'est moi qui l'organise.
Elle est dans ta liste ?
J'y crois pas.
Tu l'interrogeras sur "No Logo".
Pourquoi ?
C'est carrément devenu un emblème,
comme un logo, en fait. Son avis m'intéresse.
Je sais pas, tu le lui demanderas.
Désirée...
j'ai quelque chose à te montrer.
Tu es avec un client ?
Non, ce jeune homme a trouvé tout ce qu'il cherchait.
Fantastique. J'ai besoin de ton aide.
Super.
La nouvelle édition est sortie ! Elle est aussi dans ma liste.
Ta liste ?
J'ai rien dit.
C'est une exclusivité.
- Je me suis dit que ça te plairait. - J'adore.
Est-ce que tu serais libre,
vendredi soir ?
Pour tenir la boutique ?
J'aimerais t'inviter à dîner chez moi.
Oui, je suis libre.
Fantastique.
Super.
Il a été déplacé dans la chambre 219.
Son fils lui a fait attribuer une chambre privée.
Son fils ?
Personne ne m'a prévenu.
C'est ça, la prochaine fois on te demandera ton avis.
Comment s'appelle ce jeu, déjà ?
Ça a l'air plutôt facile.
C'est ce que disent toujours les débutants.
On appelle ça le gin rami.
D'où vient ce nom ?
L'inventeur de ce jeu avait un penchant pour le gin.
C'est devenu le "gin des vedettes" dans les années 30,
quand les stars hollywoodiennes jouaient entre les prises.
Très intéressant.
Avec quelques décennies de plus,
tu seras toi aussi incollable sur les activités les plus triviales.
Gin.
Vous jouez au poker ?
J'ai remporté quelques parties. Il faudra y jouer.
Prêt pour les pilules de l'après-midi ?
C'est l'heure.
On est en pleine partie.
Laissez-les là, je vous promets de les avaler.
Il est recommandé
de les prendre à heure fixe.
Comme les trains, en Allemagne ?
Excusez-moi.
Ne t'inquiète pas.
Je les lui ferai prendre.
Sûr ?
D'accord.
Mais n'oubliez pas...
Donne-moi ces pilules.
Je ne voudrais pas que tu sois avantagé.
La photo, premier tiroir, passe-la-moi.
Regarde-moi ça.
Quel apollon.
Un petit chat qui viendrait de faire sa toilette.
Ça, c'est moi.
J'étais plutôt pas mal, non ?
Je pense bien.
Vous êtes encore pas mal.
Tu prends des pilules roses, toi aussi ?
Anaïs Nin.
Faut pas déconner, avec elle.
Elle est dans ma liste.
Quelle est cette liste dont tu parles tout le temps ?
Une blague perso.
Alice Munro !
J'adore Lives of Girls and Women.
Margaret Laurence, A Jest of God. C'est bien.
J'adore les auteurs féministes canadiennes.
Je peux vous les emprunter ?
Pour être honnête, je n'aime pas prêter mes livres.
Mais tu peux venir les lire ici quand tu veux.
Sérieusement.
SCUM Manifesto !
Édition originale.
Je suis bluffée.
Mais...
je vais devoir vous tuer.
Vraiment ?
Je ne plaisante pas.
Vous avez de beaux cheveux.
Merci. Toi aussi.
"Désolée. Mon patron est bizarre. Le genre possessif."
"Dis à ton patron"...
"Dis à ton patron qu'il est névrosé."
Ce groupe ressemble aux Pixies.
La bonne époque, avec Kim Deal.
Kelley est plus belle.
Les deux sont super.
Elles sont dans ma liste.
T'es chiant...
J'ai envie de faire pipi.
Oublie pas de te laver les mains.
Quoi ?
Achève-moi.
Pas tout de suite.
D'abord, il nous faut un petit remontant.
J'espère qu'il reste du "vermoutte".
On dit vermouth, trésor.
Rappelle-toi, juste un doigt.
Il ne faut pas faire de bleu au gin.
Les hommes âgés et le gin bleuissent pour un rien.
M. Peabody.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Vous êtes inconscients ?
C'était son idée.
Bravo.
Tes chaussures.
Allez.
Que dirait ta mère si elle l'apprenait ?
Comment elle l'apprendrait ?
Qu'est-ce que je vais faire de toi ?
Habille-toi, allez.
Allez, dépêche-toi.
Allez, allez...
Je sais pas ce que je vais faire de toi.
Désolé d'avoir été absent dernièrement.
Je travaillais beaucoup.
Moi aussi.
Tu es sûr qu'il n'y a rien d'autre ?
Lake, parle-moi.
Tu sais que tu peux tout me dire.
Tu crois ?
Il y a quelque chose qui cloche chez moi.
Je pense que je suis...
fétichiste.
Le cuir, tout ça ?
Pas à ce point-là.
J'ai vu ton cahier.
Tu parles de ça ?
Ces dessins-là ?
Écoute, ça me fait un peu flipper, alors...
Mon père attend sa voiture, je te dépose ?
Non, merci.
Je vais marcher.
Je suis pas un saint.
Qu'est-ce qui va pas, aujourd'hui, petit ?
Je pense que c'est fini avec ma copine.
C'était quoi, son nom, déjà ?
Désirée.
Un prénom si poétique... Celle que l'on désire.
Je t'ai déjà dit que c'était la fiancée...
De Napoléon ? Oui, tu me l'as dit.
Tu veux qu'on en parle ?
Non, ça va.
Melvyn.
Tu penses parfois à l'avenir ?
Si tu pouvais aller n'importe où dans le monde,
où irais-tu ?
J'ai toujours voulu revoir l'océan Pacifique,
mais je tire des plans sur la comète.
Pour l'instant, je me contenterais d'un peu d'air frais.
Et voilà.
C'est bon.
Je vais te faire sortir d'ici.
Merci, Désirée.
Je te revaudrai ça.
Comment va Marie ?
Elle va survivre.
Lake, c'est dingue !
Tu m'aides ?
Son bras, son bras...
L'autre bras, Melvyn.
Allez, l'autre bras.
Je vais vérifier le couloir.
La voie est libre.
J'ai pas l'impression qu'on se sauve.
C'est trop facile.
Merde.
C'était qui ?
Elle, c'est une sainte.
Bon sang !
Tu le tiens ?
Tu l'emmènes où ?
Il veut revoir l'océan Pacifique.
Il a parlé de plans sur la comète...
Dans ce tas de ferraille ?
Je veux juste qu'il sorte d'ici.
C'est la clinique du cauchemar, ce truc.
Peu importe où on ira.
C'est vraiment pour ça que tu pars ?
Pourquoi je le ferais, sinon ?
J'ai beaucoup réfléchi depuis la dernière fois.
Ce que je voulais te dire, c'est que...
Je pense que ce que tu fais, et ce que tu es
est très courageux.
La décision que tu as prise est révolutionnaire.
Toutes les idées qu'on se fait de la vieillesse, de la beauté,
et de ce qui rend quelqu'un désirable, tu t'y opposes.
Tu te bats contre la nature.
Tu réalises à quel point c'est radical ?
Je voulais aussi te dire que...
si t'étais une fille,
tu serais dans ma liste.
Mais la merde, c'est que...
ce que tu es signifie qu'on ne peut pas être ensemble.
Tu en es conscient ?
J'ignore qui je suis.
J'aurais préféré qu'on se sauve ensemble.
Je t'enverrai des messages.
Allez, vas-y.
Vas-y.
Je t'aime.
Tu as eu d'autres colocs, ensuite ?
Çà et là...
J'ai même été marié.
Incroyable.
Marié ?
Avec une femme ?
C'était la seule option, dans les années 70.
Même dans le show business,
ne pas être marié après 40 ans, c'était suspect.
Mais tu l'aimais ?
C'était une forme d'amour.
Par miracle, ivres, un soir d'hiver, on a même fait un enfant.
Quelques années après, elle a demandé le divorce,
et elle est partie avec notre fils.
À partir de là, je devins célibataire endurci.
Bonjour, mademoiselle.
Pourriez-vous m'indiquer le rayon mercerie ?
Mercerie ? C'est quoi ?
Pardon. Du fil et une aiguille, ce genre d'accessoire.
Il manque un bouton à ma veste.
Oui, c'est au bout de l'allée 4, tout en bas.
Merci.
Voici mon petit-fils, on traverse le pays ensemble.
- C'est votre petit-fils ? - Tout à fait.
Même si je le regrette, parfois.
Il est beau garçon, non ?
Je reviens. Ne faites pas de bêtises.
Il est vraiment charmant.
Mon grand-père est une vraie charogne.
Mes parents l'ont placé.
"Résidence Beau Soleil", genre. Je leur en veux pas.
Dans son cas, toute maltraitance serait justifiée.
J'ai besoin d'une carte du Canada.
Bien sûr.
C'est sympa de voyager avec ton grand-père.
Vous allez où ?
On sait pas encore.
Vous êtes en Ontario, là ?
Je peux vous aider.
Quand j'étais petite, ma famille louait un chalet par ici.
C'est joli, il y a plein de lacs.
Tu peux payer ça ? Mon portefeuille est dans la voiture.
N'oublie pas mes cigarettes.
Bon après-midi, mademoiselle.
Et des cigarettes.
N'importe quoi.
L'un des rares avantages
de la vieillesse, on est invisible.
T'es dingue.
T'as vu ça ? Il faut penser à l'avenir.
Notre pécule finira par s'amenuiser.
De la crème solaire ?
Et si on atterrissait à Palm Springs ?
Je te l'ai dit, j'aime tes rides.
Confisqué.
Si les gens savaient comment tu me traites !
- Il voulait quoi ? - Ce garçon ?
Il a vu la carte et m'a demandé si nous étions perdus.
Bon.
On est là.
Et on voudrait aller...
là.
Je ne suis pas sûr d'être prêt à faire un si long voyage.
La résidence m'a pris beaucoup d'énergie.
Où veux-tu en venir ?
Je veux dire qu'on pourrait se reposer quelques jours,
avant de poursuivre.
Tu n'as parlé de nous à personne ?
Tu plaisantes, personne ne comprendrait.
Et ton fils ?
Je ne m'inquiète pas pour lui.
Il paie ma chambre,
mais je ne l'ai pas vu depuis des années.
Je ne connais même pas mes petits-enfants.
Il n'a jamais supporté que son père soit une vieille tante,
il a toujours eu honte de moi.
De quoi parlais-tu, avec ce type ?
Quel type ?
Au fast-food.
Vous avez discuté.
Je te l'ai dit, on parlait itinéraire.
Vous riiez de quoi ?
J'ai sûrement fait une blague, tu me connais.
Elle devait être hilarante.
Pourquoi me rabâcher ça ?
Me dis pas que tu es jaloux ?
D'un vieux sac d'os comme moi !
Je t'ai demandé d'être prudent avec les gens, c'est tout.
Apprends à te taire et je te ficherai la paix.
Je n'aurais jamais cru ça !
Je vais faire un tour.
Tu viens ?
Tu es très élégant, ce soir.
Je m'habillais toujours dernier cri, à l'époque.
Deux gins-tonics, s'il vous plaît.
J'ai besoin de voir vos cartes.
Mon portefeuille est dans la chambre.
Vous plaisantez ?
Il a 81 ans !
J'y suis pour rien, c'est obligatoire.
Vous buvez à l'il, ce soir.
- Comment ça ? - C'est son anniversaire.
Il a 82 printemps.
Faites voir.
- Pourquoi t'as rien dit ? - Je ne sais pas.
J'ai déjà l'impression d'être un fossile.
Les anniversaires n'ont jamais été mon truc.
- Et toi ? - J'adore les anniversaires.
Je parlais de ta carte d'identité.
Pardon.
Elle doit être dans la voiture.
Je reviens.
Un gin-tonic, trésor. Bon anniversaire.
Alors c'est votre anniversaire ?
À la vôtre.
Ça vous fait quel âge ?
Soixante-quinze.
C'est ma place.
Tu peux me le tenir ?
Ça suffit.
Il était pour toi.
J'avais compris.
Joyeux anniversaire, Melvyn.
"Tu peux voir en moi ce temps de l'année
"où il ne pend plus que quelques rares feuilles jaunes
"aux branches qui tremblent sous le souffle de l'hiver,
"orchestres nus et ruinés
"où chantaient naguère les doux oiseaux.
"En moi tu vois le crépuscule du jour,
"qui s'évanouit dans l'occident avec le soleil couchant
"et va tout à l'heure être emporté par la nuit noire,
"cet alter ego de la mort
"qui scelle tout dans le repos."
J'ai repensé à ce que tu disais tout à l'heure.
Ce n'est pas qu'une histoire de sexe.
Je pense que je suis amoureux de toi.
Ça paraît fou, mais...
c'est ce que je ressens.
Tu as entendu ce que j'ai dit ?
C'était une belle cérémonie.
Cinq personnes.
En comptant l'organiste.
Oui, ça c'est triste.
Son fils est venu, quand même.
J'ai bien cru que Marie allait l'embrasser devant le cercueil.
J'adore Marie.
Si ces deux-là finissaient ensemble,
ça ferait de Melvyn mon grand-père.
Rétroactivement.
Et ça t'embête pas ?
Je pense pas.
J'oubliais.
"Révolutionnaire" !
- J'en ai une pour toi. - Quoi ?
- J'aime bien. - C'est parfait.
Je t'enverrai un texto.
Je m'appelle Lake.
Bonjour, jeune homme.
Vous êtes ici tous les jours ?
La semaine, oui.
On se reverra, alors.
Sous-titres : Bénédicte Renard
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