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Zulu
Je m'appelle Charles Bronson.
J'ai toujours voulu �tre c�l�bre.
Toujours su que je m�ritais mieux.
J'avais une vocation.
Le probl�me, c'est que je savais pas laquelle.
C'�tait pas la chanson.
Comme acteur, je vaux que dalle.
�a limite les ouvertures.
Vous trouvez pas ?
Ce film s'inspire de faits r�els
Comment expliquer �a autrement ?
J'ai �t� bien �lev�.
Mes parents �taient des gens comme il faut.
Des citoyens respectables.
� l'�cole, je faisais pas d'histoires.
Mais quel gosse a jamais eu � se d�fendre ?
Attends un peu, enfoir� !
�a me plaisait.
Michael !
Mme Peterson, vous devez savoir que votre fils...
J'�tais pas mauvais, non.
Au fond.
J'ai mes principes bien � moi.
J'ai pris le premier boulot qui passait.
T'am�neras les frites, Peterson.
Elle �tait plut�t bandante.
Mme Peterson...
nous aimerions parler � votre fils.
Michael Peterson ?
Exact.
Avant que j'oublie :
mon nom de bapt�me, c'est Michael Peterson.
Mais c'est mon nom de guerre qui restera :
Charlie Bronson.
C'est mon alter ego.
1974.
Sale p�riode pour �tre jeune, en Angleterre.
On croulait pas sous les opportunit�s.
Mais bon.
Fallait bien vivre.
Avec Irene, on s'est maqu�s.
�a allait.
On �tait pas les plus � plaindre, dans le genre prolos.
Mais personne a eu son �toile sur le Walk of Fame
parce qu'il �tait pas � plaindre.
Qu'est-ce que c'est que ce boucan ?
C'est pas croyable !
Donc...
voil� le bureau de poste que j'ai braqu�,
voil� mon butin,
et voil� ce que �a m'a rapport�.
Sept ans.
T'en fais pas, mon ch�ri.
Tu les feras pas. Dans quatre ans, t'es dehors.
Je vous ai eus.
Avouez, je vous ai eus !
Pour me mettre en sc�ne, j'ai mon petit talent.
Mais sept ans...
c'est tr�s long.
Je vais pas me planter l� et vous servir un topo du genre :
la prison,
c'est pas le bagne.
Je trahirais ma pens�e. Ce qui a �t� suffisamment fait !
Vous croyez pas ?
J'ai jamais eu l'impression d'�tre dans une cellule, une cage
ou une bo�te.
J'�tais dans une chambre d'h�tel.
Attention,
pour le d�tenu lambda,
la prison, c'est atroce.
Un cauchemar monotone.
24 heures sur 24,
7 jours sur 7,
365 jours par an,
l'essence m�me de la vie,
de la respiration...
de l'enfer.
Mais moi,
la prison m'offrait un cadre pour me monter un arsenal,
affiner ma technique.
Comme un champ de bataille.
C'�tait une opportunit�.
Les indig�nes allaient pas tarder � comprendre comment je m'appelle.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Vous voulez que je vous r�explique ?
�a me servira � rien.
�a vous permettra de trouver du travail...
Va chier !
Quel est le probl�me, Peterson ?
Le probl�me ?
Je r�p�te : quel est le probl�me, Peterson ?
J'en sais rien. J'ai pas de probl�me.
Bienvenue au bercail !
La t�te haute, toujours.
Putain de merde.
- Une petite tasse de th� ? - Volontiers, Mickey.
- Lait, sucre ? - S'il te pla�t.
- Combien de sucres ? - Deux.
Je te vois sur mes genoux
Nous deux et un th� Un th� pour nous deux
C'est moi pour toi Et toi pour moi
Rien que nous deux
Puis-je t'offrir une tasse de th� ?
Je ne go�te rien
tant qu'une bonne tasse d'�lixir national.
- Lait, sucre ? - Je le prends sans rien.
Quels biceps ! Tu m'as l'air d'une arme fatale.
Admirable.
Le temps n'arr�te sa course pour personne,
mesdames et mes chieurs.
Mon heure �tait pr�s de sonner...
Et conditionnelle !
Alors que j'allais enfin me faire un nom.
Et dans quoi ?
Dans quoi ?
Prie pour jamais te retrouver en taule avec moi, tr�sor.
Parce qu'en taule, personne s'amuse � me chercher, tu piges ?
Je suis Charlie Bronson.
Le d�tenu le plus violent d'Angleterre.
La prison...
honn�tement...
c'�tait g�nial !
Pas mal. Non, n'importe quoi : j'ai ador� !
C'�tait de l'adr�naline, de l'extr�me,
c'�tait la folie dans sa plus pure expression.
INCONTR�LABLE
CHAOS � LA PRISON
J'Al TOUJOURS VOULU �TRE CEL�BRE
Mais voil�, vous commencez � peine � trouver vos marques
qu'ils se mettent � plus vous l�cher.
Ils vous transf�rent de prison en prison...
Putain, je supporte pas �a.
Y a eu Parkhurst, la taule b�nie des dieux.
Un standing tout ce qu'il y avait de plus adapt� � ma royale personne.
Lit individuel.
W.C.
Lavabo.
Et la gastronomie �tait au rendez-vous.
Vraiment, un must !
Hull... Qu'est-ce que je pourrais en dire ?
�a valait le d�tour.
Scrubs ?
Pas mon lieu de vill�giature pr�f�r�, mais...
le personnel fait de son mieux
pour rendre votre s�jour inoubliable.
On s'est marr�s.
Qu'est-ce qu'on s'est marr�s.
Lib�re-moi, je t'en supplie
Laisse-moi m'en aller
Car je ne t'aime...
Plus !
Au final, j'ai d�conn�.
Salement d�conn�.
Ils m'ont envoy� ici.
Chez les dingos.
O� vous m'emmenez ? Qu'est-ce que vous me concoctez ?
Charlots ! Bande de charlots.
Fils de pute ! Fils de pute !
Je vais vous faire chier vos tripes, vous allez voir !
Maintenant que t'as eu tout le loisir de te calmer,
je t'explique les r�gles de Rampton.
R�gle n� 1 : tu fais ce qu'on te dit.
Et r�gle n� 2 ?
C'est pas une prison, ici.
On est des dompteurs de fauves.
Prends ces comprim�s.
Carre-les-toi au cul, plut�t.
D'accord, tu vas revenir, fils de pute.
Putain de chefaillon de mes deux. Tu vas voir.
Vous allez morfler, encul�s !
Qui veut en t�ter ?
Saloperies de fils de pute !
Le truc...
c'est qu'ils comprennent pas.
Ils comprendront jamais.
Et �a leur fout les jetons.
Alors ils te droguent � mort.
Qu'est-ce que �a change ?
�a te change pas, � l'int�rieur.
La v�rit�, je la connais.
T'es pas plus fou que moi.
C'est leur d�lire, c'est du vent.
Toi...
moi...
la petite de 9 ans...
Le moteur, c'est l'amour.
Fils de pute !
Putains de dingos, ils sont bien gentils.
Mais bon.
C'est des putains de dingos.
Fallait que je sorte de l�.
Cet h�tel, j'avais plus envie d'y rester.
J'�tais une c�l�brit�, quand m�me, je devais tirer ma r�v�rence.
Et pour �a, j'avais ma petite id�e.
Je vais vous rejouer la sc�ne que j'ai intitul�e :
"Des cons�quences d'un meurtre rat�."
Quand est-ce que je rentre ?
Allons, M. Peterson,
nous n'allons pas recommencer � jouer les mauvaises t�tes.
�coute, Miss Piquouze,
je veux juste savoir quand a lieu mon proc�s
et quand on me renvoie en taule.
Pig� ?
Rien du tout, M. Peterson.
Nous n'allons pas faire le sauvage.
Ou nous aurons droit � notre petite potion
dans le popotin.
Quand a lieu mon proc�s ?
M. White est remis, tr�s cher.
Il n'y aura pas de proc�s.
N'est-ce pas merveilleux ?
Cela dit,
on va vous transf�rer.
O� �a ?
C'est �a, M. Peterson :
Broadmoor, l'asile d'�tat pour les ali�n�s criminels.
Je m�rite la prison pour ce que j'ai fait.
Je veux r�cup�rer ma chambre d'h�tel.
Je suis certaine que vous aurez tout l'isolement possible.
Tu m'�tonnes.
26 ans.
26 ans en isolement,
alors que j'ai jamais tu� personne.
Sans blague,
pas un p�kin !
Jamais !
Tr�s bien,
je me suis dit.
Vous voulez jouer au plus mesquin ?
Je vais vous en donner, moi, du proc�d� de bas �tage.
Ceci...
est ce que j'appelle : "Charlie contre Broadmoor."
Ce que �a m'a appris,
c'est qu'ils voulaient plus de moi, de toute fa�on.
J'avais r�ussi � co�ter � l'administration
des dizaines de millions de livres de dommages.
Sa majest� ne souhaitait pas continuer � s'offrir
"le d�tenu le plus co�teux d'Angleterre".
C'est pas pr�cis�ment le titre que je convoitais,
mais quel choix �a leur laissait ?
Ils pouvaient pas rel�cher un dingo dans la nature !
Ils me pr�paraient un tour de cochon :
"On a qu'� le certifier sain d'esprit !"
Avant d'avoir pu dire ouf, je me suis retrouv� dehors.
Mais Charlie B. est pas du genre � mordre l'oreiller.
Il �tait temps de me remplir du bon air de la libert�
et de voir ce que le monde avait � m'offrir.
Tr�s dr�le, les gars.
Ce fut un plaisir.
T'es superbe.
�a va, fiston ?
Entre, mon ch�ri.
C'est bien.
Je te montre ta chambre. Ensuite, on prendra le th�.
Allez, mon ch�ri.
Voil�.
C'est moi, �a !
J'�tais tout petit.
O� sont mes affaires ?
On a pas pu emmener les affaires de Luton.
Rien du tout ?
On a gard� certaines choses.
O� est mon lit ?
Non, celui que j'avais quand j'�tais gosse.
On a pas pu tout garder. On a pas la place.
Mon lit est toujours � Luton ?
Luton.
C'est toujours pareil.
Maman m'a dit un jour : "Restes-en � ce que tu connais."
Y a deux choses que je connaissais.
Je connaissais Luton,
et je connaissais l'oncle Jack.
Et l'oncle Jack connaissait tout le monde.
S'il te connaissait pas, c'est que t'�tais rien.
Vous partez en vacances ?
Mieux que �a. Je vais me faire un nom.
C'est quoi, l'id�e ?
Tuer la reine.
Direction Londres, alors.
Luton, c'est l� que �a se passe.
Sacr� nom d'un braquemart !
Entre, mon cher enfant, tu arrives � point pour la biture.
Arr�t en gare de Luton.
Mesdames et messieurs affubl�s d'habits de dame,
je vous pr�sente mon neveu pr�f�r�,
fra�chement affranchi de la tutelle de Sa Majest� :
Mickey Peterson.
Prends place, mon cher enfant.
Je vais me mettre l�.
Miss Monde que voici va t'offrir un breuvage coup de trique.
�a fait quelque chose.
D'apr�s notre Jack, vous �tes une c�l�brit�, en taule.
Merci.
Un vrai tue-l'amour.
Ce balai-brosse, sous votre nez.
Autant embrasser une chatte.
C'est une moustache d'exception que tu as l�.
J'admire ta d�votion.
J'ai toujours su que tu avais un c�t� artiste.
Alors, M. Muscles...
� quoi ressemble l'avenir de Michael Peterson ?
L'ambition est la vertu des grands hommes.
Il va s'installer ici avec nous.
D'accord, mes ch�ries ?
Plus on est de fous...
Le temps que tu voudras.
C'est vachement fort.
Du bonheur.
L'oncle Jack avait des yeux et des oreilles partout.
Il se trouve qu'un de mes anciens cod�tenus �tait � Luton, lui aussi.
- C'est ton rade ? - Oui.
T'as fait quoi, pour �a ?
Dix ans.
Putain de merde.
Va faire un th� � Mickey, tu veux ?
Allons baiser.
Alors ?
Tu es int�ress� ?
Un peu, que je suis int�ress� !
Tu as un bon physique.
Sain.
Robuste.
Puissant.
Tu pourrais te faire du fric.
Un paquet de fric.
Reste � te trouver un nom.
C'est pas bien, Michael Peterson ?
Ce qu'il te faut,
c'est un nom de guerre.
Comme les stars de cin�ma.
�coute, mon chou.
Charlton Heston, tout le monde s'en cogne. C'est une merde.
Toi, tu serais du genre Charles Bronson.
Un justicier dans la ville.
Tu es son portrait crach�.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Je sens ton regard, Charlie.
Tu veux que je te fasse les ongles ?
Non.
Comment tu t'es fait �a ?
Une bagarre.
Et �a ?
Bagarre.
Bagarre.
T'es vraiment tr�s muscl�.
�a t'ennuie si je t�te ton bras ?
Il est �norme.
Tu devrais...
Quoi ?
Tu devrais pas...
Quoi, Charlie ?
Tu devrais pas asticoter des gars plus baraqu�s que toi.
Ah non ?
Tu vas voir, fils de pute.
Vous en voulez pour votre fric ?
Pr�t ?
Pr�t ?
Je vais te dire, mon pote...
s'ils veulent du meurtre, y aura du meurtre.
T'as pas l'air bien.
Tiens, prends �a.
20 livres ? Tu te fous de ma gueule ?
Fais-moi gr�ce du couplet Oliver Twist.
Il te faut un public.
C'est magique, ce que je te donne, l�.
Tu as piss� sur un gitan au fond de la cambrousse.
Pas de quoi faire d�lirer les foules, coco.
Bon.
C'est quand, le prochain ?
L�che-le, putain.
L�che-le, s'il est partant !
Allez !
Bouffe-le !
Je t'aime.
Quoi ?
Je t'aime.
C'�tait sympa.
Mais c'est Brian que j'aime.
Qui c'est, Brian ?
Mon fianc�.
Il a une moto.
Est-ce que je peux vous aider ?
Je vais jeter un �il � ce caillou.
Il s'agit d'une bague � 1 000 livres, monsieur.
Bon.
D�gage !
Toi, bouge pas d'un poil !
Ou je te tue.
D'accord ?
Tu bouges pas !
Et t'appelles pas la police...
avant 10 minutes.
J'ai compris.
15 minutes.
Joyeux No�l.
J'ai r�fl�chi.
T'es un type adorable, Charlie.
J'ai pens� � toi.
Mais t'as z�ro ambition.
Tu vois ce que je veux dire ?
Je t'ai achet� �a.
Merci.
Brian et moi, on va se marier.
D'accord.
F�licitations.
� un de ces quatre, Charlie.
Charmant.
Toujours de l'avant !
C'est ma devise.
Y a pas de hasard.
Et voil�.
C'est magique.
La gentille dame de la bijouterie avait attendu exactement...
15 minutes.
Il leur en avait pas fallu plus pour venir me cueillir.
Y avait un comit� d'accueil.
Alors c'est Charles Bronson, maintenant ?
Une vedette mongolo-am�ricaine de la chanson.
Du cin�ma, monsieur.
Un justicier dans la ville. Sacr� bon film.
J'en suis persuad�, Webber.
69 jours, c'est bien �a ?
69 jours livr� � vous-m�me.
Un nouveau record � votre actif.
Dites-moi, Charles Bronson...
� quoi vous �tes-vous occup� durant ces 69 jours ?
� construire un empire.
Vous �tes ridicule.
Bonjour, Charlie.
Un peu de lecture ?
�a vous dirait, un Jilly Cooper ?
Et ce bouquin sur les SAS ? Il para�t qu'il est super.
Ferme ta gueule !
Tu la fermes, fils de pute !
Ta gueule !
J'ai le zozo de la biblioth�que.
Il est plut�t mal barr�.
Je serais vous, j'enverrais quelqu'un le sortir de l�.
Bordel ! Il remet �a.
Bronson. Il a un otage. Pr�venez le directeur !
Assis.
Pas l� ! Sur le chiotte !
Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
J'en sais rien.
Le seul truc � faire,
c'est d'attendre.
J'ai tout mon temps. Je vais nulle part.
Toi non plus, mon con.
Y a plus qu'� attendre.
Alors, Charlie.
Vous m'entendez ?
�videmment.
Je suis pas sourd, pauvre encul�.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je suis ici avec...
- C'est quoi, ton nom ? - Love.
Andy Love.
Je suis ici...
avec Andy Love.
Je lui p�te le cou et je lui fourre la t�te dans le cul
si j'ai pas ce que je veux !
Qu'est-ce que vous voulez ?
Ce que je veux ?
Qu'est-ce que vous proposez ?
C'est � vous de voir.
Vous ne croyez pas ?
C'est bon, va chier, j'en ai ma claque.
Bon.
Une petite famille ?
J'ai deux gosses.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Ce que je fais ?
Qu'est-ce que j'ai l'air de faire, fils de pute ?
- On peut discuter. - Ras le cul de discuter.
Sert � rien.
- Attendez... - Quoi ?
Bon... c'est parti.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Ce qui se passe ?
Je vais me peindre le corps, voil� ce qui se passe.
Mettre mon armure.
Putain de merde.
On y va.
�tale-moi �a sur le dos.
Je te dis de me l'�taler sur le dos, raclure !
Active, on a pas toute la journ�e.
Jusqu'en bas. Et tu passes aux jambes.
Les jambes, le cul, allez.
Sur le cul, pas dedans ! T'es une tante, ou quoi ?
Active, allez, plus vite.
Plus vite ! Plus vite !
C'est bon, d�gage ! Assis !
Dans le coin. Tu bouges plus !
Et sois fort, mon grand.
Parce que �a va saigner.
Viens par l� !
Fils de pute !
Je vais �tre clair.
Nous tenons difficilement la barre,
et je vois un �cueil.
J'esp�rais que votre transfert en unit� sp�ciale
vous aurait fait passer l'envie de prendre les gens en otage
et d'agresser mon personnel.
On le g�re, ce salopard.
Webber, laissez-nous. Prenez votre apr�s-midi.
Demain, 6 h 15 pr�cises dans mon bureau. Merci.
Voyez-vous, je n'ai pas pour habitude de passer des march�s
avec les d�tenus.
Cet �cart de conduite vous vaudra une nouvelle sanction.
Quartier disciplinaire.
Vu le peu d'int�r�t que vous manifestez pour vous-m�me,
vous nous voyez bien en peine de d�cider que faire de vous.
Que voudriez-vous que nous fassions, Charlie Bronson ?
Va chier.
Vous �tes path�tique.
Vous en �tes conscient ?
Je peux vous promettre une chose.
Si vous vous ent�tez dans cette voie,
si vous persistez � agir en d�pit de toute loi et de toute morale,
vous mourrez derri�re des barreaux.
- Qu'est-ce que c'est ? - Un tableau.
Voyez-vous �a.
Quel est le cheminement ? Explicite.
Soleil, mer, plage, fille � poil. Le pied.
Qui a fait �a ?
Qui a fait �a ?
Allez, qui a commis cette chose ?
Du grand n'importe quoi.
Tu peux me croire, j'ai un �il.
Tr�s int�ressant, Charlie.
Int�ressant ?
C'est �a. Int�ressant.
- Qu'est-ce que �a veut dire ? - Int�ressant ?
�a veut dire que c'est bien.
Tu vois ?
�a se met pas dans une case, �a se rationalise pas.
�a s'enveloppe pas d'un joli ruban rose.
Moi, on me met pas dans une case.
- Quoi, putain ? - "Oiseaux". C'est de l'espagnol.
Tu dessines plein d'oiseaux, Charlie.
Je vois pas grand-chose, � part �a.
Des oiseaux...
et des barreaux.
Je comprends.
J'ai une suggestion.
Trouve la part de toi...
cette part en toi...
qui n'est pas enferm�e.
Putain de merde.
ISOLEMENT
COUR D'ASSISES
D�tenu BT 1314 Bronson, monsieur.
Bonjour, Bronson.
M. Danielson m'apprend
que vous d�montrez un talent cr�atif extraordinaire.
Un vrai Magritte en herbe, para�t-il.
Tout � fait.
Comme vous le savez,
nous conservions le mat�riel de dessin
envoy� par votre cousine Lorraine.
Puisque nous allons devoir renoncer
� proposer les cours d'arts plastiques,
je ne vois aucune raison de ne pas vous laisser en disposer.
Il vous sera certainement tr�s utile.
M. Danielson m'assure de votre aptitude � coop�rer,
� vous montrer responsable
et � interagir avec le groupe.
Je vous encourage vivement � poursuivre dans cette voie.
Et j'ai h�te de voir enfin ces �uvres
qu'on m'a tant vant�es.
Charlie vous a amen� quelque chose. Si vous voulez...
Donne.
C'est pour vous.
Merci.
Laissez-le � Webber. J'y jetterai un �il plus tard.
Merci.
Bronson, qu'est-ce que t'attends ?
On y va, allez !
J'ai dit : on y va.
Webber. Tenez.
Ce type l�che le cul de tout ce qui est c�l�bre.
T'inqui�te pas, je ferai en sorte qu'il le voie, ce dessin.
Supprimer mon cours !
Je vais te dire, Charlie, � mon avis,
tu vas l'avoir, ta date de lib�ration.
C'est juste une intuition, �a n'engage que moi, mais...
s'il y a un truc que je sais faire, c'est sentir les gens.
T'auras un retour.
Et tu sais pourquoi ?
Parce que t'es un artiste g�nial.
Je suis emball�. Et vachement fier.
Parce que t'es une star.
Le directeur est un sale con.
On l'emmerde. Jamais pu l'encadrer.
Tu fais pas d'histoires, et ma main au fuego
qu'on y arrivera.
On y arrivera.
Comment �a, on ?
Attends, je dis on...
Va pas te braquer.
Comprends-moi bien.
Pour toi...
Pour toi,
�a veut dire obtenir ce que t'as toujours voulu.
Qu'est-ce que t'en sais, de ce que je veux ?
Il vient, ce th�, Phil ?
Quel con ! �a m'�tait sorti de la t�te.
Deux pour toi...
deux pour moi...
Et �a fait un bon th�.
Charlie ?
Qu'est-ce que vous voulez, cette fois ?
De la musique.
Je doute que �a fasse avancer les choses.
Je vais le buter !
Je le jure !
Bennet.
Mettez-moi de la musique, je vous prie.
Je me sens pas tr�s bien, tu sais.
�a, c'est une part de moi.
C'est bon, il a donn�. Sortez-le de l� !
Venez, c'est bon, il a donn�.
Allez, bande d'encul�s !
Je crois qu'on se voit pas, demain.
Charles Bronson est le d�tenu le plus c�l�bre d'Angleterre.
Il comptabilise 34 ann�es de prison, dont 30 en isolement.
� ce jour, on ne lui a communiqu� aucune date de lib�ration.
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