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- Il est là depuis 20 min.
Je vais voir. - Non, calme-toi.
Je suis déjà détronché, on prend pas de risque.
- On va pas rester les bras croisés !
Gilou ? - Il sort.
Oh, oh. Viens là.
- Quoi ? Non, j'ai pas envie de me prendre la tête.
- Il nous a repérés ? - Non, il est au téléphone.
Propos de Fouad en sourdine
Il s'est assis.
- Il a dit quoi ?
- Il est encore là ?
- C'est pas un service. On dirait que si.
J'ai un truc à faire pour l'école.
Thème du générique
- On s'est complètement plantés sur lui.
- Celui qu'on prenait pour le grand frère modèle
collecte de l'argent sale.
- Il joue un rôle dans le circuit de blanchiment.
- Et c'est par lui que Rayan a su pour le butin du restaurant.
Fouad est lié au double assassinat.
- Les frères sont complices ? - Je pense pas.
Fouad était inquiet quand Rayan a disparu. Il sait rien du braquage.
- Mais Fouad aurait-il pu tuer Wang et Herville
juste pour couvrir son frère ?
- Il a pas le profil d'un tueur, encore moins d'un tueur de flic.
- On a quoi sur lui ?
- Rien. Jusqu'à vendredi, on pensait que c'était un étudiant modèle.
- On sait où doivent aller les 200000 E qu'il a collectés ?
- Non.
Il a rapporté l'argent chez lui, à Belleville, et y est resté.
Aujourd'hui,
on l'a vu dans un resto de luxe, chez Prunier. On comprend pas.
- Il avait l'argent?
- On sait pas. - Après, il est rentré chez lui.
- Il bosse pour quelqu'un de plus gros.
- Il faut identifier celui pour qui Fouad travaille.
C'est sans doute lui qui devait récupérer le butin
au restaurant chinois et lui
qui aurait pu vouloir éliminer Herville.
- Pour savoir pour qui il bosse, il faut savoir quand il travaille.
- On le lâche plus.
Environnement, balises, tout le toutim !
On passe pas à côté deux fois.
- Je vais reconvoquer Rayan pour le faire parler de son frère.
- Très bien.
- Vas-y, JP.
JP est parti poser la balise.
- Fouad Khelfa. K.H.E.L.F.A.
- Ca me dit quelque chose.
- Demande s'il est pas en Master. - Demande s'il est pas en Master.
- Il serait en Master.
- Oui, Master Entreprenariat Innovation digitale.
- Master Entreprenariat Innovation digitale. Oui, monsieur.
- Tu connais cette école ?
- Un pote a étudié là. C'est hyper dur de rentrer.
Enfin c'est surtout hyper cher, entre 10 et 15000 balles par an.
-15000!
*-Il est en cours, là ? *-Oui, il est en finances.
- Ca finit à quelle heure ? - Maintenant.
*-C'est dans quelle salle ?
- Speede un peu, JP.
- Salle B12. - C'est où ?
- Juste derrière vous.
- Ca bouge.
*-Ca bouge ? *-Oui.
- JP, grouille, ça bouge. *-J'arrive pas à ouvrir.
- C'est aujourd'hui la deadline.
T'auras jamais plus de temps. - Fouad !
Fouad ! - A plus tard. Bonjour.
- Il se fait alpaguer par un prof.
- JP a pas fini de poser la balise.
- Ca le ralentit, mais il sort. - Ben oui...
- Il arrive ! - JP, dépêche-toi, ça sort !
- Faut qu'il y aille, là.
- Putain, le bordel!
- Il arrive, là.
-JP, magne-toi !
- Faut qu'il bouge. - JP, fais gaffe.
Nico pour Gilou, tente un truc, on a pas fini.
Il sort, là.
- Monsieur,
je dois y aller. On se voit demain sans faute.
- Tu peux pas faire attention, connard ! Regarde devant toi !
Dispute
*-C'est bon pour moi.
- OK, super.
Ali ricane.
- Trace ta route !
- Il a reçu un texto.
Appelle Tom.
- Tom, c'est Ali.
Fouad vient de recevoir un SMS. Ca dit quoi ?
Rien ? OK, d'accord. Merci.
- Ah ouais... Notre étudiant brillant a un portable de guerre.
C'est qui, ce mec ?
Gilou démarre. - Vas-y, fonce.
Claquement de langue
- Cibelle ! Cibelle !
- Me Edelman, que me veut l'honneur ?
- Joséphine est en train de couler. Elle veut tout balancer.
La prison, ça lui fait péter les plombs.
Le traumatisme carcéral lui a rendu la mémoire,
elle se souvient de tout: du bar, du distributeur,
de la voiture... Choc métallique
- Ce sera parole contre parole.
- Non, ce sera ta parole contre plusieurs voix concordantes.
Tu oublies les plaintes pour harcèlement.
- Les dossiers que Joséphine m'a aidé à enterrer ?
- Je suis confiant, si on cherche, on trouvera.
Et puis, dans les affaires de viol, quand l'une parle,
ça donne des idées aux autres.
Evidemment, si à la reconstitution tu la reconnais pas, je pourrai
la convaincre de se taire. - T'y tiens à ta Joséphine.
Le simple fait que tu me parles est un délit pénal, non ?
Comment c'est déjà ? Pression sur victime ?
- Ce sera parole contre parole.
- Rémy ! Rémy !
Viens voir. - Monsieur ?
- Voici Me Edelman, l'avocat de la femme qui a voulu me tuer.
Il est venu pour me menacer. Ce sera plutôt ta parole
contre plusieurs voix concordantes.
On est garés loin ? - Juste là-bas, monsieur.
- C'est bon, vas-y, il y a personne.
- On va le perdre, il se barre. - Putain !
- On se le fait à l'ancienne. - C'est-à-dire ?
- Hop, hop, hop !
Police ! Donnez-moi votre scooter.
- Comment ça ?
- Va voir avec notre collègue pour le récupérer. Donne ton casque.
- Attendez... - Il est là.
- Monsieur, il se passe quoi? - On le récupère comment?
- Vas-y !
Monsieur ! - Tu vois avec lui.
- Qu'est-ce qu'il fait ? - Attends.
Il rentre dans le rade.
Il dit bonjour à des mecs.
- Des potes à lui ? - Ils ont l'air bien plus vieux.
Clic photo
Il tape la bise à un mec..
Il lui file une enveloppe kraft.
- Je vais me rapprocher.
Essaie de shooter en passant.
- C'est bon.
- Excusez-moi, on avait R.-V. ?
- Non, je suis venue vous voir parce que j'ai reçu ça.
- Oui, c'est la convocation
pour la confrontation avec votre directrice.
C'est du classique en fin d'instruction.
Ca permet de clarifier les rôles et les responsabilités de chacun.
- C'est vraiment incontournable ?
Vous me mettez dans l'embarras.
Les syndicats en profitent pour dénoncer le manque de personnel,
ils sont en grève. - Ils ont raison.
- Une directrice convoquée par un juge, ça secoue tout l'hôpital.
Je suis très mal à l'aise d'être au centre de cette polémique.
Ca va trop loin.
Je vous remercie de ce que vous faites pour moi, je vois bien
que vous essayez de m'aider... - J'ignore ce que vous croyez,
je n'ai rien fait pour vous
en particulier. Je m'intéresse à la manifestation de la vérité.
- Je... - Je suis désolé.
Je vous attends après-demain à 9 h.
- Des Djerbiens.
- Quoi ?
- C'est comme ça qu'on les appelle à la financière,
parce qu'ils viennent plus ou moins tous de Djerba. Lui,
c'est Mika Chelly. On est tombés sur lui dans l'affaire
de l'arnaque au CO2, sans réussir à le coincer.
Il recrutait les gérants des sociétés-écrans
utilisées par les fraudeurs. - C'est le casse du siècle.
1,6 milliard d'euros volés à l'Etat en un an.
- Ca en paie, des fonctionnaires ! - Fouad, il fait quoi avec eux ?
- J'en parlerai à mon ancien chef, il pourra nous rencarder.
- Ben non, pas la financière ! Ils voudront être co-saisis,
on va perdre le contrôle.
On vous a, on a pas besoin d'eux.
- Je suis plus assez au fait.
Fouad connaît des mondes différents entre les Chinois et les Djerbiens.
Lebrion pourra nous aider.
- Ils vont focaliser
sur le circuit de l'argent,
alors que nous, on veut trouver le tueur du tôlier.
- On peut pas ignorer le système qui a probablement tué Herville.
Je vois pas comment faire sans eux.
- Ca va prendre des semaines.
La porte claque.
- Alors ?
Comment se passe la détention ?
J'ai sous les yeux un rapport de l'administration pénitentiaire
qui me laisse penser que ça se passe pas très bien.
Pourquoi vous mangez plus ? - J'ai pas faim.
- Et votre refus de participer aux activités scolaires ?
- J'ai pas envie, c'est tout.
- Pourtant, c'est important, les études.
L'exemple de votre frère devrait vous inspirer.
- Lui, c'est pas pareil, c'est un intello.
- Vous avez convoqué mon client pour lui parler de son frère ?
- C'est une importante somme d'argent que vous avez volée
au restaurant de M. Wang. Vous êtes d'accord avec ça ?
- Oui.
- Les gens à qui vous avez volé ce butin n'ont pas pu le récupérer.
Ils cherchent sûrement à savoir
qui a pu vous indiquer qu'il y avait autant d'argent
dans ce coffre, vous croyez pas ?
- Si, mais je vous l'ai déjà dit,
j'ai juste suivi les autres.
- S'ils retrouvent cette personne avant moi,
il est probable qu'ils lui feront pas de cadeau.
Ils sont dangereux. Ils ont tué un commissaire de police.
Si vous voulez protéger cette personne,
il faut tout me dire.
- J'ai rien de plus à vous dire.
- Messieurs.
- Vous avez reçu la demande de parloir à mon frère ?
Vous allez l'autoriser à me voir ?
- J'ai pas encore tranché.
- Bonjour. - Ah !
Commandants Berthaud et Escoffier, entrez.
- Il veut pas mouiller son frère. - Que donne sa détention ?
- Je crois que je vais autoriser le parloir, il doit tenir.
- C'est pas risqué s'ils sont complices ?
- Au contraire, Fouad continuera à penser qu'il est hors de cause.
- Où en êtes-vous
sur lui ?
- On a identifié beaucoup de contacts.
Fouad semble être au cœur d'un gros réseau,
mais pour l'instant, on démêle.
- Ah, donc vous êtes venus me parler d'autre chose.
- Beckriche veut nous coller la financière sur le dos.
- C'est encore moi qui décide. Justement,
on a peur qu'il vous suggère de les co-saisir.
- Pourquoi pas ?
Si ça peut aider à comprendre le réseau, on ira plus vite.
- Ils ont pas le même tempo que nous. Ils vont mettre des semaines
à analyser les flux financiers.
Nous, on veut taper vite.
- Nous pensons tous que la mort du commissaire est liée
à ce circuit de blanchiment, d'où notre intérêt pour Fouad.
Il nous faut des hypothèses précises sur ce que Fouad fait de l'argent.
Vous les avez ? - Non.
- Alors je vais moi-même appeler Beckriche pour l'informer
que je souhaite co-saisir la financière.
On doit utiliser toutes les ressources.
Je ferai centraliser les procédures au 2e DPJ, comme ça
votre groupe garde la main et on avance plus vite.
Laure soupire.
- T'as la bougeotte ?
C'est demain, c'est ça ?
- Oui.
- T'as peur ?
C'est toujours la même histoire.
Depuis l'école, ils nous tiennent par la peur.
Ne leur fais pas ce cadeau.
Tiens.
- Merci.
Merci.
- T'inquiète pas, ça se passera bien.
- On attend la victime. Mme Karlsson,
voulez-vous prendre place dans le véhicule ?
- Elle est pas obligée d'accepter. - D'où ma question.
- Ma cliente refuse.
- Nathalie, notez, s'il vous plaît. Installez-vous au volant.
- Notez que c'est pour éviter que des photos de Me Karlsson
au volant puissent influencer les jurés si on finissait aux assises.
Participer à la manifestation de la vérité n'induit pas de jouer
les coupables.
On entre. - Ah !
Nathalie, notez l'arrivée de Me Vern et de son avocat.
Puisque tout le monde est là, on peut commencer.
Bien concentrés, s'il vous plaît.
- OK, je comprends mieux.
- Tu comprends quoi?
- Tu vas toujours au plus offrant. - Toujours une remarque désagréable.
Tu changeras jamais.
- Là, nous avons le marquage pour la victime. Vous prendrez
les photos du point d'impact.
Allez-y.
Stop. Position 1. Photo.
Clic de l'appareil photo
Le visage est masqué par le reflet.
Position 2.
Stop. Photo.
Très bien. Position 3.
Stop. Photo.
Le visage est masqué par le reflet.
Position 4.
Stop. Photo.
Très bien.
Position 5.
C'est aussi le point d'impact.
Stop.
Photo.
Le visage est masqué par le reflet. - Excusez-moi.
Les conditions de lumières ne sont pas les mêmes.
- Montrez-moi vos constatations. - Regardez.
Ce néon ne fonctionnait pas.
- Effectivement.
Messieurs, on peut éteindre le néon ? Vous y accédez ?
Merci beaucoup.
Très bien, merci, messieurs. Me Edelman, vos photos n'ont pas
été faites sous le même éclairage ?
- Le néon aura été réparé depuis l'accident.
Maître.
Photo, s'il vous plaît.
Le visage est reconnaissable.
Orage
- Alors... Poulet-crudités.
Et je t'ai pris un petit dessert parce que je suis gentil.
- Merci.
- T'as vu ça ?
Il sort son portable de guerre.
Sa ligne officielle est sur écoute ?
- Ouais. Il est en porteuse, là.
- C'est bien, ça !
Avec un peu de chance, on va capter la conversation.
Vas-y, parle.
Raconte-nous ta vraie vie, toi.
*-Bisou. J'ai un autre appel, deux minutes.
Allô ?
Quoi ?
Vous l'avez eu comment, mon numéro ?
Ah. Non, non, OK.
Euh... Ben, si vous avez pas de sushis,
mettez des California makis, c'est bon.
OK, pas de souci. Merci.
Ouais, excuse-moi. Mam...
Maman, écoute-moi deux minutes. Appelle la mairie...
OK, je te rappelle après.
- C'est un nom de code ? - Non. Il a reçu
un appel sur son portable de guerre pour des sushis.
Il s'est trompé de numéro.
- On a demandé à JP et Nico le nom de resto qui l'a livré
et on a fait les fadettes du resto. - Et ?
- On a le numéro de son portable de guerre.
Le bémol, c'est que son historique montre qu'il reçoit
que des SMS via des sites Internet.
Le truc intraçable. - Bravo, les gars.
- OK. Tom, tu le branches.
On va enfin savoir ce que prépare notre étudiant modèle.
Conversation chuchotée
- Me Edelman, approchez.
- Puis-je m'entretenir avec ma cliente ?
- Rapidement.
- Monte dans la voiture. - Quoi ?
- Installe-toi au volant. - Tu m'as dit que...
- Je veux tenter un truc. Aie confiance.
- Je souhaiterais me mettre au volant, s'il vous plaît.
- C'est toujours mieux quand l'accusé joue le jeu.
Démenottez, s'il vous plaît.
- Je peux pas laisser faire ça.
(Laisse-le. Ce dossier n'a rien
à voir avec toi.)
- Messieurs, s'il vous plaît.
Le visage de Mme Karlsson
apparaît clairement. Me Vern,
pouvez-vous vous mettre là
où vous étiez au moment de l'impact?
Aidez-le.
C'est la bonne hauteur ? - Oui.
- Vous êtes sûr ?
- Oui. - Très bien. Dans ces conditions,
pouvez-vous confirmer
que vous reconnaissez le visage de la personne au volant?
- Je n'ai pas de certitude.
- Je vous demande pardon ?
- Je ne sais plus.
Ca ne correspond pas s a ce dont je me souviens.
- Vous étiez catégorique.
Qu'est-ce qui vous fait changer d'avis ?
- Jean-Etienne ?
- Merci, Dimitri. - Jean-Etienne...
- Merci. - T'es sûr ?
- Oui.
Je ne suis plus sûr que ce soit elle.
- Je n'ai pas à vous croire.
- Non, mais vous devez écrire ses déclarations.
- Oui...
Notez, Nathalie.
- M. le juge, je vous demande
d'ordonner la mise en liberté de ma cliente.
- Alors, ça donne quoi, JP et Nico ? Ca bouge ?
- Non, Fouad est toujours chez lui.
- On reste aux écoutes H24.
- Je peux prendre cette nuit.
- Rentre, occupe-toi de Romy.
- Je peux rester avec toi.
Ma femme est chez sa mère.
- C'est sympa, je vais pouvoir rentrer dormir.
Ca te dérange pas ?
- Non, non. - Escoffier,
je peux vous parler ?
J'ai eu Roban et je viens de recevoir le fax de co-saisie.
Je suis pas con. Vous l'avez vu.
Je comprends que vous ne vouliez pas qu'un autre service s'en mêle,
mais j'ai une question simple : peut-on se faire confiance ?
- Ben, oui. - Bien.
On a R.-V. demain à la financière. 18 h.
On collabore.
- Bon, je vais y aller. - Fouad a reçu un SMS !
Ca commence par la date de demain, et après, c'est 04/17/150.
- C'est sûrement un rendez-vous.
- C'est pour du boulot.
Demain, on le filoche pour savoir pour qui il bosse.
- On interpelle pas ? - C'est trop tôt.
Le réseau va se méfier. On veut identifier ses contacts.
- On se retrouve demain à 7 h.
Non, Ali, prends ta caisse ! T'es avec moi ?
- J'ai organisé cette confrontation,
car lors de notre entretien,
Mme Adler a évoqué des échanges oraux avec vous, Mme Micaleff.
Pouvez-vous confirmer que vous avez alerté votre direction
sur la nécessité d'élaborer
une charte de fonctionnement de votre service ?
- Oui.
- Mme Adler affirme vous avoir répondu à l'oral.
Vous souvenez-vous de sa réponse ?
- Elle n'avait pas de disponibilité.
- Pendant six mois ?
Je veux dire les 6 mois qui séparent cette demande de l'accident.
- Vous constaterez que l'agenda de ma cliente était saturé.
- C'est regrettable.
En matière d'homicide involontaire, le Code pénal est très clair.
Il insiste sur la gravité de la violation manifestement délibérée
d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité.
En d'autres termes, l'absence chronique
de réponse de la direction a concouru tout autant que la faute
du Dr Micaleff au décès de M. Vouters.
A mon sens, il l'a même provoqué.
- C'est délirant ! Vous croyez
que je n'ai pas instauré cette charte délibérément?
Vous n'avez aucune idée du combat que je mène pour obtenir des fonds.
Je vois sans cesse des auditeurs financiers.
On manque de personnel, mais on doit équilibrer les comptes.
- Je ne suis pas chargé de faire le procès de la dégradation
des conditions de travail. - J'ai une grève sur le dos, moi !
A cause de vous. - Vous avez laissé le Dr Micaleff
se débattre seule face au problème d'organisation de son service.
Elle ne sera pas seule à assumer la mort de M. Vouters.
- Tom, t'as quelque chose ?
*-Rien, c'est calme.
- Et toi, Ali ?
*-RAS. Toujours rien.
*-Attention, ça sort.
Manteau bleu et sacoche. Ca vient vers vous.
(- Ca sort.)
Vu.
Il arrive vers nous, là.
JP, tiens-toi prêt avec ta bécane. *-C'est reçu.
- Il l'a vu ?
- Attends...
Ali, ton pare-soleil
"police", merde !
(-Fait chier.)
- On le prend en piéton.
On le prend en piéton avec Laure.
On reste en contact. - Il te connaît.
*-Bien reçu. - Ouais, il me connaît
OK...
Prends par là.
Signal de fermeture des portes
*-Colonel Fabien.
Colonel Fabien. - S'il descend pas ici
tu le rejoins.
Checke dehors !
*-Jaurès.
Jaurès.
Stalingrad.
Stalingrad.
- Ca va, madame ?
Attendez, venez. Asseyez-vous. *-La Chapelle.
- Ca va ?
*-La Chapelle.
- Vous voulez sortir ?
- C'est bon, merci. - Sûre ?
*-Votre attention, s'il vous plaît.
A la demande de la police,
suite à un bagage suspect sur la voie publique,
le train ne marquera pas l'arrêt à la station Barbès.
- Excusez-moi.
Je descends à la prochaine, vous avez besoin de rien ? Sûre ?
*-Villiers.
- Au revoir.
- Qu'est-ce que t'as eu ?
- J'ai fait un malaise. Il a été hyper gentil.
Il m'a détronchée. - Faut le rattraper, maintenant.
- On fait quoi ?
Là, là, là. - Ouais.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour, monsieur.
On entre. - Karlsson, on y va ? Je vous emmène
aux greffes
pour votre levée d'écrou.
- On fait quoi dans ces cas-là ?
- Ben, en général, on dit au revoir.
Si t'étais pas si coincée, on aurait pu se prendre
dans les bras.
Hasta la vista.
- Je peux faire quelque chose pour toi dehors ?
- A part monter un plan d'évasion, je vois pas.
Verrouillage de la porte
- Tiens, y a des blazes, là.
Clic appareil photo
Bonjour, madame
- Que faites-vous ? - On regarde, madame.
- Vous n'avez rien à faire ici. Je vais appeler la police.
- C'est nous, la police.
- Je pouvais pas savoir. - Non, bien sûr.
- Qu'est-ce qu'il a, lui?
Monsieur !
Hop, hop, hop !
Oh ! Vous faites quoi, là ?
Pourquoi vous partez, comme ça ? - Je peux tout expliquer!
- C'est quoi, ça ?
C'est quoi ? - Tout est légal.
- On va vérifier si tout est légal. Allez !
- C'est pas ce que vous croyez. - On croit rien, on vérifie.
- Tout est légal. J'ai une entreprise de BTP,
on a un chantier en Pologne, c'est comme ça, là-bas.
On fait tout pour avoir le job, c'est tout. Je travaille, moi !
Je peux prévenir mon avocat? - On s'en occupe.
- Berthaud !
- Pas besoin d'avocat, on a que quelques questions.
- Bon, au moins, maintenant on sait que Fouad
remettait l'argent qu'il collectait.
- C'était une connerie. Si le réseau apprend qu'on a arrêté un membre,
ils vont tout stopper.
On fait quoi de lui?
- Vous l'avez interpellé pour quoi ?
- Il avait une valise de cash et s'est barré.
- On a parlé d'indices apparents d'un comportement délictueux.
- Je m'en charge.
On se concentre, on a R.-V. à la financière.
- C'est pas du tout le moment. - Au contraire.
On va leur demander de récupérer Solignac et d'écraser le coup.
Ils feront mine de vérifier ses justificatifs
et le libéreront comme si tout était légal.
Avec de la chance, il préviendra pas le réseau.
Prenez les photos, on y va. - On leur balance pas tout, hein ?
Sinon, ils diront qu'untel est un objectif à eux
et on sera coincés.
- On avait pas parlé de confiance ?
- Je t'avais dit que tout irait bien.
- Qu'est-ce que t'as dit à Vern ?
- Rien. Pourquoi tu dis ça ?
Je sais pas, moi, il a dû avoir des remords.
- Je vais quand même te dire merci.
- On va fêter ça ? - Oui.
- Le commissaire Beckriche !
Je l'ai connu tout petit ! - Oh, ça va !
- Vous avez de la chance, c'est un bon.
Alors, on en est où ?
On est entre nous, on se dit tout.
- Laure, vous nous faites un résumé ?
- On enquête sur la mort
d'Herville.
- Oui, ça on sait.
On vient d'être co-saisis, je vous rappelle.
- Vous l'avez connu ?
- Pas personnellement, mais de réputation.
- A votre connaissance, il enquêtait sur un réseau financier ?
- Non. On a vérifié. On a rien.
Dites-moi où vous en êtes.
- Vous savez qui c'est?
- Non. Ca me dit rien.
Tapotement
- Allez, c'est bon. Je vous propose d'arrêter de jouer à cache-cache.
Herville mérite mieux que ça.
Tu reconnais pas Mika Chelly, là ?
- Ah oui, maintenant que tu le dis.
- OK, on avance. Allez !
Ca, c'est la scène de crime au restaurant chinois.
Ca nous a menés à une bande de braqueurs,
mais ils n'ont pas tué.
Ils se sont fait
agresser, donc on s'est intéressés à ceux qui savait pour le butin,
notamment au dealer qui y plaçait son argent.
Ca nous a amenés à Aubervilliers, chez les Chinois.
Au début, j'ai cru
qu'il s'agissait de blanchiment classique, mais l'argent repart.
Le type qui collecte
est aussi le frère du 1er braqueur, Fouad Khelfa.
C'est là que ça se complique. On comprend pas son profil.
C'est un étudiant brillant qui fréquente aussi bien
les Djerbiens que les grands restaurants. Cet après-midi,
il a livré du cash à un entrepreneur du BTP, un certain Solignac.
Voilà. Comme ça, vous savez tout.
- Il est possible que certains clients
fassent partie de nos objectifs.
- Comment ça ? On pourra pas les toucher ?
- Non, évidemment.
Faut qu'on voie si ça pourrait correspondre à des systèmes
de blanchiment connus.
- Ca me fait penser à un nouveau type de réseau qu'on a analysé.
- On est pas sûrs d'avoir compris le fonctionnement.
- Très bien, allez-y.
- Le principe est simple. Au centre, le cash.
D'un côté, ceux qui en ont, de l'autre, ceux qui en veulent.
Théoriquement, il suffit de mettre ces gens en relation
pour collecter d'un côté et faire la décaisse de l'autre.
- C'est quoi, la décaisse ?
- C'est sortir du cash. Ces gens sont ceux que vous avez vus.
Les dealers d'un côté...
qui veulent écouler et blanchir du cash issu d'un trafic,
de l'autre, les fraudeurs en col blanc,
qui ont besoin de liquidités pour rapatrier la fraude fiscale
ou pour payer des gars au black dans le BTP par exemple.
Puis, les Djerbiens
compensent les échanges faits en cash à Paris
par des virements sur des comptes à l'étranger.
Les papiers que Fouad remet là
sont probablement les RIB des comptes à créditer.
- Ne noyons pas nos amis dans trop de détails.
- Au contraire, ça m'aide à comprendre. Merci.
- Il faut ajouter les intermédiaires, c'est-à-dire les boutiques chinoises
pour centraliser le cash et les coursiers pour l'acheminer.
Votre cible, là, je pense que c'est une sorte de super coursier,
un type capable de naviguer dans n'importe quel milieu.
Ce qui fait la force du réseau,
c'est celui qui a connecté tout le monde.
- Vous pensez à qui ?
- Un type qui a un complice dans le monde des affaires
qui rassure les cols blancs.
C'est là qu'il faut chercher, car les sommes sont énormes
et tout le monde a intérêt à garder ça secret.
- Restez discrets, le réseau peut se dissoudre comme une aspirine.
Ils sont très méfiants.
Justement, rends-moi service. - On pourrait avoir un café ?
- On a eu une interpelle
accidentelle. Solignac, l'entrepreneur de BTP.
Si tu pouvais le récupérer, ça nous sauverait.
- Je vais à la pêche aux infos.
- T'inquiète, on s'en occupe.
Par contre, tu me laisseras gagner au squash.
- C'est hors de question. - Tiens, regarde.
Le gars qui livre le cash reçoit des SMS qu'on a du mal à traduire.
21/0104/17/150.
Bon, 21/03, c'est la date de livraison de cash, je pense.
- Ton gars a besoin de quatre infos pour livrer:
qui, où, quand, combien. Combien, c'est 150.
150000 E.
- C'est ce qu'on a trouvé sur Solignac.
J'imagine. 17, ça veut dire
17 h, et le numéro 4,
c'est le numéro du client. Dans le téléphone du coursier,
il y a un répertoire qui fait le lien
entre le numéro et le contact, nom et adresse.
- En suivant Fouad, on va identifier les clients.
- Si vous les branchez tous, vous tomberez sur un contact commun
et là, vous vous rapprocherez de la tête du réseau.
Si t'as d'autres
questions, appelle-moi.
- OK, j'hésiterai pas.
- A ta réinsertion.
Tu manges pas ?
- Excuse-moi, je suis fatiguée.
- J'ai une proposition à te faire.
- Je t'écoute. - En attendant le non-lieu
et que tu récupères ton droit d'exercer,
tu pourrais travailler avec moi.
On bosserait ensemble. Officiellement,
je signe tout et je te file la moitié des honoraires.
- Je vais y réfléchir.
- Evidemment, tu devrais renoncer à ce chemisier improbable.
Joséphine, excuse-moi.
T'as vécu un cauchemar, je sais, mais c'est fini.
- J'y arrive pas.
Excuse-moi. On peut y aller ?
- Je te raccompagne ?
- Non, je vais marcher un peu.
- T'as un endroit où aller ?
Tu peux venir chez moi.
J'ai un studio au-dessus. - Non, ça va. Merci.
Merci. - Réfléchis à ma proposition.
Je te raccompagne pas, t'es sûre ? - Non, c'est bon.
C'est Joséphine. Je suis en galère, là.
Merci.
- J'imaginais ça plus festif, les sorties de prison.
- Oui, moi aussi.
Je suis désolée, la banque a bloqué mon compte.
- T'as plus d'appart' ?
- Non.
Mon proprio avait pas le droit de me virer,
mais il a fait changer les serrures, alors...
Je suis à la rue. Je vais aller
au bureau d'entraide des avocats.
Mais en attendant...
tu crois que je pourrais dormir chez toi ?
- Elle est chez son père.
Je t'ai mis des draps. C'est un canapé-lit.
Voilà, une couverture. - Merci.
- T'as besoin d'une serviette ? - Oui, merci.
Bonne nuit.
- Bonne nuit.
- C'est bon, je peux partir ? - Oui.
On a vérifié pour vos activités en Pologne.
Vous serez convoqué pour apporter les justificatifs.
En attendant,
vous êtes libre.
- Et mon argent?
- On vous le rendra quand on aura étudié les justificatifs.
- Tu crois qu'il va se méfier ? - Non, ça va le faire.
- Ouais, ben j'espère.
- Didier, voici l'ordonnance de renvoi de l'affaire Vouters.
Vous n'oublierez pas de le notifier à Mme Micaleff.
Enfin, je veux dire à toutes les parties.
- Bien sûr.
- Vous pouvez finaliser le dossier et le transmettre au parquet.
Que fait-il là, ce passeport? - Sa remise date du contrôle
judiciaire de Mme Micaleff. Il a été levé, je vais lui renvoyer.
- Attendez, je vais le faire.
Merci.
- Très bien.
- Ca a du bon,
les tuyaux de Soizic. Maintenant
qu'on sait lire les SMS, y a plus qu'à le suivre
jusqu'à ses clients. - C'est super.
Et euh... Tu vas la revoir, Soizic ?
- Je sais pas. Peut-être.
Ah, ça sort.
*-Allô ?
- Ouais, Tom, Fouad sort de chez lui.
Il est sur son portable,
tu peux regarder ? - Ca charge.
Ca charge...
Et ça dit...
"Alerte. Client arrêté."
- Non, tu déconnes ? *-Non
- OK. Il a reçu un message d'alerte.
- Regarde ce qu'il fait!
- Et merde. Solignac a dû prévenir
le réseau. Putain de merde !
Vibreur - Putain... Roban.
Je dis quoi ?
- Qu'on est dans la merde.
- M. le juge ?
- Oui, Laure. J'appelle pour prévenir
que Fouad a pris rendez-vous pour le parloir avec son frère.
*j'ai eu le commissaire Beckriche,
il m'a dit que ça s'était bien passé avec la financière.
- Oui, très bien.
- Je vous laisse.
- Attendez. C'est possible de sonoriser
le parloir de Rayan ?
- Non, en général, c'est compliqué.
- C'est compliqué ou impossible ?
*-C'est compliqué. Mais j'ai cru
comprendre que ça avançait bien avec le réseau.
Pourquoi prendre ce risque ?
- Parce que depuis deux minutes, c'est tout ce qui nous reste.
Générique de fin
Sous-titrage : Carole Moireau pour Lylo Media Group
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