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LES PROIES
Jeunes gens, jeunes gens, �coutez-moi
Ne faites pas les soldats
� l'arm�e, n'y allez pas.
Ou la colombe s'envolera
Et le corbeau appara�tra
Avec la mort qui vient toujours
Au son du tambour.
Jeunes filles, �coutez mon conseil
Promenez-vous au soleil
Et ne laissez jamais votre promis
Porter un fusil.
Mon papa est mort comme �a.
Tout seul. En perdant tout son sang.
Et peut-�tre � cause de vous.
Vous allez mourir, M. le Yankee ?
Aidez-moi...
Comment t'appelles-tu ?
Am�lia. Mais tout le monde m'appelle Amy.
Corporal John MacBurney. Tout le monde m'appelle MacB.
Quel �ge as-tu ?
Douze ans. Treize en septembre.
Alors on peut t'embrasser.
On y est presque M. le Yankee. Je veux dire, Monsieur MacB.
Les Yankees sont de plus en plus pr�s.
Vous croyez qu'ils vont nous r�tir aussi ?
Hallie, tais-toi !
J'ai d�j� assez de mal avec nos pensionnaires.
Je le r�p�te et j'insiste :
le fran�ais est un langue souriante.
Vous n'�coutez pas.
Excusez-moi, Mlle Edwina, mais c'est cette guerre.
Doris dis que s'ils gagnent,
les Yankees nous violeront !
INSTITUTION DE JEUNES FILLES
Mlle Martha !
Il va mourir !
Comment est-il arriv� ici ?
Par la gr�ce de Dieu, Madame.
Et de cette enfant.
Que faisais-tu hors de l'�cole ?
Je ramassais des champignons, et...
Tu seras punie.
Aidez-moi � le rentrer.
On soul�ve.
Je ne pouvais pas le laisser mourir !
Pourquoi pas ? nous aurions eu...
un ennemi de moins.
Caporal MacBurney.
66e de New York.
Je me rends au plus jolies sudistes du monde.
Un vrai "ventre-bleu".
On le saura en le d�culottant. Les Yankees sont comme le Diable :
Ils ont une queue.
Amy, va ouvrir la porte.
Puis tu noueras le chiffon bleu au portail.
Vous entendez ?
Ce chiffon, c'est pour avertir la patrouille.
Et nous serons fi�res de livre un ennemi !
Il est mort ?
Tu n'as pas donn� l'alerte !
Tu as d� l'apercevoir, pourtant.
Je lisais et...
Le poste de garde n'est pas un salon de lecture. Retournes-y !
Posons-le sur les marches.
Doucement.
Doris, Abigail, pr�parez le canap� du salon de musique.
Amy, vas-tu te d�cider
� mettre le chiffon comme je te l'ai dit ?
Attendons un peu.
Il a perdu tant de sang.
Des litres et des litres, Mlle Martha !
Ils l'emm�neraient...
m�me � demi-mort.
S'ils repassaient, ils attendraient que nous l'ayons soign�.
Vas-tu ob�ir ?
Si la guerre se prolonge,
j'oublierai que j'ai �t� une femme.
Vous perdez votre temps.
Pansez sa jambe et livrez-le � la patrouille.
Il mourra en prison, de toute fa�on.
M. le Yankee,
votre jambe, c'�tait une mine de fer !
Le caporal a besoin d'un bain.
J'ai remarqu�.
Sortez, Mesdemoiselles, et je le laverai.
Je rapporte une chemise de nuit de mon fr�re.
J'en �tais s�re.
Il va mourir ?
Un jour. Mais pas pour l'instant.
Je ne veux plus voir personne tra�nasser par ici.
Il y a du reprisage � faire. Allez !
Ne les �coute pas, Amy. Les fourmis ont tu�s le hanneton ?
Elles l'ont tir� dans le trou. Pour le manger, sans doute.
Je ne vois pas le rapport avec notre Yankee.
Moi, si. Le Yankee est un intrus,
comme le hanneton.
Tu n'aurais jamais d� l'emmener ici.
D'abord, c'est probablement un espion.
J'en doute, Jannie.
Mlle Edwina, vous n'avez pas peur de ce "ventre-bleu" ?
Non. Et il est mal �lev� de l'appeler "ventre-bleu".
Il a un nom. C'est le Corporal John McBurney.
Moi, je l'appelle Monsieur MacB.
Et je le trouve si beau !
Je l'ai r�cur� jusqu'� la ceinture. Je vais le soulever
et vous lui passerez la chemise.
Donne-moi l'autre bras.
Aide-moi.
Tirez son pantalon.
Allez-y. Il n'est pas fait autrement que votre fr�re.
Je t'ai dit de ne jamais parler de mon fr�re.
Excusez-moi.
C'est � cause de cette chemise de nuit.
Et �a m'�tonnait que vous preniez ce Yankee chez vous.
Un homme et tout...
Je ne voulais pas de lui !
Mlle Martha, des soldats ! Ce sont les n�tres.
Je remonte ?
Non, Lizzie.
Janie, tu vas la relever.
Pouvons-nous les saluer ?
Ce ne serait ni correct ni prudent.
Quelles nouvelles ?
L'ennemi se replie.
Reviens, Yankee !
Mettez-le dans le chariot !
Il voulait �tre abattu.
Il pr�f�re �a � une mort lente en prison.
Combien avez-vous de jeunes filles, ici ?
Nous avons six �l�ves et un professeur.
Je ne le proclamerais pas � votre place.
Au dessus du portail ?
Des nordistes �gar�s
r�dent par ici, pr�ts � tout.
Elle va leur parler de M. MacB. ?
Pourquoi crois-tu qu'elle est sortie ?
Soyez prudente.
Nos pri�res vous accompagnent.
Ils s'en vont.
On vous appelle comment ?
Hallie.
Vous pouvez m'appeler MacB.
Yankee fera l'affaire.
Nous devrions �tre amis, Hallie.
Pourquoi �a ?
Nous sommes tous les deux prisonniers, ici.
Avec une diff�rence. Moi, je peux courir.
Je t'aime M. Corbeau.
Mais tant que tu n'es pas gu�ri, c'est pour ton bien.
J'aurais ferm� l'�cole, sans vous. Je vous doit tant.
C'est moi votre oblig�e. Vous m'avez donn� un foyer, Mlle Martha.
Apr�s la guerre, il y a aura encore des ann�es difficiles.
Je devrai consacrer tout mon temps � la ferme.
Et j'aimerais vous confier l'�cole.
Vous m'�tes tr�s ch�re, Edwina.
Je ferai de vous mon associ�e,
et plus tard ma l�gataire.
Vous �tes beaucoup trop g�n�reuse !
Je ne suis pas g�n�reuse. J'ai besoin d'une personne capable.
Et vous �tes ma garantie que l'�cole continuera � �tre digne de mon nom.
C'est merveilleux !
Vous devriez prier pour le Nord.
Pourquoi ?
�a vous pla�t d'�tre esclave ?
Non. Et � vous ?
Je ne suis l'esclave de personne.
Vous �tes all� vous faire tirer dessus par plaisir ?
Un homme doit quelquefois faire des choses qu'il n'aime pas.
Pas s'il est libre.
Et ce n'est pas pour nous que les Blancs se massacrent.
Ils se valent tous, les Blancs.
Dites plut�t que tous les hommes se valent. Blancs, Noirs, ou...
Qu'est-ce que c'est ?
On cloue votre cercueil, on dirait.
Vous ne le livrez pas ?
Ceci le forcera � rester.
Quand il ira mieux.
Je pourrais ouvrir ces volets avec ma jambe malade !
Pas sans faire de bruit, Caporal !
Elle saura au moins ce que c'est que de toucher un corps d'homme.
Regagnez votre chambre.
Comment va-t-il ?
Il a de la fi�vre.
Vous devez �tre fatigu�e.
Avoir envie... de vous retirer.
Je l'essuierai l� o� vous n'osez pas.
J'ai tout de suite su ce que vous �tiez !
Une catin reste une catin.
Si jamais je vous retrouve ici !
Aurions-nous des �ufs ?
Hallie dit que M. MacB. nous a port� bonheur :
Les poules ont pondu !
Tr�s joli, Edwina.
L'influence du Caporal semble s'�tendre.
Comment va-t-il ?
Il a faim.
Va-t-il rester au salon de musique ?
Jusqu'� se qu'il retrouve ses forces.
Moi qui voulait �tudier ma harpe ! Mais devant un ennemi...
Je vois. Le Caporal nous aura rendu une musicienne !
Quel est votre nom ?
Moi c'est...
Caporal John MacBurney.
Comment le savez-vous ?
Vous l'avez dit en arrivant.
J'ai compl�tement oubli�.
J'ai l'impression bizarre, Edwina,
d'�tre prisonnier dans un pensionnat de jeunes filles.
C'en est un.
Et vous �tes un soldat ennemi.
C'est vous... la directrice ?
La dame du tableau.
Mlle Martha Farnsworth.
- Qui est avec elle ? - Son fr�re, Miles.
O� est-il ?
Disparu.
On le croit mort.
Il n'y a aucun homme ici ?
Je peux remercier mon �toile de m'avoir conduit ici,
plut�t qu'en prison.
Je voudrais pouvoir d�cider de votre sort, mais...
Tout d�pend de Mlle Martha.
Voil� le petit ange qui m'a sauv� la vie.
Entre.
Je ne peux pas.
Votre chambre est interdite.
J'ai tout racont� � Randolph.
La patrouille... Mlle Martha va la laisser passer, sans rien dire.
C'est de la trahison
de ne pas mettre le chiffon bleu. De la haute trahison !
Tr�s joli.
S'il n'y avait pas d'homme ici... Qui est Randolph ?
C'est vrai, j'avais oubli� Randolph.
Qui est-ce ?
Un gentleman tortue.
Il appartient � Amy.
Ne partez pas.
D'un moment � l'autre
la patrouille peut venir et je ne vous reverrai plus.
J'ignore m�me votre nom de famille.
Dabney.
- Pourquoi avez-vous peur de moi ? - Je n'ai pas peur.
Enfin, pas de vous personnellement.
Des Yankees, alors ?
Ce sont des hommes comme les autres.
Je vois.
Vous avez peur des hommes.
Je n'en ai pas peur.
Je ne leur fait pas confiance.
� aucun d'eux.
Un homme vous a fait souffrir ?
Et j'aurai pari� que vous n'aviez jamais �t� amoureuse !
Il fallait parier. Vous auriez gagn�.
Alors, d'o� vient votre triste opinion de nous.
Je pr�f�re ne pas en parler.
Depuis quand �tes-vous dans cette �cole ?
Depuis l'�ge de 15 ans. Il y a 7 ans.
Et, sauf pour aller � la messe,
je n'en suis presque jamais sortie.
Une belle princesse endormie, dans un ch�teau,
attendant qu'un prince la r�veille...
d'un baiser.
Devons-nous le livrer ?
Nous n'avons pas le choix. Donner asile � un ennemi est un crime.
Mlle Farnsworth ?
Je pensais que vous m'�vitiez et je voulais vous remercier.
Je vous en dispense. Je vous livrerai d�s que vous irez mieux.
Vous ne m�chez pas vos mots. J'aime �a.
Vraiment ?
Peu m'importe que "vous aimiez �a".
Je vous suis quand m�me tr�s reconnaissant.
Vous avez tort.
C'est une question de principes.
Vous ne comprendriez pas.
Je vais vous �tonner...
C'est � mes principes que je dois ma blessure.
Comment cela ?
Voyez-vous, je suis quaker.
Je soigne les bless�s, sans �tre arm�.
Ma compagnie se battait.
Et il y avait un Sudiste bless�,
qui risquait de br�ler vif.
J'aurai d� rester avec les autres
mais... mes principes me l'interdisaient.
J'ai sauv� cet homme
et j'ai �t� bless�.
Mais j'ai des remords :
j'aurai d� rester avec les miens.
J'ai l'impression d'avoir d�sert�.
Vos mains vous font tr�s mal ?
Rien n'est plus douloureux qu'une br�lure.
Il reste du vin, dans la cave de mon p�re.
Si vous souffrez trop, Hallie vous en montera.
Un peu de vin me ferait tr�s plaisir.
Il vous est offert en rem�de, pas pour votre plaisir.
Bien s�r, mais les deux vont parfois ensemble.
Vous n'�tes pas un invit�, mais une charge.
Nous ne projetons pas de vous distraire.
La guerre dure depuis si longtemps que j'ai oubli�...
ce qu'est un visage de femme.
Et il en faut peu pour m'amuser.
Si l'envie vous prend de vous "amuser" avec mes jeunes filles,
vous vous retrouverez dehors avant d'avoir dit "ouf" !
Vous savez bien que...
Je ne sais rien.
Combien vous faudra-t-il de temps...
pour me conna�tre ?
Nous ne le saurons jamais. Vous serez parti avant.
Nous reprenons notre lecture de l'�vangile selon Saint Luc.
Vous ne pouvez pas attendre ?
Non, Mlle Martha.
Allez, mais revenez vite.
Chapitre XI :
"Et il advint qu'un jour..."
J'ai pr�f�r� me pr�senter moi-m�me. Je m'appelle Carol.
Une pr�sentation charmante, Carol.
Et une fille plus que charmante.
Quel �ge avez-vous ?
17 ans.
Mais je suis tr�s avanc�e.
J'en suis certain.
Je repars.
J'ai un cours d'�ducation religieuse.
Dites une pri�re pour moi.
Volontiers, mais je ne sais pas du tout ce que vous d�sirez.
Le lait a donn� 5 livres de beurre.
Tachez d'en tirer un sac de farine. Elle nous fait bien besoin.
Et ramenez du sucre, Mlle Martha.
Ou, � d�faut, du miel.
� vous entendre, je ne sais plus me d�brouiller.
Si l'�picier a ce que je veux, Je l'aurai.
Hallie, tu raseras le Caporal.
Je l'ai assez vu en h�risson.
Vous allez mieux, M. MacB. ?
J'en ai un peu assez d'�tre couch�.
Il y a de vieilles b�quilles � l'�table.
Je vous les apporte ?
Que ferais-je sans toi, Amy ?
Vous le voyez ?
C'est Randolph ?
Oui, et je l'aime beaucoup.
Autant que tu m'aimes ?
Autant... mais pas de la m�me fa�on.
Attrapez-lui des mouches.
C'est tout ?
Tu te dess�ches. Comme nous toutes, ici.
Vous cherchez quoi, Mlle Amy ?
Les b�quilles, pour M. MacB.
Avec la permission de Mlle Martha ?
Refusons de travailler dans le jardin,
tant que Mlle Martha nourrit un ennemi.
La Bible dit : "Aime ton ennemi".
On ne peux pas laisser mourir de faim un homme.
Il en reste si peu !
Mlle Doris, travaillez au lieu de parler !
Ce travail de n�gre...
m'ab�me les mains ! Je ne pourrais plus jouer de la harpe.
Sans ce "travail de n�gre",
vous iriez jouer de la harpe l�-haut, pour l'�ternit� !
Vous voulez gober un �uf avant que je vous rase ?
Oui, je vous remercie.
C'est moi.
Depuis votre arriv�e, les poules ont recommenc� � pondre.
Vous devez avoir
du sang de coq.
Je crois bien que je n'ai plus de sang du tout.
Il faut que je vous rase
mais je me demande...
si le Seigneur a voulu qu'un visage d'homme soit aussi lisse...
qu'un derri�re d'enfant.
C'est peut-�tre un p�ch� de vous raser.
Ne le faites pas.
P�cher doit �tre r�serv� aux grandes causes.
Je vais vous raser.
C'est Mlle Martha qui commande ici,
pas le Seigneur.
Et m�me sans barbe,
Vous ne serez pas mal pour un Blanc.
J'aime votre rire, Hallie.
Mon Ben l'aimait aussi.
Ben ? Votre mari ?
On n'�tait pas mari�s. Mais on s'aimait, �a oui.
Il est mort ?
Je ne sais pas. Il s'est enfui.
Parce que...
le fr�re de Mlle Martha voulait le vendre.
Il a quand m�me r�ussi � nous s�parer, Miles.
Hallie, aidez-moi � m'�chapper.
Je retrouverai Ben. M�me si je dois m'adresser au G�n�ral Grant.
D'accord ?
J'y r�fl�chirai, M. le Yankee.
Laissez-moi vous aider.
J'en ai trop fait, c'est tout.
Asseyez-vous.
Vous ne vous asseyez pas ?
J'ai un cours dans une minute.
Alors, pour une minute.
Je me suis r�veill� en me demandant si vous seriez aussi jolie qu'hier.
Mais vous l'�tes encore plus.
D'une fa�on ou d'une autre, je partirai...
bient�t.
Le temps nous manque pour nous conna�tre mieux.
Aussi, je vais vous demander...
une chose que je ne devrais pas demander.
Je n'ai jamais �prouv� ce que j'�prouve.
Vous �tes celle... que j'ai toujours r�v� de rencontrer.
Et si je suis...
en prison ou ailleurs...
je ne veux pas continuer
� esp�rer, � me faire des illusions, surtout si rien ne doit arriver.
Si je ne suis qu'un ennemi.
Vous ne l'�tes pas.
Je vous aime beaucoup.
Mlle Martha est de retour !
- Qui vous a donn� ces b�quilles ? - Moi, Madame.
Tu n'aurais pas d�. Et qui l'a laiss� sortir ?
Avec ces planches, je n'y voyais rien pour le raser.
Enfin, il y a une am�lioration.
Le Seigneur a-t-il voulu qu'un visage d'homme
soit aussi lisse qu'un derri�re d'enfant ?
Gr�ce � vous, Mlle Farnsworth, j'ai retrouv� ma force.
Que dites-vous de cela ?
Vous gaspillez votre �nergie.
Venez plut�t m'aider.
Je ferais tout pour quelqu'un qui m'a sauv� la vie.
Et rien ne me pla�t plus que le travail de la terre.
J'ai un grand respect pour elle.
Mon c�ur se brisait en voyant
ce que la guerre faisait � ce beau pays.
Je me rappelle nos champs couverts de r�coltes, autrefois.
Oui, cette terre a besoin d'une main d'homme.
Vous ne regretterez pas d'avoir dit cela.
Nous sommes assez nombreuses pour vous surveiller, le jour.
Mais la nuit,
nous vous enfermerons.
Je vous trouverai des v�tements.
Les affaires de mon fr�re vous iront.
Vous �tes un ange, un ange du ciel.
Vous m'avez beaucoup aid�e.
"La serviette ne se met pas autour du cou.
"mais bien � plat, sur les genoux.
"On ne s'essuie la bouche que d'un coin.
"Les messieurs portant moustaches,
"sont astreints � des manipulations plus rigoureuses,
"impardonnables... venant d'une dame."
Puis-je aller �...
Pas ailleurs.
Mettons en pratique le bon usage d'une serviette.
- Bonjour. - Bonjour � vous.
Les jeux � deux sont plus dr�les.
L�, vous m'�tonnez.
Vous avez peur d'embrasser une fille.
Ma maman m'a dit que c'�tait mauvais pour ma croissance.
Elle devait avoir raison. Vous �tes tr�s bien... d�velopp�.
Je peux vous en dire autant.
Ce n'est pas la m�me chose.
Vos �paules, vos bras... Vous avez l'air tout en muscles.
Je parie que tout est dur en vous.
Elle n'est ni dans sa chambre, ni dans le salon de musique.
"Ventre-bleu" n'y est pas non plus.
Doris va me remplacer.
Vous r�sister est tr�s difficile,
mais je n'ai aucun go�t pour l'�chafaud.
Et plus tard, quand tout le monde dormira ?
Plus tard ?
Il se trouve que j'ai une chambre pour moi seule.
Sous les combles. Pouvez-vous monter � l'escalier ?
Mais pas traverser une porte ferm�e � clef.
C'est vrai, j'oubliais.
Je faisais une petite visite � notre invit�.
Il me demandait ce que vous enseigniez.
J'ai dit : "Les bonnes mani�res".
"Ou comment me conduire comme une dame en toute circonstance".
Tant de col�re dans ces jolis yeux verts.
Je vous l'ai dit, je me m�fie des hommes !
Lui avez-vous demand� si vous �tiez un ennemi pour elle ?
Si elle attend qu'un prince la r�veille d'un baiser.
C'est ridicule, elle n'est rien pour moi.
Je passais le temps, c'est tout.
C'est ce que mon p�re disais � ma m�re :
"Elles ne sont rien pour moi".
"Je passais le temps, c'est tout".
Alors, votre p�re �tait l'homme...
Si vous ne m'aimez pas, dites-le.
Vous savez bien que si.
Apr�s la guerre, je viendrai vous chercher.
- Ne mentez pas, Johnny. - Je ne mens pas.
Je ne peux pas.
Pas sans �tre s�re.
Apr�s la guerre, peut-�tre.
Ne soyez pas f�ch�.
Si vous m'aimez...
Voil� des cavaliers. Ils sont 3 ou 4.
C'est la patrouille,
ou l'alerte aurait �t� donn�e.
Ils s'arr�tent.
Ils font boire leurs chevaux, puis ils repartent.
On va se demander ou je suis.
Bouge pas, Yankee !
Je ne suis pas un Yankee.
Tu es quoi, alors ?
Un bless�. Du 10e Texans de Gregg. En permission.
Ton uniforme, o� il est ?
Et le tien ?
Que se passe-t-il ?
On le tient, Mademoiselle.
Voyons, Sam.
Monsieur est le cousin dont je vous ai parl�.
Moi qui croyais, Cousine Martha, que vous aviez honte
des Texans de la famille.
�a me fait plaisir que vous parliez de nous !
Peut-�tre pas en bien.
Pouvez-vous expliquer ceci, Mademoiselle ?
- Non, je ne peux pas. - Il �tait nou� au portail.
Une plaisanterie d'une de mes pensionnaires peut-�tre.
Le moment est mal choisi !
Un de mes hommes aurait pu �tre tu�, ou votre cousin.
La coupable sera s�v�rement punie.
Je vous en donne ma parole.
Je l'accepte.
Vous avez �t� splendide, absolument splendide.
Vous aussi. Votre accent du Texas �tait parfait.
Je me demande qui a mis le chiffon.
Pas moi, en tout cas.
Puisque vous �tes r�tabli, nous ne vous servirons plus au lit.
Vous d�nerez avec nous, ce soir.
� vos ordres.
J'avais perdu le souvenir de tels moments.
Vous faites honneur, Mesdemoiselles, � votre �minente directrice,
� qui je dois tant.
N'importe qui...
Vous ignorez combien mes jambes m'�taient pr�cieuses.
J'en faisais grand usage.
Comme danseur, par exemple. J'�tais infatigable.
La danse, je pourrais l'enseigner
� vos demoiselles : valse, �cossaises, polka...
On pourrait apprendre la danse, Mlle Martha ?
J'�tudierai la question.
Il y a longtemps qu'un d�ner n'avait pas �t� aussi gai.
Je trouve honteux de manger avec un ennemi.
Moi aussi, Mlle Martha.
Il fallait le dire. Vous auriez mang� � la cuisine.
Regagnez vos chambres.
C'est leur patriotisme qui parle.
J'admire votre p�re de se battre pour ses id�es.
Si personne ne finit ces champignons, je...
Faites, Caporal.
Amy les a ramass� pour vous.
Merci, Amy. J'adore les champignons.
J'ai un sujet d�sagr�able � aborder.
Aujourd'hui, le chiffon bleu...
Toutes � la cuisine.
Allez chercher le pistolet.
S'ils sont nordistes, je r�glerai l'affaire.
Ce sont les n�tres.
Dieu soit lou� ! Pouvez-vous monter seul ?
- Je vais l'aider. - Absolument pas.
- Donnez-le-moi. - Je dois l'apporter � Mlle Martha.
Mon sort vous est �gal ?
Sans arme vous risquez moins.
Navr�e de vous avoir fait attendre.
C'est un vrai plaisir, Madame, d'attendre...
une aussi jolie personne.
Vous allez rester sans protection.
Nous nous replions sur Champion Hill.
avant que ces foutus... Pardon...
ces Yankees nous barrent la route.
Pourquoi �tes-vous venus ?
On a entendu parler de votre pensionnat...
et comme on passait,
on a d�cid�
de vous offrir nos...
services.
Merci, Capitaine, mais tout va bien, ici.
Si vous avez peur...
que les Yankees...
vous maltraitent,
je pourrais vous laisser un ou deux hommes.
Encore merci, mais ce ne sera pas n�cessaire.
Je resterai avec les dames.
Passez devant, je vous rattraperai.
Je m'en voudrais...
de vous arracher � vos devoirs.
Militairement parlant, il est utile
de laisser une arri�re-garde.
C'est vrai.
Et je pense que...
je vais rester.
Scoggins, pr�venez le Colonel que...
Je ne peux permettre cela.
Un ou deux hommes ne seraient d'aucune protection.
Au contraire, leur pr�sence attirerait sur nous
la col�re des Yankees.
Bonne nuit, Messieurs, et merci mille fois.
Je serai fier
de saluer ces demoiselles.
Je transmettrai votre salut.
Dieu vous b�nisse, Messieurs.
Tout va bien, ils sont partis.
Je vous aime tant.
Vous avez eu peur, Mademoiselle ?
Moi, je mourrais de peur.
Dans vos chambres.
Avoir peur des n�tres, c'est de la trahison.
Doris, tu vois de la trahison partout !
Pas de discussions.
Portez une bouteille de vin au salon.
La journ�e a �t� dure.
Donne-moi le pistolet.
- Venez � nos pri�res. - Je ne pourrai pas dormir.
Montez, je vous rejoins.
L'escalier n'est pas un obstacle, je vois.
La clef reste sur votre porte.
Je viendrai vous ouvrir.
Je suis plus int�ressante que Mlle Edwina.
C'est toi, petit d�mon, qui a mis le chiffon !
Vous ne devriez pas
faire des choses qui me rendent jalouses.
Boirez-vous avec moi, Caporal ?
J'en serai honor�.
Servez-vous.
Vous avez eu beaucoup de courage.
Il n'y avait aucun danger.
D�trompez-vous et croyez-moi : il y avait danger.
C'est votre sang-froid qui a emp�ch� cet �pisode de mal finir.
Je bois � une femme aussi remarquable que belle.
Tes pri�res devraient �tre finies.
Je priais aussi pour M. MacB.
Amy, on ne prie pas pour un ennemi !
Mon p�re dit que Dieu est avec nous.
Dieu est avec tous ceux qui souffrent.
� pr�sent, dormez. Souffle ta bougie, Amy.
J'ai bien r�fl�chi, Caporal.
Il faut ici un homme. Qui connaisse la terre.
Et ceux qui la travaillent.
Vous voulez abandonner l'�cole ?
Mais l'argent sera rare pour l'enseignement, apr�s la guerre.
Tandis que tout ce qui pousse se vendra bien.
Aux Nordistes.
Quand mon fr�re et moi tenions la ferme,
il y avait de bons d�bouch�s pour nous au Nord.
Mais... il n'est plus l� et il n'y sera plus jamais.
Et je suis l� ?
Oui. Vous �tes l�.
Aimeriez-vous rester, Caporal ?
Beaucoup.
Pourquoi avons-nous peur de nos soldats ?
Dans toutes les arm�es, il y a de m�chants hommes.
Je prendrai la place de votre fr�re, mais je vous avertis,
il ne me sera pas facile...
d'agir en fr�re.
J'essaierai de ne pas vous dicter votre conduite, Caporal.
Sale menteur !
Ordure !
Fumier ! J'esp�re que tu es mort !
Mort !
Mort.
Plus un mot sur ce qui s'est pass�.
Nous avons des questions urgentes � r�gler.
Il souffre beaucoup, Mlle Martha ?
Avec le vin et le laudanum qu'il a pris,
il ne sent rien.
Pourquoi va-t-on dans la salle � manger ?
J'y serai mieux,
pour travailler sur sa jambe.
L'os n'est pas que fractur�,
il est broy�.
le meilleur m�decin ne pourrait rien.
Ne soyez pas jalouses...
Des seins... bien fermes... distingu�s... si vivants...
Je vous d�teste, Mlle Martha !
Un peu plus de laudanum.
Amy, dans ta chambre !
Et n'en sors pas avant qu'on te le dise.
Toi, Hallie, garde tes opinions pour toi.
Je n'ai rien dit.
Au contraire. Tu as parl� tr�s distinctement.
Dans vos chambres !
Carol...
Ne le quittez pas des yeux. Vous avez l'habitude.
J'ai pris une d�cision p�nible. J'esp�re ne pas me tromper.
D�s demain, sa jambe commencera � gangrener.
Il n'y a pas mort plus atroce.
Et je veux lui �pargner une longue et intol�rable agonie.
Pour cela, le seul moyen est d'amputer.
Lui couper la jambe ?
Et s'il vous reproche d'avoir fait de lui un infirme ?
Il pr�f�re �videmment sa vie � sa jambe.
Il mourra si on l'ampute pas ?
J'en suis s�re.
Et s'il meurt des suites de l'op�ration.
J'aurai ma conscience pour moi.
Elle serait contre moi,
si je n'essayais pas de le sauver.
En coupant au-dessus de la r�gion poplit�e.
nous rencontrerons moins de vaisseaux.
De toute fa�on, le sang coulera.
Le mieux, c'est de nouer tous les vaisseaux qu'on verra,
avec du fil.
Pour l'amour de Dieu, finissons-en !
Qu'il ne me regarde pas !
Il y a quand m�me un peu de fragilit� en vous.
Seigneur, couronnez nos efforts de succ�s.
M. MacB., vous vous r�veillez ?
La nuit vient avec les �toiles...
Et le jour...
avec les t�ches de rousseur d'Amy.
Je vais pr�venir Mlle Martha.
Amy, viens ! On va l'enterrer.
La jambe, pardi !
Il est r�veill�, Mlle Martha.
Je sais que vous attendez des excuses.
Vous y avez droit, apr�s la fa�on...
dont j'ai abus� de votre hospitalit�.
Mais d'abord, pourriez-vous desserrer les �clisses...
de ma jambe ?
- J'ai si mal. - Il n'y a pas d'�clisses.
Pour une jambe cass�e ? J'ai si mal que...
Nous vous sauvons la vie et vous geignez...
On ne meurt pas d'une jambe cass�e.
Sauf si la gangr�ne s'y met.
Nous avons d� choisir !
Ou vous laisser mourir,
ou supprimer la jambe.
Dieu sait que je m�rite d'�tre puni.
Mais j'ai encore ma jambe.
Je la sens jusqu'aux orteils.
- Vous devez comprendre... - Salet� !
Parce que je n'ai pas couch� avec toi !
Mais avec une autre !
J'aurais d� vous laisser pourrir.
Quelle raison avais-je de me refuser un plaisir ?
Vous jouiez les intouchables, les vierges !
Garces !
Fous le camp !
Qu'est-ce que c'est ?
Un campement nordiste.
N'en parle pas aux autres. Inutile de les effrayer.
Une racine de cypr�s, il n'y a rien de plus solide.
Voil� pourquoi je l'ai ramass�.
Je l'ai trouv� pas loin du campement nordiste.
Des Nordistes ? O� ?
� 5 km, � peu pr�s.
Les Sudistes se sont repli�s, alors.
C'est ce que dit Mlle Martha.
Pour Carol...
Quoi, Carol ?
Elle dit que vous �tes entr� chez elle de force...
Tu la crois ?
Non... Mais vous �tiez dans sa chambre.
Pourquoi ?
Et elle �tait toute nue.
Je... croyais que vous m'aimiez, moi.
Et je t'aime, Amy.
Amy, dans ta chambre.
Je vais �ter les ligatures. Voulez-vous du Laudanum ?
Merci, bonne dame.
Je m'endormirais et vous en profiteriez pour me couper...
l'autre jambe.
Mais du vin serait bienvenu.
Je ne vous en ai pas propos�.
O� est votre virginale assistante ?
Elle ne veut pas finir le travail ?
Mlle Edwina ne s'int�resse pas � vous.
Mesdemoiselles, � table !
Je regrette tant ce qui est arriv�.
Je veux que vous le sachiez.
J'ai bien r�fl�chi � tous les avantages qui s'offrent...
� un unijambiste.
Il n'use qu'une chaussette � la fois,
� moins d'ongles � couper, moins de cors et d'oignons
J'envisage m�me
de prier Mlle Martha de couper l'autre jambe.
Pour moi, vous �tes rest� le m�me.
Vous serez toujours aussi attirant.
Un homme qui n'a qu'une jambe...
ou m�me sans jambe
peut avoir autant de plaisir qu'un autre homme.
Je ferais n'importe quoi pour vous.
Alors, ouvrez-moi. J'ai quelques petites choses � faire.
Elles me verront.
Pas pendant qu'elles d�jeunent.
Elles sauront que c'est moi.
Elles croiront avoir oubli� de m'enfermer � clef.
J'essaierai.
Il va rester longtemps ?
Jusqu'au d�part des Nordistes.
Pour qu'il ne puisse pas les renseigner sur nous.
T�t ou tard, ils d�couvriront l'�cole.
Pas si nos troupes les repoussent.
Et ce jour-l�, le Caporal sera...
Ne bougez pas !
Salut, Mlle Farnsworth.
J'ai presque retrouv� mes forces.
Avec du vin, le reste reviendra.
Selon le nouveau r�glement,
c'est moi qui commande, ici !
Et je dirai oui � toutes celles qui d�sireront ma compagnie.
Et si vous vous y opposez, j'irai dire aux Nordistes
que vous cachez des tr�sors, surtout dans le genre "coucheuses" !
Et pas question de me fermer la porte au nez,
ou je vous fait sauter une oreille...
ou un de vos jolis yeux.
Vous avez tort de lui en vouloir. Votre jambe �tait perdue.
Vous ne risquez plus la prison.
Alors, partez.
Pas avant d'�tre rassasi� !
Vous �tes fichtrement belle, Hallie.
Je commencerai peut-�tre par vous.
Il para�t que, pour chasser la poisse.
rien ne vaut une Noire.
Alors, Blanc,
j'esp�re qu'une Noire morte te suffira.
Parce que tu n'auras pas autre chose !
Dieu tout-puissant,
que cette �cole �chappe � Ta col�re.
Silence, et asseyez-vous.
Hallie, va chercher Jannie.
Et ferme la porte.
On va faire quoi ?
Mlle Martha, j'ai peur.
Il a dit qu'il me tuerait,
si je ne lui ob�issais pas.
Il m'a fait faire
des choses terribles.
O� sont-elles toutes ?
Edwina, asseyez-vous � ma place.
Hallie, reste pr�s de moi. Ne le provoquons pas.
Tiens, tiens ! Toutes les petites ch�ries sont l� !
Et que vous apprend votre bonne directrice ?
Pourquoi ne partez-vous pas ?
Prenez vos affaires et partez.
Et ma jambe, je peux la prendre ?
Savez-vous pourquoi Mlle Dabney
m'a pouss� dans l'escalier ?
Parce que je suis all�
chez Carol et pas chez elle.
Et pourquoi j'ai pu sortir de ma chambre ?
Parce que...
la digne Mlle Farnsworth m'avait ouvert
pour que j'aille chez elle.
Et pourquoi Mlle Farnsworth
m'a coup� la jambe ?
pour m'avoir � elle.
Rien qu'� elle, pour toujours.
L'homme du m�daillon...
C'est votre "amoureux" ?
Mon fr�re.
Ce n'�tait pas la question !
Vous l'avez vol� !
Rendez-le-moi !
Pourquoi, puisque je l'ai vol� ?
Il est sans valeur pour vous.
Je l'ai trouv� dans un tiroir avec des lettres
de votre fr�re.
Vous avez lu ?
Suffisamment.
Vous �tes ignoble !
Mais je n'�duque pas des jeunes filles.
Celles-ci
vont savoir qui vous �tes.
Son fr�re est parti parce que...
Randolph ne veut plus manger...
N'essaie pas de prot�ger cette femme.
Je ne voulais pas faire �a.
Je vous d�teste !
Vous m'avez condamn�...
� l'amertume, � la cruaut�.
Pourquoi ne pas m'avoir ch�tr�, en plus ?
O� allez-vous ?
Ne soyez pas ridicule !
Vous voulez quoi ?
Je vous aime.
Je vous aime.
Sobre, il sera peut-�tre plus raisonnable.
Peut-�tre le persuaderons-nous de partir.
Mais vous disiez qu'il pr�viendrait les Yankees.
C'est vrai.
Nous ne pouvons courir ce risque.
Personne ne sera en s�curit� tant qu'il restera.
Mais comment nous d�barrasser de lui ?
On fusille toujours les ennemis.
Il a notre seul arme.
Ligotons-le pendant qu'il dort et portons-le dans le bois.
Pour qu'il meurt de soif et de faim ?
Ce serait trop horrible.
On pourrait le ligoter et le pendre.
Tout ceci est trop brutal.
Personne ici ne voudrait ni ne pourrait...
infliger une telle mort.
Peut-�tre,
pourrions-nous lui pr�parer un excellent repas...
de "r�conciliation".
Hallie ferait son fameux poulet saut�
et Amy ram�nerait des champignons.
Il les adore.
Et nous les pr�parerions,
tout expr�s pour lui.
Pourrais-tu en trouver, Amy ?
Je sais exactement o�.
Votre invitation m'a surpris.
J'ai m�me h�sit� � l'accepter.
J'ai fait de vilaines choses aujourd'hui.
Je l'ai dit � Edwina et je veux le redire ici...
Combien j'en suis navr�.
Nous acceptons vos excuses, Caporal.
Mais ne parlons plus de cela.
Voulez-vous dire le b�n�dicit� ?
Bon pain, bonne vin...
Dieu bon, mangeons.
Seigneur, soit remerci� pour ce repas.
Et que les tambours qui nous s�parent, se taisent.
Ne laissons pas refroidir le poulet.
Doris, passez les galettes au Caporal.
Les champignons, Amy.
Amy les a ramass� pour vous.
Merci, Amy.
J'ai beaucoup de regrets, pour Randolph.
Si je pouvais te le rendre...
Mais tu dois comprendre,
je n'�tais plus moi-m�me.
Je comprends.
C'est pour �a que j'ai choisi les champignons.
Et ils sont tr�s bons.
Ils ont un go�t de for�t,
d'ombres...
o� dansent les elfes.
Parler ainsi de champignons !
Je vais demander aux autorit�s Nordistes.
de faire garder cette �cole.
pour votre s�curit�.
Je ne comprends pas... "Demander" ?
Demain matin, je pars.
Je l'obligerai � tenir parole.
Je pars avec lui.
Nous allons nous marier.
C'est vrai.
Elle a demand� ma main. Alors...
F�licitations.
Mais n'oubliez-vous pas notre association ?
Non. Et je vous en serai toujours reconnaissante.
Mais je l'aime.
Si vous rencontrez des troupes,
il ne pourra pas vous prot�ger.
Que vous arrivera-t-il ?
La guerre m'est si famili�re,
que je n'en ai pas peur.
Ne g�chons pas ce d�ner.
Amy a ramass�
ces champignons pour moi.
Go�tez-les, Edwina.
Non, Edwina !
Finissez votre repas.
Lizzie, pas comme cela. Montrez-lui, Doris.
Regarde, Lizzie, on passe l'aiguille dans les deux bords,
puis on noue la boucle, par-dessous.
C'est ce que j'ai fait.
Mais non.
Il n'a pas l'air d'avoir souffert.
Il n'a pas souffert, Carol.
Son c�ur a c�d�.
Il �tait tr�s affaibli.
Je vous aime.
Ce n'�tait pas les champignons ?
Tu crois que je ne m'y connais pas en champignons ?
Et M. MacB. a dit lui-m�me
qu'ils �taient d�licieux.
Jeunes filles, �coutez mon conseil
Promenez-vous au soleil
Et ne laissez jamais votre promis
Porter un fusil.
Jeunes gens, jeunes gens, �coutez-moi
Ne faites pas les soldats
� l'arm�e, n'y allez pas.
Ou la colombe s'envolera
Et le corbeau appara�tra
Avec la mort qui vient toujour
Au son des tambours.
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