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- Jef ? - Oui.
Je suis arrivé à 19h15, et suis resté jusqu'à 2h du matin.
Impossible. Wiener rentre de voyage cette nuit, il sera là à 2h.
Alors, je suis resté de 19h15 à 1h45.
J'aime quand tu viens, car t'as besoin de moi.
Annoncez.
Vous êtes là jusqu'à quelle heure ?
On a loué la chambre pour la nuit.
Je serai là à 2h. Gardez-moi une place.
Apporte de l'argent, si tu perds.
Je ne perds jamais.
Jamais vraiment.
- Qui êtes-vous ? - Aucune importance.
Que voulez-vous ?
Vous tuer.
Alerte générale. Rafles de routine.
Vérification d'identité cette nuit.
L'assassin serait grand, jeune, en imperméable et chapeau.
Je veux 20 coupables possibles par commissariat.
Oui, ça fait 400. Pour une ville de 10 millions d'habitants.
Vite ! Dans une heure, il sera déjà trop tard.
Trois.
Police. Ouvrez.
Police, ouvrez.
Vérification d'identité. Vos papiers.
Papiers, s'il vous plaît.
Vous êtes là depuis quand ?
Depuis 7h.
Merci.
Papiers, s'il vous plaît. Et, vous ?
9h, 9h15.
Comment vivez-vous ?
Pensionnaire cent pour cent. Grand invalide de guerre.
Vos papiers, s'il vous plaît.
Vous êtes là depuis quand ?
2h, 2h15.
Suivez-nous pour une vérification.
Si tout est en règle, on vous relâchera tout de suite.
En route.
Trois.
Un peu de silence !
"Damolini Ange Séraphin,
"7è arrondissementa, 41 ans, ramassé dans un bar à l'angle
"de la rue Saint-Dominiquea. Porteur d'un 7,65."
Enlevez vos lunettes.
Qu'avez-vous à déclarer ?
Moi ? J'ai rien à déclarer du tout.
Vous avez un pistolet sur vous.
Que faisiez-vous avec ?
Ah.
Au suivant.
Par ici.
"Garcia Juana, 47 ans.
"Et, Delbarre Jeanne, 51 ans.
"Interpellés dans la rue. L'homme portait un 7,65."
Enlevez votre chapeau.
- Vous n'êtes pas mariés ? - Non.
- Vous vivez ensemble ? - Oui.
Pourquoi une arme ?
À Paris, la nuit, les rues sont pas sûres.
C'est pour me défendre en cas d'attaque.
Voici votre casier judiciaire:
"1945, 6 mois de prison pour incitation de mineure à la débauche.
"1950, 12 mois de prison pour trafic de stupéfiants.
"1952, tentative de cambriolage.
"1955, proxénétisme.
"1958, tentative de meurtre.
"1960, homicide involontaire, bénéfice du doute."
Alors ?
Suivant.
"Costello Jefa, 30 ans.
"Sans condamnation. Correspondrait au signalement.
"Ne portait aucune arme sur lui."
L'homme portait un chapeau.
Mettez votre chapeau.
C'était pas un chapeau comme ça.
C'était un chapeau...
plus foncé.
Non, il était clair.
Il avait une moustache, je crois.
Pourquoi vous êtes-vous rasé ?
J'ai jamais eu de moustache.
À mon avis, c'est pas lui.
Non, c'est sûrement pas lui.
Je m'excuse, mais pour moi, c'est lui.
J'ai l'exact souvenir de cette silhouette.
Et vous ?
Oui. Évidemment, ça pourrait être lui.
Où étiez-vous entre minuit et 2h ?
Chez ma fiancée.
Quel est son nom, son adresse, et son téléphone ?
Est-ce nécessaire ?
Un suspect sans alibi, ça se garde.
Jane Lagrange. 11 avenue de l'Amiral-Bruix.
- Le téléphone ? - Mac-Mahon 91-73.
Mlle Lagrange, s'il vous plaît.
Non, Mlle Lagrange seule.
En dehors de la personne qu'on a trouvée chez vous,
avez-vous eu une autre visite, cette nuit ?
C'est pas une enquête sur votre vie privée.
Vous pouvez recevoir qui vous voulez.
C'est légal.
Je voudrais savoir si, avant Mr Wiener qui a déclaré être arrivé à 2h du matin,
vous avez reçu quelqu'un d'autre.
Oui.
- Jusqu'à quelle heure, et qui ? - Jusqu'à...
1h45. Un homme.
C'est bien cela que j'entendais.
Du même âge que Mr Wiener ?
Non, plus jeune.
Dans les trente ans ?
Oui, dans les trente ans.
De quand à quand ?
De... 7h, 7h15, à 1h45.
Comment saviez-vous qu'il était 1h45 ?
Je l'ai fait partir car j'attendais Mr Wiener à 2h.
Ah, oui.
Oui, je comprends.
Maintenant, une simple vérification.
Quel est son nom ?
Suis-je obligée ?
Ah, ça, oui.
Jef Costello.
Voulez-vous m'attendre un instant ?
- Il dit pas connaître la victime ? - Non.
Pourquoi ne pas l'avoir dit ?
Car c'est faux.
Il vous faut l'établir.
Je pense que vous devrez établir le contraire.
Ce que vous ne pourrez pas nier,
ce que vous ne pourrez pas nier longtemps,
ce sont toutes vos visites dans son établissement.
J'y suis jamais allé.
Vous voulez quoi ?
Mes aveux au sujet d'un crime que j'ai pas commis ?
N'allez-vous pas trop loin ?
Dans quelques minutes, tu vas changer de ton.
Je vous rappelle.
Faites entrer Wiener directement ici.
Mr Wiener.
Mr Wiener, vous êtes arrivé chez Mlle Lagrange vers 2h, 2h15.
C'est exact.
Réfléchissez bien avant de répondre.
Avez-vous eu le sentiment, en entrant chez Mlle Lagrange,
que quelqu'un venait d'en partir ?
Je m'excuse d'être aussi direct.
La place était-elle encore chaude ?
Pardon ?
J'insiste.
Je n'ai aucun sens de l'observation.
C'est dommage pour tout le monde.
Mais, je pense à quelque chose.
Quand je suis entré dans l'immeuble,
je ne sais plus qui a appuyé sur la minuterie.
J'ai vu un homme se dirigeant vers la sortie. Je l'ai croisé.
Cet homme,
qui n'était qu'à 3 mètres de la porte de Mlle Lagrange,
pouvait bien sortir de chez elle.
Pourriez-vous le reconnaître ?
Non, je ne crois pas.
On va tenter l'expérience.
Suivez-moi.
Messieurs, mettez vos chapeaux et manteaux. Placez-vous sur 3 rangs.
Toi, viens avec moi.
Mettez-vous là.
Changez votre manteau avec lui.
Et vous, votre chapeau.
Voulez-vous venir ?
Reconnaissez-vous l'homme croisé dans les escaliers de Mlle Lagrange ?
Reconnaissez-vous quelqu'un ?
J'ai gardé de cet homme une image composite.
Un imperméable comme celui-là.
Un chapeau comme celui-ci.
Ou, celui-là.
Et, un visage, comme monsieur.
Qu'est-ce que ça aurait été, avec le sens de l'observation ?
Venez avec moi, s'il vous plaît.
Terminé.
Mademoiselle, et vous monsieur, excusez-moi.
Notre métier s'accorde mal avec la courtoisie.
Je peux me retirer ?
Mais certainement.
J'aime la façon dont vous ne vous occupez pas de la vie privée !
C'est une enquête sur une affaire criminelle.
J'ai pas le choix, pour confondre un suspect.
Les heures sont comptées.
Puis-je me retirer également ?
Bien sûr.
Raccompagnez mademoiselle.
Dernière confrontation avec Costello.
Essayez d'être catégoriques.
Pas de "peut-être", ou "il me semble".
"Oui, c'est lui", ou "non, c'est pas lui".
Compris ?
Qu'il entre.
Reconnaissez-vous cet homme ?
Est-il sorti par la porte donnant sur le couloir du bureau ?
Oui, ou non ?
Non, absolument pas.
Merci. Passez dans mon bureau.
Vous, monsieur.
Reconnaissez-vous toujours cet homme comme étant celui qui est sorti ?
Je peux répondre de façon absolue.
Je vous le demande.
Alors, c'est oui.
Passez dans mon bureau.
Connaissez-vous cet homme ?
Non. Franchement, je ne crois pas.
Passez dans mon bureau.
Même question.
Je ne suis plus sûr. Je l'ai pas vu assez longtemps.
Dans mon bureau.
Mademoiselle ?
Je ne sais pas.
Je ne suis pas sûre.
Impossible de répondre catégoriquement.
Merci. Passez dans mon bureau.
Mademoiselle, vous êtes le seul témoin
à avoir vu l'homme qui a tué Martey.
Vous étiez à 1 mètre. Ou bien j'essaie de détruire son alibi,
car il a été reconnu par un témoin,
ou bien il sort libre dans une minute, après votre réponse.
Ça en sera fini pour lui.
Pour moi, il n'y a aucun doute.
Ce n'est absolument pas lui.
Merci, mademoiselle.
C'est la moindre des choses.
Merci, mademoiselle.
Messieurs, laissez-moi.
Je peux m'en aller ?
Hélas.
- Il reste combien de suspects ? - Neuf.
Mêmes éléments pour les neuf.
Ça nous fera un bon dimanche.
Que pensez-vous de Costello ?
Je ne pense jamais.
1, rue Lord Byron.
Oui ?
Il est entré au 1, rue Lord Byron.
Je fais le tour par la rue Washington, et les Champs-Elysées.
Puis, je reviens pour voir s'il ressort.
Le 1, rue Lord Byron est un immeuble à double issue.
La sortie sur les Champs-Elysées est au 116 bis.
- J'arrive devant. - Restez-y.
Je stationne au milieu de l'avenue.
Il est sorti, et a pris le métro.
Suivez-le. Enfin, essayez.
Il a filé en direction de Vincennes. Je fais quoi ?
Comme d'habitude, vous revenez à la maison.
C'est fait.
Je sais. Vous avez été arrêté, cette nuit.
Aucune importance.
Parfait. Chose promise...
On ne peut pas le laisser dans la nature.
Il a été raflé,
et retenu pendant quelques heures à la criminelle.
Sa remise en liberté ne prouve strictement rien.
Il doit être toujours suspect.
Je ne crois pas.
Son alibi est fantastique.
- Imaginons que son alibi craque. - Impossible.
Il est en deux temps. En 2 parties distinctes.
J'ai compris. Il est suprêmement fort.
C'est pour ça qu'on s'est adressé à lui.
Il a respecté le contrat.
Tuer Martey sans laisser aucun indice.
C'est un loup solitaire.
C'est un loup blessé. Et là, il va laisser des traces.
Non. Il faut le faire disparaître au plus vite.
Puisque la police ne trouvera pas le coupable,
elle n'abandonnera pas sa piste de sitôt.
Malgré son alibi, il est le témoin numéro 1.
Entendez, le suspect numéro 1.
On n'abandonnera pas sa trace non plus.
Je compte sur vous pour qu'il ne s'échappe plus.
Pas la plus petite preuve, mais un truc cloche.
Quoi donc ?
Je sais pas.
Il n'est pas normal.
Contrairement aux autres, impossible de le garder à vue pendant 48h.
Lui, pas question.
- Son alibi tient bien. - Trop bien.
Wiener est absolument sincère.
La fille ment, j'en suis sûr.
Il faut la faire craquer, alors elle va parler.
Le juge d'instruction l'inculpera alors de faux témoignage.
Et, le petit Jef Costello,
on le fera asseoir ici.
Ce type-là va nous rire au nez.
Je crois pas.
Vous avez vu beaucoup de gars menottés pendant 48h et ne racontant rien ?
Moi, pas souvent.
Branchez-vous sur la fille, et ne le perdez pas de vue.
- Monsieur désire ? - Whisky.
Si vous étiez l'homme recherché par la police,
on dirait que l'assassin revient sur les lieux du crime.
Je peux monter ?
Oui.
Pourquoi dire que vous ne me connaissiez pas ?
Pourquoi tuer Martey ?
On devait me payer, pour ça.
Que vous avait-il fait ?
Rien du tout.
Je ne le connaissais pas.
Je l'ai rencontré pour la première
et dernière fois il y a 24h.
Quelle sorte d'homme êtes-vous ?
Vous connaissiez Martey !
Et, vous n'avez aucun alibi.
J'étais entre Fontainebleau, et Paris.
Sans personne pour en témoigner ! Il faudra l'établir.
Par ici.
- Les autres ? - Rien.
- Les indicateurs semblent être en grève. - Parlez pas de malheur !
- Du nouveau. - C'est quoi ?
Costello a jeté ça, en sortant de chez lui.
- Il y a quoi ? - Du sang sur de la gaze.
Costello est blessé.
- Vous savez où il est ? - Naturellement.
J'ai peu de temps pour découvrir qui voulait supprimer Martey.
Pourquoi faire ça ?
Lors du règlement, on a essayé de me tuer.
Pour ne pas que ça recommence,
je dois les trouver avant qu'ils me trouvent.
Le petit blond, avec qui j'avais rendez-vous,
ne m'a pas laissé le temps de réfléchir.
J'aimerais le joindre, ainsi que son employeur.
Tu les connais, car ils t'ont commandé.
Non, je n'ai vu qu'un intermédiaire.
Il y a deux explications, au fait que tu ne m'aies pas reconnu.
Ça t'a amusée de jouer à ça, car c'était la police.
Ou bien... tu ne devais pas me reconnaître.
Arrêté, je suis un danger pour l'intermédiaire.
Donc, aussi pour celui qui a commandé le meurtre.
Et alors ?
S'il est de tes amis, je le trouverai par toi.
6h10.
Téléphone-moi ici dans deux heures.
Jef ?
Oui.
Ils sont terribles.
Impossible de les empêcher de faire du zèle.
Dans la police, la question de l'avancement joue un grand rôle.
Je faisais du zèle aussi, plus jeune.
- Vous seriez devenu un peu fataliste. - Exactement.
L'enquête marche, ou vous laissez tomber.
Ça m'intéresse pas, d'obtenir des aveux,
ou un témoignage, en forçant les choses.
- Voyons. - Je suis très libéral.
Je suis très attaché à la liberté individuelle.
Chacun peut vivre comme il veut.
Le mode d'existence choisi
ne doit pas porter préjudice à autrui,
ni troubler l'ordre public,
et ne doit pas être considéré
comme une atteinte aux bonnes moeurs.
- Pas vrai ? - Sûr.
Tout ça pour me dire quoi ?
Pour dire ceci: vous avez dit,
sous serment, que Costello était chez vous lors du meurtre.
Entre 7h, 7h15 du soir, et 1h45 du matin.
- C'est bien ça ? - C'est bien ça.
Bon.
Imaginons que Costello n'ait pas été chez vous pendant ces 6 heures,
et que je l'apprenne.
Ce serait un faux témoignage, un outrage à magistrat,
une entrave à l'action de la justice,
et une complicité de meurtre.
Dans le meilleur des cas, vous en avez pour 5 ans.
C'est long, 5 ans.
Surtout pour une fille de votre âge.
Si je vous dis ça,
c'est parce que justement...
j'ai une fille de votre âge.
Et, ça me ferait de la peine.
Tiens donc ?
Si, si.
Vous avez tort de pas me croire.
Je vous prends pour une fille bien.
Très bien, même.
Votre attitude dans tout ça prouve une chose.
Vous êtes courageuse.
Peu de femmes auraient fait ce que vous avez fait pour un ami.
Pardon,
pour un fiancé.
Vous êtes impeccable.
Mais lui, par rapport à vous, pas du tout.
- Vous l'avez revu ? - Non.
Je m'en doutais.
Petit mufle.
- Vous savez où il est ? - Non.
Vous voulez le savoir ?
Non.
Je vais vous le dire.
Il est chez la pianiste de la boîte de nuit.
Depuis l'autre soir, il ne la quitte plus.
Il paraît que c'est le grand amour.
Ça ne vous touche pas ?
Vous ne l'aimez pas ?
Non.
Tiens.
J'aurais cru.
Pour courir ces risques,
je me disais que vous deviez l'aimer.
Vous n'êtes pas tellement psychologue.
Ça doit être ça.
J'avais imaginé que lui, c'était l'amante...
Comment dit-on, deja ? Ah oui ! L'amant de coeur !
Et l'autre, le monsieur bien,
Wiener...
Celui qui assure les fins de mois.
Les filles comme vous sont presque des prostituées.
Vous avez déjà pensé à ça ?
Non.
Vous devriez. Ça pourrait vous jouer un mauvais tour.
Si la mondaine vous cherche des histoires...
Il faut pas s'amuser, avec la mondaine.
Vous avez besoin d'être couverte, sans jeu de mots.
Et, vous voulez me couvrir ?
Mieux que ça.
Vous aider. Vous sortir de là.
C'est votre déposition.
Si vous me dites, là, sans témoins,
que Costello n'était pas ici le soir du meurtre,
je la déchire. On n'en parle plus.
Plus de faux témoignage. Plus rien.
Vous n'aurez pas à faire une nouvelle déposition.
Et, pour la mondaine ?
Vous avez ma parole, il ne vous arrivera rien.
Je savais que vous étiez intelligente.
En fait, vous me demandez de faire un faux témoignage.
Ainsi, je n'aurai aucun ennui.
Si je maintiens la vérité contre vous,
alors là, je vais en baver. C'est bien ça ?
Pas tout à fait.
La vérité, ce n'est pas ce que vous dites.
C'est ce que je dis, moi.
Malgré les moyens que j'emploie pour l'obtenir.
Alors ?
C'est oui ?
C'est non.
Comme vous voudrez.
Mais, on va se revoir.
Raccrochez-le. Allez.
Nous avons commis 2 erreurs. La 1re,
en craignant que l'arrestation soit un piège,
la 2de, que vous en liberté, vous soyez un danger.
J'ai essayé de vous tuer pour cela.
Mais, on veut repartir sur des bases saines.
Voici le complément des 2 millions promis pour la mort de Martey.
Vous vous étiez engagé à ce qu'il n'arrive rien.
Imaginez, quand on a su que vous étiez suspecté.
On a autre chose à vous demander.
Voilà 2 autres millions.
Payés d'avance.
Pour une autre opération.
Un autre contrat.
Vous ne répondez pas ?
Je parle pas à un homme tenant une arme.
C'est une règle ?
Une habitude.
Relève-toi.
Je te réponds en posant une question: Qui t'envoie ?
Je ne peux rien dire. J'ai pas le droit.
T'as tous les droits, dont celui de me tuera.
Regarde-moi.
Je te demande une seconde fois, je le répèterai pas:
Qui ? Nom, et adresse.
Vous ne connaissez pas. Il n'est pas comme nous.
Me fais pas attendre.
Olivier Rey.
Adresse ?
73 boulevard de Montmorency.
Tu viens de devenir chômeur.
Dis-m'en un peu plus sur ce contrat.
Voilà.
Il a découvert le walkie-talkie.
Il va se méfier encore plus.
Dès qu'il quitte son domicile, il ne faut pas le lâcher d'une semelle.
Je fais mettre le dispositif en place.
Il connaît bien le métro.
On le suivra pas à pas. Cette fois-ci, ne cassez pas la filature.
Vous dirigerez les voitures de surface.
Vous serez dans le métro, avec 50 hommes et 20 auxiliaires.
Chacun aura sur lui l'émetteur à arséniure de gallium.
Dès qu'il voit Costello, il le met dans cette position-ci.
Quand il le voit plus, dans cette position-là.
Quand un autre le voit, dans cette position-ci.
Ainsi de suite.
J'assurerai la liaison entre la surface, et l'équipe de sous-sol.
Allez-y.
Voiture 11 à l'écoute.
Voiture 13 à l'écoute.
Voiture 38 à l'écoute.
Voiture 41 à l'écoute.
Le contact est établi.
Il est sur le quai de Jourdain.
Rétablissez vite le contact !
Une voiture au métro Place des Fêtes, une au métro Botzaris,
une autre au métro Pré Saint-Gervais.
Message reçu. Exécution.
Voiture 167 au métro Botzaris.
Voiture 16 à Place des Fêtes.
Voiture 39 à Pré Saint-Gervais. Terminé.
- Je me suis trompé. - Passez.
- Que s'est-il passé ? - Patron !
- Oui, quoi ? - On l'a perdu.
- Comment ? - Il a semé une auxiliaire.
Je crois pas qu'il soit sorti. Il y a un homme à chaque issue.
- Vous en avez assez ? - Non, J'en attends.
Les autres voitures sont pas encore là.
Espérons qu'il sorte par une sortie surveillée.
- Et, les quais ? - Non. La, ça va.
Je te préviens, Jef. C'est la dernière fois.
D'accord.
Tu m'avais entendu ?
Je crois. Enfin, une impression.
J'avais peut-être envie que tu viennes.
T'as des ennuis ?
Non.
À cause de moi ?
Non.
J'en ai jamais eu à cause de toi.
Ils t'ont embêtée ?
Non.
Mais, toi...
T'as besoin de moi ?
- Non. - Si.
Que dois-je faire ?
Que dois-je faire, Jef ?
Rien.
Rien.
Te fais pas de bile, j'arrangerai tout.
Que voulez-vous ?
- On vous a remis les 4 millions. - Oui.
Vous acceptez le 2nd contrat ?
Oui.
Vous n'auriez pas dû venir.
Je m'en vais.
Ne reste pas là.
Pourquoi, Jef ?
On m'a payé, pour ça.
Allez, dégagez.
Vous l'avez échappé belle.
Sans nous, vous seriez morte.
Non.
[ CaMC ]
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