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[musique intrigante]
[croassements]
[musique inquiétante]
[croassements]
[musique inquiétante]
Ils sont en place.
Mettez-vous en position.
[musique classique]
Les enfants ? Jeanne, Paul. À table.
- Vous vous êtes lavé les mains ? - [Jeanne] Oui.
- [Benoît] Allez, go. Allez. - [Karras] Benoît.
Vous attendez mon go.
[bris de verre]
[explosion et cris]
- Personne ne bouge. - Je veux voir tes mains !
Vos mains !
Montrez vos mains !
[Benoît] Ferme ta gueule et sors
tes putains de mains !
- Sur la tête ! - [homme] Bouge plus !
[musique martiale]
[gémissements et pleurs]
Corinne Levasseur ?
T'es Corinne Levasseur ?
Vous êtes Corinne Levasseur, née le 27 mai 1989
à La Rochelle, Charente-Maritime ?
[sanglots étouffés]
[elle pleure]
Putain, mais... c'est pas elle.
C'est pas elle.
[sanglots]
Tu fermes ta gueule, OK ? Tu fermes ta gueule !
Vous fermez tous vos gueules !
[musique inquiétante]
[homme] Bonjour, contrôle des billets, s'il vous plaît.
Merci.
[bip]
Merci.
Madame, vos pieds sur la banquette.
J'ai besoin de votre titre de transport.
Oh !
Je vois.
Vous vous êtes pas présentée, ça fera une majoration de 50 euros.
[conducteur] Notre train entrera en gare...
C'est pas votre arrêt.
Où vous croyez aller comme ça ?
["Machine" - Lily Oakes]
[musique intrigante]
[garçon] Merde, les fleurs de ma mère.
[aboiements]
Attrape.
Ca t'intéresse, un couteau ?
Contre les fleurs.
[aboiements]
[sonnette]
Mamie ?
[elle frappe]
[vrombissement de scooter]
[musique mélancolique]
["Get Money" - ProdByInsula & Josh Lockhart]
Merde.
[musique douce]
[ronflements]
- Hé ! - Hum...
Oh ! Tu t'es endormi.
C'est un problème ?
Ouais, c'est un problème.
[la porte s'ouvre puis claque]
[sifflement de la théière]
- [Corinne] T'en as pour longtemps ? - [Bertrand] Ca vient.
Le CV,
c'est une science.
J'en ai aidé des jeunes comme toi. CDI, CDD.
Tu t'inquiètes de rien.
La mise en page, le bullet point.
Je m'y connais. Sinon, je m'appelle pas Bertrand.
T'es sûre, c'est un CV dont t'as besoin ?
Je peux faire beaucoup de choses pour toi.
T'as besoin de quoi ? Acte de naissance ?
- Fiche de paie ? Passeport ? - Biométrique ?
Hé, biométrique, c'est 5 000.
- On va rester sur le CV. - OK.
Je vais te tourner ça comme il faut. La vie,
elle t'offrira tous ses cadeaux.
Alléluia.
[bip]
- [soupir] - Putain...
[sirènes de police]
[Benoît] Colonel, j'ai bien réfléchi.
Elle s'est engagée sous un faux nom.
Benoît.
Que ne comprenez-vous pas dans "laissez tomber" ?
Prenez un mois de permission, ça vous fera du bien.
- Chef... - C'est un ordre.
Colonel Karras... Pardon.
On peut pas la laisser dans la nature.
Elle a porté atteinte à ce que l'armée a de plus sacré.
Si on la punit pas, c'est l'institution...
On n'a rien. D'accord ?
On ne sait pas comment elle s'appelle. Si elle est vivante.
On arrête les conneries. On diffuse son portrait
et on voit ce qui se passe, compris ?
Compris, colonel.
- Elle est périmée, votre carte. - J'ai plus que ça.
On m'a volé mon sac.
De la mécanique.
- Vous savez faire ça, vous ? - Oui, je me débrouille.
Va falloir préciser. Vous savez faire quoi ?
Monter, démonter, remonter un char Leclerc.
Vous avez appris ça où ?
Au 35e bataillon d'infanterie mécanisée de Belfort.
Alors... j'ai bien une mission en mécanique.
De la maintenance sur une chaîne de montage à l'usine Kwandaï.
Ils font de l'électroménager.
C'est bien payé ?
Ouais, je prends.
Je vous préviens, c'est pas un univers très...
féminin.
- Ah ? - Ceci dit,
l'infanterie de Belfort non plus, j'imagine.
[mamie] Allô ?
Mon petit crapaud, c'est mamie.
J'utilise l'appareil que tu m'as offert.
J'espère que ça marche bien. Je suis pas sûre.
Tu sais, avec mes yeux, maintenant...
Je peux pas trop t'écrire.
Bon, je voulais te dire que
je ne suis pas fâchée que tu sois partie en pensionnat militaire.
Si c'est ta vocation, tu as bien fait de la suivre.
Mais par contre, je sais pas pourquoi
tu veux que je t'appelle Corinne.
Bon...
je ne regrette pas ton caractère de cochon.
Mais tu me manques, ma chérie.
L'autre jour, j'étais devant le Top 50.
Ca m'a fait tout drôle de ne pas t'avoir à mes côtés.
Alors j'ai décidé de t'envoyer les nouvelles chansons.
Comme ça, t'es un peu avec moi.
Bon, on va voir si ça marche.
- [elle appuie sur un bouton] - [rembobinage]
["Et si" - Lady Laistee]
[la porte claque]
[mamie] J'espère que ça se passe bien au pensionnat.
Ecris-moi, si tu peux.
Je t'embrasse fort, ma chérie.
[sonnerie de l'usine]
Te triture pas la bite à lire ça.
C'est les contrats pour les assurances.
Ca parle de ce que tu toucheras pas.
OK.
Hop.
Oh, putain...
T'as pas plus grand ?
D'habitude, on nous envoie pas des Barbie.
- Hé, Hervé ! - Pourquoi je suis en jaune ?
[homme] Qu'est-ce que tu fous ?
C'est moi qui vais ranger ça ?
Tu veux que je les range avec ma bite ?
[la porte claque]
[homme] Le vestiaire, c'est pas pour les intérimaires.
C'est réservé au personnel.
Je me change où, alors ?
T'as qu'à demander le Dôme.
[homme] T'y seras comme chez toi.
Et lave-toi les cheveux.
[rires]
[homme] Attention, c'est dangereux.
[musique douce]
- [quelqu'un siffle] - [homme] Mais matez-moi ce petit cul.
Ca se voit que c'est l'hiver, ça pointe.
Ca va, vous avez maté ?
- Ca va, on rigole. - Dégagez.
Hé, les agités, vous avez pas mieux à faire ?
Ils sont pas méchants. Juste très cons.
Moi, c'est Leïla. Je bosse à la compta.
- Et toi ? - Moi, je me les gèle.
T'as quelque chose à me dire ?
Viens avec moi.
J'ai vu le nouvel intérimaire ce matin.
Tu devrais aller voir le machin.
C'est la 1re fois qu'ils envoient une fille.
T'auras qu'à venir te changer ici.
T'attends pas à avoir un casier. L'ambiance est pas
- à l'embauche chez Marchandeau. - C'est pas Kwandaï ?
Non. Avant, c'était Marchandeau.
On était une entreprise familiale.
Ils ont vendu aux Coréens et on a baissé nos salaires de 10 %.
Comme à La Roche-sur-Yon. Mon mari a fait partie du plan SAVIEM.
OK.
[musique intrigante]
Et t'habites ici ?
- Ouais. - Où ça ?
- En ville. - [la porte s'ouvre]
Il est où, le machin de l'intérim ?
Ah... machine.
[petit rire]
Bon, on y va ?
C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme...
ou la femme trouve sa vérité.
Karl Marx. Il fait une fixette.
Allez.
Je laisse ça là ?
- Oui, oui, laisse. - [JP] Oh, tu te dépêches ?
[vacarme des machines]
Alors là, c'est la nef.
On est passés par le Dôme. Où y a le stock.
Ici, t'es dans le coeur de la bête.
C'est ici qu'on fait la production.
Là, y a deux sortes de machines.
On a d'abord une presse d'emboutissage.
Derrière, t'as les robots de montage.
Des machines pour la peinture.
Et encore derrière, là-bas,
la chaîne d'assemblage.
Ca fait quatre sortes.
C'est bien, tu sais compter.
Je fais quoi comme mécanique ?
Non, tu fais pas de mécanique. Ah non, non.
Toi, tu vas commencer directrice générale
du graissage.
C'est ton poste de travail.
T'es au sommet, ma vieille.
Hé, les gars !
Oh ! C'est pas les doigts, c'est les bras...
[soupir]
Putain, t'as des putains de réflexes.
Tu faisais quoi, avant ?
[musique intrigante féérique]
[musique douce]
Alors, chérie ?
Ca roulotte ?
Tu te souviens pas de moi ?
- [Machine] Si, si. - [homme] On s'est bien amusés, hier.
Ouais, mais ça, c'était hier.
- [homme] Bien joué, Roméo ! - Tu te prends pour qui, salope ?
Regarde-moi quand je te parle !
["Bye Bye" - Ménélik]
- [bris de verre] - [chanteur] Oh merde.
[fracas métallique]
Fais pas ça.
Ca t'excite de te foutre de moi ?
[elle grogne]
Je suis désolée, c'est vrai, c'était pas cool.
C'est vrai ?
Non !
[il rit]
Viens.
T'es chiant.
[gémissements]
- [elle grogne] - Putain...
[respiration haletante]
Putain...
Putain !
[des chiens aboient au loin]
["Bye Bye" - Ménélik]
[craquement]
[chanson rap US]
[sonnerie de l'usine]
- On va grailler ? - J'ai pas faim.
C'était pas une question. C'est moi qui paie.
Alors on y va.
OK, chef.
5 minutes, je te rejoins.
[grincements]
[soupir]
[musique intrigante]
[détonation]
Pardon.
Voilà, t'as rencontré le fils Marchandeau.
Collé à son téléphone comme un rémora à son requin.
Tu vois, le patronat, c'est plus ce que c'était.
À force de nous exploiter,
ils ont scié la branche où ils étaient assis.
Ils se sont fait racheter par les Coréens. Ils ont plus rien.
Ce qu'ils ont pas compris,
c'est que le travail est l'unique source sociale de la richesse.
Et donc, spécialement, des capitalistes.
Tu m'écoutes ?
J'ai faim, là.
[Michelle] Un peu de lecture pour la pause.
Marchandeau nous prend pour des billes.
On va pas se laisser faire. Ni par lui,
- ni par les Coréens. - Tiens.
Non, merci, je suis intérimaire.
Dans ce cas, ma cocotte, la cantine, c'est comme la lutte.
Réservé aux employés. Dehors. Allez.
Lâche-la, Michelle. C'est mon invitée.
Ah. Tiens.
Pff.
Attends, la lutte, ça les intéresse pas non plus,
les Marxistes.
Marx a pas dit : "Prolétaires de tous les pays,
"interdisez les intérimaires à la cantine."
- Pauvre tarte. - Du vent.
- [alarme] - [homme] Attendez, les gars.
- [homme] Le bouton. - [Michelle] Une, deux.
Salut à tous, camarades.
On peut manger en paix ?
Tu seras en repos quand t'auras plus de boulot.
Kwandaï se fout de nous.
Les commandes du 2nd trimestre vont à Cracovie.
Cracovie.
[Michelle] Ca commence comme ça.
[huées]
Goodyear, on se souvient.
On connaît leurs méthodes.
Ils se sont bien gavés sur les aides de l'Etat et de la région,
ils vont faire croire que la production est pas au rendez-vous.
- [homme] Site déficitaire. - Tu la vois, la branche ?
- Faut monter une grève. - Les gars, une grève.
Et tournante s'il le faut.
- [acclamations] - C'est ça.
Bon appétit, camarades. Et bonne lecture.
Michelle, saucisses ?
Oui, saucisses.
[musique intrigante]
[Yves] Vous savez les sacrifices consentis pour garder l'usine.
Je vous répète que Kwandaï ne respecte pas notre accord.
Je croyais pouvoir compter sur vous.
L'Etat ne peut pas tout.
Vous leur avez accordé 6 millions de subventions.
Les salariés ont fait un effort. Signé un protocole.
Les actionnaires l'ont entériné. On se fait avoir.
Vous comme moi.
Ca sent la délocalisation à plein nez.
Ca me met en porte-à-faux vis-à-vis de mes employés.
C'est pas tenable.
[Jeanne] Faites gaffe.
Vous êtes à 2 doigts du complotisme.
Les Coréens rachètent nos terres,
et bientôt, ils baiseront nos femmes.
J'aimerais que ça soit du complotisme.
Et franchement, s'ils veulent baiser ma femme...
Tant qu'ils ferment pas l'usine de mon grand-père.
[musique intrigante]
[Jeanne] 3 générations pour la faire tourner.
Sans les Coréens, vous auriez déjà coulé.
Vos employés avec.
Kwandaï concilie entreprise familiale
avec un potentiel de développement.
Laissez-moi trouver un repreneur.
Je connais encore du monde.
- Mais j'ai besoin de temps. - [Jeanne] En moins d'une semaine.
C'est un peu tard.
Je crains que les Coréens n'accélèrent le mouvement.
Vous avez parlé à Kwandaï ?
Il nous envoie son fils.
[soupir]
Ca fait combien de temps que t'es alcoolo ?
Je suis pas alcoolo.
J'ai été accro à l'héro 12 ans. On me la fait pas.
J'étais comme toi, dans le déni.
Comprendre qu'on est accro, c'est un pas vers la guérison.
OK, c'est noté. On peut passer à autre chose ?
On s'en rend pas toujours compte quand on touche le fond.
Moi, j'ai perdu ma femme, ma fille, mes potes.
Et puis le fonds est toujours plus loin qu'on le croit.
Ah ouais, t'as une fille ?
Ouais. Elle avait 17 ans la dernière fois que je l'ai vue.
Je lui ai volé l'argent que lui a donné sa mère pour son bac.
Elle a quel âge ?
Plus ou moins comme toi.
Comment t'as remonté la pente ?
Avec le vélo, figure-toi.
Tu devrais t'y mettre.
Je viens à pied, moi.
Tu viens à pied ? De la ville à l'usine ?
Ouais.
8 bornes à pied ?
Ouais.
Demain, je passe te prendre.
Non, merci.
Y a pas de quoi.
["Told You" - Ill-Esha & Angelenah]
[musique intrigante]
Allez...
Oh ! Putain, Benoît !
Tu m'as foutu les jetons.
T'es pas content ?
Tu fais vraiment chier.
Tu répondais pas à mes appels. Je me suis inquiété.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Corinne Levasseur.
- [René] Hein ? - Trouve tout ce que tu peux.
Il y a forcément quelque chose aux archives.
C'est une demande validée par la DRSD ?
À ton avis ?
T'es débile ou quoi ? Tu crois que je vais me griller ?
[gémissements]
Benoît ! Ah !
[cri de douleur]
Arrête !
Demain ! Je t'appelle demain.
- T'es un pote. - Oui.
[la porte claque]
[Machine] Qu'est-ce que tu fais là ?
C'est ça, ta tenue sport ?
- J'ai apporté le vélo de ma fille. - J'ai dit non.
Je crois que j'avais un dealer qui vivait ici.
Ouais, c'était mon père.
Ah oui ? Comment il va ?
[Machine] Comme toi, mais mort.
Ah oui ?
[musique intrigante]
Allez, allez !
[Machine] Ouais, ouais.
Allez !
C'est bon, tu sens pas ?
Allez, allez, on y croit !
T'y es presque.
Oh...
Ah, putain...
Bah alors ?
[elle reprend son souffle]
Sur terrain plat, de simples buttes font effet de collines.
Eddy Merckx ?
- Non, Karl Marx. - Oh...
Tu m'emmerdes avec ton communisme.
Oh, je t'arrête.
Communisme, c'est pas un gros mot.
Marx et Staline, c'est pas la même chose.
C'est la différence entre les Beatles et Oasis.
Y en a un qui se réclame de l'autre,
sauf qu'il se goure dans les partitions.
OK.
C'est pas grave, je t'expliquerai. On y retourne.
Oh, putain...
[soupir]
C'est dur, mais plus t'essaies, plus c'est facile.
Je m'en fous, je vais pas rester longtemps ici.
T'abuses un peu. Regarde, c'est pas si moche.
Qu'est-ce que t'en sais ? T'as déjà bougé ?
[JP] Non, madame. 47 ans à Saint Villiers.
[Machine] Oh là, t'es courageux.
Je comprends mieux l'héro.
- [JP] Et toi ? - Je me suis barrée avant 18 ans.
[JP] Et pourquoi t'es revenue ?
OK. Je vais m'occuper de mes miches.
Comme d'hab.
Pourquoi t'es sympa avec moi ?
Non. Non, je suis pas sympa avec toi.
- [Machine] Ben si. - Ben non.
À l'usine, ils me prennent tous pour un con.
Ils comprennent rien à ce que je dis.
Alors que toi, t'es là.
Je sais pas si tu comprends,
mais tu dis rien et t'as l'air d'écouter.
Ca me va.
Allez, on arrête les violons.
On y retourne.
Allez, on y va !
- Allez. - Vas-y, je te rejoins.
- [JP] Allez ! - Je te rejoins.
[JP] Non, du rythme !
- Arrête, tu casses le rythme. - Deux minutes.
[JP] Non, non !
Allez ! Bouge !
[tonalité]
[il souffle]
- [René] Benoît, comment ça va ? - Alors ?
[René] Moi, ça va, je te remercie.
René !
[René] Ecoute, ça va être plus compliqué que prévu.
- Son dossier est sous scellé. - Putain...
[René] Les dernières infos remontent à son passage au commando Hubert.
Sous les ordres du capitaine Beaulieu.
Tu le connais, non ?
Oui... C'était mon ami.
[René] J'imagine que tu sais ce qui lui est arrivé ?
Après ça, elle a disparu.
Ils ont trouvé ses affaires à la caserne. Elle est partie sans rien.
- Tu es sûr qu'elle est en France ? - Sûr.
Des collègues douaniers l'ont vue à la frontière italienne.
[René] T'en fais pas.
Vu son dossier, je pense qu'on va la retrouver. Ce genre...
Je vais la retrouver.
Tu t'inquiètes pas.
Je vais la retrouver.
[musique mélancolique]
[vacarme des machines]
[Michelle] C'est quoi, là, ce bordel ?
Vous êtes qui ?
Cabinet d'audit Straton et Associés.
Eh ben, on vous attendait plus tôt.
Vous êtes gentils. Vous allez faire demi-tour
avant que ça tourne mal.
On vient pour les documents comptables.
Allez, messieurs.
Oh, oh !
- Laissez passer. - Calmez-vous, je passe.
[musique intrigante]
[sonnerie]
[elle soupire]
[des pas résonnent]
[Leïla] Aide-moi. Ils viennent prendre les papiers.
- [coups] - Quoi ?
[bips d'alarme]
- Ca va, Leïla ? - Oui.
Ca va pas, la tête ?
- A quoi tu joues ? - Me touche pas.
[Leïla] Vous êtes malade ?
[hurlement]
[craquement]
[grognements de douleur]
- [bris de verre] - [cri]
Stop ! OK, c'est bon.
- Tais-toi. - Ca suffit.
Stop !
Je t'ai dit de fermer ta gueule.
[cri]
[cri]
[cri]
[grognements]
[craquements]
- [gémissements] - Tirez-vous.
Ca va, c'est bon. On s'en va.
C'est bon ! Elle est folle.
[respiration haletante]
[musique intrigante]
Merci.
Compta et carnet de commandes, c'est le nerf de la guerre.
On aurait été dans la merde. Comment t'as fait ?
J'ai rien fait, j'étais pas là.
Tu m'as pas vue, OK ?
- Si, quand même... - OK.
OK.
Sous-titrage TITRAFILM
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