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- Ça y est, je divorce demain.
- Désolée, Pierre m'a dit.
What a waste.
It's horrible. I am so sad.
- Ça va, il est consolé.
- I love when he's jealous.
- Oh, ça va.
- Elle parle en anglais, depuis..
..qu'elle regarde du porno sur Internet.
- Oh, my God. Can you put your big cock in my pussy.
Je mets du piment dans mon couple.
- Yes, I do. - Yes, you do ?
Oh, I'm so wet.
- Je t'ai jamais aimé. J'ai assez perdu de temps avec toi.
- Je veux plus divorcer.
- Vous voyez bien que c'est une pute.
- Avant de se marier, on devrait faire un tour ici,..
..pour se vacciner.
Quand un ado veut un scooter,..
..les parents l’emmènent à Garches, visiter les amputés.
- Les époux Marronnier.
- Je crois que c'est à nous.
- La veille,..
..j'avais tenté de me réconcilier avec Anne.
J'avais juste réussi à rapprocher son poing de mon œil.
- Alors...
- Anne Marronnier, voulez-vous ne plus avoir comme époux..
..Marc, ici présent ?
- Oh que oui. - Marc Marronnier,..
..voulez-vous ne plus avoir comme épouse..
..Anne ?
- Si je dis "non", je récupère les 60000 euros ?
J'ai rien demandé.
- Mais il m'a demandée au mariage.
- C'est un juste retour des choses.
Je vous déclare donc ex-mari, ex-femme.
Vous pouvez vous détester.
- Merci. On a déjà commencé.
- Au suivant.
- Puis-je faire appel ?
- Au revoir, monsieur. Affaire suivante.
- Pardon, pardon.
Ah. Jean-Georges. - T'as vu l'heure ?
- Comme beaucoup, j'exerce 2 métiers.
Critique littéraire..
..et chroniqueur nocturne. Je sors beaucoup,..
..et je bois sans payer.
Cette soirée n'a aucun intérêt ?
- T'as femme est aux chiottes avec..
..Pete Doherty.
- J'aurais ri, si j'avais pas divorcé.
- Merde. Elle est partie avec qui ?
- Marc Levy.
- Oh, mon Dieu !
Goûte ma dernière création.
"Bonsoir", "Et puis", "Au revoir".
Tu bois les trois.
- Ça fait quoi ? - T'oublieras tout.
Mais personne ne t'oubliera.
Je suis là.
- Le bonheur n'existe pas.
L'amour est impossible.
Rien n'est grave, sauf le "locked-in" syndrome.
Michel Legrand m'a souvent sauvé la vie.
Mais là...
Bonsoir.
Et puis... au revoir.
Bonjour, R2D2.
J'ai vu toute ma vie défiler.
C'était d'un chiant...
Bon.
Travaille bien.
Bye bye.
Très drôle.
Très, très drôle.
"L'amour est un combat perdu d'avance..
.."Contre le temps."
La 1re phrase est très importante.
Non. "Perdu d'avance".
Ouais, c'est mieux.
"La 1re année, on achète des meubles.
"La 2e année, on déplace les meubles.
"La 3e année, on partage les meubles."
Ah.
"Elle posait sa main sur ma cuisse alors qu'on regardait la télé.
"Cette main que j'avais demandée..
.."Était comme un gant Mappa."
Je jetais dans ces 200 pages, simple interligne,..
..tout ce que mon destin me dictait de révéler à mes congénères.
J'arrachais son faux nez à la monogamie pour révéler la vérité.
Une opération marketing pour..
..la boutique blanche des Galeries Lafayette.
Non, c'est pas ça.
Avec Marc Marronnier, le totalitarisme conjugal..
..tenait son Soljenitsyne.
Jette-moi ça à la poubelle, minable. Très bonne idée.
Abruti.
Et ça veut écrire des livres. N'importe quoi.
Tu sais quoi ? Tu ne présentes aucun intérêt.
Tu devrais te suicider.
C'est bien une idée d'alcoolique.
Jean-Georges ? C'est moi.
J'ai fini mon manuscrit.
Pas question de fêter ça, je sors plus jamais de ma vie.
- Ouais !
* - Très heureux de vous retrouver. Notre invité, Marc Levy.
* Vous êtes ici ce soir pour nous confirmer une information.
* Vous faites votre entrée à l'Académie Française.
* Vous connaissez l'émission. On parlera...
- Oh, non. Pas lui.
Qui est-ce ?
- Alice.
J'ai un truc à te dire.
- Elle, c'est Alice.
Elle est belle, hein ?
Si je divorce, c'est en partie à cause d'elle.
- Je vous demanderai à tous..
..une minute de recueillement à la mémoire de Nicole.
Pourriez-vous avoir l'obligeance d'éteindre vos portables ?
- Toujours à l'heure...
- T'es en pleine forme.
- Plus que maman.
- Je suis désolé pour ta mère.
- Qui est cette jeune fille ?
- Yulya, mon "ex-wife". Mon "ex-wife", Yulya.
- Priviet.
- Elle me marche sur le pied.
- Salut, toi.
- Certains croient qu'on est dans un concert pop.
C'est une cérémonie de deuil.
Madame de Lindois, Nicky,..
.."Granny" pour ses petits-enfants...
- Elle sait que c'est un enterrement ?
- En Asie, le blanc est la couleur du deuil.
On est à Bangkok, là ?
- Elle va pas changer ses traditions pour toi.
- Maman, papa, pas aujourd'hui.
- Je vous dérange pas ?
Puis-je continuer ? Merci.
Nicky, disais-je, tu me parlais souvent de ton défunt mari,..
..avec lequel tu as vécu 57 ans de mariage.
57 ans de vie à deux.
Comme le dit..
..notre Seigneur Jésus,..
.."Jainkoak..
.."betiereko bizia eman dauku.".
- It's Basque.
- "Haren Semearen..
.."baitan den bizia."
Mais lui le disait en araméen.
Une femme rit.
- Vous chantez bien le basque.
- Et vous, vous riez très fort.
- Alice, la femme d'Antoine.
- Antoine ? - Votre cousin.
- Ah oui, Antoine.
Ça va ? - Ma grand-mère est morte.
- Ah oui. La mienne aussi.
- Il aime votre travail.
- Je vous lis aussi, mais je suis rarement d'accord.
- Je suis d'accord avec les personnes d'avis opposés.
- Mon sein gauche..
..est plus gros, oui.
Avec les pulsations du cœur, forcément, ça...
- Ça se voit pas du tout.
- C'est vrai ?
C'est gentil.
Toutes mes condoléances.
- J'étais une huître peinarde, dans son confort clos.
Et là, voilà qu'Alice me cueille,..
..m'ouvre la gueule et m'asperge de citron.
- Une coupe ? - Merci beaucoup.
Vous êtes un ami de la famille ?
Ah bon ?
- Je connais la tortue..
..qui a l'air constipée.
Ah putain.
Tu fais vraiment pitié.
J'ai envie de la bricoler. Pas toi ?
- Elle rit fort. T'as entendu sa voix ?
- Quoi ?
- C'est le genre folle champêtre.
Je suis fraîche, spontanée, prends-moi dans le foin.
J'aime pas sa peau pulpeuse.
- T'es amoureux, on dirait un vendeur de chèvres.
J'en pilonnerai une autre. C'est pas grave.
- C'est des enfants.
- Et alors ?
- T'es un psychopathe.
- Merci.
- J'ai alors commis 3 graves erreurs.
D'abord, j'ai mis en marche Michel Legrand dans mon iPod.
57 ans de vie commune...
S'ils y arrivaient, pourquoi nous, 2 générations après, on peut pas ?
- On vole le champagne ? - Pardon ?
- Vous avez volé la bouteille de champagne.
- Ah oui. - Je peux en avoir un peu ?
- Vous pouvez...
Je m’entraîne pour quand j'aurai Parkinson.
- Ah d'accord.
Vous écoutez quoi ?
- Je sais pas.
Devinez.
Et voici ma 2e erreur.
- Je connais, ça. Michel Legrand.
- Oui. - C'est ça ?
Bande originale de "l'affaire Thomas Crown".
- Quelle année ?
- Quoi ?
- Quelle année ? - 68.
- Je suis mauvaise en anglais.
- Oui, ça s'entend. Mais c'est charmant.
- Je pleure quand je vois "Peau d’Âne".
- Vous aussi ?
On se fout de moi, quand je dis ça.
- Ah bon ? C'est bizarre.
Les gars ! Marc Marronnier chiale devant "Peau d'Âne" !
- Non, non. Je pleure qu'au moment..
..où on tue l’âne qui pond des pièces d'or.
Vous êtes...
- Moi, quand la fée lui dit de pas coucher avec son père.
- Oui, cette fée est très enfermée dans son carcan,..
..très conformiste.
- C'est beau.
On dirait un poster.
- J'aime comment vous parlez de la nature.
- J'ai envie d'y plonger.
- Vous y allez, comme ça.
Vous êtes pleine de vie, c'est insupportable.
- Vous voulez piquer la bouteille ? - Oui.
- Eh bien, non. - C'est là.
J'ai appris à nager ici, à 7 ans, avec M. Rimbourd.
J'ai sauté de là..
..pour avoir mon 3e triton. Un exploit.
Je suis fou de toi. Puis, j'ai mangé un beignet à l'abricot.
Le meilleur beignet de ma vie.
Vous en pensez quoi ?
- Où est votre femme ?
- Ma femme ?
- Je déteste les menteurs.
- J'ai pas insisté pour qu'elle vienne.
Sa famille, c'est compliqué. Alors, celle de son mari...
- J'aime votre famille. Vous étiez..
..proche de votre grand-mère ? - Oui.
Elle était géniale.
Par exemple, elle votait à gauche.
Elle avait des lubies.
- Lesquelles ?
- Elle haïssait les filles en tong.
- J'en mets jamais.
Mes pieds sont immondes.
- Vous êtes des amoureux ?
- On a l'air si idiots ?
- Ouais...
- Vous vous baignez ?
- Non, elle est trop froide.
- Chochotte.
- Non.
Merci, Seigneur.
Dis-moi, petit être, pourquoi tu as dis ça ?
- Allô ?
Pourquoi se serait-elle déshabillée devant toi ?
- Voici ma 3e erreur.
Croire ce que disent les enfants.
Tu devais me dire quoi ?
- Arrête de m'envoyer ton adresse et ton digicode.
Ton cousin est mon mari.
- Je suis pas très famille.
Et puis,..
..t'avais pas besoin de venir pour me dire ça.
Tu voulais donc me voir, mais t'osais pas te l'avouer.
- Prétentieux.
- Prenons une douche, ça nous détendra.
- Tu t'es déjà douché dans ta vie ?
- Oui, non...
Enfin, comment va Peau d'Âne ?
- Toujours pucelle.
- Ah oui. Et tes pieds ?
- Toujours affreux.
Je viens de renverser la télé sur le mien.
- Pour quoi faire ?
- J'aime pas les winners qui se tapent ma pension alimentaire.
Regarde pas, il y a rien, là.
Tu peux..
..m'aider à enlever ma chaussure ?
- Que se passe-t-il ?
On dirait qu'un truc est cassé.
Ah ouais.
On doit aller aux urgences.
Je peux pas amputer là,..
..car vu l’hygiène, tu risques une diphtérie aiguë.
- Ah bon ?
- Oh, ta gueule!
- C'est rouge, c'est rouge !
T'aimes pas quoi, dans la vie ?
- Pas la peine de perdre du temps.
- J'ai peur de me sentir mal.
- T'as pas déjà tout vomi ?
- J'ai de la réserve.
- Ça va ?
- Jolie voiture. - Elle est mignonne.
J'ai plein de place.
Donc“. - Mais là, là!
- T'as peur, c'est drôle.
J'ai peur de me sentir mal.
- Attends, sérieusement ?
Je t'en interdis. Si tu veux vomir, tu m’arrêtes.
Je suis "vomiphobe".
Docteur ? Docteur.
S'il vous plaît.
- Oui?
Posez ça là.
- Il a shooté dans sa télé et a vomi.
- J'étais pas le seul.
- Il doit avoir le pied cassé. Regardez.
Quand je fais ça, il a mal.
C'est cassé, là.
- Et là ? Il gémit.
Et vous ?
- Moi, ça va.
- Posez-le.
Vous vous servez beaucoup de ce pied ?
- Un fois sur deux.
- On va faire une radio. Vous avez besoin de rien ?
- Non, merci.
- Ça peut être long.
- Je vais remarcher ?
- Ça dépend.
- Je dois..
..passer à l'agence voir des planches.
On va pas...
- Au revoir.
Pars, ne te retourne pas.
Ne t'accroche pas à moi.
Efface cet épisode de ta mémoire.
- Impossible. Ton nom indien est désormais Celui-qui-pue-du-vomi.
- Alice ?
- Quoi ?
- Comment as-tu obtenu ton permis ?
- On se reverra plus.
- Donc, je te rappelle ?
OK.
Au 21e siècle.
..l'amour est un SMS sans réponse.
Les textos sont une forme de torture très raffinée.
Un jour sans réponse, on croit à une stratégie.
Deux jours sans réponse, on se vexe.
3 jours sans réponse, on tombe amoureux.
Alice m'a laissé huit jours sans réponse.
- Oui.
- On arrête les bisous entre hommes.
- Une tenue gothique ? Tu vois Amélie Nothomb ?
- Je suis en deuil de moi-même.
Sers-moi un verre de Destop.
- Hi, sweetie.
- Hi.
Elle est en boucle.
- Finalement, j'aime bien. C'est assez excitant.
- You look like shit.
- Traduis.
Je suis la personne la plus triste que j'aie jamais rencontrée.
Sauf une casserole..
..de lait qui déborde.
- He's not very well. He feels like...
- Casserole.
- A casserole of milk.
- I get the picture.
- Are you sure ?
J'aime quelqu'un..
..pas disponible, se foutant de moi.
A part ça, I feel great.
- It's too bad. - It's too bad...
- But we have something to announce to you.
- Vous avez vu Tatayet ?
- Yeah...
- Je sais pas si c'est le bon moment, mais on va se marier.
- What?
- Vous prenez quelle drogue ? Ça m'intéresse.
Faites un tour au palais de justice.
To have a picture.
Divorced.
- Oh, no. We are sure, sure.
- Il y aussi autre chose.
Marc, j'aimerais..
..que tu sois mon témoin.
- Réunion de crise, tout de suite.
Dans la salle de bains.
- Tu fais quoi ?
- Dans les pays de l'Est, il y a des oreilles qui traînent.
Écoute.
Tu veux que je sois ton témoin ? Très bien.
Mais laisse-moi te poser une question simple.
Pourquoi veux-tu épouser Kathy, toi,..
..le spécialiste français du libertinage ?
- La réponse est simple.
Car je l'aime.
Et tu trouves ça suffisant ?
- Toi, tu veux conquérir. Après, tu t'emmerdes.
Quand Kathy est prés de moi, je suis..
..heureux.
- Alors, pourquoi l'épouser ?
Je suis divorcé et j'aime une femme mariée.
Le mariage ne sert qu'à mettre les gens..
..dans la merde.
- Pour la présenter, je dirai "Kathy, ma femme". Elle, elle dira..
.."Voici Pierre, mon mari.".
C'est con, mais je serai fier.
- Ça l'est. C'est quoi, ces pronoms personnels ?
Ma femme, mon mari, mon chien.
Je suis heureux, et tu m'engueules ?
- Pardon.
T'as de la chance.
En tant que témoin, je devais..
..t'avertir, Pierre,..
..que l'amour diminue avec le temps.
C'est... - Marc.
En tant qu'ami,..
..je dois te dire que l'amour..
..grandit avec le temps.
- Mais non.
- Tiens.
Lis ça.
Là.
- Là ?
"L'amour ne s’altère pas en heures,..
.."Mais survit jusqu'à la pointe de la fin des temps.
"Si c'est faux, et qu'on me le prouve,..
.."Je n'ai jamais écrit, et personne n'a jamais aimé."
- "I never writ, nor no man ever loved."
- Qui est le con qui a écrit ça ?
- William Shakespeare.
- Ah.
Oui, il y a...
Il y a quand même...
Il y a un style.
Pourquoi pas.
L'octosyllabe.
- Alors ?
- Je suis d'accord.
- Oh, my God.
My fiancé is so gay !
- Elle est à la rue.
Quand une fille arrive en retard, on peut imaginer sa démarche,..
..son entrée, sa silhouette.
Il y a l'arrivée romantique.
Je dois te dire quelque chose.
Lé, on peut encore..
..ne pas tomber amoureux. On peut..
..revenir en arrière, mais après, non.
- Trop tard. J'ai envie de toi.
Je veux que tu me souilles, que tu me manques de respect.
Je veux que tu me fourvoies.
J'ai chaud.
- J'aime l'arrivée romantique.
Il y a l'arrivée amnésique.
- Bonjour.
Excusez-moi, vous êtes ?
- Marc.
Marc Marronnier. Guéthary...
- Non, je suis désolée.
- Il y a l'arrivée agressive.
Je n'attends pas l'orgasme de l'autre pour arriver au mien.
Je prends pas la pilule, et si je suis enceinte, je le garde.
- Même pas mal.
- Parfois, mieux vaut aller au physique.
- Oh, c'est chaud. C'est chaud !
- Ah oui.
Terriblement efficace.
Et puis,..
..à un moment, il y a..
..la vraie entrée.
- Bonjour. - Bonjour.
- On s'assoit ?
L’hôtel Amour, c'est un message subliminal ?
- Pas du tout.
Je suis un homme, toi une femme. Tu es hétérosexuelle, moi aussi.
Tu m'imagines avoir des arrières pensées ?
- A cette heure, il y a que des couples illégitimes.
- Ouais.
C'est pas mal. Les époux dînent, les amants déjeunent.
C'est joli. - Ouais.
Les dragueurs rament.
- C'est moins bien, ça.
2 verres de vin blanc.
- Non, je vais prendre un thé. Merci.
- Un thé?
- Je sais pas si venir était une bonne idée.
- Tu me trouves moche, c'est ça ?
- Je te trouve pas moche.
Je te trouve original, différent.
- Oui, enfin, intrigant. Le mec un peu froid.
Je peux être indifférent. C'est mon problème.
C'est compliqué. T'arrives, et j'ai imaginé 3 entrées différentes.
- Lesquelles ?
- Un truc amnésique, un autre où on gueule,..
..un où je te dis que je t'aime.
Et après...
Après, j'ai arrêté.
Car t'arrives, t'es gênée, et je sais pas comment rattraper le truc.
C'est difficile, car on est dans un rapport de séduction.
- Pas du tout.
Pas du tout.
On a vomi ensemble.
C'est si ignoble qu'il n'y a pas de séduction.
Je peux enfin voir un homme qui est ni un ex, ni un futur.
- Je comprends pas.
- Tu seras mon seul ami homme, si tu veux bien.
- Ah ouais.
Comme un gay, mais hétéro.
- T'y crois pas ?
- Je crois qu'aux choses qui existent.
L'amitié homme-femme, c'est...
C'est comme l'énergie éolienne. On en parle, mais il y en a pas.
- Pas la peine de se voir, donc.
- D'accord, on se verra plus. D'ailleurs, je vais..
..supprimer ton numéro. Comme ça...
- Je vais le faire aussi.
Enfin,..
..je le ferai chez moi. Salut.
06 27 88 56 57.
- "Monsieur. Le comité de lecture de Gallimard, à l'unanimité,..
.."Vous prie de ne plus l'importuner avec vos textes."
- Elle, épilation totale.
- Elle,..
..chatte buisson.
- Avec des mauvaises herbes.
Alors qu'elle,..
..tondue de ce matin.
Avec la languette, comme sur le Flanby.
- C'est limite Marais Poitevin, avec le bouillon de culture.
- La mère, jardin à la française,..
..et la fille, abricot.
- Non, elle est en pelouse, ou en green de golf.
- Abricot, je te dis.
Et elle ?
- C'est un homme.
- Et alors ?
Des hommes se rasent la chatte. Pas vous ?
- Non.
- Là, bien taillé au laser.
Triangle isocèle, avec hypoténuse.
- T'aurais dû en faire ton métier.
- C'est bizarre. Chez les animaux, la saison du rut dure 2 mois.
Ça dure toute l'année juste chez les humains.
- Surtout chez Jean-Georges.
- Chez le Jean-Georges.
- J'aimerais bien que..
..ça dure que de janvier à mars.
Après,..
..je pourrais manger et dormir.
J'en peux plus, les mecs. J'y passe tous les soirs.
- T'inquiète pas.
Avec le mariage, ça durera pas.
- Ah bon ?
- Et toi, avec Alice ? - Alice ?
Une catastrophe.
Elle veut qu'on soit amis.
- Et alors ? On est bien amis.
- L'amitié, c'est comme l'amour sans sexe.
- Sans le truc le plus intéressant.
L'important, c'est..
..que tu la rappelles jamais.
- Allô Alice, c'est Marc.
- Ah. Ça va ?
- Oui, super. Je pensais à toi.
En tant qu'amie.
- Oui?
On garde Mario, Peter et Jimmy.
* Les autres, pas la peine. OK ?
- OK.
Si on se baladait avec ce beau temps ?
- J'ai un shooting place Dauphine. Une pub pour Vogue Homme.
Passe, mais je serai occupée.
- J'aime cet endroit. André Breton disait que c'était le sexe de Paris.
- Ah oui ?
Car c'est un triangle avec des buissons, au milieu de la Seine ?
- Oui.
* - Ça reste une promenade amicale ?
- Bien sûr, évidemment. Tu me connais.
* - Cool.
A tout à l'heure. * - OK.
- Salut
- Là, on est dans le vrai.
- Mario, Peter et Edouard, vous jouez aux boules, en même temps.
Vous les relancerez à chaque fois.
You play with your balls, OK ?
Jessica, look at me.
T'es française. Regarde-moi, souris. Non, ne souris pas.
Ne me regarde plus. T'es une sculpture, oublie-moi.
Tu dois embrasser Jimmy. Tu vas l'emballer.
T'es une salope, une chaudasse. T'as déjà embrassé les 3 autres.
Maintenant, c'est Jimmy. Et tu lui manges la bouche.
Tu l'emballes.
Tu dois y aller comme ça. Regarde.
Je veux voir la langue. Penche la tête.
Tu ouvres bien. Tu sors la langue, et je veux que ce soit chaud.
On est tous motivés ?
Marc toussote.
- Tes collègues ont l'air sympas.
- Regarde, Jessica.
You kiss him like this.
Allez.
You understand ?
- Je suis pas sûr qu'ils aient compris.
You don't understand.
Ils ont pas compris.
Tout à l'heure, quand je t'ai insulté,..
..c'était contextuel. Je le pensais pas.
Si on le refait, ça te dérange pas ?
- Je sais pas.
- Avec toi, la vie a un goût de goyave.
Ou de papaye. Je confonds les deux.
Quelle est la différence ?
- Je sais pas.
- C'est la 1re fois qu'on fait l'amour,..
..mais pourtant, c'est comme si...
Tu trouves pas ?
- Je sais pas.
- Tu vas quitter ton mec ?
- Je sais pas.
- Tu veux qu'on reste amants ?
- Je sais pas.
- On va se revoir ? - Je sais pas.
- Pourquoi tu répètes ça ? - Je sais pas.
- Quitte-le.
Quitte-le, s'il te plaît.
Quitte-le. - Non.
- Pourquoi ?
- Quand je serai disponible, je t'intéresserai plus.
Et tu le sais.
- Je sais pas.
- Tu vois ?
- Je sais pas.
- "Monsieur, le comité de lecture de Flammarion, à l'unanimité,..
.."Vous suggère de renoncer à toute velléité d'écriture."
- "Monsieur, suite à l'envoi du manuscrit, pouvez-vous contacter..
.."Francesca Vernisi, aux éditions Grasset."
- Bonjour.
Je dois voir Mme Vernisi.
- Oui, et vous êtes ?
- En retard.
Marc Marronnier.
- Francesca Vernisi.
Enchantée.
Oui.
Notre réceptionniste a la turista.
- Formidable.
- Asseyez-vous, je vous en prie.
Vous avez un rapport avec Marronnier, le critique ?
- Oui. Je m'excuse des horreurs que j'ai écrites sur vos auteurs..
..éminemment talentueux par ailleurs.
- Il fallait bien vous exprimer ailleurs qu'en soirée.
Bref.
Alors, j'ai lu votre manuscrit. "L'amour dure..
.."Trois ans". J'adore ce titre con.
J'ai eu un peu de mal à entrer dedans.
Mais il y a un petit ton, une petite musique.
Je sais pas si c'est voulu.
On en reçoit beaucoup, des romans de petites têtes à claques.
Mais l'ensemble se tient. Je suis pas sûre..
..que la forme soit vraiment votre priorité. Mais..
..c'est ça qui est vivant.
C'est un peu prétentieux, il faut muscler..
..le 2e tiers, mais je veux le publier pour la rentrée.
C'est bien,..
..pour nous, d'avoir des 1ers romans car on a des quotas à remplir.
- Vous n’êtes pas obligée.
- Non. Ça, c'est mon verre d'eau. Repose.
- Ah. - Merci.
Comme à-valoir, vous voulez combien ?
- 60000 euros ?
- On verra plus tard, mais la réponse sera non.
Je pense qu'il faut changer votre nom.
- Personne me connaît, à part 30 confrères.
- Ce sont les 30 critiques qui comptent, et ils vont démolir..
..votre livre. Comment voulez-vous vous appeler ?
- Ouais. Vous l'épelez comment?
- Regarde ces cadeaux. Canapé, télé.
Regarde sa façon de fermer la porte.
"Vivre dans la même ville que vous." Gérard Philippe.
"Se réveiller le matin, à quelques centaines..."
Dialogues de Roger Vailland.
"Savoir que vous êtes là, si proche,..
.."Et ne jamais vous revoir..
.."M'est insupportable.
"Je devais faire quelque chose.
"N'importe quoi."
Regarde ce beau visage. Annette Vadim, 20 ans.
Cette pureté qui veut être souillée.
- Elle est belle.
Elle me donne envie de sauver des phoques.
Sublime.
- J'ai loupé..
..la scène de cul ?
- Dans les années 60, c'était considéré comme un film de cul.
- Ah. - Ouais.
Alors, t'es publié ?
- Malheureusement, oui.
Alice ne le sait pas.
C'est publié sous pseudonyme.
- Je suis trop fier de toi.
Viens là.
- Bon, ça va.
On part en week-end, ensemble.
- Tu lui diras, pour le livre ?
- Si je lui dis, elle me prendra pour un misogyne et me quittera.
- Elle le découvrira bien.
Et là, en plus de ça, tu passeras pour un menteur.
C'est le pire, pour une femme.
- Tu crois ?
- Elle te larguera comme une merde.
- Bon, le Pays basque, c'est très beau.
Pour être franc, on a surtout vu ce qu'on pouvait voir de la chambre.
- Ça, par exemple, on l'a pas vu.
Ça non plus.
Ça non plus.
Ça, pas du tout.
Ça, on a très bien vu.
On n'a pas vu.
On a vu.
On a pas vu.
On a vu.
Pas vu, pas vu non plus.
On oublie.
Pas ça.
Ah oui, là, on s'est installés.
On a vu, "survu", revu, te-revu.
Pas vu, pas vu. Ah si, ça oui, car on est sortis une fois.
Je dois te parler d'un truc important.
- Tu vas me demander de quitter mon mari ?
On peut pas marcher sans se prendre la tête ?
- Je veux te parler d'autre chose.
T'es avec lui, ou avec moi ?
- Tu recommences ?
- Il faut que tu choisisses ? Tu lui parles quand, de nous ?
- Mon amour, pourquoi tout gâcher ? On est bien, là.
Profite de l'instant.
- Ça peut pas continuer.
Je suis le type qui te comble, et après, tu rentres chez lui épanouie.
- Tu vas trop vite.
Je lui parlerai, mais laisse-moi du temps.
- Alice, j'ai trente ans, je veux me poser.
Les femmes n'ont pas le monopole de l'horloge biologique.
- Tu voulais dire quoi ?
- Rien. Enfin, si.
J'ai pris tes pieds en photo.
- Salaud !
- Ils sont ridicules.
On dirait des petits beurres de LU.
- C'est dégueulasse. - OK, j'efface.
Tu sais, ce livre.
- Les filles du Elle en parlait. Quel ringardise.
Quel pessimisme beauf.
Féodor Belvédère.
Pour qui se prend ce mec ?
- Tu l'as lu ?
- J'ai pas pu finir. C'est de la merde, du Cioran de supermarché.
Les Russes sont machos.
- Cioran était roumain.
Je comprends qu'un Russe écrive des trucs lyriques, comme ça.
Il y a une étape à franchir, au bout de 3 ans.
- Tu crois pas en cette théorie d'ado..
..attardé ?
Ce débile confond désir et amour.
- C'est un bon sujet de livre.
On m'en a dit du bien.
Vraiment.
- Logorrhée de pauvre branleur immature.
Vraiment.
- Oui, t'as...
T'as peut-être raison.
Le gars doit faire l'amour sans sentiments.
Le truc...
On a pas un train à 16h52 ?
- Alice.
Alice ?
Qu'est-ce qui va pas ?
Ça va pas ?
Que t'arrive-t-il ? - Je suis fatiguée.
C'est pour qui ?
- Les fleurs ? Ma secrétaire a calculé,..
..aujourd'hui, mon amour,..
..ça fait 3 ans qu'on est ensemble.
Voilà.
T'as pas l'air bien.
- Je suis contente.
Je suis contente.
- Ça va trop vite, Alice. Tu peux pas me faire ça.
On a fait l'amour partout, ici.
Tu vas pas me quitter pour Marc. C'est le plus moche de mes cousins.
Physiquement, c'est incohérent. T'es folle.
- Je suis désolée.
- Pardon, messieurs, dames.
Vous êtes très doué.
En quelques soirs ici,..
..vous maîtriserez parfaitement notre danse.
- Merci. Votre établissement est très chaleureux.
- C'est très gentil, mais nous devons y aller.
- Merci.
- Comme ça, comme ça, comme ça.
- Non, c'est...
- Il y aurait des lapins à Porte Maillot.
- Ah bon ? - Oui.
J'ai jamais vérifié.
- Allons vérifier.
- Ah oui ? - Oui.
- OK.
J'ai bu. - J'aime être ivre avec toi.
- Ah bon ? - Oui.
- Moi aussi.
Lé, regarde !
- C'est quoi ? - Un terrier.
- C'est pas... Oh, un lapin qui vole.
Non, c'est un pigeon. On veut pas te manger.
- Il y a aucun lapin.
- Lapin.
- On nous a menti. Il y a aucun lapin.
- J'oublierai jamais ce moment.
- On dit ça quand la colo est finie.
- D'accord. J'oublierai presque jamais ce moment.
- Je l'oublierai toujours.
- Je te déteste.
- Tu me dégoûtes.
- Hors de question qu'on tombe amoureux.
- Entièrement d'accord.
- Je devais rester anonyme.
- Bonjour, d'abord.
- Bonjour. - Ça se fait.
Je sais pas pourquoi, ton livre fait un carton.
Tout le monde veut te voir, et j'en ai..
..marre d'expliquer que t'es mort.
T'es mon seul auteur vivant à vouloir être connu à titre posthume.
- Je ne veux pas me montrer.
- Comment ça, tu veux pas ?
T'es pas les Daft Punk.
- Mais... Emile Ajar, ça a bien marché.
Oui, je sais ce que tu vas dire, je ne suis pas Romain Gary.
- Voilà.
- Attends un peu.
Ça va trop vite. Et il y a une histoire derrière.
C'est pas...
Écoute.
C'est un peu long à expliquer.
J'en ai pas parlé à ma petite amie.
Alice est tellement belle.
Les pieds, c'est un détail. Quand on aime, on s'en fout.
C'est tellement beau.
Je l'ai convaincue de quitter son mec pour vivre avec moi.
- On s'en fout, de ta vie.
T'as raison.
Tu t'assois sur tes 300000 euros de droits d'auteur ?
- Je suis un poète maudit. Je suis au-dessus de tout cela.
C'est pas...
Alice...
Attends, t'as dit combien ?
- Il y a combien de langues ?
Tu les comptes ?
On peut pas rivaliser.
En plus, regarde.
Le moteur accélère.
- C'est pour nous remplacer.
- Une femme a mis ça au point pour nous nuire.
- A tous les coups.
Ah, vous avez des Tenga.
- On en a une petite quantité.
- C'est bien. - Ça se vend bien.
On les garde difficilement. Vous connaissez ?
- Oui, je connais. - C'est génial.
- Ça évite les fleurs, les restos.
- Ça vous va bien.
Il faut la prendre. Le Tenga,..
..c'est comme un sexe de femme en boite.
- Parfait pour remplacer Kathy.
- Quoi ?
- Enlève, je comprends rien.
- Kathy ?
- Ah putain.
Dis rien à Pierre.
Mais c'est fini.
- Mais...
- Elle m'a parlé anglais, ça m'a excité. Ça arrivera plus.
C'est pas grave.
- C'est grave, que tu m'en aies pas parlé.
Enfin...
Ça plairait à Alice ?
Je suis amoureux.
* - Un phénomène se passe. Un livre est en tête des ventes.
* "L'amour dure 3 ans", de Féodor Belvédère.
* Ça sent le pseudo à plein nez.
* Il y a plein de rumeurs, on sait pas qui l'a écrit.
* Certains disent que c'est Jean d'Ormesson.
- Ah.
- Si c'est moi, jure de rien dire.
- T'es pas la bonne personne pour m'apprendre mon boulot.
- Je me méfie.
- C'est bien ce que je dis.
- Le prix de Flore est décerné à Féodor Belvédère..
..pour son livre..
.."L'amour dure 3 ans."
- C'est pas moi, je ne suis que l'éditrice de Féodor.
Il a écrit un message qu'il m'a chargé de vous lire.
Une écriture de cochon.
"Merci infiniment."
Pas très original.
"Je suis extrêmement touché par ce prix.
"D'autant plus que je ne suis pas un vieux Russe mort,..
.."Mais un jeune auteur vivant."
- C'est pas toi, quand même ?
- Bien sûr que non.
- "Dans cette salle..
.."Parmi vous ce soir."
Merci pour lui.
Merci pour toi.
- Non, mais c'est pas moi. Non, c'est pas moi.
C'est pas moi.
C'est pas moi.
Non, c'est pas moi.
- Marc, s'il vous plaît. Marc, Marc !
* - Coup de théâtre dans le milieu littéraire. On est en direct..
* ..du Flore, où on vient d'apprendre..
* ..que Féodor Belvédère est Marc Marronnier.
* - C'est pas moi. Vous vous trompez, c'est pas moi.
* - Marc, une déclaration. Marc, marc.
* C'est une situation inédite.
- Je rêve, là.
* - Marc. Marc.
* - C'est occupé. C'est pas moi.
- Quel gros connard.
- Ils sont partis, tu peux sortir.
- Judas. Pire que Judas, Judette. Judasse.
Editrice.
- Mon fils!
Tu sais, Yulya a adoré ton roman.
C'est pas Tolstoï', mais ça lui plaît.
- C'est un bouquin sympa. - Merci.
- C'est vous qui avez..
..acheté le jury ? - Non, c'est gratuit.
- C'est trop fort, ça.
Ça va lui rapporter combien, en tout ?
- Ça dépend, ça.
- Formidable. Mais il y a quand même les impôts.
On y va?
A tout à l'heure.
- Ton père est toujours ainsi ?
- C'est pas mon père, mais moi dans 30 ans.
- Il arrive.
Bonsoir. - Bonsoir.
- Bonsoir.
Que se passe-t-il ?
- J'adore ce que vous faites. - Ah.
- On est contentes que ce soit vous.
- Enfin.
- Vous voulez que je mette quoi ?
- Votre numéro, par exemple.
- Ah.
Que se passe-t-il ?
On part en week-end ?
- Féodor Belvédère, c'est l'anagramme de "Je suis un con" ?
- J'ai dit que c'était pas moi..
..toute la soirée.
- Arrête..
..de mentir.
Le livre le plus misogyne de l'année.
L'auteur me supplie, me dit qu'avec moi, la vie a un goût d'ananas.
- De papa)le
- On parle du même.
T'es un escroc pour tes lecteurs,..
..ou pour moi.
Donc, on en reste là, car j'ai pas besoin d'un escroc.
- J'ai voulu t'en parler plus tôt.
Je l'ai écrit avant de te rencontrer.
- C'était après ton divorce, et t'étais marié, à l'enterrement.
- Mais non, pas du tout.
J'étais avec...
J'étais quelqu'un d'autre, tu m'as changé.
- Ouais ? - Oui.
- Là, tu vas changer de nana, car je déteste la mauvaise foi.
- T'es jalouse de mon succès ?
- En fait, t'es encore plus con que ton livre.
- Je m'excuse d'écrire des best-sellers ?
- T'es une merde. Et ton titre est faux.
Avec toi, ça dure moins, et c'est pas de l'amour.
Inutile de te dire que c'est la dernière fois qu'on se voit.
- Je vais te manquer.
Et merde.
- Si elle est sortie nue à ce moment-lé...
- Café. Cognac.
- Que se passe-t-il ?
- C'est pas un coup de foudre.
- Si.
- Dommage qu'Alice soit pas là.
- Justement, elle reviendra sûrement jamais.
- Ah. - C'est fini.
- Ça va être de ma faute.
- Tel père, tel fils.
Les lapins font pas des loutres.
- Je m'en doutais.
Je te l'avais dit, Yulya.
Marc a quelque chose..
..à m'annoncer.
- Alice a fouillé dans ton portable ?
- C'est à cause de mon livre.
Voilà.
- Viens, on va se parler.
- Mais on n'a jamais fait ça.
- Tu dois me prendre pour un vieux con hédoniste.
Quand ta mère m'a quitté, je m'en suis jamais remis.
Et depuis, eh bien, je m'amuse.
T'as déjà essayé le Cialis ?
- Je veux rien savoir.
- Attends.
La vie continue.
J'ai divorcé à 40 ans. Maintenant, j'en ai bientôt 70.
Je peux te dire que sexuellement,..
..j'en ai encore sous le capot.
- Super.
- Rien qu'hier soir,..
..j'ai déglingué la petite. Et plusieurs fois cette semaine.
- Pas de détails.
- Ton papa est endurant.
- Ça recommence.
- Notre lit est le plus grand..
..chapiteau du monde. - Je t'entends pas !
- C'est très gentil. Merci, et au revoir, Françoise.
Tu crois que c'est foutu, avec ta nouvelle ?
- Tu sais que les livres font des dégâts autour de soi.
- Vous avez un prénom ?
- Juliette. Votre livre a sauvé ma vie.
Je peux vous embrasser. - Non, merci.
Si elle t'aime, c'est rattrapable.
Voilà, Françoise.
- Moi, c'est Juliette.
- Merci, et au revoir, Juliette.
- Surtout, continuez. - Comptez sur moi.
- Bonjour, je suis Claudine.
- Quand je suis né, vous vous êtes quittés. Donc, ça a déteint sur moi.
Il faut pas aller chercher le coupable bien loin.
- Mais tu t'entends ?
"L'amour dure 3 ans, c'est la faute à maman."
T'as quel âge, Marc ?
Avec ton père, on s'est aimés. Bon, c'était une autre époque.
Si tu l'aimes vraiment, cette...
- Alice. - Si tu l'aimes, vas-y.
Fonce. Renonce pas avant de te battre.
T'ai-je appris à abandonner ?
Regarde ma vie, mes livres,..
..et quand j'ai vaincu mon cancer du sein.
Tout ça s'obtient sans lutter ?
C'est quoi, cette génération de mecs qui braillent partout ?
On est des vraies femmes, on veut de vrais..
..hommes, pas des couilles molles.
- D'accord, très bien. Je te remercie pour tes conseils.
Je vais synthétiser entre toi et papa.
Entre Cialis et couilles molles, je m'en sortirai.
- Fais donc ça.
- Pardon, mesdames.
- Christelle. - C'est joli, Christelle.
- Je pensais à elle tous les soirs, et je buvais pour l'oublier.
Avec l'effet inverse.
Un verre, s'il vous plaît.
Merci.
Vous voyez, elle est là.
Elle est là.
Elle est là.
Elle est là.
Elle est là.
Elle est partout.
Alice.
La gloire me permet de coucher avec n'importe qui,..
..et permet à n'importe qui de coucher avec moi.
- Tu parles seul ? Faut que t'arrêtes de boire.
Je pensais pas que ça marcherait, avec toi.
Le mec du Goncourt, c'était simple, il avait 80 ans. J'étais inespérée.
- Et le Médicis ?
- Elle était très chiante, pas d'humour, pas comme toi.
T'es super drôle.
- Et le Femina ? - Gentille.
Au lit, pas top, mais gentille.
Par contre, le Nobel, quel coup..
..d'enfer. Je le conseille à toutes.
..mes copines.
- T'aimes Michel Legrand ?
- Qui?
- J'ai rarement eu des conversations..
..si intéressantes. Je suis bouleversé.
Quand je suis dans cet état d'échanges profonds,..
..je dois prendre l'air, pour pouvoir suivre, si on reprend.
Je te propose de commencer..
..une activité sexuelle monogame, avec toi-même.
Quand t'es à température ambiante, je reviens.
OK.
Jean-Georges, c'est moi. Viens me sauver.
Je t'ai aidé une fois, alors tu dois m'aider là, très vite.
Très, très vite.
Elle est vraiment partie ?
- La prépubère ? Oui. Je l'ai mise dans un taxi.
- Non, Alice.
Elle a laissé un t-shirt.
- Quelle merveille. - Ouais.
Son parfum.
Parfum à elle.
- Tu rigoles, là ? Qu'est-ce que tu fous ?
- Laisse-moi. Laisse-moi.
Je veux mourir. Où est la fenêtre ?
- Attends que je sois parti.
Voilà, merci.
Oh, putain.
- T'as déjà souffert par amour ?
On se connaît. Tu sais que j'ai jamais aimé.
- Je t'envie. J'en ai plein le cul, d'être amoureux.
- Le parfum te fait tourner la tête ?
Attends, c'est moi qui t'envie.
J'ai toujours souffert de ça.
J'aimerais connaître ce que tu traverses.
- Je suis un misogyne ?
- Je suis pas très bien placé pour répondre.
Mais je savais que le livre passerait pas.
Allez, bonne nuit.
- C'est la faute au livre.
- S'il vous plaît.
Silence.
Je voulais dire à tous mes amis ici réunis...
Arrête de mettre la main partout.
On est mariés certes,..
..mais pas morts.
Si vous voulez nous inviter à des soirées,..
..costumées, ou sans costumes,..
..on est en 2012, et c'est pas la fin du monde.
Continuez à nous proposer des choses.
A moi seule, à lui seul, ou comme vous voulez.
On est ouverts à tout.
- Je voudrais dire que je suis heureux car je suis devenu un mari.
Mais surtout, je voudrais dire que grâce à Kathy,..
..je me suis reproduit.
Les gens applaudissent.
Un nouveau "moi" est en marche.
- Un nouveau "nous" est en marche.
- J'aime cette folle. Voilà.
Sans langage commun, je la comprends le soir, quand elle dit..
.."Oh fuck !",..
..ou, "Oh, God. Oh, God.".
Je t'aime.
- Allez, Marc.
- Je vais faire un discours. C'est le but du témoin.
- Heureux témoin. - Voilà, merci.
Tu m'ôtes les mots de la bouche, car on est tous heureux pour vous.
Qui le serait pas, face à cet attelage..
..réhabilitant devant l'inconscient collectif.
Le couple formé..
..par l'intello coincé,..
..et la potiche nymphomane.
Mais..
..ce que je voudrais dire ici, à notre cher couple,..
..et à tout l'aréopage de pique-assiettes, c'est que..
..ce que vous applaudissez, là, c'est pas de l'amour.
Non, c'est une publicité.
Parfaitement, une page commerciale.
Quand consomme-t-on le plus ?
Au moment des ruptures, et des rencontres.
Incroyable. C'est à ce moment-lé..
..qu'on change d'appart, de voiture, de télé.
Laisse-moi.
Je sais ce que je dis.
Laissez témoigner le témoin !
- T'es trop long.
- La société n'a pas besoin d'amour. Elle a besoin de son troupeau..
..de consommateurs, comme vous, avec vos fourchettes et couteaux.
L'amour..
..ne dure pas 3 ans, ne dure pas une heure,..
..ni 3 secondes, car pour durer, il faudrait qu'il existe.
C'est tout ce que je voulais dire. Mais j'ai un cadeau.
Puisque l'amour est un mensonge,..
..autant le couvrir avec élégance.
Pour le coup, je suis allé à Kaboul exprès.
Et j'ai trouvé ça.
- T'es pas drôle. - La méthode..
..talibane !
Fidélité en couple. Avec ça,..
..si votre couple dure pas...
Huées
Quoi ?
Vous savez bien. La ferme !
Vous êtes pathétiques.
Vous êtes pathétiques !
Allô ?
J'en ai rien à foutre, de votre bonheur. Rien à foutre.
C'est fini, Alice. C'est fini.
Bon, j'y vais.
* Je vais vraiment y aller. Tu me verras plus jamais.
* Alice. Alice!
* Alice. - Ta gueule.
* - Vous êtes en train de baiser ?
* Mais oui, je l'entends d'ici, l'autre qui te fourre.
- Il a aucun amour propre. Il continuera.
* - Oui, Antoine. T'as un micro pénis.
* incapable de faire jouir un schtroumf. incapable !
- C'est toi qui lui as dit ça ?
- Pas du tout.
- T'as pas dit ça ? - Non.
- C'est pas vrai, en plus.
- Non. Pas du tout.
- A quel moment c'est un micro pénis,..
..par rapport à un petit pénis ?
- C'est pas la taille qui compte.
- Pourquoi tu dis ça ? Tu lui dirais ça, à lui ?
A l'autre, là.
- Je lui dirais pas ça.
- Pourquoi tu me le dis à moi ?
- Je sais pas, j'essaie de te rassurer.
- Me rassurer ? J'ai un micro pénis ?
- Non, pas du tout.
- Il est pas gros, mais pas micro.
- C'est pas du tout micro. C'est entre les deux, normal.
- Alice.
Tout ça peut faire un peu mise en scène,..
..et en temps normal, je suis contre le rituel de la lettre d'amour.
Surtout quand je me fais larguer sans sommation.
Mais je voulais reconstruire par l'écriture ce qu'elle avait brisé.
Ce que je voulais dire à Alice était très simple.
Je pense à elle le matin,..
..le soir,..
..dans la rue,..
..en marchant dans le froid.
Je faisais exprès de marcher lentement..
..pour penser à elle plus longtemps.
- Pauvre con.
- J’annonçais à Alice que je l'attendrais tous les soirs,..
..à 19h, là ou elle m'avait embrassé pour la 1re fois.
- Mytho.
- invité du Grand Journal, Marc Marronnier,..
..qui a reçu le prix de Flore.
Bonsoir, Marc Marronnier. Pensez-vous..
..que l'amour dure 3 ans ?
- Petite précision,..
..vous avez rien inventé. Dans la littérature orientale,..
..l'amour dure pas plus de 1001 nuits.
- Si on calcule, 1001 nuits, ça fait,..
..de tête, 2,745 années.
C'est ça. C'est un débat technique.
Dans Tristan et Yseult, vous savez combien de temps dure le filtre..
..d'amour ? - 3 ans ?
- Eh ouais.
Alice, je...
- C'est Ali.
- Je parle pas à lui.
Alice,..
..Je...
Je t'aime.
- Mais qu'est-ce qu'il fait ? Oh, putain !
Le con.
Téléphone
- Oui, allé ?
* - On parle de toi au Grand Journal.
- Ah bon ? * - Oui, tu vas voir.
* - Pas trop long.
* - Alice, tu me prends pour un crétin puéril.
* - Elle est pas la seule.
- Je...
J'hallucine.
- L'amour s'altère pas en heures,..
* ..mais survit jusqu'à la fin des temps.
* Si on me prouve que c'est faux,..
* ..j'ai jamais écrit, personne n'a jamais aimé.
* "Nor I never..
* .."writ, nor I ever loved".
* - C'est pas de vous.
* - Ça pourrait. - Il est dingue.
* - Si elle regarde...
* Alice, je sais que tu me mépriseras.
* T'auras raison, car c'est une gesticulation médiatique pour toi.
* Mais grâce à toi, je sais que l'amour est un pari,..
* ..c'est comme la foi en Dieu.
* Tu as des dents de vampire, et des pieds très originaux...
* Vous avez jamais été amoureux. Vraiment des idiots.
* Ce que j'essaie de dire,..
* ..c'est que je me suis ennuyé toute ma vie, mais jamais avec toi.
* Ce livre..
* ..qui pose tant de problèmes entre nous,..
* ..c'est le cri d'un homme qui souffrait..
* ..de ne pas t'avoir rencontrée.
- Il est insupportable.
Insupportable. * - Je rappelle..
* ..le titre du roman,..
* .."L'amour dure 3 ans".
* Tout de suite,..
* ..le service après-vente.
- Marc Marronnier est où ?
- Il est parti par là-bas.
- Taxi.
- Marc!
Marc.
Je t'aime.
Je t'aime.
- Alors ?
On y va ? Mon compteur tourne.
J'ai pas que ça à faire.
- Mais non, je ne suis pas du tout blessé. Pas du tout.
Pas du tout blessé. Pas mal, pas mal.
"No man never writ, nor no man ever loved."
Je vais bien.
Je vais bien.
- Formidable, cette dépression.
J'y aurais jamais pensé. Très bonne idée.
- Je vais pas bien, je souffre, là.
- Le coup de la déclaration en direct à la télé, c'est..
..génial. Il fallait oser.
- Mais ça a jailli.
J'ai rien compris à l'amour.
- C'est ce que j'ai toujours pensé.
Mais bravo.
- Je veux recommencer à zéro.
Je veux faire un documentaire sur l'amour.
- J'ai une autre idée.
Des amis font une maison d'écrivain en Australie.
Je peux te pistonner pour que t'y ailles.
Tu peux rester 18 mois, comme tu veux.
- Tu te débarrasses de moi ?
- Je dis ça pour ton bien.
- C'est ce qui m'inquiète.
- Aujourd'hui, on aime l'amour plus que les êtres.
Cet amour de l'amour est totalement meurtrier, à mon avis.
- Quand Pascal dénonce l'amour de l'amour, je m'y retrouve.
Il faut soustraire l'amour, à l'amour de l'amour. Bien sûr.
- C'est une maladie. Terrible.
On sait pas pourquoi on tombe sur cette personne-lé.
Pour moi, l'amour dure éternellement.
Ce qui dure peut-être 3 ans maximum, c'est l'attirance physique.
- C'est une théorie charmante, mais ce n'est pas sérieux.
Chacun sait que la puissance orgasmique..
..des femmes est supérieure à celle des hommes.
Donc, ça nous concerne pas.
C'est des foutaises. Des foutaises.
- La meilleure façon de faire durer l'amour, c'est de le pratiquer.
Moi, je conseille toujours ça aux ecclésiastiques..
..disant qu'il ne faut coïter qu'au moment fécond.
Il faut coïter surtout en dehors de ces moments-lé.
Les femelles ouistiti,..
..quand elles voient qu'on leur pique..
..leur mari, repassent au turbin.
Je dirais donc que le slogan, c'est..
.."Si vous voulez que votre mari soit fidèle,..
.."Ou réciproquement, baisez.".
- Il y a aussi l'amour-amitié,..
..l'amour-attachement, l'amour-tendresse.
Aussi, l'amour des parents pour les enfants ne dure pas que 3 ans.
Ou, si tel est le cas, les petits sont mal partis.
Il y a plusieurs genres d'amour, et il faut rappeler ça à Marronnier.
Son théorème, par ailleurs, est extrêmement frappant.
- Marronnier m'agace car..
..Il y a trop de certitudes.
Statistiquement, c'est peut-être ainsi,..
..mais je pense qu'on peut pas..
..parler statistiquement de l'amour.
- Alors ?
- C'est chiant.
- T'y connais rien. Pourquoi je te demande ?
Grèce à ça, je peux aller à Melbourne pour écrire.
C'est un peu conceptuel, mais c'est pas chiant.
- Tu pars quand ? - Bientôt, pourquoi ?
- J'ai un truc à te dire.
- Rien de grave ?
- Je veux que tu sois mon témoin.
- Ah non. Tu vas pas t'y mettre.
- Fais pas cette tête.
Je dois te raconter.
En fait...
Il s'est passé un truc, une sorte de déclic.
Je peux pas l'expliquer.
Je crois que ça doit être ça, l'amour.
J'ai pris des leçons de surf.
- Respire.
Le mec arrive, une espèce..
..de blond. Tout ce que je déteste.
Plus beau que moi.
- Fléchis.
- Et puis, il s'est passé un truc.
- Feel the balance.
- Il s'est passé quelque chose.
- Vous avez fait du surf.
- Tu me donnes chaud.
- Ouais, aussi.
Que nous arrive-t-il ?
- Je sais pas.
Ça m'est jamais arrivé.
- T'as ta tête de dépressif.
- Quoi ?
- T'as ta tête de dépressif.
Les femmes, c'est comme le tabac, il faut arrêter.
- T'as peut-être raison En plus, j'ai des goûts.
..de pédé. J'aime Proust, Visconti,..
..Lady Gaga.
Ah.
- On est pas pédés, nous.
On est pas des tarlouzes.
On en a juste marre des connasses.
- D'accord, mais... Enfin...
- Quoi ? - Quoi ?
- Quand vous êtes ensemble, tous les deux,..
..tout nus, la nuit...
A un moment, vous...
- Attends, arrête-toi. On se fait du bien, mais..
..c'est de l'entraide. - Ah ?
- C'est différent.
On s'aime. C'est de l'amour.
Mon pote, le prêtre, Vanish Le Tallec,..
..vient ici pour nous connecter avec le grand Tout.
- Vanish Le Tallec, le gourou qui sort..
..de prison ?
- Pourquoi tu juges ?
- Pourriez-vous régler ? Je termine mon service.
Je vais aller à la plage.
Toute seule.
- Vous avez déjà fait l'amour, aujourd'hui ?
- Si.
Mais je suis pas fatiguée.
- L'hédonisme.
- Je bois un truc.
Tu veux quelque chose ? - Non, merci.
- Il y a combien de degrés d'alcool ?
Non.
Oh non...
Non ! Putain !
- Bienvenue dans la famille.
- Santé, les amis. - Santé.
Passe la boisson d'homme.
Je te laisse ça, c'est pour les pompes à vélo.
- Ouais.
C'est quoi ? - Du porc gascon.
- Il a l'air bien, là.
- Bien rosé, bientôt cuit.
- Quoi ?
Ça peut sauter des générations.
- Mon arrière-grand-père était béké.
* Tous les hommes pensent connaître l'amour.
* Mais nous savons tous que l'amour est un mystère.
* Une telle union..
* ..est rare, miraculeuse,..
* ..et sacrée.
- Vive les mariés.
* - Jean-Georges, Steve, j'ai une surprise pour vous.
- Ne gâche pas tout.
* - Non, je crois que mon cadeau va leur plaire.
- Fais pas le con.
- Taxi.
Emmenez-moi là, pitié.
* - Mesdames et messieurs, Jean-Georges et Steve,..
* ..pour vous, l'immense, le gigantesque,..
* ..le plus grand compositeur du monde, une légende vivante,..
* ..mon idole absolue,..
* ..M. Michel Legrand !
- J'ai couru depuis Paris, j'ai un point de côté.
- Moi aussi, depuis que je te connais.
- J'avais raison, vous êtes des amoureux.
- Surtout elle.
- Surtout lui.
- Surtout elle. - Surtout toi.
Moi, pas du tout.
C'est juste sexuel.
Mais ta théorie, du crédit de 3 ans...
Si on se voit pas pendant 3 mois car j'ai rencontré un mannequin,.
..ça rallonge de 3 mois ?
- Oui. Enfin, non. On s'en fout.
Je trouve que ce serait bien qu'on se quitte plus. Ce serait bien.
- Ah oui ? - Oui.
- D'accord, mais jusqu’où ?
Jusqu'au 20 février, ou jusqu'au 7 mai ?
Je comprends pas bien. Ça change tout.
- Ça va bien se passer.
- On compte à partir du 1er orgasme.
- Ils ont pas encore commencé, on dirait 2 tortues.
- On compte plus en années. - Mais en personnes.
- Je sens cette histoire d'amour charmante.
D'autant que cette... Comment elle s'appelle ? Alice, voilà.
Elle a un potentiel d'emmerdeuse, donc ça peut durer.
- Pas besoin d'être 2 pour s'aimer. Je m'aime, tu m'aimes.
- Exactement. - C'est ça, l'amour.
- Je te laisse, Ingrid. Je t'embrasse.
Si Marc la largue bientôt, on a le 2e tome.
Avant l'été, c'est le jackpot.
- Je compte les années qui lui restent.
- Que dis-tu ? - Non, rien.
My love.
- Alice ? Je sais même plus qui c'est.
On est tellement bien, avec Svetlana. Ça va ?
Svet et moi, c'est pour la vie.
- Ça fera 3000 euros.
- 3000, quand même.
- Vous pensez que j'aime les petits écoliers. Pas du tout.
Ce sont des DéliChoc.
- Il devrait l'épouser. Avec moi, il était trop jeune.
Là, c'est la bonne.
- C'est bien, "lé, c'est la bonne". Ça peut faire un bon titre.
Sous-titrage : C.M.C.
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