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…
Musique rap
- Ils nous guettent - Ils nous mentent
- Ils nous tourmentent - Ils nous tuent
- Ils nous mentent, ils nous abattent …
Ils nous insultent, ils nous mentent …
Ils nous tourmentent - Ils veulent nos têtes
- Ils nous tuent …
Dans la rue - Ils nous abattent
- Ils nous mentent …
…
Ils veulent nos têtes …
…
Ils veulent nos têtes …
J'habite à quelques mètres de la taule où on compte me mettre
On a visé la tête quand l'école m'a écarté net
Puis j'ai un rôle dans le hall, je suis quartier-maître
Je vis où la route s'arrête
Où le doute s'invite et où le shoot s'achète
Il faut cacher le sachet, pas les faire disparaître
Car les trachées sont tranchées à coups de machette
J'ai les rêves que l'espoir fait naître
Porte la peur de les voir figés si dehors mon histoire végète
On m'a négligé et je jette des crachats sur les portes-fenêtres.
Et j'ai un trophée par défaite
Sur mon cœur ils sont tous greffés
C'est les fous qui ont toute leur tête
On attend que la misère cesse de nous hanter
…
- Hé, arrête. - 69, Lyon, hein, dis la vérité.
- Slim, tu passes par derrière ? - T'inquiète.
- Pourquoi ? - C'est bon.
Tu poses trop de questions. - C'est bon.
- Qu'est-ce qui a ?
Il sonne - Ça va, calme-toi.
…
- Hamdoulillah !
- 3 h pour ouvrir.
- Bonjour, ça va ?
Youyou arabe - Ma petite puce, ça va.
- Ça y est, ça y est, toi, tout le temps.
Ça va ou quoi ?
- Ça y est ! - Attends, papa.
- C'est mon frère ! - Ça va, mon fils ?
- Jamais vous me faites ça.
- C'est ton nouveau portable ? Il tue, sur ma vie.
- Prends-le, si tu veux. Tiens.
- Pourquoi ?
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Il est en règle.
- Comme toi, en règle. - Papa…
Slim, c'est bon… - Slim !
T'as pas fini de manger !
Viens là ! La porte claque
- Il fait le chef, mais qui paie tout ici ?
- Je sais.
Il s'inquiète, c'est pour ça qu'il parle comme ça.
- C'est ça…
Tirs de jeu vidéo
Ton école se passe comment ? - Ça va, rien de neuf.
Je fais partie d'une autre planète.
- Eh ouais, frère. Tu as le tampon "planète Mars".
C'est indélébile, tu peux pas l'effacer.
L'examen, tu vas l'avoir ? - Mmm…
- Mmm ? - Ouais.
- Ouais ? - Ouais, je vais l'avoir.
C'est bizarre, je sais pas. Je me sens pas à ma place.
- Ça fait 3 ans que tu es là-bas. - Je sais.
- Chope ton diplôme. Le reste, tu t'en bats les couilles.
- Et toi, ça va ? - Ça va.
Arrête de toucher à tout.
Je suis plus gérant, je me suis associé avec Rachid.
- OK, d'accord. Je comprends mieux.
- Tu comprends ? - Ils te visaient au snack.
- Mais non, te casse.
Farouk a tiré pour nous mettre la pression.
- Farouk qui ? - L'autre, là.
- Celui qui tient le charbon à Sensba ? - Ouais, le fou.
- Vous allez faire quoi ? - Te mêle pas de ça.
Pousse-toi.
Tu te rappelles notre promesse ? - Bien sûr.
Tu fais comme on a dit.
Je ramène des sous, tu ramènes ton diplôme.
Après, on ouvre notre boîte, Inch'allah.
Ils sont où les réflexes ? - Fais le fou.
- Ils sont où ?
- Arrête ! - Les deux bras.
Il est où, Wanderlei Silva ? Tiens, prends-toi ça.
Montre comment tu as mal. Il prend une photo
La tête que tu as !
- Alors ? - Les gars, Sofiane et Slim !
- Oh, Sofiane !
- Alors les gars ? - Ça fait longtemps.
- Ça va ? - Tranquille.
- Alors, vieux loup ? Tranquille, frangin ?
- T'as vu ça, un peu ? C'est chaud ici, faut pas traîner là.
So, de retour au quartier ?
- Juste 2 semaines.
- Comment tu vas, mon frère ? Bien, tranquille ?
- J'ai serré en voyant ton snack à la télé.
- Ces fils de pute…
- Faut y aller.
- Ciao. Gatô, range l'échelle, s'il te plaît.
- T'inquiète. - Vous allez où ?
- T'occupe. - Fais attention au TMAX.
- Je viens ?
- Non.
- Alors ? - T'as une dégaine de paysan.
- T'es beau, là. - T'as mis les mocassins en bois.
Rires - En carton.
Tu t'es habillé dans une auberge espagnole ?
- C'est qui, ça ?
Marteau ! - Bien ou quoi, le sang ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
- Ça me fait plaisir. - Moi aussi.
- Ça va ? - Toujours au charbon ?
- Comme d'hab, tu veux faire quoi ? Tranquille, hein ?
- Alors, ça va ? - Ouais.
- Wallah, tu as changé. C'est quoi cette dégaine ?
- Payot, wallah. - Tu as une odeur de poney.
Tu reviens d'où ?
Wallah al Adhim !
Tu as déjà niqué le TMAX à Slim ?
- On fait un tour ? - Non, tu m'amènes aux Flamants ?
- Si tu veux. - Là, pas loin.
- Reviens pas habillé comme lui !
- Regarde. - 300 tonnes de cannabis par mois.
300 tonnes !
Le scooter démarre
…
Il klaxonne - Hé, les minots !
…
- Sofiane, salut. - Ça va ?
- Alors, Sofiane, tu es arrivé quand ?
- Hier. - T'as acheté un TMAX ?
- Non, c'est à mon frère. - Je peux t'en trouver un.
Alors ?
- Comment ça va, le zin ?
- Rentre dans mon palace. - Ouais.
Ça me fait plaisir. - Moi aussi, ça fait longtemps.
- Et ta femme, elle est où ?
- Ma femme ? - Ouais. Je l'ai jamais vue.
- Elle est à Béziers. - Tu as des photos ?
- Non. - Et ça, c'est quoi ?
- C'est ma femme.
- Tu es un tombeur. - Ouais.
- Un tombeur. - Tranquille.
Tes études ? - Ça va.
- Bien ? Pas trop galère ?
Ça se passe ? - Mmm…
- Pourquoi tu rigoles ? - Je sais pas.
Tu vas me demander un truc ? - Comment tu sais ?
- Je te connais.
- T'as un drôle de cerveau. - Espèce de pute…
- Je suis sur un gros coup. - Ouais ?
- Avec un gadjo.
D'Aix. Du lourd, sur des voitures.
- Quelle voiture ? - BM.
- Quelle BM ? - Dernier modèle.
- Série 7 ? - Alors ?
- Et ça paie ? - Ouais.
4 000, 2 000 chacun.
Zéro risque, pas de schmitts. Alors ?
Viens le faire avec moi. - Demande à Coyote.
- Il a peur des schmitts.
Le meilleur, c'est toi, Sofiane. Assure.
- Non, je vais pas le faire. - Quoi ? Pourquoi ?
- J'ai arrêté ça. - T'as arrêté quoi ?
- Je le fais pas. - Pourquoi ?
- Parce que.
- T'es habillé comme un payot. - C'est de la marque. Et le TMAX ?
- Le TMAX est à ton frère.
- Et la caravane, elle est à toi ? Ta caravane de gitan, là…
- Arrête. - Qu'est-ce que tu vas me faire ?
- Tu veux voir comment il vit, le gitan ?
- Fais-moi bander. - Va te faire enculer.
Regarde bien.
Regarde.
Rappelle-toi bien de tout ça. Wallah, Sofiane, prends-la.
- Tiens.
- Prends-les.
- Ça m'intéresse pas. - Ça t'intéresse pas ?
T'es devenu bizarre.
- J'ai arrêté.
Coups de feu d'arme automatique
Cris de joie au loin
…
Coups de feu
…
- Les gars, qu'est-ce que vous faites ? - On essaie le bordel.
…
- Ah ! - Ça, c'est de la frappe !
- Tu me laisses essayer ? - Non.
- 2 coups ! - Tu es trop petit.
Tu veux essayer ?
- Non. - Donne, moi, j'essaie.
- Vas-y, Le Blond, nique tout. - T'inquiète.
…
- Y a des petits qui passent !
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ça sert à rien de vous parler !
- C'est chez nous ici !
…
- Oh, et ce que tu m'as promis ?
- Leïla !
- Et les baskets pour la petite ? - Leïla !
- Donne plus. - Arrête !
- Comment ? - Elle est grande.
- Leïla, arrête !
Slimane, viens ici.
- Pas le temps, maman. - Viens ici, je te parle.
Je te parle. - Laisse tomber.
La porte claque - Ouvre-moi.
Prends pas son argent.
- C'est bon… - Quoi, c'est bon ?
T'as pas honte ?
- So, tu t'es mis au golf ? Rires
- Sa dégaine de payot !
- Et les polos qu'il met ? - Et toi, avec ton maquillage ?
Soirée tuning ? - Il est bien mon maquillage.
- Elle va pas en soirée. - Elle est bien élevée.
- Tu lui donnes toute la viande ? - Normal.
C'est son gâté. - C'est mon fils, il faut qu'il mange.
- On crève de faim. - Y a de la marge.
- Ouais, tu es gazeuse.
- Comment tu parles ? Tu veux un taquet ?
- Tu fais pas le poids.
- Allô ?
OK, j'arrive.
Je reviens dans 2 minutes.
- Où tu vas encore ? - J'en ai pas pour longtemps.
- Recouvre-lui l'assiette, s'il te plaît.
- Tu as vu ton fils ? - Fais-lui confiance, un peu.
Il va monter un business 100 % légal.
- Légal ? - Oui.
Un snack diététique hallal.
- Snack diététique hallal ? C'est compatible ?
- Bien sûr. - En quelle année ?
- C'est la force de notre concept.
- Quel concept ? Je comprends pas. Concept, magouilles…
Moi, je veux pas de zigzag. La route, elle est…
- DROITE !
- Eh oui, elle est droite.
- Comment s'appellera ton snack ? - C'est une chaîne : So Slim.
- Je veux
travailler avec vous.
- D'abord, tu passes ton bac, tu fais des grandes études,
et après, tu bosseras avec nous. - Inch'allah.
- Tu as entendu Sofiane ? C'est important.
Les études d'abord. Cris
Coups de feu
Cris
Crissements de pneus
…
Prière musulmane
…
…
Bruits et dialogues lointains
…
On frappe à la porte
La porte s'ouvre
- Sofiane, allez, tu vas louper le train.
So…
…
…
Soupirs de plaisir
…
- Quand même, Slim, il serait jamais descendu.
Hein ?
Il les connaissait. - Arrête.
- C'est sûr qu'il les connaissait. - Arrête.
- Putain, ça me… ça me fait mal.
Ça me fait mal, putain.
Les gens qui ont tué Slim,
ils étaient peut-être là à son enterrement.
Ils sont venus à la maison.
- Ton frère, Allah y Rahmou, il savait ce qu'il faisait.
- Ça veut dire quoi, ça ?
Hein ?
Je te parle.
- Tu es sérieux ? - Ça veut dire quoi ?
Que mon frère méritait de mourir ?
Pardon, excuse-moi.
- Pas de nouvelles pendant 1 an, tu arrives, on baise, ça repart.
- Pourquoi, tu as pas kiffé ?
C'était pas bien ?
- Qu'est-ce que tu fous à Marseille ? - Arrête, tu es têtue.
Je t'ai dit, laisse-moi du temps, Najette.
- Je comprends pas. - De quoi ?
- Ça va changer quoi ?
- Au moins, je saurai ce qui s'est passé.
- Pour faire quoi ? - Je pourrai faire mon deuil.
Tu entends, ça ?
Excuse-moi.
OK, je vais rentrer à Lyon.
Mais à une seule condition.
- Laquelle ?
- Que tu viennes avec moi.
- Mes études, tu t'en fous.
- J'ai jamais dit ça.
Il sonne
- Ah… c'est toi, Sofiane.
Ça va ?
Tu viens voir Marteau ? Réveille-le, il dort encore.
- Tu as tout pris ? - On va être en retard…
Il frappe à la porte
- So, pourquoi tu t'es pas cassé à Lyon ?
- J'ai besoin de comprendre des trucs.
C'était quoi vos embrouilles avec Farouk ?
- Arrête de te prendre la tête, on s'en occupe.
Retourne à tes études, c'est mieux.
- On dirait que ça te fait chier que je sois là.
- J'ai pas dit ça, mais te mêle pas. - Je dois faire le canard.
- Arrête de dire ce que j'ai pas dit. Te mêle pas, c'est mieux.
- Qu'est-ce que tu ferais à ma place ?
Si c'était ton frère qu'on avait charclé.
Tu ferais rien ?
C'était quoi les embrouilles ?
- Slim t'a raconté ? - Farouk voulait taxer le réseau.
- C'est ça, l'histoire. - C'est venu d'un coup.
- Je vais pas t'inventer des trucs, je suis pas au courant de tout.
Te casse. Farouk, on va le charcler.
Et Slim sera vengé, wallah.
Tu sais comment ils appellent les journalistes à Réda ?
Le rôtisseur. Tu crois que c'est pour rien ?
Te casse, frangin. Te casse.
Tu vas où ? - Avec toi.
- Viens pas avec moi. - Pourquoi ?
- Viens pas ! - Pourquoi ?
- Sofiane, ça va bien ou quoi ?
Tu devais pas partir ? Retourner à Lyon ?
- Non, je fais une pause.
C'était quoi les embrouilles de Slim avec Farouk ?
- Tu cherches la merde ? C'était pour le business.
- Il m'a dit que c'était pour le business.
Pour le business…
J'ai le droit de savoir ce qui s'est passé.
- C'était pour le business. - C'est bon…
Quand Farouk a mitraillé ton snack,
tu étais content d'avoir mon frère.
- De quoi tu parles ? - Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Ça fait une semaine que mon frère est mort.
Il fait des merguez, lui.
- Comment tu me parles ?
Viens, on va parler. Viens là.
- Rach, c'est bon, Rach.
- Merci. - Pourquoi tu me le ramènes ?
- C'est son quartier. - Je m'en bats les couilles.
Je le revois, je t'encule.
- Je veux savoir ce qui s'est passé, j'ai le droit.
- Qu'est-ce que ça peut faire ?
Slim, c'était mon frère aussi. Wallah, il sera vengé.
- Dis-moi quand.
- Quand ça sera le moment.
- Je suis là. - De quoi ?
- J'attendrai ici, alors.
- Tu penses à ta daronne ?
Hein, Sofiane ? Tu vas lui dire quoi ?
Que son fils arrête l'école pour rester au quartier ?
Tu veux la tuer une 2e fois, c'est ça ?
Hein ?
- C'est pas à toi…
- C'est bon, lâche-moi.
- Latifa, tu peux m'aider ?
- Je suis nulle en maths.
- Nassim, tu peux m'aider ?
- Cavale jusqu'à l'Estaque !
- Tu y arrives pas ?
Montre-moi.
Regarde. Tu enlèves 7 kg à 370.
Ça fait 363, d'accord ?
Tu divises par combien ?
- Euh, par… 105 boîtes ?
- Voilà, fais la division.
- Encore les baskets sur le fauteuil !
C'est quoi ça, Nassim ?
Tu m'as pas laissé l'argent de la cantine.
- Tiens.
- La facture d'électricité, ça fait 15 jours qu'elle est là.
Il soupire
Merci.
Latifa, dès que tu finis, tu me rejoins à la cuisine.
- J'ai trouvé. - Mmm ?
Tu le marques.
- BKJC, AQL, ACCS, AZH, BHD. Allez Léo, répète.
AZH, AQL, BHD. T'entends, Léo ?
- Oh, Gatô ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Je lui apprends les plaques. - Tu l'as eu où ?
- Je l'ai…
- Au feu ! Au feu !
- Au feu !
- Tu cavales pas ?
- Non, c'est Rodolphe et l'Arménien,
de la BAC.
- Arrah ! Arrah, bamboula !
- Chaque semaine, ils taxent le charbon, ces putes.
- C'est vous les putes,
et eux les macs.
- Tu bandes sur eux ? Tu as craqué ?
- La douane est passée ?
- Ils m'ont tout niqué, la con de leur mère.
- Combien tu as fait ?
- Casse-toi, sinon Rachid va venir crier pour rien.
- T'as peur de Rachid ? - Je vais te niquer ta mère, casse-toi !
Toi, avertis-moi avant.
- Tu connais… - Avertis-moi avant !
Le perroquet crie
- On s'associe, on va tout niquer. Fais-moi confiance.
- Je vais voir.
- J'étais avec 2 blondes.
Je la doigte et je trouve quoi ? Un bout de capote troué !
Rires
Elle m'a niqué le délire !
- C'est un coup de vice, il va te le niquer à Réda.
- Ce bâtard de Farouk, c'est un dégun face à Réda.
- Faut que je réfléchisse. - Tu veux réfléchir à quoi ?
- Et Farouk ? - Je m'en occupe, je t'ai dit.
Vas-y, on se voit demain.
- Vas-y. - À demain, Inch'allah.
La voiture démarre
…
- Vous travaillez chez IKEA ?
Au charbon !
Les garçons râlent
Ça va,
tu t'ennuies pas trop ?
- J'ai besoin d'argent.
- Je comprends, mon frère.
Tiens. - Fais-moi bosser.
- Tu vas bosser où ? - Laisse-moi charbonner.
- Tu m'as pris pour un h'mar ?
Tu es sérieux ? Ici, c'est pas ta place.
Patiente, fais-moi confiance.
- Qu'est-ce qu'il attend, Réda, pour s'occuper de Farouk ?
- Sérieux, il va s'en occuper. Sinon, je m'en occupe, moi.
Avec ça, on se sent fort.
Je vais tous les déchirer ! - Doucement, fou !
Doucement !
Arrête !
- Imagine sa tête !
Ra, ra, ra ! Arrête, Marteau, arrête !
Coups de feu
Il rit
…
- Ça va, Gatô ? - Ça va, et toi ?
- Il y a du monde au charbon ? - Comme d'hab, les autres.
- Tu me fais rentrer ? - Je peux pas.
- Vas-y… - Laisse tomber.
- Laisse-moi rentrer.
- Au fait, tu dors chez Marteau ? - Pourquoi tu demandes ?
- Ta mère passe avec la petite, elle cherche, je m'inquiète.
- T'inquiète, je gère.
- Slim, c'était comme un frère, c'était le sang.
Il m'a toujours aidé, toujours mis bien.
So…
je sais où tu peux choper Farouk.
- Comment tu sais ?
- Mon cousin travaille à côté de l'Opéra, il le voit tous les soirs dans un bar.
So, je veux pas savoir ce que tu vas faire.
- T'inquiète. - S'il te plaît…
- Te casse. - Ça reste entre nous.
- Gatô, te casse.
Réda, je peux te parler ?
- Je suis occupé, là.
Qu'est-ce qui a ?
- Je sais où tu peux fumer ce fils de pute de Farouk.
- Ah ouais ?
- Sur la tête de ma mère. C'est le bon moment, Réda.
- Sofiane…
tu crois que j'ai besoin de toi pour fumer Farouk ?
Hein ?
Crois-moi, je l'ai quand je veux et où je veux.
Zobi, je t'ai expliqué, non ?
Si je le fume, je me fais niquer. C'est ça que tu veux ?
Je te le dis une dernière fois.
Laisse-moi faire. Tu as compris ?
- Je savais pas que tu avais peur. Putain…
- Quoi ? Tu vas pas bouger, vous faites rien.
- Maintenant ? - Oui, c'est l'occasion.
- C'est maintenant que tu peux le guinter.
- Sofiane… - Sur un plateau.
- Sois patient. Sois patient.
T'inquiète, un jour, tu apprendras que ce fils de pute s'est fait fumer…
Hein, frangin ?
Allez, vas-y.
Vas-y.
- Ferme ta gueule. Ici, t'es chez moi.
Je te dis tu donnes le cul, tu donnes ton cul.
- Laisse-la ! - Ferme ta gueule.
La prochaine fois, tu me préviens. T'es chez moi ici, n'oublie pas.
Bip de la voiture
- Farouk !
Pourquoi tu l'as tué ? - T'es qui, toi ?
- Pourquoi ?
- T'es qui, toi ?
Tu parles de qui ?
T'es qui ?
Des gens approchent
Coups de feu
…
- Au secours !
À l'aide !
À l'aide !
Crissements de pneus
Au secours !
*- Reste une question,
*pourquoi cet échange de coups de feu
*a eu lieu au cœur de Marseille dans un centre-ville
*épargné par les fusillades entre bandes sur fond de trafic ?
- T'es sûr que c'était lui ?
- Vas-y.
C'était Farouk dans le parking.
- Lui aussi, il était plein d'histoires.
On arrête ou quoi ? Sérieux, à qui ?
- Ça va, Marteau ?
- Ouais, ça va.
- Je reviens. - Pas en plein jeu, frère !
- Je vais aux toilettes.
Il jure en arabe
- T'es au courant de quelque chose ? - Rien.
La porte s'ouvre et se referme
Je te gêne pas, j'espère.
Avant le chtar, j'étais comme toi.
J'arrivais à pisser devant dégun.
Impossible.
Mais 5 ans,
5 ans à chier tous les jours devant 2 mecs…
crois-moi, ça te change.
Vas-y, Marteau, soulage-toi.
- J'y arrive pas.
- Soulage-toi, je t'ai dit. Allez, vas-y.
Fais un petit effort.
Vas-y, laisse couler.
Il souffle
Vas-y, parle.
- So m'a niqué le calibre.
La porte s'ouvre et se referme
- Arrah ! Arrah !
- Cavalez !
- ARRAH ! ARRAH !
Cris et sirènes
- Lâchez-moi ! Fils de pute, lâchez-moi !
- Arrêtez-vous !
- Vas-y, j'ai rien fait !
Cris et insultes
- Serre moins fort ! - Ferme-la !
- Lâche-moi !
- Ferme ta gueule ! - Lâche-moi !
- Envoie tes papiers. - Je les ai pas.
- Je t'embarque. - Je les ai pas, je te dis.
Enlève tes mains, je te donne.
- Arrête de faire le malin.
Cris et aboiements
…
Brouhaha et sirène
…
- On est chez nous ici !
- Fils de pute ! Cassez-vous !
- Taillez-vous, bande de putes !
Bande de putes !
- C'est quoi ce bordel ? - Demande au nouveau préfet.
- Il croit que ça marche ? - Non, la guerre est ailleurs.
- Nouveau préfet, nouvelles directives : faire tomber les têtes de réseau.
- Réda, tu es en tête de liste. - Ta guerre avec Farouk…
- Je fais la guerre à dégun. - Ah ouais ?
C'était con de vouloir fumer Farouk en centre-ville.
- Me regarde pas comme ça.
Si c'était moi, je l'aurais raté ?
- On le pense aussi. On te prévient.
- De quoi ?
- Avec ce bordel, fais pas de grillades autour de toi.
- Le temps que ce cirque se tasse.
- Hein ? - Parfaitement.
- C'est bien. - Lâche-moi.
Il est où, l'autre ?
- Il a pas dormi à la maison, il répond pas.
- T'as rien à me dire ?
On fait quoi maintenant ?
Vu que tu veux la jouer solo.
- Je sais pas.
- Tu sais pas ?
- Tu as fait quoi de mon calibre ? - Je l'ai jeté.
- Tu as fait quoi ? - Je l'ai jeté.
- Jeté mon calibre ?
- Marteau, bombarde.
…
Descends.
Descends.
Je t'ai dit de descendre.
- Marteau, dis-moi, s'il te plaît.
- Avance !
- C'est à cause de toi si on est là.
- Doucement, Rachid. - Y a pas de doucement.
- T'inquiète. Il va apprendre à se faire pardonner.
Tu vas te racheter. - Fils de pute…
- Qu'est-ce que tu fais ? - Il me dégoûte.
- Tu voulais Farouk ? Nique-le, si tu as les couilles.
Vas-y, c'est le moment.
- Je le fais, moi.
- Non, non. Faut qu'il apprenne.
Tiens, Sofiane.
- Nique-le, ce fils de pute.
- On a pas le temps.
- Tu crois qu'il a hésité à charcler Slim ?
- Vas-y, il est à toi.
- Sofiane, respire un bon coup.
Vas-y, charcle-le.
Venge ton frère.
- Vas-y, nique-le.
- So, il a fait pleurer ta mère.
- Pense à Slim, zobi. Tire !
- Vas-y. Vas-y.
- J'y arrive pas, putain…
J'y arrive pas. - T'y arrives pas ?
Donne. Donne !
Farouk gémit Chouf.
Coup de feu
Tiens, So, à toi l'honneur.
Le feu s'allume
T'inquiète.
C'est toujours le 1er le plus difficile.
Après, on s'habitue.
Allez, on y va.
…
- Putain, qu'est-ce que tu fous ?
Tu es sérieux ? Je te l'ai dit : tu viens pas au taff.
Attends.
T'es défoncé en plus.
- Najette ? C'est qui ?
- C'est bon, il s'en va.
- Tout de suite. - Oui.
- En place, s'il vous plaît !
- Qu'est-ce que t'as ?
Attends, So, je suis au taff. Je suis au taff.
- Je voulais pas ça…
- Najette, il doit sortir.
- OK, je gère. - Maintenant.
- 2 secondes. - Il déconcentre tout le monde.
- Arrête. - Je vais lui dire.
- Tu voulais pas quoi ? Tu vas dire quoi ?
Je comprends pas.
Attends-moi au café.
Dans 1 h, je viens. - Najette…
- J'arrive, attends en bas. - Par là.
Attention à vous. Faut pas rentrer comme ça.
Allez…
- Viens, viens. - Tu étais où ?
- Quoi ? Chez un pote.
- Quel pote ? Tu as fait quoi ?
- Viens là ! - Arrête !
- Avance ! - Avance !
- Avance, avance.
- Avance !
- T'as dit quoi à ton pote ?
T'as dit quoi ? - Sur la tête de ma mère…
- Tu lui as dit quoi, hein ? Tu lui as dit quoi ?
- J'ai rien dit. Lâche-moi. Réda, Réda !
- C'était qui ? - Parle.
- Putain… - Parle, con de ta mère !
- Un pote du centre-ville… - Tu as poukave ?
- J'ai rien dit, sur la tête de ma mère. - Arrête de jurer.
C'est bon, Rachid. - Putain !
- C'est bon ! - Tu as parlé, je te fume !
- Allez-y.
Tu as eu peur, hein ?
- J'arrête.
J'arrête, maintenant, c'est tout.
- Tu arrêtes quoi ? - Tout. T'as compris ?
- Je me suis mouillé pour toi ? J'ai eu les couilles de faire ça ?
- Je sais… - J'ai vengé ton frère ?
- Je sais, mais… - Tu sais rien du tout.
Rien du tout.
On a les schmitts de Marseille au cul, et c'est pas les plus chauds.
- Mais y pas de preuve, y a rien…
- Les frères de Farouk ont besoin de preuves ?
Pour venir te charcler ? Je te parle.
Putain, si tu m'avais écouté, on serait pas là.
Regarde-moi quand je te parle.
Regarde-moi quand je te parle !
Je sais ce que tu ressens.
T'inquiète, So.
Faut pas craquer, pas maintenant.
Farouk était pas seul quand il a fumé Slim.
On peut plus reculer. La marche arrière est cassée.
Marteau !
Tu vas jober.
C'est ce que tu voulais, non ?
Emmène-le.
- Viens, arrête de pleurnicher.
- So, tu gères les feuilles ?
Allez !
- Sofiane, c'est qui le plus fort ? Hein, frérot ?
Qui c'est le patron ? Il est là ou pas ? Hein, frérot ?
- Vous faites quoi ?
Servez les clients.
- La famille, il te faut quoi ? - Un 20.
- Un 20 ? Tiens, c'est la frappe, hein ?
- Tiens. - Te casse, tu vas revenir.
*Musique rap
…
- Farouk s'est fait cramer.
Ça passe aux infos en boucle. La musique s'arrête
- Oh !
- Vos gueules ! Le Blond, assieds-toi !
*- Ils ont découvert un corps calciné.
*- En arrivant sur le site,
*j'ai vu une forme noirâtre.
*Je croyais que c'était un barbecue.
*C'était un cadavre. L'horreur.
*J'ai appelé les forces de l'ordre.
*- À son arrivée, la police a trouvé une douille de 9 mm dont l'analyse…
- Où tu vas ? - Faire un tour.
- Reste au quartier, c'est mieux. - J'ai pas le droit ?
- Reste avec nous, c'est mieux.
- Pourquoi ? - Demande à Réda.
- Pourquoi ? - Demande à Réda.
- Putain…
Allô, Najette ? Je vais pas pouvoir venir.
Non, je peux pas. Je peux pas.
On sonne
- C'est qui ?
- So, une gadji pour toi.
- Que fais-tu là ? - À quoi tu joues ?
- Je joue pas. Viens pas ici. - Lâche-moi.
Tu te fous dans la merde. - Najette, je t'expliquerai, rentre…
- Tu as peur de qui ?
- De personne, mais… - Lâche-moi !
Tu es venu me chercher, je t'ai rien demandé.
J'ai failli me faire virer à cause de toi.
Tu m'as prise pour qui ? - Moins fort…
- Si je veux parler fort, je parle fort !
- Arrête ! - C'est qui ?
- C'est rien, c'est bon ! - Lâche-moi.
Tu m'as prise pour ta pute.
- Elle veut quoi, ta folle ? - Mais de qui tu parles, toi ?
Tu le laisses faire ? - Vire-la de là !
- On va y aller.
- Tu as pas de couilles ! - Je t'appelle après.
- M'appelle pas.
- T'as serré ou quoi ?
- Tu manques de respect. - Elle porte tes couilles !
Elle te fait serrer, elle me fait serrer à moi aussi.
Espèce de fou !
On frappe à la porte - Marteau !
- C'est qui ? - Ouvre, c'est moi !
Elle voulait quoi ? - Wallah, elle cherchait So.
- Tu crois que c'est le bordel ici ?
Au travail, je veux dégun. - Je savais pas…
- Je m'en bats les couilles : dégun ! Mon vier !
Tiens.
Fais des morceaux à 30. Il siffle
Le reste, à 10.
- C'est quoi ? Ça sent de là.
- De la frappe, frère.
- La patate du Libanais ? - Ouais.
- Hardcore ! - Tiens, les pochons.
Tiens, ça, ça…
- Ils sont trop grands. - Y avait que ça.
De quoi tu me parles ?
Putain, j'ai oublié, zobi.
Tiens.
On frappe
- Que ça, wesh ?
- Comment ? C'est trop déjà, Tata.
- Allez…
- C'est trop… - Djamel ?
- Salam alikoum. - Salam.
Marteau,
quand c'est fini, ramène le sac.
- Te casse, on envoie So. - Putain…
- Qu'est-ce que tu fais là ? Vas-y, bouge !
So, vas-y, je bouge.
- Et je fais quoi ? - Tu restes là.
- Je fais quoi ? - Tu le surveilles.
- Putain, fait chier…
*Musique rap
…
*- Raconte pas ce qui se passe dans le bloc A
*Les civils te prennent en flag
*Je fume la frappe
*Je fume la frappe
*Dans le monde plus rien ne me choque
*Triste époque
*On débarque
- C'est où ? - Au fond, dans la cuisine.
- Ça y est, tu fais partie de la famille.
- C'est bon ? - C'est bon, fils.
- Tata, 2 500 euros, c'est bon ? - Non.
- Tu es dure en affaire, Tata ! - C'est ça, c'est ça.
- Bon, 3 000 euros le tout ?
- Marteau, j'ai fini.
- 2 secondes. Moi aussi, j'ai bientôt fini.
Ça y est, je viens d'équiper le dernier, frangin.
- Tu camoufles ça bien. - Te casse pas la tête.
À l'aéroport, ils fouillent pas les vieux.
Juste ils parlent, tranquille.
- Vas-y, c'est bon. - Rach !
Passe 3 000, s'il te plaît.
- Merci, Réda. - Tonton, c'est normal.
Salam alik le bled. - Merci.
- Qui l'emmène à l'aéroport ? - Le Blond.
- J'ai tous les billets, tous les passeports.
- Nickel. Tu as appelé le bled ?
- Oui, mon cousin vient les chercher à l'aéroport.
- Parfait, mon frère.
- So ! So ! On se taille, il fait chaud, j'ai fini.
- Alors ? - Alors ?
- Ils blanchissent la caillasse ? - Ouais, les 2 R envoient tout au bled.
- Les 2 quoi ? - Les 2 R : Réda et Rachid.
- Ah, les 2 R. RR.
Ça fait un peu Rolls-Royce.
Rhinocéros…
C'est archaïque comme système.
- Hein ? - C'est archaïque comme système.
C'est archaïque. - Mon frère, parle-moi sérieusement.
- C'est anachronique, désuet.
C'est un procédé qui est plus d'usage, c'est pas contemporain.
C'est à l'ancienne, frère, wallah, c'est rêné, c'est flelleh !
- Flelleh ? - Ouais, flelleh.
- Tu fais mieux que Réda et Rachid ? - Mmm…
- Tu as serré, toi. On est pas dans ton école de commerce.
- Justement. Il rit
Quoi ? - On est pas dans ton école de commerce.
- D'accord, c'est de la censure.
C'est de la réprobation.
C'est une blague ! Marteau !
- Ferme ta gueule ! - C'est une blague ! Wallah !
- Réda, tu sais pas quoi ? So dit que notre business il est rêné.
- Tu crois qu'on vend des pains au chocolat ?
Rires
…
Il croit que c'est une école de pâtisserie.
- On est à chier, alors ?
- Il manque pas grand-chose pour augmenter le chiffre d'affaires.
- Comment, par exemple ?
- L'idée, on invente rien, c'est de faire le drive de chez McDo.
- McDo ? - Comme chez McDo.
Pour la circulation, à l'entrée, on les fait passer là,
on place un charbonneur ici qui prend les commandes,
un autre là qui encaisse, et un autre qui donne le shit.
- C'est quoi l'avantage ? - Un rendement 4 à 6 fois supérieur.
L'image de marque, la sécurité des clients.
Tu niques la concurrence. Ça te plaît ?
- Gatô !
- Bonjour. Tenez, voilà pour vous.
Vous êtes trop belle. Vos yeux, vos lèvres…
Je vous mange toute cru. - Sérieux ?
- Oh, allez, y a du monde !
- On mange une glace ce soir ? - Ça dépend où.
- Comme vous voulez. - Allez !
T'es là pour charbonner, pas pour brancher.
- Tranquille !
So, tu as vu ? C'est le drive des femmes, ici.
- Faut un geste commercial. - Quoi ?
- Un geste commercial. So m'a dit ça.
Pour fidéliser la clientèle. - Bonjour.
- La patate suffit pas ? - Faut un truc en plus.
- Quoi ? - Briquet, feuilles…
- Ton vier aussi, non ?
- Dans une chambre, 2 femmes, seins nus. J'ai léché comme un malade.
- Mythoné ! - En vrai !
Oh, les gars, c'était trop ! J'ai été loin, les gars !
J'ai été loin !
- Il est où ce fils de pute de Gatô ?
- Pourquoi ? - Il a arraché une chaîne à une cliente.
Tout le monde vient avec moi. Allez, allez !
Tu es content de toi, hein ?
- Elle a pas payé. - Je m'en bats les couilles.
Tu as arraché, tu morfles.
- N'importe quoi, toi…
- Vous croyez que ça me fait plaisir ?
Hein, Gatô ? Tu crois que j'ai que ça à faire ?
On a des règles, on va les respecter.
La 1re : on chie pas où on mange, on vole pas nos clients.
- Tiens, reste là toi. Prends-le. Viens là, viens là.
Arrête de bouger. Tiens-le. Je t'encule, toi aussi.
Ta gueule, tiens-le. Bouge pas.
- Marteau, fais ton travail. - C'est un petit du quartier.
- Oh, c'est toi qui gères le réseau, oui ou non ?
- C'est la famille, c'est Gatô. - Nique-lui la jambe.
Si c'est la famille, nique-lui la jambe.
- Marteau… - C'est bon !
- Bouge ! - Arrête…
- Bouge !
- Sofiane, la sécurité de nos clients, notre image de marque…
Tu en fais quoi ? - C'est important, mais il a compris.
Tu as compris ? Hein ? Tu le referas plus ?
- Elle a pas payé… - Ferme ta gueule !
Tu referas plus ou pas ? Hein ?
Voilà, c'est bon, il a compris.
- Si on gère pas l'équipe, comment développer le biz ?
- Je sais.
- Marteau, calibre.
- Réda…
- Tu préfères la tête… ou sa jambe ?
- Réda… - Arrête, ferme ta gueule.
- La tête ? - C'est bon, je le fais.
- So…
So…
So…
So… - Décide-toi vite.
- So…
So !
So, arrête !
Coup de feu
Il hurle
- C'est bien. Allez, on y va.
…
- Oh, négro, la prochaine fois, c'est pas dans la jambe.
Petite salope…
- Marteau !
Appelle les pompiers.
- T'as vu le trimar que tu es ? T'as vu à quoi tu joues ?
…
- Roule tranquille.
- Je vais rester prisonnier longtemps ?
- T'es pas prisonnier. - Je suis pas prisonnier ?
D'accord… Pourquoi Marteau me colle au cul ?
- C'est pour ta sécurité, h'mar.
- Je suis plus en sécurité dehors.
- Tu te feras fumer.
Roule tranquille, je t'ai dit.
- Faut un business plan. - C'est quoi, ça ?
- Comment avoir de la tune pour en gagner plus.
- Comment ?
- Regarde, écoute-moi bien.
Tu as 2 critères de consommation.
Le 1er, c'est le budget.
Tu as pas d'argent, comme à Carrefour,
tu prends le moins cher, tu te baisses.
Le 2e, c'est l'appartenance à un groupe social.
Tu as de l'argent, tu manges bio, t'es un bobo.
Les bobos achètent la frappe, le meilleur.
Qu'est-ce qu'on fait ? On varie notre gamme de produits.
On s'adapte aux bourses.
On encaisse. On encaisse, on encaisse.
…
…
- Il fait le voyou, ce fils de pute. Bombarde.
- Il t'a dit quoi ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Tu le connaissais, le nain ? - Non.
- Pourquoi il te regardait ? - Je sais pas. Il me connaît pas.
Le moustachu, c'est le Libanais ?
- Tu bandes sur lui ? - C'est lui qui nous fournit.
C'est lui, le Libanais.
Cris de la foule
…
- Réda, t'as pris lequel ?
…
Merde, on s'est fait niquer !
- On peut te causer ?
- Qu'est-ce qui a ?
- T'es au courant pour Youness ? - Non, quoi ?
- Il a repris le charbon de Farouk.
- Je m'en fous. - Ah ouais ?
Il allait te la mettre avec Farouk. Tu t'en fous ?
On peut te faire écouter leurs conversations.
- Combien ? - Comme d'hab.
Écoute ça.
- Dis à Marteau de préparer l'enveloppe. On y va.
- Tu restes pour la suivante ? Alors un bon tuyau, Réda : le 3.
- Alors Farouk était avec Youness ?
- Tu as compris, "finir le travail" ?
- Quelle garantie tu as qu'ils vont pas te balancer à Youness ?
- Aucune.
- Il est où mon fils ? - J'en sais rien.
- Il est où mon fils, Rachid ? - Wallah, je sais pas.
- Ne me mens pas. - S'il te plaît, Tata…
- Je t'ai vu naître. Dis-moi où il est.
- Je sais pas où il est. Il est grand, il est majeur.
- Personne me le prendra. - Ça va, on va le trouver.
Elle s'énerve en arabe
Tu crois que j'ai peur de toi ? J'en ai rien à foutre.
Regarde ton snack de merde !
- Qu'est-ce qui se passe ? - Il est là, ton fils.
- Y en a marre.
On sait très bien ce qui se passe.
- Où tu étais ? - Calme-toi.
Ceux qui ont tué Slim sont libres ? Ils vont me retrouver ?
- Mais non… - Je suis en sécurité avec lui.
- Les femmes du quartier en ont marre !
- Fais-moi confiance. Après, je rentre à la maison.
- Reviens, je t'en supplie.
- Allez, tu te calmes.
- Reviens, s'il te plaît.
- Oh là là ! Regarde les fifilles !
Elles sont pas jolies ?
Ça fait 1 h que j'attends.
Il est où, Réda ? Il fait quoi ? Il a plus confiance ?
- Tu as qu'à lui demander.
- Le shit vous rend parano. - Réda fume pas.
- Je m'en fous. Tu veux quoi, toi ?
- Combien ? - Combien quoi ?
- Pour l'identité du dernier appel.
Il soupire
- Je te garantis rien. - Combien ?
- 5 000. La moitié maintenant, le reste après.
- Quand, après ?
- Avec les mesures de sécurité, ça va prendre du temps.
Je vais trouver la solution.
- OK. Ça reste entre nous ?
- Pas de problème, si tu paies.
- Tiens… - T'es malade ou quoi ?
Là, là, là…
- C'est bon ? Allez, salut.
- C'est ça, salut.
C'est un malade, il est barjot.
- Je crois qu'en fait, tu m'as pas compris.
Baisse de 20 % sur ta patate et 50 % sur ton commercial.
Non négociable.
- Non négociable ? Je comprends pas cette expression.
- Tu veux que je t'explique ? Il rit
- Ton business va bien grâce à moi. Tu t'engraisses et je suis content.
Et comme on dit chez moi : sahtene a albak.
Écoute. Voilà ce que je te propose.
Je réduis mes livraisons de 50 % et le prix sur le kg reste le même,
pour le commercial et pour le spécial.
- Quoi ? Tu me mets à l'amende ?
- Non, on fait des affaires. Je suis pas assez fou.
Tu viens de dire que c'était non négociable.
Réda…
ne fais pas l'erreur de croire que tu peux te passer de moi.
- Monsieur ! Monsieur !
- J'arrive.
J'arrive.
- Monsieur…
Putain, il a trop la classe, lui.
- Suceur !
- C'est non négociable !
Comme on dit chez moi : hascblek sasbleck !
- Ça fait 2 h que j'appelle.
Tu réponds pas ?
- Tu veux quoi ?
- Marteau, t'avais pas vu que c'était un niqué ?
Tu le connais pas ? Me fais pas ça.
- Me fais pas quoi ? Toi, tu as le droit de tout faire.
- Najette, Najette… - Quoi ?
- Je t'ai demandé de me laisser un peu de temps et tu prends…
- On est tous les deux. - Tu es perdu. Du temps ?
Regarde-toi, t'en as pas besoin.
- Arrête. - Tu es comme eux.
On dirait ton frère.
- Pourquoi tu m'agresses ? Tu me fais du mal.
- Tu crois que tu m'as pas fait du mal, toi ? Hein ?
- J'ai envie d'être avec toi, moi.
- Ta vie de merde m'intéresse pas.
Je veux plus que tu m'appelles, que tu viennes me chercher,
que tu me donnes de nouvelles.
Tu as compris ?
Toi et moi, c'est fini.
- Arrête ! - Laisse-moi tranquille.
- Viens. - Pourquoi tu me tiens le bras ?
- Youness, tu repars à poil. - T'inquiète pas…
- Ce soir, on mange des langoustines sur le compte à Youness !
Réda, à l'oreille, doucement.
- Celle-là, il la met pas.
Réda, je suis trop fort pour toi.
Y a rien pour toi ce soir. Vas-y, montre-nous.
Elle part, celle-là. - Il va te mettre le feu.
- Et encore, parce que mon collègue, il parle trop.
Montre-nous ce que tu vaux.
La boule rentre Cris de joie
C'est pas un coup de chance, ça ? Bâtard !
Combien, 200 ?
- Casque. - Bon…
- T'en fais une à 500 ? - Allez, prépare les boules.
- On va au tapin ? - On va tous baiser gratuit ce soir !
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Qu'est-ce qu'il fout là ?
- Oh, occupe-toi de la théorie, je m'occupe de la pratique.
Je sais ce que je fais. Tu veux quoi ?
- Le Libanais est sur un go fast. Mon pote est sur le coup.
- C'est qui ton collègue ?
- Mon pote qui bosse pour le Libanais. C'est du sûr, frère.
- Le nain qu'on a croisé ? Zarma, que tu connaissais pas ?
Lui ?
Tu veux quoi ? - Pourquoi tu me regardes comme ça ?
- Tu veux niquer le Libanais ? - Ouais.
Il rit
- Tu veux le niquer ? - Ouais, je veux le niquer.
Tu veux sucer toute ta vie ?
C'est maintenant, on a tout. Points de vente, caillasse, soldats…
- Réda ! C'est quand que tu arrives ?
- Ça va, on verra.
Brouhaha
…
- So, c'est rêné, l'école de commerce ?
- Arrête de chauffer. - Je te l'ai dit : tu es un monstre !
Tu es un monstre !
Tu me mets bien, je suis bien en ce moment !
- Suce-le, non ? - C'est bon !
Klaxon de voiture
Ils sont jaloux. Je te le dis !
- Je vais t'enculer, jaloux.
- Tu as vu le flux tendu ? - Quoi, le flux tendu ?
- Y'a halla de clients.
- Tu vas où, toi ? Oh, oh !
- Marteau !
Coups de feu
La voiture s'en va
- Ça va, Sofiane ? Tout va bien ?
Le Blond ! Le Blond !
Oh, Le Blond ! Oh, Le Blond ! Appelle les pompiers !
- Quelqu'un a appelé les pompiers ?
Le Blond ! Le Blond !
- Le zin ! - Il respire ?
- Le zin !
- Sofiane…
c'était pas Le Blond que Youness voulait fumer.
- Tu nous fais quoi ?
- Sofiane…
c'est maintenant ou jamais.
Après, ça sera trop tard.
- Tu vas venir, et c'est toi qui vas piloter.
- Non, non, il va rien piloter du tout.
C'est toi qui vas le faire, et tu sais pourquoi ?
Parce que sur la liste à Youness, c'est toi le prochain.
Tu le sais, ça ?
Après, tu fais comme tu veux, je m'en bats les couilles.
Soit tu fais ta pute toute ta vie devant nous,
soit tu vas venger ton frère.
Cris de peur
- Oh, tu fais quoi ?
Coup de feu
2 coups de feu
- Monte !
Je savais que tu le ferais pas.
Mais ça restera entre nous.
- Réda, pour le Libanais, t'es sûr de ton coup ?
- Pourquoi, tu doutes ?
- Si on s'attaque au Libanais, jamais il nous lâchera.
- T'inquiète, Rach. On va lui faire la guerre.
- Ah, la guerre, je suis prêt !
- Ferme-la, toi !
Tu es rapta ! Et toi, So, tu es chaud ?
- Ah, So, c'est un vrai.
Il rit
- Mon frère, si on fait ce coup,
faut que quelqu'un nous ravitaille, pas qu'on reste en chien.
- J'ai tout prévu. On va écouler la marchandise sur nos 3 charbons.
On va se faire un max.
- Ouais, c'est bien beau d'écouler, mais faut être en place.
Faut des armes, des soldats.
Il soupire
- Les gars, j'ai pris une décision.
Sofiane va s'occuper des 3 charbons.
Il rit
T'inquiète, Marteau, y a rien contre toi.
- Tu déconnes, Réda ?
- J'ai l'air de plaisanter ?
- J'ai fait quoi de mal ?
- Tu as rien fait, on est une équipe de ballon.
Pour gagner, faut être bien placé.
- Quelle équipe de ballon ?
- T'inquiète, t'auras ton poste.
- Quelle poste ? C'est quoi son poste à lui ?
C'est quoi ton poste ? - Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je comprends pourquoi tu le suçais !
- Sofiane, assieds-toi !
- Tu dis rien ? - Je suis au courant de rien.
- Tu veux que je te nique tes morts ? Grosse salope !
Je t'enlève ta mère ! Je te nique tes morts !
Grosse pute ! T'as des couilles, non ? Grosse pute !
- Tu fais quoi ?
- Marteau, y a un truc que tu as pas compris ?
- J'ai tout compris : y en a que pour ta gueule à toi.
- Tu parles mal. - Sinon quoi ?
Hein ?
Tu vas me jeter ? - Tu as craqué ? Sors.
- Je vais sortir.
M. l'intelligent, crois pas que tu sais tout avec tes études.
Tu sais rien ! Gamberge !
- Marteau, c'est bon ! On sort !
Qu'est-ce que tu nous fais ?
- À quoi tu joues, Réda ?
- Sofiane, tu as craqué ? Je laisse pas ce fou gérer.
- Ce fou te l'a jamais faite à l'envers.
- Il me l'a jamais faite à l'envers,
mais Marteau bande que pour l'action, c'est un chien de la casse.
T'inquiète, je veux des mecs comme toi.
Des mecs posés, des commerciaux, qui réfléchissent.
- Réda… Marteau est un sauvage, ça, on le sait.
Mais c'est la famille.
- Je vais rien lui faire.
T'aurais fait quoi à la place de Marteau, hein ?
- Je me tirerais de Marseille.
- Pour aller où ? Il est jamais sorti de son quartier.
Tu sais ce que j'aurais fait ?
Je serais allé voir le Libanais.
J'aurais tout poukave, histoire qu'il nous nique.
- Marteau, c'est pas toi.
- Tu sais quoi ? Tu vas l'appeler.
Dis-lui qu'on est en guerre et que tu quittes le charbon.
- Non.
Non, je te connais, Réda.
Tu le prends pour un zgeg ?
- Il va se méfier, c'est normal.
Tu vas lui dire que t'as un plan pour partir.
Il viendra, il a pas le choix.
- Ouais, mais où ? Dans un café ? Dans un McDo ? Au centre-ville ?
- Vous avez pas un endroit caché à vous deux ?
- Et après ?
- Après ?
Après, si tu tiens à lui,
fais en sorte qu'il reste loin, le temps qu'on s'occupe du Libanais.
- Qu'est-ce qui a ?
Tu fais pas confiance ?
Tu crois que c'est moi qui le drive, Réda ?
Que c'est moi qui le tiens ?
Non, Marteau, j'étais au courant de rien.
Je t'aurais jamais fait ça, tu le sais.
Tu laisses même pas le temps d'expliquer.
- Putain, ça fait 10 ans qu'on est pas venus ici.
C'est quoi ton plan ?
- La cousine de ma mère habite dans le 93.
Tu resteras une semaine ou deux,
le temps que je trouve des solutions, que ça se tasse.
C'est chaud pour toi, Marteau.
Ça te va ?
- So… je voulais te dire un truc.
Coup de feu
- Tu voulais quoi, hein ?
Qu'il aille tout balancer au Libanais ?
Vas-y, bouge de là.
Bouge de là, je t'ai dit.
Tu es où ?
Bombarde, bombarde.
Je t'ai dit quoi ?
Le feu s'allume
…
Bips d'une machine
- Maman, y a Sofiane.
- Oh !
Où tu vas, là ? Où tu vas ?
Tu comptes faire quoi ? Basta !
Écoute-moi, ça suffit. Tu restes, compris ?
Chouf, regarde-moi.
Sofiane, reste ! Écoute-moi !
- Qu'est-ce que tu fais là ?
Oh, je te parle. Qu'est-ce que tu fais là ?
Il arrive un truc à papa, t'existes plus dans la famille.
- Leïla ! Attends-moi !
- Bon, alors, comme tu t'en doutes,
l'appel a été localisé à 100 mètres de chez toi.
T'inquiète, j'ai retrouvé le numéro de la carte SIM,
pour le dernier appel.
Achetée dans un tabac sur le Vieux-Port.
J'ai tiré quelques photos, mais t'iras pas loin avec ça.
Regarde.
Je sais, la qualité est pourrave, mais bon…
C'est un plaisir de faire des affaires avec toi.
Il frappe à la porte
- Bonjour. - Ça va ? Il est là, Gatô ?
- Oui.
- Dans sa chambre. - C'est là, sa chambre ?
C'est là ?
- Ça va ou quoi ? - Ça va ?
- Quoi ? - T'as rien à me dire ?
- Quoi ? - Hein ? Lève-toi.
- Oh !
Oh, putain !
- C'est toi qui a donné le go pour tuer mon frère ?
- Wallah, j'ai rien fait !
- C'est toi qui a donné le go pour tuer mon frère ?
Regarde ! C'est qui sur la photo ?
C'est qui sur la photo ? - C'est moi !
Elles étaient pour qui, les cartes ?
- Pour le charbon !
- Gatô, elles étaient pour qui, les cartes ?
- C'était pour le charbon !
- Qui a donné le go ? - Je sais pas, moi !
- Je vais t'exploser ! Parle-moi !
Je vais t'exploser la tête !
Pourquoi tu m'as fait ça, Gatô ?
Elles étaient pour qui, les cartes ?
- Pour Slim et Marteau, Réda aussi.
- Lequel des 3 ? - J'ai oublié.
- Lequel des 3 ? Lequel des 3 ?
- J'ai oublié !
- Gatô, si tu me balances, je te nique.
Tu as compris ?
- So, arrête… Enlève ça…
Retourne dans la chambre.
*- Nouveau scandale présumé dans la police à Marseille.
*Les fonctionnaires de la prestigieuse BAC
*sont soupçonnés d'avoir reçu des cadeaux en échange de services,
*d'avoir revendu de la drogue saisie. On frappe à la porte
*- Les 2 enquêteurs… Il éteint la télé
- C'est qui ? - C'est moi, So !
- C'est qui ? - C'est Sofiane !
- Tu es seul ? - Oui !
Pour de bon ? - Viens voir, So.
- Hein ? Quoi ? - Viens voir.
*- Ils sont en contact quotidien avec les revendeurs de drogue.
*C'est au cours de leur mission qu'ils se seraient fait remettre
*de l'argent et des produits stupéfiants par les dealers,
*une pratique installée depuis longtemps dans le service.
*- Apparemment, certains se payaient sur la bête.
Il éteint la télé
- J'ai niqué ces 2 bâtards. - Impressionnant…
- Hé, frérot… - T'es trop fort.
- La poussette, Sofiane. La poussette, petit.
- J'ai eu mon pote. Le go fast se fait plus.
- Qu'est-ce que je t'ai dit, So ?
Marteau a poukave au Libanais. - Rien à voir avec lui.
- Qui alors ?
- Le Libanais voulait faire ce go fast
car son transporteur s'était fait sauter.
Finalement, il en a trouvé un autre.
Écoute-moi.
Plusieurs tonnes de bambou, 150 kg de coke,
je sais pas combien de cachetons planqués dans un camion.
C'est pas le rêve ?
On fait quoi ? - C'est quand ?
- Demain, dans la nuit.
Ça t'intéresse ou pas ?
Réda, des occaz comme ça, tu peux pas les laisser passer !
- Fais-le venir au snack, ton collègue.
- Tu as une équipe ?
- Personne. Même le chauffeur est pas au courant.
- Tu sais
où et quand ? - On s'arrange comment ?
- Comment tu sais tout ça ? - C'est mon business.
- Il s'appelle comment, Sofiane ?
- Il s'appelle Kévin. - Kévin ?
Qui veut une glace ?
Kévin ? - J'en veux pas.
- Viens, on va discuter. Viens, on va discuter.
- D'accord.
Sofiane ! Sofiane ! Sofiane !
- Allonge-toi ! Allonge-toi ! - S'il te plaît ! S'il te plaît !
- Tu fais quoi, là ?
- Combien de temps il tient, ton nain, à moins 30 ? Hein ?
- Vous cherchez quoi, Réda ?
Tu t'en bats les couilles du plan ?
- Tu as peur ? - Je m'en bats.
Il frappe et crie
- Comment il sait ça ? - Tu cherches quoi ?
- Comment il sait ? - Il bosse au cabaret du Libanais.
Une danseuse lui a donné le plan.
- Ton nain nique la pute du Libanais ? - Ouais, il la nique.
- Tu me prends pour un con ?
- Le Libanais était au téléphone, elle a fouillé dans ses affaires.
- Elle lui a tout dit comme ça, la pute, normal ?
Tu y crois, toi ?
- Je sais pas, hein.
3 tonnes de bambou, 150 kg de coke,
des milliers de cachetons, un nain…
Ça s'invente pas. - Ouvre !
- Le Libanais bande sur la danseuse, il l'emmène partout, elle sait tout.
- Tu as peur pour lui ? - Je m'en bats.
Qu'est-ce qui a, toi ? Tue-le, laisse-le crever.
Sans lui, le plan est mort.
- Sofiane !
Comprends-moi, frérot. Je veux savoir où je mets les pieds.
- Réda, je vois quoi ?
4 millions qui nous attendent dans un camion.
Et on est là ? - Ouvre !
- C'est pas toi qui m'as dit : "On va pas moisir dans le shit" ?
"Comme tous ces crevards" ?
Qu'il fallait prendre l'ascenseur, direct au top ?
C'est toi qui décides, tu fais comme tu veux.
- Rach, relâche-le.
- Sofiane… - Lève-toi.
Parle pas, parle pas. - D'accord.
- C'est pas bien ce que tu lui as fait. Il rit
Pourquoi t'as fait ça ?
Un téléphone vibre
Ouais. Parfait. La voiture démarre
Bombarde.
Crissements de pneus
Le camion klaxonne
- Allez, dehors !
- Oh, freine !
- Arrête-toi ! Arrête-toi.
- Ouvre la porte ! Ouvre !
Ouvre la porte, je te dis !
Regarde devant toi !
Accélère.
Le camion accélère
…
Mains derrière le dos.
- Bouge pas, fils de pute. Par terre !
- Qu'est-ce que tu fais ? - Ferme ta gueule.
Donne-moi tes mains. Viens, toi, bouge ton cul.
Mains dans le dos. - Tu es sérieux ?
- Y a quoi, So ? - Ferme ta gueule.
- Tu joues à quoi, Sofiane ?
- Tu peux y aller.
Braque-le. Donne tes mains.
Bouge pas, bouge pas.
Enlève ça, ta gueule.
Je t'ai niqué facilement.
- Tu veux quoi, Sofiane ?
- Devine.
- Tout bouffer seul ?
- C'est de l'argent, frère. - Sofiane, pour la caillasse ?
- Tu as utilisé Slim.
Tu l'as mené en bateau avant que Réda sorte de prison.
- C'était mon frère, Slim.
- Quoi ? - C'était mon frère, Slim.
- Ferme ta gueule, fils de pute !
Pourquoi tu l'as fumé ? - Wallah, j'ai rien fait !
- Pourquoi ? - C'est pas moi !
- C'est qui, alors ? C'est qui ?
C'est qui ? - C'est Farouk !
- Vas-y. Coup de feu
Il hurle
Rachid, dernière chance.
Ne la gâche pas, s'il te plaît.
C'est qui ?
- Rachid !
- Marteau te drivait quand tu l'as tué, Slim.
Tu l'as fumé avant qu'il parle.
- Tu sais qu'il fallait fumer Marteau. - Ferme ta gueule.
Tu me dégoûtes.
- Vas-y, tire. Fume-moi.
Ne te mens pas. Toi et moi, on est les mêmes.
- Tu me connais pas.
Viens, Kévin.
Il hurle
- Tu vas où ?
Sofiane !
Tu vas où ?
Eh ouais !
T'as pas les couilles !
Oh !
Oh !
Rachid crie
Ferme ta gueule, toi.
- Ça va, Kévin ?
- Ils sont à l'intérieur.
2 coups de feu
…
Les filles, vous êtes prêtes ? On y va, c'est parti.
- Tiens, Najette. - C'est quoi ?
- Des gâteaux. - Merci.
- Elle va prendre 10 kg. - Allez, go.
- Je viens avec vous. - Planquez les gâteaux.
- Si ! - Viens, viens.
- Elle vient pas. - Je viens.
Je viens.
- Allez, go.
- Bisous, maman. - Ciao, mon bébé.
Elle l'embrasse - Ça va, maman…
- C'est bon, ça y est ! - Fais attention à lui.
Ciao, bon voyage. La porte se ferme
- La belle vie… - La belle vie ?
Tu vas voir, la belle vie…
- Et comment on fait pour le collège et tout ?
- T'inquiète ! - Tu es inscrite !
- Attends, y a Gatô. Je vais dire au revoir.
Gatô…
Au revoir.
On se voit l'année prochaine. - T'inquiète.
Un scooter approche
Coups de feu
…
…
Chanson rap
…
…
…
…
Adaptation : Édouard SONET Sous-titrage : COM' ON SCREEN
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