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Original subtitles

« Sécurité Privée »

– Y a du café. – Merci.

T’as envie de moi, mais tu m’appelles jamais.

J’ai appelé.

Fais voir.

Non, ça s’effacera jamais.

Tu as peut être un faux numéro.

Attends !

Magne-toi, enfoiré ! C’est mon tour !

Je vais te tuer, fils de pute !

Ça sert à rien ça.

Si tu veux le reste, t’es obligé de tout prendre.

Je veux juste le miroir.

T’es con ou quoi ? Ça casse si tu le démontes !

Sergio, tu me reçois ? Où es-tu ?

On y va, mon pote.

Je bosse lĂ . On me paie pour passer la nuit, ici.

Fais pas ta fiotte ! Personne ne saura.

OK.

– Qu’est ce qu’il y a ? – Amène toi.

– Passe-le moi. – C’est celui de mon patron.

File !

Miguel ! Vous allez oĂą ?

ArrĂŞtez !

Lâchez tout ! Tout !

Par ici !

Allez, par lĂ  !

C’est chez Mercedès.

Tu prends la voiture ?

Je sais pas. C’est loin ? Où sont les clés ?

Sur la télé.

Je viens avec toi.

A condition que tu rentres si ça tourne mal.

On ne sait pas encore.

Daniel arrive. OĂą tu vas ?

Avec Papa. Tout ira bien.

– Fais attention, hein ! – Oui.

Ne quitte pas ton père !

– Tu m’entends ? – Oui.

Oui, Laura, Alejandro part avec son père.

– Des blessés ? – Je ne sais pas.

Ils sont entrés chez Mercedès et l’ont tuée.

Ils l’ont étranglée. Y a beaucoup de sang.

Comment ils sont entrés ?

Par la cuisine, derrière.

C’est arrivé trop vite. Elle n’a rien pu faire.

Il faisait noir.

Calme-toi, Ricardo. Rentrons.

Il faisait noir. Je n’ai rien vu.

Où étiez-vous ?

Dans la cuisine.

– Combien étaient-ils ? – Trois.

Vous êtes sûre ?

Oui. Un d’eux s’est échappé.

Essayez de vous rappeler.

Je les ai bien vu…

Ils travaillaient ici ? Dans une autre maison ?

Qui ça ?

Non. Je ne sais pas.

– Je ne les connaissais pas. – Comment sont-ils entrés ?

Je ne sais pas.

– Vous les aviez vu avant ? – Non.

Alejandro !

Je dois venir avec vous. J’ai tué un vigile.

On en parlera plus tard.

Je le connaissais, Daniel ! Le vigile.

Je l’aimais bien.

Donne moi ton arme, Ricardo.

Tu n’as tué personne, compris ?

Ces fils de pute sont responsables.

Ton flingue n’a jamais tiré. Rentre chez toi et oublie-ça.

On va s’en occuper.

Attends-moi dedans.

– Bonjour. – Bonjour.

– Ça va ? – Bien.

Je peux ?

Fais attention. On enregistre en permanence.

Non, aucun problème.

Alors laissez moi entrer et voir par moi-mĂŞme.

Un panneau est tombé. Le courant a sauté…

…ça a déclenché l’alarme. Voilà tout.

L’appel mentionnait des coups de feu.

Ils devaient venir de l’autre côté du mur, comme toujours.

Bien… S’il n’y a rien eu…

Pas d’objections à ce que je jette un œil. Pour la forme.

Sauf votre respect, il faut un mandat pour entrer.

– La rue est à tout le monde. – Pas celle là.

Calmez vous, officier.

Payez-vous quelques bières.

Pardon… Je ne bois pas au frais de la princesse.

Un flic avec des principes, putain…

T’as dit quoi, connard ?

Combien ça va coûter pour que tu nous lâches ?

Du calme, Gerardo.

Bien plus que tout ce que t’as.

Merci d’être venu, capitaine.

– C’était une perte de temps. – Vous avez quelque-chose ?

Oui, mais on ne voit pas son visage.

Rembobinez, sil vous plaît !

C’est quoi ça ?

Sa basket.

Le principal c’est qu’il soit chez nous.

– Dis à maman que je rentre tard. – OK.

Qu’est qu’il y a ?

N’oublie pas mon anniversaire.

Pardon fiston.

J’avais complètement oublié.

Joyeux anniversaire.

– Joyeux anniversaire. – Merci.

– Fais attention. – Toi aussi, Papa.

C’est pas ton père ?

Asseyez-vous, je vous prie.

Vous n’êtes plus des enfants.

En présence de 25 délégués

et des suppléants des quartiers 3 et 17.

A 8h30 ce matin, la réunion est ouverte.

En cas de crime violent, ou sanglant

les résidents de la Zone, perdront automatiquement

tous les droits spécifiques, que la loi leur garantit.

On connaît tous la loi, Gerardo.

Article 6, alinéa A.

Il est clair que la police ne doit pas savoir.

Mais madame semble l’avoir oublié.

Je dis simplement que vous auriez du attendre.

Nous ne perdrons pas nos droits pour un stupide incident.

Attendez, si on prend ce chemin,

nous risquons d’en voir bien d’autres.

Ça a déjà coûté la vie d’un vigile.

Silence, s’il vous plaît ! S’il vous plaît !

Un seul Ă  la fois.

Pourquoi ne pas appeler le sénateur Ceballos ?

C’était notre voisin. Un bon avocat.

Non. Il est corrompu.

Il nous fera payer cher pour ses faveurs.

C’est à nous de régler ça. De trouver le meurtrier.

Nous avons des armes. Utilisons-les.

C’est de la légitime défense.

Daniel ?

La lumière va revenir.

L’orage a endommagé le générateur.

Dorita, c’est toi ?

Vous allez bien, madame ?

– Vous êtes en retard. – Je ne pouvais pas passer.

J’ai du retourner chercher ma carte d’identité.

Ce n’est pas grave. Aidez moi pour le repas d’Alejandro.

Bien, madame.

Ils ont violé la bonne et tué la vieille car il pouvaient pas la baiser.

D’où tu sors ces conneries ?

Toi, tu sais quoi ?

J’y étais ce matin.

Ce type est capable de tout.

Il mériterait de se faire couper les couilles.

Je vous dis qu’il a violé personne.

La ferme, Mr Je-sais-tout !

On ne peut pas se permettre un autre bain de sang.

Je ne vois pas pourquoi ce maudit voleur a tant d’importance pour toi.

C’est une ordure. Il a tué Mercedès. Il aurait pu tuer ton fils,

s’il avait été là. C’est lui ou nous.

Je ne pense pas que ce soit la bonne méthode.

Tu veux quoi ? Des pourparlers ?

C’est un tueur et il est armé. Tu es avec qui ?

Qu’est ce que tu insinues ? Je ne peux pas avoir d’autre opinion ?

Tu es le seul, Diego.

On en a assez perdu de temps.

Lucia ?

Votons. Qui est pour traquer cet assassin ?

C’est aussi très grave pour la Zone.

Il travaillait pour nous.

Et c’est ici qu’il s’est suicidé.

Si ça s’apprenait,

vous ne toucheriez pas l’argent de l’assurance.

Vous comprenez ?

Vous pouvez l’enterrer ici, près de notre chapelle.

Mais je souhaite ramener son corps.

C’est impossible.

Enfin, c’est une mauvaise idée. Nous pouvons nous occuper de tout.

Vous vivez ici, mais pour combien de temps ?

Qui me laissera voir mon mari si vous partez ?

Proposez-lui plus d’argent.

C’est pas une question d’argent !

Emmenez votre époux.

Donne-lui le certificat.

Ça dit qu’il a eu une attaque.

Ne laissez personne examiner le corps.

Merci.

Allez-y.

Ici, Edmundo.

Tu me reçois ?

Oui, t’inquiète pas. Merci.

Oui, Ă  demain.

Une balle dans la poitrine.

Ils l’ont criblé de plombs.

Alors ?

– Non, ils ne viennent pas. – Personne ne viendra.

Ils ont tous peur du violeur.

Il n’a violé personne, je vous dis.

Mec, si on allait le chasser ?

– T’es complètement bourré. – Je suis sérieux, putain.

Allons-y demain.

Vous avez entendu, non ?

Il faut défendre la Zone.

Imaginez qu’on le trouve.

– Souffle ! – Fais un vœux !

– Joyeux anniversaire, mon chéri. – Merci, Maman.

De la part de ton père et moi.

– Voyons. – J’espère que tu vas aimer.

– Je regarde… – Wow, une Barbie !

Celui que tu voulais, avec tous les Méga-pixels.

– Génial ! – Fais voir.

Ça te plaît ? Viens dans mes bras.

Faites attention !

– Tu grandis… – Merci, Maman.

– Mon petit… – Où est Papa ?

Encore chez Mercedès.

– Tu t’amuses bien ? – Oui.

– Enlève-ça. – C’est mieux comme ça !

Je sais. J’en ai trois pareils.

Tu es mon ami. Tu l’as toujours été.

et tu le seras toujours, mon frère.

Je veux juste dire que…

…ce type est un violeur.

OK, on a un deal. On se voit demain.

On y va.

Allez, on y va.

Partez ou entrez ici. Mais ne restez pas dehors.

– On bouge. – C’est parti.

– Je vais voir Papa. – Pas question.

Maman, c’est à côté et la lumière est revenue.

Tiens. Le voleur me le prendra pas.

Ne dis pas de bĂŞtise.

Personne de la famille pour nous ouvrir ?

Non, elle vit seule, mais elle est en vacances.

– Mercedès Kier… – Kierkenian Levin. avec deux « K ».

Vous voyez, il y a eu cet incident.

On a des coupures depuis l’orage.

Nous devons réparer le mur.

Alors c’est un plaisantin qui nous a appelé ?

Vous savez, c’est un délit de mentir à la police.

Alors, ça ne nous coûtera qu’une amende.

Je ne sais pas. A vous de voir.

Vous avez l’habitude, il me semble.

Vous payez bien le privilège de ne pas côtoyer la misère.

– Ici, je suis en sécurité. – Capitaine.

C’était sûrement une mauvaise blague.

Sûrement.

Excusez-moi.

– Où vas-tu ? – Voir la Police.

– Je ne veux pas être complice. – Calme-toi.

Ils ont déplacé les corps, effacé les traces. Où est le vigile ?

– Qu’avez-vous dit à sa famille ? – Tout est réglé.

C’est pas le moment.

Je t’expliquerai plus tard. Fais-moi confiance !

S’il te plaît, Ricardo !

Je n’aurais pas du avoir d’arme.

Pauvres cons !

Incapables de mentir correctement.

Bonne nuit.

Je t’ai vu au gymnase.

J’ai voté « Pour »,

parce que la Police ne fait rien.

Dehors, tout est plus compliqué.

On a tiré sur mon frère en plein jour.

La Police a mis des heures avant d’arriver.

Il est resté dans la rue à saigner. Jusqu’à ce qu’il meurt.

Ils ont attrapé des types, que j’ai identifié.

Je leur ai clairement dit :

« C’est bien eux ». Ils les ont inculpés pour meurtre

Trois mois après, ils étaient libres.

Ils m’ont cherché, et m’ont retrouvé.

Qui leur a dit oĂą me trouver ?

Ils m’ont cassé 3 côtes,

la clavicule, et tous les doigts de cette main.

Ils m’ont frappé le visage à m’en décoller la rétine.

Je suis en vie grâce à mes voisins.

Violettes, Géraniums, Orchidées…

Le green de golf.

OK, mais il faut plus de gens dans la matinée.

Si je peux poser un jour de repos, j’en suis.

– Qui d’autre ? – Moi.

Bonsoir.

La Police est partie.

Qu’est ce que tu veux manger ?

Je ne sais pas. N’importe.

Tu ne m’avais pas dit qu’on habitait dans un QG.

Le temps que la Police parte.

Je sers l’apéritif pour motiver nos troupes ?

Qu’est-ce qu’il y a ?

A toi de me le dire !

Que va faire le Commandant ?

S’habiller de noir et patrouiller les rues

avec son comptable, mon gynéco et un pistolet ?

C’est grave, Daniel. Il faut prévenir la Police.

Ne sois pas naĂŻve, Maman. La justice leur importe peu.

Félicitations. Tu l’as bien éduqué !

Depuis quand une chasse à l’homme vaut mieux que d’appeler la Police ?

Et toi, tu devrais réfléchir avant de parler.

– J’ai un harpon. – A quoi ça va servir ?

A le planter, ducon.

C’est une baleine ? Je viens de bonne heure.

Très bien, à demain.

Il est lĂ  !

Ici !

Alejandro, le dîner est prêt.

Si tu bouges, t’es mort !

Alejandro, viens manger !

Qu’est-ce que tu fais ?

Rien, Maman. J’arrive.

Putain !

Je l’ai piqué à ma mère.

– Génial ! – Non, arrête.

Non, mec.

Vire ça, sale con.

– On y va ? – C’est parti !

Il est lĂ  !

Où ça ?

LĂ .

– La femme n’est pas en vacances. – Et celui là ?

Depuis 2h du matin.

Conduite en état d’ivresse. Il a renversé quelqu’un.

– La victime a survécu ? – Non.

On le garde.

Ils sont très nerveux.

Ils cachent quelque chose.

– Et lui ? – Aucune idée.

Il est lĂ  de puis deux jours. Il ne parle pas espagnol.

– Trouvez pourquoi il est là. – Oui, Monsieur.

– Désolé de vous ennuyer, mais… – Vous n’avez rien, Rigoberto.

Ils ont cassé une vitre. On a entendu des coups de feu.

Avec ce genre de personne, il faut des preuves solides.

Vous comptez faire quoi ? Les torturer pour qu’ils avouent ?

Je veux enquĂŞter.

– Je peux ou pas ? – Faites ce que vous voulez.

– Celui là ? – Vol à main armée d’une pharmacie.

Y a personne ici.

– Buvons un coup. – Je parie qu’il se cache dans le petit ravin ?

– Allez ! – Pas le petit ravin, c’est trop dur.

Quoi ? T’as la trouille ?

Miguel… Alvarado… Estévez…

– Age ? – 16 ans.

– C’est lui, au milieu. – Lequel ?

Lui.

C’est la dame ?

Oui.

Mme Estévez déclare que le Mercredi 10 à minuit,

son fils Miguel a pénétré dans la Zone et n’a pas été revu depuis.

Explique-leur.

On était dans la casse, près de la Zone.

– Tu es qui ? – Carolina, l’amie de Miguel.

Il y avait beaucoup de vent, un panneau est tombé.

Ils sont entrés par là.

J’ai entendu des coups de feu et ils ne sont pas revenus.

Ils étaient armés ?

Je ne sais pas.

Miguel a disparu mais il semble que ce soit un voleur.

C’est aussi mon fils.

Ils nous tirent dessus.

C’est nous, ne tirez pas !

Ne tirez pas, c’est Eddy !

– C’est Alejandro, tirez pas ! – Ne tirez pas !

Vous avez quoi dans le crâne ?

Vous vous rendez compte ? C’est pas un jeu.

C’est sérieux.

Si vous voulez aider, faites le bien. Organisez vous.

Non, Gerardo ! C’est des gosses.

Viens.

C’est des adolescents. Ils attendront pas une permission.

Ils le feront quand mĂŞme.

S’ils viennent avec nous, on les aura à l’œil

– Aucun n’est ton fils. – C’est tout comme.

M. Daniel, M. Gerardo. Vous me recevez ?

– La Police vous demande. – Merde !

Gerardo, je vous reçois.

Rentre.

Et n’en sors pas avant qu’on ait discuté.

– Manuel, tu peux les ramener ? – Oui, ne t’inquiète pas.

– Tu n’as rien a faire ici. – Je ne l’ai pas tuée.

– Ta gueule ! – Je te jure sur ma… !

Je m’en fous ! Je suis pas ton pote.

J’étais allé voir Carlos à la casse.

Je voulais ĂŞtre tranquille avec ma copine.

Dans un endroit calme.

Mais ils ont commencé à boire…

On y est resté des heures.

Lâchez ça !

Rattrape lĂ  !

Tu as faim ?

Si tu touches Ă  ma famille, je te tue !

Je t’amènerai à manger tout à l’heure.

Après tu t’en vas, OK ?

Tu te casses !

Ça vous change, non ?

Vous vivez dans de belles maisons, Vous avez votre propre quartier..

et vous voulez faire votre propre loi.

Ça vous dérange ? Vous n’avez pas cette chance ?

Vous l’avez déjà vu ?

Non.

Quelqu’un a parlé.

Ce jour où rien n’est arrivé, 3 jeunes ont pénétré la Zone.

Je veux les retrouver.

Si vous ne nous arrêtez pas, relâchez-nous.

Pourquoi vous ne parlez pas ? Tout le monde sera content.

Laissez nous descendre !

Qu’est ce qui se passe ?

Il veut de l’argent ?

Il a un témoin. Peut-être quelqu’un de la Zone.

On peut finir en prison. On doit parler Ă  la Police.

– C’était de la légitime défense. – C’est hors de question.

Et je te rappelle que tu as voté hier.

J’ai eu tort.

Silence ! Levez la main pour parler.

Quelqu’un a déconné, mais il est encore temps.

Sans témoin, la Police n’a plus rien.

Inscrivez le nom des gens que vous soupçonnez.

Je ne suspecte pas mes voisins.

…ceux n’ayant pas pris part aux recherches…

– C’est insensé. – Je n’ai aucune objection.

On doit chercher ce meurtrier.

…ceux qui ont des liens avec la Police…

Vous ĂŞtes malades ?

Assieds-toi, Lucia !

Je n’accuserai pas ceux qui m’ont élu.

Le plus important est la sécurité de chacun.

Ça dépasse les bornes.

On n’a pas terminé !

On saura qui blâmer s’il y a d’autres fuites !

La minorité doit se plier aux décisions de la majorité.

Quoi ?

Joue pas au con.

– Tu as appelé la Police. – Je t’ai dit de rentrer ?

Je n’ai appelé personne.

Eh, mais t’es con ?!

– Donne ton portable. – Je te donne rien !

Papa ?

Tout va bien, Bruno. Reste avec maman.

– Fils de pute. – Je ne t’ai pas insulté.

Du calme, Gerardo.

Ça n’a rien de personnel. C’est pour le bien de tous.

Sortez de chez moi.

Tu n’aurais pas du parler.

Navrée.

Entre.

Tu connais la dernière ?

Je ne peux plus quitter la Zone.

Je devais acheter mes cachets, mais je n’ai pas pu sortir.

Ma femme me surveille.

C’est ce dont tu as besoin ?

On est tous Ă  cran. Les gens parlent..

Ils ont peur que tu racontes tout.

Pose ça là. Merci.

Contrat de travail

Je ne l’ai pas vu depuis Jeudi, mais il n’a rien volé.

Juste mon revolver.

J’ai un permis si vous voulez.

Peu importe.

S’il se montre ou s’il appelle, prévenez-nous.

Bien sûr.

– Ils l’ont tué ? – Aucune idée.

Et ces cons pensaient s’en sortir avec 50 pesos.

– Ils vont raquer pour ça. – Rien du tout…

Je ne les laisserai pas m’humilier !

Attends-moi.

Il laissera pas tomber, ce salaud ?

Tu as enregistré ?

C’est illégal.

Il dort.

Tu es un imbécile.

Ça aurait pu te coûter la vie.

Je ne veux pas que tu sois impliqué.

Tu es encore mineur.

Tant que tu vivras sous mon toit, tu feras ce que je dis.

Tu sais ce qui est arrivé dans le petit ravin ?

Il m’a raconté.

Je ne voulais pas qu’il participe à ça.

C’est quoi ?

Appelle-le.

C’est grâce à lui que nous sommes ici. Laisse-le nous aider.

Ce n’est pas la décision de l’assemblée.

Ils feront quoi si vous l’attrapez ?

Ils feront quoi ?

Tu veux que je lise l’avenir ?

On est tous dans la merde.

Prends-les.

Tu pourras partir.

Comment tu t’appelles ?

Miguel.

Ici ce n’est pas sûr, Miguel. Tu es recherché.

– Par la Police ? – Non.

Qui ?

Tout le monde.

Ils emportent les ordures le matin.

Tu pourras te sauver.

En passant par lĂ .

Mais évite la rue centrale, il y a trop de caméras.

Emprunte les allées. Entre les maisons.

Oui, madame…

Dans votre jardin.

Fermez portes et fenĂŞtres. Nous envoyons une voiture.

Une minute.

Allez.

Allez par lĂ .

Par ici !

Il est lĂ .

Sortez de là ! C’est trop risqué.

Vous allez vous tirez dessus.

Ismaël, te me reçois ? Sortez de là !

AllĂ´ ?

– Carolina, c’est, Miguel. – Où es-tu ?

Ils vont me tuer !

Quoi ?

Ils ont des armes. Ils me poursuivent. Dis le à ma mère !

OĂą es-tu ? Dis-moi oĂą tu es !

Dans la Zone

Par ici.

3 impacts dans le dos.

De calibres différents.

Et là…

…ça a traversé, une fois.

Deux fois.

Il est mort depuis au moins 24 heures.

Qu’est-ce que c’est ?

M… K… L…

Une balle a endommagé l’aorte.

J’en ai un autre !

Le veilleur de nuit ?

Oui, Capitaine.

M… K… L… M… K… L…

Mercedès. Mercedès Kierkenian Levin !

Cherchez encore ! Il manque toujours un corps !

Ils les ont tués dans la Zone.

– Taisez-vous ! Il vous faut des preuves. – Je les ai.

– Et le chauffeur ? – Il s’est enfui.

Son trajet passe par la Zone.

C’est dans son rapport.

Il manque un corps. Il pourrait ĂŞtre dans un autre camion.

Continuez. Mais gardez votre sang-froid.

Je m’occupe de la presse.

Je vous verrai au commissariat.

C’est moi. Je l’ai cassée.

Ah… Peu importe.

On la remplacera plus tard. Pour le moment, c’est plus sûr.

– Je peux finir si tu veux. – Quoi ?

– Je peux finir si tu veux. – Non, je vais le faire.

Mets des chaussures, tu vas attraper froid.

Il faut trouver le chauffeur. Il va parler !

– Tu es sûre qu’il était 5h moins 10 ? – Oui. J’ai regardé ma montre.

Ces salauds. On les tient pour de bon !

– On attend De la Garza ? – Non, on prend juste le mandat.

– On devrait lui dire, chef. – T’es sourd ?

Reste là. Tu es notre témoin.

Amenez de quoi déjeuner à la demoiselle.

Assieds-toi.

Y a quelqu’un ?

Je voudrais parler au responsable.

Vous m’entendez ?

Carolina vous a parlé ? Merci d’être là pour lui.

Laissez moi venir. Je peux lui parler…

…lui dire de se rendre.

Mieux vaut attendre ici.

S’il vous plaît. C’est mon fils.

Il m’écoutera. S’il vous plaît !

Bonjour.

– Votre repas, Monsieur. – Merci. Écoutez

Je dois vous demander les clés de la maison.

Pourquoi ?

Ça n’a rien de personnel. Décision de l’assemblée pour notre sécurité.

Je croyais qu’on décidait ensemble, dans cette maison.

– Non, Dorita. – C’est juste pour quelques jours.

Daniel !

Où ça ?

Tout le monde se fout de mon opinion.

J’arrive.

Excuse moi.

Viens voir ! C’est le gros bordel !

Quittez les lieux !

Vous devez respecter l’autonomie de la Zone.

Nous faisons notre travail.

Vas-t’en !

Dégage de là, idiot.

Ça va ? C’est officiel. Je protège la Zone !

Ce document nous donne droit à l’exception.

Lisez-le !

Quel article vous autorise Ă  commettre des meurtres ?

Sauf votre respect, nous avons du travail.

– Vous ne savez pas ce qui s’est passé. – On vous parle.

Vous commencez Ă  me gonfler.

Capitaine, on peut discuter.

Il fallait y penser hier.

Écoutez ! Et vous ferez ce que bon vous semble.

J’écoute.

Pas ici. En privé.

– Le gorille ne vient pas. – T’as un problème ?

S’il te plaît, Gerardo.

Je viens avec vous ! Oui, moi aussi !

Nous avons besoin d’eau.

– Diego est là ? – Dans le jardin, entrez.

Diego, la Police est lĂ .

Ils vont parler. Allons-y !

Nous devons leur dire que nous étions contre ça.

Réveille-toi, Lucia. Je ne représente personne,

et ils cherchent quelqu’un pour te remplacer.

Mais si on y va ensemble, ils nous écouterons.

Tu sais,

Je me disais…

Quand mon fils grandira et posera la question…

Comment je lui expliquerai qu’on vive derrière ce mur ?

– De l’eau ! – Un peu plus, fiston.

Mercedès Kierkenian Levin est morte.

– Elle est enterrée près de la chapelle. – Ils l’ont tuée.

Les autres sont morts parce qu’on s’est défendus.

Mais il y a un survivant.

Œil pour œil, dent pour dent, capitaine.

Excusez mon retard.

Monsieur le délégué De la Garza.

Ça enregistre ?

Il vaudrait mieux pour chacun

que cette conversation reste entre nous.

Le capitaine est un bon soldat.

Mais il ignore qu’on met fin aux guerres par la négociation.

Ils veulent avouer.

Ils ne veulent pas ébruiter leurs soucis, et toi non plus, je suppose.

La brutalité policière est une grave délit.

A toi de me dire si je dois garder ton dossier sous le coude, ou non.

Soyons pragmatiques.

Bien sûr, vous souhaiterez investir dans l’amélioration de notre institution.

Accordons-nous sur le montant.

Comment De la Garza est arrivé si vite ?

J’ai des enfants, capitaine.

Et leur mère est une grosse pute, Connard !

Ici 2-14, vous me recevez ?

Pour une fois, je pensais faire bien.

J’écoute, capitaine.

Allons tous nous faire mettre.

Le témoin à l’extérieur est votre problème, d’accord capitaine ?

– Alors, nous sommes d’accord ? – Ne vous inquiétez pas.

Le capitaine connaît son travail.

Ils s’en vont.

Alejandro !

C’est lui. On fait quoi ?

C’est un gamin. Avec une bonne raclée, il recommencera pas.

Sauvez le aujourd’hui, vous aurez un meurtre demain.

Ouvrez-moi !

Ouvrez-moi !

C’est un ordre !

S’il vous plaît, ouvrez-moi !

Gerardo, Daniel, vous me recevez ?

J’ai le suspect en visuel.

Il est près de l’école.

Et Miguel ?

C’était quoi ce coup de feu ?

Combien vous avez gagné pour la vie de mon fils ?

Vous auriez du mieux l’élever.

T’es un vendu, pédale !

Reprenez-vous, Rigoberto.

Par oĂą ?

Le courant a sauté. On n’a rien vu.

– Et Miguel ? – Viens avec nous, s’il te plaît.

– Il va bien ? – S’il te plaît.

Je t’avais dit de partir !

Je t’avais dit de partir !

J’ai essayé. Je te jure !

Ils les ont mis dans des sacs poubelle.

– Qui ? – Mes amis.

Ils sont morts. Je les ai vu.

La Police ne m’a pas aidé.

T’en fais pas. Personne ne sait qu’on est là.

Tiens… Lave-toi un peu.

J’ai deux frères et une sœur qui vivent aux États-Unis.

J’ai que ma mère, ici.

Pourquoi tu pars pas ?

Je veux pas laisser ma mère seule.

– Que fais-tu ? – Quelqu’un veut te voir.

C’est Yolanda, l’épouse du vigile.

Mes lunettes…

Je lui ai tout raconté.

Pardon. Pardon.

J’ai eu peur.

C’était un accident.

C’est bon de savoir qu’il ne s’est pas suicidé.

Vas-y.

Je m’appelle Miguel Alvarado Estévez, J’ai 16 ans.

La nuit du Mercredi 10 février…

…j’ai pénétré dans la Zone avec des amis.

…Pour voler.

Reste lĂ . Je reviens.

Je m’appelle Alejandro.

Alejandro.

Vous pouvez avoir un mandat ?

Comme je l’ai dit.

J’ai l’adresse.

Merci, votre Honneur.

– Où étais-tu ? – Avec Mauricio.

Tu mens. Il est passé te chercher.

Qu’est ce qui se passe ?

– Rien. Je dois y aller. – Oui, avec ma voiture ?

Tu ne vas nulle part. On va parler avec ton père.

Allez.

Papa !

Il n’a tué personne. Il n’a pas d’arme.

– Regarde ça ! – Tu m’as menti.

C’est ce fils de pute qui a tué Mercedès.

Du calme ! Du calme, s’il vous plaît !

Allons au gymnase pour discuter !

– S’il vous plaît, S’il vous plaît ! – Assassin !

– Arrêtez ! – Calmez-vous, calmez-vous, s’il vous plaît !

Allons au gymnase pour parler !

Tout le monde au gymnase. Du calme, s’il vous plaît !

Salopard !

Calmez-vous, s’il vous plaît !

– S’il vous plaît, arrêtez. – Calmez-vous.

Nous devons prendre une décision.

Miguel ! Miguel !

ArrĂŞtez, arrĂŞtez !

Je l’ai frappée sur la tête. Mais elle n’est pas morte.

C’est Mario qui l’a étranglée.

Je veux bien aller en prison.

Parce que je suis coupable. Parce que j’ai volé.

Mais je n’ai tué personne.

Je regrette tout ça, tout ce que j’ai fait

Je ne recommencerai pas.

Tenez.

Il s’appelait Miguel.

AllĂ´ ?

Allô, je cherche quelqu’un qui connaît Miguel.

Ce n’est pas ici.

AllĂ´ ?

AllĂ´ ?

S’il vous plaît, faites savoir que Miguel est mort.

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