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Des oiseaux chantent.
Gémissements
Elle renifle.
-Oh !
Soupir satisfait
Ecoulement d'eau
-Quand est-ce que tu le largues,
ton pot de colle ?
OK, il a réparé des trucs,
mais c'est plus possible.
-Vous êtes chiants, à la fin.
Il est fou de moi. J'y peux rien.
Il me trouve pétillante.
Je suis pétillante.
Et le mec, il sait cuisiner
et réparer une chaudière.
Enlève ton bonnet, il fait 19.
-C'est pas pour avoir chaud, c'est pour le flow.
-Il a eu 15. "Chocopâte" pour le kid des maths !
Et mûres-banane pour la princesse.
Ah, au fait...
Tiens.
J'ai vu tous les trous dans tes T-shirts.
-Waouh !
-Juste, ouvrez pas le lave-vaisselle quand il tourne.
Sinon, ça inonde tout.
T'es toujours là ?
Oui, écoute, Morgane, ça va. Elle travaille beaucoup.
-OK, il est un poil trop investi.
Mais il sait que ça durera pas.
-On n'essaie pas encore. Ca fait 2 mois.
Oui, allez, il faut que je file.
Oui, je file.
Je t'embrasse. Bisou, bisou, bisou.
C'était ma mère.
Elle t'embrasse.
-Ah...
Sonnerie de téléphone
Ouais, Gilles.
Alors, qui est mort, aujourd'hui ?
Au parc de la Citadelle ?
Attends, ma caisse est toujours au garage.
J'ai peut-être une solution.
Je te rappelle. Dis-moi, t'aurais un 2e casque ?
Bips
-Un promeneur a trouvé le corps près de la mare.
Notre victime s'appelle Adèle Mercier.
Mariée, mère d'une fille de 8 ans.
-Hé ? Cette histoire
va faire la une de tous les canards.
Rires
Je dis ça rapport aux...
Elle soupire.
Ouais, bon, blagounette.
-On a quoi, docteur ?
-Balle dans la tête à bout portant. Pas de traces de lutte.
Cicatrice au poignet. Sans doute un ancien tatouage.
-Tiens, tiens, tiens, qu'est-ce qu'on a là ?
Un long cheveu blond.
Je crois qu'on tient l'ADN de notre assassin.
Si ça, ça casse pas trois pattes à un canard, hein ?
Elle rit.
-Ca ressemble à une exécution de sang-froid.
Elle faisait quoi, dans la vie ?
-Mère au foyer. Le mari, prof de natation.
Pas le genre à se faire canarder.
Rires
-Non, Gilles.
Une femme est morte.
Une mère. Un peu de respect.
-En plus, techniquement,
c'est des colverts.
-Vous n'allez pas vous y mettre ?
Vous êtes ornithologue ou légiste ?
Trouvez l'heure de la mort.
Morgane, venez avec moi.
On va interroger le mari de la victime.
-Des colverts, c'est des colverts.
-Comment je vais annoncer ça à ma fille ?
Elle vient d'avoir 8 ans.
-Je suis désolé.
Vous savez si quelqu'un en voulait à votre femme ?
-Non, elle s'entendait bien avec tout le monde.
-Elle était anxieuse, dernièrement ?
-Non, non, non, tout était normal.
Je comprends pas.
-Qu'est-ce qu'on a, là ? Un long cheveu blond.
-Vous pensez que ça a un rapport
avec Adèle ?
-C'est la police
du style qui vient la coffrer
pour la couleur des maillots.
Rires
Ce noir atroce, un vrai crime contre l'humanité, je te jure.
-En même temps,
le noir mincit.
-C'est des gamines,
quand même.
C'était mieux le rose.
Moi, je le digère pas, franchement.
Non, non, là, je...
Ah non, ça ne passe pas.
Non, épouvantable.
-Le mode opératoire nous fait penser à un règlement de comptes.
Votre femme avait des soucis ?
Des dettes, ou des mauvaises fréquentations ?
-Ben non, elle passait
toutes ses journées ici, avec moi, au club.
Notre fille fait partie des espoirs olympiques.
Ca demande beaucoup d'investissement.
-Alors, faites chauffer la machine à ADN.
J'ai trois suspects. C'est un nid de vipères, ici.
-Je la déteste.
-Avec ses airs...
-Au rythme où ça bitche, les mamans auraient
déjà dû se zigouiller entre elles.
Suspect numéro 1.
-Mélissa.
-La mère
de Lola,
qui s'est fritée avec Adèle sur la couleur des maillots.
Mélissa voulait qu'ils soient roses, Adèle, qu'ils soient noirs.
-Qu'elle crève !
-Elles devaient faire un vote.
Mais Adèle s'est arrangée
pour que le vote ait lieu un jour où Mélissa était
chez l'orthodontiste.
Résultat : les maillots
noirs l'ont emporté.
Oui, c'est un peu léger comme mobile,
mais c'est des malades mentales.
-Ca prendra 1mn. -Alors,
suspect numéro 2.
-Maman de Victoire.
-Qui pouvait plus la blairer.
-Timbrée !
-Depuis l'article
du Courrier lillois sur l'équipe des espoirs olympiques.
Pour illustrer l'article, ils avaient opté pour une photo
avec Victoire, mais Adèle a tout fait
pour les faire changer d'avis et prendre une photo avec sa fille.
Donc, la maman de Victoire
a gueulé comme un putois, mais c'est la photo
de Victoire qui a gagné.
Suspect numéro 3, à mon sens le plus sérieux.
-Gilbert, l'entraîneur des bébés phoques.
-Je fais la collec'.
Depuis qu'Adèle a fait virer l'homme de ménage,
c'est lui qui se tape tout le rangement du matos.
C'est pas son rôle, à Gilbert. -J'en ai marre de ramasser !
-Il lui en voulait à mort. Ca va, les poils de cul pour l'ADN ?
-Votre femme a fait licencier quelqu'un ?
-Oui, on avait embauché un nouvel homme de ménage,
mais Adèle l'a surpris en train de rôder autour des casiers.
Il lui avait piqué son sac, alors...
-Alors ? -Alors, on l'a viré.
Elle devait témoigner
contre lui. -Son nom ?
-Brice Diallo.
Vous pensez qu'il aurait pu vouloir l'empêcher
de porter plainte ?
Elle souffle.
-Euh...
Je voulais vous dire, par rapport à ce que vous avez vu tout à l'heure...
-Vous n'avez pas à vous justifier.
J'avoue que,
pour être honnête, j'aurais pas forcément misé sur Timothée.
-Ah bon ? -Non.
-Ben, pourquoi ? Il est parfait.
Il est attentionné, doux,
plein d'élan.
Et en plus, il me trouve pétillante.
Alors, que demande le peuple ?
-J'en doute pas. Content pour vous.
-Eh ben, merci bien.
*Bip *-Nouveau message
de Roxane.
Souhaitez-vous le lire ? -Non.
*-Reçu à 11h32. -Non.
*-Roxane a écrit... -Non.
*-"Je pensais prendre
une raclette pour la crémaillère. Ca t'irait ?"
Emoji coeur, émoji donnant un baiser.
-Une crémaillère ?
-Oui.
Roxane a emménagé chez moi.
Donc, on a organisé un dîner pour l'équipe.
-Super. Félicitations.
-Vous êtes la bienvenue.
-Merci. -Et Timothée aussi.
Enfin, si vous voulez officialiser.
-Grave.
On n'attend que ça, d'officialiser.
On était dans les starting-blocks
de l'officialisation.
Allez.
-Génial, je vous compte, alors.
-On se réjouit.
-Super.
Sonnette
Brice Diallo ? -Oui.
-Commandant Karadec, de la PJ de Lille.
On a des questions à propos d'Adèle Mercier.
-Encore le sac ?
J'ai jamais bossé dans cette piscine.
-Montrez vos mains.
-Je suis chauffagiste.
-Je veux voir tes mains.
-Ma carte est dans mon portefeuille.
-Morgane, vous vérifiez ? -Oui, alors...
Il a une carte de chauffagiste.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Stop ! Il était sur la scène de crime !
-Balle dans la tête à bout portant. Pas de traces de lutte.
-Vos mains sur la tête.
-Je peux me rhabiller ?
-Le gérant de la piscine
vous a reconnu sous le nom de Brice Diallo, votre frère.
-Il m'héberge. J'ai dû prendre sa carte d'identité par erreur.
-Rien à voir avec votre passé d'ex-détenu ?
8 ans de réclusion pour trafic d'armes.
-Il m'aurait pas embauché avec ma vraie identité.
Mon profil est pas demandé sur le marché du travail.
-Surtout si on ajoute vol à vos compétences.
C'est le sac d'Adèle Mercier.
On l'a retrouvé dans vos affaires.
Il ressemble au mien. J'ai dû confondre.
-Très drôle.
Cette femme avait l'intention de porter plainte contre vous.
On vous a aperçu sur les lieux du crime peu après le meurtre.
-Je faisais un footing.
-Vous étiez où, ce matin, de 5 à 7 ? -J'ai un trou.
Désolé.
-Ca vous a pas suffi, 8 ans ?
-Gilles ? Gilles ?
T'as vu ? Il arrête pas d'apporter des cafés à Morgane pour passer
devant ton bureau.
C'est trop mignon.
-Daphné, l'autre jour, je t'ai dit qu'on avait couché ensemble.
Mais non, on a mangé ensemble.
On a été dans un resto afghan, avec des canapés, des tapisseries.
On était... -Gilles ?
-Quoi ? -T'as subi des pressions ?
-Non. -C'est ça ?
-Pas du tout. -C'est Thierry ?
Ca se voit qu'il est homophobe.
Je le fais virer ? -Surtout pas.
Surtout pas. Surtout...
-Mais non, je...
Je m'en fous de ce que dit ton copain oenologue !
Avec une raclette, on boit du blanc !
Vous en êtes où, avec votre suspect ?
-Le commandant l'a placé en garde à vue, mais il nie tout.
-Et le cheveu sur le corps ?
-Rien sur le fichier national.
On étend au fichier européen.
-Tada !
Alors, voici
l'ADN de tous les blonds autour de notre victime.
A qui je le refile ? -Morgane...
Je m'en charge. -Morgane ?
On peut se parler, toi et moi, à côté ?
-Oui. Arrête, tu me fais mal. -Oui, je...
-T'es bizarre.
-C'est dégueulasse.
-Passez ça à la broyeuse.
-Rentre.
Ca peut plus durer, hein ? -De ?
-Ta liaison avec Timothée.
Ca me met dans l'embarras. Je te couvre plus.
-Je vais officialiser. -Super.
Officialiser ?
Daphné m'a proposé d'être témoin de notre mariage.
-Merde, c'est chiant. -Mais oui.
-Comment ça se passe avec les objets volés ?
Quand on a aidé à les retrouver, on peut les récupérer ?
-T'as un rapport pathologique à la vérité.
Même ma psy le dit.
-Parce que pour un truc un peu guindé,
une crémation... -La PTS l'a pas encore examiné !
-Tu vas rien en faire.
-Arrête ! -Pour un enterrement !
T'es chiant ! Regarde, du coup !
Oh !
-C'est quoi, ça ?
-Purée, il y avait un double fond.
Je crois bien que c'est de l'argent.
-On n'a pas le droit de faire ça.
-Et alors là, qu'est-ce qu'on a ?
Emma Dubois et Madeleine Dubois.
Notre victime et sa fille, avec des faux noms.
-Notre victime s'appelle Adèle Mercier.
-Elle allait se faire la malle.
-On a trouvé 2 faux passeports dans le sac de votre femme.
Un pour elle et un pour votre fille.
-Je comprends pas.
Qu'est-ce qu'elle faisait avec ces trucs ?
-Vous n'étiez pas au courant ? -Mais bien sûr que non.
-Vous étiez en conflit ? -Non, tout se passait bien.
-Vous êtes sûr ? -Evidemment, c'était ma femme !
-Votre femme utilisait régulièrement son passeport
pour réserver une chambre dans un hôtel,
à Avelin.
-Un hôtel ?
Je comprends pas.
-M. Mercier, on pense que votre femme vous trompait,
et qu'elle voulait vous quitter.
-J'ai trouvé ça.
-Non, mais ça, c'est mon pistolet.
-Qu'est-ce que ça fait ici ?
-Adèle avait peur des cambriolages. J'ai une licence.
-On va vérifier.
C'est quoi, le code ? -C'est 1985.
Il était là, la dernière fois que...
C'est une erreur, putain.
-Il est où ?
-J'y ai pas touché.
-M. Mercier,
vous êtes placé en garde à vue.
Venez avec nous, M. Mercier.
-Le mari comprend que sa femme va partir.
Il achète une arme et il la tue.
-Pour ça, il faudrait qu'on ait un amant.
Daphné n'a pas pu identifier qui Adèle retrouvait à l'hôtel.
Adèle était seule.
Si on la rejoint, c'est sur aucune vidéo.
-Donc, notre hypothèse repose sur cet amant,
mais on ignore s'il existe.
-Qu'est-ce qu'elle faisait dans cette chambre ?
-Du nouveau sur le cheveu ? -Oui et non.
-Gilles a obtenu un match sur une femme
arrêtée au Royaume-Uni avec du cannabis en 2013.
-C'est super.
-C'est une touriste de New Delhi qui n'est plus revenue en Europe.
-New Delhi ?
-Coucou. -Coucou.
-J'ai reçu un appel de ma banque.
J'ai un découvert de 800E sur mon compte.
-Merde ! -Oui.
-Purée, c'est chiant. -Oui.
Il y a eu une grosse opération quand je t'ai prêté
ma carte pour les pizzas.
-Montre.
-On garde le mari, pour le moment.
Et l'homme de ménage, on fait quoi ?
Adam ?
L'homme de ménage qui a volé le sac à main, on le libère ?
-Non, c'est un ancien détenu tombé pour trafic d'armes.
En plus, il a aucun alibi. On va pas prendre le risque.
-Comme tu veux.
-Anglos Auto, moins 1 500E ?
Ah non, c'est pas une erreur. C'est mon garagiste.
Il est à côté du camion à pizzas, j'ai payé l'acompte
pour ma carrosserie.
-Super. -Je vais te rembourser.
-Bah oui, oui. -Bah, quand même.
Sonnerie de téléphone Hein ? Attends.
Oui, maman, je peux pas
te parler, je suis au bureau. -Embrasse-la de ma part.
Bonjour, madame.
-Arrête de crier.
Quoi Eliott ? De quoi tu parles ?
*-Un cancer... -Comment ça, un cancer ?
*-J'ai vu sa vidéo.
-Quel cancer ?
*-Il va mourir.
-Oh, putain !
Urgence familiale. Tu me ramènes à la maison ?
-Grâce à ce traitement américain, je retrouve espoir.
Chaque euro peut sauver ma peau car vos dons sont ma guérison.
-Attends, on va reprendre. -C'était pas bien ?
-Non, c'est nul.
Bon, il faut que tu sois un peu plus émotionné, tu vois ?
-Plus fort ?
-Non, c'est un mélange d'espoir, parce qu'il a besoin d'argent,
et de peur, parce qu'il a peur,
vraiment peur.
-C'est ton arnaque, le problème. Un traitement américain ! Ringard !
Tu devrais dire que Raoult l'a inventé.
-Ca fait 50 ans que je fais ce boulot, je m'y connais.
Tu vois ? -Pourquoi t'es H24 chez nous ?
Plutôt que de te prélasser dans ta villa aux Bahamas ?
-On reprend.
-C'est quoi ? -De la transpiration.
Allez, on y retourne. -Il me manque
7 000E. -Non, t'es...
On l'entend à peine, 7 000E. -Il me manque 7 000E.
-On va pas y arriver. Tu me fatigues.
On n'a pas vu le temps passer. On était en pleines révisions.
On révise comme des malades.
Attends, je t'explique. Eliott prépare
un exposé brillant sur le bouddhisme.
-Coucou ! C'est la maman du petit Eliott.
Bon, bah, il est mort.
Si vous voulez être remboursés, prenez contact avec notre trésorier,
Serge Alvaro, au 06 24 72 29 00.
Bisou, love.
On va arrêter le baby-sitting.
-Ils ont de l'imagination, les gamins.
J'ai suivi, c'est tout.
C'est pas brillant, mais bon.
-Sinon, ça va ?
Elle soupire.
-Serge ?
Serge ?
Serge ?
Oh, Serge !
Je vais être franc avec vous, votre fille remet de l'ordre
dans sa vie, et vous, vous l'aidez pas.
Il va falloir arrêter les bêtises
et vous prendre en main, d'accord ?
Il rit.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Euh... Je peux te donner un conseil ?
-Oui. -Il va falloir t'habituer
au bordel, mon grand.
T'inquiète pas de ma relation avec ma fille.
Elle et moi, on se ressemble beaucoup plus que tu ne le croies.
Voilà.
Allez, passe une bonne soirée. -Oui.
Oui, mamoune.
Je sais, maman, mais je te le demanderais pas si...
J'en ai vraiment besoin.
C'est pour éviter les agios.
Théa, tu peux aller acheter du lait ?
La bouteille est vide. -Non.
Je suis sur mes devoirs.
-Si je te le demande, c'est...
Eliott, ne l'ouvre pas
quand il tourne, non !
*Alarme Non, non !
Non ! -Tu l'avais pas réparé ?
-Je l'ai dit 20 fois !
Bon, c'est pas grave.
Oui, pardon, maman.
Non, maman, c'est pas à toi que je parle.
Tu t'appelles Eliott ?
Arrête. Pleure pas. Arrête de t'inquiéter.
De toute façon, mon salaire tombe le 30.
*Alarme
-Coupure
de courant !
-Putain.
C'est quoi, la rallonge ?
Ca va chez le voisin.
-C'est toi qui pompes mon élec' en douce depuis 3 mois ?
-Non.
-C'est qui qui a coupé le jus du voisin ?
Je sors de mon bain et je me les pèle !
Coup de poing
-T'as vu Timothée ? -Quoi ?
-T'as vu Timothée ? -Wait a minute, please.
-Il s'est fait tabasser par Thierry. -Ca peut être n'importe quoi.
Une porte, un animal, une allergie.
-Ne te laisse pas intimider. La honte doit changer de camp.
-OK ?
-Excuse.
-Vous faites quoi ? C'est qui ?
-La femme dont l'ADN a matché avec le cheveu sur le corps.
-Coucou ! -Elle vit en Inde.
Elle est jamais venue ici. *-Excuse me.
-Namasté.
Please. -Attends !
-Ah !
OK, j'ai compris. OK, bisou.
Au revoir.
C'est pas le cheveu
du meurtrier qu'on a retrouvé, mais un cheveu de notre Indienne.
Les pèlerins hindous de temps en temps se rasent la tête
pour les donner en offrande aux divinités.
Et les mecs qui bossent dans les temples récupèrent
ces cheveux et les vendent un peu partout dans le monde
pour en faire des...
-Perruques. -Voilà.
-Et les cheveux bruns sont décolorés en blond.
Du coup, c'est pas un amant qu'on doit chercher sur les vidéos.
C'est Adèle en blonde.
Elle louait la chambre d'hôtel pour se transformer
et ressortir aussi sec.
Purée, c'est une espionne !
Et si ça se trouve,
en face de l'hôtel, il y a le KGB !
Grincements de roues
-Bonjour.
Un nid à espions, vous disiez ?
-Quand on y réfléchit,
c'est une sacrée couverture, un hospice.
-Je doute que notre victime soit une espionne du KGB,
parce que le KGB n'existe plus depuis 1991.
-Oui, bah, hein... -Quoi ?
-Ouais, ouais. -J'ai montré la photo
à mes collègues.
Elle vient régulièrement. Elle va voir Mme Mauras en 106.
-C'est son agent de liaison ! Venez, Karadec.
-Merci.
Mme Mauras,
on nous a dit que cette personne venait vous rendre visite.
Vous la reconnaissez ? -Non.
Je l'ai jamais vue.
-Vous êtes sûre ? Elle s'appelle Adèle Mercier.
Ca vous parle ?
-Non.
Propos en russe
-Excusez-moi.
Morgane ?
Morgane ? -Oui.
-Vous faites quoi ?
-Je lui parle en russe pour la mettre en confiance.
Vous voyez ?
-Vous lui avez demandé où on trouve des beignets.
-Je connais que ça en russe.
Désolée de pas être polyglotte
comme vous.
Oh, putain,
les tétons !
On s'est plantés.
La nana était pas espionne. Je suis déçue.
-"On s'est plantés" ?
C'est vous qui... -Ca vous rappelle rien, ce dessin ?
Mais si, la forme
des pieds, les zigouigouis,
les tétons
hypertrophiés des garçons...
Ca ressemble
au dessin de Julia.
C'est la fille d'Adèle
qui a fait ce dessin.
C'est pas son agent de liaison
que notre victime venait voir, mais sa mère.
-Sa mère est décédée en 2008.
-Vous avez dit
"votre victime" ?
Il est arrivé quelque chose à Jessica ?
Ils l'ont tuée ? -Qui ça, "ils" ?
-Les types qu'elle a envoyés en prison.
-Adèle Mercier, anciennement Jessica Mauras.
-Elle faisait partie d'une bande de trafic d'armes, à Toulouse.
Elle a balancé sa bande et obtenu le statut de repentie.
-En échange, on lui a filé une nouvelle identité.
Sa vie a été effacée de tous les fichiers,
et elle a emménagé à Lille.
-Elle se déguisait par peur qu'on la retrouve.
-Et son mari
s'en doutait pas.
-Non.
-Les gens qu'elle a envoyés en prison
sont toujours incarcérés ? -Tous, oui, sauf une personne.
-Adèle Mercier s'appelait en réalité Jessica Mauras.
Ce visage vous est familier.
Vous nous avez menti.
Vous la connaissiez, Adèle. Enfin, Jessica.
Même très bien.
Vous avez fait partie de la même bande.
-Maintenant que vous le dites...
Je me disais bien que sa tête me disait quelque chose.
-Vous avez quitté Toulouse pour monter sur Lille par hasard ?
Et vous êtes tombé
par hasard sur la femme qui vous a envoyé en prison ?
-Vous savez ce qu'on dit, le monde est petit.
-Et tout ça n'a rien à voir
avec la photo d'elle parue dans le journal.
Elle voulait éviter sa parution, parce qu'elle est dessus
et reconnaissable.
-Il y a moyen d'avoir un café ? -Il va falloir arrêter de jouer.
Vous êtes tombé sur cet article, sur cette photo.
Vous avez décidé de monter sur Lille,
de vous rapprocher de cette piscine dans le but de la tuer.
-Tout doux, j'ai tué personne. J'étais pas sur Lille.
-Vous vous foutez de moi ?
-Non, ça vient de me revenir.
Au moment de sa mort,
ma bécane est tombée en panne sur la N41, à 50 bornes d'ici.
-Il va falloir trouver mieux, M. Diallo,
si vous voulez vous tirer d'affaire.
-Appelez le dépanneur pour vérifier.
Désolé de vous avoir fait perdre la journée avec mes trous de mémoire.
D'ailleurs, c'est combien la durée légale d'une garde à vue ?
On approche de la fin, non ?
-Les dépanneurs ont identifié Diallo, il a pas tué Adèle Mercier.
-Ces témoins sont fiables ? -Ils sont fiables.
-On n'a plus rien contre lui. Combien de temps de garde à vue ?
-24 heures. Appelle le proc. -Avec quels arguments ?
Il a un alibi en béton.
On va pas griller notre dernière cartouche.
-Oh non ! Non ! Merde !
Oh !
Pardon.
La meuf a un modèle de l'an 12, ça fait une éternité
que j'avais pas joué au serpent.
-Le portable d'Adèle ?
-Il est pas sous scellés ?
-Le service technique l'a renvoyé.
-Morgane, rendez-le.
Allez.
Elle souffle.
-M'en fous, il est naze.
La meuf a zéro appli à part deux calculettes.
-Deux calculettes ? Fais voir, Gilles.
-Une passion comptable ?
Suffisamment de fulgurance pour aujourd'hui.
Moi, je me rentre.
-A tout.
-A toute de...
-La crémaillère.
-Ah oui, oui, oui.
-20h, Morgane. -Oui.
-Oubliez pas votre plus un.
-Oui.
A tout à l'heure.
Psitt ? Salut, beau gosse. -Ah...
Morgane, il faut que je te parle.
-Tu sais quoi ?
C'est toi qui as raison. -De quoi ?
-C'est trop compliqué de se cacher.
Alors, c'est bon, je suis prête, on officialise.
T'es libre, ce soir ?
-Euh... Oui, je suis libre. -Super.
-Non, pardon. Je suis libre, mais je sais pas si...
Si c'est une bonne idée.
-Pourquoi ?
-En fait, j'ai réfléchi.
Toi et moi...
Enfin, c'est pas toi.
T'es une fille super, mais tu vois, moi,
je suis quelqu'un de... -Oui.
-Toi, t'es plus... -Oui.
Oui.
-Du coup, ensemble, ça... -Oui.
Je suis devenue trop pétillante, quoi, hein ?
-Pas du tout, pas du tout.
C'est moi, j'ai besoin plutôt...
Enfin, j'ai envie d'une relation plus...
Plus...
Euh... Plus...
-Vas-y, plus...
-Simple, quoi.
-Plus simple. -Plus simple, oui.
-Je sais, c'est toujours ça.
Oui, OK, pas de problème. Euh...
On fait comme ça.
OK.
Bonne soirée.
A demain.
Elle souffle.
SMS
Fait chier.
-Il y a pas que moi qui ai passé une journée de merde.
-Qu'est-ce que tu fous là ? -Je dois rester dans le secteur.
T'as du feu ? -Eh non, je fume pas.
Dis-moi...
T'aimes la raclette ?
-"La tolérance atteindra un tel niveau
"que les personnes intelligentes seront interdites de réflexion
pour ne pas offenser les imbéciles."
Il a écrit ça en 1864.
Un visionnaire, ce Dostoïevski.
Tu peux plus mettre un pas devant l'autre
sans qu'on te colle une étiquette.
-Elles sont magnifiques, tes gougères, Gilles, bravo.
Une gougère, chéri ? -Merci.
-Non, merci. -Champagne ?
-C'est vraiment mort,
ce poste à Paris ? C'était ton rêve.
-On change de priorité.
-Alors, à la vôtre. -Merci.
-"Je n'ai plus rien à apprendre, à part de Dostoïevski."
-Thierry, c'est réglé, il t'embêtera plus.
Même s'il est travailleur handicapé,
j'ai raconté ce qu'il a fait aux RH.
Et c'est pas passé. Ils veulent le virer.
-Le virer ? -Oui.
-On va pas le virer. -Non, mais...
Il faut que tu signes une lettre
en disant qu'il t'a discriminé à cause de ta relation.
-Je peux pas.
-Pourquoi ? -Parce qu'avec Timothée,
on n'est plus ensemble.
-Quoi ? -Oui.
-Pourquoi ?
-Il m'a trompé.
-Avec qui ?
-Je préfère pas en parler. -Oh, Gillou...
-Oui. -C'est qu'il a eu peur.
-Voilà Morgane et...
-Coucou ! C'est nous !
David,
je te présente les collègues.
Les collègues...
David.
-Morgane, je vous aide
à vous débarrasser. -Quoi ?
Vous me faites mal.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
-Ravi. -De même.
-Ca va pas ?
Roxane travaille pour l'IGPN et Pierre-Emmanuel est ami
avec le proc !
Ils vont réagir comment en apprenant qu'on dîne avec notre suspect ?
-On garde un oeil sur lui. Et je l'ai briefé.
-Ca doit me rassurer ? -Oui.
-A table ! -A table !
-C'est long, hein ?
-Des cornichons ? -Oui.
-C'était la mienne. -Ah !
Pardon.
-C'est pas grave.
-Désolé.
-Alors, comment elle avance,
votre enquête ?
-Euh... -Très bien.
-Super bien. -Ca avance bien.
-On avance. -Ca va.
-On va pas parler boulot à table.
-Tiens,
je pourrais en avoir un peu ?
-Oh, ça va, doucement, quand même.
-Ou pas. -Bien sûr.
Voilà, David. Comment vous avez connu Morgane ?
Propos entremêlés
Pardon ?
Il tousse.
-A la patinoire.
-Daphné, Morgane sortait pas avec votre collègue Timothée ?
Non ?
-Morgane ? -Oui, avec Timothée.
-Avec Timothée ?
-Il est vachement bon, le fromage. Il fond bien, on a de la chance.
-Du coup, vous faites quoi, dans la vie ?
-Eh bah...
-Monsieur le juge...
-Oui.
-C'était intéressant, Dos...
-Dostoïevski.
"Ne pas offenser les imbéciles."
On se demande ce qu'il penserait
de notre société. -On a fait le tour
du sujet, non ? -D'accord.
Pas de boulot, pas de politique. Je ferme ma gueule, en fait ?
-De temps en temps, ça ferait du bien.
-Ah bah, oui, bien sûr ! Bah, oui !
Un homme blanc hétéro s'exprime.
Forcément, ça dérange.
-Ecoute, arrête,
on t'entend beaucoup. -On en est là ?
-Un morbier.
-On en est là, hein ?
Parce que dans 2 secondes, tu me traites de réac, c'est ça ?
-Oui, limite facho, même !
-Tu vas trop loin !
-Tu peux pas être juste moins démonstratif sur tes idées !
-Hé ! Hé !
C'était bizarre, comme soirée, mais on s'est bien marrés.
On partage le taxi ? -Bien sûr, oui.
Après ce que t'as fait à Gilles ? Non.
-J'ai fait quoi à Gilles ?
Qu'est-ce que j'ai fait à Gilles ?
Hé ! Hé ! Attendez.
Attendez. Vous pouvez me déposer ?
Hein ? Ouh, là.
Elle souffle.
Hé.
T'aurais pu trouver plus original qu'une panne pour m'attendre.
-Non, elle redéconne, comme hier. -Ah.
Rien à voir avec moi ?
-Le hasard fait bien les choses.
-Sans doute un ancien tatouage.
-Jessica, c'était pas juste
une fille de ta bande. Ton tatouage de poissons.
D'après ton dossier, toi, t'es sagittaire.
Jessica,
elle, elle était poissons, et elle avait un tatouage
de sagittaire,
mais elle l'a fait effacer.
Donc j'en déduis
que c'était ta meuf, non ?
-On était ensemble depuis le lycée, même si on n'y a pas beaucoup été.
-Et elle t'a balancé,
comme ça, avec les autres ?
-J'ai mis 8 ans à essayer de comprendre.
Je me disais que c'était pas possible, qu'on l'avait menacée.
Alors, quand je suis sorti de prison, je l'ai cherchée.
Tout le monde me disait de lâcher l'affaire.
-Tu voulais des réponses. Tu les as eues.
-Elle m'a dit qu'elle en avait marre de notre vie,
que le danger, l'adrénaline,
c'était plus ce qu'elle kiffait.
C'est aussi simple que ça.
-C'est chiant, la simplicité, non ?
Il soupire.
-Bonjour, Daphné. -J'ai du nouveau.
Vous vous souvenez de la 2e appli calculette du téléphone d'Adèle ?
C'est une messagerie cryptée déguisée en appli calculette.
Visiblement, la victime
parlait avec David dessus.
-Ils se parlaient ?
-Il insistait pour la voir. Le jour de sa mort, elle a accepté.
-Oh, putain !
Oh, putain !
T'appelles Gilles ?
-Gilles ? -Oui.
-Euh... Oui. Gilles ?
-Police !
-Bouge pas ! Les mains dans le dos !
-Bouge pas ! Bouge pas !
-David Diallo, vous êtes placé
en garde à vue pour le meurtre d'Adèle Mercier.
-T'inquiète. -Tu l'emmènes.
Tu fais revenir la PTS.
On cherche un flingue, des traces de sang, la totale.
-Voilà une affaire rondement menée.
On y va ? C'est bon, on a tout ce qu'il faut. Ca va aller.
Elle hurle.
-C'est pas du tout
ce que vous croyez.
Si, évidemment.
Mais je veux dire que...
J'ai poussé trop loin les investigations.
Mais j'ai réussi à glaner des informations.
Et vous faites une connerie.
-Prenez votre journée.
On n'a plus besoin de vous sur cette enquête. On y va.
-Attendez, j'ai glané.
-C'est quoi, ça ?
*-Tu nous as menti. Tu harcelais Adèle pour la revoir.
Le matin de sa mort, vous aviez RDV.
-Je préfère votre consultante.
Elle est vraiment plus marrante que vous.
J'ai pas beaucoup dormi, cette nuit.
*-Ca va ? Tu t'amuses bien ?
Ca te fait rire, tout ça ?
-C'est Jessica qui a cherché
à me voir, elle m'a dit qu'elle regrettait ce qu'elle avait fait,
qu'elle avait des remords.
Elle m'a demandé pardon.
-Prends-moi pour un con. -Je l'ai pas tuée, putain.
Je suis tombé en panne. A mon arrivée,
elle était morte.
Vous avez vérifié.
-Merde !
-T'en as rien à foutre d'avoir tué la mère d'une fille de 8 ans ?
-Adam, je prends le relais.
Tu sors. Sinon, t'es suspendu.
-Il a pété un câble. -Asseyez-vous.
On va reprendre depuis le début.
Si vous tombez pour complicité, vous prendrez 30 ans.
-Complicité ?
-A 5h07, vous étiez en panne sur la N41, et pourtant,
vous avez envoyé un SMS à Adèle qui disait : "Je suis là."
Juste avant le meurtre.
-Je veux parler à un avocat.
Elle souffle.
-Oh non, merde !
-Non, elle redéconne, comme hier.
Elle redéconne, comme hier.
*-Vous vous êtes construit un alibi
et avez tendu un piège à Adèle Mercier.
Le nom de vos complices et on verra pour un aménagement de peine.
-Stop ! Arrêtez !
C'est pas David qui a tué Adèle. C'est Adèle qui a essayé de le tuer.
-Qu'est-ce que vous faites ici ?
-On sait
qu'Adèle venait de s'acheter une arme à feu
pour les cambriolages.
Mon cul ! Elle voulait
buter son ex !
-Vous êtes suspendue.
-Je sais, mais le matin du meurtre,
elle avait donné RDV à David
à 5h du mat'.
Je veux dire
qui donne RDV à 5h du mat' ?
Eh bah,
à la même heure, il y avait des travaux juste à côté du parc.
Idéal pour couvrir un tir.
-Mais comment elle se serait débarrassée du corps ?
-Je suis retournée sur les lieux du crime.
Accrochez-vous.
-Qu'est-ce qu'on regarde ? -Mais attends.
Nous nous trouvons
près de l'étang où le corps de la victime
a été retrouvé.
Et il faut dire qu'il fait
un vrai froid de canard.
Il rit.
Les canards sont SDF.
Et pour cause : leur habitat a été squatté.
J'en veux pour preuve ces plombs de plongée retrouvés sur place,
identiques à ceux de la piscine.
Hasard ?
-Bah, non.
*-Non, Gilles,
t'as raison.
Il y a de quoi lester
un corps
et l'enfoncer au fond de l'étang.
Mettez-vous à la place de la nana.
Son ex qu'elle a envoyé en taule redébarque.
Il est embauché dans la piscine que fréquente son mari.
Elle réussit à le virer.
Mais elle sait bien que le gars va pas la lâcher, donc elle décide
de se débarrasser du problème.
Elle achète une arme, lui donne RDV dans un lieu isolé.
-Et bruyant. -Voilà.
Et elle se démerde
pour se débarrasser du corps.
-Sauf que David l'a doublée. -Non.
Il a rien vu venir.
Elle a oublié un détail : le petit frère de sa cible.
-Brice Diallo.
-Le matin
du meurtre, Brice avait une trace
d'huile, parce que c'est lui qui avait bricolé la moto de David
pour pas qu'il aille au RDV
et y aller, lui, à sa place.
Soupir soulagé
-Waouh.
-David, il avait pas le choix.
Le trafic, c'était pour payer le loyer.
Jessica, elle l'a balancé aux flics.
Il est parti en taule, et j'ai fini en famille d'accueil.
15 ans de notre vie qu'elle a sacrifiés comme ça.
Elle le baladait.
Elle l'avait trahi. Elle allait recommencer.
Il voulait pas m'écouter.
Il y a 15 ans, je pouvais pas le protéger.
Cette fois, je pouvais.
-Tu voulais me voir ?
Si c'est à propos de Morgane,
je suis d'accord, elle dépasse les bornes.
-C'est pas d'elle dont je veux te parler.
C'est de toi.
Il s'est passé quoi, avec le suspect ?
Tu te prends pour Dirty Harry ?
-Je voulais juste le déstabiliser.
-Je sais pas ce qui t'arrive,
mais tu te laisses déborder par tes émotions.
C'est pas possible, Adam. Alors, ressaisis-toi.
Je veux pas de ça dans mon équipe.
Elle soupire.
-Lui, a priori, il est pas près de me rappeler.
J'imagine
que ça vous fait plaisir.
Bah, allez-y,
engueulez-moi, qu'on passe à autre chose.
Parce que là...
C'est chiant.
Quoi ?
Elle souffle.
OK.
-Tu peux m'attraper le carton, là-bas, s'il te plaît ?
Je vais remplir cette étagère.
Il faudra qu'on en fasse une autre, là-haut.
Ca va pas ?
-Roxane, faut qu'on parle.
-Je t'écoute.
-T'aurais pu attendre qu'il ait reçu les pièces pour le larguer.
-Il y en a marre des couverts sales.
-Un coup, il faut que je le largue, un coup, il faut que j'attende.
De toute façon, depuis quand on a besoin d'un mec
pour réparer quoi que ce soit dans cette baraque ?
Ca doit quand même pas être si compliqué que ça.
Et puis, depuis quand on a eu besoin d'un mec tout court ?
Hein ? Alors, à nous deux.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Oh putain !
-C'est des billets ? -Pas touche.
A qui c'est ? -Bah, à nous.
-Non, pas touche ! C'est pas à nous !
Il y en a énormément !
On va tout remettre
dans la boîte.
On n'a rien vu.
Sous-titrage EVA France ST'501
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