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Sonnerie
Soupir
-Oui ?
Oh, punaise ! -Vous étiez pas consentante ?
-On en parle. *-Morgane, allô ?
Timothée est là ? -Non.
-Il assurait ta protection...
-Je vais me dénoncer. J'ai abusé de votre fragilité.
Je ne suis pas digne... -Il était là, mais il est parti.
-Il est parti ? C'est pas du tout la procédure.
-Personne ne va se dénoncer, donc chut.
*-Il est bon, lui,
avec ses binocles... -Tu disais ?
-J'arrive.
-Quoi ?
*-On a une scène de crime. -Non, non...
Tonalités Merde, merde...
-J'ai aucune excuse.
J'ai agi comme un prédateur. J'assumerai.
-Non, c'est moi qui t'ai sauté dessus.
Mais je ne consens pas à ce que Gilles te trouve à poil.
On y va, on y va !
Allez.
Oh, mon ex ! -Quoi ?
-Le cagibi,
cache-toi.
Tu bouges pas. Sonnette
Je reviens.
Allez... Hé, mais quelle bonne surprise !
Ha ha ! -Ha ha !
-Vous deviez pas rester chez Ludo ?
-J'ai oublié mon cahier.
-Evidemment. -Tu aurais un antalgique ?
Chloé a l'air chaude.
-Super. -C'est pas super.
-T'as pas vu ma veste ? -Non, non !
La météo a dit qu'il faisait moins 1.
Tu vas te les peler. Va chercher ta doudoune.
OK ?
Elle souffle. Antalgiques ?
-Oui. -Dans les chiottes.
-Maman... -Je parie que tu as oublié
ton classeur dans la cuisine.
Tu te fous de moi ? Tu t'es pas habillé ?
-Pour pas faire de bruit.
-Vite, dehors.
On se rejoint plus tard. Putain, Gilles.
Hé !
-Waouh. -Euh...
-Ha, c'est gênant !
C'est carrément gênant.
On dérange. -Alors...
-On y va. -Non,
mais parce que... -Bon courage.
-C'est... -Bonjour, monsieur.
-Salut. -Salut, enchanté.
-Oh, salut Gilles !
Ca va ? -Hé !
-Hé ! Gilles crie.
-Oui,
Timothée allait partir. -Je m'en vais.
Au revoir, merci. -Au revoir.
-Mais... -A tout à l'heure.
-Bah ouais. Morgane souffle.
Il abuse, Timothée.
Il s'occupe de ta protection rapprochée,
mais il a pas à se balader nu !
-Ne fais pas un fromage pour un slip.
-Il t'a dit qu'il était parti. Et si t'avais été nue ?
-Hé, Karadec !
On est là !
-La mort date d'hier soir.
Il a été poignardé 2 fois. Vu la position,
il a dû être poussé depuis un véhicule.
-On n'a aucun moyen de connaître son identité.
On a ni portefeuille
ni téléphone. On lance un appel à témoins ?
-J'en parle à Céline ? Ensuite,
il dormira dans ton lit ? -Gilles.
J'ai couché avec lui, OK ? -Quoi ?
-Y a un truc ?
-Morgane a... -Oui !
J'ai découvert l'identité de la victime, effectivement.
Si tu parles, je t'arrache les yeux et te les fourre dans le nez.
-On écoute, Morgane. -Alors...
C'est un homme.
C'est un homme blanc,
et je dirais même plus : c'est un homme châtain
d'une quarantaine d'années.
Attendez...
Ah non !
Il a dans les 50 ans.
Vous savez pourquoi ?
Ca, c'est le vaccin de la variole,
premier vaccin à avoir été inventé fin du XVIIIe
par Edward Jenner.
L'aiguille à 2 branches marquait la peau.
Du coup,
on a arrêté de vacciner en 1979,
donc il est né avant.
-OK. Autre chose ?
-Autre chose...
Ah bah si ! Regardez.
Le bras gauche est musclé.
Ca vous rappelle personne ?
-Rafael Nadal.
-Yes !
Hey !
Votre macchabée faisait du tennis.
Purée, j'ai mieux ! Attendez, j'ai mieux.
J'ai un porte-clés en liège.
C'est moche, mais super pratique si nos clés tombent dans l'eau.
Je vous ai raconté
mon histoire avec le skipper suédois?
Quand j'étais serveuse. -Non.
-Il s'appelait Carl.
Il était...
Il était très beau, déjà.
Il avait ce truc, il était vraiment...
Ca a foiré entre nous.
Bref, votre type
avait un bateau.
-Il s'appelait Yvan Desfard.
Consultant en organisation, 52 ans,
2de série en tennis, titulaire d'un permis bateau depuis 1999.
Il a un cabriolet à 45 000E.
-Merci. *-J'envoie l'adresse.
-OK, la victime était propriétaire d'une voiture de luxe.
Ca peut expliquer le car-jacking.
-Tout à fait.
Sonnerie
Oui, allô.
*-C'est Francine de la crèche. -Oui.
*-Votre fille a de la fièvre. Elle contamine les autres enfants.
-Ah bon ? Ca m'étonne.
Ce matin, elle était en forme. *-Pas là.
Il faut venir la chercher.
-Ouais, donc va falloir que je trouve
une solution, comme d'hab. Allez, je vous rappelle.
-C'est pour votre fille ?
-Non. -Si elle est malade,
restez à la maison. -Elle est en forme.
Arrêtez de psychoter, enfin !
-OK.
Sûre ?
-Ludo ? C'est moi.
Tu pourrais aller récupérer Chloé ?
Ludovic tousse.
*-Non, impossible.
-Il a toussé ? *-Je suis mal.
-OK. Je te rappelle, bisous. -Il a toussé ?
-Quel hypocondriaque !
Non, non ! On va se peler le cul
à cause de votre maladie mentale. -A cause de celle de votre fille !
Elle feint de tousser.
Dispute indistincte
Yvan Desfard vivait seul ici depuis son divorce.
-Ha ha !
Le bateau !
La classe, non ?
Comment ça m'irait trop bien.
-Vous faites quoi ?
Morgane,
descendez.
-Je cherche des indices. -Descendez.
-C'est ma maison, je prends ce que je veux !
-Vous n'avez pas le droit. -C'était pour notre mariage.
-C'est une effraction.
-C'est chez moi ! -Plus maintenant !
-Commandant Karadec,
police judiciaire. Que se passe-t-il ?
-Delphine Lacroix, j'habite à côté. Je l'ai vue entrer
pour voler monsieur Desfard.
Bris de verre
-Voilà son vase. Il peut crever avec.
-Vous êtes son ex-femme ? On peut se parler ?
Quelle était votre relation ?
-On était en instance
de divorce depuis 2 ans.
Ca se passait mal.
Il a menti au juge
pour garder la maison.
Il ne payait pas la pension de notre fils.
Je voulais juste compenser.
-Vous étiez très en conflit.
-C'est pas moi, si c'est la question.
Ca fait des mois qu'on l'a pas vu, avec mon fils.
Morgane éternue.
-Dans votre coude. -Quoi ?
-Vous pouvez être asymptomatique.
-C'est la poussière, OK ?
En parlant de poussière, où habitait votre ex-mari ?
Je vous dis ça rapport au nid, parce que...
Eliott voulait être ornithologue.
-Son fils.
-Je me suis tapé
toutes les espèces de la région.
Eliott imite le cri d'un oiseau.
Tout ça pour dire
que ce nid est un nid de rougequeue.
Ils ont une nidification
de type cavernicole.
Ces espaces, c'est leur truc.
Seulement,
leur période de ponte, c'était y a 3 mois.
Si le nid est toujours là, plus personne ne vivait ici.
-Il vivait
ailleurs ? -Non.
Toutes ses affaires sont là.
-Quelqu'un lui en voulait ?
-On vous a pas parlé de son boulot ?
-On respecte bien
l'ordre alphabétique. Sylvain Archer.
Archer ! Pardon.
Archer, Sylvain ! -Ouais, c'est moi.
-Votre carte d'identité.
-C'est quoi, ce bordel ?
-Daphné a convoqué tous ceux qui peuvent en vouloir
à notre victime.
Il était cost-killer, il a licencié
des centaines de personnes en 20 ans.
-On filtre, Daphné.
-C'est les menaces de mort.
-Tu vois le topo ?
*-Madame Alvaro, il est 13h. Venez récupérer votre fille.
*Bip C'est encore Francine de la crèche.
Chloé a 38,5 et nous ne pouvons pas lui donner de paracétamol.
*Bip
-T'es là. Je t'ai fait un café.
Je me suis dit que...
Ouh, là, là, ça a pas l'air d'aller, toi.
Tu sais que si tu as un souci, je suis là ?
Regarde-moi. On est deux, maintenant.
-Ouais... Ouais, alors...
Timothée, on a couché
ensemble, c'était sympa.
-T'as trouvé aussi ? -Ouais,
ne m'interromps pas. On a...
couché ensemble, tu vois,
mais...
-Il a un cabriolet à 45 000 euros.
Elle crie.
-Les mains en l'air,
face contre le sol, contre le capot, les bras dans le dos !
-Qu'est-ce que tu veux ?
-C'est pas clair ?
-Qu'est-ce qui se passe ? J'ai autre chose à foutre.
Oh, ça fait une heure que je poireaute.
Bip
Votre collègue m'a dit que je pouvais y aller.
-Vous avez dépouillé Yvan Desfard.
-C'est quoi, ces conneries ?
-Votre montre, votre cabriolet, votre téléphone.
Ca appartenait à Yvan Desfard.
Vous m'expliquez ? -Attendez.
C'est une erreur. C'est pas possible.
-Y a 5 ans, vous avez été licencié par Yvan Desfard.
Je me trompe ?
Après ça, vous vous êtes mis à boire.
On vous a retiré votre fils.
Cet homme a détruit votre vie.
C'est ce que vous avez écrit dans vos mails de menace.
-Mais attendez, vous m'accusez ?
C'est de l'histoire ancienne. Je lui ai rien fait.
-Pourquoi vous avez ses affaires ? -On me les a données.
OK ?
Le cabriolet, je l'ai trouvé dans mon allée,
avec les clés sur le contact.
Le téléphone et la montre, dedans.
Y avait un mot : "Pour M. Archer". C'était pas signé.
On m'a jamais fait beaucoup de cadeaux,
alors j'ai pris.
Voilà la vérité. -Vous dites
que ces choses ont atterri devant chez vous par hasard.
Hein ?
-Bah ouais.
-Ca tient pas debout.
Il trouve un cabriolet et le prend sans se poser de questions.
-Faut être con pour se pointer dans une voiture volée...
-C'est pas faux. Tu as appelé
le cabinet de Desfard ? -Ils m'ont rappelé.
Il a démissionné y a 6 mois. Toux
Gazouillis
-Ah bon ? Il a démissionné pour aller où ?
-C'est ça qui... -Y a un truc...
Il faut trouver
les raisons et... -Timothée !
-La situation...
concernant l'enquête.
C'est pour... -Morgane.
J'ai tout essayé. -Oh, doudou !
-Elle se calme pas.
-Vous plaisantez. -Ecoutez,
il y a de l'amiante à la crèche. -Ca y est !
-Je la laisserai pas,
sécurité avant tout. -Me prenez pas pour un con !
-La voilà !
-Tu tombes bien. -Ma petite princesse !
-Oh bah oui, c'est la princesse, hein !
-T'étais patraque ? -Allô ?
-Vous vous occupez bien d'elle ?
-Ca faisait longtemps ! -Sérieux ?
-Une info ? -Daphné est avec la technique.
Ils ont étudié le GPS du cabriolet.
Avant d'être chez Sylvain Archer, il est resté garé 6 mois.
-Où ça ?
*-Vous êtes arrivé.
-C'est quoi, ce plan foireux
de Daphné, là ?
Y a que dalle, ici ! Hein ?
Bruissement
Kara, vous entendez ?
-Hm, hm. -La vache !
Regardez.
Oh purée,
on est sur Mars !
Putain, ils ont un gourou.
Morgane tousse.
Salut.
-Namaste.
Bienvenue à l'ashram.
Je suis Martin. Je peux vous aider ?
-Oui.
-Commandant Karadec, police judiciaire.
Nous enquêtons sur Yvan Desfard.
Ce nom vous parle ? -Non, désolé.
-Et ce visage ?
-Anutapa.
-"Anu" quoi ?
-Anutapa.
-Karadec, il est là. *-Il vivait dans une secte.
-C'est fou, ça.
*-Vois si l'ashram est connu. -OK.
Je me renseigne.
-Du nouveau ?
-Hein ? -Du nouveau ?
-Oui, Timothée avait changé de vie.
-Timothée ?
-Yvan, notre victime, fréquentait Morgane.
Euh, un ashram !
-Ca va ? T'es bizarre.
-Pas du tout.
-T'es chelou.
-Chelou ? Pas du tout. -Tu transpires.
-Je suis juste perturbé
parce que la victime copulait en douce. Méditait !
Méditait en douce. Parfois, on perd le sens de...
-Ouais. -A tout à l'heure.
-A tout..
-Anutapa est arrivé il y a 6 mois.
Il était perdu, en manque de repères.
Grâce au guide, il a trouvé la lumière.
-Au guide ?
-Arun. -Arun.
-Il est né à Calcutta. Son père était un maître, un swami.
Il a créé cet ashram pour nous transmettre la sagesse.
-Morgane ? -Oui.
Chapeau, c'est pas fastoche.
-Nous pourrions le voir ? -Plus tard.
Il est en pleine méditation.
-Bah, tant pis.
Gong
-Pardon, maître, la police est là pour Anutapa.
-Vous avez trouvé son âme en peine.
-Ouais, sur le bitume.
-C'est ici qu'il logeait.
-Où sont ses affaires ?
-L'attachement matériel est un fléau.
-Ah, ouais.
-Anutapa avait blessé beaucoup d'âmes.
Le dépouillement l'a élevé. -Anutapa ?
C'est vous qui l'avez nommé ainsi ? -Oui, ensemble.
Ca signifie "le repenti".
-Vos gants.
Quand l'avez-vous vu
la dernière fois ? -Il y a une demi-Lune.
Il est parti et n'est jamais revenu. -14 jours, donc.
-C'est quoi ?
-Notre comptabilité.
Chacun contribue
selon ses envies : Yvan a partagé son expérience des chiffres
pour nous aider.
-Ces lettres,
"S" le travail, "A" le coeur, "X" la chair.
Ca signifie quoi ?
-Elles évoquent 3 personnes à qui il avait fait du mal.
Il avait entrepris un travail de rédemption auprès d'elles,
sur mes conseils. -Qui sont-elles ?
-"S", ça peut être Sylvain Archer.
Ca colle. -Le travail aussi.
-"A", le coeur...
On a une idée, non ?
-Ce sont les papiers de votre divorce,
signés il y a 5 jours.
Ils stipulent que tout vous revient.
Ses parts sociales, son assurance vie,
son patrimoine, tout.
-Je comprends pas.
Il a rien lâché pendant 2 ans. Pourquoi maintenant ?
Votre ex-mari a rejoint un ashram.
Il avait décidé de se faire pardonner
auprès de 3 personnes.
"S", pour Sylvain Archer,
dont il a brisé la carrière.
"A", le coeur, c'est vous, Alysson.
Nous cherchons à identifier le "X", la chair.
Ca évoque quelqu'un ?
-Excuse-moi, elle est intenable.
Il faudrait la coucher. -Oui, tiens.
Hésite pas à forcer sur la serrure,
elle coince. N'oublie pas son doudou.
-Ca pourrait être
une de ses maîtresses. Mais laquelle ?
-Maman, s'il te plaît.
-Et vous, ça évoque
quelqu'un, ce "X" ?
Ce bracelet,
j'ai vu des personnes le porter à l'ashram.
Votre père vous l'a offert ?
-On s'est retrouvés dans un café.
Il m'a pas parlé de ça. -Quoi ?
-Il m'a demandé de rien te dire.
-Tu m'as menti ?
Après tout ce qu'il a fait ? -Arrête d'en dire du mal.
Il voulait changer. Tu lui as laissé aucune chance.
-Excuse-moi.
Excuse-moi...
-Trouvons qui est ce "X".
Si Yvan l'a lésé, il ou elle a un mobile.
Elle tousse. Céline ?
Ca va ? -Oui, oui. Pourquoi ?
-Tu as l'air pas bien. -Je me sens patraque.
Mais je vous écoute.
-Elle a un coup de pompe, ça arrive.
On toque.
-Pardon, commissaire, je me sens pas bien.
Je peux rentrer chez moi
m'allonger ? -Allez-y.
Toux
Gilles tousse.
-Me regardez pas comme ça.
C'est la période de la grippe. -Vous êtes irresponsable.
Restez à la maison avec votre fille.
Je ne veux pas de cluster ici.
Céline...
Céline ? -Bah, ça va la requinquer.
Un petit dodo, ça requinque.
Maman, je te demande un service.
*-Tu me la confies que quand elle est malade.
-Non, pas uniquement quand elle est malade.
C'est parce qu'elle est malade que la crèche ne la veut pas.
Tu comprends le lien ? *-Pose une RTT.
-Tu sais quoi ? Tu m'as saoulée, au revoir.
Fait chier.
Ca sent hyper bon !
Hé...
-Salut. -Ca va ?
-Ca va. -Coucou, ma sirène.
-Hé !
Et Chloé, alors, ça va ?
-Elle a super bien mangé
avant de tout me vomir dessus.
Là, elle dort. -En tout cas,
un grand merci pour le babysitting, tu m'as...
-Salut, maman. -Tu m'as sauvée.
-Dis, ton Timothée, là...
-Je sais, il est collant, mais je vais le larguer.
Je vais le larguer. -Jamais de la vie !
Regarde.
-Il a réparé le lave-vaisselle ?
T'as réparé le lave-vaisselle ?
-Ouais, enfin c'est temporaire. Faut faire gaffe en l'ouvrant.
-Et il a changé la lampe du frigo.
Il a dégivré le bac à légumes et nettoyé
mon t-shirt à la main pour pas qu'il rétrécisse.
Soit tu recouches avec lui, soit je m'en charge.
-T'es sérieuse, là ?
-Oui. -Hein ?
-C'est le bazar, mais je rangerai quand j'aurai fini de cuisiner.
-Timothée... -Il y a un peu trop d'ail.
-Bon...
Putain, c'est hyper bon...
-Je reste dormir, ce soir ?
Si Chloé se réveille, je peux la gérer.
-Alors...
Ca aurait été bien, mais non. Non, non,
parce que...
Je t'ai dit que tu avais été extraordinaire ?
Crois-moi que tu as été extraordinaire.
Voilà, c'est dit. Voilà.
Bon, maintenant...
Euh...
Faut qu'on arrête.
Toi et moi, ça n'est pas raisonnable.
Ca n'est pas raisonnable, et ça n'est pas de ta faute,
mais ça n'est pas de la mienne.
C'est la vie. C'est la société, c'est les gens
qui refusent cette association.
Si tu réfléchis, je suis ta collègue,
limite ta supérieure.
Déontologiquement, ça ne passe pas.
J'ai 3 mômes. Tu réalises ?
Tu trouves que c'est sympa, mais ça va vite te gonfler.
Tu comprends ?
Tu mérites mieux que ça. Hein, tu crois pas ?
Je sais que tu mérites mieux.
Donne-moi ça, merci.
Je vais te débarrasser de ça. Mais tu es formidable.
Je te l'ai dit. -Pas de souci.
Ouais. -T'es un mec sensas.
-Yes.
Je vais y aller.
-Mais... Oui.
Tu sais, tu me remercieras.
Tu ne t'en rends pas compte, mais ça m'arrange pas.
Tu m'en veux pas, hein ?
-Ca pue, là.
Qu'est-ce qui pue comme ça ?
-Une décoction de thym et ravintsara.
Morgane a filé la grippe à l'équipe,
alors je booste mon système immunitaire.
-Vous vous êtes bien retrouvés, tous les deux.
T'as des nouvelles de l'entretien de Roxane ?
-Ca s'est bien passé.
-Et donc, elle part à Paris ?
-Oui, c'est l'idée.
-Ca te dérange pas ?
-Non, c'est une super opportunité. Je suis ravi pour elle.
-Bah c'est super, alors.
-Je commence à avoir le nez pris.
Je suis pâle ?
-Je vais chez maman.
Tu vas être bien relou pendant 48 heures.
-OK.
Elle tousse.
-Vous m'entendez ? -Oui.
-Oui. -Y a personne.
-On est là.
-Les gens ? -On te voit.
-Gilles, vous vous croyez en vacances ?
-Ma nièce a utilisé mon ordinateur, je change ça comment ?
-C'est l'icône en bas à gauche, boomer.
-Allons-y, s'il vous plaît.
Elle tousse.
Vous en êtes où sur la recherche du mystérieux "X" ?
Ca avance ? -Pas vraiment, non.
On a contacté tous ses proches dont le nom commence par "X".
Y en a pas tant que ça. *Effet Larsen
-Daphné, coupez votre micro, y a un écho.
-C'est pas moi...
-Vous êtes pas sur le même ordi ?
-Les potions du commandant,
ça me donne la nausée.
Ca pue. *-J'ai parlé avec 10 Xavier,
2 Xiao, et même Xéna.
J'ai fait chou blanc.
Je dois faire une mise à jour, non ?
-Il reste du café ?
-Oui, sur la table.
Pardon, je suis souffrante.
Le juge est venu finaliser un dossier.
-Bien sûr.
-Je reviens.
Ton pantalon est dans la salle de bain.
*-Commissaire, vous avez pas
coupé...
-Merde ! Ca bugge tout le temps, ce truc !
Le juge a retiré son pantalon, il a fait une tache.
J'ai droit à une vie privée ! -Absolument.
-Il est 11h. Où est Morgane ?
-Elle cherche quelqu'un pour garder sa fille.
-Ah ! -Qu'est-ce que tu fous là ?
-Tu voulais rencontrer
tes petits-enfants. Ca démarre aujourd'hui.
Chloé, voilà
ton grand-père, Serge. Toutes ses affaires sont là-dedans.
Tu la gardes en vie aujourd'hui
et peut-être que tu pourras rencontrer son grand frère.
-Je la ramène quand ? -19h.
-19h ? Oh, là, là... -Elle est un peu barbouillée.
Si elle te vomit dessus, dis-toi
que tu l'avais mérité.
-Qui a le compte pro, le code ? Ca coupe, j'en ai marre.
-OK. C'est pas un "X", mais une croix.
-Morgane,
les gestes barrières. -Le truc.
C'est une croix, à l'américaine. Comme aux States.
Vous avez jamais été
en Californie ?
-Non. -Sérieux ?
Bon, moi non plus.
Il suffit d'avoir vu "Beverly Hills" pour savoir
qu'il y a des "Xing" partout.
-Hm, hm. -On ne dit pas "xing".
Ca se prononce "crossing", qui veut dire...
-Croix.
-"Croix" en anglais.
-C'est abrégé.
-Yvan a fait pareil.
Il a mis "X" pour abréger une croix.
Ou plutôt
la croix.
Delphine Lacroix, la voisine qui s'embrouillait, hier.
OK ? -C'est elle.
-Sur sa voiture,
il y avait... Sérieux !
Vous faites gaffe à rien ? Vous n'observez pas.
C'est fou, ça.
Il y avait
un macaron handicapé.
J'ai stalké la nana en ligne.
Je me suis aperçue qu'elle avait une fille de 12 ans handicapée
depuis 6 mois.
Une histoire sordide.
La gamine s'est fait percuter par un bateau dans le lac.
Elle a eu la colonne vertébrale pétée.
Eternuement
-Daphné. -Oui ?
-On a quoi sur elle ?
-Bah, pas grand-chose.
C'est un délit de fuite. Coupable non identifié.
C'était le 16 mars.
3 jours avant qu'Yvan démissionne pour son ashram.
-On va l'interroger ?
*-C'était il y a 6 mois.
Des promeneurs ont trouvé Victoria.
Elle a passé 3 jours dans le coma et une fois réveillée,
on m'a dit qu'elle ne remarcherait plus.
Il tousse.
-Excusez-moi.
Je suis désolé pour votre fille.
Quelle relation aviez-vous avec Yvan ?
-Yvan ? -Oui.
-Bonne.
-Nous avons découvert sur votre compte
des dépôts d'espèces qui ne viennent pas de vos revenus.
Yvan vous donnait de l'argent ?
-Oui, il a été très touché par l'accident.
Les frais médicaux, les travaux pour adapter la maison,
je ne m'en sortais pas. Il m'a aidée.
J'aurais dû vous le dire...
J'aurais pas pu rembourser. Ma fille a besoin d'un fauteuil.
Sans ça, je ne peux rien faire. -Madame,
Yvan possédait un bateau.
Nous l'avons fait examiner.
Il y a les traces sur la coque, d'un choc.
-Quoi ?
-Yvan est responsable de ce qui est arrivé.
Il a percuté votre fille.
Ce n'était pas de l'altruisme.
-Non, il n'aurait pas pu faire ça.
-Que s'est-il passé avant-hier ? -Rien.
-Vous avez décidé de vous venger ?
-Non, je ne le suspectais pas. -C'est votre agenda.
A la date du meurtre est écrit "Yvan".
-On avait rendez-vous. Il voulait qu'on dîne ensemble.
Il voulait me parler de quelque chose d'important.
-Vous l'avez revu le soir du meurtre et il vous a tout dit.
-Il n'est jamais venu.
Je jure que j'ai rien fait. C'est pas moi qui l'ai tué.
-Nous allons les appeler pour vérifier.
Je vous place en garde à vue pour le meurtre d'Yvan Desfard.
-C'est petit. -"Une cuillère à soupe
toutes les 2 heures." C'est marqué.
-C'est pas dans le bon sens.
-Ou à café ? -Non, 2 cuillères à café.
-A café. -Tu as dit à "soupe".
-C'est pareil. -Non, je la garde depuis toujours.
Je m'y connais.
-Henri ? Vous êtes là ?
-Je suis venu chercher
le loyer, et je le trouve en train d'empoisonner ma Chloé.
-C'est ma petite-fille, ferme-la.
-Pardon ? -Ferme ta gueule.
Je disais que ce truc... -Il me dit "ta gueule".
-C'est un sirop pour adultes !
-On diminue les doses.
-Ma crotte, ça va ?
-Chez nous,
un enfant malade, on met
un oignon
sous le matelas.
Rire -Un oignon !
-Sous le matelas. -Ecoutez-moi.
-Et hop, guéri ! -Si c'est la grippe A,
le virus survit pas à plus de 60 degrés.
Qu'elle dorme sous l'halogène.
-Oh, non...
-On ne lui donne ni sirop, ni oignon, ni UV mortelles.
-Salut ! Je suis rentrée, on mange quoi ?
Qu'est-ce qu'il fout là ?
-Tu vas te calmer ? Tu me parles comme ça ?
OK, j'ai oublié son anniversaire. -Je la comprends.
-Et tu as protégé le type qui a buté mon père.
-Enfin, son père...
Son père... -Est mort et enterré à cause de toi.
Point barre.
-D'accord. -Basta.
La bonne nouvelle, c'est que Chloé n'a plus de fièvre.
Je n'aurai pas besoin de toi demain.
-Donc demain, je suis libre ?
Super. Enfin...
Super qu'elle aille mieux. -Evidemment.
-Euh...
Alors, je voulais te demander : t'as pas oublié
de dire un truc à Théa
sur Romain ? -Il ne voulait pas d'elle.
C'est nécessaire qu'elle le sache ?
-"L'ignorance est la condition nécessaire
au bonheur des hommes." Anatole France.
Complètement con, lui.
J'ai suivi son conseil, j'ai pas dit la vérité sur Romain.
Et voilà où on en est.
Complètement con.
Rire gêné
Bon, tiens, allez.
-Non, non !
Touche pas.
-C'est à toi, cette petite arnaque ?
Dis-le-moi, parce que tu vas te griller
si tu bafoues la loi de Benford. -C'est pas à moi.
C'est les comptes d'un ashram.
Range ça. -Ils sont bidons.
-Comment ?
-Alors voilà...
Si tu prends seulement le 1er chiffre, 1 ou 2, ou 3, etc.
On peut imaginer qu'on verra les chiffres de 1 à 9
à la même fréquence.
-Logique.
-OK ? -Oui.
-En 1938, un ingénieur, Benford, a rassemblé un tas de nombres.
-Cours de la Bourse, résultats sportifs, prix.
Contrairement à ce qu'on croit, leur distribution n'est pas du tout
égale, au contraire.
Par exemple, le chiffre 1 apparaît
1 fois sur 3.
Le 2, 1 fois sur 6. Le 3, 1 fois sur 8,
etc, jusqu'au chiffre 9,
qui n'apparaît même pas 1 fois sur 20.
-Ah, oui. -Tes comptes,
c'est autant de 9
que de 8, autant de 6 que de 3, de 2,
de 5. Donc...
-Ils sont trafiqués. -Bah, oui.
-Eh bah, voilà. -Bah, oui.
Ca rapporte, ton boulot ?
Parce qu'il me semble que je pourrais être...
Ca pourrait être dans mes cordes. Qu'est-ce que t'en penses ?
-Oh putain !
-Quoi ?
-Inspirez, expirez par le nez. Respiration ujjayi.
Très bien.
Voilà.
Très bien, ça. *Bip
*-Nouvelle connexion. Morgane Alvaro connectée.
*-Un, dos, tres.
*Musique rythmée
-Magnez-vous, Karadec. Vous dormez ?
Ha ha !
Alors, on médite, Raël ? -Comment vous êtes entrés ?
-On a réussi à éviter ton Cerbère.
-Il est en pleine méditation.
-Carton !
-Tant pis.
Gong
Alors finalement,
le matériel, c'est plus si un fléau que ça, en fait.
-Non, les jeux vidéo,
c'est pour le... -Te fatigue pas, Jafar.
Tu sais quoi ? Tu manges de la main gauche.
Patate ! T'as même pas fait
de recherche sur Internet !
*-En Inde, on mange avec la main droite.
-La gauche est impure. Elle sert uniquement à l'hygiène.
Tu vois ce que je veux dire ?
Elle sert pas à manger. T'es aussi hindou que moi.
Mais tu as le sens des affaires. Tes petites retraites spirituelles,
ça a l'air de bien marcher.
Tout ça, c'est un don de tes âmes en peine ?
-Morgane. -Et Yvan,
forcément, il a grillé ton arnaque.
-Je me sens pas bien...
-Allez, on l'embarque. Là, c'est Temple solaire,
et secte Moon. Kara ?
-Monsieur, ça va ? -Pas touche !
Karadec ?
N'approchez pas. Kara ?
Déconnez pas, Karadec, allez.
Allez, Kara !
-Je peux pas...
-Kara ?
-Je peux pas... -Kara !
Kara ? Ah bah c'est pas trop tôt !
-Morgane ?
-Oui. -On est où, là ?
-Bah, chez vous. Vous vous souvenez pas ?
Vous vous êtes évanoui, et j'ai dû me démerder
avec les siphonnés de l'ashram.
Quoi ? Vous aviez 40 de fièvre.
Fallait vous rafraîchir. Où on en est ?
Faites "ah". "Ah".
-C'est à qui, ce truc ? -A Chloé.
Ah purée,
39,2. Ca n'a pas baissé des masses.
Mais c'est moins précis dans la bouche.
Vous m'avez fait une de ces frousses !
Il était temps que vous reveniez à vous,
on a du boulot.
Je pensais que pour l'interro du gourou,
on pourrait faire un good cop, bad cop.
Je le chauffe, je le pousse dans les cordes,
tac tac, vous débarquez.
Paf !
Vous me calmez, lui reprend la confiance, et là,
on lui balance l'arnaque.
Vous en pensez quoi ? -Oui.
Oui, oui. "Bad cop, good cop."
-OK. Ca peut aussi attendre demain.
Je vous ai laissé du paracétamol, hein.
Eh bah...
Reposez-vous. A demain.
-Vous allez où ?
-Chez moi, mon père garde les enfants.
Et Roxane va pas tarder.
-Elle est à Paris.
-Ah bon ? -Oui.
-Je reste encore 5 minutes, le temps que vous vous endormiez.
On fait comme ça ?
Mouchage, quintes de toux
Eternuements
Alors, le fakir, on fait moins le malin, là !
Tu interroges
mon suspect ?
-Je savais ! Le commandant m'a dit de pas vous laisser
l'interroger seule.
-Le commandant ? *-Empêchez Morgane
de... *Karadec tousse.
...d'être seule avec lui. -OK.
C'était avant qu'on discute. Après, il a convenu
que j'étais la mieux placée pour l'interroger.
*-Elle vous dira qu'on en a parlé et que je suis OK.
-Il est sous médoc. -Y a un problème, là ?
-Ouais, et tu sais quoi ? C'est toi.
-Tu n'es pas habilitée à mener des interrogatoires.
Sans commissaire ou commandant, la plus haut gradée,
ça reste moi, donc tu sors, merci.
-Tu me fous pas dehors, c'est moi qui sors.
-Tu sors !
Et claque pas la porte. Claquement de porte
Donc, on reprend.
Contrairement à ce que...
On reprend.
Hé, non. On reprend.
-Chut, tout va bien.
Je suis là.
-Adam, ça va ?
Comment tu te sens ?
-Roxane...
-J'ai pris un train.
-Contrairement à ce que vous affirmez à vos fidèles,
vous êtes marocain et n'êtes jamais allé
en Inde. -J'ai menti.
Mais on me prend pour un Indien. -T'as tué Yvan
parce qu'il avait capté.
-Non, non !
-C'est mon interrogatoire. Je pose les questions.
Ta présence est tolérée.
-Tu te fous de moi ?
Sans moi, il ne serait pas là, donc...
-T'étais pas là pendant 6 mois,
et c'était super. -Ah ouais ?
-Super !
-Alors pourquoi
vous avez tous chialé ?
-On a voté ton retour et c'était serré.
-Balance, qui a voté contre moi ? -Je vais te dire.
-Qu'on rigole.
-Marine. -Hé.
-Chut !
-Qui ça ?
-Sympa.
Tu vois qui c'est, Marine,
elle mange des yaourts.
Didier, le DSG.
-Un tocard. -Il vient avec son chien.
-"C'est vrai qu'il est gentil. Il vient avec son chien."
-Céline. -Quoi Céline ?
-Elle était pas
chaude que tu reviennes. -Céline ?
-Hé ! -QUOI ?
-Je vais tout vous dire, mais bouclez-la.
Vous avez raison, je me clame gourou
pour arnaquer ces cons. Yvan m'a grillé.
J'avoue. Je craque mon sac, ça y est.
Mais je l'ai pas tué. -Il allait
vous dénoncer et vous le laissez ?
-Un petit bisou, "au revoir" ! -Je lui ai proposé 50-50.
Il m'emmerdait avec son karma.
J'ai pas eu le choix, je lui ai dit
que s'il me balançait, bah moi,
je le balancerais pour la gamine en fauteuil.
-Vous avez menacé de tout dire
à Mme Lacroix ? -Ca n'a pas marché.
Il m'a dit que j'avais raison,
qu'il devait assumer ses erreurs avant moi.
Il a réservé une table pour 3
et a appelé la mère. -Non.
Une table pour 2. -Pour 3.
Je m'en rappelle : pour 3.
-Tu peux vérifier si Delphine est venue avec sa fille ?
-La babysitter dit qu'elle la gardait.
Pourquoi ?
-Oh punaise... Ca me turlupinait,
je savais pas quoi en faire.
Y avait des traces
sur le bateau, celles de semelles en caoutchouc noir.
N'importe quel navigateur sait que sur un bateau,
on est pieds nus
ou on a des semelles blanches.
Et comment je sais ? -Dis.
-Bah Carl. -Carl ?
-Carl, mon skipper suédois !
-Ah, le skipper. -Oh, Carl...
Il avait ce truc...
-Morgane, focus.
Focus. -Yvan...
Yvan était au courant
et ses semelles étaient blanches.
Donc...
C'est pas lui qui était à bord lors de l'accident.
-Donc qui ?
-Ha ha !
-Quelqu'un qui a oublié quelque chose derrière lui :
un élastique sur le levier de vitesse.
C'est pas Yvan qui a percuté la gamine, mais son fils,
Thomas.
C'est pour ça qu'Yvan a voulu changer de vie.
Et récemment, il a culpabilisé et a décidé de dire la vérité
à Delphine, d'où le resto à 3.
-Il voulait
que Thomas se dénonce donc il l'a tué. J'appelle le proc.
-Pouce, arrête. Ca marche pas.
Thomas était trop proche
de son père.
Et le corps d'Yvan a été balancé d'une bagnole.
Thomas ne conduit pas.
-J'appelle pas le proc. -Non.
Quelqu'un aurait fait n'importe quoi pour protéger Thomas.
La porte s'ouvre. Commissaire !
-Qu'y a-t-il ?
-On voulait un peu de calme, on s'est mises là, mais on s'en va.
-Vous pouvez y aller, oui. -Mais on tient le meurtrier.
-Euh, la meurtrière.
-Yvan avait la garde de Thomas, ce week-end-là.
Il a passé le week-end à travailler, comme d'habitude.
Trop occupé à couper des têtes pour passer une heure avec son fils.
Thomas s'est occupé comme il pouvait.
-Il a pris le bateau de son père
et a percuté une nageuse. -Il n'a rien dit.
Quand il est rentré...
j'ai vu qu'il allait mal,
mais j'ai pensé qu'il était blessé par l'attitude de son père.
C'est la dernière fois
qu'il y est allé. -Ils se sont vus
dans votre dos.
Yvan voulait rattraper ses erreurs. Il y poussait Thomas ?
-Il est venu le chercher à la maison avant-hier.
Il m'a tout raconté.
Il voulait que Thomas demande pardon,
qu'il se dénonce.
Il allait détruire la vie de notre fils
pour soulager sa conscience.
Je pouvais pas... Je pouvais pas le laisser faire.
-Je te jure, c'était fulgurant, ce truc que nous a refilé Morgane.
Pendant 24 heures,
j'étais mal !
T'as mal partout, je transpirais.
J'avais froid. -Tout le monde l'a eu, sauf moi.
-Ah, ouais. -Et Timothée aussi.
-Ah, ouais !
C'est dingue.
Donc c'était pas une MST.
-Quoi ? -Hm ?
-Une MST ?
-"Maladie sexuellement transmissible".
-Oui, mais... -Parce que...
Notre groupe...
On n'est pas trop genre
qui pique un peu là-bas...
-Ouais... -Qui chicore là.
-Qui chicore...
-On couche pas entre nous, donc c'est les gouttelettes.
-Les gouttelettes. -Le virus.
-Eh Gilles, si par exemple, t'étais au courant
que Timothée couchait avec quelqu'un du bureau...
Rire Tu me le dirais ?
-Pas du tout, Timothée...
-Tu me dis pas ? -Timothée,
on dirait un garçon de 14 ans.
Il est plus asexu... -Avec qui il couche ?
Dis-moi avec qui il couche ! -Avec personne.
-Avec qui ? -Avec moi !
On couche ensemble. -Ah ouais ?
Waouh...
Vous allez bien ensemble.
Je suis trop contente ! Rire gêné
C'est chouette. -C'était pas prévu.
-Non, j'imagine.
-Est-ce que... -Il embrasse bien ?
-Oui...
-Maintenant que tu le dis, c'est évident.
On toque à la porte.
-Tiens.
-Merci. -Céline te dit de prendre
ta journée, demain.
L'affaire est résolue, ils ont le coupable.
Vibreur Tu demandes pas qui c'est ?
Je vais appeler un médecin, tu m'inquiètes.
-Pars pas, s'il te plaît. -Euh...
Je vais juste dans le salon.
-Ne pars pas, ni dans le salon ni à Paris.
Emménage avec moi.
-On peut pas, ton frère vit là.
-Ca fait des mois qu'il veut se rapprocher du centre.
-Je peux pas te demander ça, mais je veux pas vivre loin de toi.
Sonnette
-Qu'est-ce que tu fous là ? -Je te trouve parfaite.
-Hein ? -Tu es ma collègue, je sais.
Et tu as des enfants, et tu es bien plus âgée.
Tout ça, c'est vrai.
Mais t'es surtout une femme sensible,
belle, pétillante,
courageuse...
Il faudrait être bête pour penser trouver mieux.
Si tu as l'impression de ne pas être assez bien,
je m'en fiche.
-Attends, arrête-toi.
Attends, on enlève...
Attends...
T'as dit que j'étais pétillante.
-Autant qu'un verre de champagne.
Sous-titrage EVA France ST'501
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