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"Moquer le diable et nier son existence ne font que le conforter."
Père Gabriele Amorth,
exorciste en chef du Vatican de 1986 à 2016.
4 juin 1987
TROPEA - ITALIE
Voilà un beau cochon.
Vous méritez le mieux, mon père.
Par ici.
Le garçon montre
les signes classiques de possession, père Amorth.
La famille a consulté un médecin ?
Plusieurs. Beaucoup, même.
Quels sont les signes de la possession ?
Il s'exprime en anglais.
Il a déjà pratiqué cette langue ?
Jamais. Pas une seule fois.
Ils ont un téléviseur ?
Je pense, oui.
Que dessines-tu ?
Un oiseau.
J'ai une mission importante pour toi.
Tu connais le Notre Père ?
Oui, mon père.
Bien.
Tu peux aider ton frère.
Répète
le Notre Père,
sans t'arrêter.
Sans te laisser distraire.
Implacablement. Compris ?
Oui, mon père.
Bien.
"Notre Père..."
Amenez le porc.
Légion est mon nom.
Je suis Satan.
Je suis Béhémoth à la langue obscène.
Difficile à croire.
Tu ne me crois pas ?
Si tu es Satan,
quel est mon nom ?
Décris l'Enfer.
Tu le verras
bien assez tôt.
Éviterais-tu mes questions ?
Tu te moques de moi ?
Réponds-moi, Satan.
Pourquoi posséder ce garçon ?
Pourquoi pas un être plus influent ?
Je peux posséder
qui je veux.
Tu pourrais posséder le père Gianni ?
Un évêque ?
Qui je veux ! Ce que je veux !
Je ne te crois pas.
Tu ne peux même pas posséder ce porc.
Tu pourrais ?
Tu as ce pouvoir ?
Tu peux le posséder ?
- Oui ! - Allons, Satan.
Possède ce porc.
Prouve que tu es le Prince des Ténèbres.
Tu l'as fait ?
Montre-moi !
Tu l'as fait ?
L'as-tu possédé, Satan ?
Calme-toi.
Dieu te bénit.
Tu peux dormir, mon fils.
Le démon est parti.
Dieu t'accompagne.
L'EXORCISTE DU VATICAN
1er juillet 1987
CASTILLE, ESPAGNE
Amy, on n'est plus aux États-Unis. Il faut t'habiller autrement.
- Pourquoi ? - Il y aura des ouvriers partout.
Ça va, derrière ?
On a tout plaqué pour ça ?
Ne commence pas.
Tu sais ce que j'en pense.
Et je veux pas l'entendre.
T'en dis quoi ? Cool, non ?
Je sais.
Gabriele.
Pourquoi saint Michel n'a-t-il pas tué le Diable
quand il en avait l'occasion ?
Cela relève de la théologie.
Tu m'étonnes.
C'est peut-être la miséricorde
qui a retenu son épée.
Le seul obstacle à l'amour de Dieu
est le libre arbitre individuel.
Mais Dieu n'est Dieu
que s'il permet ce choix.
Même aux damnés.
Saint Michel le sait.
Nous serons tous jugés.
Nous serons jugés
à l'aune de notre amour.
Pas d'inquiétude, Gabriele.
Je te défendrai.
Me défendre ?
Ma foi
ne requiert aucune défense.
Alors ?
Tout confort.
Allez, te braque pas.
C'est génial !
Carlos !
On se rencontre enfin.
Père Esquivel.
Enchanté, Mme Vazquez.
Julia.
Carlos m'a fait visiter.
Je passais vous souhaiter la bienvenue.
Excusez-moi.
Je vous en prie.
Content que vous soyez bien arrivés.
Trouve-toi une chambre, morpion.
Je peux en avoir une ?
C'est merveilleux, que vous restauriez l'abbaye.
On est très respectueux de l'existant.
C'est à la famille de mon mari depuis toujours.
On l'a héritée.
Et M. Vazquez est ici ?
Il est décédé. Il y a un an.
Toutes mes condoléances.
Ça va.
Si je peux vous aider...
N'hésitez pas.
Je prierai pour lui.
C'est gentil, merci.
J'ai été ravie.
Carlos, dites-moi tout.
- On en est où ? - L'excavation est complexe.
- Dépassement de budget ? - Oui, désolé.
Je consulte le plan. Vous me montrerez le sous-sol.
Je ferai un virement...
Descends, avant de te fracasser la tête !
C'est une cigarette ? Éteins ça !
D'ac'.
Mignon.
Dégage de ma chambre.
T'as vu ton frère ?
Amy.
Écoute.
Je gère pas deux gamins qui font la tête.
- Tu veux être ailleurs, je sais. - Sans déc'.
Je t'en prie. Aide-moi.
Ton père n'a laissé que l'abbaye.
On n'a plus de revenu.
On la retape, on la vend, on rentre.
Si tu pouvais, au moins, surveiller ton frère...
Tenter de le faire parler.
Comment ? Il est muet depuis presque un an.
Tu peux essayer ?
Je dois faire ton boulot de mère ?
Garde-le à l'œil. D'accord ?
2 juillet 1987
ROME, ITALIE
Père Amorth.
Un caffé latte?
À cette heure-ci ?
Tu es fou ?
Double espresso, ma sœur,
merci.
Sucre ?
Le sucre est l'œuvre du Diable. Non merci.
Finissons-en avec cette affaire.
C'est une audience officielle.
Il a été convenu qu'elle se déroulerait en anglais.
Alors allons-y.
La nuit du 4 juin, dans la ville de Tropea,
vous avez pratiqué un exorcisme non autorisé
par l'évêque de Reggio de Calabre.
En anglais, père Amorth.
Ce n'était pas un exorcisme.
La description par le père Gianni
correspond en tous points à un exorcisme.
Avec un sacrifice animal en prime !
Le garçon était inadapté. Un déséquilibre ponctuel.
J'ai usé de psychologie rudimentaire.
Le pouvoir de la suggestion.
Vous l'avez nommé Satan,
et l'avez poussé à montrer ses pouvoirs.
Vous le niez ?
J'ai fait ça.
Pour quelle raison ?
L'exorcisme est mon métier.
Mais la plupart des cas qui me sont échus
ne nécessitent pas d'exorcisme.
Plutôt un peu de conversation,
de compréhension,
et parfois,
un peu de mise en scène.
Cardinal Sullivan,
de ce que j'ai pu observer,
98% des sujets confiés au père Amorth
sont renvoyés, par lui,
à des médecins ou psychiatres.
Et les 2% restants ?
Ces 2%...
Ils ont longtemps mis en déroute la science et la médecine.
Je nomme cela...
le Mal.
Des centaines d'exorcismes réussis, le père Amorth s'est montré...
Un instant, Mgr Lumumba.
Vous soulevez un point intéressant.
Vous n'êtes pas médecin.
Mais vos pratiques peuvent avoir des effets néfastes.
Vous avez raison.
Je ne suis pas médecin.
Ni psychologue.
Je suis théologien, juriste, journaliste. Et je suis pragmatique.
J'ai été partisan aussi,
et je sais reconnaître un peloton d'exécution.
Alors de quoi s'agit-il ?
La Congrégation pour la Doctrine de la Foi
recommande à cette commission
que le poste d'exorciste en chef
soit officiellement dissous.
Donc, selon vous, le Mal n'existe pas ?
L'Église doit se battre pour rester pertinente.
Il faut en finir avec ces croyances archaïques.
Expliquez-moi, Éminence.
Si le Mal n'existe pas,
quel rôle peut avoir l'Église ?
Méfions-nous de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Elle semble vouloir nous mettre au chômage.
Nous avons d'autres questions, père Amorth.
Comment suis-je devenu digne
des attentions d'hommes aussi puissants ?
Je repose ma question.
- De quoi s'agit-il ? - De procédure.
Et donc pas de la fille morte,
Rosaria Veléndez,
que j'ai évoquée dans la revue Madre di Dio ?
Où est votre procédure en la matière ?
Je vous préviens !
Père Amorth.
Respectez vos supérieurs.
Je les respecte !
Je suis exorciste en chef du Vatican.
Sur nomination de mon évêque.
Mon diocèse, c'est Rome.
Mon évêque, c'est le pape.
Si vous avez un problème avec moi,
voyez mon patron.
Le pape est très malade !
Père Amorth, on ne vous a pas congédié.
Père Amorth !
Il y a quelqu'un ?
J'en peux plus de ce taf.
Cet endroit me flippe.
C'est quoi ?
Je sais pas, on voit rien.
Une poche de gaz.
On arrête le travail. Je retire mon équipe.
On y va, tout le monde dehors !
Attendez.
Henry ?
Maman !
- Qu'est-ce qu'il a ? - Je l'ai trouvé comme ça !
Henry, c'est maman.
Parle-moi.
Il parle.
Vous allez tous mourir.
Radios, analyses... Même la ponction lombaire
et l'IRM ne révèlent ni ischémie, ni hématome.
Ça veut dire quoi ?
Signes vitaux, activité cérébrale, tout est normal.
Normal ? Comment ça ?
Il avait des convulsions !
Il a vécu un traumatisme récent ?
Son père est mort l'an dernier.
Comment a-t-il réagi ?
Il n'a pas parlé depuis.
Psychose ?
C'est impossible. Ce n'est qu'un petit garçon !
On ne peut rien faire pour lui.
On peut recommander
un bon psychiatre.
C'est quoi ?
Si votre fils continue
à s'automutiler, administrez-lui ce sédatif.
Je suis navrée.
Vous n'avez pas compris.
C'est bien une urgence.
Passez-moi un agent consulaire qui peut m'aider.
Il faut un spécialiste.
Mon chéri, viens là.
Sans moi, putain.
Arrête !
Ton bébé a faim, grosse vache.
Quoi ?
Tu m'as jamais allaité.
Putain !
HAINE
C'est quoi ?
Amène-moi
le prêtre.
- Vous nous aiderez ? - Oui.
Je suis venu pour vous.
Pas le bon prêtre, connasse.
C'est toi, Gabriele ?
Oui, Saint Père.
On me dit que tu es malade.
C'est ce qu'ils espèrent.
Ils veulent me voir faible.
Mais je ne le suis pas.
Aide-moi.
Peut-être
avons-nous trop bien travaillé.
Le cardinal Sullivan, les jeunes générations
n'ont pas notre conception du Diable.
Pour eux, ce n'est qu'une idée.
Pour nous, une réalité manifeste.
200 anges déchus,
expulsés du Paradis,
bannis sous terre,
ce n'est pas une fable.
Ta quête de vérité
est admirable,
mais méfie-toi de ton désir d'éduquer.
L'orgueil prend des formes diverses.
Orgueilleux, moi ?
Une affaire réclame ton attention.
Un garçon, en Espagne.
Quelque chose là-dedans
me trouble grandement.
La possession du garçon est très rapide.
L'incident a eu lieu en terre consacrée.
L'abbaye de San Sebastián en Castille.
L'endroit a déjà posé problème à l'Église.
Je perçois un grand mal
qui en émane.
Un nuage noir que toi seul
peux dissiper.
Je t'ai fait porter les archives abbatiales à la bibliothèque.
Examine-les.
Je continue l'enquête
pendant que tu seras en chemin.
Nos péchés
nous hanteront.
Gabriele,
va en Espagne,
aider cet enfant.
Mais sois prudent. Ce démon a l'air dangereux.
Mon père.
Bonjour. Père Tomás Esquivel.
Espagnol ?
Je suis le père Amorth. Italien.
Attendez...
Le père Amorth ?
Je suis surpris que ce soit vous.
Tu me connais ?
J'ai lu tous vos articles.
Et les livres ?
Non, pas les livres.
Les livres sont bons.
Je les lirai.
Je prends ma sacoche.
Whisky ?
Non, merci.
Mal de gorge.
La poussière.
Julia,
nous avons de la chance. L'Église a envoyé
un grand spécialiste.
Gabriele, entrez.
Je suis le père Amorth.
Je viens de Rome.
Gabriele. Comment ça va ?
Désolée que vous vous soyez déplacé. J'ignore en quoi ça concerne l'Église.
Je veux que mon fils guérisse.
Dites-moi...
Les médecins vous ont donné des réponses ?
Ils vous ont rassurée ?
Puis-je au moins
voir votre fils ?
Je vous donnerai mon opinion, vous agirez à votre guise.
Essayons toujours.
Il est en haut.
Bonjour, mon ami.
Henry,
tu es réveillé ?
Tes prières
ne valent rien ici.
Qui es-tu ?
Ta pire terreur.
Je suis ta fin.
Pourquoi posséder ce garçon ?
Parce que j'adore dévoyer une chair si innocente.
Mais je préfère le défi d'une âme d'exorciste.
Tu ne fais que te dévaluer.
Pas de sermon, le prêtre.
Quel est ton but ?
Je suis venu pour toi.
Alors tu dois connaître mon nom.
Je connais ton âme.
Chacun de tes péchés honteux.
Cite-moi un de mes péchés.
Tu ne peux pas.
Parce qu'ils ont été absous
par le Maître véritable, le Seigneur Jésus-Christ.
Ne parle pas de lui.
Tu as peur de lui ? De Jésus ?
Dieu n'est pas ici.
Dieu est partout.
Tout ce que tu fais,
ce n'est que parce que Dieu le permet.
Il a permis ça ?
Ce n'est qu'un début.
Tu ne sais pas à qui tu as affaire.
Alors dis-le-moi.
Dis-moi ton nom.
Sauf si tu as peur.
Je ne suis pas un pauvre con qu'on piège avec un porc.
Tu ne me diras pas ton nom ?
Mon nom est blasphème.
Mon nom est cauchemar.
Mon cauchemar,
c'est que la France
gagne la Coupe du monde.
Bouffon présomptueux.
Tes plaisanteries ne te sauveront pas.
Gabriele.
Et je connais tes cauchemars.
Montre-toi,
trouillard.
Montre-toi, trouillard !
Prends garde,
tes péchés te hanteront.
Je t'attends, Gabe.
Tu avais mentionné mon nom ici ?
C'est possible.
Ce démon
évoque des choses qu'il ne peut pas connaître.
Il est bien réel ?
Que sais-tu des démons ?
Seulement les bases.
Qu'ils sont des anges déchus.
Subordonnés à une hiérarchie.
Plus un démon est haut placé,
plus il a d'accès.
Alors pourquoi posséder ce garçon ?
Excellente question.
Je vais parler à la mère. Je dois découvrir
pourquoi ce démon a choisi Henry.
Ce que j'ai à vous dire
sera sans doute douloureux.
Déstabilisant.
Votre fils est sous l'influence
d'un puissant démon.
Partir maintenant pourrait être fatal à Henry.
Je vous le dis,
la seule façon de vous rendre votre fils,
c'est par la foi.
Mme Vazquez,
quelque chose est arrivé à Henry ?
Il était dans l'accident qui a tué son père.
Il l'a vu empalé.
Ce souvenir,
c'est son démon.
Je vous le jure,
je n'abandonnerai ni vous, ni votre fils.
Un tel traumatisme peut être la porte d'entrée du Diable.
La souffrance donne à l'âme un cruel besoin de connexion.
Elle rend les innocents plus vulnérables.
Vous deviez aimer profondément votre mari.
Vous n'avez pas idée.
Il était votre âme sœur.
Il était mon tout.
Et vous avez deux enfants superbes.
L'amour d'une mère
est ce qui s'apparente le plus
à l'amour de Dieu.
Dites-moi, Julia...
avez-vous connu la foi ?
Quand j'étais petite,
je pensais que mon ange gardien m'accompagnait à l'école.
Vous devriez lui adresser une prière.
Henry ?
Amy.
Je suis en Enfer.
Amy, chérie, c'est papa.
Écoute-moi bien.
Papa ?
Vous allez tous mourir !
C'était papa !
La voix de papa.
Au téléphone, il a dit qu'on allait mourir.
On va tous mourir.
On fait quoi ?
Du café.
Les démons sont plus forts la nuit.
J'aurai besoin d'énergie. Mais vous, reposez-vous.
Ça dure combien de temps ?
Difficile à dire.
Des heures.
Des jours, peut-être.
Ce démon est puissant.
Le garçon ne tiendra pas longtemps.
Notre tâche est de découvrir son nom, pour l'exorciser.
C'est la seule façon de sauver l'enfant.
On fait ça comment ?
Par la prière.
On prie sans s'arrêter.
Les démons
ont l'instinct de conservation.
La souffrance leur est étrangère.
Il finira par se révéler,
faute de supporter la douleur de la prière.
Tu comprends ?
- Tu dois te confesser. - Maintenant ?
Le démon flaire les péchés non absous.
Allons-y.
Commençons.
Pardonnez-moi, mon père,
car j'ai péché.
Il s'est passé
huit mois depuis ma dernière...
Huit mois
sans confession ?
Bon, il faut qu'on avance.
Tu es un homme de Dieu. C'est simple.
Tu regrettes profondément tous tes péchés.
Puisse le Tout-Puissant t'accorder miséricorde,
et, t'ayant absous de tes péchés,
qu'Il te guide vers la paix éternelle.
Quels rites d'exorcisme connais-tu ?
Aucun.
Ça ne s'est pas présenté.
Quelle prière peux-tu réciter en continu, même stressé ?
L'Ave.
Mais si je suis stressé,
je préfère prier en espagnol.
Très bien.
Ta tâche,
c'est de prier.
N'interagis pas avec le démon.
Ne réponds à aucun geste, ou parole.
Tu dois être...
implacable.
Bravo.
T'as des blagues ?
Apprends-en. Le Diable en a horreur.
Apporte la boîte.
Le parfum du Paradis.
Tu as ramené ton ami.
Il a l'air un peu apeuré, Gabe.
Tu veux bien
que je t'appelle Gabe ?
On affûte ses armes ?
Tu t'es défilé la dernière fois,
comme le trouillard que tu es,
petit soldat.
Pas très indiqué, pour un exorciste en chef.
Tu veux être vaincu par qui,
Jésus, ou sa mère ?
Je chie sur la sainte mère.
On va bavarder toute la nuit, ou se battre ?
Tu sais ce que je vais te faire, Gabriele ?
Je vais te baiser.
Tu sentiras monter l'orgasme
et tu te détesteras d'éprouver cette jouissance
quand je te baiserai !
Prions.
Je t'ordonne, esprit souillé,
qui que tu sois,
avec tous tes serviteurs,
qui attaquent le serviteur de Dieu, Henry.
Par le mystère de l'incarnation...
Je l'emmerde, et toi avec !
... la résurrection et l'ascension du Christ,
par l'avènement du Saint-Esprit,
par le jugement du Seigneur,
je te conjure de me signifier
ton nom, et le moment de ton départ.
Tomás, prie.
Je t'ordonne
de m'obéir à la lettre,
moi qui porte la parole de Dieu,
sans en être digne...
Rosaria ?
Tes péchés te hanteront.
Mes péchés ont été pardonnés.
Mais tu ne peux pas te pardonner toi-même,
n'est-ce pas ?
Pas pour moi.
Celle que tu as laissée mourir.
Pourquoi n'as-tu rien fait ?
Pourquoi ne m'as-tu pas crue ?
J'ai fini en Enfer !
Imposteur.
Son âme repose en paix.
Mon âme pourrit en Enfer !
C'est touchant.
C'est tout ce que t'as ?
Et toi,
renifleur de culottes ?
Tu ne lui as pas dit ?
T'as pas parlé de ta petite pute ?
Ta petite friandise,
Adella.
Tu te pavanes devant tes ouailles, l'air supérieur,
alors que tu baises leurs filles !
Tu le regrettes pas trop,
ce péché-là...
Tais-toi !
Tomás.
Ne lui parle pas.
Prie.
Sauve-toi.
T'as rien à faire là, Tomás.
Va plutôt baiser ta petite pute.
C'est ce qu'il veut. Arrête !
Tu t'es fait avoir, Amorth.
T'as mordu à l'appât.
Je vais te détruire.
Ta sainte Église va s'effondrer sur elle-même.
Le registre de l'abbaye, Votre Sainteté.
C'était l'amour de ma vie.
Un serment a été prononcé.
Elle voulait
que je quitte le sacerdoce pour elle.
Mais je n'avais
aucune intention
de le faire.
Alors,
j'ai dit ce qu'elle voulait entendre.
Mon amour de Dieu
dépassait celui que j'avais pour elle.
Regrettes-tu tes péchés ?
Oui.
Puisse le Seigneur t'accorder Son pardon.
Une fois tes péchés pardonnés,
qu'Il te guide
vers la vie éternelle.
Qui est...
Rosaria ?
Une fille que j'aurais dû aider.
Le démon utilise son souvenir pour me manipuler.
Comment sait-il tout ça ?
Il ressent notre culpabilité.
Et l'utilise contre nous,
comme diversion.
Ce garçon ne va pas survivre longtemps.
Il nous faut le nom de ce démon.
Le connaître, c'est l'affaiblir.
Je voulais pas lui faire mal.
Je comprends.
Regarde.
Je t'ai marqué la page.
Mémorise ça.
C'est en latin.
Ça ressemble à l'espagnol.
La prière a plus de poids en latin.
"T'as mordu à l'appât."
Ce qu'il m'a dit.
"Tu as mordu à l'appât."
Le garçon n'est pas l'enjeu.
Le démon voit plus grand.
Je vérifie quelque chose dehors.
Prends ça.
Monte la garde, le garçon est toujours en danger.
Nous devons le protéger.
Fais ce qu'il faudra.
Le sceau du Vatican.
L'endroit a déjà posé problème à l'Église.
Dieu, en Ton nom, sauve-moi.
Au secours !
Personne ne sortira d'ici vivant.
Personne !
Voyons quels secrets tu renfermes.
Qu'est-il arrivé ?
Elle a perdu un ongle.
Tomás, emmène-les à la chapelle.
Tout a été censuré.
Nos péchés nous hanteront.
Ça va aller ?
On reste pas longtemps beau gosse, dans ce métier.
S'il vous plaît, arrêtez.
Un démon a voulu m'enfoncer un crucifix dans l'œil.
Vos bavardages, ça suffit !
Elles dorment. Fini les histoires.
Tu t'es demandé pourquoi
le démon agit ainsi ?
Pour nous effrayer ?
À quelles fins ?
Le chaos.
La diversion.
Le Diable manie l'illusion.
Il nous renvoie à notre passé.
Apparitions, souvenirs,
tout ce qui peut tromper.
Pour qu'on ignore tout de ses pensées, de ses projets.
Si tu ne me crois pas,
demande à mon copain.
Viens. Je te montre ce que j'ai trouvé.
Je l'ai remarqué en arrivant.
C'est quoi ?
Tu reconnais ?
Le sceau de l'Inquisition espagnole.
La pire époque de l'Histoire de l'Église.
Ce sont...
Les victimes.
Qui ont refusé de se convertir.
Il y a quelque chose sous nos pieds.
Quelque chose de caché. Viens !
Tiens.
Deux clefs croisées.
Tu reconnais ?
Le sceau du Vatican.
C'est du gaz ?
Un peu de gaz,
un peu de soufre,
un peu de mort.
On ne fume pas.
Recule.
Une porte. On pousse ensemble.
Une catacombe.
Un lieu de sépulture.
Je comprends que le Vatican ait muré cet endroit.
Mais pourquoi y laisser des gens ?
L'anneau de cardinal protecteur.
C'était le dernier espoir.
Le dernier protecteur.
Il semble prisonnier,
mais il ne l'est pas.
La cage, c'est pour sa sécurité.
On fait ça
quand un exorcisme échoue.
Pour éviter qu'un démon s'échappe, pour confiner
ce qui doit rester enfoui.
Tomás,
essaie d'ouvrir la grille.
"Je vous écris
"pour vous assurer
"que nos pires craintes sont avérées,
à notre grande horreur."
Verrouillée.
Alors notre ami
doit avoir une clef.
Où la caches-tu ?
Dans l'estomac.
Pardonne-moi.
Essaie ça.
"De la bouche de Satan sont sorties les ténèbres.
"Jésus est expulsé
aux confins de la citadelle."
Ça marche.
Merci, mon ami.
Amy ?
L'odeur de gaz et de soufre s'intensifie.
On approche de l'Enfer.
Cardinal Sullivan, rien de grave ?
Il s'est effondré.
Saint Père...
Il est agité, c'est tout.
Dites-lui.
À qui ?
Gabriele.
Quel problème nous a-t-il encore causé ?
Le frère De Ojada.
L'un des plus grands exorcistes.
Le sceau de l'Inquisition.
Son journal.
"Ce jour,
"je fus convoqué à Ségovie.
"Un moine possédé,
"dans l'année du Seigneur 1475.
"J'interrogeai le démon qui possédait le moine,
"il me répondit par la bouche d'un autre.
Puis d'un troisième."
Possessions multiples.
Il est puissant.
"L'exorciste devient possédé à son tour."
Le frère ?
C'est lui qui a convaincu Isabelle la Catholique
de la nécessité de l'Inquisition.
Dès lors qu'il est possédé,
en 1475,
tout ce qui s'ensuit
est l'œuvre du Diable.
Des siècles de persécutions, de torture.
Les pires abus de l'Inquisition,
lancés par le frère, exécutés au nom de Dieu
par le Diable.
Rome devait le savoir.
L'Église a étouffé la vérité, et l'a enfouie ici.
"Tes péchés te retrouveront."
Les travaux ont dû libérer le démon.
Tout va bien, maman.
Henry va bien.
Super.
Amy, tu descends avec moi ?
Pardonne-moi.
Je n'étais plus moi-même.
C'est pas grave.
J'ai besoin de ta sœur, un moment.
Tu me pardonnes ?
"Le grand dragon fut précipité
"sous la terre, où il fut confiné...
... et ses anges avec lui." L'Apocalypse.
Deux cents anges renégats confinés sous terre.
Cette abbaye est l'un de ces lieux maudits.
Ce démon souhaitait les retrouver,
pour lever une armée
et détruire l'Église.
Amy, viens.
T'as quoi dans la main, maman ?
Viens tout de suite.
T'as quoi dans la main ?
Regardez.
Regarde-moi, maman !
Son nom...
le Roi de l'Enfer,
Asmodée.
Venez vite !
Amy, le sédatif !
Attache-le.
Nous connaissons son nom.
"Amenez-moi le prêtre."
Tu dis ?
Les premiers mots du démon.
"Amenez-moi le prêtre."
Il ne parlait pas de moi.
C'est vous qu'il veut.
Ce démon se nourrit d'exorcistes.
Il avait un projet.
Attirer le frère ici,
infiltrer les justes,
commettre des atrocités au nom de Dieu.
Il entend récidiver,
accéder à l'Église par mon entremise.
Quelle victoire pour le Diable :
s'approprier l'âme de l'exorciste du pape.
Peut-être,
mais nous avons découvert son nom.
On a ce qu'il faut pour le battre.
Sauver l'enfant.
Une seule chose peut nous vaincre : nous-mêmes.
"Il utilisera tes péchés contre toi."
Confesse-moi.
Moi ?
Tu es prêtre, non ?
Pardonnez-moi, mon père, car j'ai péché.
Fiez-vous au Seigneur.
Je veux parler
de choses que j'ai déjà confessées.
Mais elles me pèsent toujours.
En 1942,
j'ai rallié la Résistance.
Partisan, j'ai combattu les fascistes.
Tant d'amis devaient tomber sous le feu allemand.
Pourquoi eux,
et pas moi ?
Leurs cadavres me parleraient en rêve.
Mourir à la guerre est héroïque.
Mais y survivre...
est complexe.
Et puis il m'apparut
que ma vie avait été épargnée. À moi de lui donner un dessein.
Pour moi, ça signifiait servir Dieu.
Toujours
je me suis attaché à suivre saint Matthieu.
"Ce que tu fais pour le plus humble d'entre vous,
tu le fais pour moi."
Mais le moment venu,
j'ai échoué.
Je ne l'ai pas aidée, pas crue.
Je n'ai pas écouté.
Rosaria.
La nuit,
le Diable me baise.
Et à quoi ressemble-t-il ?
À toi.
Elle n'était pas possédée.
C'était psychiatrique.
J'ai laissé quelqu'un d'autre
s'en occuper.
Encore...
mon orgueil.
J'étais exorciste.
La maladie mentale n'était pas mon affaire.
Vous me croyez maintenant ?
Mais tout a changé avec elle.
Entendre,
après sa mort,
les rumeurs d'abus sexuels, la dissimulation
dans l'enceinte du Vatican...
Et cette innocente...
Je l'ai ignorée, elle avait besoin de moi.
Son âme
est mon fardeau.
Ce démon le sait.
Je vous connais.
Vous êtes serviteur de Dieu,
père Amorth.
Il est temps de déposer ce fardeau.
Pardonnez-moi, mon père.
Je vous absous de vos péchés,
au nom du Père,
du Fils, et du Saint-Esprit.
Je te confie la médaille miraculeuse.
Sainte assurance-incendie. Très puissante.
Pour vaincre le roi de l'Enfer,
il nous faut l'armure de Dieu.
Pour vaincre le roi de l'Enfer,
il nous faut l'armure de Dieu.
Rappelez-vous :
le démon dressera vos sens contre vous.
Ne croyez pas tout ce que vous verrez,
ou entendrez.
Nous avons du travail.
Il faut sauver cet enfant.
Finie, la confesse ?
Père...
Il t'a dénudé son âme,
Tomás ?
Comme ta pute t'a dévoilé ses seins ?
Ignorez-le. Priez pour Henry.
Les prières ne le sauveront pas.
Donne-toi à moi, Gabriele.
Tu sais ce que je veux.
Notre père...
qui es aux cieux,
que Ton nom soit sanctifié...
Ça valait vraiment le coup,
de te confesser à ton dieu, Gabe ?
Ne devrais-tu pas plutôt te confesser à elle ?
Toi...
tu n'existes pas.
Tu n'existes que dans mon esprit.
Je brûle en Enfer par ta faute !
Tu n'existes pas.
Seulement dans mon esprit.
Mon père...
Rejoins-nous en enfer, Gabe.
Donne-toi à moi.
Tu ne me désires pas, Tomás ?
Fais-moi prier à genoux.
Baise-moi, Tomás.
Imposteur.
- Baise-moi ! - Imposteur !
Baise-moi, prêtre.
Tomás, ta prière !
Asmodée !
Roi de Géhenne,
voici la Croix du Seigneur !
Libère l'enfant,
fuis la lumière de Dieu !
Soumets-toi à Dieu !
Jamais. Va-t'en !
- Sors de chez moi. - C'est la maison de Dieu !
Je pars pas sans mon fils !
Il n'existe plus. Son âme brûle et pourrit en Enfer !
- Avoue ton nom, Asmodée ! - Jamais !
Incline-toi devant le Tout-Puissant !
Donne-toi à moi.
Marie, mère du Ciel...
Le Seigneur est avec toi. Bénie entre les femmes...
Je règne ici !
Vous êtes sous mon empire !
Nous prions humblement...
Vous demeurerez ici, à jamais maudits !
... et à l'heure de notre mort.
... pour écraser la tête de Satan.
Je suis Asmodée,
roi de l'Enfer !
Obéissez-moi !
Nous Te prions d'envoyer Tes anges
sous Tes ordres et par Ta puissance,
poursuivre les démons,
les combattre partout,
réprimer leurs audaces,
et les refouler dans l'abîme !
Maman ?
Maman,
sauve-moi.
Parlez-lui, Julia.
L'amour d'une mère est sans faille.
Henry, je t'aime !
Appelez-le !
Henry, reviens-moi !
Je t'en prie, parle-moi.
Maman, ils me font mal.
Tu dois nous aider.
Tu dois résister.
Je peux pas.
Tu dois résister !
C'est quoi ?
DIEU N'EST PAS ICI
Bon Dieu...
Dieu tout-puissant...
Il possède les deux.
Donne-moi ce que je veux !
Abandonne-toi à moi !
Je te l'ai dit, salope.
Vous allez tous crever !
Amy !
Elle n'existe plus.
Résistez !
Ne perdez pas la foi !
Rends-moi mes enfants !
Tes enfants n'existent plus.
Je t'en prie...
Je t'aime.
C'est moi que tu veux.
- Libère-les. - Ils souffrent par ta faute.
Dis ce qu'il faut, mon porc.
Sois le martyr que tu as rêvé d'être.
Sois mon petit porc.
Prends-moi.
Qu'avez-vous fait ?
Enlève le crucifix de ma main.
Prends-le.
Henry, tu m'es revenu.
Tu es sauvé.
Prends-le !
Sors-les d'ici.
Julia, il faut partir !
Dépêchez-vous !
Ton âme m'appartient.
Sullivan...
Je savais que tu te sacrifierais pour ces enfants.
Maintenant, tu es à moi.
Vite !
Le garçon est sauvé.
Éloignez-vous d'ici.
Merci, mon père.
Je veux mon porc.
Tu ne m'auras pas.
Bouffon présomptueux.
Le frère a dit la même chose.
Pardonne-moi, Seigneur.
Pas encore !
Mon porc doit m'ouvrir le Vatican.
Soyons tous les deux
maudits.
Tu arrives trop tard, Tomás.
Ton ami n'est plus là.
Sauve-toi.
J'aurais grand plaisir à écorcher ton âme
et éviscérer ta mémoire.
Gabriele, écoutez-moi.
Battez-vous.
Il n'existe que dans votre tête. On n'est vaincu que par soi-même.
Il n'est pas ici !
Le petit porc
s'abreuve à l'auge de l'Enfer. Il est à sa place.
Je sais que vous êtes là. Priez avec moi !
Dieu
n'est pas ici !
Dieu est toujours dans nos cœurs. Ne pensez qu'à la prière.
"Là où deux sont assemblés
"en mon nom,
je suis avec eux."
Seigneur, aie pitié !
Dites-le !
Seigneur, aie pitié !
Dieu est avec vous, Gabriele. Trouvez-le !
Termine, Tomás.
Ô Dieu, par Ton nom,
sauve-moi.
Rends-moi justice par Ta puissance.
Ô Dieu ! Écoute ma prière !
Prête l'oreille aux paroles de ma bouche.
Voici, Dieu est mon secours.
Renonce.
Il est à moi.
Je t'adjure,
au nom de l'agneau immaculé...
Le Verbe incarné te commande !
Asmodée !
Jésus de Nazareth te commande !
Et maintenant,
je t'adjure
en Son nom !
Seigneur, entends ma prière !
Dites-le !
On n'a pas fini.
Vous venez en Enfer, les prêtres.
Je vous emmène tous les deux.
Tes péchés
te hanteront !
Tomás, la médaille !
Seigneur, arme mon bras !
Asmodée, au nom de Sainte Marie,
soumets-toi à Dieu.
Soumets-toi à Dieu.
Tomás, termine le rituel !
Au nom du Père,
et du Fils, et du Saint-Esprit,
soumets-toi à Dieu !
Ça va ?
Pas si mal.
T'as une mine pourrie.
Sois béni, Tomás.
Tu l'as apprise en latin.
Oui, ça ressemble à l'espagnol.
C'est tout comme.
Tu sais, les voies de Dieu
sont tout à fait impénétrables.
Bois.
C'est vrai.
C'est toi, Gabriele ?
Oui, Saint Père.
J'ai amené le père Esquivel.
Vous avez meilleure mine.
Grâce à vous deux. Je me réjouis.
Je me suis inquiété, cette fois.
Ça semblait dangereux.
Parfois, tu voles un peu trop près du soleil.
Ça ne m'a pas encore tué.
L'Église n'oubliera pas.
Tu nous as obtenu une grande victoire.
Saint Michel serait fier.
C'est pour ça que Dieu t'a placé parmi nous.
Et Dieu
a bien fait de te choisir aussi, père Esquivel.
Merci, Saint Père.
La Congrégation
a demandé un rapport complet sur l'incident.
Un rapport ?
Pour que le cardinal Sullivan me répète que le Mal n'existe que dans ma tête ?
On ne t'a pas dit ?
Le cardinal prend un congé sabbatique sur l'île de Guam.
Je prierai
pour Guam.
Et qui...
le remplace ?
J'ai trouvé quelqu'un
de beaucoup plus fiable.
Je vous laisse en bonnes mains.
Soumettons-nous
à Dieu.
Soumettons-nous à Dieu.
Bienvenue au saint des saints.
Douze siècles de trésors.
Des lettres de saints et d'apôtres.
Des volumes de sagesse et de piété. De révélations de l'esprit.
Le canon entier de la pensée chrétienne.
Le Vatican a racheté l'abbaye
et l'a reconsacrée.
La famille est rentrée aux États-Unis.
Le garçon est totalement guéri.
Le journal du frère est très utile,
malgré son ignominie.
Asmodée est vaincu,
mais il y en a beaucoup d'autres.
Nous connaîtrons bientôt les 199 sites
où Dieu n'est pas le bienvenu.
Gabriele,
accepteras-tu cette mission ?
C'est plus qu'une vie de travail, pour un seul prêtre.
Mais deux prêtres...
Alors, Tomás ? Pourrais-tu en faire ta vocation ?
De servir Dieu
comme Il le souhaite ?
Allons, au travail.
Allons au Diable.
Le père Amorth a continué à secourir les affligés
jusqu'à sa mort, à Rome, en 2016.
Il a écrit de nombreux livres.
Les livres sont bons.
Sous-titres traduits par: Joël Savdié
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