Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Traditional)
Corsican
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Tiens, Marie.
Tu oublies pas, hein ?
Tu sais, Marie, ma mère m'a demandé comment t'allais t'habiller.
Alors je lui ai répondu que le long, c'était complètement démodé.
Personne se marie en long, aujourd'hui.
- T'es pas d'accord avec ça ? - Tu dis ce que tu veux.
On y va, Jean-Paul ?
Papa.
- Bonjour, papa. - Salut, toi.
Ça va, quoi !
Il me reste plus que des noires, en 41.
Laisse tomber les godasses.
J'ai vu Lulu, elle est d'accord.
Tu commences demain à 6 h ou pendant le week-end. Comme tu veux.
T'es contente ?
Oui.
Embrasse-moi.
Merci.
T'as de la chance. C'est un mec très bien.
Et puis tu peux lui demander le fric que tu veux.
- Je vais où ? - T'inquiète pas, il sait où aller.
- Comment tu t'appelles ? - Marie.
Moi, c'est Jacques.
Donne-moi le bras, ma petite Marie.
Assez comme ça.
Combien je vous dois ?
Eh ben...
Qu'est-ce que tu fais là ?
Claudine, voici ma petite sœur : Marie.
- Bonjour. - Bonjour.
T'es venue voir
ta frangine ?
- Et le vieux, ça va ? - Oui, oui.
Alors ?
Je peux pas.
Je peux pas.
Pas comme ça.
C'est pas grave.
On verra ça demain. Et maintenant, viens dormir.
Allez, viens.
Une maison, il y a pas mieux pour démarrer.
T'as les autres filles, t'as la tôlière.
Tu seras pas toute seule, comme ça.
On ira loin, tous les deux.
Il y a intérêt.
- Mme Pedro arrive tout de suite. - Merci.
On se croirait chez le dentiste.
- Bonjour. - Salut, Antoine.
Bonjour.
- Je te présente Marie. - Mme Pedro.
Enchanté.
On va la confier à ta femme, Antoine.
Trouvons-lui un nom avant de commencer.
Puisque la Libanaise
est partie, appelons-la Sophie.
C'est une bonne idée, Sophie.
Je sais pas si...
Si, c'est bien, Sophie. Parfait.
- Il fait froid, non ? - Non, pas tellement.
Ça doit être moi, alors.
Même à l'intérieur, t'as froid, toi. Toujours.
- Manque de vitamines. - T'appelles ça des vitamines, toi.
Ça doit faire dix ans que je viens ici.
Chaque fois, je me demande pourquoi.
Je veux dire... je sais bien ce que vous pensez des clients.
C'est vrai, quand on y pense, à quoi ça sert ?
Je veux dire... après, on se sent merdeux et...
Avant, la plupart du temps, c'est tout juste
si j'arrivais à bander.
Je me dis que...
Je me dis qu'au fond...
si je fais ça,
c'est uniquement pour me confirmer un truc que j'ai toujours su.
Je veux dire que... que je suis un pauvre type.
Ça a l'air drôle, mais...
Ben, dis donc, petit bout, tu discutes ou tu baises ?
Oui... Oui, parle-moi encore comme ça.
C'est vrai, t'es un pauvre type.
Un minable. C'est vrai.
Tout le monde se fout de ta gueule.
Tu le sais, ça.
Jamais une femme a voulu passer plus d'une nuit avec toi.
Jamais ! Alors pour baiser, où tu vas ?
Au bordel ! Tu payes, maintenant, tu payes !
Tu sais que jeudi, j'ai ma nouvelle bagnole.
Je dirai à Pedro de te laisser ton week-end.
Et hop ! Toi et moi, Deauville.
En milieu de semaine, y a moins de clients.
Je t'ai bien choisie.
Tu viens bouffer ?
Non, je peux pas. J'ai sommeil.
Ça va pas ?
Mais si, ça va. Je suis fatiguée.
- Tu m'aimes ? - Oui, je t'aime.
Dors.
Alors, mon gros, t'es perdu ?
Je t'embarque ?
C'est moi, qui t'embarque.
Allez, la grande.
Toi, commence pas.
Rabonnard : r, a...
et le reste, comme bonnard.
Michelle.
- C'est toujours la même adresse ? - Oui.
J'avais rendez-vous là-bas avec un ami.
Je savais pas que c'était un...
Enfin... tout ça, c'est un malentendu.
Bon, écoutez, c'est la première fois. Alors...
Alors ?
Ben alors... vous pourriez faire quelque chose.
Oui, on va faire quelque chose.
On va te passer à la photo.
Allô.
Hein ?
Mais combien ?
Oui, d'accord.
Où ça ?
D'accord, j'arrive.
Pour les autres épreuves de cette réunion, à 14 h,
je vous propose La Belle Bleue, ensuite Pomme noire,
puis Iris mauve et Grand Parleur.
Dans la course de haies, Amélie 2...
Les meilleures chances sont Benjamin Glorieux
et un outsider très intéressant qui peut rapporter une grosse cote,
c'est Bonis Halo. Je vous retrouve à 15 h
pour les premiers résultats.
- Y a combien ? - Ce que tu m'as demandé.
- Y a le compte. - D'accord.
- Salut. - Ciao.
Tu sais le nombre de passes que ça fait ?
Fais pas chier. C'est pas le moment.
- Qu'est-ce que t'as à la gueule ? - Une rafle au St-Louis.
La boîte est tombée. Ils m'ont fichée.
- Ils t'ont embarquée ? - Ben oui, ils m'ont embarquée.
- T'as dit quoi ? - J'allais pas dire ton nom.
- Antoine te prendra dans un bar. - Non, pas les bars.
Faut boire, je veux pas.
C'est ça ou la rue, alors discute pas.
Bonsoir. Je m'appelle Sophie.
J'ai l'impression d'être tombé dans un restaurant espagnol.
Je suis allé souvent en Espagne. En vacances.
- J'ai l'air ridicule, non ? - Mais pas du tout.
Pas du tout.
Ça fait dix ans que j'ai pas trompé ma femme.
C'est le grand amour, alors ?
Je travaille aux P.T.T.
- Tu sais avec qui elle me trompe ? - Non.
Mon beau-frère.
C'est vraiment dégueulasse.
- Tu veux une autre fille ? - Non, non.
Pas du tout.
C'est toi que je veux.
Déshabille-toi.
Le bus,
le train,
le métro...
Tiens, je te donne tout.
Ça, j'en veux pas.
Allez.
Et dire qu'elle ne veut même pas que je conduise ma voiture.
Ma propre voiture.
- Allez. - Je vais te donner mon numéro.
Tu t'appelles Monique, tu téléphones de la part du service comptabilité.
Si t'arrives pas à me joindre, je te donne mon adresse.
- D'accord ? - OK.
Salut.
Tu te fous de ma gueule ? Ça fait 6 mois que tu fais ça.
Ça fait 6 mois que t'es comme ça.
C'est pas ma faute si je prends pas mon plaisir. Ça passera.
Tu le prends avec qui, ton pied ?
Ben, avec personne.
- Il y a quelqu'un ? - Non, personne, je te dis.
- J'ai personne. - Pourquoi tu gueules ?
Je gueule pas !
Dégage !
Qu'est-ce que tu fais ?
Où tu vas ?
- Où tu vas ? - Non !
Et puis après ça, on s'est retrouvés, avec ma femme,
à Bagneux, avec les gosses.
Tous les cinq là-bas.
- Tu me sens bien ? C'est bon ? - Oui.
Et puis alors, après ça,
la petite qui a eu la varicelle.
Alors là, on l'emmène dans la chambre,
et puis...
Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
Ben alors, Marie ?
C'est rien.
Il m'a fait mal ! Il m'a fait mal !
Calme-toi.
C'est rien.
Oh, ma petite Marie.
Merci, papa.
Antoine a ouvert une nouvelle boîte qui s'appelle La Bohême.
Il a repris des filles du St-Louis et veut te prendre avec ta sœur.
C'est tout ce que t'as à me dire ?
Non.
On va passer un week-end à Deauville.
Ça te reposera.
J'ai réservé la piaule.
Tu peux me dire bonjour.
Vous dansez très bien.
J'aime ça.
Demain, je m'en voudrai.
Faut pas penser à demain.
- Je vous demande pardon. - T'as pas à me demander pardon.
Restez avec moi.
Je bouge pas.
On a toute la nuit.
- Qui c'est ? - C'est Marie.
Entre.
Qu'y a-t-il ? On te voit plus.
Ferme la porte.
J'y retournerai pas, à La Bohême, c'est fini.
J'en ai marre des boîtes aussi. Tu sais ce que j'ai décidé ?
On va prendre un studio, toutes les deux, tranquilles.
On ira où on veut, on prendra qui on veut.
Et Gérard ?
Gérard, t'en fais pas.
J'ai mon idée.
J'adore les glaces.
Je devrais pas en manger, mais j'adore ça.
Moi, je peux manger ce que je veux, je grossis pas.
T'as de la chance.
- Salut. Elles sont là ? - Va au fond.
Oh, Gérard !
Ah, la surprise !
Comment ça va ? Bonjour.
Assieds-toi.
- Je dérange pas ? - Non, pas du tout.
- On se connaît, je crois. - Je crois pas.
Je te présente Odette, une amie. Gérard.
BONJOUR.
Salut.
- C'est combien pour vous deux ? - 30.
C'est quoi, vos noms ?
Elle, c'est Maloup. Moi, c'est Sophie. Et toi ?
Vous montez ?
- Et alors, où on va ? - Tout droit, je t'expliquerai.
C'est pas dégueulasse, chez vous.
Vous vous en faites pas.
D'habitude, on travaille sur téléphone.
- T'es une exception. - Ah bon ?
Fais-nous le cadeau maintenant, on sera tranquilles.
Et voilà.
T'as mal compris.
C'est 30 chacune.
Quand je t'ai demandé combien pour les deux, tu m'as dit 300, non ?
Tiens.
- OK, OK, c'est un malentendu. - Oui.
On va te gâter quand même. Hein, Maloup ?
- Je peux avoir une petite goutte ? - Allez, viens.
Ça va.
Ils sont dingues ou quoi, vos macs, de vous filer un endroit pareil ?
Peut-être qu'on le mérite.
C'est ce qu'on va voir, les filles.
Alors, on attaque ?
On attaque !
Bon. Allez, maintenant, c'est à toi.
Bon. Ça suffit.
Tu nous as tringlées pendant 3 heures 30,
alors maintenant, tu sors.
Allez, tu vires !
Non ! Mais arrête !
Arrête !
- Mais arrête ! - Viens là, toi.
Allez, à toi.
Viens ici.
Tu vas fermer ta gueule, toi.
Mais pourquoi tu fais ça ?
Parce que j'aime pas les grandes gueules.
Je reviendrai.
Je t'avais dit que c'était dangereux.
Tu veux jamais m'écouter.
Et puis tu te démerdes. Moi, ce que je veux, c'est ça.
Tu me ramènes du fric, c'est tout.
T'en fais qu'à ta tête, alors...
C'est comme pour tes fringues. T'as vu comment tu te sapes ?
Ça !
T'as vu ?
Odette, oui. C'est une vraie femme.
Elle s'habille en femme.
En pute.
Elle s'habille en pute.
T'as les goûts du client.
Rapporte-moi le fer !
Magne-toi !
T'es vraiment cinglé.
Les billets, merde !
Eh merde.
J'en peux plus. Ras le bol. Marre !
Oh dis donc, regarde celle-là. Elle donne dans le bon genre.
Le chien-chien chéri ! Bonjour. Il est mignon.
Petite merde !
Wouhou !
Par ici, la brunette.
Bon, tu me files le fric et tu te déshabilles.
Attends !
Il faut pas !
Je te préviens, on est maquées toutes les deux.
- Tu vas avoir des histoires. - J'en ai rien à foutre.
De toute façon, on est montés à 10 de Marseille pour vous mettre au pas.
Tirez-vous.
Ça va ! Ça va !
Ça va ! Ça va !
Qu'est-ce qu'on a fait ? Qu'est-ce qui se passe ?
C'est lui.
Ah, c'est toi ! Viens, tu me quittes pas.
Oh ben, les gars. Hé, ho !
Allez, debout ! Les mains sur la tête !
Va là-bas, toi.
Voilà.
Toi, le grand, qu'est-ce que t'as dans cette histoire ?
J'ai rien fait, monsieur.
T'as rien fait. C'est leur faute, alors ?
C'est leur faute ?
Fous-leur une baffe.
Fous-leur une baffe !
C'est pas comme ça. Va lui montrer.
Voilà.
Je vous écoute.
Elles ressemblaient à des filles qu'on recherchait.
On s'est trompés.
Venez vous asseoir.
Très bien.
Pousse-toi.
C'est ton frère ?
- C'est bien ton frère ? - Oui.
À poil, tous les deux.
À poil !
Approche.
Toi, le champion du rasoir, tu vas sucer ton petit frère.
Si. Et toi, t'auras intérêt à bander, sinon je te la coupe.
Allez.
Allez, je te dis.
Tu veux pas ?
Suce.
Plus fort.
Plus vite.
Voilà.
Plus fort, plus fort.
Tiens, prends ça.
C'est fini ?
- Vous venez là pour quoi ? - Pour voir la tôlière.
On cherche du travail.
Son mari est dedans et le mien est en cavale.
On lui a coupé la langue, à ton amie ?
Vous avez déjà fait la rue ?
On a travaillé partout. Partout, on a fait de l'argent.
Tu es bien sûre de toi.
- Madame comment ? - Sophie.
Bon. Vous commencez demain matin à 6 h 30 dans l'équipe de jour.
Et comme vous avez l'air inséparables,
la semaine prochaine, une passera dans l'équipe de nuit.
Si vous êtes toujours chez moi.
Ça dégourdira peut-être la langue de Madame... Madame comment ?
Maloup.
Nous sommes bien d'accord ?
Quant à toi, Sophie, ce nom ne me plaît pas.
Chez moi, tu seras Fanny.
Allez, à demain.
Salope !
Cette salope !
Pourriture !
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
Excusez-moi. Je dois partir.
Tu te fous de ma gueule ? Barre-toi,
- pauvre con ! - J'ai rien fait !
J'ai rien fait ! Mes papiers ! J'ai rien fait !
Salope ! Sale vieux con !
Fanny, viens voir.
Tu fais des journées médiocres.
- Y a pas longtemps que je suis là. - Écoute-moi bien.
Avant d'en parler à ton homme, j'ai préféré m'adresser à toi.
Je sais et tu sais très bien ce qui ne va pas.
Alors change, fais-moi plaisir.
- Combien ? - Cent.
- Et nue ? - Deux cents.
Allez.
Hé, elle a la chtouille.
Tout le monde veut que moi, ça les emmerde.
Tu vas rester longtemps dans ta flotte ?
Y a que là que je suis bien.
Je t'aime beaucoup, Grisette.
Dans un an, je t'arrête.
Tu t'occuperas des femmes avec moi.
Tu vas commencer par Odette.
Faut la secouer un petit peu.
D'accord.
- Bonjour. - Bonjour.
On s'embrasse ?
Ça me fait plaisir, de te voir.
Je sais que...
c'est fini, entre toi et lui.
Alors ça me gêne pas.
Tu comprends ?
Oui, oui. Très bien.
On veut faire un petit, cet été.
Il est content.
Il dit que...
il va acheter une ferme en Normandie
pour que j'aie une grossesse heureuse.
Tu devrais pas mettre de sucre.
Ça fait grossir.
- Bonsoir, Marie. - Marie ?
Viens avec moi, et pas d'embrouilles.
Et si je veux pas ?
Ça, ça me vexerait.
Assieds-toi.
Tu la connais, Maloup.
Tu savais que son homme était en tôle ?
Et aussi que c'était mon meilleur ami ?
Non, je savais pas.
Tu savais que ton Gégé se l'envoyait ?
Alors, tu connais la règle.
Il va falloir que tu payes vite.
Combien ?
On est en train de fixer la somme.
Je veux le voir.
Tu veux le voir ?
Très bien.
Tu m'en veux ?
Non, non.
Pas du tout.
Pas du tout.
Tu sais, si tu as besoin d'argent,
c'est pas un problème.
Non.
Je vais me débrouiller toute seule.
Téléphone !
Ben, va répondre.
- C'est pour qui ? - Pour papa.
Bon. J'y vais.
T'es folle, d'être venue.
Oui.
C'est trop d'argent, pour moi. Tu te rends compte ?
Bon.
On va aller le demander à ta femme.
Donne-moi le maximum.
Salut.
- Salut, la petite. - Ta gueule, toi.
Marie.
Marie.
Alors, on se voit plus qu'ici.
- On se parle plus. - Oui, je sais.
Je sais.
Faut pas m'en vouloir, j'ai plus la force.
Plus la force de discuter, de prendre un verre avec moi ?
Plus la force de rien.
Ça va. Dis donc, autant que tu le saches, on a pris sa nana aussi.
Il la reverra plus.
Et moi ?
Toi, il te garde. T'es tout ce qui lui reste.
Demain soir, on te le ramène.
Donne-moi une bière.
Tu me fais couler un bain ?
D'accord.
C'est combien, pour me faire enculer ?
J'ai tout ce qu'il faut.
Tu ramènes pas beaucoup, en ce moment.
Je trouve.
Il fait froid.
Il y a moins de clients.
T'en mettrais pas de côté, non ?
Tu ferais pas ça à Gégé ?
Bon. Ben, je vais mieux.
Demain, je vais sortir.
Tu me prépareras mon costard et mes pompes anglaises.
Je peux monter avec vous ?
Bien sûr.
Viens.
Je m'appelle François.
- Et vous ? - Fanny.
Combien de temps dure une passe, d'habitude ?
Dix minutes.
Asseyez-vous.
- Je vous regarde depuis une semaine. - Je sais.
Fanny, ça vous va pas, comme nom.
Je trouve aussi.
C'est peut-être pas votre vrai nom.
Peut-être pas.
Si je reviens ce soir, on prendra un verre ?
Non.
Tu veux ton argent ?
Non.
Vos copines vont penser que j'ai une drôle de santé.
J'espère que t'es riche.
Mon père est riche.
Je m'appelle Marie Mage.
Non.
Tu ferais mieux de me sauter tout de suite.
Non, pas aujourd'hui.
Un autre jour.
- Bonjour. - Bonjour.
Y a plus de thé. J'ai fait du café.
J'aime pas le thé.
- Tu veux du sucre ? - Non, je veux pas de sucre.
Il est tard, non ?
Je sais pas.
Faut que je m'en aille.
Non, attends. Attends, j'ai une surprise pour toi.
Attends.
- Dépêche-toi. - J'arrive.
Regarde.
Mais attends ! Attends !
Marie, attends !
Mais c'était pour rire !
Mon Dieu ! Je vais appeler une ambulance.
Non ! Non !
Ça va pas bien, dans ta tête.
Pourquoi tu me parles pas ?
Pourquoi tu me dis jamais rien ?
T'as qu'à me le dire, quand ça va pas.
Je suis là, non ?
Allez, viens.
Il est tôt. Qu'est-ce tu viens faire...
- Lâche-moi. - Non.
- Qu'est-ce que tu fous là ? - Je bois un jus, et toi ?
- Qu'est-ce que tu veux ? - Ce que je veux ?
Si je la retrouve, je lui fais une tête comme ça !
Comme ça, je lui fais la tête !
Même dans 8 jours ! Si elle revient, elle bouffera dans ma main !
J'ai des sentiments aussi, moi !
Et si elle avait fait une connerie ! Hein ?
Elle a pu se foutre en l'air, aussi !
- Tu prends pas un... - Non.
Il revient !
Excuse-moi, Roger. Je suis inquiet, tu comprends ?
- Tu comprends ça ? - Ouais.
Si tu la vois, dis-lui de revenir.
Je te jure, je la toucherai pas.
Parole ?
Parole ?
Ouais.
Ciao.
Je t'assure, c'est un autre homme. Il fait pitié.
Il m'a dit que si tu revenais, il te remettrait pas sur le tapin.
Et tu le crois ?
Gégé, changer ? Non, mais ça va pas, non ?
Ça fait 2 semaines que t'es dans l'armoire.
Tu vas y rester combien de temps encore ?
- Le temps qu'il faudra. - Je comprends pas ce que tu cherches.
T'essaies d'arriver à quoi ?
Je veux être libre. C'est tout.
C'est simple.
Je veux être libre.
Surtout dans ton armoire, hein...
Il laissera tomber.
Non.
Vos gueules.
Vos gueules ! Ça suffit.
- Il est là, ton père ? - Oui.
Hop ! Hop !
- Ça va, Roger ? - Ça va.
Eh, qu'est-ce qu'on fête, là ?
Ça va bien pour moi, Roger, tu sais.
J'ai une nouvelle fille qui travaille à La Bohême,
et là, je suis sur un coup.
Comme vous êtes de la famille, je voulais vous faire profiter.
Et Marie ?
Comment elle va ?
Sors d'ici, petit enculé.
Dis-lui bien que si elle est pas à 8 h demain chez Antoine,
elle le payera cher.
Tu lui dis, hein ?
Lulu, donne-moi du shampooing.
- T'entends ? - Oui. Deux secondes !
Pour une fois, t'es à l'heure.
T'as mauvaise mine.
T'es malheureuse ?
Je suis malheureux aussi. Alors, on arrête.
Non, non.
- Alors, tu vas payer. - Oui, je vais payer.
Tu l'auras mérité. Viens.
Approche.
Demain, tu retournes au St-Louis.
Pedro t'attend. Antoine l'a mis au courant.
Chaque semaine, tu donneras ton enveloppe à Antoine.
- Pendant combien de temps ? - Un an.
C'est beaucoup.
C'est comme ça.
- Sophie. - Oui, madame ?
Vous avez changé.
Oui, madame.
Je ne voulais pas dire en mieux.
Je sais, madame.
Salut.
J'espérais que tu serais là.
Ben tu vois...
T'as pas l'air contente
de me voir.
Vous attendez quelqu'un, Sophie ?
J'attends mon taxi.
Vous pouvez pas le prendre sur la place, comme les autres ?
Non... madame.
Vous vous êtes pas facilité la vie.
Toi, le rouquin, ferme ta gueule.
Descends.
Non, pas par là. Par ici.
Descends par là.
Vire, toi.
Monte.
- Monte. - Non.
- Monte, je te dis. - Non.
Hélène.
Maloup.
Sophie.
Eh bien, Sophie ?
Vous.
T'as pas de chance.
Ah oui ? Pourquoi ?
J'aime pas ça du tout.
J'espère bien.
Ça va te coûter cher.
T'inquiète pas. J'ai les moyens.
Plus tu souffriras, plus tu auras mal,
plus tu seras riche.
D'accord ?
D'accord.
Viens.
Tire-toi !
Tu te marres ou quoi ?
Regarde la tronche qu'elles font.
Bouge pas.
J'ai pas peur.
Dis, Maloup, pourquoi j'ai pas peur ?
Plus ça va, plus je le sens.
Ils m'auront pas.
Je les emmerde.
Je les emmerde.
Quoi qu'ils fassent, ils me casseront pas.
- Parle pas comme ça, tu veux. - Tu verras.
Tu verras.
Rassurez-vous, je viens pas vous déranger.
Je viens m'expliquer une bonne fois pour toutes.
Je t'ai emmené ça,
Grisette.
Là, je vais être franc. Je vais parler.
Je vais parler même devant ton père.
Même devant Lulu, devant René,
même devant Fifi et même devant Mado.
Là, j'ai pas honte.
Je te tapais mais je t'aimais.
- T'entends, Grisette ? - Je sais.
Et je voudrais qu'on s'arrête là. Je voudrais que tu...
Je voudrais que tu reviennes chercher tes affaires.
Pour quoi faire ?
Parce qu'il y a quelqu'un d'autre.
- Y a une autre fille ? - Ben oui, y a une autre fille.
On y va tout de suite ?
On fait l'aller-retour.
Avant, on prend un coup de champagne ?
Hein ?
- Ouais ? - Oui.
Allez.
- Marie, tes fleurs ! - Je reviens tout de suite. Garde-les.
T'as une jolie robe.
C'est moi qui t'ai faite.
Sans moi, tu serais une merde.
Tu peux pas me faire ça ! Tu peux pas !
Tu peux pas !
Tu peux pas ! T'entends ?
Tu peux pas !
Ma Grisette.
Ma petite Grisette.
Ma petite Grisette.
Y a pas de Grisette.
Je reviendrai pas. Tu peux me tuer, je reviendrai pas.
Entrez.
Entrez, asseyez-vous.
Je viens me faire déficher.
- Vous vous appelez comment ? - Mage. Marie Mage.
Mage...
C'est vous ?
Oui.
"Déclare ne plus se livrer à la prostitution."
Vous datez et vous signez.
Bon. Ben, ça va.
Dites-moi, ça a dû vous coûter cher.
Pourquoi ?
Votre mac, il a dû vous demander cher.
Un mac ?
J'ai jamais eu de mac.
Sous-titrage : ECLAIR
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.