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...
-Elle a eu une chance incroyable.
-Je sais pas qui est ce mec !
-Aaah ! -Merde.
-Ton genou est mort et la compétition, c'est fini.
-Tu vas pas y aller en béquilles ?! -Tu m'emmerdes.
-Il faut la calmer. -Maldini est une enragée.
-Qu'est-ce qu'il a fait de toi, papa ?
-La caution est de 200 000E.
T'as un fils ? Je suis ta grand-mère.
-Tu me files ton numéro ?
-Tu ne veux pas rester un peu ?
-Je ne peux pas. Mon petit garçon m'attend.
-Il doit dormir depuis longtemps.
Et puis il n'est pas tout seul.
-Oui mais c'est tendu avec mon ex. C'est un peu dur pour Théo.
-Pour lui ou pour toi ?
-Les deux.
Allez, j'y vais.
Ca caille !
Je t'appelle.
Si tu veux bien. -Ou alors ce sera moi.
-Peut-être.
...
-Allez, débout, maman !
Debout ! -Hein ?
-Debout ! -Il est quelle heure, là ?
-On va être en retard pour le ski.
-Mais il est hyper tôt !
-Réveille-toi, s'il te plaît !
-Si t'es gentil. -Oui ! Allez, s'il te plaît.
-Attends. Tu te calmes, déjà. Je vais te dire un truc.
Toute bonne séance de ski, c'est hyper important,
commence par un bon câlin à ta maman
qui a une haleine de poney nain.
Il rit.
Salut, Régis.
-Prêt à devenir champion comme ta maman ?
-C'était dans une autre vie, ça. -Il a sûrement de tes gènes.
-On verra. Encore merci d'accepter de le prendre au dernier moment.
-Pas de souci. -On y va ?
-C'est ce que je disais.
Allez, on y va.
-A tout à l'heure.
-Dans 2 heures. -Oui.
Ca va ? -Oui, et toi ?
Oui ?
Tu veux un café ?
-Non merci. -C'est ton fils ?
-Oui. -Il est mignon.
-Merci. Il s'appelle Théo.
-Théo ? -Oui.
-Cool.
Il a 9 ans ? -10.
-10 ans.
Et toi ? -J'ai pas d'enfant.
Le ski me prend beaucoup de temps. Les compètes... Tu connais.
-Oui. Mais là, tu ne skies pas ?
-Non, je me suis fait un claquage. -Ah merde.
-Non, c'est pas grave.
-D'accord. -Du coup, je ne fais rien,
et c'est pas mal. Je vais penser à faire ça plus souvent.
-C'est bien.
-Oui, c'est bien.
Pourquoi t'es partie ?
-C'était il y a longtemps.
-C'est pas une réponse. -Boris, on t'attend !
-Bonjour.
Vibreur. -Pardon.
...
Oui, Servoz ?
Heu... OK, j'arrive.
A tout de suite.
Désolée, il faut que j'y aille.
-OK. -A bientôt.
-Oui. -Au revoir.
-Au revoir. -Salut.
-Pardon si j'ai dérangé. -Non. Pas ça, s'il te plaît.
-Tu me dois pas une explication, là ?
-Bah non. On y va ?
-Cette fois, il est bien mort. -Qu'est-ce qui s'est passé ?
-D'après le rapport de la DPJ,
deux individus les ont arrosés à la chevrotine.
La mort a été immédiate.
-Je suis trop vieux pour ces conneries.
-C'est de ma faute.
Si je ne lui avais pas demandé d'appeler les dealers,
ils seraient encore en vie.
-Vous avez fait votre boulot, c'est tout.
-Non, c'est de ma faute.
Et sa grand-mère...
Quelle vie de merde.
-Salut !
-Salut.
T'as deux minutes ? -Tu veux te balader en montagne ?
-Oui. Je voudrais faire de l'escalade à flanc de falaise.
-On te donnera un piolet à la place de ta béquille.
-Je vais pas y aller par 4 chemins.
Il faut laisser le chantier tranquille.
-Ah oui ? La maire me rend visite pour 2-3 tags ?
-On n'en est plus aux tags.
-Ah bon ?
-Un transformateur, tu sais combien ça coûte ?
-Et la destruction de la forêt, ça ne coûte rien ?
-Quelque chose vous échappe.
Ce projet est une bénédiction. Pour vous aussi.
-Nous ?
-Oui. Toi et tes allumés, vous en bénéficierez aussi.
-Des caravanes blindées de monde, la nature bousillée,
c'est ça, l'avenir ?
Ta station ne fera vivre que les riches, tu le sais très bien.
On veut pas de ta merde. Nous, les bouquetins et les arbres.
Personne !
-La montagne est grande,
il y a de place pour tout le monde. Même pour ton école de guides.
Si tu parviens à calmer tes camarades,
on pourra parler d'un financement.
Parce que ton projet, il est super. -Tu essaies de m'acheter, là ?
Tu me connais, non ?
Je m'appelle pas Florence Clairevoix.
-Réfléchis bien,
parce que ton dossier pourrait se perdre dans un couloir.
Ca arrive parfois.
Et à ce petit jeu tu seras perdante,
crois-moi.
...
-Corto a fait les mauvais choix, vous n'y êtes pour rien.
-On n'a rien sur les caméras de sécurité ?
-Non. Ces types savaient ce qu'ils faisaient.
Et puis c'est plus notre enquête, les Stups vont prendre la suite.
-Il y a du nouveau sur Fauvel ? -Non.
Et Tiphaine n'est toujours pas en état de parler.
Vibreur.
Oui ?
Où ça ?
Oui, je vois. On arrive.
-"On" ? -Oui. Vous allez voir du pays,
ça vous changera les idées. Venez.
...
Ah ! On n'est pas bien, là ?
-On est là pour visiter le chantier ?
-Il y a eu des dégradations, on vient constater.
-Et dans les dossiers, toujours rien ?
-Non. J'arrive pas à faire le lien entre une caravane qui flambe,
Fauvel et Amok. -La société de Jourdan ?
-Mais on sait que tous les terrains ont été achetés par la même boîte.
-Et Clairevoix ? -J'ai rien trouvé.
-Un projet immobilier juteux, on a pu l'aider à accepter, non ?
-Je ne sais pas. En tout cas, il n'y a pas de preuve.
Alors ?
-Les câbles ont été sectionnés. C'est du beau sabotage.
-Du sabotage ? -Encore les copains de l'excitée
qui fait chier le monde. -Alexia Maldini.
-Oui. C'est presque du travail de pro.
Ca va prendre plusieurs jours pour rétablir l'électricité.
-En même temps, pour installer tout ça,
la forêt a été amputée de 3 ha.
-Hé, on cherche pas qui a raison mais qui a commis la dégradation.
-Un transformateur saboté ?
En quoi ça concerne mon assoce ? -C'est ce qu'on aimerait savoir.
-On a porté plainte contre la mairie
pour destruction de patrimoine forestier, zéro réponse,
et là, un transfo claque et la brigade débarque ?
-On est payés pour ça. -Grâce à mes impôts.
Du coup, pour qui tu bosses ? -Pour tout le monde
et vous avez dégradé du bien public.
-Le bien public, il est venu
me voir.
-QUI ? -Clairevoix.
Si le chantier subit des attaques, elle fait sauter les financements
de mon école. -Quelle école ?
-Mon école de guides. Ca fait longtemps que j'essaie de la créer.
-Elle peut pas bloquer les subventions.
-Elle peut tout faire.
Tu le sais bien, toi. T'es resté combien de temps avec elle, déjà ?
-Tu m'emmerdes ! -Servoz !
Ca va pas ou quoi ?
Allez vérifier les emplois du temps des membres de l'association.
-Tous ?
-Tous ceux qui ont pu aller sur le chantier cette nuit.
-Moi, j'ai un alibi pour hier soir.
-Ne mélange pas tout, s'il te plaît. Non.
-Florence !
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Pourquoi j'ai pas de tes nouvelles depuis hier ?
-Je m'en occupe, t'inquiète pas. -Oui, parce que je suis à bout, là.
-Vous comptiez m'en parler quand ? -C'est de l'histoire ancienne.
-OK.
Son chantage sur Alexia, vous y croyez ?
-Elle pense que tout ça, c'est l'avenir de la station.
-C'est pas une réponse.
Elle est capable de faire du chantage ?
-Alexia a pu mal comprendre.
-Les scrupules
et Florence, ça fait deux.
Son accident n'a pas dû arranger les choses.
-C'est le projet de sa vie.
Elle est sincèrement convaincue de ses bienfaits.
-On peut être sincère
et sans scrupules.
Mais bon, on n'a pas de preuves.
Vibreur.
-Oui ?
Ah, Stéphane ! -Servoz ?
Pas de téléphone au volant.
-Oui. T'as quelque chose pour moi ?
Demain ? C'est sûr ?
-Le panneau
du dos-d'âne,
vous l'avez vu ? -Tu me rappelles demain ?
-Oui, ça attendra demain.
-Allez, à demain. Au revoir.
-Si vous oubliez la loi... -C'est un cas de force majeure.
-Ah oui ? Il vous rappelle pas demain ?
-Si.
Vous êtes vraiment une emmerdeuse.
-Eh bien voilà, c'est sorti.
...
-C'est bon, on peut pas faire mieux.
Super, super.
Allez, on va les vendre, ces lunettes.
...
Allez. Oui, voilà.
...
Là.
-Elle a un prénom. Aïe ! -Oui. Voilà. Super.
Voilà...
Tu peux... -Tu peux ?
-Tu vois ? -Non, dis-moi.
-T'es crispé. -Oui, j'ai mal.
-OK mais on vend pas de l'aspirine. -T'as dit quoi ?
-Non mais... -Mais quoi ? Vas-y,
parle ! Exprime-toi ! T'as un truc à me dire ?!
-Mets-y un peu du tien. Ca se voit. -Quoi ? Je dois faire le cabri ?!
Je dois embrasser le vison ?
Pardon, hein. Je dois exprimer le bonheur ?
-Calme-toi. -Et si j'ai pas envie ?
-Arrête tes conneries. -Quoi ? C'est mes conneries, ça ?
Tout ça, là, c'est mes conneries ?!
Je crois pas ! -Arrête de gueuler.
-T'as raison. Tiens.
C'est cadeau. Tu l'offres, hein ?!
Vas-y, je te regarde.
-Continue, on y est. -Non.
Tu te démerdes. -Boris !
-Tocard.
-Pardon, hein.
C'est pas du tout... contre toi. C'est pas...
Bruit de porte.
-Il paraît que t'as envoyé chier les pubards ? Bravo !
En revanche, ça, c'est pas une bonne idée.
Pour aujourd'hui, OK.
T'as retrouvé ta liberté. Ca fait du bien, non ?
-J'aurais dû le faire depuis longtemps.
-On passe à la suite ?
Repos absolu jusqu'à la cicatrisation.
Ensuite, kiné et muscu. -Tu dois trouver quelqu'un d'autre.
-Tant pis pour Davos. Il y a l'Italie après et on va...
-Tu m'as entendu ?
-Tu as un petit coup de mou. C'est normal, c'est le milieu
de la saison.
T'as mal et on va faire ce qu'il faut.
Il y a un caisson à Grenoble...
-Markus, arrête, s'il te plaît. Ca ne changera rien.
Tu sais très bien que sans entraînement
je ne serai pas au niveau.
-Ecoute-moi.
Je connais un gars en Espagne,
il a ce qu'il faut, si besoin.
-Tu parles de dopage ? -Non, je te parle de finir
la saison.
-Toi ?
Tu serais prêt à ça ? -Boris, tu peux le faire.
Oui, c'est ta dernière saison. Et oui, toi et moi,
on veut finir en beauté. -Non, j'en peux plus.
-Fais-moi confiance.
-Tu entends ce que je te dis ?!
J'en peux plus.
Le toubib a été très clair,
c'est fini.
Le ski, les compètes, c'est terminé.
J'ai déjà de la chance de pouvoir marcher.
Alors toi, tu peux continuer, oui.
Mais pas moi.
...
-Merci de m'avoir forcée à faire une pause.
Ca fait du bien.
-Magnifique, hein ? -Oui. C'est tellement beau.
Peu importe ce qu'on vit, ça, ça ne changera jamais.
-Si, ça va changer.
Il y a moins de neige chaque année.
Ils sont en train de tout détruire.
Ils s'arrêteront pas à 3 chalets, ils vont monter encore et encore.
Juste pour les riches, ils vont gratter toute la montagne.
Ils pensent qu'à eux. Je peux pas les laisser la déglinguer.
Quoi ?
-Rien. Je te regarde, c'est tout.
-Tu m'écoutes pas, en fait.
-Non, pas trop.
-Moi non plus,
des fois, je t'écoute pas.
S'il était moins tard, je t'aurais
montré mon chalet. -Merde, Théo !
Désolée pour le retard !
-Pas de souci. On a appelé ta mère, elle est venue chercher le petit.
-Ma mère ? -Bah oui.
Il m'a dit d'appeler sa grand-mère, j'ai cru que...
-OK. Merci.
...
Théo est là ? Théo ! -Il est là-haut, t'inquiète pas.
-L'autre, il est là ? -Il est à la scierie. Tout va bien.
-Tu trouves ?
-Pardon, j'aurais dû penser que t'allais t'inquiéter.
Je m'inquiétais pour toi aussi. -J'ai du mal à te croire.
-Tous les jours, je lui demandais
comment t'allais.
-T'aurais pu faire plus que de te poser la question.
-Tu crois vraiment que c'est l'heure des reproches ?
-Non.
Théo !
Viens, s'il te plaît. -J'arrive !
-T'as des nouvelles de Baptiste ?
-C'est dur.
Tu dînes avec nous ?
-Tu plaisantes ?
Prends tes affaires.
-Je peux pas te faire changer d'avis ?
-Avec maman, c'est impossible.
-Tu la connais bien, ta maman.
-Tu dis au revoir, grenouille ? -Oui. Salut.
-C'est lourd, ton truc.
Allez.
-Je peux conduire ? -Bah non.
-Steuplaît !
-Bah non, enfin !
-Je pourrai aller rider demain ?
-Rider ? T'es vraiment un ado.
Heu... Bien sûr que tu pourras. -Et je pourrai voir mamie Anne ?
-Tu l'appelles mamie Anne ?
-Oui, elle m'a dit qu'elle aimait bien.
-On verra. D'accord ?
On se couche ? -Je peux jouer un peu avant ?
-Jouer à quoi ? Au Playmobil, tu peux.
-Non, jouer à... -A ?
-Avec ma console. -C'est quoi, la règle ?
-Heu... D'accord. -Enlève
tes chaussettes, mon amour.
Une BD ?
-Oui. Elles sont dans mon sac.
-Allez.
Bisou.
Tu me donnes ton front, maintenant ?
-Oui. -Bonne nuit.
*...
-Boris n'est pas là ?
-Hein ?
-Boris est là ? -Non, il faut
qu'il se ménage.
-J'ai entendu parler du petit incident.
-Oui mais c'est rien.
-On compte sur lui pour le lancement des Clairies, hein ?
-Bien sûr !
-J'ai reçu les visuels pour la com'.
Nous lâchez pas pour les photos. -Il le sait.
T'inquiète pas. Aux Clairies !
-Bonsoir, mesdames !
-Bonsoir ! On trinquait, justement. -A la reprise du chantier
qui se passera sans encombre. -J'ai vu la personne concernée
et j'ai fait le nécessaire. -Très bien.
J'espère qu'on n'aura pas
à intervenir. -Tout se passera bien.
-Bon, je vous laisse.
*...
Vibreur.
...
-Qu'est-ce que tu fais là ? -Je viens voir Emilie.
-Non, il est hyper tard. -Va t'asseoir.
-Elle n'est pas disponible. -Elle est là.
Il faut que je te parle. -Qu'est-ce que tu fous ici ?
-Je peux te parler ? -Maintenant ?
-Ce sera pas long.
-Viens.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-T'as pas répondu à ma question ce matin. Pourquoi t'es partie ?
Il y avait quelqu'un ? -T'as picolé, Boris.
-Mais réponds, bordel ! -Boris, moins fort. Mon fils dort.
-Il y avait quelqu'un ?
-Ca fait 10 ans. OK ?
Qu'est-ce que ça change, là, franchement ?
-C'était une femme ?
-Tu le savais ? -Non.
Je l'ai appris dernièrement.
Pourquoi tu m'as rien dit ?
-A toi ? Que je te le dise à toi ? -Mais à qui d'autre, bordel !?
-Chut ! Putain, Boris ! -A qui, hein ?
On vivait ensemble, Emilie.
Putain, on s'entraînait ensemble !
On construisait notre vie ensemble.
On avait tout. Tout !
Et toi, tu te casses du jour au lendemain ?
Putain, regarde-moi, Emilie, s'il te plaît !
Tu t'es barrée !
Tu penses pas que j'aurais aimé avoir... une explication ?
Un putain de mot !
-Pour dire quoi ?! Je venais de découvrir que j'étais lesbienne,
mon père m'avait lourdée !
Je savais pas quoi faire. -Et moi, j'ai eu mal.
Et j'ai eu peur.
J'ai eu peur pour toi.
Emilie, s'il te plaît, regarde-moi.
-Je suis désolée.
Je suis vraiment désolée.
Il est tard. Il vaut mieux que tu rentres.
*...
-Une belle femme comme vous ne devrait jamais danser seule.
-Je ne suis pas seule,
puisque t'es là.
...
-Mon chéri.
-Agnès, il faut que tu te calmes, là.
Moi aussi, je bosse !
Mais...
Non, arrête.
Bon, il faut que j'y aille. J'ai pas le temps.
-J'ai les informations.
-Vous voulez un café ? -Oui.
-Quelles infos ?
-Amok est une énorme société de promotion immobilière,
en règle, en apparence. -Et derrière les apparences ?
-Il n'y a pas un chalet qui a été vendu à un particulier.
-Vu la taille du projet, c'est pas étonnant.
-Non, sauf qu'ils ont tous été vendus à des sociétés off shore
basées aux Caïmans, au Luxembourg et ailleurs.
Et ils ont été vendus 3 fois le prix du marché.
-Blanchiment ? -Ca y ressemble.
Ce sera dur de le prouver à notre niveau.
-On va aller voir Clairevoix. -Pourquoi Clairevoix ?
-Elle signe les permis de construire,
elle a dû toucher des pots-de-vin. -Ca, on n'en sait rien.
-Eh bien on va vérifier. Vous appelez le procureur ?
-Le procureur ? A ce point-là ?
-Avec Clairevoix, il faut se couvrir.
Je conduis. -Mais c'est à 100 m !
-Je sais mais j'ai froid. -C'est pas très écolo.
-J'ai une hybride.
-T'as passé une bonne soirée ? Tu t'es bien amusée ?
-Oui. Tu te serais amusé aussi si t'étais venu.
-Non, pas autant que toi, on dirait.
-Et toi, qu'est-ce que t'as fait de beau ?
-Rien. Je suis resté ici. -Je le sais, quand tu mens.
-Et pourquoi je te mentirais ?
-Parce que depuis que cette fille est là, tu fais n'importe quoi.
-T'es jalouse
d'Emilie ?
-Qu'est-ce que tu racontes ? J'en ai rien à foutre d'Emilie.
On a des projets, toi et moi.
Si tu veux tout faire couler, vas-y, tu peux.
Mais ce sera sans moi.
Surtout pas pour une histoire de cul.
Tu comprends ce que je te dis ?
Boris, je te parle.
Je ne retournerai jamais d'où je viens.
-Oui.
-Je vous préviens,
j'ai pas beaucoup de temps.
-Ce sera pas long. -Ca concerne les terrains là-haut.
-Oui ? -Ils ont été enregistrés
comme non constructibles
avant leur achat.
-Ca fait des années que j'essaie de réhabiliter ce village.
C'est pas une bande d'allumés qui fera capoter ma mission,
tout ça pour 3 sapins.
Ce projet fera vivre le village,
la vallée et des entreprises locales
dont celle de ton père.
De quoi être heureux, non ?
Alors pourquoi tu nous emmerdes,
Emilie ?
-Et pour la construction des remontées mécaniques ?
-Toutes les informations sont dans le dossier que je vous ai donné.
-Leur construction a fait augmenter la valeur des terrains.
Les chalets sont vendus 3 fois le prix normal.
-Ca ne me concerne pas. -Et les permis de construire ?
-Obtenus en toute légalité.
-Le procureur va le vérifier.
-Qu'est-ce qu'un procureur vient faire là-dedans ?
J'ai rien à me reprocher.
-Alors vous n'avez rien à craindre.
-Voilà.
Je connais le chemin.
Non, non.
D'accord, on arrive.
On fonce à l'hôpital, Tiphaine vient de se réveiller.
-Je vous retrouve au bureau. -Vous ne venez pas ?
-Inutile d'être deux. -OK.
...
-Tu as quelque chose à me dire ?
-Qu'est-ce que tu veux entendre ? Moi, j'ai rien à rajouter.
-T'es tellement orgueilleuse et butée.
T'en serais malade, de me demander de l'aide.
J'espère simplement que tu t'es pas mise dans la merde.
Voix indistinctes.
...
-Ils doivent courir sur des boudins qui roulent dans différents sens.
-Tu déjeunes avec nous ?
-Qu'est-ce que tu fous là ? -Je suis content de te voir aussi.
-Ils t'ont relâché ? -On dirait.
-Et la caution ? -Il est là, c'est l'essentiel.
-Où t'as trouvé 200 000E ? -Ca suffit.
-Quoi, je dois l'applaudir ? -Il a rien fait.
-Qu'est-ce t'en sais ?! -Je le sais !
Tout ce qui compte,
c'est qu'il soit là. -T'es allée mendier ?
-Arrête. On déjà perdu une fille, ça te suffit pas ?
Je perdrai pas mon fils à cause de ton orgueil.
-Tu fais quoi, là ?
...
Une voiture démarre.
-Je peux rien vous dire sur Fauvel, je le connais à peine.
-Mais vous lui avez volé un sac. -C'est Emery qui a eu l'idée.
-Et comment il savait que Fauvel avait de l'argent ?
-Chaque mois, à la même date, il passe la nuit à l'hôtel
et il repart le lendemain.
-Bon. Donc vous lui piquez le sac. Et ensuite ?
-Je devais donner le sac à Emery et lui...
J'avais mon dédommagement, quoi.
-Combien ? -Hein ?
-Combien, le dédommagement ?
-12 000E.
Avec ça, on voulait partir loin, avec Corto.
Tout recommencer.
En Thaïlande. La vie est pas chère là-bas.
-Le sac, vous l'avez ouvert ?
-Non. Je l'ai donné à Emery dès que je l'ai récupéré.
-Et ensuite ?
-Corto et moi, on avait rendez-vous à la caravane avec Emery
pour récupérer mon fric mais quand on est arrivés, ça brûlait
et les pompiers étaient là.
-Et il s'est passé quoi après ?
-On a eu peur.
Corto est monté se cacher et j'ai pas voulu le suivre.
On frappe.
-Je vais changer votre perf.
-Et Corto, il va bien ?
Il lui est arrivé quelque chose ?
...
Elle sonne.
-Bonsoir, Mme le maire. -Bonsoir. Je viens voir M. Jourdan.
-Je vais lui demander. -Non.
-Madame, s'il vous plaît.
Madame... -C'est bon, Stéphane. Merci.
-Désolé, monsieur. -Vous n'avez pas eu mon message ?
J'ai eu les gendarmes dans mon bureau, au sujet d'Amok.
-Qu'est-ce qu'ils ont dit sur Amok ?
-Bah alors ?
Ils ont dit quoi ? -Le procureur va me convoquer.
Ils ont les dossiers de financement par le Conseil régional.
S'ils m'interrogent sur l'argent
qui finance le chantier, je dis quoi ?
-Vous n'êtes pas censée le savoir.
-Et pas plus censée l'ignorer. Il s'agit d'argent public.
-C'est un préfinancement. Des gens préachètent les chalets,
cet argent sert à en payer la construction, c'est simple.
-Ces acheteurs n'ont aucune traçabilité.
-Ca n'en fait pas des criminels.
-Ca n'inspire pas non plus la confiance.
Je dois m'assurer du bon usage des finances publiques,
la corruption m'est interdite.
-Oh là là !
Il ne faut pas employer ce mot.
Nous sommes en affaires, vous et moi.
Laissons ces considérations
à d'autres.
...
-Il faut m'aider. Vous m'avez dit que je ne risquais rien.
-Le risque zéro n'existe pas, Mme le maire.
-Je vous préviens, je ne servirai ni de fusible ni de bouc émissaire.
-Soyez raisonnable.
Si je plonge...
-Personne n'a l'intention de plonger, Florence.
Mais je vais vous donner un conseil.
Avant de parler à qui que ce soit, réfléchissez bien.
-Vous me menacez ?
-Non, je vous l'ai dit, c'est un conseil.
-Donc,
après tout ce que j'ai fait pour vous, vous me lâchez ?
-Il ne peut y avoir aucune preuve d'un lien entre nous.
Vous êtes d'accord ?
Si on intervenait pour vous aider,
ça reviendrait à dire que nous sommes liés.
Ce serait un grand manque de...
délicatesse, vous ne trouvez pas ?
-Bien.
...
Vibreur.
...
C'est Florence. Rappelle-moi, c'est très urgent.
...
Vibreur.
...
Bruit.
...
Respiration haletante.
...
*-Loïc Servoz. Laissez un message.
-Loïc, c'est moi, c'est... C'est Florence.
Il faut qu'on se parle. Là, je... On peut se retrouver à la maison ?
Je sais pas, dans...
...
Cri.
Bruit mat.
france.tv access
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