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Précédemment...
Il était habillé comment ?
Si vous avez pas remarqué, je suis raide défoncé.
Kanan est pas ton premier pigeon.
Encore une fois, je sais pas...
Je t'ai entendue.
Toi, tu m'as entendue ?
Il est pas mort. Et s'il est pas mort,
il parle encore.
On sait qui était avec Marco.
C'est Dominic.
Howard et vous avez un passé compliqué.
Vous étiez son indic.
Elle a examiné mes dossiers.
Personne n'aime qu'on fouille dans son passé.
Lt Malcolm Howard.
Je dois vous parler du Lt Shannon Burke.
Entrez.
Il passe quand, notre morceau ?
Mon morceau passe aujourd'hui.
Pas une, deux, pas trois ou quatre fois.
- T'as pigé ? - Compris.
J'essaie de te sauver.
Je m'en sortais sans toi. J'ai jamais eu besoin de toi.
C'est un test de paternité.
C'est qui, ce "M.H." ? M.H. Defcon ?
Je sais pas oĂą dormir ce soir.
Je vous offre un meilleur matos Ă un meilleur prix.
Je suis un homme d'affaires.
Je traite qu'avec ceux que je connais.
Vous me connaissez pas, moi oui.
Et vous en avez marre de bosser pour Cartier.
Le protégé de Traymont a été pris avec une arme.
Il veut que mon avocat le fasse sortir.
Contacte cette reine du Queens pour qu'on parle.
T'aurais dĂ» la buter quand tu pouvais.
Donne-moi une autre chance.
Vous méritez les trucs positifs. Vous le savez ?
Marvin !
On doit être à Thanksgiving. J'ai défoncé la dinde !
Rien de tel qu'un tueur heureux.
Ces mecs-lĂ vivent, se marrent et jouent au bowling.
Mais ils sont bousillés de l'intérieur,
brisés en mille morceaux, irréparables.
Tu me dois 320 $.
Quitte ou double la semaine prochaine.
Tu répètes ça depuis qu'on a commencé à 5 $.
Je paye mes dettes, sale tricheur de merde.
Allez, bonne nuit.
C'est parce qu'ils savent bien que toutes leur saloperies
leur retomberont dessus un jour.
Si t'es un tueur, tu te feras tuer. Si t'es un tueur, tu te feras tuer.
Yo.
Pas la peine de...
Oh que si.
Ă€ cause d'une balle, d'un contrat, ou dans un bus.
Mais d'une manière ou d'une autre,
leur mort sera Ă l'image de leur vie.
Cruelle comme l'enfer.
Que disons-nous Ă Dieu,
quand Il nous enlève une personne si jeune,
si douée,
si bonne ?
On ne peut pas dire que l'on comprend.
Car nous ne comprenons pas.
Nous ne Te disons pas que nous croyons en Toi
et en Ton projet pour nous,
car perdre Renée ne correspond
Ă aucun des projets auxquels nous croyons.
Nous ne pouvons que Te demander
de prendre soin d'elle, mon Dieu,
de l'aimer comme nous l'avons aimée, de l'aimer comme nous l'avons aimée,
de l'étreindre comme nous l'avons étreinte,
mais surtout,
de la protéger,
comme nous n'avons pu le faire.
- T'as fini ? - Putain, mec.
Y a plus rien de sacré ?
On peut plus finir tranquille ?
Range ce truc, Sam !
Vous violez ma vie privée.
C'est du harcèlement, bordel.
Sans déc.
Tu pisses dans un parc public. Où est le privé là -dedans ?
- T'as des aiguilles ? - J'y crois pas.
On verra ce qu'en pense mon pote Clarence Thomas.
De tout ça, sans déconner.
Clarence a pissé plein de fois dans le parc.
J'ai payé tout ça !
Habib nous a appelés. Tu l'as volé.
Habib dit que de la merde.
Sérieux !
- J'ai acheté tous ces trucs ! - Vraiment ? - J'ai acheté tous ces trucs ! - Vraiment ?
T'as acheté ça aussi ?
Non, non, écoutez.
Je garde tout ça pour un pote.
Présente-moi ton pote qui te confie son crack.
Attends, et si je ramène tout ça à Habib, hein ?
Et vous me laissez mon crack, sans déc.
Ni vu ni connu.
ArrĂŞtez, je vais perdre mon pote si je perds ce crack.
Tu te feras d'autres potes. T'es un mec sympa.
Je vous file un tuyau qui vous fera passer lieutenants.
Je peux vous faire décoller.
Laisse-moi deviner. Tu sais oĂą est Jimmy Hoffa ?
Mais non, je sais qui a tiré sur le flic.
Le flic qui s'est fait flinguer dans le parc.
Je sais qui l'a abattu.
Tais-toi et monte, Sam.
Écoutez-moi, les flicards.
Je l'ai vu, ce mec, je peux vous le montrer.
Je peux vous montrer qui...
C'est Horatio. Ouvre !
J'en ai marre de tes conneries, Famous.
Je peux plus attendre !
- Paye-moi ton loyer. - J'y travaille.
Travaille plus vite. C'est pour aujourd'hui.
J'essaie ! On peut pas...
On peut pas s'accorder sur un échéancier ? On peut pas s'accorder sur un échéancier ?
Un échéancier ? Famous !
Un échéancier, ça se paye, et t'as payé que dalle !
Et si je t'emmène au studio comme Crown t'avait promis ?
Avant qu'on le retrouve.
Avant qu'il soit repêché dans la rivière ?
Si t'arrives à organiser ça,
même si ça m'étonnerait,
on pourrait peut-ĂŞtre s'arranger.
Mais je vais pas te mentir.
J'ai vraiment du mal Ă croire
que tu fasses entrer au studio ma nana et moi gratos.
Regarde de quoi t'as l'air !
Tu vis comme une merde !
Je te laisse deux jours. Après, tu dégages.
Lou me rendrait un service ?
Pourquoi il ferait ça ?
Je suis foutu, K.
Tu m'étonnes.
Eh ouais...
Félicitations. Vous voilà propriétaire !
- Merci. - C'est une maison magnifique.
C'est mon cousin.
Il voulait jeter un œil à la maison.
Je vous souhaite de vivre de belles choses ici.
J'espère aussi.
Si vous avez besoin de quoi que ce soit,
appelez-moi.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Faut qu'elle sache qu'avec elle et ses potes,
on sera jamais égaux.
Elle a monté sa boutique chez nous.
Elle a bafoué tes principes. Elle a bafoué tes principes.
Elle a dit qu'elle donnerait pas son frère contre Marco.
Elle s'est crue notre égale depuis le début.
On peut rien dealer dans le Queens
sans l'accord de notre petit copain dans son bordel Ă Howard Beach.
Cette enflure réclame toujours un truc en échange.
Elle a tué Jimmy, putain. On peut pas laisser pisser.
Je connais Jimmy depuis le temps où on volait des vélos à St. Lucy.
J'ai tenu sa fille dans mes bras Ă son baptĂŞme, bon Dieu.
Cette bonne femme va payer pour ses actes.
Mais c'est une question de politique.
Le Queens, c'est un nid de guĂŞpes.
Et avant d'agir,
je veux savoir Ă quoi on se frotte vraiment.
On défonce aucune porte
avant de savoir ce qu'il y a derrière.
Appelle-moi Unique.
T'as joué quoi ?
Je vous dis que je sais qui a tiré !
Il était juste là devant, l'autre jour.
Délit de vol, de détention de drogue,
d'exhibitionnisme,
et une douzaine de refus de fermer sa gueule.
Écoutez-moi, bordel.
Laissez-moi une de ces fioles. Soyez humains, merde. Laissez-moi une de ces fioles. Soyez humains, merde.
Je ferai de vous des héros !
Burke !
Sam dit qu'il sait qui a tiré sur Howard.
On en a déjà causé. T'as dénoncé Lee Harvey Oswald.
Non, non, lieutenant.
J'étais défoncé ce soir-là , mais je me souviens maintenant.
Vous voulez pas me retirer ces machins ?
Ils se rappellent tous un truc au moment d'aller en taule.
Bon, je vais vous le dire.
C'est le gamin qui a fait ça.
Et croyez-moi, laissez pas ce mĂ´me dans la rue,
parce que ce gentil petit toutou
va bientĂ´t se transformer en loup, je vous promets.
Vous aviez rien Ă nous dire cette nuit-lĂ .
Un truc s'est débloqué dans votre tête ?
J'ai aperçu ce môme plusieurs fois, et ça m'est revenu.
Avant ou après avoir inhalé la fumée de cette fiole ?
Vous devriez savoir ce que je sais.
J'ai les réponses à vos questions.
- On y va, Sam. - Où ça ?
- Juste lĂ . - OĂą on va, putain ?
Lâchez-moi, merde !
Ce premier morceau plaît aux radios, hein ?
Ça pétille, quoi.
Mais faut qu'on passe à la vitesse supérieure.
Le premier morceau, c'était pour les boîtes de nuit.
Celui-là doit s'écouter au lit.
Yo, Lou.
Kanan est pas lĂ .
Je sais. Il est dans ma piaule.
Je peux te parler vite fait ?
- Je bosse, lĂ . - Je sais.
Mais j'ai un problème à résoudre...
méga urgent.
Yo, Zisa, 5 minutes de pause.
Alors, gamin ?
Je voulais te parler en privé. Je voulais te parler en privé.
J'ai pas le temps. Cartier, c'est la famille.
Vas-y.
Accouche.
Crown prĂŞtait le studio Ă mon proprio,
à lui et sa meuf, en échange de mon loyer.
Maintenant que Crown est plus lĂ ,
mon proprio veut que je fasse revenir sa meuf ici.
Mais si je peux pas,
je vais encore me retrouver Ă la rue.
Ça va, j'ai pigé.
J'arrangerai ça. T'auras quelque chose.
Mais...
le studio tiendra pas le coup longtemps
si on troque des enregistrements contre ton loyer, frérot.
Non, il est pas question de troc.
C'est juste un échange.
Donc c'est du troc, jeune arnaqueur.
Tu connais l'expression
"Donne-lui un poisson, ça le nourrira une journée."
"Apprends-lui Ă pĂŞcher, il se nourrira toute sa vie."
Les gens croient que ça vient de la Bible, mais non.
C'est en fait une citation
d'un grand philosophe chinois, Lao Tzu.
C'est aussi vrai aujourd'hui qu'il y a mille ans.
Si on donne une chose Ă quelqu'un,
il reviendra quémander.
Mais en lui apprenant Ă se le procurer lui-mĂŞme, Mais en lui apprenant Ă se le procurer lui-mĂŞme,
tu lui donnes des outils qui lui serviront toute sa vie.
Je parlais d'un peu de temps en studio...
Ce que tu vas faire, c'est te procurer une canne Ă pĂŞche.
Mets un appât sur l'hameçon
et lance ta ligne Ă la flotte,
cher petit frère latino.
Tu vas devenir un grand pĂŞcheur.
- Lou... - Et t'auras plus jamais faim.
Je vais devenir clodo !
Je fais pas la charité.
Et comme on est partenaires, toi non plus.
Ouais, mais...
t'étais pas censé être un partenaire de l'ombre ?
L'argent d'abord. Allez, au boulot.
Zisa, t'es prĂŞte ?
Depuis longtemps.
Merci de faire la vaisselle.
J'ai pas eu le temps de la faire ce matin.
Pas de problème.
Ton père m'a raconté ton histoire avec Kenya.
Je suis désolée.
Tu sais,
c'est elle qui m'a abandonnée.
Pourquoi ça aurait été différent ?
Tu veux être aimée.
On veut tous être aimés.
Les gens peuvent changer, Juke.
S'améliorer.
S'ils le veulent.
T'as pas vu Kanan ?
Si, un peu. Il crèche toujours chez Famous.
Il t'a parlé de moi ?
Juke trahit la confiance de personne.
C'est pour ça qu'on t'aime autant.
On te confie ce qu'on peut dire Ă personne d'autre.
Sans Kanan ici, c'est dur.
Comme si j'essayais
d'atteindre une chose hors de portée.
Et ça fait mal.
Tout ce que j'ai fait, c'était pour lui.
Je me fous de ce qu'on peut en dire.
C'est facile de juger de l'extérieur.
De scruter la vie de quelqu'un et dire où il a merdé.
Mais vu de l'intérieur,
il faut prendre des décisions vitales pour son enfant,
et on est seule.
Personne ne t'aidera,
ni te dira quoi faire, alors tu fais de ton mieux.
Tu feras tout pour protéger ton enfant.
MĂŞme s'il faut tout risquer.
Parce qu'on joue pas sur le court terme.
On joue pas pour demain, ni la semaine ni le mois prochain. On joue pas pour demain, ni la semaine ni le mois prochain.
Ce qu'on choisit pour son enfant aujourd'hui
aura des répercussions dans 20 ans.
Perdre Ă court terme, c'est gagner sur le long terme.
C'est le jeu. Ça marche comme ça.
Désolée.
Ça te parle, tout ça ?
Oui.
Parfois, ça n'a plus aucun sens pour moi.
Je savais pas que t'étais musulman.
J'essaie de le redevenir.
-Salaam Aleicum. -Alaikum-As Salaam.
Tu voulais pas ĂŞtre vu avec moi dans le Southside.
Valait mieux se voir ailleurs.
C'est clair.
Comment ça se passe avec ta mère ?
Je saurais pas te le dire.
Je dors chez mon pote.
Je sais pas ce que je peux te dire ou pas. Je sais pas ce que je peux te dire ou pas.
Tout ça,
c'est nouveau pour moi. Je navigue Ă vue.
Je veux pas dépasser les bornes ni te cacher des choses.
Si tu as quelque chose Ă me dire,
dis-le.
Parce que moi...
Je sais pas quoi te demander.
Je sais que t'es mon père.
J'ai pigé, tu comprends.
J'ai pas besoin de test pour me le confirmer.
Mais maintenant que je sais,
faut que j'arrive Ă piger tout le merdier et...
Putain, pardon.
Faut pas que je jure ici ?
Essaie d'éviter.
Comme je disais, j'essaie de m'y remettre,
alors je suis sûr qu'Allah m'observe de près,
pour savoir si je suis sur le bon chemin.
Ce que je voulais dire,
c'est que plus les choses changent entre toi et moi,
plus ça change entre elle et moi. plus ça change entre elle et moi.
Elle a toujours su que t'étais mon père ?
Je sais pas.
Je peux pas parler Ă sa place.
Ce serait injuste envers toi et envers elle.
Injuste envers elle ?
Non mais t'es sérieux ?
Comment tu peux parler d'injustice envers elle,
alors que cette nuit-lĂ , dans le parc, elle...
Je veux plus jamais parler de ça.
Entre toi et moi,
c'est pas le passé qui compte.
C'est fait, et on peut rien y changer.
On doit se concentrer sur l'avenir.
Pas sur lĂ d'oĂą on vient.
D'accord ?
Je te ramène à la gare.
Je connais le coupable et ils me foutent en cage
comme si j'étais un chien !
Je sais des trucs ! Des trucs que vous devriez savoir ! Je sais des trucs ! Des trucs que vous devriez savoir !
Sortez-moi de là et je résous tout !
- Je le jure ! - Du calme, Sam.
Vous allez me libérer ?
Je dois d'abord savoir de quoi vous vous rappelez.
- Je l'ai vu, lieutenant. - Vu qui ?
Le môme était dans l'escalier
à parler au même flic qu'il avait flingué.
Vous parlez de Howard ?
Le môme qui a tiré sur Howard était avec lui ?
Exactement, tas de crétins !
Qui est ce jeune ?
Je connais pas son putain de nom.
Il traîne avec l'autre petit con, le Latino.
Il se fait appeler Famous ou un truc comme ça.
- Famous ? - Ils l'appellent comme ça !
Je le connais pas, il ressemble Ă personne.
Vous tenez peut-ĂŞtre un truc, Sam.
Je vais tâter le terrain. Je reviens dans quelques jours.
Vous avez promis de me libérer !
Sors-moi de lĂ , salope !
Les autochtones s'agitent ?
Il est en manque.
Je lui ai dit qui a tiré sur ce putain de flic,
et elle a promis de me libérer !
Sortez-moi de lĂ , putain !
Sortez-moi de lĂ !
Quoi encore, Burke ?
J'ai un million de rapports Ă examiner.
Si j'ai un témoin qui change sa déclaration...
Prenez ce qui corrobore les preuves,
avec tout autre témoignage,
mais prévenez l'adjoint du proc qu'il n'est pas fiable.
C'est sur quelle affaire ?
Une affaire classée. Qui date.
Allez pas picorer dans le bol de riz des voisins.
J'aime pas le riz, capitaine.
Passez-moi Salinas, aux Affaires internes.
Je sais pas comment vous avez réussi là où Cartier a foiré
mais je vous remercie.
C'est la force de la volonté.
Quand je veux quelque chose, ça se fait.
C'est ma façon de gérer mes affaires et ma vie.
Et j'ai besoin de personne.
Si j'ai les poches pleines, celles des autres aussi.
Ça sert à rien de gagner
sauf si tout le monde gagne.
Écoutez.
Cartier est pas du genre Ă laisser partir les gens.
Ces jolies parlottes et ces joyeuses conneries,
ça fait que camoufler le vrai but, Mme l'énervée.
Si on tombe d'accord, je me charge de Cartier.
On n'a aucun accord tant que vous avez pas géré Cartier.
M. Drew est libre.
Ce type est un génie.
Merci pour ces aimables paroles,
mais mon génie est moins en cause
qu'une négligence de l'État.
Il y avait 4 personnes dans ce véhicule.
L'arme était cachée sous le siège arrière.
Ils auront du mal à établir
la possession active de l'arme Ă feu et ils le savent.
ArrĂŞtez les armes, M. Drew.
Au moins dans l'État de New York.
Je vous ai entendu.
Je vous recontacte.
Ă€ mon avis,
elle a le sang encore plus froid que Cartier.
Et c'est pas peu dire ! Et c'est pas peu dire !
On dirait que c'est ton jour de chance.
On a de gros clients qui arrivent
et on a besoin de place.
Ça veut dire quoi, putain ?
Tes petits cristaux et barres en chocolat volées
valent pas le temps et l'espace que t'occupes.
On va héberger des malfrats plus importants.
Sammy se fait la malle.
C'était une barre de Snickers, connard.
Je bouffe pas d'autre marque.
Putain de harcèlement,
violation de mon intimité.
J'avais rien Ă foutre dans ce trou.
Vous nous faites chier tout le temps.
Putain ! Merde !
Je dois y aller.
Vous faites quoi ? J'ai besoin de lui.
On a de plus gros poissons. On le libère.
Je dois l'interroger. Laissez-le-moi. Je dois l'interroger. Laissez-le-moi.
J'applique les ordres.
Ça vous dérange ? Voyez le capitaine.
Laissez-moi le raccompagner, au moins.
Vous gĂŞnez pas. Sam sent plutĂ´t fort.
Vous l'avez entendu.
Vous pouvez pas me garder, putain de merde.
Je veux vous parler de ce que vous avez vu.
Pourquoi vous voulez me parler ?
- Qu'est-ce qu'elle fout avec Sam ? - Ils sortent ensemble.
Mais elle est pas Ă la hauteur.
Il lui a dit qu'il sait qui vous a tiré dessus.
Il a déjà été interrogé. Il savait rien.
Maintenant, il dit se rappeler quelqu'un,
parce que, comme on le sait,
les accros au crack ont une excellente mémoire.
Burke est une idiote.
Il me faut votre déposition sur la fusillade.
Pourquoi je ferais ça, bordel ?
Je suis libre. J'ai plus besoin de vous.
Vous avez vu un flic se faire canarder, c'est grave. Vous avez vu un flic se faire canarder, c'est grave.
Donc je garde ça au chaud en cas de besoin.
Tenez. Il y en a d'autres en réserve.
Si vous êtes réglo, moi aussi.
Si vous le prenez comme ça...
je peux me laisser convaincre de témoigner pour vous.
Je peux vous trouver oĂą ?
Moi, je suis un junkie, pigé ?
On me trouve dans 3 endroits.
Le coin came,
le coin fumette
ou le coin déprime.
Ă€ la revoyure.
L'enterrement était comment ?
Tu sais...
Des gens qui pleurent sur un truc qu'on peut pas changer.
T'as pleuré ?
J'en sais trop rien.
J'avais des lunettes noires.
Je t'ai déjà vu pleurer.
C'est normal de pleurer.
J'ai fait plein de saloperies, Juke.
Et j'ai toujours pensé
que je fais aussi des trucs bien.
Et qu'en fin de compte,
les bons trucs compensent les mauvais.
Que mon merdier est assez équilibré.
Même si y a jamais rien d'équilibré.
Rien du tout.
Un tas d'emmerdes
arrivent à des tas de détraqués.
Et moi, je suis détraqué.
Sache que je suis désolé.
Pour les conneries que j'ai faites
et celles que j'ai pas faites.
Et je vais essayer de bien agir, maintenant.
Pour toi. Pour toi.
Pour tout le monde.
Tu peux pas faire le bien pour moi
ni pour personne,
tant que tu le fais pas pour toi.
J'y travaille, ma petite.
Je travaille sur moi.
Bon Dieu, Raq.
Qu'est-ce qu'il y a, bébé ?
Tu sais ce qu'on fait. Tu me connais.
Je suis pas du genre Ă attendre ce que je veux.
Le problème n'est pas que tu attendes.
Mais que je sois prĂŞte.
J'ai une proposition Ă te faire.
Je veux des parts dans tes opérations.
Ă€ hauteur de 50 % dans ton organisation.
Ça garantirait ton dispositif.
Je soutiendrai ton expansion vers d'autres marchés.
Et je t'aiderai
à investir tes profits dans des business légitimes.
Tout ça parce que tu veux me baiser ?
Je paye pas pour ça, bébé.
Jamais.
T'as dit qu'il y avait trop de compétition,
avec des marges trop minces.
Je me concentre sur les parts de marché.
Si tu contrôles assez de parts du gâteau,
tu commences à te frotter à l'économie d'échelle.
On peut conclure un accord en Amérique du Sud.
On contrĂ´lera peut-ĂŞtre pas les recettes,
mais on contrôlera nos dépenses.
C'est ce que j'essaie de mettre en place.
T'es plein de surprises, pas vrai ?
Je sais ce que je veux.
Et je veux ce que je sais.
Ce que je lui ai offert
était pas seulement raisonnable.
C'était généreux.
Son frère contre mon fils ?
Pas équitable du tout.
Perdre un enfant, c'est comme perdre un membre.
Je voulais un compromis,
parce que mĂŞme Ă elle, je lui souhaite pas cette douleur.
MĂŞme pas Ă mon pire ennemi.
Moi, j'ai aucune affection pour Marvin Thomas.
Ce mec a tiré sur mon fils et sur moi.
Mais sauf ton respect, Sal,
Marco a foiré le boulot.
C'est un peu dur de mettre ça sur le dos de Marvin.
Il m'a doublé pour engager Marco.
C'est pas des façons de faire.
Il t'aurait pas doublé
si Marco avait pas accepté ce meurtre.
Tu vois ce que je veux dire.
Mon fils s'est porté garant pour toi. Mon fils s'est porté garant pour toi.
Il t'a vu comme un ami, et j'ai fait de mĂŞme.
Et toi, tu défends cette putain de basanée.
Faut que tu me rencardes sur les opérations de Raq.
Combien de soldats, quel genre d'armement ils ont ?
D'oĂą ils sortent leur matos ?
J'ai besoin du tableau complet.
Ce merdier entre toi et Raq,
c'est entre elle et toi.
J'ai rien Ă voir lĂ -dedans, mon vieux.
C'était pas que mon merdier avec Raq
quand tu m'as demandé de la caser à Newark.
Pareil quand tu m'as demandé de braquer ses camions.
Ça, c'était du business.
T'as été payé pour tout ça.
Et moi, je gagne quoi
Ă me mĂŞler de vos embrouilles ?
Tu gagnes ma gratitude,
et ça n'a pas de prix.
Écoute, mec.
Si je te rancarde sur Raq,
ça fait de moi une putain de balance.
Je joue pas à ça.
Personne en saura jamais rien.
Moi, si.
Tu me déçois, Unique.
Et je gère pas très bien la déception.
Ils vont te raccompagner.
Merci.
Merci de m'inviter.
T'inquiète, mec.
Je te laisse pas tomber.
Je sais pas quoi faire. Si je me fais virer,
je me retrouve Ă la rue.
Et je retournerai pas au foyer.
Écoute, je peux te filer 200 $.
Merci.
Sérieux.
Tu me sauves la mise, mais...
mon problème est plus gros que ça, tu vois ?
La commande de Freddy.
Eh oui, enfoiré.
Je te conseille pas.
J'ai plus un rond en poche,
mais cette enflure se fait toujours du blé.
Si t'es aussi dégueu que Freddy, tu te feras du fric.
Qui voudrait vivre comme ce crado ?
T'as raison.
- Ça te plaît toujours ? - J'adore.
À ton avis, je prévois quoi pour Howard ?
Tu vas rien faire du tout.
Faut que tu laisses tomber.
Remuer le passé de ton équipier t'attirera pas de fans.
- J'ai pas besoin de fans. - Mais si.
C'est mĂŞme l'enjeu.
T'essaies toujours de t'affirmer, T'essaies toujours de t'affirmer,
de prouver que t'es Ă ta place
et que t'es pas juste là grâce à ta famille.
Mais j'ai eu ce travail grâce à ma famille.
T'es pourtant une bonne flic.
Tout le monde le sait.
Tout le monde sauf toi, en fait.
T'es une vraie policière, chérie.
Une vraie policière sait quand ça tourne pas rond.
Et cette histoire avec Howard tourne pas rond.
Je veux pas que ça se retourne contre moi.
C'est possible qu'on arrĂŞte de parler de Howard ?
Pour s'intéresser à nous ?
C'est qui, Howard ?
Faut que tu saches
que je te remercie d'avoir buté ce Rital pour moi,
surtout que tu veux plus tremper lĂ -dedans.
Je bute ceux qui s'en prennent à mon frère.
Je te promets.
T'es avec nous, Lou ?
Parce que ça va être chaud.
Et on veut pas d'aide Ă mi-temps.
On cherche des mecs qui carburent 24h/24.
Compte sur moi.
Tu sais qui a buté Crown ?
Il avait des dettes partout.
Ça peut être n'importe qui.
J'ai des renforts qui arrivent
de Newburgh, Syracuse et Rochester.
Dès qu'on a les effectifs, on s'occupe des Boselli.
Écoutez, je suis de la partie. Je suis là .
Mais ces Italiens sont mieux dotés que nous.
Fric, armes, effectifs...
Ils en ont plus que nous.
On les battra pas.
Pas la peine. Faut les faire saigner.
Ces gars du Jersey, c'est pas la mafia.
C'est des figurants soumis aux gros bonnets de New York.
Ils ont aucun courage.
Ça aura l'air de quoi
quand New York saura que Boselli
se fait démonter par des gars du Queens ?
Ça ternira l'image du gang.
En attendant,
j'ai besoin d'aide pour régler de vieux comptes.
Tu cogites toujours, mais le temps presse.
Pour ramasser ? Pour ramasser ?
Faut buter un mec.
Ce putain de camé, Sam.
Sécurité.
T'as vu l'heure qu'il est ?
Il me faut le flingue de ta mère.
Rentre chez toi, Famous.
J'en ai besoin, Corinne.
- Pour quoi faire ? - Pas pour baiser ta mère.
Va te faire.
S'il te plaît !
Des mecs cherchent Ă me buter.
Faut que je me protège.
Et pourquoi tu tiens au matos de ta mère ?
Tu t'en tapes !
Attends.
Si t'as des emmerdes, je dirai que tu l'as volé.
Je te le rends dans quelques jours.
J'ai appris que Nicole et toi avez été manipulées
par cette policière qui a profité de vous deux.
Je veux m'assurer que ça n'arrive à personne d'autre.
C'est qui, lui ?
Je suis le Lt Edward Salinas,
des Affaires internes de la police de New York.
Mais que ce soit clair.
Je ne suis pas là à titre officiel. C'est une discussion privée.
M. Bingham s'est dit que vous pourriez
étoffer ce qu'on sait déjà sur le Lt Burke.
Je sais pas de quoi vous parlez.
Quand vous m'avez appelée,
j'ai cru que vous vouliez parler de Nicole.
C'est le cas.
Mais j'ai appris récemment que...
ce Lt Burke ce Lt Burke
a eu une relation inappropriée avec toi et Nicole,
et qu'elle lui a peut-être donné la drogue qui l'a tuée.
- Qui vous a dit ça ? - Peu importe.
On veut savoir si c'est vrai.
Je parle pas Ă la police.
Et je parle encore moins Ă la police de la police.
Non, il ne va pas... Laverne !
Bon sang !
Elle a peur, c'est tout. Elle se méfie de la police.
Écoutez, M. Bingham.
Vous refusez de me dire d'oĂą provient cette info, mais...
Je protège ma source.
Si cette fille n'étaye pas ses propos...
On a que dalle.
Laverne changera d'avis.
J'en suis convaincu.
Ces mecs doutent de rien, putain.
Rien Ă foutre.
Tu veux quoi, mec ?
Comment va la vie, Sam ?
Je nage dans le luxe, mec !
Dis-moi... J'ai besoin de toi sur un coup.
Besoin de moi pour quoi ?
Je paye en jumbos, frère.
Grimpe.
Ça, c'est une offre qui se refuse pas.
Je vais d'abord fumer ce truc.
Vide tes poches, mec !
Tu délires.
Ouvre. On entre.
Pourquoi je ferais ça ?
Je vais te plomber le cul ! Je vais te plomber le cul !
Tu feras que dalle, Famous !
Je t'ai reconnu, enfoiré !
Avec ta voix de lavette !
T'as commencé un truc que tu sais pas conclure.
Ouvre la porte, putain !
Non, mec.
- Je crois pas. - On peut régler ça autrement.
C'est toi qui as déclenché ça.
T'as tout foiré, Fame.
T'es sûre que c'était lui ?
J'ai déposé la cassette et je l'ai vu en partant.
Il est allé parler au père de Nicole.
Je peux lui en parler si tu veux. Je peux lui en parler si tu veux.
Pas question.
Les flics, c'est ton problème. J'ai rien à voir avec ça.
Moi non plus, Juke. C'est pas ce que je voulais.
Tu te demandes pas ce qui s'est passé ?
Ta mère devait être jeune quand il l'a abordée.
16 ans.
Ma mère avait 16 ans.
Alors il devait avoir la vingtaine.
Comme toi et la mère de ta nana !
Ça a rien à voir.
Sérieux ?
Aux dernières nouvelles,
c'était une femme mature, et t'es lycéen.
C'est différent quand c'est la femme qui est plus âgée.
D'accord, mec. Si tu le dis.
Ça revient au même.
Tu comptes pas revenir Ă la maison ?
Auprès d'elle ?
Après tout ça ?
Je suis censé lui dire quoi ?
"Tu te souviens quand tu m'as envoyé dans le parc ?
"T'as oublié de me dire que c'était mon père."
T'as un père, au moins. T'as un père, au moins.
Ça t'a réussi d'en avoir un ?
En fait...
Marvin essaye de se rattraper.
Elle, elle pourra pas se rattraper. Jamais.
Vous avez pas vu Sam ?
J'ai rien vu.
Il était censé être là .
Alors trouve-le, salope.
Écoute-moi, mec.
Faut que tu montes dans ce bus, que tu te casses
sans jamais revenir.
T'es plus en sécurité dans le Southside.
J'y ai jamais été en sécurité. Ça change quoi ?
Ce qui change, c'est que je te retrouverai.
Si je te revois, je devrai te descendre.
Pourquoi, Marv ?
J'en sais rien, Sam.
Peu importe. Ce qui compte,
c'est que j'essaie de m'améliorer, de faire le bien.
Et te laisser filer, ça me paraît bien.
Me fais pas changer d'avis.
Sam.
Filer du fric Ă un toxico comme toi, c'est pas malin.
J'espère que je me fais comprendre.
Utilise cet argent pour t'installer ailleurs.
Reprends-toi, Sam.
C'est jamais trop tard.
Je vais revenir dans le droit chemin.
Sérieusement.
- Tu verras. - Je crois en toi, frère.
Suffit de croire en toi.
Laisse-moi descendre de ce bus, mec.
On s'éternise pas au sommet. On s'éternise pas au sommet.
Que tu sois PDG,
basketteur, rappeur ou dealeur.
Tu seras pas le meilleur longtemps.
Tu te dis que tu seras toujours lĂ ,
que personne ne te dépasse.
Mais c'est pas une compétition.
Il y en aura toujours un plus jeune, plus rapide, plus coriace.
Il monte.
Un mec qui n'a rien Ă perdre, comme toi.
Le problème avec la couronne...
c'est qu'une fois que tu la portes, t'es rassasié.
Tu commences Ă te sentir Ă l'aise, Ă l'abri, satisfait.
Vous vous faites mĂŞme pas confiance.
On est une famille.
Salope. Va te faire foutre.
Ta famille aussi.
Comment ça arrive ?
T'es tombé et tu peux pas te relever.
Et quand tu tombes de si haut,
t'es foutu.
Pour de bon.
Adaptation Martin Djidou
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