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PARANOIA NUE - MCMLXXVI (USA: Viol)
Notre histoire commence ou se poursuit à Paris.
Un après-midi d'automne et basé sur des faits réels.
Une histoire qui combine réalité avec l'inexplicable.
Que le Seigneur, dans son infinie miséricorde te reçoive
dans sa gloire et t'accorde le repos éternel.
C'est incroyable. 3 ans à partager un appart avec Jean.
Il n'a même jamais eu une migraine. Soudain, il meurt sous le nez
- des meilleurs docteurs de Paris. - C'était pas une mort naturelle.
- J'en suis convaincu. - Je crois pas en la sorcellerie.
- Tout a une explication. - J'y crois pas non plus.
Mais les médecins n'ont fait qu'analyser son corps.
- Il avait un autre problème. - Où alors ? Son esprit ?
Pourquoi pas ? J'aimerais revoir ces photos !
- Vous pensez encore à cette femme ? - Peut-on voir les diapos de Jean ?
Je les ai regardé à m'en meurtrir. On est pas sûr que c'est une femme.
Vous n'êtes pas plus sûr du contraire ! - Ok.
Et si on suppose que c'est une femme ? Qu'est-ce que ça veut dire exactement ?
Toutes les photos le prouvent. Dès qu'on voit cette silhouette,
- on dirait que... - Que c'est un fantôme, c'est ça ?
Appelez ça comme vous voulez !
Allez Roger, je vous ai déjà dit que je ne croyais pas à la sorcellerie.
- Prêt, Roger ? - Quand vous voulez !
Regardez !
Votre fantôme préféré.
- Un esprit. C'est plus technique. - Vous êtes cinglés, vous les psys.
Avez-vous une meilleure explication ?
Non, les caméras sont en parfait état ainsi que les négatifs.
Vous ne me convaincrez jamais avec ces foutaises.
Jean était-il déséquilibré ?
Non, du tout.
Il cherchait toujours une histoire dans les rues.
Les week-ends, il était toujours en très bonne compagnie.
- Les femmes étaient toujours satisfaites. - Jusqu’à ce qu’un jour, dans cette ville,
- qui s'appelle ? - Trujillo ! - C'est ça et dans cette ville,
un phénomène étrange se produisait entre les murs d'une demeure.
Des voix qui parlaient un langage inconnu.
Même un cas de lévitation.
On le sait déjà, Roger.
Jean est parti pour l'Espagne à la recherche d'une histoire.
- Et quand il est revenu... - Il était très différent.
Trop solennel, timide.
Il se cachait de tous et de tout.
Il ne parlait jamais de son voyage.
Il passait toute la journée à regarder ses photos.
Ça suffit. Jean est tombé malade !
Et maintenant, il est mort.
Ces devinettes le ramèneront pas, foutez-lui la paix !
C'est très vrai.
Mais je continue à me demander
pourquoi Jean est mort !
Je ne sais pas, Roger.
Je ne sais pas pourquoi Jean est mort.
Vous avez écrit quelque chose sur le certificat de décès, non ?
- Je t'en prie, Frank. - Il avait des hémorragies
difficiles à stopper, il ne réagissait à aucun coagulant.
Blessures internes ?
Non, rien.
Physiologiquement parlant, sa santé était parfaite.
Les meilleurs analystes n'ont rien trouvé dans son sang.
Médicalement, y a pas d'explication, Roger.
Et son comportement ?
Avez-vous remarqué quelque chose d'étrange dans ses réactions ?
Il ne voulait pas coopérer.
Je pense qu'il était convaincu qu'il allait mourir.
Il répétait souvent qu'il se sentait vide intérieurement.
- Vide ? - Sans vie.
- Il a mentionné un voyage en Espagne ? - Il passait son temps au lit,
sans dire un mot !
Totalement retiré. Comme si rien ne l'atteignait !
C'est étrange !
Quand il est arrivé ici, son corps était en vie mais il était...
- Il est revenu mort, c'est ça, Jack ? - Je pars en Espagne, Frank.
Le secret de sa mort là-bas, tu dois venir avec moi.
- Je suis pas médecin, je peux pas t'aider. - T'étais son ami, c'est suffisant, non ?
Le voyage est inutile mais c'est dingue, je viens avec toi.
Je veux pas me sentir coupable le reste de mon existence.
Vous vous sentirez bien dans le calme, la campagne est très jolie.
Je vous amène vos bagages.
On est enfin arrivés.
Y a pas beaucoup de touristes dans cette ville, hein ?
Y a nulle part où aller. Y a juste des familles de campagnards, ok ?
- Les toursites nous ignorent. - Un français est venu ici... Jean.
- Un roux ? - Oui. - Vous vous souvenez de lui ?
Il est venu ici plusieurs fois. Pardon, j'ai du travail.
- Il voulait pas en parler. - T'as raison.
Bonjour, vous avez des journaux français ?
Espagnols. Et d'hier. On les a un jour en retard.
Nous n'avons rien d'autre ici. Qui voudrait des journaux français ici ?
- Des touristes comme nous. - On en a tous les 10 ans.
Un ami est venu ici. Il était jeune.
Un roux. Vous l'avez vu ? Vous vous souvenez de lui ?
Oui, moi. Il m'achetait des ice-creams.
Va t'en, ton grand-père sera bientôt là.
Mais il m'achetait des glaces aux fraises.
Fais ce qu'on te dit.
Ah, les enfants...
dès qu'ils voient un étranger.
L'avez-vous vu ?
Il achetait des cigarettes.
S'il vous faut rien d'autre, j'ai beaucoup de travail.
On aime pas le Cognac français. Pas assez de corps, mais j'ai du Courvoisier.
- C'est parfait. - Vous aimez ? - Oui, du bon Cognac !
Pour être franc, nous sommes amis avec Jean Dupré.
Etions ! - Oui, il est mort. Il est évident qu'il a séjourné ici
- car y a pas d'autre hôtel ici. - Pourquoi on parlerait de lui ?
- Ils cachent quoi, bon Dieu ? - Personne ne veut nous parler.
Désolé qu'il soit mort, il semblait gentil !
On le sait. - Mais que lui est-il arrivé pendant son séjour ici ?
- Personne ne veut répondre. - Vous connaissez les petites villes.
Bêtises et superstition. Rien ne s'est passé, il était ami avec Maria.
- On dit qu'elle lui a jeté un sort. - Un sort ? - Des bêtises, tout ça.
Maria est une fille bizarre et votre ami est tombé malade.
- Vous dites, malade ? - N'importe qui peut tomber malade.
Parlez donc au médecin, il vous en dira plus.
On va lui parler mais on aimerait parler aussi à Maria.
Difficile, elle vit plus ici. Elle et son père sont partis après votre ami.
- Je loue encore sa maison. - Celle où elle habitait ?
- On veut la voir. - Vous voulez la louer ?
On peut la voir ? - Elle est en bas de la ville, vers le cimetière !
Je vous donne la clé.
- Ça doit être celle-là ! - Ou celle-là !
On va demander, attends. Pardon, on recherche la maison de Maria.
- Pour la brûler ? - Pourquoi on ferait ça ?
- On ne brûle pas les sorcières ? - Maria n'en est pas une !
On la traitait comme telle. Regardez ces fenêtres.
Chaque carreau est cassé.
Ils ont tout mis en morceaux.
Les imbéciles !
Vous semblez l'apprécier.
Maria m'a aidé pour l'être que j'aime le plus en ce monde.
Mon fils.
On aimerait entendre quelque chose de gentil.
J'ai donné naissance 3 fois avant que Maria vienne en ville.
Les 3 sont morts-nés. Et puis le dernier...
Le médecin a dit qu'il venait comme les autres.
Maria est restée à mes côtés et a tenu ma main dans la sienne.
J'ai eu l'enfant sans douleur. C'est un bel enfant.
Si ça avait été une fille, je l'aurais même appelé Maria.
- Qu'espériez-vous trouver ? - Un aiguille dans une botte de foin !
Voyage inutile et trop de réactions. Si on avait seulement trouvé la sorcière.
Partons avant que les murs s'effrondrent, c'est une ruine.
Demain, on retourne à Paris.
Je ne sais pas comment vous vous êtes retrouvé là-dedans !
- Ce docteur qui a examiné Jean. - Un charlatan ? Que peut-il dire ?
Je ne sais pas, Frank mais je dois le voir.
- Vous avez vu la maison ? - On a surtout vu le plafond.
- Il va s'effondrer un jour. - On peut avoir un Cognac ?
Oui et offert par la maison. Rosa, donne-moi une bouteille.
Dites-moi, Marcellino. A quoi ressemble Maria ?
Belle mais très étrange. Un regard pénétrant.
Personne ne l'aimait, son père est violent et vaniteux !
- Et c'est une putain ! - C'est pas vrai !
Elle aime attirer les hommes.
- Spécialement les français. - Soyez plus clair.
Antonio parle trop quand il a bu, laissez tomber.
Votre ami vous a rien dit ?
Celui qui était là l'été dernier ?
- Il s'est bien amusé avec Maria. - Ne l'écoutez pas !
T'es furax parce qu'elle t'a pas regardé, l'étalon du coin !
Sois pas stupide, Rosa. Tout est bon pour Maria.
- Même un français. - Vous êtes bourré !
Tu cherches quoi, Antonio ? Je veux pas de bagarre.
- Va prendre l'air. - On se reverra, le Français.
Désolé ! - Il a pas l'air d'aimer beaucoup Maria !
- Oubliez ce sujet. - C'est arrivé à la foire,
- il l'a embrassé et... - Quoi ? - Antonio est tombé au sol...
- comme s'il était épileptique ! - Ces rumeurs stupides ont démarré.
On a dit que Maria était possédée par une puissance malfaisante.
- Roger, venez un instant. Vite ! - Excusez-moi !
Allumez la lumière.
Regardez ça !
Ça ressemble à des signes précolombiens probablement aztèques.
- Oui, j'en suis sûr. - Peut-être mais je vous assure
que lorsque j'ai pris les photos, rien n'était sur les murs.
Ecoutez, Roger. Cette histoire commence à m'inquiéter.
Avez-vous apporté le Polaroïd ?
On retourne à cette maison. Je crois qu'on a affaire à
une série de phénomènes parapsychologiques.
Ils peuvent nous donner les explications dont on a besoin.
Néanmoins, il n'y a rien là. Vous pouvez m'expliquer ?
Ultra-graphologie sans aucun doute.
Des symboles sensibles qui ne peuvent pas être détectés.
Des symboles aztèques vieux de plus de 500 ans.
Comment ont-ils pu arrriver ici ?
A travers les pensées subconscientes d'une certaine personne.
Quelqu'un a 500 ans, allons Roger, donnez-moi une meilleure explication.
Il existe un nom !
Cette naissance n'est pas mystérieuse. La présence de Maria a simplement
calmé la femme et une fois détendue, la douleur a disparu.
Néanmoins, un accouchement aurait été irrégulier.
Exact, les chances de vie de l'enfant étaient zéro. Café ?
Il arrive que des choses difficiles se passent sans aucune explication.
- Les bonnes choses se passent mal. - Et Antonio ? Cette épilepsie
à la foire ? - Alcool et extrême tension. Il lui a fallu plusieurs jours
pour s'en remettre. - Et Maria était toujours présente ?
- Coïncidence, Docteur ? - Que puis-je dire ?
Qu'elle a des pouvoirs surnaturels ? Non, elle a une forte personnalité.
Une fois, j'ai été pris dans une tempête en rentrant chez moi.
Un orage qui s'est arrêté quand Maria est apparue. Elle contrôle la météo ?
Maria est différente de nous. Une introvertie appréhensive.
Très sensible. Les gens en ont peur, ils cherchent toujours un bouc émissaire.
Une personne l'appelle sorcière, les autres suivent !
Ils lui ont rendu la vie impossible, croyez-moi !
Maintenant, où est Maria ?
Dans les montagnes, son père est devenu garde forestier.
Personne ne le sait au village, veuillez garder le secret.
Elle me manque beaucoup, j'aime parler d'elle, vous l'avez remarqué.
Elle savait m'écouter. Maintenant, veuillez m'excuser.
J'ai un jeune patient qui m'attend, il est en mauvais état.
Revenez plus tard, je vous dirai comment trouver Maria.
Merci Docteur, vous avez été très aimable.
Il a pas dit qu'elle était au fond de la vallée ? - C'est absurde !
Des symboles, des voix que l'on entend pas, une fille qui calme la tempête.
La naissance d'un enfant avec le simple contact de ses mains.
Puis une attaque épileptique pour un gars trop empressé..
Tout ça a un nom scientifique, Frank: parapsychologie !
Les pouvoirs de l'esprit inconnus de nous. - Si je publie tout ça,
je vais me faire virer. Tu sais ce que je crois ?
Une hystérie collective ! Et elle en profite !
Y a des éclairs en montagne même si le ciel est clair, alors du calme.
Voilà la maison, on a encore le temps de repartir.
- Tirez pas, on est des amis. - On a pas d'amis ! Dégagez !
- On veut parler à Maria. - Je vous le dirai pas 2 fois,
montez dans votre Jeep et foutez le camp !
Ça suffit ! Debout !
Ce n’est pas une façon de recevoir des visiteurs, pourquoi avoir tiré ?
Foutez-nous donc la paix. J'en ai marre de vous tous !
- Vous nous connaissez même pas. - Vous êtes citadins, ça suffit !
Ils nous ont jeté de la ville. Vous voulez quoi ?
- Le docteur nous a envoyé. - Père ?
Que se passe t-il, père ?
Que veulent-ils de nous ? Qui sont-ils ?
Mon ami Frank est journaliste. Roger. Je suis psychiatre.
Nous voulons juste vous parler. Voilà tout !
On ne jette pas de pierres dans les fenêtres même si on nous tire dessus !
- De quoi voulez-vous me parler ? - Jean Dupré, un ami à nous.
On a quelque chose pour vous. De la part du docteur.
Vous avez ramené ma broche. Vous êtes amis du docteur ?
- Il nous a dit où vous trouver. - Aimeriez vous du café ?
Pourquoi pas ? - Comment va le docteur ? - Vous lui manquez !
Il me manque aussi !
Acceptez ceci pour votre hospitalité, la vie est difficile de nos jours.
Le plus vite vous serez partis, le mieux ce sera pour nous tous.
J'espère que vous aimez le thé, je le cueille dans les montagnes.
Merci bien.
Désolée pour Jean. C'était un homme très gentil.
- Il était amoureux de vous ? - Je lui ai jamais donné de raison.
Il est devenu trop empressé.
- Maria a dû le calmer. - Père !
Je lui ai pas cassé la tête parce qu'elle me l'a interdit.
Dis-leur la vérité !
Votre ami était un scélérat !
Je suis content qu'il soit parti parce sinon...
Il a dit certaines choses que je n'étais pas. Jamais.
- Pardon. Désolé d'en avoir parlé. - Va chercher des verres, Maria.
Ça t'est interdit, Papa, le médecin te l'a dit.
Qu'il aille se faire foutre. Vous en voulez ?
Non merci. - Il fait froid dans les montagnes.
On continuera à parler demain.
- Tu viens, Frank ? - Ouais.
J'ai plus de victuailles, si vous me prêtiez votre Jeep,
ça m'éviterait quelques heures de marche.
- Allez-y ! - Merci.
Je pensais que vous n'aviez rien à voir avec cette ville.
J'irai pas même si on me traînait. Je vais de l'autre côté des montagnes.
Remplissez le réservoir avant de revenir ou vous devrez pousser jusqu'ici.
Pas d'inquiétude, je serai de retour bien avant midi.
- Tu l'as échangé contre sa fille. - Maria est pas dans la cabine.
Elle est là. Vénus qui prend un bain et sans bikini.
- Je te ferai des agrandissements. - T'as pas osé ? - Tu paries ?
- Je vous pensais pas debout. - J'aime me promener.
C'est génial ici. Vous ne vous sentez pas un peu seule ?
Je suis habituée à vivre ici dans les montagnes. Je suis née ici.
- Vous vivez à Paris ? - Oui. - A quoi ça ressemble ?
Triste parfois quand il pleut avec ses rues vides..
Jean en parlait beaucoup. Il disait être heureux à Paris.
Il l'était avant d'être arrivé en Espagne.
Que s'est-il passé, Maria ?
- Il voulait que je parte avec lui. - Vous ne ressentiez rien pour Jean ?
- Il était très gentil. - Rien d'autre ?
- J'avais peur pour lui. Vu ? - Non. Pourquoi peur ?
Il voulait me faire l'amour.
- Vous êtes très jolie. - Il est mort maintenant.
Je savais que du mal lui serait arrivé. Les gens ont raison.
- Je pense être... possédée. - Maria, attendez !
Voilées. Je suis un professionnel. J'ai pas fait d'erreur.
Peux-tu me l'expliquer ?
- Je le crois. - Bien, bien.
Il y a des forces ici que nous ne connaissons pas.
Bien au-delà de nos connaissances.
Des forces qui reproduisent des idéogrammes aztèques.
Qui enregistrent des voix sur une bande magnétique.
Et même capables de prévoir la mort de quelqu'un.
Tu dis qu'elle a tué Jean ?
Ces forces sont en liberté quand Maria est en danger.
Même si elle ne le sait pas.
C'est la chose la plus incroyable que j'ai jamais entendu.
Pardonne-moi, Roger...
mais je n'arrive pas à y croire.
Jean est allé trop loin avec elle.
Comme le type à la foire.
Un système d'autodéfense créé par son esprit subconscient.
Crois-tu vraiment ce que tu dis ?
Essaie de lui faire quelque chose,
tu seras peut-être convaincu.
Je pense avoir la preuve ici.
Belle chanson !
Où l'avez-vous apprise ?
Qui sait ? Parfois, je me mets juste à la chanter !
Vous voulez dire que vous ne l'avez jamais entendu auparavant ?
- Non. - Peut être votre père ?
Personne ne me l'a apprise, je ne m'en rappelle pas.
- Néanmoins... - Néanmoins ?
Il me semble l'avoir apprise.
Il y a des milliers d'années.
Vous avez pas l'air si vieille !
Parfois, j'ai l'impression
d'avoir vécu il y a longtemps !
Mon père dit
que je pense trop.
Il a raison.
Je ne suis pas comme les autres filles.
Vous êtes trop seule.
Avez-vous de la musique sur bande ?
Non mais je veux vous faire entendre quelque chose.
- "La mort... va... revenir". - C'est... ma voix !
- Êtes-vous sûre, Maria ? - Passez-la encore !
Je dois encore l'entendre.
Papa a raison. Je suis possédée ! Possédée !
Croyez pas que c'est facile pour moi. Je suis encore costaud.
Un homme de mon âge a besoin de certaines choses parfois.
- Les femmes par exemple ? - Et vous ? Vous les aimez pas ?
Je peux pas vivre sans elles. Pourquoi vous cacher dans les montagnes ?
Pour elle. Là où on va, on a toujours de sérieux ennuis.
Suffit les questions, j'aime pas qu'on se mêle de mes affaires.
Il va pleuvoir, rentrons le bois. Mouillé, il fera de la fumée !
Là, les ruines de l'église, allons-y. - Allons-y !
La fois dernière, il a plu pendant 3 jours.
On viendra nous sauver.
Faisons du feu avant de geler sur place !
- Il vaut mieux repartir ! - Avec cette pluie ?
Laissez-moi jouer les scouts, j'aime faire du feu !
Je suis morte de peur !
Parfois, je rêve de flammes ! C'est affreux. Horrible !
Je rêve que je suis au milieu d'un grand feu. De la fumée !
- J'étouffe et je suis brûlée. - On fait tous des cauchemars.
Un jour, en me réveillant, ma jambe était brûlée.
J'en ai encore la cicatrice. Regardez !
Non, impossible !
Jouez, n'ayez pas peur ! Vous jouez avec un pro.
Un, deux et trois ! Encore perdu, mon ami !
Un jour, j'ai ramassé tout un régiment, pas de bol pour eux.
Ronnie dit qu'elle voulait m'épouser.
Vous avez entendu ?
La porte. Et les pas dans les escaliers !
Rien entendu !
Vous devez être saoul, fiston.
Vous avez jamais vu une fille trempée ?
Roger ?
- Tu crois que je suis saoul ? - T'as pas l'air !
Tu veux me dire ce qui s'est passé ?
Raconte !
Tu sais exactement ce que je veux dire.
Entre toi et ce type !
Rien n'est arrivé !
Et beaucoup moins que ce que tu penses !
Allez, va t'en !
Je suis en train de me changer.
Si tu crois que je vais laisser quelqu'un...
sous mon nez...
Sors d'ici, Tu es ivre !
Maria !
Maria !
Ecoute, Maria.
Je comprends le besoin des filles de ton âge
pour certaines choses. Mais toi et moi,
on n'a besoin de rien pour être heureux, tu sais.
Dégage, t'es saoul, tu sais pas ce que tu dis. - Maria !
- Fous-moi la paix, dégage ! - Ne crie pas !
Laisse-moi, je t'en prie !
Papa, tu sais pas ce que tu fais, je t'en prie !
C'était là-haut !
Qu'est-ce qui se passe ? Ouvre la porte, Maria !
- Mon Dieu, que s'est-il passé ? - Qu'est-il arrivé ? Du calme !
Maria, que s'est-il passé ?
Il a essayé de...
me violer !
- Lui ? C'est ton père ! - Il allait me violer !
Je ne sais pas ce qui s'est passé, Roger !
Tout a commencé à bouger. Même l'armoire !
C'était horrible !
Que se passe t-il vraiment ici Roger ? J'ai peur !
Tu dois te ressaisir. Je suis là pour t'aider.
Me quitte pas, j'ai peur !
Hier soir, j'étais ivre.
Pas assez pour oublier qui était votre fille !
Maria n'est pas ma fille.
Je dis la vérité.
C'est pas ma fille.
Sa mère travaillait dans un cirque ambulant.
Je les ai prise avec moi.
Maria était très jeune alors.
2 ou 3 ans.
Elle lui a dit de m'appeler père. On bougeait sans arrêt.
Je vendais des choses. J'avais une camionnette.
Je m'en sortais pas mal.
Qu'est-il arrivé à sa mère ?
Elle est partie.
Partie ?
Elle a disparu !
Avec ce sacré pognon que j'avais mis de côté.
J'ai vendu la camionnette.
J'avais besoin d'un nouveau genre de vie pour m'occuper de Maria.
Ne lui dites rien. Vu ? Elle n'a que moi !
Elle restera peut-être pas avec vous après ce qui s'est passé.
Nous en avons parlé ce matin.
Elle sait que j'étais ivre.
Ça n'arrivera plus jamais.
Des choses très étranges se passent avec Maria.
Elle a besoin d'attention et de soins que vous lui donnez pas.
Soins médicaux, bien sûr.
Vous voulez dire que je devrais l'enfermer dans un asile ?
Bien sûr que non.
Maria a besoin d'un endroit civilisé où un spécialiste s’occupera d’elle.
Maria est bien avec moi.
Je vais m'assurer qu'elle a tout ce dont elle a besoin.
Je suis désolé mais nous pensons différemment.
Dans tous les cas, vous n'êtes pas celui qui devrait décider.
Je suis d'accord avec vous. Je vais parler à Maria et...
- c'est elle qui décidera. - On vous demande pas votre opinion.
J'aurais dû vous éclater la tête en vous voyant la première fois.
- Frank, donne-moi un coup de mains. - Me touchez pas, laissez-moi !
- Donne-moi une serviette, vite ! - Ça vous est déjà arrivé ?
Que lui est-il arrivé ?
Je ne sais pas.
Je pense qu'il faut appeler un docteur.
Il a de la fièvre !
Que pouvons-nous faire ?
Le laisser se détendre.
Son pouls est faible !
Viens.
La même chose que Jean, exact ?
Je le crois.
- Que pouvons-nous faire ? - Sortons.
Père ! Père, dis-moi ce qui se passe ?
T'inquiète pas, Maria.
Dis-moi ce qui s'est passé ?
Je les laisserai pas t'emmener !
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Ils veulent t'enfermer !
- Dans un asile. - Calme-toi ! - C'est pas ta faute !
Ce qui arrive est pas ta faute ! C'est pas ta faute...
Occupe-toi de Gabriel, elle va pas bien du tout !
Ils veulent te faire enfermer. Dans un asile.
Ils veulent te faire enfermer, ils disent que tu es folle !
Te faire enfermer, enfermer, enfermer, enfermer.....
Je veux pas qu'on m'enferme, Roger, s'il te plaît !
Aide-moi, oh mon Dieu, s'il te plait ! Aide-moi !
Personne ne t'enfermera Maria, je te le promets !
Tu dois me faire confiance.
Je mettrai fin à ce cauchemar.
Qu'est-ce que j'ai, Roger ? Qu'est ce qui m'arrive ?
La réponse est en toi. Quand nous la trouverons...
tes problèmes seront terminés.
Crois-moi.
Maria ! Enfin !
Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ?
Je te cherche depuis 3 jours dans les montagnes.
Je vous connais pas. - Je viens pour que vous guérissiez mon fils.
Le médecin a dit qu'ils vont l'amputer. Je les laisserai pas faire.
Tu vas le guérir. - Je ne peux pas le guérir, qui vous a dit ça ?
Mathilde !
Elle a eu un enfant parce que tu l'as aidé.
Je n'ai rien fait, j'étais juste là pendant la naissance.
Je suis médecin, laissez-moi voir votre fils !
Venez !
Tu peux le guérir si tu le veux !
- Ça fait mal ! - Y en a pour une minute !
La gangrène. Les médecins ne se sont pas trompés.
Il doit être amputé, ça lui sauvera la vie.
- Faut l'emmener à l'hôpital. - On lui coupera pas la jambe.
Elle le guérira. - Ils ne peuvent opérer que dans un hôpital.
- Je prends la Jeep. - Le touchez pas, pas d'hôpital.
- Je peux rien faire, faites ce qu'il dit. - Je vous tuerai tous si vous faites rien.
- Je veux pas être amputé. - Tu dois aller à l'hôpital.
- Les médecins t'aideront. - Je veux pas être amputé.
- Ça fait mal, aidez-moi. - Tu ne dois pas avoir peur.
Les médecins ne te tueront pas.
Non, c'est impossible !
Merci, mon Dieu ! Merci, mon Dieu !
Détends-toi ! Essaie de ne pas penser.
Je suis là avec toi. Tout se passera bien.
Si vous ne vous reposez jamais, vous feriez mieux de partir
Je peux avoir le médaillon ?
Maintenant, regarde-le !
De toutes tes forces.
C'est ça !
Tu dors, Maria.
Tu as sommeil.
Tu somnoles.
Tes yeux se ferment.
Tu vas dormir.
Un sommeil profond et calme.
Tu es endormie.
Sans crainte.
Sans crainte.
Dors !
Dors !
Dors !
Qu'est-ce qui te passe par la tête ?
On t'entend mais on ne comprend pas ce que tu dis !
Je suis Maria de Moctezuma.
Fille...
du soleil !
Nous étions des gens heureux jusqu'à ce que...
ces guerriers envahissent notre pays !
Ils ont tout détruit et nous ont chassé comme si
nous étions des animaux sauvages !
Il y avait des survivants. Ils ont essayé de...
les empêcher d’atteindre le Mexique, le cœur de notre empire.
Mais ils connaissaient l'Art de la Guerre plus comme nous.
Ils étaient forts et vicieux. Tous nos efforts...
furent vains !
Qu'est-il arrivé ?
Nous avons voyagé dans le temps.
Tu aimes l'histoire, Maria ?
Je n'ai jamais eu de livre en main auparavant.
Je me sens tellement épuisée.
Repose-toi un peu. Nous parlerons demain.
C'est un voyage inutile. Faut vite rentrer à Paris.
Gabriel empire et y a cette cicatrice sur ton visage.
Le seul moyen d'aider Gabriel
est de vaincre les forces du mal qui possèdent Maria.
On ne peut le faire qu'en tuant la princesse de Moctezuma !
Comment tuer quelqu'un qui est mort depuis 500 ans ?
En ôtant la personnalité de la princesse dans le subconscient de Maria.
Il n'y a pas d'autre solution.
Il perd encore du sang, va chez le médecin même s'il faut le forcer.
Et n'oublie pas les coagulants pour faire une tranfusion.
Quand tu reviendras, on l'emmènera à l'hosto.
Pourquoi je peux guérir l'enfant et pas lui ?
Ce n'est pas ta volonté, Maria. Quelque chose dans ton subconscient
- est hostile à ton père ! - Mais... pourquoi ?
- Peut-être pour ce qui est arrivé. - Père ! - Va t'en, sorcière !
Tu es possédée par le Diable, j'aurais dû les laisser te brûler.
- Te lapider à mort ! - Du calme, vous êtes souffrant.
Laissez-moi, j'ai pas besoin d'aide !
Si je te tue, je serai libéré de cette angoisse !
Il voulait pas te blesser, il délire ! - Il a raison.
- Tout est de ma faute. - Tu ne peux rien y faire !
Détends-toi !
Regarde-moi dans les yeux.
Il ne se passera rien de mal tant que je serai avec toi.
Rien de mal !
Rien de mal !
Je suis ici avec toi, Maria.
Détends-toi ! C'est ça !
Garde tes yeux concentrés sur les miens !
Tu es en train de dormir.
Tu t'endors !
Tu dors !
T'as envie de dormir.
Tu as envie de dormir.
Tu vas dormir, Maria.
Dormir.
Dormir.
Dormir.
Tu es à nouveau la princesse de Moctezuma.
Tu as combattu ces hommes.
Notre résistance désespérée était inutile, nos meilleurs hommes
s'étaient dispersés. Moi-même, je fus faite prisonnière.
Ils ne surent jamais que j'étais la fille du grand Moctezuma.
J'ai essayé de m'échapper. Plus d'une fois !
Je vais la cramer, cette sale sorcière !
Bon Dieu, c'est de votre faute.
Du calme, doucement. Calmez-vous, Gabriel !
Du calme, ça suffit.
Je vais te cramer, sorcière. Je vais te cramer !
Sale sorcière ! Suppôt de Satan !
Tu vas brûler à mort ! Je vais te cramer !
Sois maudite !
Mon père envoya ses meilleurs guerriers pour me sauver.
Sans savoir que j'avais donné mon coeur
à un ennemi de mon peuple.
Je ne voulais pas sacrifier d'autres vies pour ma liberté.
Mais il eût été mieux de mourir dans ce feu purificateur !
- Qu'est-ce qui a pu se passer ? - Allez, vite !
Oh, mon Dieu ! Que s'est-il passé ?
Gabriel. J'ai rien pu faire, elle était comme folle !
- Et Maria ? - Venez à l'intérieur !
C'est Gabriel !
Où est Maria ?
Non, impossible !
Elle est morte ! Sans une seule brûlure !
Ta joue, Roger ! La cicatrice à disparu.
Sans ces photos et cet enregistrement,
je dirais que tout ça n'était qu'un cauchemar.
J'aimerais le contraire. J'aimerais l'oublier !
Mais on a une preuve que c'était bien réel.- Oui, justement !
- Fais voir ! - Tout a disparu !
Comme si rien de cela n'avait jamais existé !
- Rien ! - Messieurs...
Voudriez-vous un café, Messieurs ?
Trad: Uncle Jack 2018 !
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