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Original subtitles

L'AMOUR EST IMPARFAIT

Allô ?

Salut, Beba.

Un psy ?

Tu ne peux pas en trouver un toi-même ?

Arrête, je ne suis pas ton infirmière,

arrête de penser que je n'ai pas de vie.

Sympa, comme d'habitude.

Non, j'allais sortir

faire quelque chose d'important, et pas travailler.

Je ne dirai rien, ce sont mes affaires.

D'accord, je vais essayer.

Je ne sais pas si ce sera un beau mec !

D'accord, au revoir.

- Entrez. - Merci.

Je suis le Dr. Galbiati. Que voulez-vous ?

J'ai besoin d'un rendez-vous avec le Dr. Villanova.

- Vous êtes sa patiente ? - Non.

Qui vous a référé à nous ?

La plaque, je passe souvent, je l'ai remarquée et...

Je vais jeter un coup d'œil à l'agenda.

Ce qui doit être clair c’est que, l'on ne peut contrôler le subconscient.

Vous devrez patienter avant de pouvoir voir le docteur.

Au moins un mois et demi.

Il n'a pas de place de libre.

Moi si vous voulez, je peux dans deux semaines.

Oui, d'accord.

Jeudi 18, 16 h 30.

- À quelle nom ? - Bollani, Roberta.

J'attendrai Mme Bollani.

Ce n'est pas moi, c'est ma meilleure amie, elle est avocate.

Elle est occupée et elle m'a demandé de trouver un thérapeute.

Je trouve les bonnes personnes, pour elle et d'autres,

je suis un vrai désastre pour moi-même !

Je ne crois pas à la thérapie, il faut régler ses problèmes soi-même.

Payer quelqu'un pour écouter mes échecs c’est la limite !

Je parle trop ? Peut-être.

Je vais le dire à mon amie, elle sera contente.

Vous ne vous foutrez pas de moi !

Ce n'est pas la première fois que tu dis quelque chose

et que je découvre que ce sont des conneries !

Je ne t'ai jamais imposé de limites !

J'ai déjà été pénible ?

Je ne crois pas.

Je m'en fous, d'accord ?

Un capuccino, s'il vous plaît,

bien chaud.

Comment puis-je supporter d'être avec un type comme toi ?

Tu es un con !

PSY OK

Merci.

Un moment, le sucre...

c'est du sucre roux, je ne sais pas si c'est bon.

Merci.

Mon scooter !

Vous vous êtes fait mal ? Laissez-moi vous aider.

Quelle conne ! Votre fille m'a pourri mon vélo !

Ce n'est pas ma fille, alors fermez-là. Donnez-moi la main.

Pendue au téléphone, elle est tombée comme une merde.

Calmez-vous !

Où est le téléphone ?

Ici.

Calmez-vous.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Occupez-vous de la fille, je donne mes coordonnées à ce type.

C'est juste une coupure au dessus du sourcil, ça fait mal ?

Vous pouvez le bouger ?

- Emmenons-la aux urgences. - J'arrive.

Voilà mes coordonnées.

Toujours là ? J'étais à l'intérieur.

C'est mon jour de repos, je peux attendre.

- On l'ai examinée ? - Oui.

C'est juste sa jambe, de la glace suffira,

et elle a une écorchure au dessus du sourcil.

Ils m'ont prise pour sa mère, comme ce fou avant !

- Non, trop jeune. - La fille ?

- Non, vous. - Enfin quelqu'un de sensé ! Merci.

- Vous la connaissiez ? - Non.

Mon scooter la connaissait.

- Je sais juste qu'elle s'appelle Adriana. - Je suis Ettore.

Elena.

Comme l'histoire d'Homer !

- C'était notre Odyssée. - L'Iliade.

Ettore et Elena sont dans L'Iliade.

Elle sera de retour dans 15 minutes.

- Je peux vous raccompagner ? - Ça va, merci.

- Ce fût un plaisir. - Pour moi aussi.

Mis à part l'accident.

- Ce n'était pas votre mari ? - Non !

- Trop âgé vous ne croyez pas ? - Vous faisiez un beau couple.

- Vous vivez là ? - Non, ailleurs.

Vous auriez pu vous faire ramener...

Le cabinet de mon père est ici, ma mère ne doit pas me voir ainsi.

Mon père est plus... laxiste.

Il se sent toujours coupable de nous avoir abandonnées !

- C'est le Dr. Villanova ? - Oui, vous êtes sa patiente ?

Non, j'ai lu la plaque.

Soyez prudente maintenant !

Je jure de ne jamais me rasseoir sur votre scooter.

Ou n'importe quel autre scooter,

encore moins si vous téléphonez.

Au revoir.

- Merci. - De rien.

Elena !

Vous sentez bon.

Merci.

Attendez !

- Oui ? - Papa n'est pas là, vous m'emmenez ?

- Je n'ai qu'un seul casque. - Ce n'est pas loin.

- Mais un casque pour deux.... - Je ne peux pas avec cette jambe !

- Je n'ai pas de casque. - S'il vous plaît !

Non !

Attention !

Puis-je avoir votre numéro ?

Vous ne voudrez pas savoir si je suis morte ou vivante ?

338

942267.

Je vous appelle comme ça, vous aurez le mien.

Quel âge avez-vous ?

Quelle question !

35 ans.

J'ai 18 ans.

Je fais plus âgée et vous faîtes plus jeune, non ?

Merci, c'est gentil.

Attendez.

J'aimerais rester avec vous au moins ce soir, s'il vous plaît.

- Je ne peux pas l'affronter. - Votre mère sera inquiète.

Je dirais que je suis chez une amie.

Non, vraiment...

Vous pleurez ?

Vous ne pleurez jamais ?

Elle est folle !

Attendez-moi !

Bonjour, Elena.

Il fait chaud aujourd'hui !

Vous nettoyez les escaliers, zut je porte des talons !

HUIT ANS PLUS TÔT

- Vous faîtes la fête ? - Avec Beba, on fait toujours la fête.

Enfin !

Non, Marco, ne me prends en photo,

Je déteste être photographiée !

J'ai dit non !

J'aime quand tu te mets en colère !

Tu ne m'as jamais vue vraiment en colère.

- Tu as peur que je te vole ton âme ? - Tu as peur que je vole ça ?

Désolée...

Il est célibataire, beau,

il est venu chez moi

et doit y rester.

L'une de nous doit l'avoir.

C'est une question de principe.

Célibataire ? Il n'est pas avec cette rousse ?

Pas du tout...

Elle m'a dit que c'était juste une relation de travail.

Qu'est-ce que je peux dire ? Fais-toi le si tu veux.

Je n'ai pas besoin de ta permission.

Mais je crois qu'il te préfère.

- Ne fait pas cette tête. - Quelle tête ?

Cette tête d'idiote.

Que dire ? Que je l'aime ?

Oui, énormément.

Alors ?

Alors...

Faisons un pari : la première qui se le fait, gagne.

Arrête, on a plus 16 ans !

On s'en fiche, utilisons nos dernières cartouches.

C'est quoi le prix ?

Lui !

On a l'air de lesbiennes.

- Pourquoi on est venues ? - Pour le pari.

- Quelle pute. - C'est pas un mannequin ?

Pas elle, Marco.

Regarde comme il se pavane, comme si c'était la seule.

Il les séduit toutes : moches, belles, jeunes, vieilles.

- Tu abandonnes ? - Non, ma chérie.

Il fait des promesses à tout le monde,

mais ne s'attache à personne.

Regarde et apprends.

Attends Beba.

- Pourquoi on ne part pas ? - Quel est le problème ?

Je ne m'amuse pas.

Marco m'énerve, je ne sais pas pourquoi. On s'en va.

S'il te plaît, encore 10 minutes et on s'en va.

Reste,

on se voit à la maison.

Quelle idiote... J'arrive !

Roberta, je déteste quand tu fais ça !

Oh, mon dieu.

Je préfèrais l'autre tenue.

- Tu veux entrer ? - Ouais.

- L'exposition ? - L'inauguration est terminée.

Et Beba ? Où est-elle ?

À une fête, je ne sais pas avec qui.

Assieds-toi.

Merci.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

J'ai appris pour le pari !

Roberta m'a tout raconté.

Elle ne peut pas tenir sa langue. Elle aime partager.

Elle a aussi dit que tu avais abandonné.

Je suis venu te demander pourquoi.

C'était un jeu stupide.

Pourquoi as-tu cessé de jouer ?

Peut-être parce que je ne t'aimais pas suffisamment.

- C'est gentil. - Tu es venu l'entendre.

Tu ne m'aimes peut-être pas en tant que photographe.

Tu ne m'aimes peut-être pas en tant que personne.

C'est tellement gênant.

Tu ne m'attires pas.

Me rejeter est un aveu de tes sentiments.

- J'ai sommeil, je vais dormir. - Tu me jettes ?

Tu peux rester si tu veux, mais je vais au lit.

Ok.

Je vais te laisser dormir.

On peut au moins être amis.

- Bien sûr. - Je peux donc t'inviter à sortir.

Pas un rendez-vous galant, pas un dîner au chandelles.

- Demain, je prends des photos spéciales. - Que veux-tu dire par là ?

Tu le sauras seulement si tu viens.

Si j'avais le courage je volerais ce carnet.

J'adorerais savoir ce qu'il écrit !

- Voler son âme ne te suffit pas ? - Ne me fait pas la morale.

- Voler les âmes, c'est mon boulot. - Mon Dieu, non...

Mais je dirais que tu profites de son chagrin.

Je déteste être photographiée sans qu'on me le demande.

Je veux juste raconter son histoire.

Dis-moi,

à quoi servent tes photos ?

Elles soulagent sa souffrance ?

Elles calment son écriture obsessionnelle ?

Et sur quoi ? Peut-être qu'il écrit sur toi !

Sur ce connard qui le suit depuis deux mois.

C'est quel genre de relation ?

Il te donne l'opportunité de t'exprimer. Tu lui donnes quoi ?

Putain, tu lui donnes quoi ?

N'essaye pas !

Adriana ?

Je t'ai léchée partout hier soir… C'était beau et dingue à la fois…

Je l'ai noté mais tu connais l'immeuble.

Le nom du docteur, la date, l'heure... Tiens.

- Tu comprends ? - Silence, je ne veux pas qu'il me voit.

- Pourquoi on est venues ici ? - Le voilà !

Alors ?

Il a un sourcil tatoué,

il est gros,

il est bronzé, il doit avoir 20 ans...

il représente quoi pour toi ?

Rien...

c'est pour ça que j'ai besoin d'un psy, ça ne m'est jamais arrivé !

Je commande des provisions tous les jours, juste pour le voir,

Je lui est proposé un café une fois, il s'appelle Vasco...

Tu ne peux pas être amoureuse, ça doit être une pause hormonale !

Je veux qu'il me voie.

Désolée.

- Elena, attends, - Il n'a même pas dit bonjour.

- Il ne m'a pas vue. - On est passées devant lui !

Tu l'as vu ! Il est timide.

Timide.

- On peut y retourner ? - Non, tu te ridiculises.

- Tu crois ? - Oui.

Tu ne m'aiderais pas,

tu es la reine des glaces !

À quand remonte ta dernière relation ?

Zéro désir ! Je ne suis pas un exemple, mais tu n'es pas mieux.

Qui a dit que je ne suis pas un objet de désir ?

Je ne voulais pas te le montrer mais tu ne me donnes pas le choix.

Qui te lèche partout ? Qui t'as sautée ?

Ça n'est pas vraiment arrivé, c'est un rêve.

Qui a rêvé de toi ?

Un homme...

que j'ai rencontré au café.

Il fume des cigares.

Les cigares sont un symbole phallique, intéressant !

Il est plus âgé, je n'ai jamais fréquenté d'homme plus mûr.

À l'époque où tu fréquentais encore !

Mais j'aime ce mec, je pense à lui...

Je suis même revenue pour le voir... Mais rien.

- Appelle-le. - J'aimerais, je n'ai pas son numéro.

Mais il t'a envoyé un message !

Il a mon numéro, je n'ai pas le sien.

Il faut que tu viennes voir le psy avec moi.

DÉSOLÉ POUR LE MESSAGE… J'AI VRAIMENT RÊVÉ DE TOI COMME ÇA…

JE ME SENS SEULE, TU M'APPORTES À MANGER ?

Tu es venue !

Si je suis là...

- Tu ne me fais pas entrer ? - Si, bien sûr entre.

Quelle belle maison !

J'ai de la mortadelle !

- Oui, c'est bon. - Délicieux.

J'ai apporté des raisins aussi.

Merci.

Prends-en.

C'est pour toi, prends-en.

Ouais ?

Je t'ai dit que j'allais mieux,

Je t'appelle plus tard.

Ok, au revoir.

Luca, le gars avec qui je parlais quand j'étais sur ton scooter.

Il m'a appelé 80 fois rien qu'aujourd'hui.

- Vous vous aimez, hein ? - À mort ! Viens ici.

J'ai trop de choses à penser, je n'ai pas de temps à perdre.

Je veux aller à Cuba, chez mon frère Giorgio. Il est génial.

Il est photographe et plus fou que moi, tu connais des photographes ?

Non, pas vraiment.

Cartier Bresson !

- Tu le connais ? C'est mon préféré. - Bien sûr.

Papa et moi.

Sympa, hein ?

Très.

Si c'est Luca, je vais lui dire d'aller se faire foutre.

Papa ?

Maman n'est pas là, tu viens quand ?

Allez !

On peut appeler Giorgio avec Skype ! Je vais te montrer.

Ok, j'attends.

Au revoir.

C'était papa, il arrive.

- Je vais y aller. - Reste, je vais te présenter !

Quoi ? Tu as à manger.

- Tu as Skype ? - Bien sûr, qu'est-ce que tu crois ?

Ce n'est pas une coïncidence,

je suis revenu trois fois depuis, juste pour te voir.

- Je ne faisais que passer. - Je ne t'embêterai pas.

Non !

Je suis contente de te voir.

- J'ai revu Adriana aussi. - Comment elle va ?

Bien.

- Tu vas travailler ? - Je rentre chez moi.

Je travaille de chez moi pour une maison d'édition,

je lis des manuscrits, corriges des dossiers.

Je suis un peu comme l'éditeur, s'ils décident de publier un livre.

- Tu fais quoi ? - Je vais à la plage.

La plage ? Ce n'est pas la saison.

Je n'y vais pas pour nager.

Tu veux m'y accompagner ?

On achètera quelque chose à manger là-bas.

Tu aimes cette musique ?

Tu veux la vérité ?

Pas tellement.

Tu as raison, ils sont encore un peu bruts

mais j'y travaille.

Tu es dans la musique ?

Oui, je suis producteur.

C'est la seule chose qui me plaise.

À part toi.

Génial !

Viens par là.

Ma maison de disques ne veut rien avoir à faire avec des gamins,

mais je crois en eux, je sens qu'ils ont quelque chose,

et quand je crois en quelque chose, je m'accroche.

Ça te dérange si je fume ?

Tu pleures ?

Je suis contente que tu ailles vivre avec Marco,

mais...

c'est un peu la fin de quelque chose.

- Celle-ci ? - Deux horreurs.

S'il te plaît,

jette tout ça et repars à zéro.

Tu parles comme Marco, il me critique beaucoup aussi.

Vraiment ? Génial !

Vous êtes ensemble depuis deux mois, et il est déjà chiant.

Il prendra soin de moi, il me traite comme une enfant.

Quel type chiant !

Il est bon au lit, au moins ?

- Je ne sais pas encore. - Tu ne sais pas ?

- Et ça ? - Ne change pas de sujet...

- On ne l'a pas encore fait. - Et tu emménages avec lui ?

Tu sais comment il est, les apparences comptent...

Ça pourrait être une excuse ?

Non.

- Tu l'as touché ? - Non, enfin si.

- Il en a une petite ? - Beba, je ne sais pas !

- Je ne crois pas. - Tu ne crois pas ?

Sainte Mère !

Roberta, on est amoureux.

Marco me fait voir la réalité sous une autre perspective.

Être photographe l'aide à voir ce qu'il y a derrière l'image.

Ce qu'il y a devant compte aussi.

Ce soir sera lnotre première nuit ensemble.

- C'est mignon ! - Ne sois pas stupide !

Tu dois te préparer.

Sexy ou romantique ?

Prends ça.

Si tu ne vois rien, reviens vivre avec moi.

Plus de bougies ? On se croirait à une veillée.

Juste pour donner de l'ambiance.

On dirait une séance photo.

Ça l'est un peu.

Pose ces bougies et vient par là.

Tu es belle.

Je veux te voir.

Je veux que tu te déshabilles pour moi.

Ça ne me dit rien.

Je vais mettre de la musique.

Je ne peux pas, désolée.

- Fais-le pour moi. - Vas-y, toi!

- Après tu le feras pour moi aussi. - Ok, commence.

C'est drôle ?

Désolée, j'étais en train de penser à Roberta...

Je me déshabille pour toi et tu penses à Roberta ?

Pardonne-moi, mon amour.

Il faut que je lui dise que je n'aurai pas besoin de sa loupe.

- Sa loupe ? - Oublie.

- Quoi ? - Rien, mon amour.

C'est ton tour, maintenant.

- Adriana ?- Viens sur Skype, c'est important.

Connectons-nous sur Skype...

Tu en as mis du temps !

Je me suis vite connectée !

- Tu me vois bien ? - Oui.

Maintenant, ne dis rien. Je vais te montrer Luca,

il ne sait pas que tu regardes, ne fais pas de bruits.

Viens ici !

Qu'est-ce qui te prends, aujourd'hui? Tu es plus lent que d'habitude.

Je t'ai dit de t'asseoir ? Debout.

Lâche-moi, ce n'est pas le moment.

Tu ne veux pas jouer ? Enlève ça.

- On fait quoi ? - Montre-nous ton beau cul.

Mais vite.

Ça te prend toujours deux minutes, tu ne seras pas en retard !

Tu ne me verras pas aujourd'hui… utilise ton imagination

C'est quoi ?

Tu ne peux pas appeler ton petit copain ?

Ok, j'arrive.

Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?

Rien, que crois-tu qu'il soit arrivé ?

Je ne sais pas, tu m'as faite courir !

Je me sentais seule.

Tu veux un yahourt ?

Il n'y en a qu'un... on partage ?

- Oui. - Je suis un peu fâchée après toi.

Pourquoi m'as-tu raccroché au nez sur l'ordinateur ?

Pas au nez mais à d'autres parties du corps, qui n'étaient pas à toi !

- Tu as perdu l'esprit ? - Je voulais juste te montrer Luca.

Luca ? Son cul ?

Quelle idiote ! Tu as vu le beau cul qu'il a ?

Tu ne peux jamais être sérieuse. Je ne te comprends pas !

C'est pas marrant pour toi, si tu ne comprends pas?

Je voudrais vraiment savoir ce que tu penses de Luca.

Ce que je pense de Luca ?

Il est mignon,

mais ce n'est pas mon genre, trop jeune.

- Tu n'as pas à le baiser ! - Qui a dit ça ?

Mais je crois qu'il est un peu plouc pour toi.

Tu es raciste, tu fais de la discrimination !

J'aime les différences, je les adorent !

Excuse-moi.

Beba, qu'est-ce qu'il y a ?

Tu l'as perdu ? Je l'ai écrit sur un morceau de papier !

J'ai oublié l'adresse, mais c'est ce grand immeuble,

devant lequel on passe toujours à côté du port, un snack bar...

il y a une plaque devant.

Pas Galbati, Dr. Galbiati.

Je me souviens de ça, au moins.

D'accord,

tiens-moi au courant.

Au revoir, bisous.

Désolée.

C'est quoi ta relation avec cette salope ?

Tu sais qui est le Dr. Galbiati au moins ?

Elle a volé mon père et m'a laissée sans famille.

Pourquoi tu la vois ?

Pour en savoir plus sur toi ? Pourquoi tu vois cette pute ?

Ce n'est pas pour moi, c'est pour Roberta, une amie.

Je savais que je n'aurais pas dû te faire confiance.

Elle m'a rendue laussi salope qu'elle.

Elle m'a rendue...

Si tu étais une salope, je ne viendrais pas te voir.

Et pourquoi tu viens? Pourquoi tu viens me voir ?

Je ne sais pas.

On se connait à peine.

Tu es peut-être plus misérable que moi.

- Non. - Tu détestes aussi les hommes.

Je ne déteste personne, désolée de te contredire, en fait...

Tu dis peut-être ça parce que ton père t'as laissée tomber,

c'est pour ça que tu traites Luca aussi mal.

Il le mérite.

Je l'aime comme il est : un plouc, maladroit et stupide.

Il ne sait même pas embrasser.

Quand il m'embrasse sa bouche est complètement fermée,

je ne peux pas accéder à sa langue, je sens juste ses dents.

Il fait ça...

Quand il embrasse, il fait la gueule,

il fait ça... je vais te faire rire, allez !

Il embrasse par à coups, comme ça.

Adriana…

Je lui ai dit un millier de fois qu'il devrait faire comme ça...

J'ai eu envie de t'embrasser depuis le premier jour où je t'ai vue.

Arrête, pas comme ça.

Tu veux me dire comment ?

Tu fais quoi ?

- Allô ?- Tu sais pourquoi j'appelle ?

On a besoin de jouer aux devinettes ?

Adriana, j'ai pas le temps, qu'est-ce qu'il y a ?

Parce que je suis excitée.

Je pensais à toi et je me suis touchée,

je ne voulais pas le faire seule… Mets le haut parleur.

Pourquoi devrais-je faire ça ?

Tu as besoin ld'avoir les mains libres.

Fais ce que je dis pour une fois !

Pour une fois ? On a fait tout ce que tu voulais jusqu'à présent.

Tu as peur de jouer un peu ? Ça ne fera pas mal.

Tu ne l'as jamais fait ?

Bien sûr que si...

mais c'est le genre de choses qu'on fait seul.

Où on va t'enfermer ?

- Tu es où ? - Sur ma chaise.

Allonge-toi.

Écarte ta culotte, et touche toi.

- Fais-le avec les deux mains. - Quoi ?

Faisons-le ensemble.

Je suis déjà en train de le faire.

Je peux pas, désolée,

tu as l'air d'une folle.

Ne fait pas de bruit,

laisse-moi parler.

Je veux être en toi.

Fais au moins ça…

Fais ce que je te demande.

Que devrais-je faire ?

Prends le téléphone.

Prends-le.

Frotte le entre tes cuisses.

Tu le fait ?

Oui.

Touche-toi avec,

Je veux que ma voix soit en toi,

Je veux parler de l'intérieur.

Tu me sens ?

Tu me sens en toi ?

Tu sens comme c'est merveilleux… on est ensemble, mon amour.

Ensemble…

Adriana ?

Pourquoi tu pleures ? Quel est le problème ?

Réponds-moi ? Pourquoi tu pleures ?

Je ne pleurais pas idiote… J'avais un orgasme.

Tu es incapable de le faire.

Tu as raison,

je ne peux pas.

- Notre maison était mieux. - Tu es dingue.

Je t'ai dit que Marco organisé un entretien avec un éditeur ?

Je serai lectrice,

ça paye plutôt bien.

Il décide même du travail que je fais, tu comprends ?

Je ne m'inquiéterais pas d'un homme qui me trouve du travail.

En plus, il est génial,

il n'en a pas une petite,

au contraire...

Il est comment au lit ?

Il est attentionné, tendre...

un peu rapide !

Il laisse toujours la lumière allumée et...

il est un peu étrange, il ne veut pas que je le touche.

Oh, il est bon,

c'est comme s'il faisait ses devoirs, il fait ça bien mais...

Quand on fait l'amour,

c'est comme s'il se regardait me le faire, tu comprends ?

Quand on fait l'amour,

il observe, c'est comme s'il se regardait en train de me faire l'amour.

Je suis folle.

Chérie, tu ne l'as pas épousé.

Tu peux revenir avec moi, je ne t'ai pas remplacée.

Quoi ? Non, je l'adore, il est parfait.

C'est juste que...

On fait toujours pleins de trucs et...

il m'a demandé de lui faire un enfant.

Déjà ?

Il m'a demandé quand j'ovulais.

- Et toi ? - Quoi, moi ?

- Tu lui as répondu quoi ? - J’ai menti, bien sûr.

Bien, vivre avec moi t'as fait du bien !

Ne m'attends pas, ces gens aiment l'aube.

C'est déjà la troisième fois cette semaine.

Tu sais ce que c'est un contrat exclusif au magazine?

Tu as toujours dit que tu voulais être libre.

J'ai changé d'avis cette fois.

Et on aura besoin de l'argent quand on fondera notre famille.

Les magazines de mode organisent toujours des diners d'affaires ?

Ils sont américains et ils partent bientôt, je les emmène...

Ça va me coûter combien ?

Ne crois pas que je me moque de toi.

Tu sais ce que je voudrais être ?

- Une mouche. - Une mouche ?

Une mouche.

Pour savoir comment tu te comportes quand tu n'es pas avec moi,

ce que tu fais, tes gestes...

- Quels gestes ? - Le geste...

Dès qu'ils partent, tu ne seras plus seule.

Allô ?

Tu es arrivé ?

Oui, je suis en train de diner.

Tout va bien ?

Je voulais entendre ta voix.

Je ne peux pas parler là.

Vous êtes combien ?

Cinq, pourquoi ?

Tu me manques, tu sais ?

Je ne peux pas parler,

je suis avec des hommes d'affaires.

Allô ?

Elena, tu es là ?

Oui,

Je suis là.

Je peux m'asseoir un moment avec vous ?

Le temps de prendre un verre de vin.

J'ai une soif terrible.

Merci.

Serveur, pourriez-vous apporter un verre ?

- Je vous amène un couvert ? - Non, je ne veux pas déranger.

C'est un diner intime, vous savez ?

Merci.

Tu ne me présentes pas ?

Je m'appelle Rocco.

Enchantée.

Elena.

- Vous n'êtes pas d'ici. - De Milan, je suis ici pour affaires.

- Vous êtes mannequin ? - Oui.

Elena, je peux t'expliquer.

Quoi ? C'et très clair.

Ne gâchons pas tout.

Merci.

Vous ne voulez pas savoir qui je suis ?

Vous êtes une amie ?

Qu'est-ce que je suis Marco ?

- On peut en discuter à l'extérieur. - Non, reste, je pars.

Portons un toast,

juste un toast, ok ?

Voyons voir...

à quoi pouvons-nous porter un toast ?

Aux amours qui prennent fin ?

Aux amours naissants ?

Je suis d'une banalité.

Portons un toast au changement.

Au changement.

Un peu plus.

C'est mieux, beaucoup mieux.

Tu fais quoi ? Reste, s'il te plaît.

Pas besoin de me montrer.

Au revoir, Rocco.

Ou peut-être pas.

Il n'y a rien à faire

et le loyer n'est pas élevé.

Et ça ?

C'est...

un cadeau pour toi.

C'est trop lourd pour être jeté.

Tu as pris l'appartement avant même que j'ai pu le voir ?

C'était une bonne affaire !

Tu ne cesses de prendre soin de moi, tu ne lâcheras pas.

- Tu veux aller vivre avec Roberta ? - Je veux que tu me laisses tranquille.

Pourquoi tu m'as rappelée ?

Tu crois que c'est facile pour moi ?

Tu ne vois pas ?

Tu étais mon Prince Charmant,

mais tu as transformé l'amour en un doute ambigu.

Elena…

- Si tu veux, on peut... - Non.

Marco, on ne peut pas.

Je me sens mal, où sont les toilettes ?

- Où elles sont ? - La première à droite.

- Tout va bien ? - Ferme la porte !

Alors ?

- Beba! - Merde.

Je fais quoi, maintenant ?

Ça va aller.

Je fais quoi ?

C'est le plus beau cadeau au monde.

Je n'arrive pas à y croire.

Tu imagines, mon amour ?

"Mon amour" ?

Tu as dit "mon amour" ? Comment peux-tu oser ?

Elena, j'étais vraiment amoureux.

Cet enfant est un beau cadeau.

- Tu ne veux pas être mère ? - Non.

Non, je ne l'ai jamais voulu, je ne me sens pas prête,

et c'est insensé d'avoir un enfant de toi.

Fais-le pour moi.

Je couvrirai tous tes besoins.

Je prendrai le bébé,

s'il te plaît.

Je le garderai.

Elena, s'il te plaît.

Ettore ?

- Quelle surprise !- Tu ne t'y attendais pas ?

Non, pas après un mois.

J'étais en voyage d'affaires à Paris, Je viens de rentrer.

Tu es la seule personne que je veux voir. Si je passe dans une heure…

Pourquoi pas chez moi ?

Je fais de super spaghetti et un plat d'aubergines.

Donne-moi l'adresse.

Je te l'enverrai par sms.

Dans une heure ? Que puis-je faire ?

Mince, il est déjà là ?

Tu étais impatient de me voir !

Salut bébé, la fête vient d'arriver !

- Qu'est-ce que tu fais là ? - Je t'ai suivie...

- Qui t'as donné mon adresse ? - ...quand tu es partie.

Je n'utilise jamais mon vieux scooter, mais je devais savoir où tu vis.

Ne fait pas cette tête, tu n'as jamais suivi quelqu'un ?

Non, en fait, ça ne m'est jamais arrivé.

Tu n'es pas curieuse, voilà tout, moi je veux tout savoir.

- Ça s'appelle une intrusion. - Tu es tellement vieux-jeu ! Lâche toi.

Adriana, désolée mais...

je ne suis pas lesbienne.

Il n'y a rien de mal là dedans mais je ne suis pas lesbienne.

Moi non plus ! c'était aussi ma première fois, et alors ?

Mais tu as aimé cette fois-là.

Oui, j'ai aimé,

mais je n'y ai jamais pensé, je ne vois pas pourquoi tu...

Tu ne t'amuses pas si tu ne comprends pas, c’est le contraire pour moi.

Qu'est-ce qu'il y a de si drôle ?

Je pense à mon père.

S'il te voyait avec moi

il penserait que j'ai un complexe Electra non résolu !

Tu penses à ton père et je pense à Marco.

Ça serait drôle s'il pouvait me voir ?

Qui est Marco ?

Oublie, c'est une autre histoire...

Enfin, c'est absurde,

je ne sais pas ce qui m'a prise.

Moi,

je te plait.

Adriana…

Arrête, j'attends quelqu'un...

Oh, mon dieu, l'aubergine !

Alors, Ettore et toi êtes devenus amis.

Oui.

Tu le baises ?

Tu es vulgaire et ce ne sont pas tes affaires.

- Tu es libre de faire ce que tu veux. - Merci !

Seulement si tu le fait avec moi après.

Ne t'en fait pas, je saurais me comporter ce soir.

Personne ne t'a invitée.

Trop tard.

Garde un œil sur l'aubergine.

Trop tôt ?

Non.

Merci, elles sont belles.

Je vais prendre ta veste.

Et pour moi ? Pas de fleurs ?

- Je ne savais pas que tu étais là. - Elle allait s'en aller.

Tu es si beau, tu as l'air plus jeune !

Viens par là.

C'est un compliment ?

- Je peux fumer ? - Seulement si tu ouvres la fenêtre.

- Ça pue ces trucs. - C'est un parfum pour moi.

Comment se fait-il que seuls les hommes fument le cigare ?

Ça te rappelle quand tu jouais avec ta bite ?

- Adriana! - Laisse-la parler.

Une autre phrase de ce genre et j'arrête de fumer.

Tu joues du piano ?

Non, il était déjà là.

Il est désaccordé.

Pourquoi tu ne joues pas quelque chose ?

Allez, ne nous laisse pas te supplier !

Vous avez des demandes ?

Non.

Asseyez-vous, imaginons que nous sommes à un concert.

Quand il aura fini, il s'en ira.

- Tu veux être seule avec lui. - Tu as tort.

- Tu es excitée, je peux le sentir. - Arrête.

- Je vais te mettre en condition, il ne verra pas. - Arrête.

Il est trop désaccordé, je crois que je vais y aller.

Attends, prends au moins un verre.

J'ai conduit toute la journée, je suis fatigué.

On pourrait te faire un massage.

Si vous m'expliquez les règles du jeu,

peut-être que j'aurai aussi envie de jouer.

Quel âge as-tu ?

Pourquoi ?

- Quel âge as-tu ? - 50 ans.

Tu lances un défi à une gamine à 50 ans ?

Ne te fous pas de moi, je veux continuer à pouvoir t'aimer.

Adriana, arrête.

Ettore, la prochaine fois, que tu m'appelles...

Tu pourrais m'appeler aussi.

J'ai gâché ta soirée, n'est-ce pas ?

Tu aurais préféré que je parte.

Tais-toi.

Ettore !

Allez, arrête !

S'il te plaît.

Tu sais pourquoi je n'ai pas appelé, en un mois ? Je n'ai pas de liaison.

En tout cas, c'est ce que je croyais.

Je croyais que c'était un coup d'un soir, avec un belle inconnue,

un très beau coup.

Mais un coup c’est aussi une liaison, non ?

Dedans, il y a des émotions...

même si ça s'arrête là.

Alors...

tu veux qu'on apprenne à mieux se connaitre parce que...

Je ne sais pas pourquoi.

Emmène-moi.

Maintenant ? Où veux-tu aller ?

Ça n'a pas d'importance...

Emmène-moi.

Je viendrai te chercher dans deux jours,

on partira en weekend.

Où ?

Je suis désolée.

Maintenant, je mérite ton pardon.

Arrête.

Je ne veux plus de ça.

Adriana,

Arrête.

Regarde-nous.

Regarde comme on est belles.

Pas si fâché, laisse-là respirer, c'est une chanson d'amour.

- Mais ça devient trop mielleux. - Écoute.

C'est la force de la passion, elle doit être irrésistible.

Oui, mais c'est une chanson d'amour, je veux entendre l'amour,

et avec de la tendresse.

L'amour avec de la tendresse,

Qu'en dis-tu ?

Je ne sais pas...

Je sais que je n'abandonne plus rien.

Mais l'amour...

Je ne plaisante plus,

je prendrai ce qui viendra même sans savoir ce que c'est.

Qui t'as fait peur ?

Personne...

Je me fais peur à moi-même !

- J'aime bien, ils sont bons. - Tu trouves ?

J'en veux plus.

Il faut se dépêcher, le concert commence dans une demi heure.

J'ai besoin d'une douche.

Qu'est-ce que tu fais ?

Dépêche-toi.

Ne bouge pas.

Ça suffit,

habille-toi.

Vas-y.

Ne te lave pas,

je veux sentir ton parfum.

Ramène-moi, s'il te plaît !

Je voudrais venir et dormir avec toi.

Si on ne s'était pas dépêchés on aurait dormi ensemble.

Je veux juste dormir.

Non, s'il te plaît !

Tu sais l'heure qu'il est ?

Je me suis endormie comme une idiote.

Ta mère va être inquiète.

Ma mère n'est pas là, ne t'inquiète pas.

Ettore.

J'ai gâché une autre soirée.

Une soirée ?

Tu as gâché l'aurore.

Oh, mon dieu...

Je dois te parler.

Mais pas devant lui.

- Je vais faire du café. - Bien.

Je dois prendre une décision.

Mes parents me payent un voyage à Cuba,

c'est le bon moment pour vivre une expérience comme ça.

et je veux y aller.

Sympa.

Je suis contente pour toi.

Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ?

Quoi ? Je pars au moment où notre relation commence.

Quelle relation ?

Quelle salope.

Je ne veux pas te quitter.

Si tu me demandes de rester, je le ferai !

Tu dois partir.

N'abandonne rien,

du moins, pas pour moi.

Mais si je pars,

tu vas m'oublier.

Non.

Je m'en fous si tu te mets avec Ettore,

je ne suis pas jalouse.

Laisse-moi au moins

une petite place.

Toute petite...

Elle s'est endormie.

Tu devras te contenter du canapé.

Dors...

Merci.

J'ai trois enfants.

Ils vivent à Paris avec leur mère.

Je ne les vois que l'été.

Ils ont...

un autre père,

un vrai père, plus présent.

Quand j'ai laissé ma femme,

j'ai aussi laissé mes enfants.

Viens ici.

J'ai une fille aussi,

elle s'appelle Claudia.

Quand elle est née, je l'ai laissée,

à son père,

et je ne sais même pas comment elle est !

si elle me connait, si elle me déteste,

je ne suis pas arrivée à la voir.

Je ne pouvais pas...

Je suis là avec toi.

On ira ensemble.

- Tu veux que je vienne avec toi ? - Non, je dois y aller seule.

Tu changes toujours d'avis.

Bonjour,entrez.

Bonjour, Elena.

Salut, Marco.

Toujours aussi moche.

Toi aussi.

Comment vas-tu ?

Bien.

On va bien.

Je suis désolée,

ce n'est pas facile.

Je sais.

Mais on va t'aider.

On ira doucement.

Tu veux boire quelque chose ?

Tu veux la voir ?

Viens avec moi.

Appelle-la.

Claudia !

Elle est si belle...

Elle est si belle !

Qu'est-ce que tu me prépares ?

Je crée.

J'ai faim.

Cuba appelle Italie, vous m'entendez ?

Si je n'appelle pas…

Montre-moi ton ventre.

C'est extraordinaire.

C'est un peu effrayant.

- Comment tu vas?- Un peu à l'ouest.

Je suis fatiguée, je reviens jeudi.

- Tu m'attends encore ? - Oui... on t'attend tous.

Comment va Ettore?

Bien, il cuisine.

C'est bien, tu en a fait un esclave, j'aime ça.

On se relaie, andouille.

Tu te souviens encore du rêve que j'ai fait de toi ?

Oui.

Je veux vraiment revenir.

Je t'aime.

Moi aussi, énormément.

Que fait Adriana ?

Elle revient.

L'AMOUR EST IMPARFAIT

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