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Pr�sent� par Sun Ching-An
Avec Chung Chu-Huei, Lu Min-Yi, Ng Yi-Chiang
Participation amicale de Tai Chih-Wei
Sc�nes d'action : Chen Kuo-Kuan
Chef-op�rateur : Miao Kien-Huei
Producteur d�l�gu� : Chou Yao-Shan Assistant-r�alisateur : Chen Hsi-Pin
R�alis� par Billy Tang
Produit par Sun Ching-An
Ce film raconte le viol d'une handicap�e mentale.
Au proc�s, la victime fut dans l'incapacit�
de faire sa d�position. Le suspect fut lib�r� aussit�t.
Ce film esp�re attirer l'attention
sur ces �tres au mental d�ficient.
Encore en panne.
Excusez-moi.
Il n'y a rien � voir.
Que voulez-vous ?
J'appartiens aux services sociaux.
Allez-y.
Descendez. On va parler calmement.
Allez-vous-en. Vous mentez tous. Je mourrai avec lui.
Ne dites pas �a. Descendez de l� !
Qui s'est occup� de lui, toutes ces ann�es ?
Il veut toujours aller dans la rue, m�me en pleine nuit.
Si je l'emm�ne, on le regardera comme une b�te.
�a vous plairait d'avoir
un fils pareil ? Vous l'am�neriez dans la rue ?
Son p�re en a marre, il veut le tuer.
Pas seulement son p�re. Moi aussi, je voudrais le tuer.
Je n'en peux plus.
Je veux aller dans la rue.
D'accord, on y va.
J'abandonne. Le monde est trop moche.
Je vois des mis�rables tous les jours.
Je ne peux rien pour eux.
A quoi je sers ? Je d�missionne.
Je comprends. Mais il y a 3 mois de pr�avis.
Aide-moi. Prends cette affaire.
Il s'agit d'un instituteur tu� dans un accident de la circulation.
Sa fille est une attard�e mentale de degr� l�ger.
C'est pour �a qu'on a besoin de vous.
Elle danse pas mal.
Qui voulez-vous ? Je danse bien ?
C'est charmant.
Kong Yuk-Ming est l� ?
C'est moi, Ming-Ming. Entrez.
Merci.
Tu b�gaies, on dirait un idiot.
Papa est parti faire les courses. Il va rentrer.
J'allais oublier les 3 fr�res.
Papa les aime beaucoup.
Ils ne sont pas tr�s sages. Ils ont toujours faim.
Papa va rentrer.
Vous... Dites-le-lui.
Ming-Ming, ce matin, ton p�re a �t� tu� par une voiture.
Ces policiers ont besoin d'informations.
Je suis des services sociaux. Tu habiteras
dans notre pensionnat.
Kong Yuk-Ming, viens.
Ils sont dangereux. Pourquoi les faire venir ici ?
Ces idiots finiront par tuer quelqu'un.
L'un d'eux voulait toucher ma fille.
Un autre me souriait b�tement. Je l'ai chass� � coup de savate.
C'est fini. Ne crains rien.
Rentrez bien sagement, d'accord ?
Rentrez gentiment.
Mme Wong.
- Mlle Cheung. - M. Chan.
M. Chan garde l'atelier prot�g�.
Il vous aidera. Occupez-vous d'elle.
Venez. Je vous fais visiter.
Ici, on emballe les pantoufles qui viennent de l'usine.
On les envoie au continent.
Il y a un autre atelier.
Ces ballons d'une usine de Kowloon vont en Tha�lande.
Vous �tes combien ici ?
Combien �tes-vous ?
Il travaille aussi ici.
Lung, retourne travailler. Va !
On continue.
Apr�s, c'est l'atelier tricot.
Tout le monde est tr�s gentil.
Bonjour.
N'aie pas peur. Salue-le.
Ne fais pas �a. Tu l'as effray�e.
C'est bien. Au travail !
Silence ! Ou je te punis en te laissant 30 mn de plus.
Sois sage. Ecoute-moi.
Un cas difficile. Parfois, il se met � hurler.
Je te conduis aux chambres.
Entre.
C'est chez toi.
Tu avais 2 autres camarades. Elles viennent de nous quitter.
La journ�e, on te formera � l'atelier.
Dans un an ou deux,
si �a va bien, on te cherchera un travail � l'ext�rieur.
Tu pourras d�m�nager.
Les gens ici sont sympas. Tu seras heureuse.
Au d�but, c'est toujours comme �a. Tu t'habitueras vite.
Ka-Lok, c'est maman. Tu ne rappelles jamais.
As-tu quitt� ton travail ?
Si c'est fait, viens vite me voir. Ou appelle !
Tu n'es jamais chez toi. T�l�phone-moi d�s ton retour.
C'est M. Chan de l'atelier prot�g�.
Ming-Ming a disparu.
Elle est peut-�tre retourn�e chez elle.
Pourriez-vous aller voir ? Merci.
Ming-Ming !
Papa.
Tu es rentr�, papa.
Je suis Grande s�ur Cheung.
Excuse-moi, je ne le ferai plus. Je suis pas sage.
Pourquoi n'es-tu pas sage ?
Je suis partie... Il faut pas.
Moi... Cette cassette... Danser.
C'est pour danser. J'ai oubli� de l'emmener.
Papa me manque beaucoup.
Papa...
ne rentre plus... apr�s ?
Ne pleure pas.
Comment te faire comprendre ?
Je comprends.
Je comprends vraiment.
Je ne pleurerai plus.
Papa dit...
que je suis stupide.
Que je dois faire quelque chose.
Si je montre pas que j'ai des capacit�s,
on me m�prisera.
Vraiment, je saurai montrer.
Papa disait...
Danser. Confiance en soi.
Confiance en soi. Tu comprends ?
Je veux participer.
Gagner en Belgique.
Papa ne m'apprenait pas.
Personne ne m'apprend
� danser.
Ming-Ming, Grande s�ur t'apprendra.
Vraiment ?
Promis ?
Promis jur�.
Ming-Ming fera des efforts pour apprendre.
Pas �tre laide.
Bonjour !
Bonjour !
- Ming-Ming. - M. Chan.
Tu as de nouveaux amis.
Tu es bien ici, non ?
M. Chan, laisse-moi t'aider.
Tu es gentille. C'est bien.
- Mme Wong vous demande. - Merci.
Porte cette bo�te au d�p�t. Tout droit � gauche.
Fais attention. Doucement.
1, 2, 3, 4, 5, 6,
7, 8, 9.
Je transporte bien.
Tu travailles ici ?
Oui. Toi aussi ?
J'en ai l'air ?
Oui. Tu es gros, comme Lung.
Non. Je suis normal.
Je livre le papier-toilette ici.
Papier-toilette. Que veux-tu ?
Oh, rien. Est-ce que...
c'est possible que tu me pr�tes tes ballons
pour que je m'amuse avec ?
Bien s�r.
- Merci. - Voil� tes ballons.
On joue comment ? Comme les dauphins � Ocean Park ?
Tu l'attrapes sur la t�te ?
Je ne parle pas de ceux-l�.
Je parle de tes ballons � toi.
J'en ai pas. Ils sont � l'atelier. C'est pour tout le monde.
Mais si ! Tu en as une paire.
Je t'en donne.
Que fais-tu ?
On joue au ballon.
Ming-Ming, Grande s�ur est l� pour la danse.
Recommence et c'est la police.
On jouait juste au ballon.
Quoi ?
Retiens bien. Le soleil se l�ve.
Et on sort pour profiter du soleil.
On compte. Coup de pied !
Oui. J'ai compris le coup de pied.
Merde ! Encore en panne.
Tu regardes quoi ? Garce, t'en n'as pas ?
Retourne chez ta m�re !
Tu regardes quoi ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Merde, il faut encore se taper l'escalier.
C'est ces idiots qui l'ont tu�e.
Depuis qu'ils sont l�, on n'a pas la paix.
J'ai peur.
- La police est pr�venue ? - Oui.
N'ayez pas peur. Asseyez-vous.
Surveille-les.
Que se passe-t-il ?
Quelqu'un est mort !
lls nous causent que des ennuis. C'est forc�ment eux.
On se calme.
Ne les accusez pas sans preuves.
Ne dites pas n'importe quoi !
Du calme ! Leur Q.I. est bas mais ils ne sont pas fous.
C'est pire. L'autre jour, ce dingue a touch� ma fille.
C'est un geste qui se voulait amical.
Je te pelote le cul ? T'en fais pas, c'est amical.
Laisse-toi sauter, c'est amical. Tu parles !
Montrez-leur un peu d'amour.
Ferme � cl�. Je t'aide.
N'ayez pas peur.
Les policiers vont vous prot�ger.
Nous sommes tous l�.
N'ayez pas peur.
Keung, c'est rien du tout.
- N'aie pas peur. - J'ai une ficelle.
Je m'attache � un bout, je t'attache � l'autre.
Je suis avec toi. �a va aller.
Tu comprends ? N'aie pas peur.
�a va ?
Non. �a ne sert � rien.
J'arriverai jamais � faire ce geste.
Ne le fais pas, je ne te gronderai pas.
Pas arriver... Pas abandonner.
Ming-Ming est brave.
Plus brave que Grande s�ur.
Grande s�ur est tr�s gentille.
Grande s�ur, pourquoi
les voisins nous aiment pas ?
Parce qu'on n'est pas sages ?
Ce n'est pas vous. Seulement, ils ne peuvent pas comprendre.
Nous... sages...
alors voisins...
nous aimeront.
Ming-Ming, tu comprends tout.
Grande s�ur, tu te moques de moi.
Je dis la v�rit�.
Tu es pers�v�rante.
Tu n'abandonnes jamais.
- Tandis que moi... - Papa disait...
"Yuk-Ming,
"s'il fait noir, s'il y a pas de chemin... Marche.
"Et le soleil... se l�vera."
Dans ton pr�nom, Ka-Lok, il y a le mot "Lok".
Est-ce que �a veut dire "gaie" ?
Ming-Ming est intelligente.
Elle m'apprend beaucoup.
Grande s�ur se moque de moi.
Allez ! On s'entra�ne.
M. Kin, o� est mon p�re ?
Il vient de monter. Un appel longue distance.
- Je t'accompagne ? - �a ira.
Ne tra�ne pas. Fais attention.
On retire les v�tements de la jeunette
On retire la petite jupe de la jeunette
Et voil� la jeunette, sans aucun habit
Jeunette, ton corps est parfait
- Salut, Bouffi. - Tu es seule ?
Je reviens des cours du soir.
Ah bon. Tu es s�rieuse.
Et tu es jolie.
Je voudrais rentrer chez moi.
- Pourquoi ? Causons un peu. - Arr�te. Je veux rentrer.
Plus tu grandis, plus tu es jolie.
Laisse-moi te pincer un peu.
Va au diable !
Au secours !
Ne crie pas ! Je voulais pas.
Ne crie pas ! Je voulais pas.
Va vite chercher de l'aide !
Qu'est-ce que c'est ?
Un viol ? O� ?
J'y suis pour rien. C'est pas moi !
On va te mettre la bite en compote.
Salaud ! On va te couper ton oiseau et le faire cuire.
On verra ce que �a donne.
Arr�tez ! Livrons-le � la police.
Ma fille, tu n'as rien ?
Arr�tez, ma fille n'a rien. Mlle Cheung a raison.
Tu vas la fermer !
Mlle Cheung, chers voisins,
sans vous, ma fille �tait perdue. Je disais que ces idiots... Non !
Ce sont des amis, un peu mous de la t�te, mais mignons.
Tais-toi, tu es le pire de tous !
Tu les traitais d'obs�d�s. Tu voulais les chasser.
Mais nous, on est humains. Toi, tu n'es qu'un bon � rien.
C'est toi qui disais qu'ils �taient fous.
Tu criais plus fort. Ne m'accuse pas !
Moi ? Je n'ai jamais dit �a ! Tu as r�v�.
On est voisins. Il ne faut pas qu'on se dispute.
Je n'ai pas raison ?
M. Chan, tu m'as fait peur.
Excuse-moi. Tu dansais si gaiement,
je ne voulais pas te d�ranger. Continue.
Je suis si contente.
Vraiment ? Et pourquoi ?
J'ai particip� aussi � la capture de cet obs�d�.
Bravo Ming-Ming.
Les voisins me trouvent gentille. Ils viendront au concours.
Quelle guigne ! Je le rate tout le temps.
Ce que �a m'ennuie !
Ming-Ming est intelligente. Elle va y arriver.
Je... ne... pourrai pas.
Crois-moi. Tu finiras par y arriver.
Il est tard. Va dormir.
Tu dois te lever t�t. D'accord ?
M. Chan, tu es quelqu'un de tr�s gentil.
Ming-Ming t'aime bien.
Tu es tr�s sage.
M. Chan t'aime beaucoup.
Couche-toi.
Epreuve pour les personnes handicap�es mentales
Vous �tes un bon prof.
Merci.
Tu danses merveilleusement.
Tu danses vraiment bien.
Il faut que tu apprennes � ma fille.
Salaud, tu sautes ma femme. Je vais te tuer.
Je te tue. Tu sautes ma femme !
Fils de chien !
T'en es pas capable !
Tu vas crever, esp�ce d'ordure.
Ferme-la ! Tu crois que je vais t'ob�ir !
Je ne te supporte plus.
Je vais te tuer !
Je vais te massacrer.
J'en ai ras-le-bol de vous trois.
Petite ordure !
M. Chan, je suis tr�s contente.
Pourquoi toi parti ? Grande s�ur d�missionne pas.
Je n'arrive pas � dormir. Je vais en Belgique. Je suis contente.
M. Chan, es-tu content ? Moi oui.
Va-t'en !
Tu es malade ?
Va-t'en ! Va-t'en !
M. Chan.
Pourquoi tu ne pars pas ? Va-t'en !
M. Chan.
Pourquoi tu pars pas ?
Va-t'en !
Au secours !
Cette robe rouge !
Pourquoi tu t'es habill�e en rouge ? Je d�teste �a.
Je d�teste les v�tements rouges.
Pourquoi m'as-tu oblig� ?
Je ne voulais pas faire �a.
Tu sais bien que je d�teste le rouge. Pas vrai ?
Tu sais que je d�teste le rouge.
On fait un beau couple.
Tu seras ma femme.
On fera un enfant.
�a te plaira.
M�me si c'est une fille...
je serai content.
Tu es fatigu�e.
Repose-toi.
�a fait mal !
C'est sale.
C'est sale.
�a fait mal.
Ne restez pas l�.
- O� est Ming-Ming ? - A l'int�rieur.
- Tu as appel� la police ? - Non.
J'ignore ce qui s'est pass�.
- Je vais voir. - D'accord.
Ming-Ming, c'est Grande s�ur !
Regarde Grande s�ur. Regarde-moi !
Ming-Ming a dit que
Grande s�ur �tait proche d'elle.
Tu me dis toujours tout.
Raconte-moi ce qui s'est pass�.
Dis-le-moi, Ming-Ming.
�a fait mal.
M. Chan.
Il m'a... touch�e.
Kong Yuk-Ming, connaissez-vous l'accus� ?
M. Chan.
Votre honneur, je n'entends pas.
T�moin, parlez plus fort.
Il est moniteur � l'atelier.
Chan Chi-Wai, exact ?
Le 4 juillet, jour des faits, �tiez-vous dans le dortoir ?
Que faisiez-vous ?
Dormir... Pouvais pas.
Gagn� concours... Contente.
Gagn�.
Moi.
Ayant gagn� le concours, vous �tiez contente et ne pouviez dormir.
Vous vouliez parler � l'accus�.
Et quelle fut sa r�action ?
Il a �t� m�chant.
Qu'a-t-il fait ensuite ?
Il... v�tements...
Robe a �t� d�chir�e.
Tr�s belle. Achet�e par Grande s�ur.
Tr�s peur.
J'avais tr�s peur. Tr�s mal.
C'�tait sale... J'avais peur.
Le t�moin �tant agit�,
suspension d'une demi-heure.
La Cour.
Le t�moin �tant une personne mentalement attard�e,
la Cour permet qu'une assistante sociale l'accompagne.
Elle ne devra pas g�ner le t�moin lors de sa d�position
ni tenter de l'orienter.
Poursuivez.
Votre honneur, messieurs dames...
A l'instant,
les paroles du t�moin �taient un peu d�cousues
mais vous avez saisi les faits.
Je voudrais souligner ceci.
La victime a d�j� 21 ans
mais son �ge mental est de dix ans.
Elle se comporte comme un enfant.
Un enfant est franc, confiant.
Fort de son statut de formateur, l'accus� a tir� avantage
du handicap de la victime,
et l'a viol�e. Ceci est abject.
La victime, qui a d� surmonter
son blocage psychologique pour venir ici,
m�rite tout notre respect.
Votre honneur, j'ai fini.
La d�fense peut interroger le t�moin.
Merci, Votre honneur.
T�moin, regardez-moi !
Objection ! Il tente de la terroriser.
J'ai l'habitude de parler fort.
Si le jury ne peut pas voir ses yeux,
il ne pourra appr�cier si elle dit la v�rit�.
T�moin, veuillez vous redresser.
Mlle Kong Yuk-Ming,
avez-vous d�j� pratiqu� l'acte sexuel ?
Objection !
Mlle Kong Yuk-Ming,
aimiez-vous �tre avec l'accus�, jouer avec lui ?
Lorsque vous marchiez avec lui, aimiez-vous prendre son bras ?
Effleuriez-vous d�lib�r�ment son bras de votre poitrine ?
Le t�moin ignore qu'une fille ne doit pas le faire.
L� n'est pas la question. En avait-elle le besoin ?
En prenant sa main, en sentant son bras sur votre poitrine,
aviez-vous du plaisir ?
Le t�moin doit r�pondre.
Cela prouve que le t�moin a un tr�s fort besoin sexuel.
Silence !
Quiconque manifeste bruyamment sera accus�
de manquer de respect � la Cour.
La d�fense, poursuivez.
Merci, Votre honneur.
Mes d�ductions ne sont pas gratuites.
Elles se fondent sur les faits.
J'appelle un t�moin.
Kong Yuk-Ming, connaissez-vous cet homme ?
- Maudit Bouffi ! - Bouffi.
Exact. Il se nomme Yeung Bo,
dit Bouffi.
Il effectuait des livraisons � l'atelier.
T�moin,
le connaissez-vous ?
En �tes-vous s�re ?
Deux semaines avant les faits,
l'accus� a vu le t�moin et Yeung Bo
jouer au ballon dans le d�p�t de l'atelier.
- Est-ce vrai ? - Oui.
Pensez-vous que le t�moin se serait laiss� toucher la poitrine ?
- Oui, ses ballons... - C'est bon, merci.
Merci, Votre honneur.
Les handicap�s mentaux ont aussi un besoin sexuel.
C'est vous qui avez s�duit l'accus�.
Vous �tes venue dans sa chambre.
Vous avez fait l'amour. Ce fut intense,
votre robe fut d�chir�e. Cela vous a plu ?
- Avez-vous joui ? - Hors de propos !
Oui. Peut-�tre pour la premi�re fois.
C'est pourquoi vous avez r�agi violemment.
Craignant qu'on le sache, vous parlez de viol.
En r�alit�, vous aimiez l'accus� et le d�siriez.
C'est �a ? C'est d�lib�r�ment que vous l'avez s�duit.
Votre d�sir sexuel �tait tr�s fort, c'est �a ?
La Cour.
Apr�s m�re r�flexion, la Cour a statu� comme suit.
Vu que la victime est tr�s �motive
et qu'il lui serait tr�s douloureux
de se rem�morer � nouveau les faits,
il est inad�quat de solliciter son t�moignage.
L'examen de cette affaire est donc interrompu, et l'accus�
doit �tre lib�r� sur-le-champ.
Silence !
Grande s�ur, ne sois pas comme �a.
Keung ne te quittera pas de la journ�e.
Toi, pas triste.
Bonjour.
Bonjour, Ming-Ming.
C'est moi.
Ming-Ming, c'est moi.
Ne crains rien.
Excuse-moi.
Au tribunal,
l'avocat t'a trait�e rudement.
Il n'avait pas le choix.
Sinon on m'aurait mis en prison.
On aurait �t� s�par�s.
Je n'ai jamais vu de fille
aussi pure que toi,
aussi innocente.
Mais pourquoi t'�tais-tu habill�e en rouge ?
Tu savais que je d�teste �a.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'aime beaucoup Ming-Ming.
Va-t'en ou j'appelle la police !
J'ai promis � Ming-Ming
de veiller sur elle toute la vie.
Fiche-lui la paix !
Tu pars pas ?
Ce n'est qu'avec moi qu'elle sera heureuse.
Tu es fou !
N'aie pas peur, Ming-Ming. Grande s�ur est l�.
Ming-Ming, qu'as-tu fait ?
Donne-�a � Grande s�ur !
Donne !
Rouge.
Que fais-tu ?
Sale. Rouge... J'ose plus.
J'ose plus... C'est sale.
Rouge... J'ose plus. �a fait mal.
Rouge... Non !
Bloody Mary. Merci.
Tu es seul ?
Le rouge, �a te pla�t ?
Je suis ton type ?
Comment ce d�traqu� a pu tenir le coup ?
Pourquoi il l'a pas bais�e ?
Moi, je me serais jet� dessus !
Tu es aux toilettes ?
Ming-Ming, tu es l� ?
Pourquoi tu te caches ?
On va l'arr�ter, ce salaud.
- Ah bon ? - Que veux-tu ?
Tu as voulu m'allumer.
Laisse-moi te baiser.
Je te baiserai � mort.
Ordure ! Va en enfer !
Non !
Moi... �a fait mal. Moi...
Va-t'en !
Va-t'en !
Apr�s sa mort, on pourra enfin vivre ensemble.
Tu es folle ?
Pourquoi tu me tapes ?
Je fais �a pour nous.
Ne fais plus jamais �a !
La chienne !
Chienne !
Montre-toi !
Plus vite que �a !
Sale chienne !
Tu ne m'�chapperas pas.
Chienne, montre-toi !
Tr�s amusant !
Sale chienne !
Je vais te baiser � mort.
O� tu te planques ?
Montre-toi !
D�p�che-toi !
Sale con, c'est moi qui vais te baiser !
Pourquoi tu veux nous s�parer ?
Non !
Je suis gentil avec toi. Pourquoi tu me traites comme �a ?
Pourquoi... tu me traites comme �a ?
Chienne !
Montre-toi !
- Tu t'�chapperas pas ! - Je suis ici.
Viens !
Baise-moi !
Tu voulais me baiser. Viens !
Je vais te baiser � mort.
Je demande que �a. Baise-moi � mort !
Viens. Baise-moi � mort !
J'arrive...
Son cerveau a re�u un choc s�rieux.
Des caillots de sang subsistent.
Nous l'avons op�r�e mais...
se r�veillera-t-elle ?
Elle peut rester � l'�tat v�g�tatif.
Les heures � venir sont les plus critiques.
On a fait de notre mieux.
Pr�parez-vous au pire.
Ming-Ming, il faut te r�veiller.
�a va aller.
R�veille-toi, Ming-Ming.
Souviens-toi.
Tu dois concourir en Belgique.
Tu voulais montrer tout ce que tu savais faire.
Tu voulais y arriver, pour ton papa.
Les trois fr�res.
Poissons.
Il faut nourrir poissons.
R�veille-toi !
Regarde !
Tout le monde s'inqui�te pour toi.
Tout le monde t'aime beaucoup.
Sois gentille.
R�veille-toi vite et l�ve-toi.
Grande s�ur va te jouer un air.
Dis-moi si tu t'en souviens.
Debout ! Cesse de dormir.
On ira en Belgique ensemble.
R�veille-toi, Ming-Ming !
Tu m'entends ?
�a va aller.
Adaptation : Lydie Chang, Jean-Marc Bertrix
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