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Je suis Jack Lord.
Je suis James Farentino.
Je suis Don Galloway.
Je suis le Bandit.
Je suis Melodie Johnson.
LES DÉTROUSSEURS
BANQUE DE BIELLVILLE FERME
BANQUE DES GARDIENS DE TROUPEAUX FERME
Tu as tout ?
J'obtiens toujours ce que je veux, et toi ?
Le banquier a coopéré, mais il avait peu de monnaie.
La banque a été braquée il y a peu.
- Tu es reparti les mains vides ? - Non.
Tu l'as bien ligoté cette fois ?
Quand je les Iigote, je le fais bien.
- Et toi ? - Il sera encore là demain matin...
Il y a un problème ?
- On n'a pas le temps de... - Tiens-moi ça, Matthew.
Vous êtes bien aimable, merci.
Guy!
C'est bien vous ?
Mais enfin, dites quelque chose.
Vous êtes toujours aussi douce, Connie.
- Je suis mariée, maintenant. - C'est ça.
C'est à ce gros avocat ?
- C'est le Maire à présent. - Félicitations.
Si je vous avais attendu...
Vous n'avez jamais écrit.
Pas une seule lettre.
Vous non plus, ma chère.
J'ignorais où vous vous trouviez.
Je ne sais même pas votre nom de famille.
J'aimerais vous expliquer pourquoi.
Notre cabine est toujours vide ?
- Je ne peux vous suivre. - Vous pouvez m'y rejoindre.
Vous n'avez pas changé.
Juste un peu plus vieux et sage.
Votre mari n'y verra là aucune objection...
J'ai beaucoup de choses à faire aujourd'hui, Guy.
- Dans une heure ? - Je ne devrais pas.
Je ne devrais vraiment pas...
Mais vous me devez bien des explications.
Oui.
Ça prendra plus d'une heure, mais...
- Je serai là. - Que des promesses...
Guy!
Croyez-moi.
Tu n'écoutes rien ? Ligote les mains avec les pieds !
Je n'aurais jamais pensé en arriver là.
Tu es le seul à penser cela.
Sois honnête, vraiment.
En valait-elle la peine ?
Bien sûr.
Tu ne crois pas ?
Mais en quoi ta dame me concerne ?
N'aimes-tu pas me voir heureux ?
Je comprends pourquoi Jud n'était pas à Sagefork.
Il en reste peu, hein ?
Je vois même le vieux Joe Kenny.
Il ne s'est jamais déplacé vite.
Surtout après s'être tiré dessus.
Oui.
Pouvez-vous donner vos noms pour vos proches ?
Nos proches savent nos noms.
Comme vous voudrez.
Très bien.
Tu ne m'as jamais dit comment tu en es arrivé là.
J'ai lu trop de livres étant enfant.
Et toi ?
Je suis venu pour ma santé.
Dernière chance.
- Un dernier mot ? - Vous pendez des innocents.
Innoncents ?
Vous partiez avec la femme du Maire,
vous montiez des chevaux volés,
et votre argent vient de deux braquages.
Ce sont vos preuves ?
Shérif, pouvez-vous me libérer les mains ?
J'aimerais lui serrer la main.
Sûrement pas.
Bon, finissons-en.
Je vous couvre !
Récupérez vos armes !
Maintenant, chevauchez.
- C'était moins une. - Je n'ai jamais douté.
On ne devrait pas faire ça.
La femme du Maire est au Maire.
- Elle voulait venir. - Et on a presque été tués.
- On est saufs. - On ruine nos chances.
- Il nous en reste. - J'espère.
- Je me demande ce qu'ils transportent. - Ou qui...
Eh bien, allons le découvrir.
Tout doux !
Sortez.
- Pourquoi l'as-tu tué ? - Je ne l'ai pas tué.
Juste un peu endormi.
J'ai réfléchi, Guy.
Il faut partir de la région.
Pour aller où ?
J'aimerais bien aller au Texas.
Peut-être Mexico.
Content de t'entendre, moi je vais en Californie.
On se sépare ?
- Oui. - Pourquoi ?
Parce que tu portes malheur, Guy.
- Tu ne tiens pas à |a vie. - Ça vient avec le travail, ça.
- J'y tiens, moi. - Ce sera différent.
On va bien finir par se croiser.
- Le plus tard possible. - Très bien.
- Sans rancune. - Bien sûr.
Rien n'est permanent Ià-dedans.
On bouge tout le temps.
On n'a même pas le temps de s'attacher.
Cela s'avère parfois utile aussi, Nevada.
- Que vas-tu faire ? - Ce que j'ai toujours voulu.
M'insta||er quelque part.
Je vais devenir respectable.
Rien chez toi n'est respectable.
Le larcin coule dans nos veines.
- Tu n'y arriveras pas. - Ça m'est arrivé une fois.
J'étais marié.
Je travaillais dans une banque.
Je n'ai rien volé de ce qui passait.
Un soirje regardais ma femme...
J'ai craqué.
- Dçscends. - Ecoute...
- Guy, sérieusement. - Je n'écoute rien.
C'est ton idée. Prends son arme.
On le laissera d'ici un jour de marche.
Mais c'est ma part du butin.
Tu voulais nous séparer.
Tu devrais nous acheter.
À la revoyure.
À la revoyure.
- Sans rancune. - Bien sûr.
Un whisky.
Vous ne vous rendez pas compte comme c'est difficile
de faire affaire avec des coûts si élevés.
Mettez-vous à notre place.
On garantit la livraison malgré les risques.
Et quand vont baisser ces coûts ?
Quand les risques baisseront.
Non seulement nous opérons en terrain Indien,
mais nous sommes aussi proie à tous ceux qui ont la gâchette facile.
Vueillez m'excuser messieurs, j'aperçois un vieil ami.
Je reviens.
Matthew.
- Jeff. - Quel joie, depuis quand es-tu là ?
- C'est mon premier verre. - Asseyons-nous.
Mettez-ça sur ma note.
Tu as des ennuis ?
Avec tout le Nevada et à |'Est, oui.
Ici, ça va.
Que fais-tu, toi ?
J'apprends le droit.
- Pardon ? - On se fiche du casier, ici.
- Ils ne vérifient pas. - Eh bien...
C'est l'endroit idéal pour moi.
- Ça fait quoi de gagner son argent ? - Alors...
Cela offre des opportunités jamais rêvées.
Comme ?
J'ai un plan.
Tu n'as jamais vu ça.
Ça ne demande que du temps et du génie.
J'ai beaucoup de temps.
Je te le raconte plus tard.
Sais-tu ce qu'il se passe ici?
- Non. - On se fait envahir par le monde entier.
Ils viennent de trouver d'autres gisements d'or.
Très intéressant...
DE L'OR!
DES GISEMENTS D'OR EN CALIFORNIE
RUÉE VERS L'OR EN CALIFORNIE
LA FIÈVRE DE L'OR À SON MAXIMUM
DE L'OR DÉCOUVERT PRÈS DE SACRAMENTO
Arrêtez la diligence.
Arrêtez-vous et jetez le coffre-fort.
Jetez vos armes et le coffre à terre.
LE BANDIT NOIR BRAQUE UNE DILIGENCE DE WELLS FARGO
Arrêtez-vous. Jetez le coffre-fort.
LE BANDIT NOIR BRAQUE WELLS FARGO UNE NOUVELLE FOIS
LE BANDIT NOIR EN CAVALE
1000 DOLLARS CONTRE LE BANDIT NOIR
2000 DOLLARS CONTRE LA CAPTURE DU BANDIT NOIR
5 000 DOLLARS CONTRE L'ARRESTATION DU BANDIT NOIR
6000 DOLLARS CONTRE LE BANDIT NOIR
7500 DOLLARS CONTRE LE BANDIT NOIR MORT OU VIF
10000 DOLLARS CONTRE LE BANDIT NOIR
Dix mille dollars.
Je n'ai jamais vu une récompense plus élevée.
Et vous nous forcez à faire des économies ?
Un homme de Wells Fargo n'est jamais forcé à faire des économies.
Je veux voir ça placardé sur chaque bâtiment
et chaque diligence de Wells Fargo.
- Voici le shérif Stewart de Sacramento. - Messieurs.
Merci d'être là, je pense que ceci peut vous intéresser.
À chaque augmentation,
je dois vérifier chaque homme possédant un fusil à double canon.
Désolé de vous causer ces soucis,
mais en vérité...
nous aussi avons des problèmes.
Durant le mois dernier,
il nous a braqué ici et ici,
puis est apparu deux jours après ici.
Je sais bien, mais ce n'est pas |e seul hors-Ia-Ioi dans ces zones.
Je vérifie chaque meurtre dans les mines.
Comme Georges Walker et Big Jack.
Il a tué cinq hommes et saccage tout.
Ce n'est pas un bandit ordinaire.
Ils le sont tous pour moi.
Vous changerez sans doute d'avis.
Sachez qu'il est près de détruire
le seul système bancaire et de transport de l'état !
Très bien, il passe en tête de liste.
Bien.
Je crois que cette réunion est finie.
Merci beaucoup d'être venus.
Monsieur Corbett ?
Monsieur Corbett.
Bonjour, M. Carlson.
Mon affiche ne dérange pas Wells Fargo ?
Car on transportera plus Lillie Malone que d'or.
Tant qu'on n'a pas vu la belle Lillie, on n'a rien vécu.
Des tickets ?
Merci, je suis sûr que Miss Malone est sublime,
mais cela ne m'intéresse pas.
Tout comme les diamants promus.
- Des répliques, bien sûr. - Non, ils sont authentiques.
C'est un cadeau du Roi de Bavière,
et autres rois d'Europe.
Pour ses représentations.
Estimés à plus de 100000 dollars !
C'est un bien beau butin.
- Inquiet ? - Pourquoi le serais-je ?
Pas tant que Wells Fargo est légalement responsable
de tous ces risques.
Dont la valeur reste dans la limite du raisonnable.
Une suggestion : si j'étais vous,
j'emploierais plutôt des gardes armés, disons une douzaine.
Excellente suggestion, monsieur.
Vous êtes donc prêt à payer la note.
Après tout...
La protection des passagers revient au shérif, non ?
Je n'emp|oierai personne
juste pour faire de la publicité.
Vous êtes à court de suggestions ?
Puis-je en émettre une ?
Miss Malone pourrait-elle voyager... sans ses diamants ?
Elle va non seulement les emporter, mais aussi les porter.
À ses risques et périls.
Au vu de cette affiche imprudente...
Wells Fargo et Cie rejette toute responsabilité.
C'est |'Empereur d'Autriche qui vous l'a offert?
En effet. Ça vous plaît?
Beaucoup. Cela m'intéresse grandement.
À quoi ressemble-t-il ?
- Vous me le rappelez un peu. - Ah oui ?
Il a |e même regard que vous quand vous admirez mes bijoux.
- Vous n'avez pas peur de voyager seule. - Devrais-je ?
C'est un pays dangereux.
Quel pays ne l'est pas ?
- Mais vous n'avez jamais été à l'ouest. - Non.
Vous verrez que c'est différent.
C'est différent partout, M. Russell.
Mais nous n'avons pas d'aussi belles femmes que vous.
Donc vous pouvez payer pour ce privilège.
Bien sûr, oui.
Les billets de mon spectacle seront sûrement en vente quand on arrivera.
Je pensais, vu qu'on voyage ensemble...
que je pourrais avoir un numéro privé ?
Je croyais que c'était différent ici.
Un problème, M. Jones ?
Je me demandais combien tout cela valait.
Je dirais plus de 100000 dollars.
M. Jones est un homme...
aisément tenté, Miss Malone.
Ils sont nombreux ici.
Dans ce cas, j'espère que vous me protégerez.
Bien sûr, de jour comme de nuit.
Arrêtez la diligence.
Jetez |e coffre à terre et descendez.
Solidarité professionnelle, sois poli.
Laisse-lui sa chance.
Rangez donc cela.
- Il ne vous servira à rien. - Je sais me débrouiller.
- Pas avec ça, non. - Donnez-Ie-moi !
Je ne veux pas vous voir morte.
- Mais en voir plus. - J'ai 100000 dollars...
Il fallait y penser avant, mais du calme.
On ne le volera pas.
Allez, vite !
Toi, viens vers moi.
Dis-leur de sortir un à un, les mains en l'air.
Prends leurs armes et jette-les à terre.
Les hommes d'abord.
Vous l'avez entendu, il vous couvre.
Pourquoi tenter ?
Pour frimer, sors en premier.
Maintenant...
relève-toi et sois sage.
Bon, écartez-vous et gardez les mains en l'air.
Les filles, descendez doucement, et il n'y aura pas de blessés.
Ça alors, c'est Lillie Malone.
J'aimerais bien savoir où vous avez caché vos bijoux.
Ne me touchez pas.
C'est dur, vous êtes si belle.
Mais pas de panique.
Aucun mal ne sera fait. J'ai un billet pour demain.
On m'a promis un public éminent.
Mais je suis très célèbre ici.
On dirait un débutant.
Pourquoi ça dure si longtemps ?
Ce n'est pas un débutant.
Alors pourquoi porter un masque ?
Parce qu'il est moche ?
Vous pouvez remonter Miss Malone.
- Je vous admirais juste. - Déçu ?
Cela en vaut le détour. Remontez donc.
Bon, les garçons.
Un instant, le héros.
Tu es nouveau ici, non ?
Pourquoi ?
Tu te comportes comme un homme du Texas.
Fais plus attention, ici c'est dangereux.
Vous seriez un vrai clown, Ià-bas.
Ils mourraient de rire.
Tu te ris de moi ?
Je me retiens, plutôt.
Retourne-toi.
Je t'ai dit de te retourner.
Bienvenue en Californie.
Ne fais pas ça sans arme, fiston.
Bien dit.
Ces dames sont très impressionnées.
J'espère que les affiches disent vrai sur votre spectacle.
Je serai aux premières loges.
Si vous n'êtes pas satisfait,
venez en coulisses et je vous rembourserais.
Je vous prends au mot.
Deux dollars, c'est cher.
Doucement !
Tout doux !
Prendre tant de risques pour ne rien gagner.
- Tout le monde va bien ? - Presque.
- Allons chercher les autres. - Oui.
- Tu les as ? - Oui.
STATION DE RELAI N°3
Madame.
Où est Ed Mason ?
Nous nous sommes fait braquer, Ed a été blessé.
- Gravement ? - Oui.
On doit rassembler une équipe et l'amener chez un docteur.
Les chevaux se sont enfuis hier.
Père est parti les chercher.
Ce n'est pas de chance.
Nevada et Keller, contactez l'équipe et allez-y.
- Essayez de ramener ces chevaux. - Oui, Guy.
Voyons donc ce qu'on peut faire pour Mason.
Bien sûr, faites-le entrer.
Aidez-moi, chef.
Voilà, doucement.
Attention à sa jambe.
- Désolé. - C'est rien.
Vous avez fait du bon travail.
Et même pas besoin de chirurgie.
Un café, M. Mason ?
-Après vous. - N'importe quoi.
Je vous remercie, alors.
- M. Russell ? - Non merci.
Je vais aller voir ce qui les retient.
Monsieur Russell !
- Monsieur Russell. - Oui ?
Je vous remercie pour cet après-midi.
Mais je vous en prie.
Vous m'avez sauvé la vie.
La mienne aussi, mais si vous voulez me remercier,
j'ai tout mon temps.
Je cherche à vous rendre la pareille.
J'ai quelques idées.
Voulez-vous des billets pour mon spectacle demain ?
Vous avez remercié I'Empereur comme cela ?
Lui et moi sommes de vieux amis.
Laissez des billets.
On se verra après.
- Ils ont peut-être prévu autre chose. - Bien.
Oui, j'adore les soirées.
Content de vous voir encore vivante.
Chut, c'est une visite de courtoisie.
Ce doit être dur de voir des gens avec ce costume.
J'allais me changer. Vous avez mauvais caractère.
-Ah oui ? - Oui, car ici, les mauvais caractères...
Ils ne font pas long feu.
Dans cinq secondes, je crie à l'aide.
- Vous n'avez pas besoin d'aide. - Que voulez-vous ?
Déjà, je voulais m'assurer que vous n'étiez pas blessée.
Ensuite, je voulais continuer de vous admirer...
Je n'ai pas les bijoux sur moi.
Pas tous.
Ça a dû glisser de ce que vous portiez cet après-midi.
Je l'ai récupéré.
Vous l'avez payé cher ?
- Ce n'est pas... - Un comte français me l'a donné.
Faites-le donc vérifier.
Une danseuse à Sacramento a exactement |e même,
mais avec de plus gros diamants.
- Vous saviez que j'étais là-dedans ? - Enfin, Lillie...
Il y a des affiches de vous jusqu'aux frontières.
Vous avez donc choisi la diligence ?
Parce que j'y étais ?
Mais aussi pour les 100000 dollars.
Ne vous méprenez pas,
vous êtes sans doute la plus belle femme que j'ai jamais vue.
Mais les affaires sont les affaires.
Je dois partir.
C'est le risque du métier.
J'ai si peu de temps pour moi.
Merci pour |e bracelet.
Continuez à me regarder ainsi...
et je vous ajoute à ma collection.
La voilà ! Mettez-vous en ligne, les garçons !
Oubliez votre jeu, allez!
Allez, en ligne !
Pourquoi ce retard ?
Le Bandit Noir, où est M. Carlson ?
À l'intérieur.
Trouvez un docteur, le conducteur a une jambe cassée.
Mesdames.
- Merci bien. - Je vous en prie.
À vous, ma chère.
Merci, monsieur.
Miss Malone !
- Vous êtes enfin là ! - Avec du retard.
C'est horrible, vraiment.
- Pourquoi ? - J'ai envoyé une bande vous escorter.
On vous attend depuis des heures.
Toute la réception est ruinée.
Tout va bien.
M. Russell, encore une fois merci.
Mais il n'y a pas de quoi, vraiment.
Vous aussi, M. Jones.
J'espère vous voir au spectacle ce soir.
Sûrement, oui.
Venez Miss Malone, dépêchons-nous !
- M. Russell ? - Oui ?
Steve Carlson, directeur de Wells Fargo.
Voici le shérif Stewart.
- Bonjour. - On nous a tout dit.
Pourriez-vous venir dans mon bureau ?
Bien sûr.
C'est toujours pareil.
La loi ne peut plus rien faire.
Ce Bandit a l'air de vous préoccuper, shérif.
Tous les voyous du pays viennent dans l'0uest.
Il y en a plus que d'habitants.
Ça m'a l'air prometteur.
On arrive à temps.
En effet, je vous en remercie.
Comment puis-je vous remercier ?
VOUS pouvez commencer par remplacer nos armes.
- Et... - Nevada.
Nous sommes nomades en ce moment.
En vérité, nous aimerions un travail.
Chez Wells Fargo ?
Je ne vois rien de mieux.
- Et toi, Nevada ? - Non plus.
Cent par mois en tant que conducteur et garde, ça vous va ?
- C'est parfait. - Bien, excusez-moi.
Voici quelque chose afin de vous protéger.
Prenez les armes que vous voulez.
Cela va s'avérer utile, shérif.
J'espère que ce sera sur le Bandit.
Donnez ça à M. Flake qui vous donnera un logement au siège.
- Merci. - Je vous en prie.
Ne vous en faites pas pour le Bandit.
- D'où on vient, il est juste gris pâle. - Allez, viens.
Vous n'enquêtez plus sur les nouveaux ?
Ils sont en période d'essai jusqu'au rapport complet.
Mais le temps qu'une enquête soit close ici,
la personne travaille ailleurs,
ou dans les mines d'or.
J'ai compris, M. Carlson.
C'est vous le chef.
Je ne suis qu'un shérif.
Un, deux, trois, quatre, cinq.
- C'est bien de redevenir respectable. - Oui.
Carlson nous aurait limite donné une médaille.
Ça devrait être bon pour quoi, deux mois ?
On est au courant des marchandises,
et |e Bandit Noir sera tenu responsable pour tout.
- Quelque chose m'ennuie. - Quoi donc ?
Nous sommes allés au Kansas, au Nevada,
au Texas, au Nouveau-Mexique et en Arizona.
Et quand on aura fait tout le pays ?
On continue dans |'Ouest.
On va trouver l'océan.
Retournons au Texas, ils ont dû changer de shérif.
Regarde qui c'est.
- C'est Matthew ! - Ne dis rien.
- C'est très grossier ça. - Matthew !
Tu voyages encore avec lui.
Comment vas-tu ?
- Riche et beau, et toi ? - Beau et riche.
- Trinquons. - Assieds-toi.
Je ne vais pas m'attirer d'ennuis avec vous ?
Alors ?
- Et les affaires ? - Presque 40000 l'année passée.
Mais on a dû en laisser un peu à San Antonio.
C'était la fille du shérif.
- Comment le sais-tu ? - C'est du Guy tout craché.
- Tu as l'air aisé. - Je le suis.
Et respectable ?
Je le suis aussi.
Depuis quand es-tu à Sacramento ?
Depuis qu'on s'est séparés il y a deux ans.
Je suis un citoyen.
- Dans quel domaine ? - Le bétail et les chevaux.
Matthew Stone, respecté par tous.
Un bon citoyen.
Avec quel argent t'es-tu lancé ?
Il n'y a pas besoin de beaucoup d'argent...
Juste des chevaux et du temps.
Quelle belle image.
Mais tu n'as pas l'air de me croire.
Quand on est un bandit...
on se reconnaît à plus de 30 mètres.
- Il y a toujours des restes. - Toujours.
Alors...
Que faites-vous ici ?
On fuit le Texas.
- Quels sont vos plans ? - Ils t'ont élu shérif?
- Du tout. - On est chez Wells Fargo.
Un souci en plus!
J'ai rendez-vous tantôt, que faites-vous ce soir ?
- On va au spectacle. - Allons-y ensemble.
C'est pour moi, sortez-les à cinq heures.
On dînera chez moi et on partira.
Ça fait plaisir de te revoir.
À cinq heures.
Il y a quelque chose qui cloche.
C'est un homme bon.
Oui, c'est ça.
Carlson est plutôt inquiet.
Il pense donner l'affaire à T. L. Harper.
Qui est-ce ?
Un des meilleurs inspecteurs.
Combien de temps ont-ils ?
Ils vont déjà devoir débourser...
presque 30000 dollars pour rester ouverts.
Tu me préviendras.
- Bien sûr. - On se rapproche de notre but.
Oui.
On a dangereusementjoué avec le feu.
On?
C'est drôle...
Tu n'as jamais braqué avec moi.
Et où en serais-tu sans mes informations ?
Je sais.
Je te verrai ce soir.
Parfait.
- Au revoir. - Salut.
'Guy? 'Oui?
Alors comme ça, tu voyages avec Miss Malone ?
- Tu sais tout. - Toute la ville en parle.
Tu retrouves des chevaux et affronte le Bandit Noir.
Qui lui a botté les fesses.
Ça lui apprendra à fouiller dans les affaires des autres.
- Elle doit t'apprécier. - En effet, oui.
Et si tu me la présentais ?
E||e n'est pas intéressée parles hommes respectables.
- Je tente. - Pas moi.
Je te la présente. J'ai aussi trouvé ces chevaux.
Quel plaisir de se retrouver, non ?
On verra ça.
Silence dans la salle !
J'ai le plaisir et le privilège
de vous présenter ce soir la plus pétillante,
la plus belle femme ayant passé les portes de ce théâtre.
Messieurs dames, je vous présente la belle...
la magnifique...
l'adorable Lillie Malone !
En tournant les pages de I'Histoire
En étudiant toutes les cartes
Vous verrez qu'il n'y aucun mystère
Sur qui était la vraie reine des cœurs
Hélène de Troie et son amour
Tout comme Madame de Pompadour
Cléopâtre était une sacrée dame
Et Joséphine était pareille
Donc voici mon excuse
Pour rester en liberté
Je suis femme un peu rebelle
Avec un passé un peu secret
J'ai 15 hommes à mes pieds, oui monsieur
C'est comme ça
Je suis une fillette très agile
Ni oui, ni non, toujours peut-être
J'ai marqué un grand "X"
Sur le sexe fort, oui monsieur
C'est comme ça
J'obtiens toujours mon homme
J'use de tous les moyens
Je lui dis au revoir
Quand il me fait son regard de chien battu
Je suis femme un peu rebelle
Plus endiablée que Rosie O'Grady
Je pourrais me ranger
Mais je m'ennuierais, oui monsieur
C'est comme ça
Et si les femmes un peu rebelles
Vont toutes au royaume d'Hadès
Puisque c'est comme ça
Faites attention, oui monsieur
À Lillie Malone
C'est moi
- Puis-je la voir ? - Ayez un cœur, Corbett.
J'ai fait fortune dans les mines.
Donnez-lui ma carte.
- Je dois la voir! - Du calme, messieurs !
Ne la dérangez pas.
- Pourquoi ? - J'ai du champagne pour elle !
- Je représente le Gouverneur. - Je suis pompier.
Messieurs, Miss Malone est touchée par vos attentions,
mais ne reçoit personne à moins de n'être changée.
- Pour l'autre numéro. - Je reviendrai.
- Moi j'attends ici ! - Moi aussi !
D'accord, messieurs, par ici.
Attendez-la dehors.
Bon, c'est dommage pour toi.
- Tu n'es pas dans la liste ? - Tu l'as entendu, allez.
- Tu vas l'écouter ? - Oui.
- Ça se fera un jour. - Je ne pense pas.
Monsieur Corbett ?
Monsieur Russell, entrez donc.
- Vous devez être occupée... - Tu l'as entendue.
Veuillez m'excuser, je dois me changer.
- Voici mon ami Matthew Stone. - Oui.
Celui qui m'a envoyé ces fleurs ?
- En chair et en os. - Enchantée.
- Et merci. - Je vous en prie.
L'hospitalité californienne m'impressionne.
Êtes-vous toujours aussi généreux ?
Non, en réalité,
un sénateur est venu, mais je n'ai rien envoyé.
Alors vous préférez
l'art à la politique.
Je préfère |es artistes aux hommes politiques.
Balivernes.
Et vous, M. Russell ?
J'aurais aimé avoir bu davantage.
M. Corbett organise une soirée pour moi.
Je lui ai parlé de vous, vous êtes invité.
- Merci. - Et vous aussi.
- Et M. Stone ? - Pas spécialement.
Avec plaisir.
J'organise d'ailleurs une soirée pour vous chez moi demain.
- Je |'ignorais. - C'est subit.
- C'est un rapide. - J'y pense, mais aimez-vous monter ?
J'ai déjà essayé.
Venez petit-déjeuner dans mon ranch.
- Mes bêtes sont les meilleures. - C'est possible.
- Et Wells Fargo ? - Je n'ai aucune course.
J'ai du temps en plus de celui passé avec elle.
Ah oui?
Je vais bien aimer la Californie.
Merci, messieurs, c'était sympathique.
- Je vous escorte. - Non merci.
Je suis d'accord.
Les chevaux seront prêts à neuf heures.
J'y serai.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Je crois que je suis amoureux de cette femme.
Félicitations.
- Tu ressens quelque chose, toi ? - Ça va, merci.
Viens, je te paie un verre.
Tu n'as pas fondé ce ranch juste avec des chevaux.
Ah oui?
Et tu n'es pas |e modèle de vertu que les gens pensent.
Écoute, Guy...
Ne parle plus de mon passé.
Je parle de ton présent.
- Que fais-tu ? - Pourquoi ?
- Quoi que ce soit, ça marche. - La vertu est une récompense.
Et si la récompense tarde, tu complètes avec les braquages.
- Plus maintenant. - Ce bottage de fesses m'a paru familier.
Tu peux donc les distinguer ?
Alors tu te fiches de si on s'octroie l'argent de Wells Fargo ?
- Allez-y. - Je ne te cerne pas.
- Tu n'as jamais été très futé. - Non.
- On se voit demain. - Donc tu...
Tu ne changeras pas d'avis ?
Non, je suis aussi amoureux.
SALLE DES COFFRES
EN DIRECTION DE L'OUEST
ON SEIVOIT DEMAIN ! MES AMITIES, LE BANDIT NOIR
- C'est lui! - Bien sûr!
- Tu crois qu'il le fera ? - Il tient sa parole.
Effaçons cela, messieurs.
Retournez à vos affaires.
J'ai tenté d'éloigner les journalistes.
Les journaux ne m'inquiètent pas.
- Ils vont ridiculiser Wells Fargo. - Qu'ils le fassent.
- Vous n'allez rien faire ? - Merci.
Ce n'était pas le Bandit Noir, mais un cinglé qui a écrit ça.
Non, ça fait partie de son plan.
Peu importe ses raisons,
il faut l'arrêter dans tous les cas.
C'est une cargaison spéciale ?
C'est la plus grosse de notre histoire.
C'est la monnaie venant de |'Est.
J'assignerai des officiers.
S'il voit que la diligence ne transporte personne...
il exécutera son plan.
Et s'il ne peut pas les voir ?
Ils seront loin,
mais assez près pour agir vite.
Oui, il arrêtera la diligence
si tout est comme d'habitude.
Parfait. Blake, ramenez Russell et Jones.
- Faites-les venir ici. - Oui.
Attention, Guy,
ces chevaux sont fougueux.
Tu n'as qu'à m'attacher à la selle.
Où allons-nous ?
Je voulais vous montrer la campagne.
Ça t'ennuierait.
Je viens quand même.
On monte de ce côté-là, non ?
Comment tu le diriges ?
Guy ?
Descends, on a du travail.
- Pardon ? - On vient de me le dire.
Dis-leur que je suis occupé.
Ça a l'air important, tu sais.
Voici ce qu'il va se passer.
Il entamera par la beauté de la nature.
Avec un peu de poésie ?
Si ça ne marche pas,
il deviendra tout timide,
il bégaiera en vous disant
que vous êtes la plus belle femme.
- Que se passe-t-il après ? - Rien.
Si vous êtes assez intelligente.
- Merci pour le récit. - Sans rancune.
Bien sûr.
Maintenant que vous savez tout,
ça ne sert à rien de continuer.
Je tiens tout de même à voir le spectacle.
Ils vous appartiennent?
C'est votre lac personnel ?
Non, pas du tout.
Mais personne ne l'utilise.
Et si je voulais l'utiliser, moi?
Je vous en prie.
La première étape est réussie.
J'ai vu les beautés de la nature.
Vous ne les avez pas seulement vues...
Vous en faites partie.
Depuis hier soir,
j'ai l'impression de déjà vous connaître.
Ah?
Vous avez voyagé ?
Oui, beaucoup.
Pourquoi venir à |'Ouest ?
Les Bavarois vivaient une sorte de révolution.
Je n'ai pas entendu cela.
On m'a dit que c'était plus qu'une "sorte de révolution."
Et apparemment, vous en êtes responsable.
- Que savez-vous d'autre ? - Qu'on vous a chassé de bien de pays.
Qu'un homme est mort suite à un duel pour vous.
Vous désapprouvez ?
Je ne peuxjuger |es gens qui n'ont plus d'endroits où aller.
Vous avez l'air de suivre ma carrière de près.
Non.
J'ai appris ça hier soir.
- Mais dorénavant, oui. - Pourquoi ?
Ne faites pas l'innocente, Lillie.
Vous êtes bien la plus belle femme.
Cela connote beaucoup.
Regardez autour de vous.
Vous êtes habituée aux vieilles villes.
Celle-ci est nouvelle.
Je veux que vous |'aimiez.
- Si c'est le cas ? - J'interdirais votre renvoi.
Je m'y plais.
C'est peut-être ce que je recherche.
Autre chose vous plaît ?
C'est charmant.
Mamacita !
Mamacita !
Mamacita, nous avons une invitée.
Faites comme chez vous.
Mamacita !
Te voilà enfin.
Un déjeuner pour deux, ce que tu as de meilleur.
Du poulet frit, des tortillas chaudes...
- Et plein de beurre. - Oui.
- Tout doit être parfait, sinon... - Oui.
- Je te coupe la gorge. - Non, arrête !
Je suis trop jeune pour mourir!
C'est le risque du métier.
J'ai si peu de temps pour moi.
Maintenant, je saisis
vos préoccupations à propos de mon passé.
Faites attention à quand vous changez de langage.
Ils pendent les gens pour ça, ici.
C'était imprudent.
- J'espère que ce n'est pas fréquent. - Non.
Vous savez, certains paieraient cher pour entendre ça.
Combien ?
La dernière offre était de 10000, mais vous feriez mieux.
- On dit que je suis bonne en affaires. -Ah oui ?
Vous avez de la chance de m'avoir rendu |e bracelet.
C'est seulement pour ça ?
- Peut-être pas. - Je vais vous dire...
J'oublierai vos fautes si vous oubliez les miennes.
Braquer des diligences est bien plus grave
qu'un petit défaut.
C'est une manie qui se perd.
Vous, moi et le comité de pendaison ?
Ils resteront chez eux.
Monsieur et Madame Bandit.
Ça n'a pas l'air très permanent.
Mais ça n'a pas l'air monotone.
Non.
Ça a même plutôt l'air excitant.
Dans ce cas...
Qu'en est-il de Monsieur et Madame Stone ?
Matthew ! Désolé.
Ça ne fait rien. Tu connais déjà Miss Malone ?
Oui, j'étais au spectacle.
Enchanté.
Peut-on parler ?
Bien sûr.
- Excusez-moi. - Je vous en prie.
Alors ?
As-tu perdu la tête ?
LE BANDIT NOIR DÉFIE WELLS FARGO
Je voulais me débarrasser de quelqu'un.
Pourquoi jouer avec le feu ?
La diligence sera escortée !
Qu'ils fassent bon chemin.
Et si je te dis que la monnaie est dans la diligence ?
- Aujourd'hui ? - Précisément.
On ne pourrajamais l'empêcher de passer.
À moins que tu n'aies une autre idée.
Calme-toi, je m'en occupe.
Alors dépêche-toi.
Je ne sais que leur plan, pas plus.
Attends, je congédie Miss Malone.
Je vais devoir vous renvoyer, j'en suis désolé.
- Les affaires ? - J'aurai du retard ce soir.
Vous commencez sans moi ?
Très bien.
C'est un grand moment.
Faites attention à vous, Matthew.
Roseville, prochain arrêt : Sacramento.
Détendez-vous les jambes.
J'ai un paquet pour eux, donnez-moi le coffre.
J'ai aussi des ordres de M. Carlson.
Il veut que d'autres prennent |e relai.
Eh bien, merci pour le jour de congé !
Vous avez compris le plan ?
Russell suivra la diligence à cheval.
Je suivrai de 200 mètres avec la faction.
Si le Bandit est là, Russell n'a qu'à tirer une fois.
On rappliquera vite.
C'est un bon plan, shérif.
C'est comme ça qu'ils ont eu le pire agent du Missouri.
Oui, bien sûr.
Ça m'a l'air bien, shérif.
Il va y avoir des problèmes, Ià-bas.
Je crois qu'on transporte un chose très importante.
Et quelqu'un va le prendre.
Attention à celui-ci : il est plein.
En voiture !
Nevada!
Jetez-moi le coffre.
Allons-y l
Il est parti Ià-bas.
Russell le suivait.
Musique, maestro !
Bonsoir, Matthew.
- Petite virée nocturne ? - Bonsoir, Guy.
Je ne viens pas jouer, Matthew.
Nevada et moi voulons la moitié.
On avait tout planifié.
Il t'a sauvé la mise.
Tu visais mieux avant.
Mais je ne voulais pas te tuer.
Je n'ai rien, c'était vide.
- Tu mens vraiment très mal, tu sais. - C'est la vérité.
Tu ne sais même pas ce qu'est la vérité.
Plus tard, ils devineront si je ne descends pas.
Quand parlerons-nous ?
Après la soirée.
Quand ils seront partis.
Si j'étais toi...
je ferais en sorte de ne rien faire d'imprudent.
Si j'étais toi, je surveillerais mes mots.
- Contente-toi de venir. - Je serai là.
Ne joue pas les forts avec moi, tu vas t'attirer beaucoup d'ennuis.
Content de vous voir, M. Harper.
Voici T. L. Harper, un de nos inspecteurs.
- Bonsoir. - Peut-on parler, shérif ?
- Bien sûr. - Avant tout, arrêtez cet homme Ià-haut.
- Vous savez ce que vous faites ? - Tout à fait.
Par ici, messieurs.
Je vous emmène, messieurs ?
Non...
Je pense que ces deux hommes sont liés au Bandit Noir.
Et quand nous aurons trouvé M. Russell,
nous ne serons pas loin du Bandit lui-même.
Il a peut-être quitté le pays.
Je ne pense pas.
C'est bien plus qu'une série de braquages.
Quelqu'un de l'intérieur les aidait,
ils savaient que ces 30000 dollars étaient importants.
On les aura demain.
Quand il a vu le coffre vide,
il a deviné que ça ne pouvait se trouver qu'à Roseville.
Vous croyez qu'il y sera ?
Il y sera obligé, et ce dès ce soir.
- Que fait-on ici ? - Du calme.
La moitié de Roseville l'attend.
Notre piège attraperait une mouche.
Que faisons-nous ?
Asseyez-vous...
et attendez.
Vos affaires vous ont retenu très longtemps.
C'est comme ça. Il faut travailler dur pour y arriver.
Vous entrez toujours par l'arrière de votre maison ?
À vous entendre, vous étiez inquiète.
Je n'ai pas dit que je ne l'étais pas.
Il ne va rien m'arriver.
Combien de fois avez-vous dit ça ?
Lillie, écoutez-moi...
Rien de ce que vous pourrez dire ne m'est inconnu.
Je suis allée partout, et j'ai vu beaucoup de choses.
- Vous ne vous en sortirez pas. - Pas besoin.
J'arrête.
Quand ?
Tout ça ne sera pas éternel.
La chance est éphémère.
Tout le pays vous recherche.
Vous n'aurez personne quand ils verront qui vous êtes.
Cela vous tient à cœur ?
Autant qu'à vous.
Très bien.
J'arrête.
- Quand ? - Maintenant.
Pas de dernière fois ?
Il m'en reste une à terminer.
- Mais je n'ai pas à agir. - C'est vrai ?
Je n'oserais vous mentir.
Retournez à la soirée.
- Je vous rejoindrai. - Ne soyez pas long.
J'ai prévu quelque chose pour nous après.
Mets-toi ça en tête, le coffre était vide !
- Pourquoi le voler ? - J'ai fait erreur.
Ne me mens pas, Matthew.
Si je te disais où il était, tu me croirais ?
-'Où est-il ? - A Roseville.
Pourquoi me le révéler ?
- Je suis généreux. - Mais bien sûr.
C'est bien nouveau, ça.
Guy, j'ai tout ce que je veux, y compris...
Y compris l'argent necéssaire.
- T'ai-je déjà menti ? - Non.
Juste la plupart du temps.
Cette fois, je dis la vérité.
Tu as juste à aller chercher l'argent.
D'accord. Je pense y aller.
Et tu viens avec moi.
- Tu es prêt? - Pas encore.
S'il voulait venir, il serait déjà là.
Ne t'en fais pas, il viendra.
Séparons-nous.
- Qui est-ce ? - Guy Russell.
Russell ?
- Qu'y a-t-il ? - Carlson m'envoie.
Que voulez-vous ?
Je dois récupérer la monnaie.
- Je |'ignorais. - C'est normal.
Carlson a pensé que c'était mieux de le faire cette nuit.
Vous me connaissez, alors ne me retardez pas.
Attendez ici.
- Le voici. - Parfait.
Qui est-ce ?
Un officier de police.
-Attendez, je n'aime pas ça. - Je n'aime pas ça non plus.
- Il ne fait pas confiance à un collègue. - Certains sont méfiants de nature.
Es-tu satisfait ?
- Assez. - Puis-je avoir mon arme ?
- N'abuse pas. - Tu ne me fais pas confiance ?
Je me rappelle de ce sac d'or quand on s'est séparés...
- C'est dur d'avoir si bonne mémoire. - Oui.
Bien, où pars-tu donc ?
Dans la direction opposée à toi.
Ça me va.
- À la revoyure. - A la revoyure.
- Fais attention. - Oui.
Descendez des chevaux, les gars.
Suis-moi !
Là-haut !
- Tu es blessé ? - Juste écorché.
'-Et toi ? -A l'épaule.
- Tu peux toujours tirer ? - Oui.
Voici ton arme.
- Merci. - De rien.
Ils ne bougent pas, ne gâchez pas de munitions.
- Qui va les chercher ? - Personne.
- Henry! - Par ici !
Va chercher des chiffons et du kérosène !
Je me demande où est Nevada.
Vu les évènements, je parie qu'il est en prison.
Le chanceux.
C'est beaucoup plus confortable qu'ici.
- Désolé de t'avoir impliqué. - Ne t'en fais pas.
Ça va aller vite.
Vous les voulez vivants ?
Ne risquons rien.
Tirez dès qu'ils sortent.
Il n'y a plus de tirs.
Ça ne sent pas le brûlé ?
Quelqu'un a fait tomber une allumette.
J'irai toucher deux mots au constructeur.
Comment ça ?
Il n'y a pas de porte arrière.
- Il commence à faire chaud. - Oui.
Tu ne m'avais pas dit...
que tu venais pour ta santé ?
ÜUÎ, pourquoi?
On dirait bien que c'est raté.
Je ne sais pas que tu vas faire,
mais moi, je vais courir.
Si je ne te revois pas, bonne chance.
Toi aussi. Ravi de t'avoir connu.
De même.
- Tu viens ? - Non, je vais rester au barbecue.
Nevada!
Allons-y l
Une minute de plus et c'était fini.
- Quelques soucis avec |e geôlier. - Ne recommence pas.
Bon...
Où partons-nous ?
Je ne vois qu'une chose : |'Ouest.
Allons trouver l'océan.
J'ai réfléchi, Guy.
Combien de temps prendrait-on si on se rend ?
Tu plaisantes ?
Tu veux qu'on se rende ?
Une fois sortis, on repart à |'Est
pour revenir à |'Ouest, ça me va.
Ne nous rendons pas, laissons la loi venir à nous.
C'est pas si mal.
J'avais quelque chose de prévu avec ma dame.
On se voit en prison.
FIN
Traduction et sous-titrage : Coline Huet
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