All language subtitles for Les.Rivieres.Pourpres.S03E05.FRENCH.720p.WEB.H264-FREAMON

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Original subtitles

...

*-Go ! Go ! Go !

...

*-Regarde !

...

-Sympas, les morgues en Belgique... On devait voir le légiste.

-Il a préféré laisser les victimes ici le temps

de les découdre. Les corps pouvaient se déchirer.

-Charmant...

-Bonjour. -Bonjour.

-Bonjour. -Ils commencent à moisir.

Je suis légiste, pas étiologue.

-Alors ? Vous en pensez quoi ? -Les victimes ont été cousues ici

mais tuées ailleurs. Coutures classiques. Le fil, par contre,

c'est du haut de gamme. Tressé, ciré, épais, spécial cuir.

Bon !

Quelques jours avant le meurtre,

on leur a découpé

de la peau au-dessus de la hanche. On les a

égorgés

au couteau. On les a déplacés ici, cousus

ensemble, incendiés.

Il variait les plaisirs, votre bonhomme.

-Et ça ?

-Il y a huit rubans tressés ensemble,

coupés et assemblés.

Et ils ont le même collier en cuir.

-Il y a quelque chose

sur les morceaux de peau ?

-Je n'ai rien vu. Pas d'encre. Les 1res constatations

laissées par Martens.

-Vous l'avez lu ?

-En diagonale.

-Des témoins ? -Non. Le père

Lehmann vit ici. Mais il est en vacances. La porte ferme à peine.

-Où est cette Martens ? -Je ne sais pas.

-OK. -Merci.

-Au revoir, docteur. Merci. -De rien.

-Deux corps cousus l'un à l'autre dans une salle paroissiale.

-Les victimes. Deux touristes allemands.

-On va essayer de trouver d'où vient ce fil.

...

-Arrêtez-vous.

Excusez-moi.

C'est quoi, ça ?

-Ca ? C'est pour le "handfasting".

-Le quoi ?

-Le "handfasting",

une sorte de mariage, mais laïque. On a choisi des couleurs chaudes.

-Où avez-vous fait la cérémonie ? -Au festival Flammes de Lugnasad,

là-haut. -Vous les connaissez ?

-De vue. Ils restaient

dans leur coin. Ils étaient là-haut hier. Carl les a mariés une semaine

avant nous.

-Le tueur les a cousus dos à dos. Est-il contre leur union ?

-A cause des rubans ? -Oui.

-C'est quoi, ça ?

-Flammes de Lugnasad.

45 minutes. -De marche ?

-Vous voulez que je vous porte ?

-C'est malin...

Ca monte. Si ça continue, je vais faire un AVC.

-Déconnez pas, Niémans. Il n'y a pas de réseau ici.

-Au moins, on est sur le bon chemin.

Vous partez ? -Non. On descend les poubelles.

-Prends ça. -Le festival est zéro déchet.

Vous êtes là pour le "handfasting" ?

-Oh non ! -Non.

Vous les connaissez ?

-Carl, oui. Des Allemands.

-Carl, c'est votre gourou ? -Non.

On est païens. On prie les dieux de la nature, pas le monde moderne.

-Si tu le dis...

-On se casse ?

...

-Pas par là ! Vous allez

briser l'énergie du cercle.

Toi aussi !

On te l'a déjà dit.

T'es con !

-Cool, mec.

-C'est ça... Bonjour.

Je suis Alessandro.

-Carl est là ?

-Oui. Il se repose dans une tente.

C'est à cause des meurtres ?

Que savez-vous ? -Qui vous l'a dit ?

-Votre collègue.

-Audrey.

-Niémans.

Je suis contente.

-Ma petite Audrey.

-Alors, tu es dans la P.J. belge. -Oui. Je bosse à cinq bornes d'ici.

-Tu t'appelles Martens.

Tu es mariée ? -Non. J'ai pris le nom de ma mère

pour pouvoir jouer les Belges. -Ah oui...

Audrey Martens, une ex-élève de Cluzes.

Camille Delaunay. -Aussi

ex-élève. -Alors, on est amies.

Tu es magnifique.

-Merci... -Et un peu tendue.

J'ai enquêté.

Ici, personne ne connaissait

les victimes. Klaus Bauer. Hilda Keller. La vingtaine.

Etudiants.

Avides d'expériences. Ils étaient

hautains envers les festivaliers. Mais pas de bagarres.

Les familles vont venir récupérer les corps.

Je vais te présenter.

...

C'est ici que Carl fait

les cérémonies de mariage. Les tentes pour les nuits de noces.

Hé !

-Hé !

-Commissaire Niémans.

Gisèle. Lukas. -Bonjour.

-Ce sont 2 anciens potes.

Leur "handfasting" est pour aujourd'hui.

Vous connaissez ? -Oui. Les rubans.

-La peau qui manque aux victimes, ça vient de là. Montre-lui.

Carl la coupe.

Il en fait comme un collier qu'ils gardent.

C'est romantique.

-Ca fait

un peu peur.

-L'amour, ça pique parfois. -Et ça fait perdre la tête.

Et ta boucle d'oreille ?

-Ah oui... -Hé !

-Ca, c'est fait avec leur peau. -Ouais. C'est une idée de Carl

pour ne pas oublier qu'on est des animaux.

-Les coutures, c'est du fil ciré ?

-Sûrement. Il faudrait demander à Carl. Ce n'est pas mon rayon.

Ca, c'est du folklore pour les bobos qui se prennent en selfie.

Rien à voir avec le paganisme. -Des hommes du monde moderne.

-Oui. La société de consommation. Tous ces écolos embourgeoisés.

On n'en veut plus, de la société de consommation.

On veut retourner à la tribu.

-Je vois. Et les victimes étaient du côté des bobos. Non ?

-Oui. -On aurait pu les tuer pour ça ?

-On meurt tous un jour. Non ?

-Carl est à l'origine du rassemblement ?

-Oui. Il y a deux ans, il a lancé un manifeste néopaïen sur le Net.

Il a fait le "handfasting" pour réunir les âmes soeurs égarées.

Ca a cartonné et il a fait un festival.

-Tu y crois, à tout ça ?

-J'ai grandi là-dedans. Ma mère, c'est une mystique.

Un coup hippie, un coup New Age. Ca laisse des traces.

-Je ne savais pas. -Demain, on fait un feu

pour Lugnasad. Les couples formés

à cette période sont sacrés. C'est pour ça qu'il y a autant

de futurs mariés ici. -Ce Carl, je le trouve où ?

-Dans la tente là-bas. -OK.

Il n'a pas l'air en grande forme, le gourou.

-Détendu. Comme... Audrey. C'est ça ?

-Oui. Pourquoi ? Tu as un souci avec elle ?

-Un peu perchée, non ? -Comme tous les flics.

Attention.

Bon !

Allez, Carl ! Debout !

-Vous êtes qui ? -La police.

Commissaire Niémans. On coud les peaux puis après les cadavres ?

-Comment ça ?

-Tu étais où, cette nuit ? -J'ai dormi.

-Seul ? -Oui. Non. Enfin, ça dépend.

-Non ! Non ! Non !

Vous sortez.

Vous sortez !

Merci.

-Mythologie celte,

gréco-romaine, nordique.

Les cycles de la lune. Vous tapez dans tout.

-C'est le paganisme. Le païen communie avec la nature

et choisit sa croyance.

Il y a des dizaines de dieux.

Darin. Pan.

-"La recherche de l'âme soeur".

Vous êtes conseiller conjugal.

-Oui. Je sens les énergies compatibles. J'en fais profiter.

-Il y a la fête de Lugnasad.

-Oui. -Les fils des talismans,

d'où sont-ils ?

-Je ne sais pas. D'une boutique. -Vous avez

du stock ?

...

Ces fils ? -D'habitude, ils sont là.

Il n'y a plus rien.

-Niémans !

Les poubelles de Carl.

Elles partaient.

...

Allez-y, puis partez. -Bien.

-Il y en a

partout.

-Carl est arrêté ?

-On part d'ici.

-On rentre au poste. Interroge tout le monde ici.

A tout à l'heure.

-C'est mon sac !

-Ecartez-vous ! -Phil ! Tu te calmes !

-On a trouvé ça dans la tente de Carl.

-C'est bon.

-Des serpillères et des vêtements gorgés du sang des victimes ont été

transportés dans une

de tes couvertures et retrouvés sur le lieu

de l'accident.

-En me levant à l'aube, ma tente était remplie de sang.

J'avais bu la veille.

J'ai nettoyé. Et j'ai tout mis dans un sac.

-Des éléments vous accusent. -Pourquoi

j'aurais fait ça à ce couple ? -Car ils étaient là

pour le folklore. Des snobinards. -N'importe quoi !

Ils frimaient. -Tu couchais

avec elle, comme avec Gisèle ? -Non.

-Ca coûte cher, ton "handfasting" ? -Rien. On est contre l'argent

et contre la police.

-Il ne s'appelle pas Carl Muller,

mais Luc Villemont,

fils des Villemont,

patrons

d'une tannerie.

-Ils utilisent du fil ciré, non ? -Ma soeur là-bas est directrice

commerciale. Elle m'a filé du fil et des aiguilles.

-Ca change tout. On va aller voir. -Non. Je ne vois plus mes parents

depuis des années.

...

-Qu'as-tu encore fait ? -C'est ce qu'on cherche à savoir.

-Tu ne nous lâcheras pas. -Si, je le veux.

-Hervé !

-Vous êtes Agnès,

la soeur ? -Oui.

-Je leur ai dit pour les fils. -Les fils ?

-Les deux morts du festival

ont été cousus avec.

-J'en ai donné un lot à Luc, maman, pour ses cérémonies.

-Ta soeur te sert à nous emmener dans ton blasphème

et nous salir.

J'aurais dû te tuer

à la naissance. -Oui...

-Oh ! Oh !

Stop ! Stop !

Stop !

-Papa. Ca va ?

-C'est bon. D'accord ?

Allez ! On dégage.

-Le swastika est l'un des symboles les plus anciens de l'humanité.

Chine. Inde.

Mouvement néopaïen.

-D'extrême droite. -Le paganisme est

la religion historique de l'Europe. Ce n'est pas

une question de politique. -Sur ton épaule, tu as un tatouage

de Terre et Peuple, un groupuscule païen néonazi.

-Une erreur. -Ils avaient revendiqué

l'incendie de deux églises et d'une salle

paroissiale.

Tu es en photo avec tes potes. -Je vais payer ça toute ma vie ?

-Ca te poursuit. Alors, soit tu es assez con pour signer tes crimes,

soit on veut te nuire. Un ex-copain néonazi pourrait

t'en vouloir d'être parti ? -Je ne les vois plus.

-Il ment. Ce mec descendait les poubelles

du festival.

-C'est qui ?

-Aucune idée. Je l'ai oublié. -Je vais trouver.

*-Allô ! -Audrey. Je t'envoie la photo

d'un type à retrouver. -Je l'ai.

-C'est Johann Moller.

-Je n'ai rien ici. Ils étaient tous bien défoncés la nuit du meurtre.

Personne n'a rien vu.

Les caisses d'alcool sont dans la tente de Carl. Ca allait et venait.

Vous en êtes où avec lui ?

Les mariés font la gueule. *-On est avec Carl à la tannerie.

-D'accord. *-On l'embarque au poste.

*Je te tiens au jus.

-Arrête avec tes selfies ! -S'il te plaît.

-Arrête ! -Ca va ou quoi ?

Vous deux, arrêtez

de me faire chier ! -Oh ! La prochaine fois,

c'est au poste.

-Audrey. On va pouvoir se marier, avec Lukas ?

Les autres disent que c'est foutu et que c'est dangereux.

-Je ne sais pas. Carl est en garde à vue.

-Je ne sais pas ce qui m'a pris avec lui. Il me massait et...

Tu ne dis rien à Lukas ? -Non. Tu n'as rien vu, toi ?

-Non.

*-Et prenons place auprès des dieux et des déesses qui font

*de nous leurs étoiles.

*Puissent les énergies de ce jour nous envahir !

-Ca fait un peu mariage à Vegas.

Lugnasad. "Handfasting"

gratuit. Il fait même des mariages

à domicile.

-Ca ne correspond pas à l'image du bonhomme.

-C'est trop élaboré.

-Et avec un gourou obsédé du cul. -C'est peut-être ça, sa motivation.

Sur les forums, Alessandro balance aussi

sur les bobos qui dénaturent le festival.

-Tu en penses quoi, de lui ? -Malsain. Si c'est le tueur, il a

du sang-froid. -Il peut vouloir éliminer Carl ?

-Ou alors, le tueur est un chrétien qui pense, comme madame Villemont,

que le "handfasting", c'est blasphématoire ?

-Tu as quoi sur la tannerie ? -Les parents Villemont disent avoir

passé la soirée chez eux. Agnès est restée une partie de la nuit

à la tannerie. Sur les ouvriers, on n'a rien.

Pour l'instant, tout accuse Carl. -Egorger les victimes dans sa tente

et brûler une salle paroissiale alors qu'il l'a déjà fait...

C'est une tête de con, mais il n'est pas débile.

-C'est quelqu'un qui était au festival cette nuit-là.

-Ce sont des runes de protection. On ne sait jamais.

Un type a vu Moller quitter le rassemblement avant votre arrivée.

-Il faut le trouver. -Moller n'a pas de portable.

J'aurai d'autres relevés d'appels. -Aucun lien avec l'extrême droite

au festival. -Carl a dû en sortir.

-Mais Moller était là. -Il y a un hôtel, ici ?

-J'ai tout prévu.

...

-Je ne le sens pas.

-Ca ira. Elle a tout prévu...

-Ne me cherche pas, Camille. Ce n'est pas le jour. Ris...

...

-J'ai les livres du gourou. Ca peut vous intéresser.

C'est magnifique, hein ?

J'ai mis tentes, sacs de couchage, jumelles, frontales.

Et vue sur le festival.

On va être bien, là. Je n'ai qu'une couchette dans mon van.

-Tu dors là-dedans ?

-Oui. J'ai du mal à trop rester

dans un appart.

Mais c'est impec. Je peux même faire du café.

Vous m'avez manqué.

-Toi aussi, Audrey. En revanche, nous faire dormir dans une tente...

-Ca va ! C'est ce qu'il vous faut. -Ah oui ?

-Attends. Tu ne vas pas le faire toute seule.

Il faut accepter de se faire aider.

-Ouais...

-J'y vais. J'ai de la lecture.

-Bonne nuit, boss.

-Oui, c'est ça... Bonne nuit.

-Un coup de main ?

-Ne me chauffe pas, Camille.

-C'est pratique, d'avoir vue sur le festival.

-Ben voyons !

(Oh ! Putain !

(Merde ! Putain ! Fait chier !)

Percussions.

...

-On devrait partir.

Ca dégénère. -On a le droit d'être là.

On n'a pas fait tout ça pour rien. -Comment ça ?

-Lukas. C'est toi que j'aime.

-Je t'aime. Explique-toi.

-Salut, les amoureux. Le mariage, c'est terminé.

Tout le monde

s'est barré.

-Va-t'en !

-Tu te crois protégée par ta copine flic ?

-Gisèle, on s'en va. -Il ne nous aime pas, ce frustré !

Carl n'est pas là, ça t'arrange. Tu es impuissant ?

-Gisèle ! Gisèle...

-Tu vas voir si je suis impuissant.

-Hé ! Tu fais quoi ? Tu fais...

-Non, non ! Pas maintenant.

On l'aura au grand feu, avec tout le monde.

...

-C'est quoi, ce bordel ?

...

-Bien dormi ?

-A ton avis ?

-Il ne faut pas croire. Vivre au naturel, ça s'apprend. Café ?

-Oui.

Merci. Je suis trop vieux pour ces conneries.

Tiens. -C'est quoi, ces billets ?

-Je les ai trouvés dans les livres de Carl.

-Je le croyais bénévole. -Il faut croire que non.

On a les résultats des réquisitions bancaires ?

-Non. Sur les anciens

de Terre et Peuple.

Une ferme est à un ancien

membre.

Moller y est mêlé.

-Il pourrait se venger de Carl, qui a trahi leurs idéaux nazis ?

-Moller savait que Carl avait déjà cramé une église.

Et il était au festival

le soir du meurtre. -Est-ce

pour le fric ?

On sera plus discrets comme ça.

Personne ne pense à une voiture de flics en voyant ça.

-Il y a 15 000 boules. Les billets sont dans les livres sur le couple.

-Les gens ont dit ne rien verser pour le "handfasting".

-On attend de la visite. -Ce n'est pas Moller.

-Ecoutez ça.

"Jadis, l'homme et la femme ne formaient qu'un être androgyne fait

"de 2 visages,

"4 oreilles, 4 mains, 4 pieds et 2 corps placés dos à dos.

"L'espèce hermaphrodite décida d'attaquer les dieux.

"Zeus se vengea, et pour affaiblir cet être androgyne, le coupa en 2.

"Ainsi naquirent l'homme et la femme, deux sexes différents

"mais incomplets, chacun cherchant sa moitié, son âme soeur perdue."

C'est le mythe

d'Aristophane tiré du "Banquet" de Platon.

-Carl relie le Lugnasad à l'idée d'une moitié qui nous attend.

Ca définit le festival.

-Le tueur a suivi le mythe d'Aristophane. Il a recousu

l'androgyne primitif. -C'est lié

à un amour perdu ?

-La vengeance d'un marié de Carl ?

-Ce sera dur de tous les retrouver. Carl ne tient aucun registre.

-Niémans. Il y a une voiture.

-On se rapproche.

...

-Ca bouge.

-Là. C'est Moller.

-Tiens.

-C'est quoi, ce sac ?

-De la dope.

-Il l'a payé.

-Bien. -Salut.

-S'il a une moto, on ne l'aura pas.

On y va.

-Les flics !

-Camille !

Coup de feu.

Coups de feu.

-J'y vais.

-Bouge pas !

-A terre !

Tes mains dans ton dos. Bouge pas.

-Qu'est-ce que tu fais ? Arrête-toi !

...

-Arrête-toi !

Coups de feu.

-Camille ! Ca va ?

Camille ! -Ouais ! Ca va !

...

-Arrête-toi !

Arrête-toi ! Putain !

Coup de feu.

-De la MDMA. Et de la kétamine

pour les découpes de peau.

Carl voulait ça pour qu'ils se sentent bien, qu'ils planent.

-Et la MDMA ?

-Ca facilite les rencontres.

-Et ses coucheries ? Les meurtres ?

-Je suis juste un dealer. Je n'ai tué personne.

J'ai fui à cause de ces meurtres.

-Carl ne faisait pas ça que pour le sexe. Il touchait sur les ventes ?

-Non. Je le fournissais de temps en temps pour ses cérémonies et basta.

-Il venait d'où,

son argent ? -Je ne sais pas. Il flemmardait.

-Et Terre et Peuple ? -C'est fini depuis longtemps, ça.

-Carl a continué son trip néopaïen. -Vite fait.

-Il a monté un festival.

-Il a repris il y a 2 ans avec son appel néopaïen.

-Oui... Audrey ! Tu t'en occupes, s'il te plaît.

-Ce n'est pas un hasard s'il est revenu il y a 2 ans.

-Fais voir son site.

C'est plutôt pas mal, son truc.

-Oui. -Mais ce n'était pas un commercial.

Fais voir le site de la tannerie.

-C'est une question de teinture. -Je ne sais pas, Philippe.

Je reviens vers vous. -Je lance la machine ?

-Excusez-moi.

Bonjour. Je peux vous aider ?

-Le site de votre frère a été conçu et est hébergé par la même boîte

que celui de la tannerie depuis que vous êtes

directrice

commerciale. La tannerie a payé. -Oui.

Il fallait que j'aide mon frère. -Oui. Comme pour les fils.

-Au revoir, Armelle.

-J'envoie la facture maintenant ? -Oui.

Oui ?

Oui. Oui, je sais.

Je peux vous rappeler d'ici une demi-heure ?

Super ! Merci beaucoup. A tout de suite.

-Vos parents ne sont pas là ?

-Non. -Ils sont où ?

-Je ne sais pas où ils sont. -Et vous ne nous prévenez pas.

-Je dois reprendre la tannerie. Ils me testent, vu l'histoire des fils.

Si vous leur parlez du site... -Il faut démarrer

la cuve.

-Excusez-moi. Lancez-la.

-J'aurais dû placer les Villemont sous surveillance.

-Vous les soupçonnez ? -Ils considèrent les mariages

de leur fils comme blasphématoires. Ils auraient pu commanditer

les crimes pour le faire accuser. Ils sont perchés. Enfin, je dis ça.

Tu es la spécialiste des perchés. -Ah oui ?

...

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