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Original subtitles

[J'accuse couine]

C'est ma faute.

T'avais raison.

J'aurais pas dû la mêler à ça.

Justement.

Je veux pas te retrouver pendu.

Alors, je fais quoi ?

Je me couche ?

J'abandonne, je le laisse gagner ?

Je m'excuse, si tu veux.

"Désolé du dérangement, M. Pellegrini.

"Pardon, monsieur." Encore !

[Ben] T'as une vie, Assane.

T'as une femme et un fils.

Un fils dont c'est l'anniversaire.

T'avais prévu un truc, aujourd'hui. T'as fait une promesse à Raoul.

- J'ai pas le cœur à ça. - Ben, oui.

Mais si t'annules… c'est là qu'il gagne.

[musique douce]

- Qu'est-ce que tu fais ? - Tu verras, il est gentil.

Faut juste pas lui parler de qui-tu-sais.

[Ben] De qui ?

- Pellegrini ! - [J'accuse aboie]

Youssef ? C'est dégueulasse que tu sois viré de l'affaire.

C'est rien, t'inquiète.

En plus, je kiffe la paperasse, c'est ma passion.

- Allez, ciao. - Ciao.

[une porte claque]

OK…

C'est qui, ce mec ?

Luis Perenna…

Sernine…

Le Louvre…

813, Perenna…

Les Dents du tigre…

Salvator…

Bah oui !

Mais non…

Le Collier de la reine…

Putain, qu'est-ce que je comprends pas ?

Salvator, Le Sept de cœur…

Il y a bien un lien, là-dedans…

[musique douce]

[alarme de portable]

[Belkacem] C'est dingue.

Ils ont rien, à l'identité judiciaire.

Le mec braque le Louvre

et ils ont strictement rien sur lui.

- Il est très chanceux… - Ou c'est le plus grand des voleurs.

- Tu vas pas t'y mettre ! - Au moins, Guédira avait une piste.

Guédira, il est plus sur l'affaire. Tu veux le rejoindre ?

D'ailleurs, il est où ?

Je l'ai pas viré, non plus.

Il m'a dit qu'il était malade.

- Il avait l'air malade, hier ? - Honnêtement…

il a l'air malade de base.

Bon, allez…

S'il est à Paris, on va se le faire.

[musique suspense]

[musique action]

[klaxon]

[musique douce]

[sonnette]

Papa ?

- Joyeux anniversaire. - Qu'est-ce que t'as foutu, encore ?

Rien.

J'ai raté mon bus donc j'ai cavalé un peu.

- C'est quoi ? - Ouvre.

[Assane rit]

[Claire] C'est quoi, ce truc ?

Regarde.

Hop là ! Voilà.

Assane, je te rappelle qu'il a 14 ans.

- Ça te plaît pas ? - Bah…

Les bouquins de Lupin, je kiffe, mais le costume, je suis pas sûr.

Moi, je suis sûr. Tu vas kiffer, crois-moi.

C'est pas fini. D'ailleurs, il faut qu'on y aille.

On va où ?

- Surprise. - Amusez-vous bien.

- Tu viens pas avec nous, toi ? - Non.

Je viens pas, non. J'ai déjà un truc.

Tu vas chez le médecin ?

Tu m'as balancée, toi ?

Si t'as une question à me poser, pose-la !

- Pas de question. - J'ai rien à cacher.

- Tu veux savoir quoi ? - Tu viens ou pas ?

- On a un train. - Quel train ?

Notre train.

- J'ai un billet pour toi. - [Claire souffle]

T'es pénible, Assane.

Tu me mets tout le temps devant le fait accompli.

Il me prévient jamais,

quand il a du retard ou quand il me plante.

Il vous plante souvent ?

Son travail est prenant ?

Son travail… Si on peut appeler ça comme ça.

- Il fait quoi ? - Vous ne voulez pas savoir.

Disons que…

si vous le croisez, faites attention à votre portefeuille.

Et encore, je sais pas la moitié de ce qu'il fait.

[policier] 295, c'est là.

- Vous avez reçu l'appel ? - Oui.

- Ah ! - J'ai deux gars à l'intérieur.

Allez plutôt voir sous les fenêtres si ça sort par là.

- Ils sont encore là ? - Ils étaient quatre.

Trois se sont barrés, mais il en reste un, j'y vais.

- [policière] On vous accompagne ? - Un gamin à pied, je gère.

Allez voir plutôt sous les fenêtres.

Merci, collègues.

[sonnette]

- Oui ? - Bonjour, madame, c'est la police.

- Ouvrez, s'il vous plaît. - C'est qui ?

- C'est la police. - D'accord, montez.

Merci, madame.

Calmez-vous, deux de mes hommes montent la garde en bas.

Ça va aller, vous êtes en sécurité.

Ils n'ont rien pris chez vous ?

- Je ne crois pas. - Vous avez de la chance.

Parce que l'appartement d'en bas, ils l'ont siphonné, ils ont tout pris.

- Vraiment ? - Oui. Vous avez une alarme ?

- Euh, non. - Non. Ça va pas, ça, madame.

C'est pas bon. Là, ils vont revenir.

- Vous croyez ? - C'est sûr !

Ils lâchent rien, ces petits salauds.

Quand ils ont pas fini le travail, ils reviennent.

Se goinfrer. Ils prennent tout.

Mais vous allez rester ?

Non, madame. Je ne vais pas rester.

Je ne peux pas.

Sous-effectif.

Le pognon passe dans les banlieues et il reste rien.

- Mon Dieu ! - Comme vous dites.

- Il y aurait une solution. - Dites-moi.

C'est un peu compliqué.

Je vous en supplie.

Si vous avez vraiment des objets de valeur,

vous me les laissez.

C'est mieux, on va faire ça.

Je vais les mettre au commissariat, à l'abri,

avec les pièces à conviction. Ils seront tranquilles.

Et vous les récupérerez quand on aura chopé les gars.

Oui, faisons ça.

Ça va me faire de la paperasse.

- Il va falloir… - Je vous en supplie.

Bon, allez.

Faisons ça.

Madame ?

Que le plus précieux.

[une porte s'ouvre]

[Assane] Voilà.

C'est mon mari qui me les a offerts.

Il travaillait dans l'extraction de diamants, au Congo belge.

Le bon vieux temps.

Les locaux étaient assis sur une fortune sans le savoir.

- Il y avait qu'à se servir. - Vous avez bien fait.

- Les boucles d'oreille ? - Oui, je vous en prie.

[femme] Merci. J'ai…

une dernière faveur à vous demander.

J'ai un œuf de Fabergé.

Madame, je ne peux pas tout prendre.

S'il vous plaît…

- Vous êtes redoutable. - Je sais.

Allez.

- En souvenir du Congo belge. - Merci, jeune homme.

Vous êtes un gentleman.

[psy] Cet homme est votre âme sœur.

"Âme sœur", c'est un peu exagéré.

[psy] Ce sont vos mots.

Lors de notre dernière séance, vous avez dit :

"Assane est fait pour moi, que ça me plaise ou non.

"C'est mon âme sœur."

Donc,

vous croyez en l'âme sœur ?

Voilà.

[Claire] Disons que quand…

quand je suis dans ses bras et qu'il me serre fort,

oui, j'y crois, mais…

quand je lui fais à manger et qu'il a trois heures de retard,

c'est plus compliqué.

[tic-tac du minuteur]

Je me dis toujours que ça va aller mieux.

Et puis, il y a des moments où…

on est bien, on parle d'avenir et…

Et tout à coup, je sais pas,

il peut pas s'en empêcher, il gâche tout.

Le cercle vicieux.

[Claire] Je sais même pas si je suis amoureuse de lui.

Ça fait tellement longtemps.

On se marre, on a tout traversé ensemble.

C'est mon meilleur ami, mais…

L'homme de ma vie, je crois pas.

Vous lui devez rien.

Vous n'êtes pas mariés, vous n'avez pas d'enfants.

[sonnerie du minuteur]

Je vais lui parler ce soir.

Comme ça…

- On verra bien. - Vous verrez quoi ?

- S'il tient à moi. - [buzz de porte]

Oh, le con !

- Vous l'avez pas vu ? - Non.

- Il s'est barré par le toit. - Merde.

- Vous l'avez pas vu, hein ? - Non.

On n'est pas assez payés pour risquer nos vies.

Il a laissé tomber ça, en se barrant. Voilà.

[policière] Quand même !

- Pas mal. - Pas mal, le pactole !

J'amène ça au commissariat, pièce à conviction.

- Je m'occupe de la paperasse. - Merci.

- Merci, collègue. - C'est normal.

- Bonne journée. - Au revoir.

À cet âge-là, ça va vite, ça crapahute…

Ils sont agiles ! Allez, merci.

- Au revoir. - Merci.

[Claire] On peut se voir, ce soir ?

Je voudrais te parler.

Comment ça, je prends ma voix sérieuse ? Non.

Je prends ma voix normale.

Sérieuse, oui.

On dîne ensemble ?

19 h, OK, mais par contre, un endroit tranquille.

Pas too much, d'accord ?

OK, à ce soir.

- [Claire] C'est combien, Assane ? - 85.

84, 85 et 86.

- 86… - [Claire] Là !

- [Assane] Voilà. - Très bien.

Le Havre, c'est pas terrible.

On va pas au Havre.

Ah bon ? On va où, alors ?

Sous le fort de Fréfossé.

[Claire] Ah…

"En aval d'Étretat, la chambre des demoiselles.

"Sous le fort de Fréfossé, l'aiguille creuse."

Exactement.

On va à Étretat, chéri.

- [Claire] C'est la fête de Lupin. - Voilà.

C'est pour ça que je t'aime. Tu vois ?

Ça fait 25 ans que je connais cette personne.

Quand je l'ai rencontré, il m'a fait lire L'Aiguille creuse.

- Je m'en souviens un petit peu. - Un peu ?

- Un petit peu. - [Assane] Attends.

Deux pieds sur les lettres dans la roche.

Tu mesures 19 toises.

Tu tournes la croix.

Tu montes sur la 44e marche.

Puis, à la 357e…

[en chœur] Tu trouveras le trésor d'Arsène Lupin.

Vous êtes deux grands malades, en fait.

Malades mais connectés.

- [Ben] C'est pas mal, ici. - Qu'est-ce que tu crois ?

Je t'emmène pas n'importe où.

J'ai cru que t'étais en repérage.

Je te l'ai déjà dit : C'est là où il y a le plus de pognon…

Qu'il y a les plus gros pigeons. Je sais.

J'ai trouvé un endroit pour ma boutique. En plein milieu des puces.

Un grand rez-de-chaussée pour les clients normaux

et un sous-sol pour les clients…

pas normaux.

- Commissariat le plus proche ? - Pas proche.

C'est parfait.

- Je crois. - On est bons.

Ta première vente.

- C'est un Fabergé ? - Oui, pourquoi ?

On se lance, mon pote.

[murmure appréciatif de Ben]

- [Ben] Je sais pourquoi on est là. - Mais non.

Oui…

Je reviens.

[Juliette et Assane rient]

- Faut que t'arrêtes de me suivre. - [Juliette rit]

Tu rigoles ou quoi ?

C'est toi qui me suis. Qu'est-ce que tu fais là ?

T'es très beau.

J'ai quelqu'un.

Ça te dérange, maintenant ? Ça t'a jamais dérangé.

- C'est une connerie. - Tu te poses trop de questions.

- Je m'en pose, moi ? - C'est ça, le problème.

C'est un problème ?

C'est un gros problème, alors.

[musique douce]

- Je peux plus faire ça à Claire. - "Claire" ?

Quel ennui déjà, son prénom. J'imagine le reste.

- Je suis un gars bien. - Mais non, pas du tout.

T'es pas du tout un gars bien. C'est ça qui me plaît.

Ah ouais ?

- Je t'attendrai pas. - Tu peux arrêter d'attendre.

- J'aime Claire. - Moi, je t'aime toi.

Alors on fait quoi ?

Je vais pas te lâcher.

Je suis désolé.

Je suis content de m'échapper avec vous.

C'est cool.

[notification sonore]

C'est le docteur ?

Il s'appelle Marc, déjà.

Et ça te regarde pas.

Et tu l'as revu, Marc, depuis la dernière fois ?

Ça ne te regarde pas.

- Elle l'a pas revu. - Hé !

[Assane rit]

- On fait une photo ? - [Assane] Allez.

[Claire] Voilà.

[Raoul] Attends, fais voir.

[Claire] Attends.

- [Assane] Montre. - Arrête !

Fais voir, on veut voir.

[Claire] Mignonne, non ?

Il s'est trop kiffé !

[Claire rit]

J'hallucine.

Je suis beau gosse, quand même ! Pas mal.

[musique tension]

[téléphone]

On en est où ?

Je suis avec lui dans le train.

- Il vous a vu ? - Non, je crois pas.

Sa femme et son gosse sont là.

Eux, vous les laissez tranquilles.

Mais lui, vous m'en débarrassez.

- Ne me décevez pas. - Bien, monsieur.

[musique suspense]

[briquet]

[Assane] ♪ Joyeux anniversaire ♪

[en chœur avec Claire] ♪ Joyeux anniversaire ♪

♪ Joyeux anniversaire, Raoul ! ♪

♪ Joyeux anniversaire ! ♪

[Assane] Bravo !

[Assane] Merci !

Arrête.

[Assane] Bravo.

Ça se fête !

Quand même…

Sympa ! Tu le reconnais, lui ?

- Pour toi. - C'est sympa.

Sers-toi.

- Marbré, mon préféré. - On n'a rien à boire.

- Je m'en occupe. - C'est pas grave.

Non, j'arrive tout de suite.

[musique tension]

Bonjour, vos billets.

- Merci. Bonjour. - Bonjour.

Billet, s'il vous plaît. Merci.

Quand est-ce qu'on arrive ?

- Dans 20 minutes. - Merci.

Bonjour, votre billet.

Merci.

[musique action]

[en criant] Putain de merde !

Il est où, papa ?

Il arrive.

J'ai rien trouvé à boire.

- Je vous offre le champagne à Étretat. - Tu étais où ?

- Je me suis battu. - Hein ?

Attends, j'ai croisé un mec

qui dit que Le Mystérieux voyageur est la meilleure nouvelle de Lupin.

- Elle est bien. - [Assane] Mais c'est pas la meilleure.

Je lui ai expliqué gentiment, poliment.

Et le mec s'emballe. Il le prend mal et bon…

N'importe quoi.

Je suis d'accord, n'importe quoi. Et le mec…

Bon, voilà.

Mais c'est réglé. On s'est un peu chiffonnés.

Rien de grave.

Un peu de sport.

Ça va.

[Claire] Je te déteste…

Ça te plaît pas ?

Ça vient d'ouvrir ! C'est "le" resto.

On s'en fout, c'est pas la question.

J'avais dit "pas too much" et c'est hyper chic.

Et alors ?

Et alors ?

Merci.

Merci.

Je voulais un endroit tranquille pour te parler.

- C'est tranquille. - [serveuse] Du vin ?

Non, merci.

Monsieur ?

Super tranquille.

- Merci. - Je vous en prie.

Je suis désolé.

On s'en va.

- L'addition, s'il vous plaît ! - Non !

Alors, dis-moi.

Quoi ?

Ça a l'air sérieux, ton truc, donc dis-moi.

Je suis enceinte.

[musique douce]

T'as dit quoi ?

Je suis enceinte.

T'es enceinte d'un enfant ?

- Bah oui ! - De mon enfant ?

[Assane rit]

Je vais être papa ?

- C'est ça, que tu me dis ? - Oui.

Tu sais que c'est bien ?

- Je sais pas. - Mais si !

Mais c'est ça, tu doutes. C'est ça, cette tête.

Je vais être papa !

Arrête.

Je vais être papa !

C'est la meilleure mère du monde, vous allez voir.

Arrête.

Je vais être papa !

T'as raison, on est pas tranquilles. On y va.

[Assane] Hop là !

Merci !

[haut-parleur] Mesdames et messieurs, nous allons arriver en gare du Havre.

Assurez-vous de ne rien oublier à bord.

Nous vous souhaitons une agréable journée.

[musique tension]

[homme] Bonjour.

Vous allez aussi à Étretat ?

- [Raoul] Vous êtes fan de Lupin ? - Oui.

- Et toi ? - J'adore. Mon père m'a fait découvrir.

Il a très bon goût, ton père.

- Vous vous connaissez ? - Non.

Un peu.

[notification sonore]

[Belkacem] Message, patron.

C'est ma femme ?

Non. Numéro inconnu.

Ça dit quoi ?

Alors… "Salut,

"c'est Paul Sernine.

"Mon train arrive au Havre.

"On prend un café ? Je porte un imper beige."

Encore un cinglé qui a eu mon numéro.

Il dit merci pour le stylo au Louvre.

Appelez-moi le Havre !

Bon, Raoul, on y va ?

[Claire] Merci.

[Assane] Je te rejoins.

- À toute ? - À toute.

[le train freine]

[musique tension]

Tu vas te lever,

et on va sortir sagement, Assane.

[musique suspense]

[haut-parleur] Vous êtes arrivé au Havre. Terminus.

Assurez-vous de n'avoir rien oublié dans le train.

Ne laissez pas vos bagages sans surveillance.

[homme] Essaye pas de faire le malin.

- Tu connais Le Mystérieux voyageur ? - [policier] Bouge plus !

Bouge plus ! Lève tes mains !

Lève tes mains, je te dis !

- Sors tes mains ! - Imper beige, c'est lui.

- Maintenant, tu connais. - [policier] Lève les mains. Tes mains !

Au sol.

- Au sol. - Doucement.

Doucement.

Voilà. Doucement.

C'est quoi, ça ?

T'as quoi, dans tes poches ?

C'est quoi, ça, hein ?

[musique action]

[policier] Menottes !

[musique douce]

[Claire] Au fait, comment il finit, Lupin ?

On sait pas. Il s'est pas fait choper.

C'est une fiction.

Dans la vraie vie, Lupin, il se fait choper direct.

Enfin, à moins de s'arrêter à temps.

[Assane rit] Ah…

- Alors ? - [Raoul] Ben…

Autre part, ce serait ridicule, mais ça le fait, non ?

[Assane] On est d'accord.

- Je reviens. - [Claire] Tu vas où ?

- Voir l'aiguille creuse. - [Claire] T'éloigne pas, hein !

[Assane] C'est pour quand ?

Je crois que c'est le 11 décembre.

Non ?

Si. Ça pose un problème ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Le 11 décembre !

Claire !

La date de naissance de Maurice Leblanc !

Ah !

- OK et alors ? - C'est un signe.

On l'appelle pas Maurice, hein ?

Pourquoi pas ?

- Pas Maurice. - [Assane rit]

Non, pas Maurice. Assane Junior.

- Assane Junior ? - Ouais.

- T'es malade ? - Je sais que c'est non. Arsène.

Non, pas Arsène.

Je sais pas comment il va s'appeler, mais je vais l'aimer.

Et je vais le protéger.

Alors c'est fini, les conneries ?

Fini, les conneries.

Promis.

Je sais.

Raoul.

- Raoul ? - Ouais !

Non, pas Raoul !

- [Assane] Raoul, c'est bien. - Non.

[Claire] Assane,

c'était qui, ce mec dans le train ?

C'était quoi, le problème ?

Oh !

J'ai bien vu qu'il se passait quelque chose.

Me prends pas pour une conne.

Assane !

Réponds-moi.

Faut que je règle quelque chose.

Quelque chose d'important pour moi. Et pour Raoul.

C'est à propos de mon père.

Dont tu ne m'as jamais parlé en 25 ans ? Dont je ne sais rien ?

Je vois pas le rapport.

Faut que j'aille au bout de ça, et après je te dis tout.

J'arrêterai mes conneries.

Je sais que je te l'ai déjà dit cent fois.

- Ouais. - Donc t'as aucune raison de me croire.

Mais cette fois, c'est vrai.

Je sais, c'est vrai, comme d'habitude.

Ça aussi, tu l'as dit cent fois.

Seulement moi, j'ai besoin de plus, Assane.

C'est pas assez.

Tu vois, tu me réponds même pas.

On s'en fout, de ça. C'est pas ça, l'important.

L'important, c'est Raoul et toi.

Donne-moi une chance.

Une dernière.

Attends, il est où, Raoul ?

Je le vois pas.

[Claire] Raoul ?

[Belkacem] C'est pas notre gars.

Il avait une pierre du collier. Donc on va le chercher et on l'interroge.

- Vous allez où ? - Chercher Sernine au Havre.

Vous êtes en retard, il a été relâché. C'était pas lui.

- Il avait la pierre. - Il était armé.

Son port d'arme est clean et il a un alibi pour le soir du casse.

Donc la pierre… On la lui a foutue dans la poche.

- Attendez, expliquez-nous. - J'attends quoi ?

Qu'on passe des semaines sur une fausse piste ?

Le type s'est fait piéger, alors vous me retrouvez par qui.

Épluchez la liste des passagers du train,

récupérez les vidéos de surveillance.

Faites votre boulot, merde. Je vais pas tout faire pour vous.

C'est quoi, ces conneries ? On interroge pas le gars ?

- C'est n'importe quoi. - Que veux-tu que je te dise…

Récupère la liste des passagers du train.

Ça va nous prendre des plombes.

C'est un boulot pour Guédira, il est où ?

Raoul !

Raoul !

[musique suspense]

[Claire] Raoul !

Salut, c'est Raoul. Laisse ton message.

Excusez-moi, vous avez vu un métis de 14 ans avec un haut-de-forme ?

Des garçons avec un chapeau, il y en a partout.

Métis, avec des grands cheveux ? Non ?

[musique suspense]

[Raoul] Lâche-moi !

[petits cris]

[musique à son paroxysme]

Lupin ?

[musique suspense]

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