All language subtitles for Patria.S01E06.Patrias.y.Mandangas.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-NTb.fr

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Original subtitles

La police nous assassine !

La police nous assassine !

Les membres de l'ETA ne re�oivent jamais pour instruction

de se suicider, mais bien de se d�fendre...

Au moins, Juani se console en priant.

Josetxo est effondr�.

Il reste au lit.

Il n'a toujours pas rouvert la boucherie.

Va le r�conforter.

Juani dit que si tu allais l'embrasser,

�a le ravigoterait.

Allons...

Si t'es pas fichu de faire �a pour un ami...

C'est pas mon ami.

Laisse tomber, va.

Fais comme tu veux.

Je dirai � Juani que tu refuses, et voil�.

T'as gagn�, merde. Mais ferme-la.

Ferme-la, par piti�.

Bordel, Josetxo.

Bordel de Dieu.

Je pensais bien te voir.

Une manigance de nos femmes.

Je sais pas quoi dire.

Enfin quelqu'un d'honn�te.

Allez, viens � l'arri�re.

Si tu as faim, sers-toi dans le comptoir.

- J'ai pas de pain. - T'emb�te pas.

Tous des menteurs, Joxian.

La police,

la gauche ind�pendantiste...

Tous.

Tout le monde se fout de la v�rit�.

La police fran�aise a arr�t� un chef de l'ETA.

Il avait beaucoup d'infos.

Des t�tes sont tomb�es.

Jokin a pris peur.

Il est devenu parano.

Il s'est suicid�.

Pour l'enterrement, j'ai pas eu mon mot � dire.

Ils ont pris le gamin...

et fait leur num�ro de patriotes.

Sa mort les a bien arrang�s.

Ils l'utilisent � des fins politiques.

Ils les utilisent tous.

Des moutons, voil� ce qu'ils sont.

Des esprits na�fs.

Joxe Mari aussi.

Ils leur bourrent le cr�ne,

leur refilent des armes...

et au front !

Ils se prennent pour des h�ros avec leurs pistolets.

Ils abandonnent boulot, famille, amis...

Tout �a pour ob�ir � des profiteurs.

Et semer veuves et orphelins dans tous les coins.

- Ne r�p�te jamais �a. - Je dis ce que je veux !

- Regarde Txato, personne lui parle. - Tu devrais, tu es son ami.

On me ferait pareil.

Pays de menteurs et de l�ches !

Joxian, �coute-moi. Va chercher ton fils.

C'est pas si simple.

Si j'avais su o� se trouvait Jokin,

je l'aurais d�nonc� � la police

et j'aurais encore un fils.

Il serait en prison.

Et s'il refusait de me parler, tant pis.

La prison, on peut en sortir.

De la tombe, jamais.

Bonsoir � tous. Comme il fallait s'y attendre,

le suicide hier du terroriste Jokin Etxeveste � Burgos

a provoqu� au Pays basque des incidents

et des manifestations nationalistes...

Bah voyons ! Vous l'avez tu�, salauds.

D�j� de retour ?

Tu lui as remont� le moral ?

Pas d'un iota. Il a flingu� le mien.

Ne me demande plus jamais d'y aller.

Vivement que Joxe Mari se fasse prendre, qu'on en finisse.

Je prie saint Ignace sans arr�t.

Pour que la police l'arr�te.

La police fran�aise, pas l'espagnole.

Qu'on l'enferme quelque temps, au calme...

puis qu'on me le rende.

Quand je disais �a, tu te f�chais.

Que sais-tu de ce que ressent une m�re ?

Et un p�re, alors ?

Mieux vaut habiter loin de la zone d'action.

Apr�s une op�ration, on retourne � la vie normale.

- On peut pas garder les armes ? - Non.

Il faut les cacher en for�t.

En cas de p�pin, elles serviront aux camarades.

Prends.

Et maintenant, pas de quartier.

Salut, deux caf�s au lait.

Merci.

Une voiture a explos� !

Restez � l'int�rieur ! On sait jamais !

�a peut encore p�ter !

Une ambulance ! Appelez une ambulance !

Fils de pute !

Fils de pute !

Les fils de pute !

- Qu'est-ce que tu fous l� ? - Y a ni lumi�re ni pi�ce.

Viens.

- Qu'est-ce que t'as ? - Des coliques, je peux pas bouger.

Vous �tiez o� ?

- Pourquoi t'as pas allum� ? - J'ai � peine r�ussi � monter !

O� tu as mal ?

On peut pas faire entrer un m�decin ici.

L'hosto, c'est trop risqu�.

Faut agir. Si elle claque, ce sera pire.

Accroche-toi, Txopo !

Allez !

Ouvre, putain !

On se tire !

- Elle va geler ! - Rentre.

- Tu d�connes ? - Rentre !

Les urgences ?

Il y a une nana qui a super mal.

Je sais pas.

Sur un banc, aux jardins d'Ondarreta.

Faites vite.

O� tu vas avec ton v�lo ? Il pleut.

Je sais, je suis habill� pour.

Tu n'as plus 30 ans, je te signale.

Je vous prends des fleurs.

Celles-l�.

- Voil�. - Merci.

Bon sang de merde...

- Ne t'en fais pas, Joxian. - Quoi ?

Ce n'est pas interdit, de marcher � c�t� de son v�lo.

Tu es s�re ? J'ai pas pris mon antivol.

C'est bon, je te dis.

Viens.

Je me demandais si tu allais venir.

Tu vois.

Tu es un homme de parole.

Ma fille et toi m'avez embobin�. J'ai tenu promesse.

� toi de tenir la tienne, pas un mot � Miren.

Ne t'en fais pas pour �a.

Ta fille dit toujours que tu as bon c�ur.

Txato va adorer les fleurs.

Allons, allons...

Te voir avec ton v�lo, �a va le rendre jaloux.

Arr�te, tu veux ?

Je croyais que c'�tait un hommage.

On doit le transf�rer au cimeti�re du village depuis longtemps.

Mais sa tombe se ferait vandaliser comme les autres.

Tu lui r�p�tes pas ce que tu m'as dit au potager ?

Je pensais que c'�tait le but.

Tu me laisserais seul une minute ?

Oui.

- J'y vais. - Ah oui, d�j� ?

D'accord, d'accord.

Joxian, je suis tr�s heureuse que tu sois venu.

Du col ut�rin. Tr�s avanc�.

Il lui reste combien de temps ?

Selon Arruabarrena, deux � trois mois, maximum.

Elle le sait ?

Arruabarrena ne lui a pas encore dit.

Il pense que je devrais le faire.

J'aurais d� la pousser � faire son bilan plus t�t.

Ne te torture pas.

Je parie qu'elle en sait plus qu'elle ne le dit.

J'avais promis � papa quand on l'a enterr�.

Finalement, je n'ai pas �t� � la hauteur.

Bient�t, tout le monde aura oubli�.

C'est comme �a.

Tout finit par s'oublier.

On ne doit pas oublier, nous.

Pas nous.

Les terroristes Joxe Maria Garmendia Uzkudun

et Carlos Vazquez Teixeiro,

alias "Patxo", de Galice,

formeraient avec un 3e membre le commando Oria.

De dangereux terroristes activement recherch�s depuis hier.

- Doux J�sus ! - Tais-toi.

... soup�onn�s de divers attentats.

Notamment l'assassinat de l'aubergiste

Ramiro Guevara Ortiz, 35 ans,

abattu dans son �tablissement

et soup�onn� de trafic de drogue.

Mais aussi celui du policier Jos� Sanchez,

tu� dans un attentat � la voiture pi�g�e.

Le commando aurait �galement assassin� le transporteur

Jesus Mari Lertxundi Altuna,

d�rob� des v�hicules

et braqu� une banque � Renteria l'�t� dernier.

Papa, c'est moi. Passe-moi maman.

Arantxa.

Menteurs. Ce sont des menteurs.

La police ment, l'�tat espagnol ment.

Et la t�l� aussi, parce qu'elle leur appartient.

Et aux infos, ils mentent !

Maman, �coute-moi.

Comment va papa ? Et toi ?

Comment veux-tu que j'aille ?

Je connais mon fils.

Joxe Mari n'est pas un assassin.

Ce sont des menteurs !

Des salauds de menteurs !

Ils vont l'attraper et ils vont le tuer !

C'est leur bouc �missaire !

Son corps finira dans un foss�, comme l'autre !

Menteurs de merde !

Ces fascistes vont me le tuer...

Maman ?

Oui, j'ai vu.

Je m'en doutais.

Je peux pas croire

que ce soit lui qui...

Je sais.

Ta s�ur a vu ? Je sais m�me pas si elle a la t�l�.

S�rement. Mais elle a ses partiels.

J'appelle le bar en bas de chez elle pour la pr�venir.

Oui, fais �a.

Aucune femme t'a aim� comme �a en Allemagne.

Je pas comprends.

Je m'en fous.

Ce que t'es sexy, putain !

J'ai tellement de chance.

Tellement de chance, putain.

Quel dommage que tu rentres en Allemagne...

Tu viendras voir moi ?

Bien s�r, mon amour. Tu m'�chapperas pas.

D�s que j'ai fini mes examens, je viens.

Venir, oui.

Moi, je crois le Dieu.

"En Dieu".

On dit "en Dieu".

Je crois en Dieu.

- Toi ? - Je sais pas.

Mais en Allemagne, je serai luth�rienne comme toi.

Viens l�.

- Surprise ! - Merci !

Tellement attentionn� !

- Merci beaucoup. - De rien.

Les fleurs pour ton anniversaire,

et �a...

pour le b�b�.

- Je vais enfin �tre tonton. - Oui !

F�licitations !

Merci.

Comment tu le sais ?

Les parents, �videmment.

Incapables de tenir leur langue. Je voulais te l'annoncer.

Allez, ouvre !

Alors...

Ton livre ?

- Merci, je suis super contente ! - Tant mieux.

D�dicace-le pour ton neveu. Je prends un vase.

�a marche.

Attends, tu as choisi le pr�nom ?

- Oui : Restitue. - Arr�te ! S�rieusement ?

Endika ou Aitor. On h�site.

Endika, c'est beaucoup mieux.

OK.

- Endika, alors ? - Endika.

- Je marque Endika. - Vas-y.

Ma premi�re d�dicace, en plus.

Fais voir.

Tu es au courant pour Joxe Mari ?

On l'accuse de plusieurs meurtres, dont celui de Txato.

Txato !

Vivement qu'il ne puisse plus faire de mal.

Il en a d�j� beaucoup fait.

On m'a appel�e du village pour me f�liciter.

Je l'aurais envoy�e se faire foutre.

- J'ai appel� les parents aussit�t. - Et ?

Maman, super remont�e. Elle sort de ces trucs...

Elle conna�t leurs banderoles par c�ur.

Elle d�fend son fils.

Je ferais sans doute pareil.

- Papa dit rien, comme d'hab ? - �videmment.

Au moins, sans Joxe Mari, il peut lire El Diario Vasco.

- Tu m'�criras ? - Tout le temps.

D�s que j'ai ma licence en poche, je viens te voir.

Je t'aime.

Je t'aime tellement !

Klaus !

Allez, Klaus, d�p�che.

- Ne pars pas. - Allez, on y va.

Ne pars pas !

Je t'aime.

Salut, beaut� !

J'en crois pas mes yeux.

Salut, Jos� Carlos.

Quoi de neuf ? On te voit plus.

Je suis en pleines r�visions.

Je vois. Mais il faut bien se reposer, non ?

Tu veux qu'on se voie ?

Je pourrais passer ce soir.

"Tu manques � moi."

Je le mangerais.

Je le mangerais...

- Tu as r�ussi ? - J'ai ma licence, putain !

- � plus tard. - Bonne chance !

Papa, j'ai fait ce que tu m'avais demand�.

Je suis libre.

C'est le dernier.

- Donne. - Tiens.

La porti�re.

Maman commen�ait � s'inqui�ter.

J'avais des choses � r�gler avant de partir.

Je m'en doutais. L'universit� ?

Des affaires de coeur. �a, je le prends.

Je reste pas � Donostia.

Je pars en Allemagne.

Tu viens ?

Maman est au courant ?

Il n'y a que toi qui sais.

Maman est tr�s seule, �a m'inqui�te.

Tu le sais, elle va parler � la tombe de papa.

Elle y va parce que c'est gratuit.

Elle se r�jouit que tu deviennes avocate.

- Elle te l'a dit ? - Je d�teste le droit.

Eh bien...

Je ne vais pas � l'h�pital par plaisir.

Il faut gagner sa vie.

Pas n'importe comment. Mon avenir, je le vois loin d'ici.

J'ai rencontr� quelqu'un.

Je veux voir ce que �a donne.

Tu as l'air heureuse.

- �a te d�range ? - Pas du tout.

Mais contiens-toi devant maman. On nage pas tous dans le bonheur.

Je peux te poser une question ?

Bien s�r.

- Depuis la mort de papa... - Son assassinat.

�a ne change rien.

Pour moi, �a change tout.

Depuis son assassinat, as-tu ri une seule fois ?

Possible. Je ne sais plus.

Tu t'interdis d'�tre heureux.

Je ne sais pas ce qu'est le bonheur.

Apparemment, tu es experte en la mati�re.

Moi, je me contente de respirer,

faire mon boulot et veiller sur maman.

- �a, on a compris. - Je suis inquiet.

Le fils parfait ! Tu crois que je m'inqui�te pas ?

Que je m'en fous ?

- C'est �a ? - Non.

On ne te demande ni ne te reproche rien.

Tu peux �tre tranquille.

Peu avant 10 h du matin,

une centaine de gardes civils ont boucl� la seule rue de Morlans

et les collines alentour.

Des r�sidents du quartier, vers 5 h du matin,

ont rapport� des coups de feu.

L'op�ration se poursuit. D'apr�s des sources proches...

- Quoi ? - La ferme !

... encerclent un b�timent

de trois �tages au 53 rue Tolaretxe.

La garde civile confirme

� l'instant que 3 membres du commando Donosti de l'ETA,

dont on ignore encore les noms,

ont �t� tu�s dans le quartier de Morlans

apr�s un affrontement avec les gardes civils

qui a dur� plus de quatre heures.

Fait chier !

Ils vont d�barquer, faut y aller.

On a rien � voir avec eux, on les conna�t m�me pas.

- Alors ? - Je vois rien.

Y a peut-�tre un lien.

Toi et moi, on va se cacher. On revient demain.

Pourquoi elle reste ?

Elle est pas fich�e, elle. Elle nous informera.

Bonne id�e.

- Et tes coliques ? - Tu fais chier, putain !

On se tire.

Ils sont sur nos traces, c'est s�r.

Tu serais pas parano ?

�a fait deux fois que je croise le m�me type dans l'ascenseur.

Je crois pas au hasard.

Regarde � Morlans.

Je te parie que l� aussi, c'est parti d'un hasard.

�a fonctionne comme �a, c'est tout.

La vache, c'est beau.

Si seulement le vent emportait la fum�e.

C'est dommage, ce vent.

Si au moins, il emportait la fum�e.

Je vais me coucher.

Tu attends pas la fin ?

Maman.

J'y vais, maman.

Au revoir.

Le train � destination de Berlin,

d�part pr�vu � 16 h,

partira voie 2.

Salut.

Voiture 2.

Il s'appelle comment ?

Klaus Dieter.

Klaus Dieter ?

J'aurais pr�f�r� l'annoncer � maman moi-m�me.

T'avais pas � lui dire. Je lui aurais �crit.

Il fallait pas m'en parler.

Je n'aime pas mentir � maman.

C'est moi qui trinque.

Grosse dispute, hier soir. Elle m'a m�me pas dit au revoir.

Je suis une grande fille.

Je sais exactement o� je vais et pourquoi.

J'ai pas d'amis, ici.

Je devrais moisir toute seule ?

Vivre avec maman ?

Manger notre poulet dominical et pleurer

au dessert ?

Tu es tr�s injuste.

Tu fais bien de partir.

Apr�s tout, tu laisses quoi ?

Une famille bris�e, un p�re assassin� ?

Maman et toi, vous restez ici.

Papa, non. Lui, je le garde ici, avec moi.

Quelqu'un te r�cup�re � la gare ?

Ecris-nous, qu'on ait ton adresse.

Si tu as des d�marches � faire, n'h�site pas.

Nerea, n'oublie pas d'�crire � maman.

Ni de l'appeler.

Au revoir, s�urette.

Merde !

Klaus Dieter ?

Klaus ?

Je suis d�sol�.

Je appeler Wolfgang.

Il a une chambre, d'accord ?

Attends.

Tu peux te le garder, ma belle. Cadeau.

Papa...

Papa.

L'organisation terroriste ETA a �t� d�capit�e.

Cet apr�s-midi pr�s de Biarritz, une op�ration in�dite

a permis d'appr�hender son dirigeant et trois de ses bras droits.

Bonsoir.

Ce sont dix terroristes pr�sum�s

qui ont �t� arr�t�s en France

lors d'une op�ration d'envergure.

Le ministre de l'Int�rieur fran�ais salue

cette grande victoire de ses services

� l'approche des JO de Barcelone.

Son homologue espagnol...

L'ETA s'�croule.

J'ai pass� deux semaines en Iparralde, et...

Qui commande ?

Va savoir, ils se contredisent.

- T'as pas re�u d'instructions ? - C'est le gros bordel.

Quoi ?

Mon p�re est malade.

Il lui reste peu de temps.

Et comment tu le sais ?

Je suis all� le voir.

Putain de merde ! Il est d�bile, ce mec !

- C'est mon p�re, putain ! - T'es con ?

- J'�tais oblig� d'y aller ! - Et si t'es suivi ?

- On bouge plus ! - Au sol !

Au sol !

Au sol, putain !

Pas un geste !

Adaptation : Danielle Marques

Sous-titrage : VSI - Paris

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