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Original subtitles

Nous allons parler de l'art de tuer.

Un taureau courageux

doit �tre tu� convenablement.

Mal tuer est une honte pour le taureau.

Le matador doit faire honneur � son nom.

Mal tuer est trahir le courage de l'animal.

Quand il entre dans l'ar�ne,

le torero �tudie le taureau

pour savoir comment il va le tor�er,

de quelle mani�re il va l'aborder.

Une bonne estocade est le r�sultat d'une bonne passe.

Il y a un moment o� le taureau sent qu'il va mourir

et attend la mise � mort.

L'�p�e doit s'enfoncer

juste derri�re le collier,

faisant une "croix", entre les omoplates.

Ce point s'appelle le trou des aiguillons.

L'�p�e ne doit �tre ni � plat, ni perpendiculaire !

Mais bien dirig�e,

pour atteindre le c�ur et les poumons.

Trois choses essentielles dans une mise � mort !

Bien fixer le taureau.

Le bras doit �tre en angle droit,

l'�p�e dans le prolongement du bras,

la main

� la hauteur du c�ur. Faire la croix

en plongeant l'�p�e.

Celui qui l'omet, le diable l'emporte !

Lentement, on approche la cape du museau

attirant le taureau � soi !

Sans quitter des yeux le collier,

on y plonge l'�p�e sans oublier la "croix".

Ce n'est pas tout.

Pour tuer un taureau comme il le m�rite,

il faut que l'�p�e

le happe

avec tout votre c�ur.

D�shabille-toi.

Je ne porte rien.

Bien travaill�.

On voudrait un vrai taureau.

Moi aussi.

Mais vous, il vous a eu !

Maestro, on donne une f�te ce soir, beaucoup de gens !

Vous viendrez ?

Non, pas ce soir !

Faites un effort !

S'envoyer en l'air ! Voil� ce qu'elles veulent !

J'aimerais aller draguer avec vous !

Tu n'oses pas tout seul ?

J'ai jamais essay�.

Tu n'es jamais sorti avec une fille ?

Jamais.

Les filles, c'est comme les taureaux.

il faut les surprendre, et le tour est jou� !

- Donnez-moi �a. - Mais pourquoi ?

- Frit avec de l'ail, un r�gal. - C'est une amanite panth�re.

Qu'y a-t-il ?

Il est tr�s v�n�neux.

Comment le sais-tu ?

Par la couleur du chapeau et de sa volve.

Ne les ramassez jamais ! Ils sont mortels.

Je t'ai observ� pendant mon cours.

Tu te sentais mal.

Les nuages me donnent le vertige.

Puis-je avoir un peu d'eau pour prendre une pilule ?

Oui, monte.

Les pilules ne peuvent rien contre la peur.

La mort ne m'effraie pas, surtout pas la mienne.

Avoir peur est normal. Parfois, �a donne du courage.

Vous aviez peur ?

Oui, �a fait partie du m�tier.

Il ne faut pas avoir peur de la peur.

Vous sortez avec elle ?

Ava Gardner ! Tu ne vas pas au cin�ma ?

Ma m�re est de l'Opus Dei.

J'ai pass� ma vie � prier et � faire du sport.

Celle-l�, je la connais !

Ah oui ?

C'est ma voisine.

Elle te pla�t ?

Elle est tr�s jolie.

Elle est mannequin et pr�tentieuse.

Pas Eva.

Vous savez son nom ?

Oui, je sors avec elle.

�a alors !

T'as envie de jouer ?

D'accord !

Vous avez du succ�s avec les filles...

Savoir que j'ai �t� torero les attire.

Au fait, pourquoi veux-tu l'�tre ?

T'es pas comme les autres.

Je sais pas...

Le danger doit me plaire...

Si je dois mourir,

je pr�f�re que ce soit dans l'ar�ne, c'est plus poignant.

Vous ne croyez pas ?

Tu es trop jeune pour y penser.

Qu'importe l'�ge ?

A ton �ge, quand on aime le risque, on pense � tuer,

pas � mourir.

C'est ton tour.

A vrai dire, je ne sais pas jouer.

J'ai promis � ma m�re

de rentrer t�t.

Angel...

Dis-moi...

Les hommes t'attirent ?

Quelle question !

Simple curiosit�.

A ton �ge, si on n'a pas couch� avec une fille...

Encore l'�ge ! J'en ai marre d'�tre pris pour un anormal !

Bon, je n'ai rien dit.

Je vous prouverai que je ne suis pas p�d�.

T'as rien � me prouver.

Vous verrez !

Angel !

Que fais-tu dans le noir ?

Je n'aime pas que tu t'enfermes.

O� vas-tu ?

Prendre l'air.

Ouvre la fen�tre.

Je reviens tout de suite.

N'oublie pas que l'on d�ne dans une heure.

Les filles, c'est comme les taureaux,

faut les surprendre.

Que fais-tu ?

Pardonne-moi.

Salaud !

Voyons, douche-toi.

Allons, d�p�che-toi !

Cesse de t'admirer.

Je d�pense une fortune en bas !

B�nis, Seigneur, cette soupe, la sole meuni�re et...

et le flan que Tu nous prodigues ce soir.

Tu es un d�sastre.

Comment as-tu fait pour tomber ? On t'a vu ?

Je n'en sais rien.

Au fait,

ne devais-tu pas voir ton directeur spirituel ?

Je ne sais pas.

Si tu veux vivre ici, il le faut !

L'as-tu d�j� oubli� ?

Qu'attends-tu ?

Voil� deux mois que tu ne vas pas � la messe.

Ce n'est pas une pension.

C'est une condition !

Ne crois pas que je vais

t'offrir une vie de dissipation !

Ou tu reprends le droit chemin ou tu t'en vas.

Peu m'importe d'�tre seule...

car je ne suis pas seule.

Qu'as-tu ? Je t'ennuie ?

Non, je pensais � des choses...

A quoi ?

A rien...

A l'orage.

A l'orage !

Toi, tu es ma tourmente !

Parfois, je pense

que tu es fou, comme ton p�re.

Qu'il repose en paix.

Moi aussi, je crois que je suis fou.

Toi aussi ?

Je devrais voir un psychiatre.

Tu n'as pas besoin d'un psychiatre

mais d'un directeur spirituel.

Tu iras le voir demain.

Maintenant, mange.

Permets-nous, mon Dieu, quand nous recevons l'Eucharistie,

de soulager notre �me et notre corps, par J�sus Christ.

Que Dieu soit avec vous.

Et avec votre esprit.

La b�n�diction de Dieu tout-puissant,

P�re, Fils et Saint-Esprit

est avec vous.

Partez en paix.

Remercions Dieu.

Dis-lui que tu veux te confesser.

�a lui plaira.

Je t'attends � la maison.

Allons !

Va � la sacristie.

Je veux te voir y entrer.

Bonjour, mon p�re.

Enfin,

te voil� de retour !

Tu nous as manqu� � tous.

Je veux me confesser.

Tr�s bien, mon fils. Il �tait temps.

Attends-moi l�.

Que d�sirez-vous ?

Voir monsieur le commissaire.

Pour quoi faire ?

J'ai viol� une jeune fille.

Y en a qui ont de la chance...

Le commissaire est l�-bas.

Merci.

Entre.

Que veux-tu ?

Je viens d�noncer un viol.

On t'a viol� ?

Non, c'est moi qui ai viol�.

Tu es s�r ?

Entre...

et raconte-moi comment tu as fait.

J'arrive !

Quelle odeur !

C'est de la peinture.

Que voulez-vous ?

Police.

Oui, et alors ?

- Eva Soler vit ici ? - Que lui voulez-vous ?

Elle a �t� viol�e et on a attrap� le violeur.

Ma fille, viol�e ? J'en doute fort.

Elle me l'aurait dit. Vous vous �tes tromp�s.

Un moment, madame.

Quelqu'un vient.

Qu'y a-t-il ?

Rien, va dans ta chambre.

Et cette blessure ?

Venez ici.

Je suis tomb�e hier.

Vous vous souvenez de l'orage ?

Quel d�luge !

Si vous le prot�gez, il peut recommencer.

D'abord, il ne m'a pas viol�e.

S'il recommence, je le castre !

Elle le fera !

Venez avec nous porter plainte.

Mais c'est impossible ! Voyez dans quel �tat est la maison !

Je suis en train de tout repeindre.

Madame, c'est votre devoir.

J'ai un casting.

On a un casting et tout est sens dessus dessous.

Taisez-vous !

Ne criez pas ou vous vous en souviendrez !

Ce ne sera pas long...

Si vous voulez attendre, on sera pr�tes dans une demi-heure.

Pour aller au commissariat, il faut �tre pr�sentable.

Le pire, c'est pas le viol, c'est de devoir en parler !

Mettez-vous � votre aise.

Comme �a, personne ne nous entendra.

Asseyez-vous.

Non, nous sommes press�es.

Allons au but.

Tr�s bien.

C'est vous, Eva Soler ?

Oui, c'est moi.

Je suis sa m�re.

Connaissez-vous Angel Gimenez ?

Nous sommes voisins.

Ce n'est pas bien, Angel. Comment va-t-elle

faire son casting ?

Si vous vous taisez, on finira plus vite.

Vous a-t-il viol�e hier ?

Il a essay�.

Il dit y �tre arriv�.

Pas du tout, il a joui avant !

Je comprends.

Comment est-ce arriv� ?

Vous pouvez sortir.

Qui, moi ?

C'est d�sagr�able pour une m�re.

Je ne suis pas tomb�e de la derni�re pluie

et Eva me dit tout.

Et puis, ce n'est pas la premi�re fois.

C'est la troisi�me fois.

- Ou la quatri�me ? - La troisi�me.

D�crivez les faits.

Je sortais de chez moi.

Angel devait me suivre...

Quelle heure �tait-il ?

Huit heures du soir.

Vous �tes s�re ? C'est tr�s important.

Absolument, j'avais un rendez-vous.

Continuez.

Il m'a entra�n�e dans une ruelle.

Il m'a menac�e avec un couteau.

Le reste, vous le savez.

Tandis qu'il essayait...

Il a �jacul�.

...il a �jacul�.

C'est tout ?

Apr�s, il m'a demand� pardon et s'est �vanoui.

Cette blessure,

c'est lui qui vous l'a faite ?

J'ai gliss�, je suis tomb�e.

On peut partir ?

Un instant.

Voulez-vous porter plainte ?

A quoi bon ?

Vous devez le faire !

Tais-toi, t'en as d�j� assez fait.

Pense � ta m�re.

Elle qui est si pieuse.

Je suis d�sol�, madame, croyez-moi.

La prochaine fois, retiens-toi !

Si nous n'�tions pas ici, tu m'entendrais !

Au revoir.

C'est dr�le,

il semble heureux.

Qu'as-tu ?

T'as jamais vu un mort ?

J'en ai vu beaucoup.

Alors, pourquoi trembles-tu ?

Tu le connaissais ?

Ah oui ?

Pourquoi le connaissais-tu ?

Je l'ai tu�.

Comment ?

Chez lui...

Il �tait tr�s excit�,

il voulait...

me poss�der.

Il s'est tout de suite d�shabill�.

Quand il a essay� de me p�n�trer,

je l'ai tu�.

Et celui-l�,

tu le connaissais aussi ?

C'est � peu pr�s la m�me histoire.

Dis-moi,

que fais-tu ?

Je vais � l'universit� pour ma m�re.

Mais je veux �tre torero.

Tu aimes les taureaux ?

Je suis les cours de Diego Montes,

ma m�re croit que je fais du sport.

Diego Montes ?

Angel...

Je vais te montrer des photos,

regarde-les attentivement.

Prends ton temps.

Tu les connais ?

C'�taient mes camarades,

je les ai tu�es aussi.

Vous ?

Tu me connais ?

Non, je ne crois pas.

Je suis Maria Cardenal, je vais te d�fendre.

Pourquoi ?

Parce que je te crois innocent.

Vous vous trompez.

Je suis plus coupable que vous ne le croyez.

Demandez � ma m�re.

Je lui parlerai...

La seule preuve contre toi est ta tentative de viol.

�a vous semble peu ? Eva sort avec mon ma�tre.

Au fait...

appelez-le, dites-lui que je suis d�sol�,

que je ne le referai plus.

Ton ma�tre est Diego Montes ?

Vous le connaissez ?

Je l'ai vu tor�er quelquefois.

C'�tait un grand torero ?

Le meilleur.

Bon, revenons � notre affaire.

Dor�navant, c'est moi qui prendrai les d�cisions,

compris ?

D'accord. Je ferai ce que vous voulez.

Tr�s bien.

Commence par ne plus t'accuser d'autres meurtres.

Quatre nous suffisent pour l'instant.

Vous avez raison.

Non, fais comme si tu �tais morte.

La brigade criminelle a arr�t�

le violeur du mannequin Eva Soler...

Les salauds ! Ils ne devaient rien dire.

...qui aurait aussi tu�

deux jeunes filles dont les cadavres

ont disparu, et deux hommes.

L'avocate Maria Cardenal assure sa d�fense.

Le mouvement f�ministe

ne comprend pas pourquoi une femme

veut d�fendre un tel monstre.

"D'apr�s la Constitution espagnole,

"tout citoyen doit �tre d�fendu",

a d�clar� Mlle Cardenal,

faisant preuve de cynisme.

Merde !

Tu m'emm�nes chez moi ?

- Qui l'aurait cru ! - Moi, j'y crois pas.

Pourquoi pas ?

Si c'�tait lui, il m'aurait viol�e et tu�e comme les autres.

Pauvre ch�rie...

�a a d� �tre horrible.

Mieux vaut oublier.

La police n'oubliera pas.

Ils t'ont appel� ?

Non, mais �a viendra.

Donne-moi du boudin, maman l'adore.

Le pire, c'est pour Angel.

Ne sois pas na�ve, il t'a attaqu�e.

T'es jaloux ?

Angel est fou !

Et moi aussi, par ta faute.

Allons, viens.

Bonjour. Madame est chez elle ?

Je ne sais pas. Un instant, je vais voir.

La femme qu'on a vue � la t�l�vision veut vous voir.

Je ne la recevrai pas.

Elle insiste.

Je suis occup�e, que personne ne me d�range.

Ma croix n'est-elle pas suffisante ?

Madame est sortie.

Sortie ? Je vous ai entendue lui parler.

Elle ne re�oit personne, elle est occup�e.

J'attendrai ici.

Tr�s bien.

Que voulez-vous ?

Je m'appelle Maria Cardenal.

Je suis l'avocate de votre fils.

Dieu lui imposera un juste ch�timent.

Ce n'est pas Dieu qui va le juger.

Seriez-vous ath�e, par hasard ?

Devons-nous parler debout ou pouvons-nous nous asseoir ?

Tr�s bien, entrez.

Mais nous n'avons rien � nous dire.

Je ne donnerai pas un sou � un avocat.

Je ne viens pas parler d'argent,

mais de votre fils.

Ce n'est plus mon fils.

Un monstre capable de violer, de tuer, n'est pas mon fils.

Dieu ne peut pas me demander cela !

Oubliez Dieu.

J'ai besoin de renseignements.

Que puis-je dire ? J'ai tout fait pour son salut.

Il n'�tait pas comme les autres.

Enfant, il avait des visions terribles,

le mal le rongeait.

J'ai tout fait pour qu'il ait peur de lui-m�me...

Madame, pensez � la situation de votre fils.

Et la mienne !

Vous n'�tes pas en prison.

La douleur et la honte sont aussi une prison.

Une m�re peut-elle refuser d'aider son fils ?

Vous devriez savoir qu'il y a des gens

que l'on ne peut d�fendre.

En effet, je ne vous d�fendrai jamais.

Tu disais savoir tirer,

je ne t'ai jamais crue.

Je t'aime, Luke.

Ne pleure pas, Perle, ne pleure plus.

Je devais le faire. Il le fallait.

Je sais.

Laisse-moi te serrer contre moi.

Oui, prends-moi dans tes bras. Serre-moi.

Enfin, tu es mienne !

Pourquoi me suis-tu ?

Ce sont les toilettes hommes.

Il ne faut pas se fier aux apparences.

Allons prendre quelque chose.

Je n'ai pas soif.

Moi aussi je veux te parler.

C'est chez toi ?

Oui, je l'ai achet�e � la mairie.

C'est calme mais sinistre.

Tu aimes ?

Beaucoup.

�a n'a pas d� �tre bon march�.

L'argent n'est pas un probl�me, j'en ai toujours gagn�.

�a n'a pas d� �tre facile.

Je ne c�de pas � la facilit� !

Tu aimes les taureaux ?

Je pr�f�re les toreros.

Tant mieux.

C'est la bonne estocade qui me pla�t.

A moi aussi.

Tu me l'offres ?

Non.

Je peux te donner du boudin.

Tu n'as rien de plus personnel ?

Eh bien, �a, par exemple.

C'est toujours �a.

Tu te sers de la vid�o ?

J'enregistre les �l�ves.

Angel !

Je l'ai vu ce matin � la prison.

Je t'ai vue � la t�l�.

Pourquoi le d�fends-tu ?

Il n'agit pas consciemment.

Et ma fianc�e, c'�tait inconscient ?

Il essayait de t'imiter, tu es son ma�tre.

Ne dis pas de b�tises, il est dangereux.

Peut-�tre, mais il est si seul !

Moi aussi, je suis seul.

Toi aussi, tu es dangereux.

Tu voulais me tuer ?

Je dois me d�fendre des agresseurs comme toi.

Rends-moi l'�pingle.

Je l'ai bien gagn�e.

Au moment de tuer, il ne faut jamais h�siter.

C'est une r�gle d'or en tauromachie.

C'est une robe de mari�e ? Je n'en crois pas mes yeux.

Couvrez-lui la cicatrice, on va croire que je la bats.

Pas du tout, d�figure-la compl�tement.

Personne ne d�figurera ma fille !

Elle sera bien mieux.

C'est un d�fil� ou de la chirurgie antiesth�tique ?

C'est une boucherie.

Monsieur Montesinos ?

- Qu'il est vulgaire ! - Je vous ai entendue.

Justement.

Un interview...

Demain.

Pia, d�p�che-toi.

- Ce ne sera pas long. - Bon, bon, commen�ons.

Pourquoi avez-vous appel� ce d�fil�

"Espagne divis�e" ?

Ce pays est divis� en deux.

En combien avez-vous dit ? En deux ?

Basiquement en deux.

Il y a les Envieux et les Intol�rants.

Elvira, tu n'es pas encore habill�e ?

De quel c�t� �tes-vous ?

Des deux.

- Int�ressant ! - Et vous ?

Je vous ai interdit de vous piquer ici !

Une minute, j'ai presque fini.

Allez aux toilettes, elles sont l� pour �a.

Voyons un peu !

Elle m'a vomi dessus !

Ne t'en fais pas, tu d�files tel que.

Comme �a. C'est merveilleux !

Comme �a ?

Pourquoi pas ?

Tr�s bien, Juan. Elle tire et tu tombes au fond...

Surtout, que la cape se voie.

Pourquoi le tue-t-on ? Qui le tue ?

Celle en rouge.

Pourquoi ?

Parce qu'il l'a battue et elle ne veut pas l'�pouser.

C'est pour �a qu'elle est pleine de sang ? Tr�s int�ressant !

Vous ne croyez pas au mariage ?

Voyons, le mariage est n�cessaire

pour qu'il y ait des robes de mari�e.

Comme c'est mignon !

Je me sauve.

Le pistolet, Francis.

Cache-le n'importe o�. Tiens, dans le bouquet.

Au final, tu le tues.

Mama, va donc tenir compagnie � Diego.

Oui, tant de g�nie m'accable.

�a va ?

Quelle pagaille !

J'ai toujours refus� d'�tre mannequin.

Tu en veux ?

Non, merci.

Que regardes-tu ?

Celle � la tresse ?

Moi aussi j'ai une tresse, mais plus discr�te.

Tr�s jolie.

Merci.

Tu sais qui c'est ?

L'avocate d'Angel.

Un avocat qui aime les chiffons, curieux...

Elle fait un peu pute...

Jolie, c'est vrai ! Mais pute !

Excuse-moi.

Tout �a d�gage une mauvaise odeur.

Un jour, j'ai vu quelqu'un se suicider ici.

J'ai une sensation �trange, comme si j'�tais vid�e...

hors de mon corps...

Je reviens souvent...

Toi et moi, nous nous ressemblons.

La mort nous obs�de.

Elle obs�de tout le monde.

Pas de cette fa�on.

Qu'aurais-tu fait hier si je ne t'avais pas retenue ?

Et toi, si je ne m'�tais pas d�fendue ?

Tu viens ?

Pas maintenant.

Ton accident ! Que tu es morbide !

J'ai � te parler.

Pas aujourd'hui.

Si, tout de suite.

Qu'y a-t-il ?

Je dois aller au Japon deux mois.

Maman est enchant�e mais pas moi.

Elle a raison, pense � ta carri�re.

Je m'en fous ! Je ne veux pas te laisser seul.

Ce serait mieux pour toi.

- Qu'as-tu ? - Rien du tout.

C'est � cause de cette femme ?

Ce n'est pas possible !

Vous �tes partis ensemble, ne le nie pas !

Je ne nie rien.

Ne joue pas avec moi !

Ni toi avec moi. Va-t'en.

Tr�s bien, je m'en vais.

Il a des sautes d'humeur.

Sois patiente, il change vite.

M�me s'il me le demandait, je ne le laisserais pas.

Qui est-ce ?

Je veux te voir.

Pourquoi ?

Parce que non.

N'insiste pas, je ne veux pas te voir.

Maria...

Quel hasard ! Tu travailles ici ?

Deux fois par semaine.

- Maria est l� ? - Oui, je crois que oui.

Donne-le-lui quand je partirai.

- C'est quoi ? - Une surprise.

Je lui donnerai.

O� est son bureau ?

L�-bas, au fond. Voil� sa secr�taire.

Que d�sirez-vous ?

Mlle Cardenal m'attend.

Quel est votre nom ?

Elle ne m'a rien dit.

Elle est tr�s r�serv�e.

Attendez ici. Je doute qu'elle vous re�oive.

Il y a un type qui veut te voir.

Je vous avais dit d'attendre !

Laisse-nous, ferme la porte.

- Je ne veux pas te voir ! - Je dois te parler.

Si urgent ?

Pas ici. Je suis en train de travailler.

Que veux-tu de moi ?

Tout.

Rends-moi l'�pingle.

C'est tout ce qui t'inqui�te ?

Tu veux me faire chanter ?

Je veux te parler. De quoi as-tu peur ?

Tu le sais bien.

Va-t'en.

Nous sommes condamn�s l'un � l'autre.

Nous ne pouvons pas l'�viter.

Va-t'en.

Pars ou je me tue.

Diego vous a apport� ceci.

Il me l'a donn� en entrant.

Vous ne lui avez rien dit ?

Non, laisse-moi.

Des amanites panth�res ?

Oui, elles sont v�n�neuses.

Voyez ce chapeau, c'est l� qu'est le poison.

Je peux en prendre une ?

- Oui, mais ne la mangez pas. - Ne vous inqui�tez pas.

Commissaire Del Valle. Le maestro est chez lui ?

Il est avec ses �l�ves. Je vous l'appelle ?

Non. Il vit ici, n'est-ce pas ?

Oui, en haut.

En bas, il donne ses cours th�oriques.

Jetons un coup d'�il.

Vous travaillez pour lui ?

Depuis que je suis novillero.

Apr�s son accident, je suis venu l'aider.

J'habite l�... dans la petite maison.

Avec votre famille ?

O� est votre famille ?

A Tol�de, j'y vais le week-end.

Et tous ces boudins ?

Je les fais. Diego les aime beaucoup.

Angel Gimenez !

Deux policiers sont venus, ils vous regardent.

O� sont-ils ?

L� derri�re.

Le commissaire a fourr� son nez partout.

Je suis le commissaire Del Valle.

J'enqu�te sur votre camarade.

Je suis Diego Montes.

Je vous connais. Vous terminez tard ?

Non, � sept heures.

Vous souvenez-vous du 27 du mois dernier ?

C'est la derni�re fois qu'Angel est venu.

C'�tait le jour du cours sur la mise � mort !

Est-il all� directement chez lui ?

Vous a-t-il parl� apr�s la classe ?

Il m'a dit qu'il allait �tudier chez lui.

Regardez...

Regardez bien.

�a appartient � l'un de vous ?

Regardez-la.

Elle est jolie. Vous ne l'avez jamais vue ?

Vous n'avez jamais revu Ana Vela et Ester...

Dominguez depuis leur disparition ?

- Elles sont mortes. - Qui vous l'a dit ?

Les journaux.

Mais on n'a pas de preuves.

Vous �tes au courant de la situation d'Angel ?

Parlez-moi de lui, de ce que vous savez... n'importe quoi.

Bon...

Si vous recouvrez la m�moire,

je suis au commissariat de T�tuan, d'accord ?

D'accord ?

Bon, vous pouvez continuer.

Bon travail !

Maestro !

Puis-je vous parler ?

Un coup de corne ?

Oui, et vous ?

Moi, c'est psychologique.

Croyez-vous qu'Angel est homosexuel ?

Vous le connaissiez bien ?

Non, pas bien. C'�tait mon �l�ve, c'est tout.

C'est tout ?

Le 29, vous l'avez invit� ?

Il voulait un verre d'eau. Qu'insinuez-vous ?

Rien. Vous lui donniez des cours et de l'eau.

On a parl� pendant cinq minutes.

De quoi ?

De filles.

Et apr�s, il essaie de violer votre fianc�e.

- Qu'en pensez-vous ? - Que c'est un salaud.

Je ne sais pas...

Ce gar�on n'est pas facile � cataloguer.

Il n'est pas ordinaire.

Certainement pas.

Il m'a dit...

qu'il vous admirait beaucoup.

Ah oui ?

Je ne vois pas pourquoi.

Vous souvenez-vous...

quand elles ont disparu ?

L'une, il y a trois mois et l'autre, quatre.

Pendant un week-end.

Il n'y a pas de cours le week-end.

Je vois.

O� as-tu trouv� cette amanite ?

Chez Montes.

C'est une panth�re ou une phallo�de ?

Panth�re, voyons ! Ne le vois-tu pas ?

A propos,

�a marche avec Angel ?

Il a un complexe de culpabilit�.

Avec la m�re qu'il a, �a ne m'�tonne pas.

Tu le crois capable de tuer ?

C'est tout ce qui t'int�resse ?

Et les raisons du crime, qu'en fais-tu ?

Les raisons ?

Pourquoi ce champignon est v�n�neux ?

C'est sa nature.

La n�tre est pareille.

- Le mal est en elle... - Et le bien.

Mais le bien est banal.

Les gens ne sont pas des champignons.

Les gens sont plus compliqu�s.

Tu n'�prouves rien pour lui ? M�me s'il est coupable.

En effet, une �norme curiosit�.

C'est tout ?

J'aimerais que certains soient coupables

et d'autres, innocents.

Pour Angel,

j'aimerais qu'il soit innocent.

Tu n'es pas si m�chant que �a.

Je dors chez toi ?

J'ai d�j� dit non.

Pas pour faire l'amour !

Je t'en prie.

Il est sourd d'une oreille.

Donc, ses vertiges sont normaux.

Il faut l'op�rer ?

Ce n'est pas n�cessaire.

Il entend parfaitement de l'autre.

Ne le d�rangez pas aujourd'hui.

Il est �tourdi, il doit se reposer.

Est-ce que ses vertiges pourraient

provoquer une hypersensibilit� ?

Docteur, les gens ne tuent pas parce qu'ils sont un peu sourds.

Les probl�mes physiques et mentaux sont li�s.

Nous devons parler de l'�pingle, tu ne crois pas ?

Oui.

Elle �tait � toi ?

Pourquoi avais-tu une �pingle � cheveux ?

Pour tuer.

O� l'as-tu achet�e ?

Peu importe.

Au contraire.

Pour t'aider, je dois le savoir.

Laissez-moi tranquille !

J'aimerais vivre dans un d�sert,

seul...

sans personne, seul.

Je ne peux pas dormir.

J'entends des couteaux p�n�trer dans la chair,

les �pingles qui s'enfoncent,

les coups de feu r�sonnent dans ma t�te.

Je n'en peux plus. Je suis � bout.

Il y a tant de meurtres dans cette ville.

Seuls tes crimes m'int�ressent.

Pas les autres !

Il est fatigu�, tu ne peux pas l'interroger.

Il en sait plus long qu'il nous dit.

C'est... qu'il est avec son avocat.

Je croyais qu'il �tait fatigu�...

Comment les as-tu tu�es ?

Ana �tait tr�s jolie...

Nous avions travaill� tout l'apr�s-midi.

Je m'�tais excit�.

Apr�s la classe,

elle m'attendait dans la salle des cours...

nue.

Alors,

je l'ai �trangl�e

pendant que je la poss�dais.

Et Ester Dominguez ?

Je l'ai tu�e dans la baignoire.

O� sont les cadavres ?

Enterr�s dans le jardin.

Par toi seul ?

Allons les chercher.

Vous avez �cout� derri�re la porte.

Ce n'est pas une preuve, je nierai tout.

J'ai un t�moin.

Je n'ai rien entendu.

Salopes !

Votre sentimentalit� est ridicule.

Le ridicule ne me d�range pas.

Chez vous, �a d�borde !

De quoi ?

De sentiment.

Viens, Angel.

Montrons ces cadavres au commissaire,

�a le tranquillisera.

Il ne peut pas sortir, il a le vertige.

Il lui faut une piq�re.

Qu'attends-tu pour la lui faire ?

Monte, matador !

Bon, o� les as-tu enterr�es ?

D�p�che-toi.

Regardez, une russule !

Une russule.

Oui, je le vois.

Aidez-le � creuser !

Laissez les pelles, prenez les b�ches.

Laissez-nous faire.

Les voil�.

Les sacs...

Que peut-on faire ?

Je ne sais pas, ce cas est un v�ritable d�fi.

Ma�tre !

Je voulais...

vous demander pardon pour Eva.

Compar� � �a, ce n'est rien.

Vous ne m'en voulez pas ?

M�fiez-vous !

Je suis en danger ?

Ayez confiance en moi.

Emm�ne Angel.

Angel, tu viens ?

Pourquoi devez-vous avoir confiance en lui ?

Il doit me consid�rer comme son ma�tre.

Ne l'�tes-vous pas ?

Je ne lui ai pas appris � creuser.

On enterre deux cadavres ici sans que vous le sachiez ?

Je ne suis pas toujours l� ! 4 heures suffisent.

C'est une r�ponse stupide.

Votre question aussi !

Trouvez autre chose !

Je trouverai !

Je saurai me d�fendre !

On verra.

Je m'en doutais,

mais je n'�tais pas s�re.

Viens. Je veux te montrer quelque chose.

Je n'ai jamais emmen� personne ici.

Quelle merveille !

Viens, j'ai une surprise pour toi. Ferme les yeux.

Attention � la marche.

Je ne vois rien.

Attends.

�a y est, tu peux regarder.

Mon habit !

Comment l'as-tu obtenu ?

Je l'ai achet� � ton assistant.

Et le reste ?

Ta femme de m�nage le volait et me le vendait.

Et je n'en savais rien !

Quand as-tu commenc� cette collection ?

Depuis ta premi�re mise � mort.

Je t'ai cherch� dans tous les hommes.

Quand je les tuais, je t'imitais.

Pourquoi ne m'as-tu pas cherch� avant ?

Je ne savais pas que tu �tais aussi un assassin.

J'ai essay� de l'�viter, mais c'�tait impossible.

Cesser de tuer �tait comme...

cesser de vivre.

Pour les hommes, tuer est un crime.

Pour les femmes, c'est diff�rent.

Tout criminel a un c�t� f�minin.

Toute criminelle a un c�t� masculin.

J'ai tant attendu ce moment...

Je me demande si ce n'est pas un r�ve.

Depuis notre rencontre, je ne dors plus.

Moi non plus.

Si on ne dort pas, on ne vit pas.

Tant que tu existes, je ne pourrai pas dormir.

Tant que tu vivras, je ne pourrai pas vivre.

Votre fils n'est pas coupable

d'un des assassinats dont il s'accuse.

Apr�s sa classe de tauromachie,

il est rentr� directement chez vous.

Et les autres meurtres ? Vous avez des preuves ?

Plus les preuves l'accusent, moins je le crois coupable.

Curieuse fa�on d'enqu�ter.

Il cache quelque chose.

Pas vrai ?

Parlez-lui, il ne vous mentira pas.

Voil� 22 ans qu'il me ment,

comme l'a fait son p�re, qu'il repose en paix.

Parlez avec sa psychiatre.

Je vous accompagne. Je veux �couter cette conversation.

Le num�ro 3 est propre, allons-y.

Merde ! Il s'est encore �vanoui !

Flanque-lui une paire de baffes.

Quelle lavette !

- Qu'est-il arriv� ? - Il s'est �vanoui.

Il est tr�s faible.

Vite, une Coramine.

Il mange � peine.

C'est � cause du bless�...

Il ne supporte pas la vue du sang.

Comment ?

Il ne supporte pas le sang ?

Il n'est pas comme moi.

C'est un l�che,

tout comme son p�re.

Jamais il ne s'est mis un "silice".

Une goutte de sang le faisait s'�vanouir.

Savez-vous ce que vous dites ?

Mais bien s�r,

je suis sa m�re.

Vous croyez que votre fils a tu� ?

�a ne me surprendrait pas.

Mais s'il ne supporte pas la vue du sang ?

Qui sait ?

Les voies du diable sont imp�n�trables,

ne l'oubliez pas.

Pauvre Angel !

Tenez, la Coramine.

Ce n'est plus n�cessaire.

La lune cachera le soleil.

Angel Gimenez est innocent d'apr�s la police

La couronne solaire sera visible.

Les oiseaux iront dans leurs nids, les b�tes

se cacheront dans leurs terriers

croyant que la nuit est tomb�e,

sans se douter que �a ne durera qu'un moment.

Les animaux, esclaves de leurs instincts,

ne peuvent comprendre ce qui arrive.

Que l'univers est curieux !

Des centaines d'hommes de sciences, de curieux,

de sectes religieuses...

On va au cin� ?

Tu ne vas pas te lever ?

- A cause de l'�clipse ? - Quelle �clipse ?

La t�l�vision vient de le dire.

Tu as l'air bizarre, Eva !

Si c'est la faute de Diego,

oublie-le.

Tu pourrais trouver un meilleur parti.

Un avocat, un ministre, un dentiste.

Un type sans probl�mes !

Cherche-le pour toi.

Ne commets pas la m�me erreur que moi.

A ton �ge, moi aussi j'�tais mignonne.

Mais maman, je l'aime !

J'aimais ton p�re, et � quoi �a m'a servi ?

Eva, c'est Diego.

Diego, je pensais � toi.

Viens chercher tes affaires, je les ai donn�es � Mariano.

Je veux te parler.

�a ne servirait � rien.

Je suis malheureuse, Diego.

Mieux vaut qu'on ne se voie pas.

Mais...

Je suis d�sol�.

Tu devrais te faire valoir.

Fiche-moi la paix !

Ma ch�rie, quand vas-tu sortir de l� ?

Tu m'inqui�tes de plus en plus.

Je t'ai fait un petit gaspacho.

Comme tu es p�le ! Tu te sens mal ?

Non, c'est mon maquillage.

- On dirait une morte. - Tant mieux.

Aide-moi donc plut�t.

Ne marche pas dessus.

O� vas-tu comme �a ?

Faire un tour.

�a ne me surprend pas qu'on essaie de te violer.

Tu vas le voir ?

Ce n'est pas tes oignons, � tout � l'heure.

Tu me fais bien du souci...

Diego m'a donn� quelque chose pour toi.

Je viens pour �a.

J'�tais sur le point de partir.

Je ne veux pas que l'�clipse me prenne en chemin.

Non, non, attends.

Laisse-moi entrer.

Il fait trop froid pour l'attendre ici.

Tu sors toute nue avec le temps qu'il fait !

Laisse-moi entrer.

Il va �tre furieux contre moi.

Il m'a interdit de te faire entrer.

S'il te pla�t...

Bon, bon, entre... D�brouillez-vous tous les deux.

"Cher Diego :"

"Je t'aime"

O� est l'affiche ?

Derri�re le tableau.

Ne t'inqui�te pas, Mariano n'a rien vu.

Elles ont disparu pendant le week-end.

Le commissaire sait que Mariano part � Tol�de.

S'il avait des preuves,

il t'aurait d�j� arr�t�.

Mais Angel, comment le sait-il ?

Une vision peut-�tre ! Il se taira.

Je connais la police.

Elle retarde l'enqu�te,

attendant que tu fasses un faux pas.

Qu'attendons-nous ? Toi aussi, tu retardes tout.

Depuis notre rencontre,

je vis les pr�ambules d'un grand orgasme,

et j'aime les prolonger.

Toi non plus, tu n'es pas en s�ret�.

Ils savent qu'Angel n'a pas tu� ces hommes.

Pourquoi me soup�onneraient-ils ?

Personne ne m'a vue avec eux,

juste avec toi.

Tu es mon seul danger.

Le danger ne m'effraie pas.

Je ne veux pas qu'on nous arr�te,

ce serait absurde.

Je te donne cette cape, Angel sera content.

Pardonne-moi, mais je perds la t�te.

Donne-moi une semaine pour tout.

Pas une minute de plus.

Le d�sires-tu vraiment autant que moi ?

Bien plus, car j'ai attendu plus longtemps.

Il te faut un sac.

Qu'as-tu ?

Je n'en peux plus !

Que veux-tu que je dise � Angel ?

Dis-lui merci.

Ce merci vient d'un homme d�sesp�r�.

En effet.

Appelle-moi, je suis en retard.

Nous pr�parerons tout ce soir.

Eva, sors !

Je t'avais dit de ne pas venir.

Pourquoi ne m'as-tu pas ob�i ?

J'ai tout entendu.

Je n'aurais pas d� me fier � toi.

Mais maintenant, tu devras le faire.

Ton futur d�pend de moi.

Et le tien, de moi.

N'as-tu pas peur que je te tue ?

Non, j'ai peur que tu me laisses.

Je ne voulais pas te m�ler � �a...

Va-t'en, oublie-moi.

Je ne peux pas t'oublier. J'ai bien essay�.

Je t'aime.

�a passera, tu as la vie devant toi.

Je ne veux pas ! C'est de sa faute !

Elle t'a rendu fou !

Oui, je suis fou, mais il est trop tard.

Crois en moi !

Oublie-moi, et ce que tu viens d'entendre.

Si tu restes avec moi, nous oublierons ensemble.

Eva, je ne veux pas te faire de mal.

Ne me complique pas les choses.

Notre amour peut te sauver.

Tu crois ?

Je le reconstruirai.

Fais-moi confiance. Laisse-moi essayer.

Tr�s bien.

Reconstruis-le.

Laisse-moi rester.

Non, pas aujourd'hui, je suis �puis�. Demain.

Si je pars, tu iras la voir.

Promets-le-moi.

Je te le promets. Promets-moi, toi, de tout oublier.

Tiens ta promesse, et je tiendrai la mienne.

N'oublie pas.

Eva sait tout. Elle a entendu.

Maudite gosse ! Tu la voyais encore ?

Comment a-t-elle r�agi ?

Je lui ai tout promis mais elle ne m'a pas cru.

Je savais qu'il fallait s'en m�fier.

On ne peut pas attendre. Je vais te chercher.

Mais il nous manque quelque chose...

Retrouve-moi chez le bijoutier dans 20 minutes.

Attends-moi.

Je m'en vais.

Mais ce monsieur...

Vous reviendrez lundi, n'est-ce pas ?

Tiens, pour Angel.

- Mais qu'arrive-t-il ? - Rien, l'�clipse.

Je veux vous parler !

Revenez lundi.

Vous allez

le retrouver, esp�ce de salope !

J'ai tout entendu !

Et alors ?

- Je vous tiens. - Vous croyez ?

Vous le savez !

Que voulez-vous ?

Laissez-le, il a besoin de moi.

Vous n'avez pas peur de lui ?

Je me fiche du danger !

Qu'en savez-vous ?

Avant vous, il �tait normal.

Il avait tu� deux femmes.

C'est � cause de son accident !

Mon amour le sauvera !

Ce que vous lui offrez n'a aucune valeur pour lui.

Il appartient � une autre race !

La mienne !

Je vous d�noncerai. Sans moi, vous �tes perdus.

Qui vous croira ?

Personne ne vous croira.

Quand deux astres s'interposent,

leur lumi�re semble s'�teindre,

mais pendant leur br�ve rencontre,

leur luminosit� se transforme, devenant plus intense,

plus noire et ardente.

Quelle jolie d�finition !

Une chose terrible va arriver.

C'est l'�clipse...

Il faut l'emp�cher !

J'ai une th�orie qui n'est pas tr�s scientifique.

Chaque fois que tu as des vertiges,

tu entres dans un �tat hypnotique.

J'aimerais �tre dans ta t�te en ce moment.

Il faut l'emp�cher !

Il faut t'op�rer...

C'est Diego...

Tu le vois ?

Maria et lui, dans une voiture, en danger...

Que font-ils ?

Ils se sont arr�t�s. Il ach�te des fleurs.

Ce n'est pas dangereux.

Je t'ach�terai une voiture pareille.

Des fleurs, mon joli ?

Oui, des roses.

Servez-vous, je tiens le petit.

Prenez-en un autre. Soyez pas radin.

Merci, g�n�reux. Laissez-moi vous dire l'avenir.

Quel dommage !

Tu ne l'accuses pas par d�pit ?

Je vous ai tout dit. V�rifiez-le vous-m�me.

Je vais le faire.

C'est moi.

Salut.

Angel dit que Diego est en danger.

Toi aussi ? Mais qu'avez-vous toutes ?

Diego est avec Maria Cardenal.

- Comment le sais-tu ? - Angel me l'a dit.

Et comment le sait-il ?

Il voit des tas de choses !

Vous allez me rendre fou.

Eva est ici.

Elle les accuse d'avoir tu� quatre personnes.

Alors, il va se passer quelque chose. On arrive.

Qu'y a-t-il ?

J'aimerais savoir.

Faites quelque chose !

- Le voil� ! - Vite, d�p�chons-nous.

Oui, faisons vite.

Un instant.

S'ils sont partis il y a une demi-heure, ils sont d�j� loin.

Ils sont encore en ville.

- Que t'es-tu fait ? - Tu n'aimes pas ?

Angel, tu peux vraiment les voir ?

O� sont-ils ?

Il y a un souterrain � gauche.

Une fontaine avec des oiseaux...

Ils se dirigent vers Valence.

Un mandat d'arr�t pour Diego Montes.

Vite, d�p�chons-nous !

Cherchez Maria au bureau ou chez elle.

Je hais le ridicule.

Si c'est un coup pour vous venger, gare � vous !

O� va-t-on ?

Prends la route de Valence.

Tu vois la voiture ?

Il passe devant une usine...

"La distillerie de Chinchon".

Pourquoi le croirions-nous ?

On dirait que l'�clipse vous a hypnotis�s.

Certaines choses �chappent � ta logique.

Nous y voil� !

Tu m'aides ?

Avoir imagin� cela si longtemps

et �tre prise par surprise.

Je portais ta cicatrice en moi.

Pourtant mes l�vres ne la connaissaient pas.

Jamais on ne m'a embrass�e ainsi.

Jusqu'alors, j'ai fait l'amour seule.

Je t'aime plus que ma propre mort.

Aimerais-tu me voir morte ?

Oui,

et que toi tu me voies mort.

Tu les entends ?

Elle lui dit...

"Jamais on ne m'a embrass�e ainsi.

"Jusqu'alors, j'ai fait l'amour seule.

"Je t'aime plus que ma propre mort.

"Aimerais-tu me voir morte ?"

Qu'est-ce qu'il r�pond ?

"Oui,

"et que toi tu me voies mort".

Regarde-moi.

Regarde-moi...

regarde comme je meurs.

Regarde-moi...

L'�clipse.

Je ne l'ai pas sauv�.

Personne ne pouvait.

C'est mieux ainsi.

Jamais je n'ai vu de morts plus heureux.

Sous-titrage : C.M.C.

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