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Original subtitles

Ils nous attendent, Massimone !

Tu vas te faire mal !

Tu m'attraperas pas !

Tonton... Il arrive !

- Tu n'es pas encore prĂȘt ? - On a fini.

Encore le sketch de la vieille ?

- Pourquoi, ça te va pas ? - Tu nous l'as fait 30 000 fois.

Fais-nous autre chose.

Mais ça vous a toujours fait marrer.

Oui, mĂȘme chez tata Nunzia on a bien rigolĂ©.

Mais fais-nous un truc plus gai.

Elle vous plaĂźt plus la vieille ?

T'es génial, tu peux tout jouer, on va se marrer.

Tu vas casser la baraque.

Je descends, il est déjà là, magne-toi.

Un instant d'attention, préparez-vous.

Le grand moment est arrivé.

Le moment qu'on attendait tous !

Il est parmi nous l'homme que toutes les femmes désirent.

Il est resté 116 jours dans la Maison de Grande Fratello.

Il a été finaliste et il a trouvé son Amérique ici, en Italie !

Voici, rien que pour vous, Enzo !

On continue à applaudir les mariés !

C'est pas la plus belle mariée du monde ?

Dites-moi que c'est la plus belle mariée du monde !

Aujourd'hui, ce couple a couronnĂ© son rĂȘve.

Je l'ai fait aussi, quand je suis parti de chez moi.

J'ai rĂ©alisĂ© mon rĂȘve, j'espĂšre que vous rĂ©aliserez les vĂŽtres.

N'abandonnez jamais vos rĂȘves !

Never give up !

T'es le meilleur !

Enzo, mon amour !

Regardez-moi ces pectoraux !

Fais-moi voir ces muscles !

Quand je t'ai quitté t'avais des cheveux, là tu t'es déplumé !

J'ai compris : c'est l'intelligence, hein ?

Mon amour, ils savent qu'on était fiancés ?

Ah oui, tu es...

Maintenant je suis fiancé

avec une autre fille.

- Je te quitte plus. - On l'applaudit !

T'es trop beau !

Il est trop beau !

Tu devrais passer à la télé.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Elle voulait un autographe, mais Enzo n'a pas pu lui en faire un.

Elle va chialer jusqu'Ă  ce soir.

Pleure pas, tu veux une photo ?

Je vais arranger ça, tu vas voir.

On applaudit les mariés !

Regardez-moi cette magnifique mariée,

c'est la plus belle mariée du monde !

Jetez vos chapeaux en l'air, allez !

Vous aussi, tout le monde !

Un grand sourire car ils le méritent !

Never give up ! N'abandonnez jamais vos rĂȘves.

Tu ferais une photo avec ma fille ? Elle est toute triste.

Allez, ma puce, vite.

Comme ça ?

C'est ici, pas vrai ?

- C'est lĂ  qu'on allume ? - Vite, s'il te plaĂźt.

Fais comme ça avec tes doigts.

Qu'elle est belle !

- Comment on regarde ? - C'est bon ?

T'en veux une aussi ? Viens, vite.

- Vite, je dois y aller. - Appuie.

Et voilĂ .

- Il va oĂč ? - Chez lui.

C'est oĂč chez lui ?

- C'est trÚs loin ? - Je sais pas, chérie.

Qu'est-ce que vous voulez ?

On peut vous faire le bisou du soir ?

Faudrait un ascenseur.

Un ascenseur ! On risque l'infarctus, lĂ .

Fais vite, j'en peux plus.

J'ai mal aux épaules et au dos.

Tonton, t'as pas fini de te plaindre ?

Si tu continues, je te laisse lĂ , par terre.

Tout ce raffut pour quelques marches !

On dirait que c'est vous qui avez porté l'oncle.

- On est plus tout jeunes, nous. - Bonne nuit, Luciano.

Maria, il est magnifique.

- Il te plaĂźt ? - Oui.

Ma fille a le mĂȘme.

Il sait tout faire.

Les pĂątes, la sauce...

Il est magnifique, trop pratique.

Un jour tu te l'achĂšteras pour de vrai.

Si Dieu le veut. Il me plaĂźt, il est magnifique.

Attends, il y a un pauvre homme qui a besoin d'argent.

- Ce mois-ci, je peux rien faire. - Allons le voir quand mĂȘme.

Michele !

Maria est lĂ .

Va Ă  la poissonnerie et fais-le mettre sur la liste.

Faut attendre longtemps ?

- Non, il sera prioritaire. - Il est dans le besoin.

Te fais pas de souci, ça ira.

- Madame De Rosa ? - Teresa, y a quelqu'un pour toi.

Oui, j'arrive.

- J'ai rien reçu. - Comment ça ?

Carlo, mon chéri, rentre et n'ouvre à personne.

Ça m'Ă©tonne, tous les autres l'ont reçu.

Eh ben pas moi.

Michele vous l'a expliqué, quand on envoie une avance,

ils vous livrent automatiquement le robot.

À ton avis, si je l'avais reçu, je te le cacherais ?

J'allais mĂȘme t'appeler, j'en ai besoin de ce pognon,

et comment, c'est 100 euros !

Vous avez dû mal écrire l'adresse, ou bien vous absenter.

Pas du tout ! Allez, je suis pressée.

Madame De Rosa !

C'est Ă  vous ?

Non, je vous ai vue madame.

Je termine avec la dame.

Un kilo.

Michele, occupe-toi de Mme Dora.

Une livre d'écrevisses pour madame.

Bonjour tout le monde. Salut, Michele !

Ça c'est pour vous, et ça, pour la dame.

Donnez l'argent Ă  Michele.

Mme De Rosa m'a pas rendu le robot.

- Comment ça ? - Tout le monde me l'a rendu.

Sauf Mme De Rosa.

Ils auraient livré tout le monde sauf elle ?

Il doit les récupérer aujourd'hui, vois ce que tu peux faire.

D'accord.

Michele, prends les dix euros, lĂ  !

Approche.

Oui, madame, une seconde.

Mme De Rosa a pas rendu le robot.

- Comment ça ? - C'est toi qui nous l'as amenée.

Ça m'Ă©tonne, elle est honnĂȘte.

Bonjour madame, vous pouvez venir deux secondes ?

Deux secondes.

Pardon.

Comment ça se fait que vous ayez pas reçu le robot ?

J'en sais rien, mon grand, ils ont dĂ» se tromper.

Mais le coursier dit qu'il vous l'a livré.

Il a dĂ» s'embrouiller.

- Elle dit qu'il a dĂ» s'embrouiller. - Tu parles !

- Pour moi elle dit la vĂ©ritĂ©. - Mon œil !

Aie un peu de confiance.

Madame, vous avez été livrée vous aussi,

le coursier a livré tout le monde, donc vous l'avez, ce robot.

Ils ont dĂ» se tromper d'adresse.

Mon cousin est sûr de lui,

alors qu'est-ce qu'on fait ?

Quand ils me l'apporteront...

Avouez, vous l'avez revendu, ce robot ?

Quand ils me l'auront enfin livré, je vous le rapporterai.

Vous l'avez déjà, ce robot.

Me racontez pas de salades.

Pourquoi on va pas chez vous vérifier ?

Acceptez.

- Pourquoi, si y a rien ? - On verra bien.

C'est inutile d'y aller.

Vous avez pas la conscience tranquille ?

Si vous avez rien Ă  cacher, acceptez.

On va en parler dehors.

On en parle dehors et on décide.

Fais-la sortir.

C'est peut-ĂȘtre mieux.

On va en parler dehors.

Faites-moi plaisir, s'il vous plaĂźt.

Ça suffit vos histoires, vous me cassez les couilles !

Luciano, oĂč tu vas ?

Michele, dis-lui quelque chose !

Qu'est-ce que je peux lui dire ?

Y en a marre, maintenant !

Vous devez partir, j'ai des choses Ă  faire.

- Foutez le camp ! - Elle a raison.

T'es convaincu ?

Excusez-nous.

C'est rien, partez maintenant.

Maman, je fais des gĂąteaux,

et mĂȘme de la pizza.

J'en ai besoin pour les gĂąteaux.

Madame, quelle honte !

Je me suis trompé.

Qu'est-ce qui lui est arrivé ?

- Il a l'air comme ça mais... - Juste l'air ?

- Oui, il est un peu sale. - Ça part.

À qui je vais le revendre, ce truc ?

- Donne-moi 250 au lieu de 500. - Quoi 250 !

- Crie pas. - Je crie pas.

Calme-toi !

Mes clients, ils les veulent nickel, astiqués et emballés.

Tu le veux pas ? Tu le prends pas. Tiens-moi ça et tais-toi.

- File le fric des autres robots. - C'est chaque fois pareil.

- Et j'apporte quoi, au client ? - Rien.

J'y suis pour rien, moi.

VoilĂ  deux mille euros, le reste demain.

- On verra... - Quatre plus un...

- Cinq. - Il sait compter lui, t'as vu ?

- C'est chaque fois pareil. - Non, c'est la premiĂšre fois.

La porte !

- Je reviens demain. - Oui, je t'appelle.

T'es content ?

- T'as vu ce que t'as fait ? - Je sais pas quoi dire.

Essaye de comprendre.

Ta paye de la semaine, tu peux l'oublier.

Et merde !

Je cherche du travail, j'ai un master d'économie.

- Grande Fratello, pourquoi ? - Me faire remarquer et devenir PDG.

- C'est bien, de rĂȘver. - Je suis d'accord.

- Le suivant, 562. - Salut, bonsoir.

- Nom ? - Ambrosanio Roberto.

- Tu fais quoi ? - Je suis en fac d'économie.

Ma passion c'est la techno.

- Grande Fratello, pourquoi ? - Pour qu'on me remarque.

Ils font le casting pour Grande Fratello !

- En haut. - Allez, on va voir.

... Je joue au foot.

- À quelle place ? - Buteur, je suis en sĂ©rie D.

Du foot au Grande Fratello ?

Oui, parce que ça gagne mieux.

C'est pas mal, non ?

Merci beaucoup.

Alors, maintenant c'est...

au 564.

Enzo !

Bonsoir.

- Prénom ? - Mariarca.

- Nom ? - Tagliamonte.

- De Naples ? - Portici, en banlieue.

Grande Fratello, pourquoi ?

- Je veux devenir célÚbre, et riche. - Enfin quelqu'un de sincÚre !

- Lucia quoi ? - Magnotta.

- Née à ? - Naples.

- Le ? - 26 -3 -35.

- Signez ici. - Tu veux m'envoyer en prison ?

Il vous arrivera rien.

Qu'est-ce qu'il devrait m'arriver ?

Nous on paye les trois premiĂšres traites, il vous arrivera rien.

Qu'est-ce que vous avez Ă  perdre ?

Ma retraite.

C'est la seule chose qu'ils peuvent pas vous saisir.

- C'est ce qui me fait vivre ! - Vous inquiétez pas !

S'inquiéter, c'est crever !

Excusez-moi.

Papa ?

Viens, y a le casting de Grande Fratello, y a mĂȘme Enzo.

Je peux pas, chérie, j'ai du boulot, sinon je viendrais volontiers.

Je te passe Martina.

Papa, viens, ils sont nuls, les autres.

Je sais pas, ma chérie, j'ai du boulot.

Allez, raccroche !

Passe-moi maman, j'ai du boulot.

Maria, qu'en penses-tu ? J'ai du boulot, lĂ .

T'inquiĂšte pas pour les petits, je m'en occupe.

Maria, dis-lui de venir.

ArrĂȘtez, il doit bosser lĂ .

C'est toi qui vois, Luciano.

Qu'est-ce qu'il dit ?

Dis-lui de venir.

D'accord.

On t'attend, je t'embrasse.

Qu'est-ce qu'il a dit ?

Il va venir.

Je résume :

on envoie ces papiers Ă  l'entreprise,

eux, ils vérifient, ils vous livrent le robot,

vous nous appelez, on le récupÚre et on vous donne votre part.

Et pourquoi tu me donnes pas une avance ?

- Et comment ? - Tu me la donnes de ta poche.

Impossible, j'ai pas de fric.

Ne vous inquiétez pas.

J'ai signé, je te fais confiance, et toi non ?

Et s'il arrive pas, comment je fais ?

Et s'il arrive et tu me donnes rien ?

Je te casse la figure ?

Vous gardez le robot.

Je te le balance Ă  la gueule !

Prenez soin de vous plutĂŽt.

Et toi, fais que ça aille vite.

N'oubliez pas de nous appeler.

Mme Geppina, entrez. Comment vous allez ?

Je t'amĂšne une pauvre femme. Tu peux lui faire un contrat ?

Vous, je vous connais, mais elle... sans vous offenser.

- Je peux avoir confiance ? - Y a aucun problĂšme.

Vous lui avez déjà tout expliqué ? Votre nom ?

Tucci Anna.

Me voilĂ  ! Luciano est lĂ  !

- Ils m'ont épuisée. - J'avais trop de boulot.

Viens lĂ , c'est quoi cette tĂȘte ?

Maria, je m'en vais, j'ai mal Ă  la tĂȘte.

- J'en ai marre. - Trois heures.

Ils ont tout démonté, tu peux plus faire le casting.

Ah non ? Je vais renoncer aussi facilement ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu veux que je fasse ce casting ?

Tu me souriras toujours, si je le fais ?

Tu paries que je vais le faire ? Un bisou.

Y a Enzo.

Je m'en occupe ! Souris, c'est quoi cette tĂȘte ?

Un peu plus vite, s'il vous plaĂźt.

Vous bousculez pas.

Tout le monde va passer.

Enzo, tu te souviens de moi, au mariage ?

- Non. - Il y a trois semaines.

Tatiana, tu me ferais... pour ma fille.

Vite, vite.

Toi aussi... pour mon fils.

J'étais déguisé en drag queen, je jouais ta petite amie.

- La perruque bleue... - Oui, je me souviens.

- Tu te souviens ? - Oui, ça me revient.

Je suis venu pour le casting, mais ils ont tout remballé.

J'ai eu des problĂšmes...

Vois ça avec les organisateurs là-bas

et de l'autre cÎté.

C'est pas moi qui m'en occupe,

le casting c'était cet aprÚs-midi, pas toute la nuit.

Je sais, je te demande une faveur.

Je sais pas quoi te dire.

C'est pour mes mĂŽmes, t'as bien des neveux,

tu sais comment c'est, les enfants.

Une surtout, Alessandra, regarde, elle me fend le cœur.

Elle est toute triste : "Papa, t'es arrivé trop tard".

Je lui ai dit : "Tu paries que je le fais, ce casting ?"

"D'accord".

On pourrait faire semblant, on met une caméra,

moi j'y tiens pas vraiment...

- C'est bon ? - C'est bon, rien du tout.

Vous pouvez appeler Beppe ?

Reculez un peu, il fait une de ces chaleurs.

Beppe, rends-moi un service, il y a ce gars, lĂ ,

il est trĂšs bon.

C'est pas le rĂšglement, ni l'heure, mais il peut faire le casting ?

- Tu peux arranger ça ? - Si on a encore un cameraman.

- Ça peut valoir le coup. - Mets-toi sur l'estrade.

Never give up !

Never give up ! Ça veut dire quoi ?

Apporte la caméra, on fait un dernier casting.

- Ton prénom, déjà ? - Luciano.

- Nom ? - Ciotola.

- D'oĂč tu viens ? - Naples.

- Et dans la vie, tu fais quoi ? - Poissonnier.

Je dirige une poissonnerie.

Grande Fratello, pourquoi ?

C'est mes enfants qui m'ont poussé.

Mais si ça marche, tant mieux...

Oui, je vous écoute, bonjour.

Oui, bien sûr.

À Rome ? Oui, bien sĂ»r.

Ça serait quand ?

Oui, je suis disponible pour Rome,

d'accord, merci.

Vous me tenez au courant.

Oui, d'accord, bonne journée.

Les gens de Grande Fratello m'ont appelé,

Ă  l'instant.

On va Ă  Rome faire un casting.

- Je peux ? - Maman ?

Bonjour.

Salut mamie.

J'ai apporté des saucisses, des aubergines

et une omelette aux pĂątes.

Je te les mets dans des boĂźtes.

T'es bien comme ça, ça suffit.

T'y es depuis ce matin !

Mais je ne sais pas quoi me mettre sur le dos.

Si je mets mon pantalon vert, toi mets le blanc.

- Et comme haut ? - Un truc qui va bien avec le mien.

Maria, je sais pas.

Attends.

Elle est légÚre, si on doit marcher tu ne transpireras pas,

et en plus elle te va bien.

- Je suis Luciano Ciotola. - De la part de ?

Beppe Arena.

Installez-vous avec les autres, on va venir vous chercher.

Merci.

Je peux m'asseoir ?

Messieurs-dames, suivez-moi, on va entrer.

On le fait oĂč, le casting ?

- Suivez-moi. - C'est pas lĂ -bas.

On va de l'autre cÎté, à tout à l'heure.

J'en avais fait une énorme.

- Alors ? - Génial.

J'ai fait comme tu m'avais dit, c'était un bon conseil.

J'ai tout racontĂ©, mĂȘme mon passĂ©.

Je suis encore un peu...

C'était vraiment super.

Y avait un psychologue, ça m'a aidé, il m'a posé de ces questions...

Je me suis dit : c'est ça que vous voulez ? Alors j'ai parlé...

- Félicitations, bravo. - On te tient au courant.

Lui, c'est le psychologue.

- Lequel ? - Le petit, lĂ .

Il m'a aidé, il m'encourageait à parler.

Tu me connais, quand je m'y mets, je m'arrĂȘte plus.

Le truc incroyable c'est que,

quand j'attendais, les autres restaient 5-10 minutes,

moi, ils m'ont gardé une heure !

J'ai déchiré !

Je leur ai dit des choses que j'ai jamais racontées à personne.

C'était vraiment super.

À mon avis, ils parlent encore de moi.

Ils ont dit "ça suffit, c'est bien".

Ils me regardaient comme ça.

- Sciés ? - Oui.

Ils étaient sous le choc.

Les filles, on y va.

T'as vu, tu parlais du casting, et papa l'a fait !

Oui, c'était un vrai casting.

Je les ai sciés !

Ils m'ont rien dit, mais c'est dans la poche.

Passe-moi maman.

T'aurais dû voir ça, ils étaient sous le choc.

Ils étaient bouche bée, sciés, ils disaient plus rien.

Passe-moi tata Rosaria.

Tata, t'aurais dû voir ça !

Tata, toi aussi on te fera passer à la télé !

Félicitations, Luciano !

Merci.

Voilà, et bonne journée.

Je le donne, le poisson, ce matin.

Ne vous inquiétez pas.

Ce matin Luciano est devenu fou, il vous l'offre, le poisson !

- Bravo et félicitations ! - Merci !

Ils t'ont déjà appelé ?

L'appel par-ci, l'appel par-lĂ ...

Ton dernier café en tant qu'inconnu.

- Tu t'y vois dĂ©jĂ  ? - Dans ma tĂȘte, oui.

C'est tout ? À mon avis, plus que ça.

Moi j'y crois, j'y ai toujours cru.

Moi aussi, mais...

Je l'ai toujours dit, tu sais ce que t'es ?

- Un phénomÚne. - Un vrai phénomÚne.

- Moi, je crois en toi. Et vous ? - Moi aussi.

Il va y aller dans la Maison ?

Quand je serai dedans, tu t'occuperas de mon fan club ?

Vittorio, j'ai dit quoi, ce matin ?

- T'as dit ça. - Je m'occupe de tout.

J'offre des cartes de téléphone pour qu'ils votent pour toi.

AprĂšs il faudra pas m'oublier.

- J'arrĂȘte de faire le barman. - Allez, Luciano, il est tard.

- Bonjour, vous désirez ? - Un demi-kilo de palourdes.

- Elles éclaboussent ! - Elles sont vivantes.

Pourquoi vous les mettez dans l'eau ?

- Pour les faire dĂ©gorger. - À Rome, on ne fait pas comme ça.

- Vous les mettez dans le vin ? - Non, dans rien.

Mais faut qu'elles rejettent le sable, dans la mer,

elles se remplissent de sable, et puis dans l'eau...

- Autre chose ? - Un loup, pas trop gros.

J'en ai plus, je vous donne un beau denti ?

Croyez-moi, il est frais. Il est super.

J'y ai jamais trouvé de sable, ça m'étonne de les voir dans l'eau.

T'entends ça, Luciano ?

À Rome, les palourdes, ils les laissent au sec.

Ah, vous ĂȘtes de Rome, madame ?

- T'as pesé ? - Une seconde.

Celui-là fait 700, on va dire 500, et ça 800.

Quel bon vent vous amĂšne par ici ?

- Simple curiosité. - Mon mari est d'ici.

De Naples ? De ce quartier ?

Oui.

- Ça fait 23. - On va dire 20.

- Ah, vous nous faites un prix ? - Oui.

Alors au revoir, et merci.

- On se reverra peut-ĂȘtre. - Nous, on bouge pas de lĂ .

C'était bizarre, elles regardaient

comme si elles mijotaient un truc, elles chuchotaient.

- Je sais pas. - Elles t'ont posé des questions ?

Non, c'est plutĂŽt moi qui posais des questions.

Elle m'a dit que son mari était de Naples,

du quartier, mais elle, je l'ai jamais vue.

Au casting, t'as dit que t'avais une poissonnerie ?

Bien sûr.

Ils sont venus contrĂŽler si tu n'avais pas menti.

- ContrĂŽler quoi ? - Voir ce que tu faisais.

Si t'avais dit la vérité.

Ils envoient des gens exprÚs pour vérifier, sinon ils te prennent pas.

Pourquoi moi ?

Peut-ĂȘtre que tu leur as plu.

Mais pourquoi elles ont pas dit qu'elles étaient de la télé ?

Idiot, tu crois qu'elles allaient te dire : "On est de la télé" ?

Écoute ta tante, elle sait toujours tout.

Toi t'en penses quoi ?

Tu veux vraiment mon avis ? Tu devrais pas y aller.

- Et voilĂ ... - Qu'est-ce que j'ai dit ?

Je suis obligĂ©e d'ĂȘtre d'accord ?

Moi, cette émission, je l'aime pas.

La regarder, d'accord, mais y aller, non.

Il a une femme et trois enfants,

s'il gagne Grande Fratello, il est tranquille pour la vie.

Il a pas l'habitude d'avoir autant d'argent,

il va tout dĂ©penser en faisant la fĂȘte.

- Il est si con que ça ? - Il est sérieux.

J'aimerais l'avoir, le problÚme de comment dépenser mon fric.

- Mais je l'ai pas. - Bravo.

Moi aussi, on n'a qu'Ă  partager.

Vaut mieux l'avoir, ce problĂšme-lĂ , que pas l'avoir.

Tata, tu sais ce que je pense ?

C'est une occasion qu'on a une fois dans sa vie,

on dit que la chance passe une seule fois.

C'est une occasion, je dois la saisir au vol.

Quoi ?

Tu veux juste regarder ? Va faire un tour, va.

Fiche le camp, dégage !

Tu m'en donnes deux ?

Quoi ? Allez...

Oh, t'as la tĂȘte dure, toi.

Va voir ailleurs si j'y suis.

T'es encore lĂ  ?

Tu comprends pas quand je parle ? T'auras que dalle !

Fous-moi le camp !

SasĂ .

C'était qui le type qui était là, bien habillé, chauve ?

- Qui Ă©tait oĂč ? - Ici. Ici.

- C'Ă©tait peut-ĂȘtre un client. - Un client ?

Je l'ai traité comme un chien, j'aurais pas dû, pour 50 centimes.

C'est bien, je vois qu'il t'arrive de réfléchir.

Tu commences Ă  comprendre des choses importantes.

Le repentir, c'est important,

aprĂšs une mauvaise action, nous nous repentons et l'Ăąme se libĂšre.

Ils m'observaient, va savoir ce qu'ils pensent de moi,

ce qu'ils disent de moi.

Peu importe.

C'est facile pour toi de dire ça, t'es pas surveillé, toi.

Je suis pas surveillé, moi ? On est tous surveillés !

Notre Seigneur nous observe, nous juge, nous guide.

Tu veux apaiser ta conscience ?

Quand tu verras un pauvre diable, donne-lui 5 ou 10 euros, voilĂ .

J'ai fait une erreur.

Une erreur, ça se répare toujours.

Regarde comme elle dort.

Madame Lucia ?

Ma belle dame ?

- Elle s'est réveillée. - Qui c'est ?

C'est Michele et Luciano, pour le robot.

On est venus le chercher.

AprĂšs vous pourrez vous recoucher.

Vous avez besoin d'un coup de main ?

Non, j'y arrive encore.

VoilĂ .

Donne-moi le fric.

Vous savez quoi ? Je vous l'offre.

Comment ça ?

Si t'en voulais pas, fallait pas me le faire prendre !

Ce fric, j'en ai besoin, donne-le-moi !

T'as compris ? Je le répéterai pas.

Une seconde, madame.

T'as pigé qu'il faut donner sans recevoir, mais là tu exagÚres.

Donne-lui son fric et reprends le robot.

- Vous y gagnez. - File le fric !

- Attendez un moment. - On se casse.

Y a quelqu'un qui nous surveille.

- EspÚce de taré, file-moi mon fric. - Les flics ?

Mon Dieu !

Voleur, file-moi mon fric !

Qui nous a dénoncés ?

Je sais pas, mais on est démasqués.

- Comment c'est possible ? - Je sais pas !

Y avait un type, il me regardait !

Mon Dieu, Luciano...

qu'est-ce qu'on va faire ?

Je risque de plus ĂȘtre appelĂ© pour l'Ă©mission.

Je vais te casser la gueule, tu m'emmerdes avec ton émission !

On a un problÚme avec l'arnaque aux robots et tu penses à ça ?

Tu sais ce qui se passera, si j'entre ?

On sera riche et fini les soucis !

- Si tu y entres ! - Je vais y entrer.

Je vais y entrer, je te dis.

ArrĂȘte, tu perds les pĂ©dales.

Je perds rien du tout, Maria !

C'est une occasion en or, tu t'en rends compte ou pas ?

Écoute, tu me gonfles avec cette histoire.

Alors dis-moi, toi qui ne penses qu'à ton émission.

Sans l'arnaque, on vit de quoi ? De la poissonnerie ?

Réfléchis, un peu !

- J'ai eu une idée. - Quoi ?

On va la vendre, la poissonnerie.

- Je peux pas crier, ici. - À quoi elle nous sert ?

- C'est toujours du fric ! - Mais non !

Elle rapporte presque rien, et excuse-moi d'insister,

quand je serai entrĂ©, mĂȘme si je suis pas le gagnant,

Ă  ma sortie, on se fera un fric fou,

des poissonneries, on en rachĂštera 10, 100 !

OK, on fait comme ça : quand ils t'appellent, on la ferme.

Et si j'y reste deux, trois mois ? Réfléchis !

On ferme deux ou trois mois, et on rouvre quand tu reviens.

Non, moi je veux la vendre !

Avec ce fric on va retaper l'appartement

pour ne pas avoir l'air de clodos quand je ferai des interviews,

et puis, tu vivras de quoi sans les robots et sans moi ?

Tu auras de quoi tenir avec les enfants.

Depuis que j'ai fait ce casting, je me sens super bien.

C'est une chance, on va régler tous nos problÚmes.

J'ai jamais eu de but, dans la vie,

là, j'ai plein d'idées qui vont et qui viennent.

Je suis aux anges.

Ne m'abandonne pas, pas maintenant.

Allez.

Et voilĂ , les aquariums, le moteur,

ça s'allume ici et là.

La chambre froide.

Je suis content, mais c'est dommage.

- Tout va bien. - Viens prendre un café.

T'inquiĂšte, Michele !

On en ouvrira une plus grande, et ce sera toi le patron.

D'accord, salut.

Pourquoi il a vendu ?

C'est ce que tout le monde lui dit.

Tonton Luciano !

Un appel inconnu.

Un appel inconnu !

Téléphone !

Y a ton portable qui sonne, un appel inconnu.

- Le portable ? - Oui, ton portable, je réponds ?

- Non, non. - Alors magne-toi !

- Combien de temps il a sonné ? - Qu'est-ce que j'en sais ?

Le temps normal.

- Pourquoi t'as pas répondu ? - C'est toi qui me l'as dit !

Je pensais qu'on voyait le numéro mais pas le nom.

Je t'ai dit : "Inconnu, je réponds ?" Et toi : "Non".

- Et j'ai pas répondu. - T'as pas été claire.

Oui.

Pas du tout, aucun problĂšme.

C'est vrai ?

Ils m'ont pris !

Tout Naples fait la fĂȘte !

Désolés, on est à la mer.

C'est pour ça qu'on vous a pris, ça se voit que vous ĂȘtes...

que vous ĂȘtes vraiment... trop con !

Ici la rédaction de Grande Fratello...

J'ai pas menti, je suis son "grand frĂšre" !

Pourquoi tu joues au con ?

Tu sais faire que ça ? Tu le sais, que j'y tiens !

T'exagĂšres.

- T'es bon qu'à ça. - C'est juste une blague.

Une blague ? Va te faire foutre, va !

Ah non, ne dis pas ça.

T'es vulgaire.

Tu sais qu'il y tient, et tu te moques de lui ?

Enzo !

- Qui c'est ? - Je suis lĂ , derriĂšre la grille.

Salut, Enzo, c'est Luciano, tu te souviens ?

Non.

Au mariage, et au centre commercial, le casting, Beppe.

Ah oui, bien sûr.

- Mais qu'est-ce que tu fous lĂ  ? - Laisse tomber.

- Comment t'es entré ? - Par les canalisations.

T'inquiÚte, désolé,

j'ai essayé d'entrer mais j'ai été refoulé.

- T'aurais dĂ» m'attendre dehors ! - J'en pouvais plus.

Je suis aux toilettes, tu peux pas rester ici.

Je sais, mais écoute-moi et j'aurai pas fait tout ça pour rien.

L'émission va commencer, et j'ai eu aucune nouvelle.

Tu me fais flipper juste pour me demander ça ?

L'émission va commencer, si tu leur as plu ils t'appelleront.

MĂȘme au dernier moment, mais ils vont t'appeler.

Toi aussi, ils t'ont fait attendre ?

Oui. Ils m'ont appelé au dernier moment.

- Alors j'ai encore un espoir ? - Évidemment !

- Il faut toujours y croire. - Pour ça, j'y crois mĂȘme trop.

- J'ai misé gros, là-dessus. - T'as eu raison.

Continue Ă  y croire, toujours.

- Y a donc encore de l'espoir ? - Bien sûr.

Tu m'as enlevé un poids.

Never give up.

Encore désolé d'avoir débarqué comme ça.

- Qu'est-ce qu'on dit ? - Never give up.

Va te faire voir, va...

Sécurité !

Vous les contrĂŽlez, ces loges ?

Laissez-le parler.

C'est un rĂȘve qui devient rĂ©alitĂ©.

La soirée vient de commencer, il n'y aura pas un instant de répit.

Voyons comment ils se sont installés.

Vous m'entendez ?

Il y a de quoi ĂȘtre heureux, vous ĂȘtes

les héros de cette nouvelle édition de Grande Fratello.

Maintenant, coupez la liaison avec la Maison,

je dois vous annoncer une nouvelle :

il y a encore des surprises,

la semaine prochaine, Grande Fratello accueillera

deux nouveaux concurrents

aux histoires émouvantes, intenses.

Des gens avec des histoires intenses, c'est toi, ça !

Il va entrer dans la Maison...

Encore avec cette histoire ?

Il n'entrera jamais, vous entendez ?

Il a déjà fait assez de conneries !

- Du calme ! - Quoi, du calme ?

Ne t'énerve pas, Maria.

Elle a pas raison, peut-ĂȘtre ?

- Elle a tort ? - T'y mets pas, toi aussi.

C'est toi qui devrais le lui dire, t'es sa mĂšre.

- Moi je veux le voir heureux. - Et Ă  la rue !

Calmez-vous.

- Regarde ce que t'as fait ! - ArrĂȘte.

Moi aussi, faut que j'arrĂȘte ?

T'Ă©tais passĂ© oĂč ? Viens prendre un cafĂ©.

- Non, merci, Vittorio. - Tous les autres sont lĂ .

Je suis pressé.

Juste deux secondes, pour les amis.

Je t'ai cherché, dans la Maison, mais je t'ai pas vu.

T'Ă©tais oĂč, dans le placard ?

Ils vont te repĂȘcher, tu verras.

C'est ça, à l'hameçon !

Ne les écoute pas.

Dans la Maison ils sont tous nuls, ou ils t'appellent ou ils arrĂȘtent.

J'en suis sûr.

Espérons.

Salut, ça va ?

Tu veux manger ?

N'aie pas peur.

Ciro, tu lui donnes Ă  manger ?

Tu veux quoi ?

- Une petite pizza ? - Donne-lui ça, et ça.

Ça, et des parts de pizza.

Et Ă  boire.

- Une grande. - Une autre ?

Viens, mets-toi lĂ , mange.

Donne-lui Ă  boire, aussi.

Ça fait trois, Vittorio.

Tu lui donnes Ă  boire ?

Brandy.

Donne-lui de ça.

Autre chose ? Ciro, prends ces bouteilles, lĂ .

Et ça, aussi.

- C'est moi qui offre, Vittorio. - Ah oui ?

Oui, t'inquiĂšte, Ciro.

Prends une autre bouteille.

Deux petites pizzas, deux croissants, prends.

Donne-lui deux croissants.

- Plus grande, la pizza ? - Non, c'est bien.

Prends un croissant.

Celle-lĂ .

Luciano, s'il est bourré c'est toi qui le raccompagnes.

Oui, je m'en occupe !

Je suis vraiment content de te voir !

C'est à moi, ça !

Donne-moi cette lampe !

Viens lĂ  !

Luciano, qu'est-ce que tu fabriques ?

Tiens, c'est pour toi.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Tout va bien.

- Ça va pas ou quoi ? - C'est une bonne action.

T'es fou ! Avec les sacrifices qu'on a faits, tu bazardes nos affaires !

- Pose ça tout de suite ! - Ça nous reviendra !

- Et au centuple ! - Non, pas la chaise !

Reposez tout ça !

Laisse la chaise !

Qu'est-ce qui te prend ?

Qu'est-ce que tu fabriques ?

Ils me donnent une derniĂšre chance.

Qui ça ?

Les gens de l'émission, ils vont faire entrer un type authentique,

et ce type-lĂ , c'est moi ! Ils m'observent.

Maintenant ça suffit.

T'as compris ? Je t'ai laissé faire,

mais lĂ  c'est trop.

Tu vas pas bien, faut te faire soigner.

La télé irait perdre du temps et du fric à épier un idiot comme toi ?

Ça suffit, tu es malade.

À moi ! À moi !

T'as pas quelque chose pour moi ?

Vous ĂȘtes bouchĂ©s ? Tirez-vous, et remettez plus les pieds ici !

Ça vous plaüt les cadeaux, hein ? Allez bosser !

Foutez-moi le camp, et vite ! Tu regardes quoi ? Du balai !

Ah, la bonne femme qui a pris ma lampe !

Tu vas te les prendre sur la tronche !

Qu'est-ce que tu fais ? Tais-toi ! Ne l'écoutez pas, venez.

Foutez le camp !

Venez !

Foutez le camp ! Allez, du balai !

T'as pas compris que c'est eux qui les envoient ?

Ah, ils te les envoient ?

Pardon, vous pouvez dire à la télé de plus vous envoyer ici ? Merci !

Fais pas ta maligne !

Faut te ressaisir ! Tout ça, c'est dans ta tĂȘte, rĂ©veille-toi !

J'ai pas Ă  me ressaisir, c'est comme je te dis.

Qu'est-ce qui se passe ?

Vous devez m'aider, il a perdu la tĂȘte.

Il croit que la télé l'espionne,

et il donne nos affaires aux gens !

Menteuse ! Elle invente ! J'ai donné des trucs aux pauvres,

mais c'était pour faire la charité, elle ment !

Ah, c'est moi qui mens ?

- Il fait la charité. - Ah non, t'y mets pas toi aussi.

Il donne nos affaires parce qu'il croit que la télé l'espionne

alors il se fait passer pour... il me fait devenir chĂšvre !

T'as rien compris, si tu penses ça !

- Tu comprends rien de moi. - Et je dois comprendre quoi ?

Je sais pourquoi tu fais ça, tu veux ma perte,

mais t'y arriveras pas.

- Pourquoi elle invente ça, alors ? - Calme-toi.

Tu sais quoi ? C'est la derniĂšre fois que tu me vois.

- Si tu veux ma perte, va-t'en ! - Écoutez-le.

Va-t'en, puisque tu veux ma perte.

Elle veut ma perte, mais elle y arrivera pas.

Descends, parle-lui.

Maria, oĂč tu vas avec les petits ?

Ça va ? Faites pas attention à elle.

Elle est comme ça, excusez-moi...

Venez.

Je vous offre Ă  boire.

Tonton Luciano ?

T'es pas encore prĂȘt ? DĂ©pĂȘche-toi.

Viens lĂ .

Regarde.

- C'est quoi ça ? - Un grillon.

Il bouge ! Viens voir, tata !

Regarde.

Vous trouvez ça normal, ce grillon ?

J'en ai jamais vu, à l'intérieur.

Par oĂč il a pu entrer ?

Par la fenĂȘtre.

Mais t'avais déjà vu un grillon ici, ou dans le coin ?

- Non. - D'habitude, ils entrent pas.

Donc, c'est bizarre.

Il faut ouvrir les fenĂȘtres et le faire sortir.

Tu perds ton temps, il partira pas.

On doit y aller, il est tard.

Je vous rejoins.

- Il ne vient pas ? - Il arrive.

Excusez-moi, mesdames,

j'en peux plus.

Vous exagérez là !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Dites-moi clairement oui ou non.

Des cadeaux j'en fais,

mais cet appel pour entrer dans la Maison n'arrive pas.

Quel appel ?

Si je dois en faire plus, dites-le-moi et je le ferai.

Qu'est-ce que je dois faire ?

Être patient, une chose à la fois.

Je suis patient,

mais j'ai tout sacrifié pour entrer dans la Maison.

Seule la mort est irrémédiable, tout le reste peut s'arranger.

Vous voulez entrer dans la maison ?

Oui !

- Vous y entrerez. - Vous croyez ?

Bien sûr, il faut avoir la foi et garder espoir.

Soyez tranquille.

- Je dois continuer comme ça ? - Bien sûr.

Ne vous inquiétez pas. Bonne chance.

Tata.

Tu vas rester plantée là ? Viens, on va chez tonton.

Pourquoi tu me regardes ?

Il mange ?

Pas beaucoup.

Il passe ses journées devant la télé.

Il est déprimé.

Tourne pas autour du pot,

tu l'aimes, sinon tu serais pas venue.

T'es venue parce que tu veux vivre ici.

Évidemment que je tiens à lui.

C'est des choses qui ne durent pas, ça va passer.

Il finira par lùcher cette télé, et il faudra que tu sois là.

Ne t'énerve pas, s'il t'en parle,

ça entre par une oreille et ça ressort par l'autre, tu vois ?

Tu montes ici, et tu le laisses parler tout seul.

Il a besoin de toi.

On l'a convaincue.

Allez, on se bouge.

Allez, souris.

Ils sont beaux, hein ? Il adore ça.

Ils sont chauds ?

Allez, on y va.

Luciano, il y a une surprise pour toi.

Viens voir qui est lĂ .

Il continue Ă  donner nos affaires ?

Luciano !

- Maria ! Comment il va ? - Il est Ă  la maison.

Ça a Ă©tĂ© un coup dur.

C'est un costaud, il va s'en sortir, dis-lui de venir.

- Salut, comment tu vas ? - Je ne me plains pas.

- Un café ? - Merci, mais je suis pressée.

Le bonjour Ă  Luciano.

Comment il va ?

Il suit la thérapie, et petit à petit...

Moi j'avais bien remarquĂ© qu'il perdait la tĂȘte.

Qu'il perdait la tĂȘte ? Qu'est-ce que tu racontes !

Il est juste un peu abattu.

Avec son psychologue, il va s'en sortir.

Quel psychologue ? C'est un docteur, c'est différent.

Passe-lui le bonjour, dis-lui que je viendrai le voir.

Non, c'est lui qui viendra.

Salut.

C'est confirmé, il a perdu la boule.

LĂ , regarde comment il bouge !

- T'as vu ? - Oui, il danse.

Tu m'as déjà vu danser ? C'est pareil, non ?

Tu dis que c'est pareil ?

C'est les pas que j'ai toujours faits !

T'es pas le seul à danser comme ça.

Regarde ses pas. Tu m'as déjà vu danser, non ?

C'est toi qui l'as inventé, ce pas ?

Tu te souviens, quand je suis allé au casting ?

Les trucs que j'ai dits, tu sais ce qu'ils en ont fait, ces salauds ?

Ils les ont pris et ils les ont répartis entre les candidats.

Ils t'ont volé tes idées.

- Tu me crois pas. - Si, c'est possible.

Mais t'exagĂšres.

Vous avez des préjugés contre moi, alors que je dis la vérité.

Pourquoi vous voulez pas me croire ? Vous étiez pas au casting.

Je sais bien ce que je leur ai dit.

Moi je suis disposé à te croire, mais t'exagÚres.

- Ah, t'es disposé... - Qu'est-ce que t'en as à faire ?

T'as une belle famille, une femme, de beaux enfants...

Tu les fais souffrir à rester toute la journée sur ce canapé.

C'est Ă  moi qu'elle fait mal, cette histoire.

Ça me fait mal qu'ils me copient.

Vous, vous en avez rien Ă  faire, mais moi j'en souffre.

Je m'en fiche que vous me croyiez ou pas.

On te croit, mais pour nous, c'est toi qui comptes le plus.

Vous aussi vous comptez pour moi, et alors ?

Comment dire ?

Il est un peu déprimé.

Ça doit ĂȘtre les mĂ©dicaments.

Non, c'est lui qui n'est plus le mĂȘme.

Cloué à ce canapé du matin au soir.

Que dit le docteur ?

Traumatisme dĂ» Ă  Grande Fratello.

"Madame, un peu de patience,

"Ă  la fin de la saison votre mari retrouvera ses esprits".

Avec le temps, tout passe.

J'y crois plus.

J'en peux plus, je suis désespérée.

Je sais.

J'ai tout essayé,

si je le contredis, il m'agresse,

si je lui donne raison, c'est pire.

Je sais plus quoi faire.

Allez, courage.

J'en peux plus.

- J'ai peur. - Chut...

J'ai peur !

Et s'il restait comme ça ?

Ne dis pas ça.

Je connais quelqu'un qui peut nous aider.

Il m'a toujours aidé dans les moments difficiles.

Je vais lui parler.

Il faut que Luciano sente notre amour,

l'amour triomphe toujours de tout.

Nous parlerons d'un passage trùs fort de l'Évangile.

Jésus nous demande de nous connaßtre,

de comprendre la différence

entre l'ĂȘtre et le paraĂźtre,

entre le vrai et le faux.

C'est notre seule façon pour connaßtre nos limites

et nos capacités.

Si nous n'avons pas conscience de ce que nous sommes,

nous n'aurons jamais la force

d'affronter la vie.

Cette conscience nous rapproche de nous-mĂȘmes.

Et tant de fois, pour obéir au paraßtre,

nous nous Ă©loignons de nous-mĂȘmes et ce n'est pas bon.

Ce n'est pas par hasard

qu'aujourd'hui a frappé à notre porte

un ami

qui traverse une période difficile.

Il sollicite notre aide, il désire rejoindre notre communauté.

Il est pour nous une richesse,

et nous l'aidons et le soutenons.

- Le pain. - Et les boulettes.

Les boulettes !

- Encore un peu de poulet ? - Oui.

- Salut, Luciano. - Salut.

- Ça va ? - Ça va.

- Encore ? - Un peu.

Tu veux des pĂątes ? Michele, tu lui en donnes ?

Prépare la viande pour la dame.

Fromage.

Papa, tu reviens quand ?

Je reviens quand ?

Demain.

Viens lĂ .

On se voit demain.

Soyez sages.

Ton blouson.

Merci, mon amour.

- Salut, Ă  demain. - T'en fais pas.

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