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Des foutaises ! Des excuses ridicules, des conneries !
Attendez. Ne mettez pas �a.
Des conneries.
C'est tout ce que j'ai, dans ce fichu comt�.
J'ai aval� tant de couleuvres
qu'il para�t qu'elles sont devenues une esp�ce en voie de disparition.
M. le gouverneur, les relations publiques...
�a fait trois ans que vous me faites passer pour un abruti.
Vous avez tous vu les conf�rences de presse,
et de quoi on me parle ? Du comt� de Dunston.
Je fais la couverture du Time
et � quoi est consacr� l'article ? Au comt� de Dunston.
La prochaine conf�rence sera t�l�vis�e et les d�l�gu�s et le pays tout entier,
� quoi penseront-ils ? A ma nomination ?
Non ! Ils diront c'est cet imb�cile qui n'est pas fichu de r�gler...
- Monsieur. - Que voulez-vous ?
M. le gouverneur, je...
- Que voulez-vous, Bruster ? - Bridger.
Va pour Bridger.
Il y a un homme, l�, qui a peut-�tre la solution pour Dunston.
Il d�pend du d�partement de la justice de New York.
C'est un de leurs meilleurs �l�ments. Il s'appelle Irving Greenfield.
- Il vient de New York ? - Oui, monsieur.
Bridger, venez ici.
New York ?
Irving Greenfield ?
Il est juif ?
Pourquoi ?
Il s'est occup� de l'affaire Joey Gallo.
Il fallait le dire plus t�t. Ne le faites pas attendre. Appelez-le.
C'est incroyable, non ? C'est incroyable.
Le d�partement de la justice de New York s'inqui�te de mon sort,
moi, pauvre petit gouverneur qui n'arrive pas � r�soudre ses probl�mes.
Ils n'ont rien de mieux � faire que de s'inqui�ter d'un petit gouverneur ?
Qu'est-ce qu'on m'envoie de New York ? On m'envoie un...
- Entrez, M. Greenberg. - Greenfield.
- Oui. Enchant�. - De m�me. Vous �tes difficile � joindre.
Je suis ravi de vous voir. Vous venez de New York ?
New York est une belle ville. Un grand �tat.
La pomme... Je connais bien.
J'ai vu Un violon sur le toit trois fois.
Dites-le au gouverneur, M. Greenfield.
Ah, oui.
La police a men� une enqu�te
et a d�couvert que Dunston est sous la coupe d'un homme.
Bama McCall. Oui, ce n'est pas nouveau.
Alors, vous savez aussi qu'il a grandi avec un bootlegger, Gator McKlusky.
Non, �a, nous l'ignorions.
Le contraire m'aurait surpris.
McKlusky vient d'�tre lib�r� apr�s 26 mois de prison.
- C'�tait une r�cidive. - Continuez.
Il me servira d'app�t pour �pingler McCall,
et si McKlusky coop�re, nous aurons de quoi le boucler.
Oui, mais pourquoi Gator McKlusky coop�rerait-il ?
Il semblerait qu'il n'ait pas cess� son trafic d'alcool
et comme il s'est d�j� fait pincer deux fois, il sera tent� de coop�rer.
Une petite question : quand ?
Quand ?
Pour la Convention Nationale
et votre conf�rence de presse o� vous pr�senterez un rapport sur Dunston.
Vendu. De quoi avez-vous besoin ?
Depuis qu'il est rentr�, on ne peut plus compter sur lui.
Un vrai matou. Il passe la nuit dehors et il pionce toute la journ�e.
Il n'en fiche pas une depuis son retour.
T'as remplac� le sucre de betterave par du sucre de cane ?
- Gator l'a dit. - Le whiskey, je m'y connais.
Le sucre de betterave ne vaut pas le sucre de cane, c'est bien connu.
T'as appris �a, l�-bas, hein ?
Qu'est-ce qui t'ont appris d'autre ?
Tu sais ce qui me manquait le plus, l�-bas ?
Ta mauvaise humeur matinale.
Tu as faim ?
J'ai d�j� mang�.
Tu te r�veillais � quelle heure l�-bas ?
La prison, �a grouille de meurtriers et de malfrats en tous genres.
Ce n'est pas des bonnes fr�quentations pour toi.
- Je t�cherai de m'en souvenir. - Tu ne respectes plus la qualit�.
Y a-t-il un domaine dans lequel tu excelles ?
Les plaques d'immatriculation.
J'en fais de belles.
J'allais t'en faire une mais je ne sais plus �crire "g�teux".
Je suis g�teux, moi ? Non, mais ! En voil� des fa�ons de parler !
Tu veux mon poing dans la figure ?
Allez, grand-p�re.
Quant � toi, mademoiselle, un peu de tenue.
Gator, �a fait trop longtemps qu'elle ne va plus � l'�cole.
�a fait deux ans. Elle est devenue une vraie sauvageonne.
C'est vrai ? Tu es devenue une sauvageonne ?
- Pas du tout. - Ce n'est pas tout.
Elle devrait �tre avec des gosses de son �ge, pas avec un vieux comme moi.
- Je n'irai pas � l'�cole cette ann�e. - C'est ce que tu crois.
Tu vas retourner � l'�cole.
Au mois de septembre, tu retournes � l'�cole.
Je pourrai jouer au foot ?
- Oui. - Et mettre des jolies petites robes.
Je n'aime pas les robes.
Alors, tu n'es pas la fille de ta m�re ! Salut, toi.
All�, h�licopt�re.
Ici, Greenfield.
On est... perdus.
L�, en bas. Je vois quelque chose.
Qu'est-ce que c'est ?
- Tu as vu �a ? - C'est un h�licopt�re.
Je sais, mais qui est dedans ?
- �a doit �tre les gardes-p�che. - Pas en h�licopt�re.
Le contr�le des fraudes.
M. Greenfield, on l'a rep�r�.
Une fois au-dessus, l�chez une bombe fumig�ne et tournez. C'est clair ?
L�chez une bombe fumig�ne et tournez !
- Dirigez-vous vers le rep�re. - Je ne peux pas.
- Pourquoi ? - Parce que.
- Allez droit sur le rep�re. - Impossible, M. Greenfield.
- Faudra faire le tour. - Allez droit sur le rep�re !
Comme vous voulez.
- On va pas laisser tout ce whisky. - Mais non !
- C'est s�rieux. - Ils vont en avoir pour leur argent.
Vas-y. N'aie pas peur. Ils ne sont pas pr�ts de m'arr�ter.
Je n'ai pas peur.
S'ils se rapprochent trop, Gator s'occupera d'eux.
Ils diront que c'est une lame de fond.
- N'aie pas peur. - Je n'ai pas peur.
S'ils s'approchent trop, je lui vide mon chargeur dans le derri�re.
- N'aie pas peur. - Je n'ai pas peur.
Moi si ! Voil� qu'il nous bombarde ! Je n'ai jamais vu �a !
Bravo !
Bravo ! On n'a plus qu'� attendre.
Qu'est-ce que �a veut dire, �a ?
Qu'on n'est pas pr�ts de bouger. Vous pouvez toujours appeler un taxi.
Un taxi.
Tr�s dr�le.
Les coups de carabine, c'est toi ?
- Je la nettoyais et c'est parti. - Menteur.
- Du calme, Tom. - Ne me traitez pas de menteur.
Je vais te la mettre o� je pense, moi ! Avance !
Faut pas parler comme �a devant les enfants, face de rat !
- Du calme, Bob. - Ne la frappez pas.
Je ne vais pas la frapper. Mais je ne veux pas qu'elle me d�vore.
M. Greenfield, on a le vieux et la petite.
Vous �tes en �tat d'arrestation. Vous pouvez vous taire...
�a va pas ?
Bateaux quatre et cinq, o� �tes-vous ?
Ici, bateau quatre. Bateau cinq est � c�t� de moi.
Rien � signaler.
Tout est calme.
Comme dans une �glise.
Et puis, c'est joli, par ici.
Il a disparu.
M. Greenfield, ici l'officier Talmadge, bateau num�ro cinq.
Il a un dr�le de bateau.
On dirait qu'il a un moteur � r�action.
Oh, zut !
Bateau six, � vous. Je vous �coute.
Bateau neuf, � vous.
Est-ce que quelqu'un m'entend ?
Ici, h�licopt�re. On l'a rep�r�.
On le tient. Il ne peut plus nous �chapper.
Je vous le ram�ne, M. Greenfield.
H�licopt�re, fr�lez-le !
- Quoi ? - Descendez le plus bas possible !
Vous �tes bouch�s ou quoi ?
Vous ne comprenez rien !
M. Greenfield, dans une seconde, il est dans l'h�licopt�re.
Zut, il s'est �chapp�. Suis-le !
Que se passe-t-il ? Vous l'avez, oui ou non ?
On l'a momentan�ment perdu.
Bateau dix... � vous, bateau dix.
�a doit �tre Gator. Je ferais bien de me r�veiller.
Et, puis, �a ne mord pas par ici.
�a ne mord pas de ce c�t�.
Doux J�sus !
Je savais bien que c'�tait Gator.
R�pondez, h�licopt�re !
- Ce n'est pas vrai. - Il a d� toucher l'h�licopt�re.
- La ferme ! - Mon Dieu.
C'est Gator McKlusky.
- Le bateau. - Vite
Gator McKlusky, vous �tes en �tat d'arrestation ! On verra �a plus tard.
C'est joli, tous ces marais.
O� sont-ils ?
On les a.
Je m'appelle Irving Greenfield.
Vous voulez cr�er des logements dans le coin ?
Je ne trouve pas �a tr�s dr�le.
- Que voulez-vous ? - Un peu de votre temps.
Je viens d'en passer en taule.
- Deux fois. - Je ne suis pas pr�t d'oublier.
�a, non, vous n'�tes pas pr�t d'oublier.
Vous vous �tes ramass�, � chaque fois.
Que voulez-vous ?
Bama McCall.
Je ne le connais pas.
Il s'est install� � Dunston. Prostitution, extorsion de fonds...
Pourquoi vous aiderais-je � �pingler Bama McCall ?
Pour �viter que votre vieux finisse en taule pour fraude
et que votre gamine soit tra�n�e d'un orphelinat � l'autre.
- Vous croyez m'avoir ? - Oui, tout � fait.
Faut reconna�tre qu'il l'a cherch�.
Il doit d�j� 20000 $ au fisc mais ce n'est rien � c�t� du reste.
Mais, bon, c'est toujours un d�but.
- Vous comprenez ? - Oui, je comprends.
Comment savoir que vous dites vrai ?
S'il est innocent, vous pourrez le prouver. Sinon, vous serez fix�.
Viens l�.
C'est comme si j'�tais d�j� rentr�.
- N'aie pas peur de tenir t�te � papi. - Promis.
- Au revoir. - Au revoir, papa.
Je m'en occupe.
C'est vous qui conduisez.
- Pourquoi ? - Je n'ai pas mon permis.
- Quoi ? - Les New-yorkais, �a ne conduit pas.
Ah, je vois et les Bostoniens, �a ne p�te pas.
SEINS NUS CONCOURS DE DANSE
SOUTHSIDE SHUFFLE DISCOTHEQUE
- 2 $, s'il vous pla�t. - Comment t'appelles-tu ?
- Cornelia. - C'est joli. Tu es nouvelle, non ?
Oui. Et le videur aussi est nouveau.
C'est un peu pour lui que je suis l�, Cornelia.
Jolie comme t'es, qu'est-ce que tu fais dans un boui-boui pareil ?
- J'ai �t� Miss Palatka en 1973. - G�nial.
Miss Palatka, peux-tu me rendre un service ?
Va dire � M. Donahue
que Bama McCall est l�, c'est au sujet de l'assurance.
All�, passez-moi la police.
Bama McCall, probl�me d'assurance, je m'en souviendrai. J'y vais.
Merci.
On fait une pause de 5 minutes
pour que les filles aillent faire pipi ou qu'elles boivent un coup.
- Tu dois �tre le nouveau videur. - Oui.
Tu as l'air en pleine sant�.
Regardez-moi ces bras. Il fait chaud, hein ?
- Oui. - Je m'appelle Bama McCall.
En g�n�ral, je ne me d�place pas.
Mais j'ai eu envie de passer histoire de dire salut.
Au revoir.
Mesdemoiselles !
Ils sont efficaces tes videurs !
L'un s'est fich� dans le mur et l'autre est pass� par la fen�tre.
J'ai vu, M. McCall.
Je ne suis que le g�rant. La bo�te est aux gars de D�troit.
J'ai besoin de leur autorisation pour sortir du fric.
Tu sais, c'est terriblement inflammable, ici.
Je leur ai transmis le message.
Tes associ�s de D�troit seraient-ils b�tes ?
C'est �a que tu veux me dire ?
Mais c'est emb�tant.
Je peux les rappeler. Je peux le faire maintenant.
Je vais les rappeler.
Bob, on devrait aller jeter un coup d'�il � Southside Shuffle.
Tu ne vois pas que je mange ?
Je me balade avec un tar� nomm� Gator pour coincer un salaud nomm� Bama.
C'est pas des noms, �a !
Vous pr�f�rez des noms plus intellos comme il y a � New York comme... Yogi ?
Oui.
Pourquoi roulez-vous si vite ?
Ces occasions-l� sont rares, vous savez.
Si les flics m'arr�tent, je montre mon insigne.
Quel insigne ?
- Le v�tre. - Je bosse incognito.
Incognito. Incognito � Dunston.
Vous n'�tes pas pr�t de rester incognito � Dunston.
- C'est joli, hein ? - C'est Dunston ?
Non, Newark.
- Je perds la boule. - Pourquoi ?
Je commence � vous trouver dr�le.
La v�tre est un peu ronde mais la mienne, �a va.
La v�tre n'est pas mal. C'est dr�le.
Presque aussi dr�le que Newark.
Un peu ronde ?
Mais, bon, je ne sais pas. Que faites-vous ?
- On se quitte ici. - Pourquoi ?
Vous bossez incognito. Personne ne viendra vous chercher ici.
- Et vous, o� allez-vous ? - Pas dans ce taudis.
Je n'en reviens pas.
CAFFERY MAIRE
Voici la fanfare du lyc�e de Dunston. Applaudissez-les !
Nous sommes les vainqueurs.
Nous remercions la participation de notre chef de police
et de ses hommes.
Vous �tes contents de ce qu'on fait pour vous � Dunston ?
Quelle est la diff�rence entre l'oncle Sam, un coq et une vieille fille ?
L'oncle Sam dit Yankee-cocorico le coq, juste cocorico
et la vieille fille se contente du coco.
Devant les cam�ras de t�l�, je veux que vous soyez les meilleurs
car vous �tes les meilleurs et que votre ville est la plus belle de la r�gion.
Qui s'int�resse au reste du pays ?
Eh, toi, l�, viens voir !
Mlle Cavanaugh, vous �tes la bienvenue tant que vous ne cr�ez pas d'incident.
Nous ne tol�rerons pas vos interventions,
ni vos slogans, ni vos hurlements.
Je suis contraint de vous demander de partir.
Patrick McGinnin, je vous connais depuis que vous avez 11 ans
et vous avez toujours �t� charmant et votre p�re �tait pr�tre.
- R�v�rend baptiste. - Oui.
Je vous trouve toujours charmant mais je ne bougerai pas d'ici.
Je suis d�sol�e.
Mlle Cavanaugh, ne me forcez pas � vous arr�ter.
Patrick, ce n'est pas vous que je frappe.
Je frappe le Maire Caffrey et la corruption
et �a, c'est pour la libert�.
Et le ch�mage ? Que fait Caffrey pour lutter contre le ch�mage ?
Que va-t-il faire pour les plus d�munis ?
Mettez-moi votre b�ton dans l'�il et vous aurez affaire � moi !
Je connais mes droits ! Je vais vous le coller ailleurs, mon b�ton !
Je vous remercie d'�tre venus si nombreux aujourd'hui.
Vous ne croyez pas toutes ces �neries !
Gator ! Que fais-tu ici ?
Je suis venu pour...
- Bonjour, Bama. Bonjour. - Bonjour.
- Tu t'appelles comment ? - Gator.
Alligator. O� tu te cachais, dis ?
Moi ? En prison.
A la prochaine, Alligator !
�a fait une paye qu'on s'�tait pas vus !
C'�tait... Au circuit de Owney Matson ?
Non. C'�tait le soir o� on a bu dans ce bar de Willow Springs.
- O� �tais-tu ? - En taule.
En taule !
Que fais-tu dans le coin ?
On dit que tu es le roi du coin. Je suis venu voir si c'�tait vrai.
Je te pr�sente mon meilleur ami, M. Gator McKlusky, Bones.
Demande-lui d'o� il tient ce nom ?
- D'o� tiens-tu ce nom ? - Je l'ai choisi.
- Je vois. - Trouve le maire et ram�ne-le-nous.
- Je veux lui pr�senter Gator. - Il a l'air tr�s intelligent.
- Il s'occupe des relations publiques. - Je vois.
- Tu te souviens de Ferguson ? - Bien s�r.
Baldy.
Tu te souviens du soir du match avec Hokey ?
On a gagn� neuf matchs de suite. On se prenait pour les rois.
Mais, pour Hokey, c'�tait normal. Ils jouaient tous mieux que nous.
Tu t'en souviens ?
- Oui. - Je me demande ce que fait Skeeter.
Il doit r�gurgiter le m�me discours.
J'ai l'impression d'�tre un mort qui se r�veille au paradis.
Et toi, tu te sens comment, Gator ?
Invincible !
Bonsoir. Je m'appelle Smiley.
- Tu plaisantes ? - Non.
J'ai entendu dire que tu sortais de taule.
Oui.
Moi, je ne connais pas
mais on dit que c'est plein de p�d�s qui vous tripotent tout le temps.
C'est ce qu'on dit.
Et que parfois, la nuit, on entend des cris ?
Oui.
- J'adore les cris. - Ah bon ?
- Oui. - Bonsoir, Pogie. Dis-moi...
Tr�s bien, Pogie, j'ai besoin d'un petit service.
Renseigne-toi sur un certain Gator McKlusky.
Je vais te montrer comment on s'y prend.
Tu vas commencer avec le quartier noir.
Il y a deux choses � savoir sur les Noirs.
C'est qu'un jour ils peuvent �tre tr�s gentils.
Et que le lendemain, ils peuvent �tre tr�s tr�s m�chants.
HARD-HEARTED HANNAH'S SPECTACLE TOUS LES SOIRS
Mais je crois me souvenir que tu distingues mal les couleurs !
Qu'est-ce que c'est ?
C'est pour les rendre gentils.
�a te dit ?
Quelle question !
- Bonjour, M. Bama. - Bonjour, Big George.
Va dire � JJ que je suis venu r�colter mon sucre.
C'est tr�s gentil, George. J'adore �a.
Tu commences � m'�nerver, l�.
Arr�te tes conneries et transmets-lui le message.
Oui, patron.
Il est l� pour son sucre.
- Tu ne l'as pas �nerv� ? - Si, j'esp�re.
C'est beau le noir. Moi, j'adore �a.
- Dis-lui, toi, que tu es parti. - Je suis parti.
�coute, euh...
Attends, voir. Il n'y a pas de lois ici ?
J'ai un permis de port d'armes.
Et les flics, ils sont o� ?
L� !
A chaque fois qu'il d�barque, il p�te un truc !
- Salut, JJ. - Bonjour, Bama.
O� vas-tu ? Tu me dois de l'argent.
Je vais au garage faire r�parer mon pneu.
Tu me dois 500 $, JJ.
J'avais compl�tement oubli�. Mais regarde, j'ai le fric sur moi.
Tu vois, il faut profiter de tout �a. C'est pas mal, non ?
Parfois, je ne trouve pas les mots
pour d�crire la beaut� et la splendeur de tout �a.
Gator, il va falloir que tu t'y fasses.
�a risque d'�tre dur. C'est normal ce qu'il fait ?
Oui.
Il le fait pour lui ou pour moi ?
Voil� ce que je te propose. Tu vas commencer � 400 $ la semaine.
Mais, tu ne touches pas au butin.
C'est honn�te.
- T�l�phone, M. McCall. - Merci, Tom.
All� ?
Pogie. Oui.
C'est toi qui appelles, je t'�coute.
Tr�s bien. C'est d'accord.
Elle est bonne !
A plus, Pog.
Que veux-tu manger ? Un steak ? Du homard ?
- Les deux ? - M. McCall, je voudrais vous parler.
Aggie. Gator McKlusky, je te pr�sente Agatha Maybank.
La star de la t�l� de Dunston. Assieds-toi, Aggie.
- Vous avez annul� mes �missions. - Tes quoi ?
Le documentaire sur la pauvret� � Dunston.
- Qui t'a dit �a ? - Le bureau de Caffrey.
Le bureau de Caffrey.
Tu as d� surestimer mon influence.
Et puis, les gens n'aiment pas voir ce genre de trucs � la t�l�.
C'est d�primant, non ?
M. McCall, la cha�ne est ind�pendante
et il y a des lois qui interdisent toute intervention politique.
�coute, ma puce, si tu veux prendre un verre, assieds-toi.
Mais si tu es venue me les gonfler, excuse-moi,
je n'ai rien � secouer de ton documentaire � la noix.
Surtout pas pendant que je mange avec mon ami.
- Et que je paie avec mon pognon. - Je vois.
Mais tu peux boire un verre avec nous,
si c'est �a qu'on apprend � l'universit� ou � NBC.
Non, mais on m'a appris o� se trouve la direction des droits civils.
M. McKlusky.
Joli cul.
Mais elle se prend au s�rieux.
C'est joli.
Merci.
C'est vous le nouveau ?
Oui.
Ils ont dit qu'ils envoyaient un nouveau.
Pour �tre nouveau, je le suis.
La loterie a peu rapport� cette semaine.
Et, c'est � peine mieux sur les chevaux et les chiens.
Tenez. Regardez le livre.
Voil� l'argent.
Vous, fichez le camp.
Tout de suite !
Tout est l�. Vous pouvez compter.
- C'est inutile. - Je ne veux pas d'ennui avec M. McCall.
Un incendie me ruinerait.
Il n'y aura pas d'incendie.
Tr�s bien.
Faut signer le papier.
Merci.
- O� est Bama ? - A l'int�rieur.
Bonsoir. Je suis Tinker.
Moi, c'est Gator. Bama est par l� ?
Il est l�.
Comme d'habitude.
Merci.
Tu ne peux pas frapper avant d'entrer ?
Un peu plus et tu m'aurais trouv� en pleine action.
D�sol�. Je voulais te voir seul.
Tu parles pour elle ?
Ne t'en fais pas.
- Qu'est-ce qu'elle prend ? - Du Quaaludes.
Du Mandrax. Du Parest. De la coke.
Tout ce que tu veux.
Elle n'est pas tr�s regardante.
- Elle a 15 ans � peine. - Je marche au poids, moi !
Ta m�re et la mienne �taient d�j� mari�es et m�res de famille
� son �ge.
Oui.
Gator, �coute, je ne vais pas les chercher les filles.
Je ne les am�ne pas de force ici.
Elles paient pour leur accoutumance.
Oui, mais il y a diff�rentes sortes de fric.
Ce n'est pas moi qui ai fait le monde tel qu'il est.
Tu te contentes d'en profiter.
Elles ont eu des hommes avant moi.
Et elles en auront d'autres apr�s.
Viens voir. Je veux te montrer un truc.
Tu vas adorer. Assieds-toi.
- Comment va ton p�re ? - Bien.
- Quel �ge a-t-il ? - 74 ans.
74 ans. Il a 74 ans.
Il a v�cu les plus beaux moments de sa vie, la Bible le dit.
Il n'en a plus pour longtemps. Il va bient�t mourir.
Et, en attendant, toi, profite de ce qui se pr�sente.
Go�te � tout.
Toutes les n�nettes qui passent sont pour toi. C'est ton droit.
Je n'aime pas avoir � te dire �a mais tu sais, tout le monde,
tout le monde veut une part du g�teau, du plus riche au plus pauvre.
Tu ne dois pas �tre laiss� pour compte.
Sinon, un autre type se servira et toi, tu auras que dalle.
�a te para�t pas logique ?
Peut-�tre.
Viens.
Tu as devant toi une belle fleur tendre de la passion.
Alors, tu sais ce que tu vas faire.
Tu vas t'allonger � c�t� d'elle
et je te parie qu'elle t'aidera � oublier tes soucis.
Allez, �a n'a jamais fait de mal � personne.
Merci Tinker. Tiens-moi �a.
Amusez-vous bien et � tout � l'heure.
On s'est d�j� vus, non ?
Oui, au meeting �lectoral.
Alligator.
Oui.
Tu me trouves jolie ?
Je pourrais m�me t'adopter.
Pourquoi tu es si loin ?
Viens.
Tu seras mon roi.
Pourquoi tu ferais �a ?
Je pourrais te faire des trucs.
Des tas de trucs.
Quel �ge as-tu ?
Quinze ans et demi.
Quinze ans et demi ?
Aucune de nous ici n'a plus de 16 ans.
C'est l'id�e de Bama.
Bridger, je n'ai jamais laiss� tomber qui que ce soit.
Ne vous en faites pas.
C'est lui qui fait la collecte.
Les dossiers de ce genre, c'est long � constituer. Vous le savez bien.
Je suis dans son...
A mon h�tel.
Pas mal.
- Ce n'est pas mal. - Excusez-moi, monsieur.
�tes-vous client de l'h�tel ?
Non.
Je vais vous demander de partir.
Tout de suite.
Bridger, je vous rappelle.
�a ne fait pas beaucoup.
On remet �a.
Je peux te parler, une minute ?
T'es un rapide ! Un vrai lapin.
Ne m'interromps pas pendant que je joue au poker.
Maintenant.
Puisque c'est si s�rieux.
Smiley, conduis Gator au bar.
Bones, occupe-toi de �a.
Je reviens. Je n'en ai pas pour longtemps.
Chalky.
Bones.
Bones, sers-nous deux verres.
Qu'est-ce qui t'arrive, Gator ?
Je veux d�crocher.
J'ai besoin de rentrer chez moi.
Personne ne t'attend � part l'inspection des fraudes !
C'est mon probl�me.
J'ai vu ta mani�re d'op�rer, Bama.
Et moi, �a ne me pla�t pas.
J'ai une id�e. On va parler de tout �a autour d'un verre.
Je tiens mieux l'alcool que toi !
Il y a de quoi �tre fier.
Bones, double la dose !
Je vais te demander un truc et je voudrais que tu me dises la v�rit�.
- Tu as d�j� tu� quelqu'un ? - Toujours discr�tement.
Bon voyage, Gator.
D'apr�s toi, tu dois combien au fisc ?
En y mettant du leur, ils pourraient me prendre 65 � 70000 $.
Et si je te disais que je sais, de source s�re,
qu'avec 20000 $, ils te ficheraient la paix.
Tu pourrais laisser tomber tout �a.
Je ne veux pas tout laisser tomber. J'y suis attach�, moi.
Qu'est-ce qui te tracasse � part �a ?
Rien. Au revoir.
T'en fais pas pour les 20000 $ !
Tu peux vendre Bones 10000 $ au cirque.
Il a un excellent sens de l'humour. Pas vrai, Bones ?
Je parle trop vite pour toi, Bones ?
- �a doit �tre dr�le de lui parler. - Oui.
- Il a un bon sens de la r�partie. - Effectivement.
Au moins, tu profites bien de ce que Bones a mis dans ton verre.
Tu as mis quelque chose dans mon verre ?
Oui, des jaunes.
C'est une couleur qui te va bien, Bones.
Le jaune.
Il me tape sur le syst�me.
"Il me tape sur le syst�me."
�a suffit, Gator, �coute...
- Tu vas t'�vanouir dans 1 minute. - Ah bon ?
- Quand tu te r�veilleras... - R�veil.
Tu seras de l'autre c�t� de la fronti�re du comt�.
- Je vais m'�vanouir ? - Oui, tu vas t'�vanouir.
- Tu voulais rentrer chez toi. - Chez moi.
C'est l� que tu vas, chez toi.
Parce que je t'aime bien.
Je ne veux pas que tu aies d'ennuis.
- Je vais m'�vanouir dans une minute ? - Environ, oui.
Alors, je vais attendre ici que la minute s'�coule.
Je vais rester ici entre ces 2 types que Dieu n'a pas g�t�s.
Toi, parce que t'as rien dans la t�te et que t'es trop grand.
Et toi, parce que tu as trop de dents.
Tu as dit une minute ? 50 secondes ont d� s'�couler.
Ce qui me laisse
9, 8, 7, 6...
5, 7, 6, 5...
1... une seconde, c'est �a ?
Je n'ai plus qu'une seconde.
Merde.
Je tiens toujours le coup.
Je tiens le coup.
Pourquoi je ris comme �a ?
Je devrais �tre dans les vapes.
J'ai �t�...
J'ai �t� trop loin.
Vraiment trop loin.
Tu l'emm�nes en voiture et tu le fais sortir du comt�.
Ne l'ab�me pas. Ne l'ab�me surtout pas.
Ce qui est important, Charlie, quand on boit comme �a,
c'est les tuyaux, les connaissances, tout �a.
Et comme �a, on finit par conna�tre les gens importants.
Tu comprends ? C'est tout.
D'o� tu viens ?
Du nord, d'ici.
Quoi, � 2000 bornes d'ici ?
Non.
Tu n'as pas l'air d'�tre du coin.
Je ne sors pas beaucoup.
Pourquoi tu lui poses toutes ces questions ?
Charlie sait rien de rien.
Reste en terrain neutre.
C'est ce qu'on faisait.
Tu sais, Charlie, tu devrais perdre un peu de poids.
Comme moi, tu es trop gros.
Tu connais le r�gime � l'eau ? Et la glace, c'est excellent.
�a marche tr�s bien.
C'est Pogie, passez-moi M. McCall.
M. McCall...
c'est lui.
Huit verres. �a marche tr�s bien.
Bonsoir, M. Greenfield.
Je vous ai vu au d�partement de police du Capitole.
Vous enqu�tez pour les f�d�raux, non ?
Non.
Non, je...
Vous devez me confondre avec mon fr�re Irving.
Moi, c'est Tex Greenfield.
Non, je vous ai vu � l'h�tel.
Votre visage m'�tait familier, mais je n'arrivais pas � vous remettre.
Vous savez, je ferais bien de partir.
J'ai des trucs � faire...
Et je me suis mis � cogiter.
M. Greenfield et les f�d�raux font une enqu�te.
C'est bien �a, hein ?
Votre bi�re, M. Greenfield.
�a surprend, un type comme vous, dans ce genre d'endroit.
Il va falloir appeler la police.
Il faut que j'y aille.
C'est �a, Charlie. Les bi�res, c'est pour moi...
Je suis d�sol�.
Bon, Charlie.
Charlie.
Bon sang.
BIENVENUE AU COMTE DE DUNSTON
HOPITAL DE DUNSTON
D�sol�, M. Greenfield. Je suis vraiment d�sol�.
Je suis venu sans m�me prendre de petit d�jeuner. Alors ?
Contusion du testicule gauche. Extension des vert�bres cervicales.
- Fractures des c�tes... - Laissez-nous.
Merci, doc.
Les f�d�raux ne pourront pas dire qu'on se s'est pas occup�s de vous.
- Je suis d�sol�. - Je sais.
Ils �taient deux. Un grand.
Tr�s grand.
On prendra votre d�position quand vous irez mieux.
- M. McKlusky. - Doux J�sus.
M. Greenfield travaille pour le gouvernement ?
Je ne sais pas de quoi vous parlez.
La police a dit l'avoir arr�t� en �tat d'ivresse.
- Qu'en pensez-vous ? - Eh bien, Mlle... Maybank.
La seule chose que je sache sur M. Greenfield, c'est sa profession.
Il vend des produits d'hygi�ne intime f�minine.
Commercialis�s sous le nom de Sprunt.
Tr�s dr�le.
Que puis-je pour vous ?
Je voudrais un t�l�phone.
A moins que Bama McCall r�gne aussi sur la Cie t�l�phonique ?
Non, je m'en occupe imm�diatement.
D�sol�.
- La police l'a tabass�, c'est �a ? - Vous en voulez ?
Non, merci.
- C'�tait la police ? - Qu'est-ce que j'en sais ?
- Vous n'�tes pas b�te. - Merci.
- De rien. - Vous en voulez ?
Non, merci.
- Vous me suivez ? - Oui.
Tant mieux.
Qui est Greenfield ? Police f�d�ral ou police d'�tat ?
- Prenez � gauche. - A gauche ?
- C'est dr�le. - Vous trouvez ?
- Andouille. - On vous apprend �a � la fac ?
A Radcliffe. Je veux voir Greenfield.
- Ah bon ? - Oui et je compte sur vous.
Quand j'�tais petit, � Brooklyn,
y avait des gars comme Thurman Arnold et Fiorello La Guardia.
- A votre avis, que font-il ces temps-ci ? - Fiorello qui ?
La Guardia, abruti.
Il a nettoy� New York, il y a 35 ans.
- Mais c'est redevenu sale. - Je connais Emmeline Cavanaugh.
Elle m'a montr� les comptes bidons de McCall et Caffrey.
- Vous plaisantez. - Non, pas du tout.
Si cette femme a quoi que ce soit de solide,
elle sera r�compens�e.
- Elle a acc�s aux livres de compte ? - Oui.
Elle a travaill� � la mairie pendant 22 ans. Caffrey vient de la renvoyer.
Vous pouvez aller retrouver votre distillerie et votre gamine.
Vous n'avez plus besoin de moi ?
- Sortez de ma vie. - C'est l'heure de votre calmant.
- Un calmant ! Mon cul ! - Qu'avez-vous dit ?
- "Un calmant ! Mon cul !" - Tr�s bien.
- O� allez-vous ? - Me faire masser.
- Et Mlle Cavanaugh ? - Elle fait des massages ?
Travaillez-vous avec Greenfield ou pas ?
J'essaie de ne pas me faire d�gommer.
De quoi parlez-vous ?
- Vous avez appel� ? - Je vous offre un verre ?
Mais, bien s�r, que vous pouvez m'offrir un verre.
Une femme lib�r�e ! Mais vous ne m'aurez pas avec un verre !
Je connais les femmes. Vous allez sortir vos tentacules !
Vous �tes toutes des vrais fauves.
- Ma voiture. - Tr�s classique.
Oui.
Je vais te faire sauter la cervelle.
Non, pas �a !
Oh, mes pieds !
- Laissez-moi partir ! - Tu veux partir ? Voil�.
- On peut vraiment compter sur toi. - Je suis ton ami, Smiley.
Je prendrai soin de toi. Tout ira bien.
Non !
Et moi ?
Salut !
Au revoir !
Elle vous plaira.
Mais, bon, certains la trouvent �trange.
J'aime bien les gens �tranges.
Tr�s bien.
Vous aimez mes chats ? Je les adore. J'aime tout ce qui vit.
A part les mouches.
Caffrey est mauvais.
- Bon, et ces mouch... ces dossiers ? - J'ai deux chats.
Il y a deux comptes dans sa comptabilit� personnelle.
Pour un des comptes, il paie des imp�ts, pas pour l'autre.
Il a investi dans des soci�t�s ?
Apex Finance, Dixie Entertainment, les stations d'essence.
Elles appartiennent toutes soit � Caffrey ou � McCall.
Et elles exploitent toutes la masse salariale.
Il adore la musique.
- Vous voyez ? - Il en est fou.
Si on parlait des livres de compte ?
- Vous pourrez les consulter. - Comment �a ?
Vous m'accompagnerez au bureau et vous photocopierez les papiers.
- Ce n'est pas un peu risqu� ? - Si, et c'est si grisant.
Mais vous n'y travaillez plus !
C'est vrai mais j'ai horreur des escrocs !
Alors, j'ai vol� les cl�s.
C'est juste l�.
Pas maintenant. Attendez.
Venez.
Attendez. J'ai oubli� les enfants.
On ne prend pas les chats.
Alors, je n'y vais pas.
Bon sang !
- On prend les chats ? - On prend les chats.
- On prend les chats. - Prenez Silver Bell.
Vous, prenez Red. J'ai les cl�s.
Bon.
Je dois r�ver !
Vous avez une sacr�e poigne.
On se croirait dans un film d'espionnage.
Elle est m�re pour l'asile.
On ne savait pas qu'il y avait un gardien.
Mais il est charmant.
Elle est folle.
- C'est ici ? - Non.
C'est r�cent, tout �a.
Emmeline, Red n'arr�te pas de me griffer.
C'est qu'il vous aime.
C'est l� que sont les livres de compte de Caffrey.
Je vais vous montrer des comptes qui vont vous �tonner.
C'est la salle des photocopies.
Posez Red et Silver Bell ici pendant que j'allume.
- Les cl�s. - Les cl�s, oui.
C'est ici ?
INDEX DES DEBITEURS
C'est tr�s lourd. Ne vous faites pas mal.
Tenez.
C'est la hernie garantie. Posez-le sur la table.
Ne partez pas, mes ch�ris.
Regardez, C de Caffrey.
- Entre I et R, il y a le M de McCall. - Logique.
- Tout est l�. - O� est McCall ?
McCall, voil�. C'est ici. M-C. Voil�.
- Tout est l�. - C'est fantastique.
- C'est fantastique. - Mes b�b�s.
- On ne peut pas les emporter. - Mais on a la photocopieuse.
- Laissez. - Je vais prendre celui-ci.
Fichons le camp. Mes b�b�s !
Et Red. O� est-il ?
Je m'en fiche. Prenez-le ! Vite !
Vite !
Marche arri�re !
Arr�tez ou je tire !
Tu as encore laiss� les cl�s dans la voiture ?
La ferme !
- All� ? - Greenie, ici, Gator.
- Oui ? - On a tout.
- Les comptes de Caffrey et de McCall. - Non ?
Oui ! Allez, � demain matin.
A demain matin ? �a ne va pas !
- Quelle heure est-il ? O� �tes-vous ? - Tout pr�s. Pourquoi ?
Je m'habille. Retrouvez-moi � l'entr�e des urgences.
Vous perdez la t�te ! Greenie ?
Deux Juifs souffrant le martyre.
Nous sommes un peuple maudit.
Tu exag�res. Il n'�tait pas comme �a quand on sortait ensemble.
Ni avec Carol Ann, d'ailleurs.
Oui, Carol Ann. Tu ne le savais pas ?
Si, bien s�r.
Je n'aurais pas d� te le dire...
Je ne sais pas quoi te dire.
Bonsoir, mademoiselle. A demain matin.
Bonsoir, docteur.
Monte, bouboule.
Montez, je vous dis !
- En voil� des mani�res ! - Enchant�.
On doit se d�barrasser de la voiture. Ils l'ont rep�r�e.
Et il nous faut une planque et une nouvelle voiture.
On passe chez moi, on change de voiture et on va chez mon oncle Hunsy.
Il a une maison en bord de mer. Il n'y a personne.
Attendez ! Vous vous croyez o� ? Vous d�cidez tout.
C'est moi qui devrais d�cider.
Mais, bon, l�, j'approuve votre d�cision.
- Vous ne trouvez pas ? - Merci.
Tout � fait.
Je t'�coute, qu'y a-t-il ?
On a cambriol� les archives. Ils ont pris les registres de Caffrey.
- Et ? - Et les v�tres. On est tous mal.
Oh mince !
Les routes et les a�roports sont surveill�s.
- Ils ne pourront aller nulle part. - Oui.
J'ai �t� trop gentil.
Je vais devoir l'�liminer.
Vous avez celui de 71 ? 68 et 72 sont tout m�lang�s.
Oui.
Pas l�. Ce sont nos preuves !
Ne me criez pas dessus.
D�gotez-moi un t�l�phone, McKlusky et appelez mon bureau.
O� voulez-vous que je trouve un t�l�phone � 5h du matin ?
On va avoir besoin de plus de bois, vous ne pensez pas ?
Oui.
Il y en a peut-�tre sur la plage.
Peut-�tre, oui.
Vous voulez bien m'aider ?
J'arrive.
Ils sont all�s chercher du bois mort sur la plage.
Pour faire un feu de chemin�e.
On fait la course !
Je parie qu'ils vont marcher au clair de lune.
S'il y a un clair de lune, c'est difficile de faire autrement.
Vous �tes tr�s viril.
Vous ne pouvez pas me l�cher un instant ?
- Je n'ai jamais �t� mari�e. - Je m'en fiche.
Je ne me suis jamais mari�e.
- En fait, je n'ai jamais �t�... - Demoiselle !
Vous m'attirez terriblement.
Ben, �a alors.
- Vous n'avez pas froid ? - Au contraire.
- Vous savez quoi ? - Quoi ?
Je ne sais rien de vous.
Je n'en sais pas beaucoup plus.
Je ne vous crois pas. Vous savez exactement ce que vous �tes.
Je suis n� un si�cle trop tard.
J'aurais d� na�tre quand �tre d�mod� �tait � la mode.
�a ne va pas ! Vous avez beaucoup de style.
Vous trouvez ?
Le style des prisonniers.
Deux fois.
En tout, quatre ans.
- Mais, j'ai un grand talent. - Lequel ?
- Je fais de beaux b�b�s. - Ah bon ?
- Je peux vous le prouver. - Je ne vous en demande pas tant.
Je parle de ma fille de neuf ans.
Des fois, on dirait qu'elle en a 35.
O� est sa m�re ?
Je ne sais pas.
Au bout de deux ans, elle en a eu assez d'attendre et
elle est partie.
Vous avez envie d'avoir des enfants ?
Non.
Vous connaissez New York ?
- Quoi ? - Vous �tes d�j� all� � New York ?
Non. Il para�t qu'ils jettent les alligators dans les �gouts.
C'est vrai. Et c'est immonde.
Ils ach�tent des b�b�s alligators ici puis rentrent � New York
et quand ils en ont assez, ils les jettent dans les toilettes.
Vous savez de quoi ils se nourrissent ?
Ils se nourrissent de gros verres
et d�gringolent dans les �gouts et ils mangent aussi des rats.
Certains alligators sont tr�s gros.
Vous savez ce qu'on m'a dit de faire � la cha�ne ?
De boucher �a. Vous trouvez que c'est une bonne id�e ?
- Quoi, de boucher le trou ? - Oui.
Qu'en pensez-vous ?
- Honn�tement ? - Oui.
Vous �tes bien mieux comme �a.
Salaud !
Il fait noir ici.
C'est tr�s grisant.
Vous aimez la mer ?
J'adore la mer.
C'est si beau.
Mais je n'aime pas la voir d'un coup.
J'aime la d�couvrir petit � petit.
J'ai peur qu'elle disparaisse si je la vois toute enti�re.
C'est pareil avec vous.
Je vous d�couvre petit � petit.
J'ai peur que vous ne disparaissiez si je vous regarde trop.
Tr�s bien.
Vous avez s�duit ma chemise.
Et maintenant ?
Enl�ve le chapeau de l'oncle Hunsy.
�a y est.
Je ne veux pas me lever.
- Il le faut. - Je ne veux pas.
Que veux-tu ?
Remporter le Pulitzer
et faire l'amour sur la terrasse d'un bel appartement new-yorkais.
Tu ne pr�f�res pas une coupe de foot et un c�lin dans les marais ?
Non, je ne crois pas.
C'est bien ce que je craignais.
Tu as raison.
On fait la course jusqu'� la maison.
Allez.
Le Rainbow Club : 5473 $.
- Chez Joe... - Bonjour.
- Appelez Bridges. - C'�tait bien la plage ?
Je sais o� on peut trouver un t�l�phone.
- Elle sait o� trouver un t�l�phone. - Il faudra aller faire des courses.
Des boites pour chats, des sandwiches. Soyez sages.
Vous aussi.
Sept, huit, six...
huit, neuf.
Billy Raybolt, on a votre chien. De combien est la r�compense cette fois ?
Excuse-moi. J'ai un coup de fil urgent � passer. Tu peux sortir ?
- Un instant. - Dites-lui qu'on a son chien.
Il ne nous croit pas.
- Qui est-ce ? - Billy Raybolt.
Billy, ils ont...
Billy, ils ont votre chien.
Peu importe qui je suis. On a votre chien.
Comment je le sais ? Je l'ai dans les pattes. Alors, venez le chercher.
All� ? Billy. C'est Jimmy.
- Il refuse de venir. - Pourquoi ?
Parce que vous avez �t� impoli. Vous devez vous excuser.
All�, Billy.
Billy...
Je suis d�sol�.
Quoi ?
Jur� et crach�.
Je l�ve la main.
Et maintenant, venez chercher votre fichu chien !
Sortez, maintenant !
Je voudrais appeler M. Jack Bridger.
L'oncle de la journaliste a une maison au 53 Outer lsland Lane.
- C'est � c�t� du port. - Tr�s bien.
Vous ne bougez pas, je m'en occupe, d'accord ?
Je n'ai pas le temps d'attendre.
Envoyez-nous quelqu'un.
Au 53 Outer lsland Lane, c'est au bord de la plage.
Oui.
- C'est combien la r�compense ? - Un dollar.
Chacun.
Merci.
Je vais rebaptiser Red, M. Greenfield, il est si mignon.
C'est une bonne id�e.
Ne te g�ne pas.
Vas-y.
Prends ton flingue.
Tu as besoin de r�fl�chir ?
Vas-y. Au moins, �a te laisse une chance.
Sors-la d'ici.
L�chez-moi ! Mes b�b�s !
Embarque-la, on se casse.
Dans les...
Oh, mon Dieu.
D�p�che-toi !
Aggie, on devrait ficher le camp.
Il faut s'en aller, vite.
Attends-moi.
- Bonjour. - Bonjour, monsieur.
- Vous avez des chambres ? - En cette saison, vous savez...
- Faites votre choix. - Celle du fond, l� ?
Tout au fond ? Inutile d'aller si loin.
- Je ne vous emb�terai pas. - Je viens de me marier.
Et les jeunes mari�s, �a aime l'intimit�.
Vous �tes jeunes mari�s ?
Et vous risquez de faire du bruit cette nuit ?
- Un peu. - Tr�s bien.
Remplissez la fiche. A quel nom ? M. Smith ? M. Jones ?
McKlusky. Gator McKlusky.
Greenfield est mort.
Oui, j'en suis s�r.
Si vous ne vous d�p�chez pas, il ne sera pas le seul.
Suis-je assez clair ? Il faut nous tirer d'affaires.
Oui. Je suis � L'Ocean Plaza Motel, c'est au bord de la plage. A Dunston.
Envoyez-nous vos hommes.
La police de Dunston, je vous prie.
- Poste de police de Dunston. - M. Bama McCall, je vous prie.
- C'est de la part de Gator. - M. McCall ne travaille pas ici.
Je sais mais il a le t�l�phone dans sa grosse voiture rouge.
Alors, passez-le moi.
J'ai quelqu'un en ligne pour vous. M. McCall. Il dit vous conna�tre.
- Qui est-ce ? - Il a juste dit Gator.
Passe-le moi, ma puce.
- Gator ? - C'est moi.
- Tu appelles d'o�, vieux ? - Je te le dirai.
Je veux 2000 $ et un billet d'avion pour rentrer.
Je te croyais chez toi � l'heure qu'il est.
- C'est pour quoi, les 2000 $ ? - J'ai des trucs � toi.
Des papiers, des dossiers de comptabilit�.
Il para�t qu'ils ont tous br�l�.
Pas tous.
Tr�s bien. Dis-moi o� les d�poser.
2000 $ et un billet d'avion.
Oui, mais j'ai besoin de savoir o� tu es.
Tu ne viendras pas arm�, quand m�me ?
Non, bien s�r, Gator.
Je suis descendu � L'Ocean Plaza Motel, au bord de la plage.
On fait demi-tour.
�a va ?
Oui.
J'ai besoin de toi.
Je t'�coute.
Avec les oreillers, tu vas faire deux formes sous les couvertures.
- Comme si c'�tait nous ? - Oui.
Entendu.
Aggie... ferme les rideaux.
Fichons le camp d'ici.
Pas un bruit.
Bones, vas-y, c'est pour toi.
Oui.
Putain !
Casse-toi, bordel !
- Bonjour. - Bonjour.
Approche.
- Je t'ai vue hier soir. - C'est vrai ?
Sur une cha�ne nationale ! Tu as entendu ce que Cronkite a dit ?
- Je ne me souviens plus tr�s bien. - Moi si.
"Dans le comt� de Dunston, Aggie Weedow Maybank a enqu�t�."
C'est la 1 re fois qu'on prononce mon nom correctement.
- �a ne m'�tonne pas. - J'�tais l�.
Les mains moites, nerveuse et eux sirotaient leur champagne.
Je me disais : "Et si la bande se casse ?"
Tu es superbe.
Gator, je suis si heureuse.
Je ne t'ai pas dit le meilleur.
Ils m'ont appel�e de New York et ils veulent que...
Vas-y. Tu vas aller � New York pour...
CBS veut que je fasse des interviews pour eux.
Mais, il n'y a rien de s�r.
Il n'y a rien de plus s�r, c'est si important pour toi.
C'est plus important que tout au monde.
Je sais.
Je voulais te pr�senter ma fille.
J'aimerais la conna�tre un jour.
Je t'aime.
Je sais.
Alors tu pars � New York ?
Tu m'as beaucoup appris.
Toi aussi.
A un de ces jours.
Sous-titres : C. Louveau-Miles
FR
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