All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S14E18.Legitimate.Rape.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs

qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite

appelée unité spéciale pour les victimes.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Voici leurs histoires.

À propos du 4 juillet,

c'est un grand jour pour le baseball à Chicago.

Une journée de réussites pour New York.

Notre chère Avery Jordan se trouve dans la ville venteuse

aux côtés d'Andy Copeland. Rejoignons-les.

Dix secondes, neuf...

Avery !

Fais-moi ton plus beau sourire !

- Cinq, quatre... - Matte-moi ça.

Trois, deux, et...

Andy, c'était un match parfait du début à la fin.

Comment vous sentez-vous ?

Super. Je suis encore chaud.

Tu serais dispo, beauté ?

- Des commentaires sur le match, Andy ? - Un baiser ?

Allez, une petite récompense ?

Vite fait.

On arrête. Coupez. Reprenez l'antenne.

Jason, ce sera tout pour nous.

Merci. À nous.

Laissons Andy Copeland reprendre ses esprits

et rendons-nous du côté de Houston.

Avery Jordan ?

Bonjour. Inspecteur Olivia Benson.

Bonjour. Un collègue m'a donné votre numéro.

Merci de me rencontrer ici.

Je voulais éviter de me faire photographier dans vos locaux.

Je comprends tout à fait.

Vous avez dit au téléphone qu'il vous était arrivé quelque chose.

Oui, mais je ne suis pas sûre de vouloir...

ou même que ça vaille la peine...

De porte plainte ?

Une étape à la fois.

Parlez-moi de la raison de votre appel ?

J'étais

chez moi et quelqu'un

que je connais m'a agressée.

Il s'agissait d'une agression sexuelle.

Oui.

Quand cela s'est-il produit ?

J'aurais dû appeler plus tôt.

J'étais en voyage d'affaires.

Cela s'est passé il y a un mois.

En avez-vous parlé à quelqu'un à ce moment-là ?

Non.

- Je pense que j'étais... - Incroyable !

Avery Jordan. Mec, je t'avais dit que c'était elle.

Laissez-nous s'il vous plaît.

On comprend. On prend juste une photo.

Les mecs au boulot vont être...

C'est une conversation privée, merci.

Vous savez quoi ? Nous avions fini.

- Je dois retourner travailler. - Vous êtes sûre ?

Nous venons de commencer.

Mon patron m'envoie des messages. Je vous appellerai.

N'hésitez surtout pas.

Voici mon numéro de portable.

- Appelez-moi quand vous voulez. - Entendu.

Alors, vous pensez

que les Yankees vont arriver jusqu'aux éliminatoires ?

- Je pense. - J'espère.

Mec, tu nous prends en photo ?

Je sais.

Je suis épuisée après cinq minutes de tapis roulant.

Je te rappelle.

JE TE SURVEILLE

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

Entrez, je vous en prie.

J'ai l'air d'une vraie parano.

Désolée.

Nous comprenons, vous êtes connue.

Vous êtes en sécurité ici.

Asseyez-vous.

Que se passe-t-il ?

Il me harcèle.

Il m'appelle et me dit qu'il veut me voir.

Il est allé à mon appartement pendant mon absence

et a laissé un mot.

C'est l'homme qui vous a agressée ?

Rick Purcell, mon caméraman.

En avez-vous parlé à votre employeur ?

- Les ressources humaines ? - Non, écoutez,

je ne peux en parler à personne là-bas.

Je suis une professionnelle. Je peux faire mon travail.

J'ai juste besoin d'une ordonnance de restriction en dehors du travail.

Ça ne marche pas comme ça.

S'il vous harcèle...

Non, parlez-lui.

Qu'il me laisse tranquille et arrête de m'appeler, d'accord ?

Vous le lui avez dit ?

J'essaye d'être polie.

On doit travailler ensemble.

- C'est un bon caméraman. - Attendez.

Vous avez donc été polie pendant six semaines.

Avery, il pense avoir une relation avec vous.

II n'y a aucune relation.

Il a dépassé les limites

et vous faites comme si de rien n'était.

Il pourrait se dire que vous êtes d'accord.

Avery, si vous voulez notre aide,

il faut nous expliquer tout ce qui s'est passé.

Vous avez dit que cela s'est passé dans votre appartement.

Comment est-il entré ?

Nous revenions d'un tournage.

Il m'a déposée

et il m'a aidée à porter mes affaires.

Que s'est-il passé ensuite ?

Je l'ai remercié. Je lui ai dit que j'étais fatiguée.

Il s'est dirigé vers la porte.

Je pensais qu'il était parti, je suis allée prendre une douche.

Quand je suis sortie de la salle de bain,

il était là.

Il a essayé de m'embrasser.

Je lui ai dit que j'étais fatiguée et qu'il devait partir.

Il m'a jetée sur le lit et m'a violée.

Vous avez crié ? Vous avez refusé ?

Non, je me suis figée.

Je...

Bien.

Vous avez dit n'en avoir parlé à personne ?

Non, donc tout ça ne sert à rien.

- Attendez. - Vous pouvez toujours porter plainte.

- Il a utilisé un préservatif ? - Non.

Je suis allée voir mon médecin le lendemain

et j'ai fait des tests de dépistage.

Votre docteur vous a examinée ?

Cela peut beaucoup nous aider.

Vous avez toujours les draps et le couvre-lit ?

Oui.

Avery Jordan.

C'est celle qui porte un petit pantalon blanc

sur le côté ?

Non, Fin, c'est quelqu'un d'autre.

Et ce n'est pas le sujet.

Ce sera très médiatisé.

Je veux être mis au courant de tout.

Encore un sportif qui fricote ?

Génial. Le meilleur joueur versus la journaliste.

Ce n'était pas un sportif, mais son caméraman.

Ça s'est passé dans son appartement, après la fête nationale.

Il y a six semaines.

Dites-moi qu'elle en a parlé à quelqu'un ?

Non, mais elle a vu son médecin.

On cherche des traces d'ADN sur les draps du lit.

Même si on trouve quelque chose, cela n'empêche pas le consentement.

Écoutez, elle s'est forcée à en parler

parce que cet homme la harcèle toujours.

Elle n'a rien à gagner là-dedans.

Vérifions tout ça.

Copiez son téléphone portable.

Vérifiez les messages récents, les messages sur répondeur.

C'est qui ce caméraman ?

Richard Purcell. Célibataire.

Il bosse depuis dix ans pour la chaîne.

Des amendes pour excès de vitesse, c'est tout.

Il a même obtenu son diplôme de droit à Fordham.

- Il a déjà exercé ? - Il n'a jamais passé le barreau.

Entendu, allez-y à fond.

Mais cette affaire va être difficile.

Surtout si M. Purcell connaît la loi.

Fin, Rollins, gardez ça en tête quand vous lui parlerez.

CHAÎNE DE TÉLÉVISION VENDREDI 17 AOÛT

Avery a dit que je l'avais violée ?

On se connaît depuis des années.

Elle m'a fait entrer.

Vous étiez à son appartement ?

J'ai amené ses affaires dans sa chambre.

Et puis quoi ? Elle a atterri sur le lit ?

Non, elle a d'abord pris une douche.

Vous avez déjà été proches auparavant ?

Vous savez comment ça marche.

On passe des heures ensemble alors on finit par s'attirer.

Elle n'en parle pas de cette façon.

Depuis cette nuit-là, on travaille ensemble.

On a voyagé ensemble, on a partagé des repas avec l'équipe.

Attendez, elle n'en parle que maintenant ?

Ah, j'ai compris.

- Il a dû le découvrir. - Il ? C'est-à-dire ?

Ça ne me regarde pas.

Je pourrais avoir des ennuis avec mes producteurs ici.

Vous en avez déjà avec la police donc...

D'accord.

Ce n'est pas moi qui vous l'ai dit.

Avery et moi avons couché ensemble.

Mais elle sort aussi avec un présentateur de la chaîne.

Il a un nom ce présentateur ?

J'en ai trop dit.

Rick dit que je sors avec quelqu'un ?

Oui et votre partenaire l'a découvert,

a piqué une crise de jalousie et Rick s'est retrouvé au milieu.

N'importe quoi.

Si vous avez une liaison, nous devons le savoir.

Quelle différence ça fait ?

- Rick m'a violée. - Cela impacte l'affaire, Avery.

Le labo a trouvé le sperme de deux hommes différents

sur vos draps.

Écoutez, il a une femme et des enfants.

- Cela va nous détruire tous les deux. - Rick est malin.

Il utilise déjà cette liaison pour semer le doute.

Ce n'est pas tout.

Vous vous rappelez du mot ?

Il a aussi envoyé ça.

Il nous faut le nom de l'autre homme.

Vous le reconnaîtrez.

GALA "JASON'S KIDS" VENDREDI 17 AOÛT

- Avery m'en a parlé. - Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Elle a dit que cette vermine de Purcell savait

pour nous et lui faisait du chantage.

C'est tout ?

Vous a-t-elle déjà parlé de Purcell avant ?

À propos de quoi ?

On ne fait jamais attention au caméraman

jusqu'à ce qu'il fasse n'importe quoi.

Était-elle amicale avec lui ?

Elle était sympa avec l'équipe.

Ça fait partie du boulot.

Vous pouvez le faire arrêter

sans ébruiter tout ça ?

Il en a déjà après elle.

Il va s'en prendre à vous aussi.

Il l'a déjà fait.

Je sais que c'est difficile à regarder,

mais il y avait une caméra dans votre chambre d'hôtel.

Ça continue.

Arrêtez ça s'il vous plaît.

Rick a envoyé ça à Jackson ?

Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il veut ?

Il n'a demandé aucune somme d'argent jusqu'à présent.

Jason a reçu cette vidéo il y a deux semaines.

Je comprends mieux.

Jason a voulu tout arrêter lors du dernier tournage.

Rick pense qu'il a obtenu ce qu'il voulait.

Vous avoir pour lui toute seule.

Je ne peux pas porter plainte.

Je veux juste détruire cet enregistrement.

Si on fait le lien avec Purcell,

- on prouvera son harcèlement. - Si ?

Il est caméraman. Qui d'autre ferait ça ?

Il avait donc accès à votre chambre d'hôtel ?

Oui. Il apportait du café,

il portait mes affaires dans ma chambre.

Oh mon Dieu.

Il a sûrement des copies.

Si vous acceptez de porter plainte, nous aurons un mandat et pourrons accéder

à son ordinateur, sa maison, son bureau.

Cette vidéo a été enregistrée avant le viol ?

Oui. Quel est le rapport ?

Ça montre une progression

dans l'obsession et le harcèlement.

Si on prouve ce harcèlement,

l'affaire du viol sera plus solide.

Cela rendra la déclaration de consentement

plus difficile à prouver par la défense.

Consentement ? J'avais des bleus.

La défense clamera que vous aimez le sexe brutal.

Une femme seule accompagnée d'hommes.

Ils ne s'intéresseront pas seulement à Jason.

Ils utiliseront tout ce qu'ils ont.

- Il y avait juste Jason. - Vraiment ?

Vous êtes sûre ? Plus de surprises ?

Avery, les hommes comme Rick,

ne s'arrêtent pas tant que vous ne les arrêtez pas.

J'ai compris.

Plus de surprises.

D'accord.

J'ai assez pour obtenir un mandat.

Madame, une fois qu'on l'aura appréhendé,

même si, en théorie, la loi de protection contre les victimes

vous protégera, la presse sera au courant.

Non.

La chaîne dispose d'un service de relations publiques.

Dites-leur de réfléchir à des solutions.

- Rick Purcell. - Quoi encore ?

Vous êtes arrêté pour harcèlement et viol.

Vous plaisantez ?

Avery ? Je la vois tous les jours.

Vous ne la verrez plus désormais.

Le substitut du procureur Barba a inculpé Purcell pour viol

et harcèlement.

- Il est sorti ? - Non.

Le montant de la caution est très élevé.

Il restera en prison jusqu'au procès.

Vous allez bien ?

Oui, je me sens nauséeuse ces temps-ci.

Ça doit être le stress.

Ça peut être le cas, mais...

Vous avez fait un test de grossesse ?

Je ne peux pas tomber enceinte.

C'est pour ça que j'ai divorcé.

Et bien parfois, les choses évoluent.

De quand datent vos derniers rapports avec Jason ?

Il a eu une vasectomie.

Le viol s'est déroulé il y a huit semaines.

Vous avez eu vos règles ?

Avery.

Il est possible que vous soyez enceinte.

Non.

Pas son enfant.

- Comment allez-vous ? - Un peu nerveuse.

Je ne pensais pas que ça allait se voir autant

au procès.

N'essayez pas de le cacher.

Ils perdront les faveurs du jury s'ils s'en prennent à vous.

COUR SUPRÊME SALLE D'AUDIENCE 52, MARDI 12 FÉVRIER

Mme Jordan s'est confiée à moi six semaines après le viol.

D'après mon expérience,

les victimes peuvent mettre des années avant de parler.

Étant donné sa situation,

je peux comprendre pourquoi.

C'est-à-dire ?

M. Purcell était un collègue.

Mme Jordan est une personne connue

et mesure l'ampleur de ses actes

qui peuvent entacher sa réputation et celle des autres.

Et pourtant, elle a choisi de parler.

Oui, elle a pris ce risque.

Elle a dû quitter son emploi.

Elle a vu sa privée exposée aux yeux de tous,

y compris le fait

qu'elle soit enceinte de son violeur.

Pourquoi endurer tout cela ?

Parce qu'elle ne veut pas laisser M. Purcell

être impuni pour son crime.

Appel à spéculation.

Votre Honneur, je demande à l'inspecteur son avis

en raison de ses 14 années d'expérience dans ce domaine.

Objection rejetée.

Pour quelles raisons croyez-vous Mme Jordan

sur un rapport sexuel forcé ?

M. Purcell la harcelait

et lui envoyait des messages de menace.

Purcell lui a envoyé des vidéos et photos

qu'il prenait à son insu grâce à des caméras cachées.

Comment savez-vous qu'il en est l'auteur ?

Nous avons trouvé des copies

sur le disque dur de son ordinateur.

La défense n'est pas très offensive.

Faisons intervenir Jason Hollis.

Il n'est pas très volontaire.

Il vient de reprendre son travail après avoir été suspendu.

Il nous a confié avoir réussi à sauver son mariage de justesse.

Ce ne sont pas mes affaires. Je le veux comme témoin.

Demain.

Je suis désolé.

Je m'inquiète pour Avery,

mais ma femme m'a presque pardonner.

Je ne peux pas témoigner.

J'avais beaucoup d'admiration pour vous avant.

Vous m'avez fait gagner pas mal d'argent lors d'un match.

Fin de partie, deux retraits,

cette sortie face à Mariano et...

vous n'osez pas pour Avery maintenant ?

Je veux que les choses redeviennent comme avant.

C'est trop tard, Jason.

Vous devez comprendre.

Si nous ne vous appelons pas à la barre,

la défense le fera.

COUR SUPRÊME SALLE D'AUDIENCE 52, MERCREDI 13 FÉVRIER

Pendant combien de temps avez-vous eu

une relation extraconjugale avec Mme Jordan ?

Un an et demi, par intermittence,

- Oui. - Je n'en suis pas fier.

Ma femme mérite mieux, et Avery aussi.

Pourquoi avoir cessé la relation ?

J'ai reçu une vidéo d'Avery et moi ensemble

et j'ai su plus tard qu'elle venait de Rick Purcell.

Vous a-t-il fait du chantage ?

Non.

Pourquoi vous avoir envoyé la vidéo ?

Objection. Spéculation.

Calmez-vous.

Tout va bien, Maître ?

Oui, Votre Honneur.

Je vais reformuler.

Qu'avez-vous fait après avoir reçu la vidéo ?

J'ai dit à Avery

que nous devrions cesser de nous voir.

- Vous vous êtes senti menacé ? - J'étais furieux.

Il nous espionnait dans sa chambre d'hôtel.

- Sale pervers. - M. Hollis.

Sans parler de ce qu'il lui a fait après.

- Qu'a-t-il fait ensuite ? - Votre Honneur, puis-je vous parler ?

D'ordinaire, c'est votre avocat qui doit faire cette requête, M. Purcell.

C'est un sujet urgent

dont je dois absolument vous parler.

L'audience est suspendue.

Maîtres, rejoignez-moi. Maintenant.

M. Purcell, ceci est très inhabituel.

Votre Honneur, un remplacement à ce stade serait

un fardeau indu pour Mme Jordan.

Je remplace mon avocat

ou bien vous annulez le procès.

Mon avocat partage mon physique,

mais ne porte pas ma défense à cœur.

Rick, réfléchissez bien.

Votre performance était pitoyable

face aux détectives de l'unité spéciale.

Et vous vous êtes pavané tel un fan devant Jason Hollis.

- Je ne suis pas d'accord. - Moi non plus.

Votre Honneur, il y un bon nombre de faits

qu'il n'a pas abordés.

La victime présumée est enceinte de huit mois

et attend votre enfant.

Vous souhaitez que je sorte l'artillerie lourde ?

Cela n'aidera pas votre affaire.

J'ai droit à une défense, pas une excuse.

Votre Honneur, s'il ne se bat pas pour moi, qu'il parte.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Purcell veut changer d'avocat.

Cet enfoiré veut juste faire traîner tout ça.

Avery, le juge a accepté qu'il se représente.

- Quoi ? - À partir de demain.

Aux yeux de la loi, il a le droit.

Il peut m'interroger ? Me demander ce qu'il veut ?

Pas tout. Je serai là pour m'y opposer.

Non. D'abord, il me viole

et maintenant il m'interroge

devant tout le monde.

Il ne peut pas faire ça, pas vrai ?

Il ne peut pas.

M. Purcell, êtes-vous prêt pour votre contre-interrogatoire ?

Oui, Votre Honneur.

M. Hollis,

vous avez certifié que votre liaison avec Avery Jordan était discontinue.

Lorsqu'elle avait lieu, votre femme

et vous-même fréquentiez Avery ?

Quelques fois.

Avery a-t-elle dit ou fait quoi que ce soit

pour éveiller les soupçons de votre femme ?

Non.

Diriez-vous qu'Avery Jordan est douée

dans l'art de la dissimulation ?

- Objection. - Je retire ma question.

M. Hollis, vous avez aidé Avery professionnellement ?

Ce n'est pas la raison de son succès.

Avez-vous suggéré qu'elle participe à certaines missions

afin de vous retrouver ensemble ?

Oui.

Cela vous est-il venu à l'esprit

que la seule raison pour laquelle Avery est avec vous

est sa carrière ?

Elle n'est pas comme ça.

Je ne pouvais rien pour elle sauf l'aimer.

N'est-ce pas pour cela qu'elle était avec moi ?

- Objection. - Retenue.

Elle n'a jamais été avec vous.

Elle attend mon enfant.

Cela prouve le contraire.

- Objection. - Cela suffit M. Purcell.

Je retire ma question.

Je n'ai rien d'autre à ajouter.

J'aimerais rappeler l'inspecteur Benson à la barre.

Inspecteur, pendant ces 14 années dans l'unité spéciale,

les plaignantes ont-elles toujours dit la vérité ?

Pas toujours, mais...

Vous avez arrêté de nombreux violeurs ?

C'est la vérité.

Cela a-t-il influencé votre jugement ?

- Objection. - Rejetée.

J'autorise M. Purcell à continuer,

mais je l'invite à être plus explicite dans ses questions ?

Je fais mon travail.

Combien d'hommes innocents avez-vous conduit à un procès ?

Seulement un.

Lorsque j'ai réalisé cela,

je me suis battue pour sa libération.

Quant aux centaines d'autres,

si vous pensiez qu'ils étaient coupables, l'étaient-ils ?

Les hommes sont tous des violeurs, n'est-ce pas ?

Objection. Argumentatif et ridicule.

Objection retenue.

- Détestez-vous les hommes ? - Objection.

De quand date votre dernière relation ?

- Objection ! - Retenue.

Inspecteur,

à quelle fréquence avez-vous vu une vraie victime de viol

tomber enceinte et décider de garder l'enfant ?

Cela arrive.

Tout comme inculper des hommes innocents.

- Objection. - Rejetée.

Vous avez certifié qu'Avery n'a pas utilisé de kit de viol.

Mais elle a subi un examen médical

qui démontre un traumatisme cohérent avec l'agression sexuelle.

Inspecteur, répondez par oui ou non.

Selon votre expérience, est-ce possible

que ce genre de traumatisme survienne

après une lune de miel

ou un week-end en amoureux à Atlantic City ?

- Objection. - M. Purcell.

Je reformule ma question.

Est-ce possible que ce traumatisme ait pu être causé

lors d'un acte sexuel consentent ?

C'est possible.

Savez-vous qu'il y a dans cette affaire la preuve

que l'on a identifié sur les draps de Mme Jordan l'ADN d'un deuxième homme ?

Oui.

Il n'y a aucun moyen de savoir si ces prélèvements sont

le résultat d'un rapport consentent ou d'un viol ?

Non.

Merci.

Je n'ai plus d'autres questions.

Après avoir fini, il m'a demandé s'il pouvait rester.

Qu'avez-vous répondu ?

Je pleurais. J'étais terrifiée.

Il m'a dit, "Tu pleures maintenant. Un jour, tu réaliseras

que c'était la meilleure nuit de ta vie."

Merci, Mme Jordan.

Les photos déjà soumises au jury

vous ont été envoyées après le viol ?

Il a glissé les photos sous ma porte

avec une lettre de menace

et j'ai réalisé qu'il me harcelait.

- C'est là que j'ai contacté la police. - Nous avons presque fini.

La question qui suit est extrêmement personnelle.

Pouvez-vous expliquer au jury

pourquoi vous avez décidé de garder cet enfant conçu lors d'un viol ?

On m'a dit auparavant

que je ne pourrais jamais avoir d'enfant

Quand j'ai su pour cette grossesse,

j'ai eu l'impression qu'il me violait toujours.

- Objection. - Rejetée. C'est pertinent.

Mais c'est mon enfant.

À chaque fois que je le sens,

je sais que

c'est un battant, comme moi.

C'est un survivant.

Merci, Mme Jordan.

Votre Honneur, pouvons-nous faire une pause ? Je me sens...

Souhaitez-vous faire une courte pause ?

Votre Honneur, la journée a été longue pour Avery.

Si la cour l'autorise, je demande l'autorisation

de rappeler le témoin plus tard.

Peut-être après avoir appelé mon expert.

Je demanderais une audience préliminaire

pour juger de la validité de cet expert.

Comme je l'ai déjà décidé,

nous l'autorisons.

Quant à vous M. Purcell,

je vous ai laissé quelques libertés.

N'en abusez pas.

Excusez-moi.

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Il ne m'appellera pas à la barre ?

Il le fera. Il cherche à vous déstabiliser.

Vous avez été incroyable.

Plus ils le découvriront,

moins il sera apprécié du jury. Partons d'ici.

Inspecteurs !

Maître.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - "Qui" il y a plutôt ?

Sénateur Fritz Showalter.

Il est le prétendu expert de Purcell.

Showalter est celui

qui a essayé de rendre l'avortement après un viol criminel,

car cela falsifie les preuves.

Un vrai cinglé.

C'est aussi un obstétricien en exercice

qui a publié quelques articles

dans des revues scientifiques marginales.

- Qu'est-ce qu'on fait ? - Trouvez-moi quelque chose.

D'ici demain.

COUR SUPRÊME SALLE D'AUDIENCE 52, VENDREDI 15 FÉVRIER

Sénateur. Ou dois-je vous appeler Docteur ?

Peu importe.

Je suis docteur depuis 40 ans.

Vous avez publié des articles

pour une revue scientifique.

Vous avez financé votre voyage jusqu'ici.

Pourquoi ?

Ce cas traite d'un sujet qui me touche particulièrement.

Légitimer le viol et les femmes qui lancent de fausses accusations.

Pouvez-vous développer ?

De nombreux confrères ne l'admettront pas,

mais selon mon expérience, il est presque impossible

pour une victime d'un viol légitime de tomber enceinte.

Objection.

Une fois de plus, sans une audience préliminaire...

Votre objection a été notée, M. Barba.

Le jury prendra notre du fait que ce témoin offre

une opinion fondée sur son expérience médicale.

Docteur, pourquoi, selon vous, est-il

impossible pour une victime de viol

de tomber enceinte ?

Le corps créé un mécanisme de défense pour stopper l'ovulation

en réponse au stress.

Si une femme enceinte venait vous voir

en disant qu'elle a été violée,

que lui répondriez-vous ?

Je lui dirais,

"Ma chérie, si tu dois te mentir

"ou mentir à ta famille, cela ne fait rien.

"Mais, ne mens pas au docteur Showalter.

"Ou à Dieu."

Merci, Docteur.

Sénateur, de quand date votre dernière publication

pour le Journal de l'Obstétrique ?

- Je ne m'en souviens plus. - Laissez-moi vous aider.

- 1974. Est-ce correct ? - Oui.

Savez-vous que depuis, de nombreuses recherches ont prouvé

que des femmes violées peuvent

tomber enceinte tout autant que dans le cas de rapports consentis ?

L'anatomie féminine n'a pas changé, M. Barba.

Des études montrent la difficulté de concevoir en cas de stress.

Mais ces études se réfèrent à un stress prolongé,

- pas un viol, n'est-ce pas ? - Oui.

Sénateur, pendant votre témoignage,

vous avez mentionné les termes "viol légitime".

Ce terme apparaît-il dans un manuel médical officiel ?

Je parle de mon expérience en tant que docteur.

Mais vous n'avez pas exercé depuis 12 ans.

Cela aurait-il un lien avec votre censure

suite à un comportement inapproprié dans votre clinique du Kentucky ?

- Objection. - Asseyez-vous M. Purcell.

Dr Showalter, répondez à la question.

Je n'ai pas le droit d'en parler.

Parce que vous avez signé un accord mutuel de non-divulgation ?

Merci.

Je n'ai plus de questions.

Votre Honneur, j'aimerais rappeler Avery Jordan à la barre.

Je suis prêt pour le contre-interrogatoire.

Comment allez-vous, Avery ?

J'espère que vous êtes prête.

Objection. Votre Honneur...

Faites savoir à M. Purcell.

qu'il doit appeler le témoin par son nom de famille.

Retenu. M. Purcell, vous avez compris ?

Pardonnez-moi, Votre Honneur.

Avery, je veux dire, Mme Jordan.

Toutes mes excuses, c'est dur,

car nous nous connaissons ?

Oui.

Nous avons travaillé ensemble cinq ans.

Nous avons voyagé ensemble,

nous sommes restés dans les mêmes hôtels.

- Est-ce correct ? -Lorsque cela était nécessaire.

Votre Honneur, pouvez-vous demander au témoin

de répondre par oui ou non ?

Mme Jordan.

Oui, nous étions dans des chambres d'hôtel voisines.

Nous avons discuté tard le soir

sur de nombreux sujets ?

Je dirais "certains", pas "nombreux".

Vous avez partagé avec moi

des détails intimes sur votre vie,

comme votre désir d'avoir un enfant ?

- Je ne me rappelle pas. - Objection, Votre Honneur.

Ces questions relèvent du harcèlement.

Rejetée.

Il peut poser des questions sur des conversations qui le concernent.

Vous vous souvenez m'avoir confié

la principale raison de votre divorce,

à savoir votre incapacité à avoir des enfants ?

Je l'ai mentionné à un certain point.

La nuit en question,

vous m'avez invité dans votre appartement ?

Vous avez offert de porter mes...

Vous m'avez demandé d'entrer ?

Oui.

Vous avez enlevé vos vêtements

dans l’appartement ?

Je pensais que vous étiez parti.

J'ai vu la porte fermée.

Où étiez-vous ensuite ?

Je suis allée prendre une douche.

Oui.

Une douche.

Bien.

- Vous m'avez invité à vous rejoindre ? - Non.

Vous m'avez dit de ne pas utiliser de préservatif

car vous vouliez essayer encore une fois

d'avoir un enfant.

Vous avez dit vouloir me sentir en vous.

- Objection. Ouï-dire. - Retenue.

M. Purcell.

Je retire mes propos.

Mme Jordan,

après l'agression présumée, vous n'avez pas appelé la police

et n'avez rien signalé aux ressources humaines. Pourquoi ?

J'avais peur.

Vous aviez peur

que si le patron découvrait notre histoire,

vous seriez renvoyée.

Objection. Suppositions.

Retenue. M. Purcell, continuez.

Mme Jordan.

Ne pensez-vous pas qu'une victime de viol

- haïrait son agresseur ? - Je vous hais.

Je vous hais.

- Votre Honneur... - M. Purcell, reculez.

Vous êtes assise devant moi avec notre enfant.

Il est moi, pas à vous !

Vous avez fait un test de paternité.

Dites au jury, qui est le père de cet enfant ?

Vous n'êtes pas le père, mais un violeur !

Ceci n'est pas une réponse.

Ce test a-t-il prouvé que je suis le père ?

- Mme Jordan. - Oui.

Biologique.

Vous aviez toujours voulu un enfant ?

Oui.

Je vous l'ai donné.

- Objection. - Reculez, M. Purcell.

Je n'ai plus de questions.

Ils y sont depuis deux jours.

Pourquoi tout ce temps ?

C'est ce que fait un jury.

Ils ont demandé à réécouter le témoignage de ce sénateur.

- Pourquoi ? - C'est plutôt une bonne nouvelle.

Après que notre avocat ici en ait fini avec lui,

il avait perdu toute crédibilité.

Ils sont revenus.

C'est votre verdict ?

Concernant l'accusation de viol au premier degré,

qu'avez-vous décidé ?

Non coupable, Votre Honneur.

Et l'accusation de harcèlement ?

Coupable, Votre Honneur.

L'accusé est libéré, en attendant sa sentence.

Excusez-moi.

Que s'est-il passé dans cette pièce ?

Nous étions désolés pour elle.

Mais,

- il manquait des éléments. - D'accord.

Il y avait un des membres

qui a cru à cette histoire de "viol légitime".

Elle ne voulait rien lâcher.

Nous étions tous d'accord sur le harcèlement.

Vous avez passé un marché.

- Oui. - Merci.

- Il ne s'arrêtera pas. - Ça va aller, Avery.

Restez calme, d'accord ?

Respirez.

Très bien.

Je me sens malade.

Non.

Pas ça, non.

Non, non, non.

Avery, tout va bien, elle a perdu les eaux.

Allons à l'hôpital, d'accord ?

Voilà.

Salut. Je peux entrer ?

Inspecteur Benson, venez.

Voici Théo.

Waouh.

Il est...

magnifique.

N'est-ce pas ?

Et en bonne santé.

Même avec six semaines d'avance.

Merci.

Comment allez-vous ?

Épuisée. Mais heureuse.

C'est une chance qu'il soit arrivé si tôt.

Ça m'a évitée de penser au verdict.

Je pensais que lorsque je regarderai mon bébé,

je ne ferai que penser à ce qui est arrivé.

Mais non.

Théo est Théo.

- Avery Jordan ? - Oui.

- L'infirmière vient de passer. - Je sais.

C'est pour vous.

Qu'est-ce que c'est ?

Il ne peut pas faire ça.

Rick veut la garde ?

Laissez-moi jeter un œil.

Un violeur pourrait avoir sa garde ?

Oui, il peut. Dans 31 états.

J'ai vu ça dans des affaires de viol entre connaissances.

Ça pousse les victimes à abandonner les poursuites.

On appelle ça la loi ?

À Boston, un violeur condamné a entamé une procédure pour demander la garde

d'un enfant qu'il avait eu avec une fille de 14 ans.

- C'est New York. - Vraiment ?

Il n'y a aucune loi dans les livres.

De plus, Purcell n'a pas été condamné pour viol.

Il a juste purgé sa peine pour harcèlement.

L'État dit qu'il est réhabilité.

Pendant ce temps, elle décompense.

Depuis le début du procès,

elle n'a pas pu travailler et lutte contre une dépression.

Elle est sous surveillance psychiatrique.

Ce qui ne fait que l'aider, lui.

Elle a encore une ordonnance restrictive de trois ans

contre lui.

On va suivre Rick jusqu'à ce qu'il fasse une erreur

- et on le bouclera. - Et Avery ?

Cette affaire criminelle a été un fiasco.

Au civil, elle va avoir besoin d'un bon avocat.

Je sais qui appeler.

TRIBUNAL DES AFFAIRES FAMILIALES SALLE D'AUDIENCE 21, MERCREDI 6 MARS

Selon le rapport des travailleurs sociaux,

vous élevez votre enfant seule.

Oui.

Vous n'avez pas travaillé depuis Octobre.

Je n'ai pas pu à cause de ce que vous m'avez fait.

Votre Honneur ?

Mme Jordan, répondez par oui ou non.

Non.

Depuis la naissance de notre fils,

vous êtes suivie par psychiatre ?

Oui.

Vous a-t-il prescrit des antidépresseurs ?

Objection. Au-delà de la portée.

J'ai bien peur que non, Mme Calhoun.

Mme Jordan, veuillez répondre.

J'ai des prescriptions pour des antidépresseurs

et des médicaments contre l'anxiété.

Prenez-vous ces médicaments actuellement ?

On m'a diagnostiquée un syndrome de stress post-traumatique.

Oui.

Vous avez l'intention d'élever notre enfant seule

tout en restant à la maison sans emploi

et en prenant des psychotropes ?

Arrêtez d'agir comme si j'étais folle !

Vous m'avez fait ça !

Vous m'avez violée.

Vous avez détruit ma vie.

Votre Honneur, je vous demande d'ignorer ces propos.

J'ai été acquitté.

Continuez.

Vous pensez pouvoir vous occuper de mon fils ?

Avery.

Je veux dire, Mme Jordan.

Vous êtes-vous regardée dans un miroir ces temps-ci ?

Être mère célibataire ne vous va pas.

Vous ne pouvez même pas prendre soin de vous.

- Objection. - Je retire.

Je n'ai pas d'autres questions.

Mme Jordan, souhaitez-vous faire une pause ?

Non.

Avez-vous emmené votre enfant chez le pédiatre ?

Oui.

Comment va-t-il ?

Théo est en parfaite santé. Il mange et dort bien.

Malgré votre traumatisme,

vous êtes capable d'élever et de prendre soin de votre enfant ?

Oui.

Il est tout ce que j'ai toujours voulu.

Pourquoi souhaitez-vous exclure M. Purcell ?

Parce que le seul contact

que j'ai toujours eu avec cet homme est

lorsqu'il m'a forcée à un acte sexuel.

Je ne veux pas de ça autour de mon enfant.

Merci.

Je n'ai pas d'autres questions.

J'ai pris ces photos. J'étais inquiet. Elle est la mère de mon enfant.

Une minute. Vous semblez confus.

Ces photos datent d'avant le viol.

J'ai été reconnu innocent.

Et d'avant sa grossesse ?

Oui.

Vous l'avez suivie pendant un an.

Cela n'a rien à voir avec l'enfant.

Vous êtes obsédé par Mme Jordan.

Ce n'est pas vrai. Je lui montrais juste mon amour.

En l'espionnant, en la menaçant

et en essayant de l'humilier publiquement ?

- Les fleurs, cela vous parle ? - Il s'agit de mon fils.

Je veux être là pour lui et j'en ai le droit.

Vraiment.

Dites-moi, M. Purcell, qu'est-ce qui dans votre histoire d'agression sexuelle

et de permanente intimidation

fait de vous un bon parent ?

Votre Honneur...

Pensez-vous honnêtement avoir le droit d'élever

un enfant que vous avez conçu lors d'un viol ?

La loi est de mon côté et ce n'était pas un viol.

Je n'ai pas d'autres questions.

TRIBUNAL DES AFFAIRES FAMILIALES SALLE D'AUDIENCE 21, JEUDI 7 MARS

Cette audience vise à déterminer le meilleur intérêt de l'enfant.

M. Purcell, en dépit du verdict du jury,

vos actions me paraissent répréhensibles.

J'octroie donc la garde complète à Avery Jordan.

Cependant, M. Purcell étant le père biologique

et souhaitant verser une pension alimentaire,

c'est avec beaucoup de réticence

que la cour doit accorder un minimum de visites surveillées.

- Deux heures, tous les samedis. - Non !

Avec un médiateur désigné.

L'audience est ajournée.

Merci, Votre Honneur.

Écoutez, je ne suis pas heureuse du résultat non plus.

- Théo. - Ne tombez pas dans son piège.

Que voulez-vous dire ?

C'est insensé.

Vous devez vous conformer jusqu'à ce que la loi change.

Ça va finir quand ?

Je vais devoir vivre

avec l'homme qui m'a violée pour toujours ?

Il sera strictement surveillé.

Nous pouvons tenir jusqu'à ce que la cour nomme quelqu'un.

Nous le surveillerons.

M. Purcell,

éloignez-vous de ma cliente.

On se voit samedi, petit bonhomme.

Où est-elle ?

Elle est censée être ici avec mon fils pour notre visite familial.

Droit de visite surveillé, pas familial.

Avery ne veut pas vous voir.

Vous ne savez pas où elle est ?

- Où est-elle ? - Calmez-vous M. Purcell.

- Ne me dites pas de me calmer. - Il y a un problème ?

C'est le cas de le dire.

Première visite et elle ne vient pas ?

J'appelle le juge maintenant.

Avec des enfants, il y a des imprévus.

Fin, faites patienter M. Purcell dans la salle d'interrogatoire.

Vous serez plus à l'aise, monsieur.

Je dois partir.

Avery, ce n'est pas une bonne idée.

En tant que représentante de la loi,

je dois vous informer que si vous partez avec Théo,

vous serez arrêtée.

Quelle option il me reste ?

Vous attendez que Purcell fasse une erreur

et vous le poursuivez en justice.

Justice ! Justice !

Ça fait presque un an qu'il me viole,

et la justice l'a laissé faire.

- Vous l'avez laissé faire ! - Avery, si vous partez,

vous deviendrez une criminelle.

Vous ne comprenez pas. Il ne s'agit pas de moi,

mais de Théo.

Que va-t-il se passer quand il découvrira

que le tribunal a maintenu cet homme dans nos vies ?

Je sais que c'est difficile à croire,

mais vous et Théo, vous vous en sortirez.

Je vous promets qu'un jour,

Théo comprendra.

Comprendra ?

Il comprendra que son père m'a violée ?

Il ne sera jamais bien.

Moi, lui et cet homme.

Nous ne serons jamais bien.

Je veux qu'on donne l'alerte. Maintenant.

Elle est toujours chez le docteur.

Ça fait des heures. Arrêtez les conneries !

Le bébé a de la fièvre.

Écoutez, vous voulez être père ?

La première chose que vous devrez apprendre,

vous n'êtes plus le centre du monde !

Salut.

- Où est Avery ? - Je ne sais pas.

Elle...

Je suis partie quand son avocate est arrivée.

Calhoun a dit qu'elle avait besoin de temps avec sa cliente.

C'était il y a trois heures.

Il y avait beaucoup de circulation au retour.

Depuis l'Upper East Side?

Très bien, je me rappelle

que vous avez informé votre capitaine

avant de quitter Mme Jordan.

J'informerai M. Purcell

que nous faisons de notre mieux pour localiser Avery.

Alors,

Avery est toujours chez le pédiatre ?

Où ?

Quelque part où il n'y a pas d'extradition.

Entre Calhoun

et mes objections strictes,

elle est partie.

À bord d'un avion privé.

Vraiment ?

Tu te souviens quand tu m'as demandé

pour mon père,

je t'ai répondu que c'était une longue histoire ?

Oui.

Elle n'est pas si longue que ça.

HISTOIRE FICTIVE, TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT FORTUITE

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