All language subtitles for Joyeuse.Retraite.2.2022.FRENCH.1080p.WEB.H264-SEiGHT

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

[vrombissement d'avion]

[annonce d'hôtesse de l'air en portugais]

[hôtesse] Mesdames et messieurs, nous sommes arrivés à Lisbonne.

La température extérieure est de 26 degrés.

Nous vous souhaitons un agréable séjour au Portugal.

[musique palpitante]

[GPS en portugais] Continuez tout droit.

Oh là là, j'ai hâte de voir la maison.

Et moi donc !

- Trois ans qu'on attend. - Vous l'avez pas vue ?

Non. Enfin si. Mais on l'a vue sur photos.

Oui, c'était Olivier qui est venu.

Olivier, c'est notre chef de chantier.

Oui ! On pouvait pas venir à cause du Covid.

Vous faites confiance.

Léa, Olivier, c'est la famille.

Sinon on fait confiance à qui ?

Ben oui, on fait confiance à qui ?

Vous allez rester ici ?

Mais non, c'est une maison de vacances.

Il fait beau tout le temps.

Les Portugais sont adorables.

Et pas d'impôts pendant dix ans.

Elle m'énerve un peu.

[garçon] Dis, Manou,

- tu parles portugais ? - Un peu, mais c'est pas difficile.

Tu rajoutes des "o" et des "oche" à la fin et ça marche.

C'est un énorme cliché

et puis, c'est complètement faux.

Rien en portugais se termine par "oche".

Tu parles portugais ?

Non.

[GPS en portugais] Arrivée à destination dans 1 500 mètres.

Ah !

[il répète en insistant sur les "oche"]

On s'approche.

[Léa] C'est bien, c'est sécurisé.

Un peu que c'est sécurisé, alors !

Attention, nous entrons dans une zone résidentielle de prestige

de plusieurs hectares. C'est un nouveau programme

de constructions de villas de haut standing.

Bon là, évidemment, c'est en cours de développement.

Mais imaginez

des maisons, ici et là,

toutes plus belles les unes que les autres.

Des voisins de qualité.

Comme on est les premiers à construire ici,

- forcément, c'était moins cher. - [tous] AH !

[GPS] Vous êtes arrivé à destination.

Et voilà !

On est...

arrivés.

- Oh, mon Dieu. - Oh oui, alors ça !

[Manou] Oh, mon Dieu !

[Manou] Ouah !

Ouah.

Olivier, j'ai pas toujours eu complètement confiance en toi,

mais là, j'ai presque envie de t'embrasser.

Olivier,

- c'est notre cousin préféré. - Oh oui !

Il s'est passé quoi ?

Et Léa, elle en dit quoi,

la professionnelle ?

- Qu'est-ce que c'est ? - Mais oui.

[Manou] Mais...

T'as vu ? Il y a quelqu'un chez nous.

Un peu que j'ai vu.

Oh non... Je comprends pas.

- Quoi ? - Je comprends pas.

- Quoi ? - Elle devait être finie.

Il dit quoi ?

Oui, il dit quoi ?

C'est pas la bonne.

Celle-là, oui.

[musique cocasse]

[braiements d'un âne]

Olivier,

j'ai envie de te taper.

Oui...

Ben oui.

- T'as vu l'âne ? - Il est beau.

T'as vu ? Il bouge pas.

Arrête, calme-toi.

Il y a une explication.

La maison est pas finie, y a rien à expliquer.

Ça sert à rien de s'énerver.

Voyons le bon côté des choses.

Et c'est quoi, le bon côté ?

Regarde.

Il a terminé son appel, il doit avoir une bonne nouvelle.

[Manou] Hein ? Ah.

J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

Ah, déjà, il y a une bonne nouvelle.

J'ai appelé M. Alves, le maître d'œuvre.

- Oui, et ? - Et il répond pas.

J'ai laissé des messages, donc... c'était la mauvaise nouvelle.

- Et alors, la bonne ? - J'ai eu le promoteur.

[ensemble] Ah !

- Et ? - Enfin, quelqu'un qui le connaît...

Il a déposé le bilan.

C'était la bonne nouvelle ?

Pour eux, c'est pas forcément une bonne nouvelle.

Mais alors pour nous,

ce qui est formidable... Ils nous ont laissé les clés de la maison,

dans le jardin.

- On peut y accéder. - C'est pas un jardin.

On est plus sur un terrain vague.

Donc y a aucune bonne nouvelle.

Si, il y a les clés.

Bon, alors, tu trouves ?

Elles doivent pas être loin.

C'est vrai que la situation est difficile, mais...

il faut voir le bon côté des choses.

On est tous ensemble, on est en bonne santé,

il fait plutôt beau...

Et puis, il y a un joli petit âne qui est au fond du jardin.

C'est super chouette pour les enfants.

[braiements]

Eh, on est chez nous !

- Manou, on pourra monter dessus ? - Bien sûr, mes chéris.

Et je suis sûre qu'on va avoir une belle surprise

à l'intérieur.

[sifflement du vent]

[braiement]

Ah là là...

[grognement du chat]

C'est quoi, ça ?

Ça y est, je les ai !

Ils vont où ?

Un terrain vague, là...

[musique cocasse]

C'est moche.

Ouais, y a des fils partout.

T'as vu ? Y a de la poussière partout.

- [garçon] C'est sale. - [fille] Ouais, trop sale.

[fille] Super, la maison de vacances.

[on déverrouille la porte]

[il déglutit]

Je...

C'est un chantier, Olivier.

Et au milieu, il y a une cheminée. C'est normal ?

- Y a rien de normal, ici. - Je comprends pas.

Ça n'a pas bougé.

Bon alors, si on voit le bon côté des choses...

Arrête avec ton "bon côté des choses".

C'est ton truc de développement personnel ?

Je veux que les enfants passent de bonnes vacances.

C'est le bon côté des choses.

- Oui, mais notre surprise est foutue. - Je sais.

[soupir] Et euh...

T'as pas payé ?

La dernière fois que je suis venu.

- T'as pas fait ça, Olivier ? - Si.

Si, il l'a fait. C'est Olivier.

J'ai fait confiance.

Il était tellement gentil.

Ils ont posé les meubles

alors que la peinture et les sols sont pas faits.

C'est rigolo.

[rire ironique de Marilou] Ouais, c'est rigolo.

[musique cocasse]

Vous avez vu ?

L'étage a été terminé, c'est une bonne nouvelle.

Non ?

Là, chéri, c'est magnifique.

[acquiescement dubitatif] Y a pas d'eau

- ou un truc dans le genre. - Tu crois ?

Ben non, regarde.

Y a de l'eau.

- En plus, elle est chaude. - Elle est chaude.

Pardon ?

Je viens d'avoir Martin, je lui ai tout raconté.

Il est ravi de pas être là.

Marie-Louise, à votre place, je serais au bout du rouleau.

C'est la catastrophe, ce qui vous arrive.

C'est la merde.

Et, les enfants,

si on donnait un petit nom à notre gentil âne de jardin ?

Gentil âne de terrain vague. C'est pas un jardin.

Euh, on pourrait l'appeler...

Bob ?

Pourquoi Bob ?

Parce que "Bob" dit l'âne.

Bob Dylan.

[rire d'Olivier]

- J'ai pas compris la blague. - Moi non plus.

Moi non plus.

Vous êtes trop jeunes.

Ah oui, faut être vieux pour comprendre.

Non, faut juste être cultivé.

[petit rire de Marilou]

[Marilou] Bon, allez.

Faisons un petit point de la situation.

- C'est la merde. - Non, chéri,

un petit point constructif.

C'est la merde.

Je suis désolé.

Marilou, j'ai pas été à la hauteur, j'ai honte.

- Tu peux. - N'importe qui se serait fait avoir.

Tu sais, c'est des malins, on peut pas lui en vouloir.

Moi, j'y arrive très bien.

Il a payé la maison alors qu'elle est pas finie.

Dernier jour, dernier chèque.

[Léa] C'est la base.

- C'est la base. - C'est la base.

J'en vois des trucs pas nets. C'est "Escrocs et compagnie",

ce milieu. Enfin, tu devrais le savoir.

Sur un de mes chantiers, un ouvrier a refait une maison.

Dernier jour, il encaisse le chèque,

- normal. - La base.

Le lendemain, il récupère son matériel,

les vieux étaient au travail, ils rentrent chez eux...

Plus rien !

Meubles, décoration, tout avait disparu.

Vous imaginez ?

Ils ont pas retrouvé l'escroc.

- Incroyable. - Ils profitent de la vieillesse,

comme pour vous.

Le truc, c'est que les vieux sont très naïfs.

C'est ça, le problème.

[froissement de la bâche]

[braiements]

Chéri, non, non !

- Fais quelque chose. - Olivier va le faire.

Vas-y.

Je suis allergique aux équidés.

Ah oui ?

OK, j'y vais.

[il appelle l'âne]

Il est complètement empoté.

- Va l'aider. - Non !

Ah, mon Dieu !

Ah, putain !

Il me mange !

[petits cris de douleur]

[rires]

Aïe, lâche.

[on toque]

Olivier.

- Je peux te parler ? - Oui, bien sûr.

- Ça va mieux, ton doigt ? - Ça va mieux...

Marilou sait pas que je suis là.

Ce que je vais te dire, promets-moi que ça reste entre nous.

Oui.

Marilou voit tout.

Faut pas qu'elle se doute de quelque chose.

T'en penses quoi ?

Elle est très jolie.

Philippe, je sais pas si je peux accepter.

T'arrêtes ?

Pardon.

Dans deux jours, c'est notre anniversaire de mariage.

Noces de rubis.

- Ça, c'est un rubis. - Ouah.

[Léa] Philippe ? T'es où, Philippe ?

- Garde-la. - Ah bon ?

Marilou fouille dans mes affaires.

Tu me promets une chose :

t'en prends soin, c'est la prunelle de tes yeux.

Oui.

Je peux compter sur toi ?

Bien sûr.

Léa, tu m'as appelé ?

[Léa] Tu pourrais me rendre un service ?

[musique douce palpitante]

- Ça va pas ? - Je dois monter le lit parapluie.

J'ai jamais fait ça, moi !

Je peux pas t'aider, je dois coucher tes enfants.

Ben, on va le monter, oui...

Regarde, Casa. Hein ?

Patou va monter ton lit.

Hop là !

Et... hop là !

Et hop là !

[petit rire]

Ça va aller, là.

Mais non, non...

Voilà.

Eh ben voilà, Casa.

- Ton petit lit est monté. - [rire de Casa]

Manou, on aime bien la maison, même pas finie.

Je veux surtout que vous passiez de bonnes vacances.

Tu sais ce que je préfère dans la maison ?

- C'est Bob. On pourra le garder, Bob ? - Oh oui !

Votre Bob vient de bouffer un doigt.

On va plutôt le transformer en saucisson.

[Marilou] Oh là là...

Vous êtes pas drôles. Allez.

Dodo, maintenant. [imitation de bisous]

- Bonne nuit. - [en chœur] Bonne nuit, Manou !

- Dodo ! Vous dormez ! - Oui.

Voilà !

Voilà, mon petit Casa.

[musique douce au piano]

Voilà.

Et voilà.

Bonne nuit, mon petit Casanova.

- Alors ? - Chut !

Alors, ça s'est bien passé pour le montage du lit ?

Oui, hyper facile.

Regarde-moi ce qu'il est mignon. Adorable.

Regarde comment il dort. Il est chou, mon petit lardon.

Tiens, pousse-toi.

Alors, attends. Comment ça marche ? Ah, voilà.

[exclamation attendrie]

- Pas avec le flash ! - [pleurs de Casa]

C'est rien, c'est rien.

[Léa] Qu'est-ce qui se passe ?

Rien, il s'est réveillé d'un coup.

Il a dû être piqué. Ou alors c'est les dents.

- Oui, les dents. - [pleurs de Casa]

[Léa] Oh, mon petit amour. Mon petit ange d'amour...

[Léa] C'est votre téléphone ?

[Marilou] Oh, le coquinou ! C'est lui qui l'avait !

Je le cherchais.

Chut.

Ah !

Pourquoi t'es là ?

Vous êtes pas couchés ?

Manou veut faire de Bob du saucisson.

Ah bon ?

- On vient le sauver. - Elle blaguait.

Mais oui.

Bon, qu'est-ce que tu fais là ?

Je cherche une cachette.

- Une cachette pourquoi ? - Une cachette.

- Pour cacher quoi ? - Pour les grands.

Pas pour les petits.

Allez vous coucher.

[ronflements]

[on ouvre la porte]

- Vous dormez ? - C'est quoi ?

Vous dormez ? J'y arrive pas du tout.

Tu veux quoi ?

Je peux allumer ?

Non, Léa, tu peux pas ! On te dit qu'on dort !

Désolée, je veux pas vous déranger.

- C'est trop tard. - Oui.

Je me fais bouffer par les moustiques.

Ben, et ?

J'ai vu la valise de médicaments, vous auriez pas

une crème apaisante ?

On veut dormir, allez !

- [soupir] - Ils me tournent autour...

- C'est pas étonnant. - Ben oui.

Couvre-toi plus, ils te tourneront moins autour. Allez !

- On se couche, on dort. Éteins. - Allez, bonne nuit.

- Ben merci. - [Marilou] C'est ça, salut.

Bonne nuit.

[Philippe] Lumière !

[musique entraînante]

[ronflements]

- [sonnette très forte] - Qu'est-ce que c'est ?

J'y vais pas.

Bon... J'y vais.

- Fais attention... - [choc]

- [Philippe] Putain. - Ça va ?

[accent portugais] Bonjour, madame.

- M. Alves, votre maître d'œuvre. - [en espagnol] Hola.

[braiements de l'âne]

Je fais votre maison.

Alves ?

Oui, M. Alves. Pour la maison.

Ah, M. Alves.

C'est ce que je dis.

Deux minutes.

Philippe ! Marie-Louise !

Vous faites quoi ? Y a Alves à la porte, celui qui a volé votre argent.

[Marilou] J'arrive. Bon reste là, toi.

- Tu gardes bien le gant sur ta tête. - [Philippe] Ouais.

- Il est où ? - À la porte.

Il a un petit air de fouine, on devrait appeler la police.

On va voir ce qu'il a à nous dire.

Mais il a une idée derrière la tête, c'est sûr.

D'accord. Bon, ben je vais me recoucher.

Oh !

[il parle français avec un gros accent portugais]

[il parle français avec un gros accent portugais]

Ça va ?

- T'as compris ? - [elle acquiesce]

Ça va. Enfin, non.

Non, ça va pas.

C'est-à-dire ?

[musique cocasse]

Le gars nous vole et tu lui offres un café ?

C'est une stratégie. Pour le mettre en confiance.

Pourquoi on doit le mettre en confiance ?

- Tu veux récupérer l'argent ? - Oui.

- Hé ! Il gagne du temps, là. - [ils acquiescent]

[en portugais] Até logo. Tchau.

[accent portugais] Bon, je suis venu pour dire

- que j'ai perdu autant que vous. - Ah bon ?

Ça recommence. Je comprends rien.

[il parle avec un gros accent portugais]

Je travaillais toute la journée, que j'en peux "plous."

"Allez-y, M. Alves, à travailler, à tirer sur la corde."

[il parle avec un gros accent portugais]

[il parle avec un gros accent portugais]

- Bon, Philippe, tu peux me traduire ? - Madame.

Je parle aussi bien français que vous. Peut-être "mioux".

Désolée, mais quand vous parlez, je comprends pas.

Il va être moins en confiance.

[il parle avec un gros accent portugais]

[il parle avec un gros accent portugais]

Ben écoute...

M. Alves nous propose de terminer les travaux.

- Il y va de son honneur. - Ah oui ?

On sait pas encore ce que ça va nous coûter.

[il parle avec un gros accent portugais]

Gratuit.

- Je fais pas ça pour l'argent. - Là, j'ai compris.

- C'est très gentil, M. Alves. - Oui.

Si ça permet de laver votre honneur, on accepte volontiers.

[il parle avec un gros accent portugais]

- Il veut travailler aujourd'hui. - Bonne nouvelle.

À disposition du client.

Il y a toujours un bon côté des choses.

Il suffit de patience.

Et vous lui parlez pas du tuyau au milieu de la chambre,

de la cheminée au milieu du salon,

- de la sonnette ? - Oui, c'est mauvais pour ton cœur.

Passe-moi mes médicaments.

Qu'est-ce qu'elle dit ?

C'est pas tout.

- Venez voir. - On déjeune, Léa.

Eh, oh !

On en a pas pour longtemps.

- Bonjour, M. Olivier. Ça va ? - Bonjour.

- C'est pas bien ? - C'est joli.

Ouais, c'est joli. Ça aussi, c'est très joli.

- Ah oui, d'accord. - Comment on peut faire ça ?

Faut en avoir rien à carrer ou une flemme monstre pour pas baisser ça

et peindre autour.

[il parle français avec un gros accent]

[il parle français avec un gros accent]

J'ai pas compris.

Et le carrelage au plafond,

- c'était pas obligé. - C'est des étoiles.

Excusez-moi, je peux finir ma douche ?

- Deux secondes, on est occupés ! - Pardon.

On a fini.

M. Alves, gratuit ou pas gratuit, on veut du travail

- soigné ! - [M. Alves] Comme d'habitude.

Et un verrou. Notre fille est à cheval là-dessus.

- Elle arrive demain. - D'accord.

Excusez-moi, vous pouvez fermer la porte ?

[exclamations agacées]

[claquement]

[tintement de métal]

C'est des broutilles.

[bris de verre]

[Olivier] C'est tombé tout seul !

[soupir] Que des broutilles ?

[en portugais] Até logo, amigos!

Manifestement, le gars est incompétent.

Pourquoi vous le gardez, cet Alves ?

Il travaille gratuitement, et puis, on connaît personne.

Il faut que les travaux reprennent.

C'est gentil de reprendre les travaux gratuitement.

Dans ma branche, personne ne travaille gratuitement.

- Moi, je l'aime bien. - Je le trouve gentil.

Et gentil, c'est pas un défaut.

Tout le monde n'a pas des idées farfelues.

Hein, juste gentil. Ça arrive.

[Philippe] Oui, gentil.

Mais on va être vigilants.

On va pas se faire avoir deux fois, quand même.

Je l'ai à l'œil, cet Alves.

[musique intrigante]

Je vais chercher la paroi de douche. Olivier !

Viens là, toi. On va chercher la paroi de douche.

Ah, c'est là-bas.

On prendrait pas un rideau ? Ça serait plus facile à installer.

[Casa] Caca.

Caca.

Je sais pas s'il y a des toilettes.

Moi non plus. On fait quoi ?

Je sais pas, moi.

- Il a une couche ? - Je sais pas.

Oui, oui, oui.

Il fait dedans. C'est fait pour ça, une couche.

Y a pas de toilettes !

Alors tu fais caca dans ta couche.

Hein ?

Regarde, elle est bien, celle-là. Elle cache plus, en plus.

Et à propos,

- tu l'as bien cachée, la bague ? - Oui, tout va bien.

Tu l'as cachée où ?

- De quoi ? - La bague, tu l'as cachée où ?

Elle est...

Patou redemande Manou en mariage ?

Je sais pas. Attention.

Manou, veux-tu te marier encore avec moi ?

[les enfants rient]

Non ! Non !

Oh, le con !

Ah, c'est pas vrai !

[Philippe] Tu l'as cachée, où ?

- La bague ? - Hein ?

Tu l'as cachée où ?

Il est où, le petit ?

Ah merde.

Casanova.

Casanova ? Casanova ?

- Alors ? - Rien.

Madame, s'il vous plaît !

Vous avez pas vu un petit garçon ? Un bambino ?

- [en portugais] Não, perdão. - Gracias.

[hésitant en portugais] Obrigado. Obrigada.

Je sais plus.

Philippe.

- Où il est alors ? C'est pas vrai. - [Casa] Coucou.

Il est là, le coquin !

Il fait popot tout seul !

C'est maman qui va être contente.

Mais pas le magasin.

Oui, on peut pas faire popot ici. C'est pas des vrais. Enfin, si...

Oh là là, le cochon.

Il nous a fait un mammouth. Bon, écoute...

On va y aller... pour pas se faire engueuler.

♪ On va y aller ♪

♪ Pour pas se faire engueuler ♪

♪ On va y aller Faut pas se faire gauler ♪

♪ On va y aller Pour pas se faire gronder ♪

♪ On va pas traîner Pour pas se faire gauler ♪

♪ On va pas traîner Pour pas se faire gronder ♪

♪ On va pas traîner Pour pas se faire gauler ♪

- [Léa] Ah ! - Et voilà !

- Mon petit amour ! - Les parois de douche ?

- Rien d'intéressant. - On mettra de l'eau partout.

- Ça a été ? - Oui, rien de louche.

Il est où, Alves ?

[Philippe] Il a tout chargé dans son camion ?

- Tu veux qu'il charge où ? - Oui, c'est vrai.

C'est lui qui a payé ?

Pourquoi il paierait ? C'est pour nous.

C'est vrai, oui.

Les enfants ont raison, il est gentil.

À tout à l'heure !

Oui !

[il parle français avec un gros accent]

[Marilou] Il a dit quoi ?

J'ai pas tout compris.

Il s'est frotté les mains.

C'est pas louche ?

Pourquoi tu dis ça ?

Et un sourire de faux-cul !

Non, il est content.

Et pourquoi ?

Ben, ouais... Je sais pas.

Attendez.

Il prend à droite, là.

C'est la direction de la maison ?

Non, c'est vrai que...

C'est comme dans mon histoire.

Vous parlez de quoi ? Je comprends rien.

Il charge, il se barre avec, il disparaît.

Putain.

Le gars se barre avec le matos payé, en plein jour et on le regarde.

Faut arrêter la parano.

Ben oui, quand même.

Appelle-le.

Oui, je... Je l'appelle.

- Il répondra pas. - [tonalité]

- [messagerie vocale] - Répondeur.

- Et voilà. - [Léa] Je l'avais dit.

Il répond pas parce qu'il est en voiture.

Jackpot pour Alves. Il est malin, le gars.

Non, mais c'est pas possible. Hein ?

[Marilou] C'est pas possible ?

- Pas possible. - C'est pas possible.

Oh, putain !

- On avait dit qu'il était gentil ! - Il nous a escroqués.

Il est fort, quand même.

[musique palpitante]

Allez, dépêche ! On va le perdre !

Je peux pas aller plus vite.

Appuie, appuie !

Y a quand même des voitures devant.

- Passe à côté. - Non !

[klaxon]

- Philippe, c'est n'importe quoi ! - On va pas le laisser se barrer !

Le médecin a dit de rester calme.

Il s'est pas fait entuber.

Je vous rappelle qu'il y a un enfant dans la voiture.

Oui.

Putain.

C'est très dangereux ce qu'on fait. Ah !

[Philippe] Il est là !

[Olivier] Il tourne !

Putain ! On va pas le laisser se barrer !

Tu l'as déjà dit, Philippe.

Fonce par là.

[cris]

[Casa rit]

Toi, tu trouves ça rigolo ?

[cris]

Il est là !

- On va le perdre ! - Oui, on va le perdre.

- Arrête tes conneries ! - Et on est bloqués.

Je vais vomir.

- On va pas le laisser se barrer ! - Philippe !

Philippe, tu reviens tout de suite !

Qu'est-ce qu'il fait ?

Philippe, reviens tout de suite !

Philippe ! Il est dingue.

Oh, putain... Oh, putain.

[Casa rit]

Il est mort.

Ah ben non !

C'est très dangereux, ce qu'on fait.

[musique victorieuse]

[souffle court]

Oh, putain...

Oh là là...

Oh, le travail...

Philippe !

T'es complètement inconscient ou quoi ?

Tu veux faire une crise cardiaque ?

C'est ça ?

Hein ?

[sirènes des pompiers]

[Léa] Oh là là, vous avez défoncé la ville.

[Marilou] Elle m'énerve beaucoup, elle.

On aura tout eu, là.

- Ça va, toi ? - Oui, ça va.

[sonnerie de téléphone]

Ah, c'est Cécile.

- Maman. - Oui, ma chérie.

- Non, c'est vraiment pas le moment. - D'accord.

Comment vont les enfants ?

Félix et Juliette vont bien.

Ah cool, et...

[musique intrigante]

[crissement des pneus]

Allô ? Allô ? Allô ?

- Je t'entends pas. - Faut que je te laisse.

Oh là là, j'espère qu'ils ont pas croisé un pervers.

Ils sont à l'intérieur.

Mais oui, bien sûr.

- Ou alors, ils ont croisé un pervers. - Ta gueule.

Monsieur, vous avez vu deux enfants ?

Dos bambinos "égaros" ?

Neuf ans et douze ans.

Madame ! Madame !

Vous avez vu deux enfants...

- Dos bambinos... - Vous les avez perdus ?

Non, on les a égarés.

Chaque jour, j'ai trois ou quatre enfants qui sont "égarés".

C'est incroyable.

On en a deux, ça fait la moitié de votre journée.

Bon, ben ils sont là.

Mais non, c'est pas du tout eux.

Pourtant, ils sont égarés aussi.

Vous savez, je me demande si, inconsciemment, au fond, les parents

n'ont pas envie de les abandonner.

Façon Petit Poucet.

Écoutez, j'ai un mari qui va pas bien du tout,

j'ai deux enfants égarés. Alors honnêtement,

je suis pas d'humeur à écouter vos théories.

Je veux juste savoir, vous les avez vus ou pas vus ?

J'ai pas vu.

Mais je sais qui les a peut-être vus.

[en portugais] Je m'en occupe. OK, merci.

[en portugais] Miguel, devine pourquoi on est là ?

[en portugais] Où et quand ils ont perdu les gosses ?

À quelle heure vous les avez perdus ?

Déjà, on les a égarés.

Y a 30 min devant le magasin.

[en portugais] Il y a 30 min, devant le magasin.

[en portugais] Chef, on vient de me prévenir,

on a encore un code marron.

Aïe, aïe.

[Marilou] Non, mais...

Vous faites quoi ? On a dit devant le magasin.

Oui, mais on a un code marron.

Un individu a déféqué dans les toilettes d'exposition.

[directrice] Ça arrive tout le temps. Ce ne sera pas long.

Il est peut-être encore là.

Alors peut-être on va le retrouver.

La priorité, c'est les petits.

[ils acquiescent]

Je comprends, juste une minute.

- Fais quelque chose. - Je sais pas quoi faire.

[musique intrigante]

Casa. Casa, viens.

On devrait bientôt

savoir qui est le coupable.

[Philippe] Ben alors ?

- Oh ! - Oh ! Dis donc !

On touche pas aux prises, c'est dangereux !

Désolé, à cet âge-là, c'est...

Il touche à tout.

Et puis, on est très inquiets pour Félix et Juliette.

- C'est ça, la priorité ! - Bien sûr.

T'as raison, chéri. C'est un scandale !

Franchement... un scandale.

[en portugais] Ah voilà !

[Léa] Ah, mais c'est Casa. Mais c'est Philippe, là.

Ben quoi ? C'est pas des vrais toilettes ?

Franchement, c'est pas évident. C'est pas marqué.

- Ah non, c'est pas marqué. - Non.

C'est pas des vrais toilettes. Enfin, si...

On va y aller...

pour pas se faire engueuler.

♪ On va y aller ♪

♪ Pour pas se faire engueuler ♪

C'est pas moi, c'est Casa.

[en portugais] Le Français, il sait pas qu'on fait pas caca dans les magasins ?

Bon, ben très bien.

On règlera ça plus tard.

Passons aux enfants. [elle parle en portugais]

- Oh, putain ! - On avait dit qu'il était gentil.

On voit clairement que vous partez sans eux.

On avait une urgence.

- [Philippe] Oui, une urgence. - [Marilou] Regarde !

[Marilou] Regardez la vieille.

[Marilou] Regardez, elle part avec les enfants.

Vous voilà rassurés.

Cette dame a dû les déposer au commissariat.

Passons à notre code marron, si vous le voulez bien.

Et bien sûr, on veut plus vous revoir ici.

Je comprends pas que tu aies payé. C'est honteux.

C'était ça ou la police.

Il faudrait qu'on aille à la police.

Là, je suis d'accord. Avec ce que vous avez dépensé chez eux ?

- Ben oui. - Non.

On va aller chercher les enfants. En espérant qu'ils y soient.

Ben oui.

Vous vous rendez compte que Casa est allé tout seul aux toilettes ?

C'est dingue, non ?

Hein ? C'est bien.

Olivier, t'es allé sur le pot à quel âge ?

- [Marilou] C'est là ! - [crissement de pneus]

- Tu nous attends pas ? - Si, si !

[musique cocasse]

"Excusos", je suis "pressos".

[en portugais] Vous pouvez pas faire la queue ?

Je cherche mes bambinos. Vous parlez français ?

Comme ci, comme ça. Madame, respectez la file d'attente.

D'accord, je sais.

Mais moi, c'est urgent.

J'ai égaré deux enfants de neuf et douze ans.

Madame, c'est urgent pour tout le monde.

Ils ont été déposés ici par une vieille ?

Enfin, par une dame. Une vieille dame.

Vous voyez bien qu'on est en panique.

- Madame, baissez la voix. - Non, je baisse pas la voix !

Est-ce que les enfants sont là ?

Madame, baissez la voix.

Mais non, bordel !

C'est pas compliqué, ils sont là ou ils sont pas là ?

OK.

Je vais vous donner un formulaire,

un petit ticket comme ça et l'inspecteur va vous recevoir d'ici peu. OK ?

Merci.

Ah, et aucun enfant n'a été amené ici aujourd'hui.

Vous pouviez pas le dire avant ?

[bip]

Dis-moi qu'ils vont bien.

Mais bien sûr qu'ils vont bien.

- La petite vieille va les ramener. - J'espère.

Et voyons le bon côté des choses,

ils sont tombés sur une vieille. C'est gentil.

- Tu crois ? - Mais oui. Ça donne des biscuits.

Et des pommes.

- Ah bon ? - Comme dans Blanche-Neige.

"Vieille" veut pas dire "gentille".

C'est l'inverse. Plus on est vieille, plus on est méchante.

Regardez Cruella.

Méchante. Ben ouais. Madame de Trémaine dans Cendrillon.

Tante Sarah dans La Belle et le Clochard.

Maléfique dans La Belle au bois dormant.

Ça va, on a compris. On va pas faire...

C'est vrai et elles sont très moches.

Ouais, ça va avec.

T'es très cinéphile, Léa.

C'est toute mon enfance.

J'ai oublié Ursula

dans La Petite Sirène.

Hyper méchante. C'est horrible, elle mange des crevettes vivantes.

[musique intrigante]

Euh... "Excusos".

Vous avez fait tomber votre "ticketos".

[en portugais] Obrigada.

[en portugais] Excusez-moi, ce n'est pas mon ticket.

Oh là là.

Sorry... Je ne comprends pas portugais.

Peux pas.

[soupir]

[bip de numéro]

Oh, regarde, c'est déjà à nous.

Ben, dis donc, ça a été rapide.

Viens, Casa.

Finalement...

Oh là là.

Eh oui.

C'est pas possible.

[soupir de Marilou]

Voilà, parce qu'en fait...

Un instant.

Mais quelle histoire. Quelle histoire !

[ensemble] Oui, oui.

Vous avez été courageux, monsieur,

de courir après ce petit malfrat.

L'instinct a parlé.

Il aurait pu te conduire à l'hôpital.

Vous avez bien fait de venir. Tout ceci n'est pas digne du Portugal.

Mais oui.

Est-ce qu'un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit

si personne est là pour écouter ?

Un arbre qui tombe...

Madame,

décrivez-moi votre sac à main.

[exclamation interrogative]

- Mon sac à main ? - Oui.

La couleur, la matière.

Oui.

Alors il est blanc.

Il est en cuir.

Et c'est un Lancel.

C'est un bel objet. Et forcément, cela attire

la convoitise. Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle.

Et je vous parle d'expérience. Il y a très peu de chances

qu'on retrouve votre sac.

Je ne dis pas que c'est impossible. Je dis juste que...

[léger vrombissement]

Vous pouvez dire à votre enfant de ne pas jouer avec ma chaise ?

- Pardon. - Oui, Casa.

Viens me voir.

Oui.

Voilà, M. Tap...

Monsieur Tapos.

Il y a une erreur. Le couple d'avant nous a laissés passer,

car c'était urgent et on avait un bébé.

Nous, c'est les enfants égarés et le vol de camion.

C'est l'affaire Blanchot.

On est en panique, on sait pas où ils sont.

J'ai compris.

Blanchot, Blanchot...

- Ah voilà. - Voilà.

- On imagine le pire, M. Tapos. - Oui.

- D'autant qu'une vieille les a enlevés. - C'est bon, Léa, merci.

Je vois.

Il faut garder son calme.

On va les retrouver, les petits.

J'espère.

- Vous avez une photo ? - Oui.

Dans la galerie.

Je viens de changer de téléphone... [elle soupire]

Chéri, regarde dans ton téléphone.

Mais non, c'est toi, les photos. J'en ai pas.

Léa, t'as pas des photos ?

Non, c'est pas les miens.

- [M. Tapos] C'est bien ennuyeux. - Oui.

- Allô, maman ? - Cécilou,

tu peux envoyer des photos des enfants ?

On voudrait les montrer à des amis portugais.

Ouais, on s'est fait des amis.

Oui, portugais ! Arrête avec tes questions.

Y a rien à comprendre. Tu peux les envoyer ou pas ?

Voilà.

Bien sûr, on peut faire un Facetime quand tu veux.

Allez, je dois y aller. Bises.

Voilà, les photos arrivent.

Ah !

Ouistiti !

Vous voyez, les choses commencent à s'arranger.

- Au cas où. - On va les retrouver.

Et cet Alves,

j'en fais une affaire personnelle.

- Croyez-moi ! - C'est gentil, M. Tacos.

Merci, M. Tacos.

Ils y étaient pas ?

Si, mais ils s'y plaisaient, on les a laissés.

[Philippe souffle]

Je demandais comme ça...

[sonnerie de téléphone]

[soupir]

Vous répondez pas, Marie-Louise ?

- Ben oui. - C'est Cécile.

Je sais pas quoi lui dire.

Vous voulez pas mentir.

Si, on peut, mais elle veut faire un Facetime.

On fait quoi si elle veut les voir ?

[musique féérique]

- Joue ! - Je m'échauffe.

Le boulet.

On fait ça dans la rue ?

- Dans la maison, ils vont paniquer. - Oui.

Tu peux aller me chercher le chargeur de l'iPad ?

- D'accord, mais vous m'attendez ? - Oui.

- Et vous vous occupez de Casa. - Oui.

Et tu vas le brancher où ?

Nulle part, je veux pas qu'elle soit là.

- Elle y va, sans se poser de questions. - Ben oui.

Allez, vite avant qu'elle revienne.

Euh, attends.

- Olivier, t'es prêt ? - Ouais, c'est bon.

- Joue. - Ouais.

Allez.

Fais un effort, souris.

Un, deux, trois.

[tonalité d'appel]

- [rire] - Alors le Portugal, c'est comment ?

[en portugais] Portugal!

C'est merveilleux.

Où sont nos enfants ?

Tes enfants ?

Tes enfants... Eh ben...

[Marilou] Ils s'amusent.

- Ils sont là-bas. - [Marilou] Tu les vois ?

[les deux] Tu les vois plus.

[rires gênés]

[Cécile] Ils veulent pas venir nous voir ?

Ils s'amusent.

- [Marilou] Oui. - Et la maison est comment ?

Ah, la maison !

La maison, eh ben... Elle est là.

- [Philippe] Montre-la. - Olivier a bien travaillé.

- Ça, il a bien travaillé. - C'est le meilleur.

Bon, on va vous laisser. Bisous, bisous.

Bisous, à demain !

- À demain ! - Moi, je penserai à vous.

De loin.

Oui, bisous ! Bisous, mamie Line.

- Au revoir, maman. - [cri]

Quel con, lui.

[la fille parle en portugais]

Mais j'ai pas fait exprès.

Il a pas bougé ! Il a pas bougé !

Qu'est-ce qu'il a fait encore ?

- Quel abruti ! - Je sais pas ce qui s'est passé.

Il a pas rattrapé la balle.

- Il va bien ? - Ça a l'air. On fait quoi ?

- Ils arrivent demain. - On va trouver une solution.

Mais non ! Il faut trouver les enfants.

[sifflement du vent]

- Y a le petit qui s'en va. - Hein ?

Oh non ! Oh non !

Reviens !

- Oh, putain ! - Oh, putain !

[Olivier] Oh, putain.

Ils courent où ?

Après Casa.

Oh, putain.

[musique de tension]

Oh, putain !

[klaxons]

[Casa rit]

Oh, putain.

Oh, putain.

Tout va bien.

- Il va bien. - Il va bien !

Il va bien.

[en portugais] Je viens de voir passer le suspect

[en portugais] qui a causé le carambolage ce matin.

[en portugais] Il est avec l'autre suspect, le moustachu.

[en portugais] Je fais quoi ?

[musique cocasse]

Je reste pas une seconde de plus ici.

Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?

Vous avez failli tuer Casanova !

Vous êtes dangereuse !

Non, pire. Vous êtes périmée. Vous êtes périmée

et dangereuse.

Bon ben, au revoir, la quiche.

Quoi ? C'est qui, la quiche ?

D'accord.

Je vais appeler Cécile et Arnaud pour tout leur dire.

Et je vous garantis que vous allez pas revoir Casanova.

Allez, ciao !

Putain de terrain vague de merde.

- [braiements] - Ouais, je sais.

- [propos en portugais] - [coups]

- On attend quoi ? - J'en sais rien.

- [cri] - On fait quoi ?

J'en sais rien.

[gémissement]

[en portugais] Foutez-le en cellule !

[en portugais] Je ne veux plus le voir.

[claquement d'une porte]

[en portugais] À vous !

- Il a dit quoi ? - J'en sais rien.

[Philippe répète]

[en portugais] Encore des touristes...

[en portugais] É a vossa vez.

[voix de femme] À votre tour.

[en portugais] Agora!

[voix de femme] Maintenant.

- Bouge pas. - Ouais, mais...

[froissement d'emballage]

[propos en portugais]

Si vous voulez sortir vite et en bonne santé, je vous conseille

d'avouer tout de suite, comme ça, on va gagner du temps.

- [Philippe] Avouer quoi ? - Mais oui !

[propos en portugais]

Vous êtes en garde à vue pour au minimum

24 heures.

La procédure va être simple : on va enlever

ceinture, lacets, chaussures. Ensuite, on va inspecter votre anus.

Hein ?

Y a un malentendu.

Y a un malentendu.

[froissement de l'emballage]

Je vais chercher un café.

Quand je reviens, je m'occupe de vous.

T'as entendu ? Il va nous visiter l'anus.

Non, il dit ça pour nous déstabiliser.

Non, t'inquiète pas.

Philippe.

Regarde. Ils ont pas fermé la porte.

- On peut s'évader. - Arrête tes conneries.

[musique palpitante]

[en portugais] Bon appétit, les enfants.

[en chœur] Merci, Rosa.

Non, Bob. Tu restes là, hein ?

Je voudrais bien t'emmener, mais je peux pas.

Tu gardes la maison. Je reviens vite.

Hein ? Je reviens vite.

[version douce de "O malhão malhão" de Linda De Suza]

Excusez-moi, vous les avez vus ?

Non ? Non ?

Madame.

Vous les avez vus ?

- Les deux enfants ? - Non, non.

Pardon.

Les enfants, vous les avez pas vus ?

- [en portugais] Não. Não. - Non ?

Pardon, les enfants ?

Vous les avez pas vus ?

Non ? Non ? Bon. Merci.

Les enfants...

Vous les avez pas vus ?

T'aimes bien ?

C'est une boîte, mais j'ai que ça.

Ah. [Léa se racle la gorge]

Attention, je suis pas revenue parce que je sais pas

où aller.

Même si je...

je sais pas où aller.

Eh ben...

Viens t'asseoir.

J'ai fait des petits pois.

En boîte.

Ah ouais ?

Je...

Je vais coucher Casa, j'arrive.

On va faire dodo, mon amour ?

Je sais pas ce qui m'a pris, tout à l'heure.

J'ai eu... J'ai eu tellement peur pour Casa.

Mais moi aussi, Léa. Moi aussi.

Ouais, mais moi plus, parce que je suis sa mère.

Et vous savez...

En fait, je voulais vous dire... Ce que je vous ai dit tout à l'heure...

- Tu le pensais pas. - Si.

Si, si. Mais c'est juste...

J'aurais pas dû vous le dire.

Vous savez,

je vous aime bien, Marie-Louise.

Merci.

Merci, c'est gentil.

C'est juste que...

j'étais vexée quand vous avez dit que j'étais une tarte.

Une tarte ?

Ah non.

Non, non. J'ai jamais dit "tarte".

- Ah bon ? - Non.

Enfin, en tout cas, je voulais m'excuser, j'ai été odieuse.

C'est la première fois que j'étais autant en colère.

Et...

Et sinon, euh...

Tu l'as dit à Cécile pour les enfants ?

Ah non. Non, parce que j'ai pas voulu.

C'est bien. C'est gentil. C'est mieux.

Tu sais que, demain,

- c'est nos 35 ans de mariage. - Avec Philippe ?

Oui, oui, avec Philippe, oui.

Il a pas dû y penser. Philippe et les dates,

c'est...

C'est beau, en tout cas.

Je sais pas si on arrivera aux 35 ans, avec Martin.

- Pourquoi tu dis ça ? - Il est gay.

Vous le saviez, non ?

[elle parle dans sa barbe]

Je sais qu'il me trompe, mais c'est pas grave,

je fais avec.

En plus, ça m'empêche pas de l'aimer.

Parce qu'au fond, ce que je veux, c'est une famille unie.

Je crois que c'est pour ça que je suis revenue.

Parce que...

j'ai que vous comme famille.

[musique douce]

On fait la paix ?

Ouais.

- [braiement] - [petit rire]

[musique cocasse]

- [grincement de métal et fracas] - Bon.

[raclement de gorge]

[en portugais] Bom dia.

[en portugais] Où allez-vous ?

No habla português.

Vous allez où ?

Je vais au commissariat récupérer mon mari

et voir si on a ramené les enfants.

C'est pas possible.

Comment ça ?

Le commissariat ouvre à 7 h.

Ben, ça va, il est 7 h.

Non, non, non. Deux minutes encore.

- Il faut attendre. - [les deux] Bom dia.

[en portugais] Bom dia.

Eux travaillent là.

Mais monsieur...

- On va pas chipoter pour deux minutes. - Chipoter ?

C'est quoi, chipoter ?

Chipoter, ça veut dire "emmerder".

Je me suis levée tôt pour venir ici.

Non, j'ai pas dormi de la nuit !

Dans ma tête, c'est fait divers sur fait divers avec fin tragique.

Alors m'empêcher de rentrer, c'est comme non-assistance à personne en danger.

Je passe les pires vacances de ma vie

dans un pays où on n'arrête pas de m'emmerder !

[les cloches sonnent]

Voilà.

C'est ça, chipoter.

Je crois que vous pouvez aller.

Ah bon ?

Parce qu'il est 7 h.

Merci d'être intervenu, inspecteur.

Allons, ça me fait plaisir.

Et on sait que c'est à cause de cet Alves que c'est arrivé.

Rentrez chez vous, reposez-vous

et encore désolé pour cette terrible nuit.

On fait quoi, maintenant ?

On prend un taxi et on rentre.

Un taxi, on n'a pas d'argent, pas de téléphone.

Bonjour. Une femme blonde,

française, beaucoup d'énergie,

pas aimable, s'énerve facilement,

et n'aime pas chipoter...

- Vous connaissez ? - Marilou.

Elle est où ?

Elle vous cherche, là.

Marilou ? Marilou ?

[musique cocasse]

- [sonnette très forte] - [Bob braie]

- Bonjour, madame ! - Qu'est-ce qu'il fout là ?

[en portugais] Vamos.

Deux secondes.

Marilou !

[Bob braie]

- Comment ça va ? - Fatigué.

J'imagine. Ça s'est passé comment, la garde à vue ?

Tu veux pas savoir.

Je suis traumatisé à vie. Sans Tacos,

- on nous mettait... - Je veux pas savoir.

- La caution était de combien ? - Tu veux pas savoir.

Et la vieille qui ramène pas les enfants.

- [soupir] - Eh ben dis donc.

Les gens se garent n'importe comment, ici.

Ah oui.

[la porte s'ouvre]

Marie-Louise, vous étiez où ? Je me suis inquiétée.

Ma petite choute, je suis allée chercher les garçons. Mais oui.

[Léa] Je me suis dit que vous aviez aussi disparu.

Désolée, je voulais pas te réveiller.

C'est pour ça.

[Léa] Pas grave. C'était bien, la prison ?

Ils n'ont pas aimé, je crois.

Moi, je suis traumatisé. Sans Tacos, on nous mettait...

[M. Alves] Hé !

- Qu'est-ce qu'il fait là ? - Je me suis aussi dit ça.

[en portugais] Bom dia.

[tous] Bom dia.

- Bon, je vais prendre une douche. - D'accord.

[soupir]

Et donc là...

Tout est normal, quoi.

Eh, madame !

[il parle français avec un gros accent portugais]

Je fais chauffer son pot, vous pouvez le surveiller ?

- Oui. - Merci.

Vous savez,

on devrait chercher les enfants dans la rue.

Je l'ai fait hier soir, ma chérie.

Hier soir, vous aviez aucune chance.

Ça sort pas la nuit, les vieilles.

Ouais, c'est vrai. T'as raison.

[Casa change la fréquence]

Non. Madame.

- [il parle indistinctement] - D'accord.

Arrête, faut pas toucher

au rouleau, s'il vous plaît.

Le rouleau, c'est pour moi.

[il parle indistinctement]

Vous savez quoi ? On devrait faire des groupes de deux.

Pour avoir plus de chances.

C'est une bonne idée.

T'as raison, on va pas rester là à rien faire.

Ah, mais on a qu'une seule voiture.

Eh oui.

Il fait quoi, Olivier ?

Je sais pas.

Il est bizarre, ce garçon, quand même.

Il est gentil.

C'est qui, l'armoire à glace ?

C'est le papa des enfants, non ?

[Léa] Il a pas l'air commode.

[en portugais] C'est lui.

[en portugais] C'est lui qui a cassé ses lunettes.

[accent portugais] Arrête, non !

C'est la peinture, c'est pas bon.

Non, là, madame.

C'est dangereux, la peinture, c'est chimique.

- Non, c'est pas du iogurte. - Peut-être.

Lâchez-moi.

[Olivier] Lâchez-moi, ah !

Vous me faites mal. Aïe. Pas le visage.

Pas la moustache. Aïe !

[coup et cri]

[M. Alves] Qu'est-ce que c'est, ce bordel ?

Léa, c'est une super idée, les groupes de deux.

C'est vrai ?

- Marilou. - Attends. Monsieur !

Monsieur !

Vous avez une voiture ?

On est désespérés, vous comprenez ?

On n'a plus de nouvelles. Vous êtes papa, vous comprenez.

On est allés à la police... on sait plus quoi faire.

En fait, si, on sait.

On veut faire des groupes, pour avoir plus de chances de les retrouver.

Vous nous rendriez un énorme service si on pouvait...

vous emprunter votre voiture.

Vous êtes notre dernière chance.

[avec un accent] Je suis désolé

pour le monsieur.

J'aurais pas dû lui fracturer la tête.

C'est rien. En plus, il l'avait un peu mérité.

Mais alors pour la voiture,

c'est bon ?

[musique palpitante]

Je vais me doucher, on a une nouvelle voiture

et Olivier a la tronche en vrac.

Chéri, faut retrouver les enfants, c'est tout.

Oui, c'est sûr.

- [sonnerie de téléphone] - Tiens. Mets en haut-parleur.

- Mets en haut-parleur. - Allô ?

- [Olivier] Allô ? On est derrière vous. - On le sait.

- Oui. - Olivier,

vous allez faire le nord de la ville, on va faire le sud.

On fait le sud.

OK, bien reçu. À vous.

Quand y a du nouveau,

- on prévient les autres. - Oui.

[Léa] Marie-Louise, on va les retrouver.

- Ma chérie... - [Olivier] À vous.

- Pourquoi il dit "à vous" ? - C'est Olivier.

[bips]

[Léa] Casa, arrête de jouer avec les boutons.

Non, on touche pas !

C'est interdit, ça.

Mon amour, on touche pas.

On va à quelle heure à l'aéroport ?

Dans une heure.

[Olivier] Juste pour savoir, c'est par où le nord ?

Qu'il est con.

[Léa] On vous entend, Marie-Louise.

- Ah. - Ben tu prends...

à droite et nous, à gauche.

[Olivier] OK, bon courage. À vous.

Oui, c'est ça. Allez !

[musique palpitante]

Pourquoi la vieille est pas allée à la police ?

Il doit y avoir une explication simple.

Simple ou pas, cette explication me plaît pas.

Et les enfants sont malins.

Pourquoi on met pas des puces dans les enfants ? On les retrouve,

tout le monde est rassuré.

Pourquoi on fait pas ça ?

- Parce que ça se fait pas. - Ouais, je sais.

[soupir]

Philippe.

[il acquiesce]

Regarde.

[musique douce grandiose]

Je peux les rattraper.

Non, non, non ! T'arrêtes tes conneries.

Mais ils roulent pas vite.

Je te dis que t'arrêtes les conneries ! Je gère.

- [crissement de pneus] - [Philippe] Oh, putain !

- [Philippe] Ah oui, tu gères ? - Oh, ça va.

Là, ils sont là.

[Marilou] On arrive, les enfants.

Patou et Manou arrivent.

Oui, on est là ! Klaxonne.

Ouais.

Klaxonne.

- Attends. - [petit klaxon]

Même la voiture est contre nous !

Mets-toi à sa hauteur, qu'ils nous voient.

Eh, les enfants !

[Linda De Suza : "O malhão malhão"]

Oh, oh ! Madame !

Elle est con !

Eh, madame ! Oh !

Elle va où, la vieille ?

[cri de Marilou]

Surtout avec tout ce qu'on entend.

Des enfants qui disparaissent au Portugal,

- c'est commun. - Ah bon ?

Je te raconte pas ce qu'on m'a dit.

Non.

On retrouve les enfants

dix ans plus tard, avec un rein en moins.

C'est horrible.

- Quand on les retrouve... - Ouais.

[sonnerie de téléphone]

Marilou ?

- [Marilou] Olivier ? - Non, c'est Léa.

Vous reconnaissez pas ma voix ?

- Olivier est occupé, il joue avec Casa. - Ouais...

[cliquetis]

Ah...

Nous, on a eu un petit souci.

On va pas pouvoir aller chercher Cécile et Arnaud.

[Léa] Et pour les enfants ?

Pour les enfants, vous mentez, vous improvisez. Allez, salut.

- Oh, la vache. - Eh ben.

Alors ?

Tu dois aller chercher Cécile et Arnaud.

Et pour les enfants ?

Tu mens et t'improvises.

Oh...

[musique intrigante]

Hé !

Coucou, Olivier. Oh là, qu'est-ce que...

Rien, je jouais au foot, j'ai perdu.

- Et t'es tout seul ? - Ouais, enfin, non.

- Si, si. - Où sont les autres ?

Les autres... Léa.

Léa est restée dans le van.

Non, je viens pas. Ils vont te défoncer

- quand ils vont l'apprendre. - J'en ai marre.

[soupir]

Du coup, je suis là. Voilà.

- Le voyage s'est bien passé ? - Oui.

Mais où sont Félix et Juliette ?

Avec Marilou et Philippe.

Et ils sont où ?

Ils cherchent Juliette et Félix.

Ils sont avec Marilou et Philippe.

Pardon, mais c'est pas très clair.

- Ah bon ? - On a pas compris...

Ah ouais...

Faut y aller.

Allez, on y va. Allez ! Allez, hop. On y va.

Allez !

Elle est où ?

- Olivier, ça va pas ? - Si, si, ça va super.

[musique féérique]

- Regarde, Félix ! - [ensemble] Papa, maman !

Hé !

[en portugais] Bom dia.

- Bonjour, madame. - [en portugais] Bom dia.

- C'est qui ? - Hein ? Quoi, c'est qui ?

Mais c'est... Elle a...

Elle est...

- C'est... - [Juliette] Rosa, elle nous a gardés.

- Elle est très gentille. - Oui, voilà, c'est ça.

C'est la nounou.

Elle est gentille. Elle est très gentille.

Mais oui.

Au revoir, Félix. Au revoir, Juliette.

- Vous êtes une super mamie. - Vous faites de super gâteaux.

Super mamie, super gâteaux. Obrigado.

- Au revoir. - [en portugais] Obrigada.

[ensemble] Au revoir, Rosa.

- Tu savais pour cette nounou ? - Non.

Tu nous expliques cette histoire ?

Hein ? Non. On y va.

Olivier !

Sérieux, c'est qui, cette nounou ?

Je sais pas improviser.

[les deux] Hein ?

Elle les a kidnappés, et elle les a ramenés.

- [les deux] Hein ? - C'est faux !

Juliette ! Félix.

C'est qui, cette dame ?

C'est quoi, cette histoire ?

Alors, c'était hier.

[on rembobine]

- Oh, putain ! - Mais on avait dit qu'il était gentil.

[le van démarre]

Patou et Manou nous ont abandonnés.

On a rien compris.

Nous non plus.

Hein ?

[musique calme intrigante]

On les a vus partir, pensant qu'ils allaient revenir.

- Et ils ont disparu. - Disparu.

Puis est arrivée Rosa.

Elle est partie là-bas.

Elle nous a ramenés chez elle.

Ça va pas ? On suit pas des mamies comme ça !

- C'était chouette. - Elle a été super avec nous.

Pourquoi vous m'avez pas appelée ?

On a essayé de vous appeler.

Mais on n'a pas réussi.

Pourquoi elle vous a pas ramenés au commissariat ?

[en portugais] Commissariat central, toutes nos lignes sont occupées.

[en portugais] Veuillez patienter.

On savait que vous arriviez à l'aéroport le lendemain.

Et on voulait pas aller en prison.

- Ça, on peut les comprendre. - Oui, ben...

On nage en plein délire.

Histoire de dingue.

- On était bien chez elle. - Super bien.

- Et voilà. - [ensemble] On est là.

Et voilà. Tout va bien. Ils vont bien.

Oui, tout va bien. On va aller gentiment discuter de ça

avec Patou et Manou, hein ?

Cécile, c'est quoi, ça ?

J'en ai marre.

Alors ?

D'abord, ma chérie,

je sais pas ce qu'a dit Olivier,

- mais tout est faux. - [Philippe] Oui.

Vous avez paumé les gosses. C'est incroyable.

Enfin, non, c'est même plus que ça, c'est...

J'ai même pas les mots !

Alors déjà, on les a pas paumés, on les a juste un peu égarés

quelques heures.

Plus de 24 heures !

Oui.

Mais bizarrement, au Portugal, le temps passe très vite.

Te fâche pas, on était bien chez Rosa.

- On se faisait pas engueuler. - Vous, stop.

On est très en colère.

Vous auriez préféré qu'il nous arrive quelque chose ?

Non, et je parle avec Patou et Manou, donc ne te mêle pas.

Tu crois pas qu'on devrait se réjouir ?

Tout le monde va bien, les vacances commencent.

Me réjouir ? Mais de quoi ? De savoir que vous paumez mes gosses ?

Je suis désolée si j'arrive pas à me réjouir de ça !

Hein, Arnaud ?

On n'arrive pas à se réjouir de ça.

J'ai pas fait d'histoires

quand Casa a dévalé la route.

Un peu, quand même. Hein, Bob ?

C'est quoi, cette histoire ?

Tout ce que je peux dire,

c'est que sans Philippe, Casa finissait écrasé.

- Chut. - Mais non.

Casa a failli être écrasé ?

Mais non, regarde, il est pas écrasé.

Vous êtes pas inconscients, vous êtes dangereux.

C'est "dangereux", le mot, à ce stade-là !

Vous êtes tellement obsédés

par votre argent, que vous vous préoccupez de personne d'autre !

Dis donc, Cécile !

Les mots ont dépassé ta pensée !

Non, papa. Je t'assure, je minimise ma pensée.

Je sais pas si je vous pardonnerai un jour,

mais je sais une chose, vous ne garderez plus les enfants.

Non, fais pas ça.

C'est n'importe quoi !

Chérie, écoute. T'as raison.

[Marilou] Ça aurait pas dû arriver, mais fais pas ça.

Tout le monde devrait se calmer.

Très bonne idée, on va se calmer.

On va se calmer chez nous. Demain, on s'en va.

Ah non ! Vous pouvez pas faire ça !

Non, on n'est pas d'accord.

[Marilou] Chérie.

C'est pas à vous de partir.

Non, ben non.

- C'est à nous. - Hein ?

On va partir demain.

Et t'as raison. On est les pires grands-parents du monde.

[Philippe] Marilou, tu vas où ?

- Oh... - [Bob braie]

J'ai pas dit ça.

Si, un peu, quand même.

Bravo, hein.

Marilou !

Marilou, attends-moi.

Sympa, l'anniversaire de mariage.

Quel anniversaire ?

Leurs 35 ans, tout le monde a oublié. Même Philippe.

Vite, la bague !

- Ouais, mais là... - La bague, vite !

Donne.

Attends.

C'est là que tu l'as cachée ?

Philippe, faut que je te dise...

J'en ai marre.

Bravo, le jour de l'anniversaire de mariage.

J'ai le droit de m'énerver,

après ce qu'ils ont fait !

Paumer les gosses, c'est grave.

Arnaud.

- C'est grave de paumer les gosses. - C'est grave.

Voilà.

[musique triste]

Pff...

Notre surprise pour Cécile, c'est un véritable fiasco.

Tu la connais. Elle s'emballe, elle s'emballe... Voilà.

T'étais pas sérieuse pour le départ demain ?

C'est à nous de partir, Philippe.

Tu crois pas ?

Je cherchais le bon moment, aujourd'hui, mais en ce moment...

y en a pas.

Alors...

Bon anniversaire de mariage, ma chérie.

Elle te plaît ?

Oh ben...

Elle est magnifique.

Merci d'y avoir pensé, chéri.

C'est du rubis, parce que c'est nos noces de rubis.

J'ai compris.

Oh, mon chéri.

Ma Cécilou...

tu vas pas partir demain ?

J'ai dit ça parce que j'étais en colère.

Tu vas faire quoi ?

Je sais pas. Je...

C'est sûr que je me suis emballée.

Je suis allée trop loin et je les ai blessés.

- Je devrais m'excuser. - Et tu le fais pas ?

- Mais je suis en colère ! - Ma Cécilou...

Je vais y aller.

Je suis fière de toi.

Attends que ce soit fait avant d'être fière.

J'en peux plus de leurs mensonges.

C'est systématique, ils mentent tout le temps.

J'ai l'impression qu'ils pensent qu'à cette maison.

Parce qu'ils pensent qu'à vous.

C'est-à-dire ?

Cette maison, c'est pas leur maison.

- C'était une surprise. - [Line rit]

Je comprends pas.

Cette maison, c'est la vôtre.

À Martin et à toi.

[musique douce]

Ah ! Bonjour.

[sonnette très forte]

Voilà.

Je viens chercher ma voiture.

J'y suis pour rien.

J'ai rien fait.

J'en ai marre.

Je suis en colère !

Je suis très en colère !

Oui, on sait, ma chérie.

[Cécile] Non, mais...

je suis en colère...

contre moi.

- Hein ? - Ah ouais.

Mais ça devait se passer autrement.

On se faisait une telle joie de vous l'annoncer.

- Mais on a foiré la surprise. - Et la maison.

C'est une des plus belles surprises foirées que j'aie eues.

Regarde la surprise que j'ai eue.

Ah oui, elle est... Elle est magnifique.

Oui.

- C'est bien, elle est pas trop... - Non. Eh, oh.

Je l'adore, ta surprise.

Moi, ce que je vous propose...

on oublie tout, on reprend tout de zéro, et on fête enfin

- cet anniversaire. - Ah oui !

Oui, oui ! Voilà !

Voilà !

[musique enjouée]

[tous] Le gâteau ! Le gâteau ! Le gâteau ! Le gâteau !

Et voilà !

[tous] Oh !

Hein, c'est pas beau ça ?

Bon, 35 ans et 35 ans de bonheur.

35 ans d'amour, oui.

Et cette maison, on s'en fout qu'elle soit belle, terminée...

L'essentiel, c'est qu'on soit ensemble.

- Exactement. - C'est ça, le bon côté des choses.

[Juliette] Et maintenant, la photo !

[Bob braie]

[Olivier] La photo !

Finalement, il est sympa, cet Alves.

Je comprends toujours pas ce qu'il dit, mais il est sympa.

- Très sympa. - Ouais.

[Bob braie]

Très.

- [sonnerie de téléphone] - Chéri.

Bonjour, M. Tacos.

Bom dia, M. Tacos.

Mme Blanchot, j'ai deux bonnes nouvelles.

Première nouvelle...

- Oui ? - Cet Alves,

votre voleur,

il n'aura pas été bien loin.

[en portugais] Je vais te faire avouer.

[en portugais] Regarde-moi bien dans les yeux.

[M. Tapos rit] Je vous assure qu'il est

- en train d'avouer. - Ah... Alors justement, M. Tacos,

M. Alves n'y est pour rien.

Ouh là là.

C'est très ennuyeux, ça.

Ah oui, et aussi, on a retrouvé les enfants.

- [Philippe] Les bambinos. - [Marilou rit]

Une mamie nous les a ramenés.

Très bonne nouvelle.

Et vous alors ?

La deuxième bonne nouvelle ?

Y a pas de deuxième nouvelle.

[en portugais] C'est bon, je peux vous les laisser ?

Passez un bon séjour

au Portugal, Mme Blanchot.

- Au revoir. - Au revoir.

[il jure en portugais]

Je l'aime bien, ce Tacos. Je le trouve sympathique.

Sympathique et compétent.

Je le trouve très sympathique.

Ça va, ma chérie ? Ma chérie ?

- [Marilou] Ça va ? - On est bien.

[Linda De Suza : "O malhão malhão"]

Oh !

J'en ai marre.

J'en ai marre !

Pas la bouche ! Aïe !

- Arrête ! - [Casa rit]

[version douce de "O malhão malhão" de Linda De Suza]

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.