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Ici, Radio-Canada.
Tiens, c'est pas de bon, ça.
Pourquoi on dort dans l'auto?
Pour faire du camping.
J'aime mieux m'enlever.
C'est spécial, on fait du camping ensemble, c'est cool, ça, non?
Toi, tu vas dormir où?
Moi, je vais dormir sur le siège en avant.
Juste à côté de vous autres, les loups.
OK?
Yes!
On va aboyer vos pieds.
Ça vous va bien ? C'est froid.
Ouais, mais regarde, je vais fermer à la porte le pied, je vais partir le
chauffage. Ok ? Let's go.
C'est parti.
Papa ? Pourquoi on habite maison ?
Oh non.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de
cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de
cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de
cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse. Voyons une crise de mort de
cochonnerie de chiasse.
Voyons une crise de mort de cochonnerie de chiasse Là, je suis sur le terrain.
Oui, Kevin, t'es encore sur le terrain. Là, tiens, ça, j'en parlerai pas à tes
intervenantes. J'aime ça, les pas de porte. Comme toi, tu sais, les femmes,
tu regardes, tu te dis, ça, c'est ça, les pas de porte.
Bonjour, Mme Lavoie.
Julien, ça fait deux ans que tu travailles ici. Tu sais que tu peux m
'appeler Nathalie?
OK, Mme Lavoie.
T'as un moyen grain dans l'engrainage. Kevin, on dit neurodivergent.
Ça, j'ai dit.
Bon matin.
Bon matin, Jacob.
La nuit a bien été?
Plus ou moins. J'ai eu un petit problème. Comment ça?
J'ai tout le temps à me refaire ça maintenant.
Change de compte, Sandra.
Mais personne n'écoute ici.
Attends, va nous mettre là. C'est plus facile de découvrir si tu te calmes.
Oui, mais je l'ai dit deux fois, ça commence.
Mais ça arrive. C'est pas bon, pourquoi t'es choquée de même, Sandra?
Parce que je suis allergique au lactose, puis on est dans ma crise de poids.
Sandra, je te l'ai dit, c'est pas compliqué.
Tu demandes à Carole qu'elle te fasse un sandwich, pas de fromage. J'ai demandé,
elle dit non. Comment tu lui as demandé?
Comme que je vous parle.
Je la comprends d'avoir dit non. C'est-tu que c'est tout le temps
compliqué? Je viens de déjeuner, c'est un fucking fromage! Je peux-tu?
OK, là, tu vas commencer par te calmer. Puis si tu changes de ton, on va y aller
ensemble la voir, Carole. C'est correct, ça?
Ah oui!
Bon matin, Sophie.
Ça va bien?
Ah, super, super bien. Puis toi?
Super, super bien.
Mais pas moi, si vous voulez savoir.
Non, ça, on s'en doutait.
Parfois, laver les planchers aujourd'hui pour les invités.
Parfait, ça, Julien.
Juste par là, faire attention pour pas te glisser.
On se mettra une petite pancarte plancher glissant.
Tu déboucheras ma douche et tout.
S'il vous plaît. S'il te plaît.
C'est parce que ma nouvelle coloc, elle arrive aujourd'hui et la douche est
toute bouchée. Ça te vide plus pendant?
Oui, ça se vide, mais full lentement. C'est vraiment comme ça.
Bon matin, Carole.
C'est ça, c'est de l'intimidation, ça. Tu t'es pas beaucoup faite intimider, j
'ai l'impression.
Carole, ça serait-tu possible de faire une poque sans fromage pour Sandra, s'il
vous plaît? Oui.
Mais pas tant qu'elle s'est pas excusée. J'ai pas à m'excuser de pas vouloir mal
filer. D'après moi, si tu veux ton sandwich, je vais pas leur dire que tu t
'excuses. Ça mange de la marde. Non, non, non, ça c'est non. Ça fait
longtemps que tu viens ici pour savoir que le respect, c'est une règle
fondamentale. C'est-tu clair?
Oui. Bon, on te donne une autre chance de t'excuser, mais c'est la dernière.
Excuse. Excuse pas.
Excuse de t'avoir pété un plomb, puis excuse de t'avoir dit de manger de la
marde.
Jambon ou dinde?
Jambon. Non, moi, deux maniottes, là.
Pas de fromage, hein?
Hey!
Je sais.
Faut pas les pancartes. Je suis seule.
Bon matin, tout le monde!
Bon, c'est Sandra qui pète encore sa coche. Je lui ai dit qu'elle m'en
écoute. Toi, si tu veux faire ton cours en intervention, go for it, tu serais
bien bon. Mais en attendant, nous autres, on va gérer nos enfants, OK? Pas
de problème. Tu me fais signe que t'es heureuse de ça, hein, Nat?
L'hôpital vient d'appeler. Anne-Marie, l'annonce s'en vient.
OK. La femme qu'on accueille en moyenne durée, celle qui prend la chambre à côté
de celle de Sandra.
OK, puis c'est toi qui vas faire son accueil? Oui.
On a un problème dehors. Qu'est-ce qui se passe?
Parle-moi, j'ai un cas, il y a une urgence dehors. C'est moi.
Quoi? L'urgence, c'est de ma faute. Qu'est-ce que tu veux dire?
Il y a un père et ses deux petits gars, ils sont arrivés vers 5h du matin.
On ne prend pas les enfants, j'accorde. Le monsieur était en panique, les petits
pleuraient. Non, tu ne t'es pas fait rentrer, voyons. C'est froid, je n'étais
pas capable de faire autrement. J'ai dit qu'il ne pouvait pas rester, mais le
père est complètement désorganisé.
Là, Hélène essaie d'expliquer que ça se fait
C'est pas comme nous autres. Monsieur, on n'a pas le droit. Je vous ai déjà
tout expliqué ça.
Je comprends, c'est juste que là, c'est encore les enfants qui font payer.
Monsieur, je m'appelle Nathalie Lavoie. C'est moi la directrice du centre.
C'est bon, Nath, je m'en accueille.
Madame, là, on n'a nulle part où aller.
J'ai perdu ma job, j'ai perdu mon logement, j'ai plus une scène. C'est
rendu que je dors dans le champ avec mes enfants, mais là, les enfants sont plus
beaux. Vous avez pas de la famille, des amis, chez qui vous pourriez aller? Non,
je veux juste trouver une place où est-ce que je peux dormir avec les
enfants.
Pas longtemps, juste le temps que je me trouve de quoi.
Malheureusement, vous ne pouvez pas rester ici. Je ne prends pas de drogue,
je ne prends pas d'alcool. C'est juste que là, je suis crissement dans la main.
Monsieur, ce n'est pas qu'on pense que vous consommez.
C'est juste qu'on n'a pas le droit d'héberger des enfants ici. OK, mais qu
'est-ce que vous dites à votre monde de bord?
Qu'est-ce que je dis à mes gars? Ils sont où, vos gars?
Ils dorment dans l'appartement.
Allez-vous nous garder?
On ne peut pas.
Hélène, je vais essayer de trouver une solution.
Les pancartes sont pas au sous-sol!
Tous les organismes père-enfant sont pleins. Je vais être bien, bien plate,
mais il faut qu'ils partent.
C'est pas sécuritaire pour eux. C'est pas une place pour des enfants.
On a du monde instable.
Zéro infrastructure adaptée. On va quand même pas les laisser dans la rue. OK, je
fais juste rappeler à tout le monde ici que selon le code de vie, les minages
sont interdits. Hé, toi, d'un fois, t'es psycho-rigide. C'est un temps rare.
T'es en retard.
Désolé.
Ça va?
On a un père et deux enfants dans l'appartement de transition.
C'est Jacob qui les a admis cette nuit. Voyons comment ça. Parce que ça a l'air
qu'on a un veilleur de nuit qui se pense au-dessus des règles. Ah, come on! Ça l
'a shaké et je le comprends. Ça l'a shaké ou qui se pense au-dessus des
règles, ça change rien pendant tout.
Il les a laissés rentrer et c'est pas un endroit pour eux. Je le sais pas. Moi, j
'aurais eu le courage de leur dire de partir.
Toi, oui. C'est vrai que dans le code de vie, c'est interdit. Mais moi, je suis
pas à l'aise de leur dire de partir.
C'est quelqu'un de l'équipe qui les a fait rentrer. Oui, mais Jacob, c'est pas
un intervenant. Non, mais le gars qui arrive, il fait pas la différence.
C'est un employé d'ici qui dit que c'était correct.
Pas le facteur.
OK. Mais là, on fait quoi avec Nelson?
C'est à son tour d'avoir l'appartement de transition. Ça fait longtemps qu'il
attend. Il sera pas content. De toute façon, à la base, je pense pas que
Nelson devrait avoir l'appartement. Non, mais tu le veux plus dans ton service.
Pis moi, je pense qu'il mérite au moins sa chance.
Ça doit être la fun de vivre avec des lunettes roses, hein?
Esti, t'es de mauvaise foi, des bouts. Je suis pas de mauvaise foi!
Je suis pragmatique. Ben, ça gosse. OK, OK, OK, les filles.
On laisse Martin et ses enfants dans l'appartement. Nat! Deux semaines
maximum. Le temps qu'on leur trouve une place ailleurs.
Nelson, il prendra l'appartement après.
OK, puis en attendant? En attendant, Nelson, il va rester dans le dortoir.
Non! Moi, je trouve que c'est la meilleure solution pour que tout le
monde soit correct.
C'est moi la responsable des services, puis je dis que c'est pas une bonne
idée. Hé, on peut-tu savoir c'est quoi ton problème à matin, Hélène? Mon
problème, c'est qu'on a déjà de la job par-dessus la tête.
puis qu'on est en train de contourner des règles pour s'en rajouter encore
plus. Si t'as besoin de repos, on peut s'en parler en privé. J'ai pas besoin de
repos. J'ai pas besoin de repos, j'ai besoin d'une bosse qui m'écoute.
Je peux pas être ton bras droit juste quand ça fait ton affaire, Nat. Ça fait
25 ans aujourd'hui que le centre existe.
Ça fait 25 ans, moi, que je travaille pour aider le monde.
Si je suis encore ici, c'est parce que je suis convaincue que je fais la bonne
affaire. C'est des enfants, je vais pas les laisser dans la rue. L'appartement
de transition est isolé, il y a aucun autre usager qui a accès. Je considère
que c'est sécuritaire.
Non. Il y a une madame chic qui vient juste d'arriver.
OK. Merci, Julien.
Hélène, peux-tu parler à Nelson?
L'appartement de transition n'est pas dans mon département. Ce n'est pas à moi
d'y parler.
Gamme? Ce n'est pas à Gamme non plus.
Oups, madame!
Je pense que t'es trompé de spot.
Non, non, je sais très bien où je suis.
T'es-tu une malade du gouvernement?
Non. Une avocate?
Non. Oh boy!
Y'a-tu de la TV?
Tu peux faire un reportage chez nous autres? Moi, je suis down, j'aime ça la
TV.
Kevin, merci. Tu vas pouvoir vaquer à tes occupations.
Je sais pas qu'est-ce que t'es, madame, mais t'es sur le gros nez.
Merci, Kevin.
Anne-Marie, je m'appelle Nathalie, je suis directrice ici.
Nous, on s'est parlé au téléphone.
Nora. C'est Nora qui va faire votre accueil.
Je voulais juste me présenter.
Bienvenue.
Penses-tu que c'est une bonne idée de laisser la famille dans l'appartement?
Non, mais je n'ai pas de solution pour le moment.
L'hôtel?
Je savais qu'il y avait une place pour eux autres ailleurs dans 2-3 jours, OK,
mais là, je ne peux pas payer l'hôtel à une famille pour une durée indéterminée.
J'aurais eu besoin de toi ce matin.
Je m'excuse, Rose ne filait pas et ça a été compliqué de la convaincre d'aller à
l'école.
Compliqué pour Sandra aussi.
Encore? Ça aurait dû avoir avec sa poque à matin.
Sais-tu si elle a recommencé à fréquenter Nelson?
Si oui, elle ne m'en a pas parlé, mais ça ne me surprendrait pas parce qu'à
chaque fois que ça recommence, ces deux-là, elles se désorganisent et je
vais lui en parler.
Non, je vais demander à Hélène de s'en occuper.
Oui, mais j'ai un bon lien avec Sandra, c'est logique que je vais en occuper. C
'est beau, regarde.
Tu veux pas savoir ce qu'elle a?
Qui?
Rose, ma belle-fille, maman. Ah oui, excuse-moi. Tu m'as dit qu'elle était
malade? Non, elle est anxieuse, je pense.
À 7 ans.
On fait quoi avec un enfant anxieux de 7 ans?
Les enfants, c'est tellement... Sais-tu quoi? Je pense qu'on devrait
essayer de placer Martin et ses gosses au appartement famille-enfant. Il me
semble que Sophie a un contact là-bas.
Sophie?
On va s'arranger, Hélène. On va être capables. On passe nos journées à faire
des miracles.
Puis on continue de nous imposer des affaires sans arrêt.
En même temps, c'est vrai que Jacob les avait déjà laissés rentrer. OK, fait qu
'on laisse le répondant de nuit décider pour nous autres.
Chut!
Calme-toi, Nelson, je vais t'expliquer. Je vais encore lire ce que tu m
'expliques! Je veux mon appart! On te demande deux semaines maximum.
Tu vas l'avoir après l'appartement. Je le veux tout de suite!
On va se parler calmement, OK?
Toi, le petit gars, maman, ta gueule!
Je parle pas de même aux intervenants, là.
Regarde, sors les enfants d'ici. Je pense que c'est mieux que je reste. Non,
sors-les, j'ai dit.
Nathalie! Nathalie, tes employés, c'est des hosties pas corrects. Mes employés
prennent pas de décisions sans me consulter.
C'est moi qui a décidé que ça se passerait de même. Mon voyage, hostie,
vous êtes toutes des pas corrects, même.
C'est qu'il a un rire, lui!
Kevin, arrête. Mais non, mais là, c'est drôle, la crise, ici, il est rouge comme
une tomate, abrogé comme une pépite, parce qu'il pourra pas se cresser tout
seul dans son appart, c'est drôle, la crise. Tu me cherches en hostie, toi,
même. Moi, je te cherche, et toi, tu gueules comme un perdu. Ferme-le ta
gueule des dents, toi, on en aura pas. Ferme-le ta gueule des dents, toi.
Comment tu te sens?
J'aimerais ça qu'on se voit.
Absolument. Hé, y a pas beaucoup de monde ici qui vous voit.
Faut pas vous enfarger dans les fleurs du tapis avec ça.
Donc, comment vous vous sentez?
Excusez-moi.
Vous devez tout savoir de toute façon.
On a lu le dossier de l'hôpital, on sait pourquoi vous étiez là.
Mais on sait pas qu'est-ce qui vous a emmené à poser ce geste-là.
Est-ce que vous voulez me raconter ce qui s'est passé?
Pas vraiment, non.
Je comprends pas.
Je comprends pas, Nat, que tu vois pas que ça peut pas continuer comme ça.
Je le vois.
pis j'essaye de mettre des affaires en place pis que ça change.
Ah oui, comme quoi?
Me nommer responsable des services pis continuer à t'ingérer d'indécision? Non,
je m'ingère pas, je fais ma job.
Tu m'avais dit que t'allais slacker sur l'intervention, que ça allait être moi
qui allais diriger l'équipe. Tu fais le contraire.
À force de vouloir aider tout le monde tout le temps pis n'importe comment, ça
va te péter d'en face, Nat. Tu comprends-tu?
J'aide pas le monde n'importe comment, Hélène.
Tu le sais que c'est compliqué autant que moi, là. C'est raide à dire, là.
Mais t'as le complexe de la sauveuse.
Pis comme t'as pas réussi à sauver ta soeur, ben t'essaies de sauver tous les
autres. Ben tu fonces d'un mur, pis moi je me planterai pas avec toi.
Qu'est-ce que tu veux dire?
Je me suis fait offrir un poste de direction ailleurs.
Où?
J'aimerais mieux garder ça pour moi pour l'instant.
T'as dit oui?
T'es pas gênée toi.
Tu me donnes de la marde depuis un matin. Moi, je dis pas un mot.
Même si Anto pis moi, y a pas grand boss qui t'offrait ça.
Pour que j'apprenne que tu me joues dans le dos.
Ça fait 15 ans qu'on travaille ensemble, Hélène.
Je t'ai formée, je t'ai faite confiance, pis tu me finis ça de même.
Ben, vas-y.
Non, mais prends-la, John.
Va voir si c'est mieux ailleurs.
J'avais pas encore pris ma décision, mais t'es en train de me rendre la tâche
bien facile.
Ben, c'est ça.
J'espère juste être capable de convaincre Gab de partir avec moi.
Ici, on prend soin des gens. Vous allez voir, c'est pas toujours des gens
faciles, mais quand on apprend à les connaître, on comprend pourquoi ils sont
comme ils sont.
Il y a la cuisine, le salon, la salle à manger.
C'est le centre de jour où on accueille des gens qui ont besoin de se
réchauffer, prendre une douche, faire du lavage, faire des démarches. Quel genre
de démarches?
Recherche d'emploi, de logement, refaire des papiers d'identité, ça peut être
vraiment beaucoup de choses.
Le centre est ouvert de 8h le matin à 4h de l'après-midi, mais vous, comme les
autres hébergés permanents, vous avez accès à tout le centre 24h sur 24.
Puis, oui, c'est beaucoup plus calme entre les rebords.
Venez-vous?
Non, non, l'époque, c'est fini, là.
On va pas faire une petite exception?
Clément, je peux pas commencer à faire ça, puis tu le sais.
La lasagne va être servie à midi. En attendant, il y a du pain proche du
toaster. OK. Merci.
Carole est directe, mais vraiment très gentille.
On sert deux repas par jour. Le déjeuner de 8 h à 9 h 30 et le dîner de midi à 13
h 30.
Il n'y a pas de souper?
Non. Mais pour les hébergés permanents, la cuisine est à votre disposition en
tout temps. Vous pouvez vous faire à souper. Puis on fait des soupers
collectifs une à deux fois par semaine.
Donc, je vais être obligée de côtoyer les autres pour...
Vous mangez?
Non, non.
Il n'y a pas d'obligation. Vous pouvez manger dans votre chambre si vous
voulez.
Les dortoirs d'urgence ouvrent à partir de 21h et on ferme à 8h le matin.
C'est Julien, notre homme d'entretien.
Julien, je te présente Anne-Marie. Elle va être à l'hébergement moyenne durée.
Vous êtes très chic, madame.
Merci. On continue.
Ici, c'est votre chambre.
Il y a celle de Sandra à côté.
Il n'y a pas de couvre-feu, mais on demande aux gens d'arrêter de faire du
bruit à partir de 23h.
Si vous voulez lire toute la nuit, il n'y a personne qui va vous en empêcher.
De l'autre côté, c'est la chambre de Kevin puis celle de Paul.
Avez-vous des questions?
Il n'y a pas de douche?
Oui, oui.
Juste là.
Ah, on partage la... Oui, la 4.
Le dortoir d'urgence en partage une à dix.
Comme je vous ai dit au téléphone, contrairement au dortoir d'urgence, ici,
vous avez une place assurée pendant un an.
Puis après?
Après, vous devriez être prête à avoir un logement à vous.
Comment vous savez ça?
Ça, c'est notre job de vous emmener là.
Yo!
Anne-Marie, je vous présente Sandra, votre voisine de chambre.
Regarde ça, ce longueur-là.
Qu'est-ce qui t'est arrivé avec Nelson?
On va se reparler plus tard, si ça te dérange pas.
OK.
Beau manteau.
Je serais tôt et je me paraderais pas trop avec, par exemple, le monde ici.
Ah, merci.
Je le laisserais peut-être dans ma chambre si j'étais vous.
Je vais vous laisser vous installer, Anne-Marie, puis s'il y a quoi que ce
soit, je suis juste là.
Ça fait plaisir.
Désolée pour tantôt.
Je ne comprends pas comment j'ai fait pour me retrouver dans une place de
même.
Je serais surpris de voir le genre de monde qui se retrouve dans une place de
même.
Leur mère est où?
C'est un gros passe-partum après notre deuxième, puis à partir de là, elle ne
come plus jamais de la même.
Elle s'y met à consommer.
C'est une bonne personne, mais je ne peux plus me fier sur elle.
Ça ne fait pas du bien aux enfants.
Je comprends.
J'étais correct pendant un beau temps.
On vivait pas riche, mais... On vivait, tu sais.
Le loyer s'est mis à être tristement cher, puis la bouffe.
Il y a eu des coupures à la job, puis...
On a pris la décision de vous garder.
Mais je veux que tu comprennes qu'on n'a jamais fait ça, donc c'est temporaire.
On se donne deux semaines pour vous trouver une place adéquate ailleurs.
Merci. Merci tellement.
Ça va aller.
Hélène, es-tu correcte? Oui.
Mais elle a démissionné.
Wow!
OK, elle a toujours le sens du punch, mais c'est un autre niveau. Mais dis-en.
Peut-être qu'elle va changer d'idée si tu lui reparles.
Ah non, ça c'est très mal fini.
Ah non, je vais engager quelqu'un le plus tôt possible pour la remplacer.
Pourquoi tu prends pas quelqu'un à l'interne? Ben, s'il a pas ce que vous
intéresse, vous pouvez appliquer.
Mais en attendant que je trouve quelqu'un, Nora, pourrais-tu faire l
'intérim comme responsable des services?
Je sais, on manque d'effectifs, mais c'est temporaire. Mais il faut, parce qu
'on va tous péter aux frettes. Je vous laisserai pas gérer ça tout seul.
Bon là, peux-tu essayer de passer une bonne soirée quand même?
Hein?
J'aurais pu le faire l'intérim.
Depuis quand tu savais qu'elle se magasinait une autre job?
Pas longtemps.
Vas-tu partir avec elle?
Pour l'instant, je sais pas où elle va ni ce qu'elle pourrait m'offrir, fait
que je sais pas.
Mais ce que je sais, c'est que j'étais curé de passer mon temps ici de te
montrer que je suis compétent.
Ah, mais c'est lui qui m'a sauté dessus!
Merci. T'es un maudit malade!
On peut-tu dire que rire de lui, ça a juste mis de l'huile sur le feu?
Kevin, t'es une personne intelligente.
Pas vrai ça, je te connaissais. T'es bête de me mettre tout le temps.
C'est faux, t'es une personne intelligente pis sensible.
On sait quoi, tu veux me faire mourir, là?
Je sais que tu comprends ce que je te dis.
Puis on le sait que ça fait partie de tes défis de pas te mettre dans une
situation que tu pourrais éviter.
Oui, je le sais.
Tantôt, c'était une situation que tu pouvais éviter.
Vrai ou pas vrai?
Vrai. T'es contente, là? Non, non, je te chicane pas.
J'essaie juste de faire appel à ton sens critique.
Pack.
On peut-tu se dire qu'on va continuer à travailler là-dessus pis pas te mettre
dans des situations que tu pourrais éviter?
Ouais. Bon.
Fait que c'est réglé?
OK.
OK!
Faut-tu aller me pogner une liqueur, là?
Ben oui.
Le centre de jour est fermé, les mouettes sont parties. Je vais en
profiter pour décanter tranquillement. Hé, Kevin, juste te rappeler qu'il y a
trois mois, toi, t'étais dans les dortoirs. Fait que les mouettes, c'est
pas... Ah, mais là, je suis allée berger, j'ai vu une mouette.
Qu'est-ce qui est arrivé à Nelson?
Kevin, arrête de niaiser. C'est important. Qu'est-ce qui est arrivé? Je
le trouve pas. Il est arrivé que c'était un astuce malade pis qu'il a fait sucer
là. Hein?
Mais là, il est où, là?
Je sais-tu moins long que c'est dehors.
Dans mon livre à moi, c'est un bon débarras. C'est un moyen débile, ton
chum. Tu le connais même pas, toi. Je le connais assez pour savoir que si je
serais à toi, il me tiendrait loin.
Vous passez votre temps, vous me cursez là.
On se creuse pas là, on se pogne. C'est normal, dans un couple, ça arrive. Moi,
je t'ai vu pas mal plus broyé souvent à cause de lui. Ouais, on est revenus
ensemble, puis on s'aime, puis ça va bien. Fait que veux-tu même te mêler de
tes affaires? Ouais, c'est bon, je me mêle de mes affaires, ça va. C'est ça.
Je vais m'assurer qu'il fasse bien les choses, mais j'ai confiance en lui.
C'est une personne intelligente.
T'es bonne avec lui. Merci.
Nat.
Je veux pas être plate, mais je le veux pas, le poste d'Hélène.
C'est juste l'intérim, là. Ouais, mais c'est pas pour moi, la gestion d'équipe.
J'aimerais vraiment mieux pas.
Nelson!
Nelson, qu'est-ce qui s'est passé?
T'as des astuces, grand-sœur.
Je me suis posé d'avoir ma place dans l'appart fini dans la rue.
Mais pourquoi t'as frappé Hélène?
Mais ouestie, j'ai pas fait exprès, c'est l'autre baron qui l'a pogné.
Mais là, il est dormi dehors pour combien de temps?
Je sais, suis-moi.
Moi, tout ça me fait chier.
On sera pas ensemble.
Non, non, non, ça se peut pas. On va aller leur parler, puis je suis sûr qu
'ils vont changer d'idée.
On est pas très stables, ça sert à rien.
Viens, viens. On y allait avec toi, là.
Viens.
Et on va parler à Gab, il est correct.
Moi, je veux être avec toi.
Moi aussi.
Bon, bien.
Mais elle m'a parlé, moi. Elle m'a parlé pis je vais y convaincre.
S'ils veulent pas?
Ben... Ben, je vais partir.
Tu vas lâcher ta chambre?
Pour toi, oui.
C'est parce que je t'aime, toi.
Je suis vraiment désolé, j'ai... C'est correct, c'est correct, mais... Oh,
Rose!
Allô, Nathalie!
Salut, t'es bien belle, toi.
Salut, Émilie. Allô.
Bravo, pour ça. 25 ans, c'est gros.
Merci. Mais je serais pas capable tout seul. Ça me prend une bonne équipe.
Hé, Carl!
Hé! Hé, t'es bien sain d'être venu!
Allô, ma tante.
Ça fait plaisir.
Salut. Salut.
Qu'est-ce qu'il y a là?
Allô, ma pinotte, t'es bien belle.
Merci. T'as-tu faim? Moi, j'ai faim. Oui. Vas-tu voir le buffet?
Go, go, go.
Elle a pas l'air si anxieuse.
C'est l'affaire avec l'anxiété. Faut que tu t'intéresses à la personne pour
savoir que ça va pas.
Non.
Où je te parle?
Es-tu correct?
Une commotion.
Oh, Nat.
Je sais, je sais.
Non, mais comment ça, ça a dégénéré de moi?
Écoute, c'était une journée compliquée. On a mal organisé cette intervention-là.
OK. Puis tu penses-tu qu'il y a moyen de la convaincre de rester?
Non. Je la connais. Elle est passée de l'autre bord.
Elle dit que je m'implique trop, que je délègue pas assez. On est pas tard.
Mais si tu veux continuer à développer des services puis assurer la pérennité
du centre, je pense qu'il faut que tu sois moins impliqué au day-to-day.
Tu veux tellement tout contrôler. C'est pas une affaire de contrôle.
Non, mais je sais à quel point t'es passionné par ta job.
Ça nous a coûté notre couple. Bon, bon, bon.
Tu le sais, hein, qu'en tant que président de mon CA, tu peux pas
toujours jouer la carte de l'ex.
C'est malheureusement la seule carte qui marche avec toi.
Carte qui marche depuis 20 ans, oui.
C'est pas éternel, Nat.
Si tu fais jamais confiance à personne, tout ce que t'as bâti te survivra pas.
Avec Gab, ça va comment?
Tu devrais le savoir mieux que moi, il dit tout.
Il va falloir que tu penses par-dessus ce qui t'est arrivé il y a un jour.
Il a fait rentrer un dealer dans ma ressource. Il savait pas, puis ça fait
une couple de mois, je pense qu'on peut passer à autre chose. C'est-tu parce que
c'est ton fils que t'es conciliante même avec lui?
C'est-tu parce que c'est ton fils que t'es exigeante de même avec lui?
Je veux la place au dortoir, mais l'on dit que c'était à moi, si tu veux
encore. C'est pas vrai.
Fais que tu vas.
On sait pas qui c'est du monde dans le domaine. Nelson Richer, tu pognes tes
clips pis tes claques pis tu t'en vas, sinon j'appelle la police.
Je m'excuse d'avoir cogné l'autre, je suis en crise.
Je vais pas le laisser dormir dehors!
Nelson, tu sais comment ça marche ici? La violence, c'est tolérance zéro. Fait
que tu pourras pas venir au centre pendant un bout. Mon voyage, esti, vous
êtes payés pour nous aider pis crise!
Nelson, Nelson!
Ce que je peux t'offrir, par contre, si tu restes calme, c'est de t'aider à
trouver une place ailleurs. Non, c'est avec moi qu'il veut être! Non, ça se
peut pas. Fuck you, esti! Viens dans Sandron, décalisse, envoie! Non,
Sandron, fais pas ça, t'as une chambre, là.
Ils veulent même pas m'
Ah oui. Sandra, on n'a pas de raison de te mettre à pas. Ben oui, puis je suis
posée de croire la madame qui a dit décolle ici. Sandra, check là.
On peut pas s'interposer dans la décision que tu vas prendre.
Mais moi, je veux juste être sûr que tu prennes la bonne.
Tu sais que c'est pas facile dans la rue que tu l'aies pas, lui.
Check, on va faire un deal ensemble, OK?
Laisse ton stock ici.
Va marcher avec Nelson, va réfléchir à ça. Puis si t'es pas revenu à 11h ce
soir, va comprendre que tu donnes ta chambre.
Fais ramasser son stock tout de suite.
Elle reviendra pas.
Quand j'ai rencontré Nat, j'ai tout de suite vu qu'elle était une femme de
cœur. C'est ça qui parle en premier chez Nat.
Le cœur.
Je l'ai vue se battre pour avoir du financement, pour qu'on la prenne au
sérieux, mais surtout pour aider.
Mais bon, c'est sûr que ça finit par avoir raison de notre couple.
Inquiétez-vous pas, j'ai décroché.
Quand je vois ce qu'elle fait, à quel point elle aide...
Je peux juste avoir du respect pour elle.
Donc, on est ici pour célébrer les 25 ans du Centre Lavoie, un accomplissement
extraordinaire pour une femme encore plus extraordinaire.
Merci, Paul.
Merci, Claude, vraiment.
J'ai beaucoup de respect pour toi aussi, même si je pense que ton petit caractère
de cochon a aussi eu raison de notre couple.
Mais t'es le meilleur président de CA.
Merci d'être ici aujourd'hui. Je vois plein
de petites faces que j'aime.
Quand j'ai fondé le centre ici, c'était pour aider, c'est vrai.
Parce que je savais profondément c'était quoi être en situation précaire.
Puis j'étais convaincue que tout le monde a droit à une deuxième chance.
On choisit pas comment on arrive au monde, dans quel milieu, dans quel
contexte, des fois c'est rough.
Mais quand on a la chance de s'en sortir, on peut voir que c'est beau.
Puis on a envie de redonner au suivant.
Donc...
Je veux juste vous dire merci.
Merci aux usagers qui me font confiance.
Merci à toute l'équipe.
Vous travaillez tellement fort.
Merci à ma famille.
Comme vous le savez, mon fils Gabriel travaille avec moi depuis huit ans.
Ce n'est pas toujours évident de travailler avec sa mère. Des fois, je
suis exigeante.
Mais tu es un bon intervenant.
Puis je profite de l'événement pour annoncer ta nomination intérimaire comme
responsable des services.
J'pensais qu'oui. Ah oui, tu trosses n'importe qui, n'importe quand, toi.
Voyons, mon ch'ti, si t'es pour rien que me rendre les affaires plus tough,
laisse-moi faire!
Ben, pourquoi tu me parles de même, là?
J'ai rien que voulu aider.
Ben, ben, marchez, hein?
C'est l'fun, la p'tite boutte. Je te demandais si tu ferais pas une de ma
crissée, là.
Ben, toi, de quoi tu parles? Eille, prends-moi pas pour un épais, Sandra.
Sandra, t'as une chambre, fais pas ça, là!
Pis l'autre qui est là... C'est pas parce que je veux te crisser, là, c'est
juste... J'vais perdre ma chambre pis j'ai travaillé fort pour l'avoir.
Non, elle repart. Ben c'est vrai, Chris, je l'ai lâchée pour toi!
Mais va-t'en si t'es pas content! T'as tout dit dans ta crise de chambre! Mais
j'te l'dis, pam, si tu sacs ton cain, là, t'en reviens plus ici.
Par rapport de ça, là, c'est toi qui a dit qu'il partirait s'il me reprenait
pas. Fait que fais-moi pas filer comme si ça serait de ma faute, c'est-tu
clair?
Mais t'as pas à broyer en plus, là.
Donne-moi ça, c'est ridicule.
Lui, c'est pas le gars de Nantes.
Non, c'est son neveu.
La fils de Sylvie.
Elle qui a parti toute sa patente là avec Nantes. C'est ça.
Mais elle, Sylvie, elle est plus là.
Non.
C'est Madame Lavoie qui s'est occupée de Carl.
Julien, on va respecter la vie privée des gens, OK?
Oui.
Non, ça peut. Où c'est qu'elle est, Sylvie?
Personne le sait. Même Mme Lavoie le sait pas.
On n'a pas eu de ces nouvelles, ça fait depuis 15 ans, si je me trompe pas,
Julien.
Fille privée.
Homme.
Québec, c'est un genre de trou. J'aime les affaires.
Esti, je savais.
Mme Lalonde, c'est Nathalie.
Entrez. Ça vous tente pas de venir faire un petit tour à soirée?
Bien, je vous ai apporté ça, si jamais vous avez faim.
Euh... À l'hôpital, ils m'ont dit que c'était un centre pour itinérants, ici.
Est-ce que ça veut dire que... je suis itinérante?
Ici, on dit une personne en situation d'itinérance.
Peu importe comment on appelle ça, ça veut dire la même chose.
Je peux?
Est-ce que... Est-ce que vous vous
considérez comme une itinérante? Moi, ça? Mais non.
Voyons, je...
C'est pas moi, c'est la rue.
Puis diriez-vous que vous êtes une femme qui vit en ce moment une situation d
'itinérance?
J'imagine que oui.
C'est ça la différence pour moi.
C'est la définition qu'on a de soi.
Versus la définition qu'on a de notre situation.
Ça a l'air niaiseux, mais ça change tout.
Ça change l'estime qu'on a envers nous-mêmes, puis les actions qu'on va
poser pour s'en sortir.
Voulez-vous même dire comment j'ai atterri ici?
Nous autres, on ne peut pas vous redonner ce que vous avez perdu.
Mais on peut vous aider à vous reconstruire.
Ça, c'est sûr.
Mais c'était mieux aller travailler avec Hélène, je comprends.
C'est pas pour me montrer que tu me fais confiance que tu m'as donné la job. C
'est pour pas que je parte.
Penses-tu que ça me faisait plaisir de tout rater, Gab?
Quand t'étais petite.
Penses-tu que j'aurais pas voulu être plus présente?
Ce que t'appelles des manquements, moi j'appelle ça des sacrifices.
Puis c'est à coup de sacrifice que j'ai monté ça ici.
C'est pas vrai que je vais me faire avoir par une fille que j'ai formée qui
va tout scraper ce que j'ai construit.
Fait que oui, je te donne la job pour que tu restes.
Mais parce que c'est vrai que t'es bon.
Yab! Ben!
Bravo! Merci.
On va y aller, nous autres.
On y va.
Hé, bonne nuit.
Hé! Viens, ma chérie.
Je suis sûr que m'en serais fier.
T'es fin de dire ça.
En tout cas, moi, je le suis.
Toi... Toi...
Sous-titrage ST' 501
Es-tu sûre que tu veux faire ça?
Parce que tu as changé d'idée.
Le poste est encore à toi.
On peut mettre en place des règles. Je n'ai pas changé d'idée, Nat.
Je suis venue te porter ça.
C'est quoi?
Une plainte que je viens juste d'envoyer au CIR.
Ça va pas. Elle me dépose pas quand je parle. Anne-Marie, Anne-Marie, OK, OK.
Anne-Marie, il faut juste se calmer puis respirer, OK? On va respirer ensemble,
OK? Vous êtes en train de faire une crise d'anxiété.
Elle va prendre mon manteau. On veut juste le traiter.
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