All language subtitles for The.Great.Debaters.2007.1080p.BluRay.H264.AAC-RARBG

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Original subtitles

� P�re bien-aim�.

Nous venons � toi le genou fl�chi et la t�te inclin�e.

Aussi humbles que nous pouvons l'�tre.

P�re qui sais tout et qui contr�les tout,

aussi bien les cr�atures vivantes que mortes,

donne-nous la force et la sagesse

d'accomplir ton �uvre.

Nous t'en prions, � Dieu.

Et tous, nous te disons... amen.

Et quand Agave d�grisa, elle baissa les yeux

et vit la t�te de son fils entre ses mains.

Elle crut que c'�tait un animal sauvage.

Et que c'�tait la vengeance de Dionysos.

T'es un pa�en, Henry.

- Tu veux savoir ce que j'ai l� ? - Quoi ?

- Un peu de ce vin. - Quand j'�tais enfant...

je parlais comme un enfant.

Je comprenais les choses comme un enfant.

Je pensais comme un enfant.

Mais quand je devins un homme...

j'oubliai ces enfantillages.

Je crois que nous sommes les plus privil�gi�s de notre pays

d'enseigner aux �tudiants de premi�re ann�e � l'universit�

parce que notre travail est le plus important qui soit

dans tous les �tats-Unis...

former et �duquer nos jeunes gens de ce pays.

Trudell !

Qui c'est, celui-l� ?

C'est seulement mon mari.

Je vais t'arracher la t�te !

Nous devons faire comprendre � nos jeunes gens

qu'ils vont rencontrer des difficult�s.

Allez, Trudell, essaie donc de m'attraper.

T'as peur, �a se voit !

M�me si t'es gros et que t'as un rasoir.

Ils doivent faire ce qu'ils ont � faire

afin de faire ce qu'ils veulent faire.

Allez, b�b�, vas-y !

L'�ducation est la seule fa�on de s'en sortir.

Allez, b�b�, l�ve-toi ! Allez, l�ve-toi !

�a suffit !

Sortir de l'ignorance.

T'aimes �a, jouer du couteau, hein ?

T'aimes �a, piquer les gens, Trudell, hein ?

- Non, �a suffit ! - �te tes sales pattes !

Sortir de l'obscurit� !

Et acc�der...

� l'�clatante lumi�re.

Je t'en prie !

Redonne-le-moi !

� notre tr�s cher Hamilton.

C'est pas dr�le ! Arr�te ! Redonne-le-moi, Dunbar !

Mais pour qui tu te prends ? Jesse Owens ?

Allez !

Assoyez-vous.

Je...

suis...

le fr�re � la peau... fonc�e.

On m'envoie � la cuisine quand il y a du monde.

Mais je ris car j'y mange et je deviens plus fort.

Demain, je m'assoirai � table

quand il y aura du monde.

Et personne alors n'osera me dire : 'Mange � la cuisine'.

D'ailleurs, ils pourront voir comme je suis...

magnifique et auront honte.

Car moi aussi...

je suis d'Am�rique."

Qui a �crit �a ?

Langston Hughes, 1924.

1925.

O� ha�r sera un jeu

auquel on jouera

la t�te froide.

La m�moire

posera ses mains sur ta poitrine.

Et alors, tu comprendras ma haine."

Gwendolyn Bennett a �crit �a.

Elle est n�e en 1902.

Officieusement.

Car dans la plupart des �tats,

les n�gres n'avaient pas droit � un acte de naissance.

Ce qui fait que durant toute ma vie,

je peux mentir sur mon �ge.

Vous trouvez �a dr�le...

qu'il n'y ait pas trace...

de votre naissance ?

Monsieur Reed, faites passer.

Je vais vous faire conna�tre de nouvelles voix

durant ce semestre.

Il y a une r�volution qui se d�roule dans le Nord.

Dans Harlem.

Ils changent la fa�on de penser des n�gres d'Am�rique.

Je parle ici des po�tes comme Hughes,

Bennett,

Zora Neale Hurston, Countee Cullen...

Certains naissent dans la soie

salu�s par les �toiles qui brillent pour leur venue.

Moi, j'aiguise mes dents comme le chat sauvage..."

"...parce que c'est avec elles que je me battrai."

Venez me voir apr�s le cours.

Qu'est-ce qu'un professeur fait au milieu de la nuit

v�tu comme un coupeur de coton ?

Qu'est-ce qu'un �tudiant fait au milieu de la nuit

� gaspiller sa vie ?

C'est dr�le, je croyais que je me d�fendais.

Je me souviens de vous.

�a fait quelques ann�es que vous �tes disparu.

Qu'est-il arriv� ?

Je vais et je viens. Comme �a me pla�t.

- Suspension ? - Non, absence autoris�e.

Pourquoi �tre revenu ?

Y a qu'� l'�cole qu'on peut lire tout le temps.

� part la prison.

Venez chez moi, ce soir, 7 h 30,

- au coin de June et Campus. - Et pourquoi donc ?

Je veux former l'�quipe des d�batteurs.

Vous recherchez quelqu'un comme moi ?

Non.

Vous devrez vous qualifier.

� 7 h 30. June et Campus.

Comme le cerf-volant

dans le ciel..."

ballott� et secou�

par le vent..."

Sois bon ce soir, Junior.

Des 350 �tudiants qui fr�quentent Wiley,

seulement 45 ont eu le cran de tenter de se qualifier

pour l'�quipe des d�batteurs.

De ces 45, seulement quatre seront choisis

pour en faire partie. Pourquoi ?

Parce que d�battre est un sport de combat,

un sport sanguinaire.

Mais vos armes sont les mots.

Mais entrez ! Maintenant que M. Farmer est l�,

nous pouvons commencer. Bonsoir, monsieur Farmer.

Non, pas l�. L�-bas.

- Oui, monsieur. - James, par ici.

- Bonsoir, madame Tolson. - Bonsoir.

Pardon.

Nous vous attendons, monsieur Farmer.

Tout de suite, monsieur.

Merci, monsieur Farmer. Vous sentez tr�s bon,

- monsieur Farmer. - Merci, monsieur.

Mais je vous en prie. Messieurs et mademoiselle,

ceci est...

le point...

chaud !

Vous y entrerez...

� vos risques.

Mais pour les d�batteurs de l'an dernier, monsieur Tolson...

C'est une question dont vous connaissez la r�ponse.

Vous serez le premier � aller sur le point chaud.

Le d�bat commence par une proposition,

par une affirmation :

Le travail des enfants doit �tre r�glement�

par le gouvernement."

Le premier d�batteur va en parler affirmativement,

c'est-�-dire qu'il sera pour l'assertion.

C'est ce que fera M. Reed. Le second d�batteur soutiendra

la n�gative. Et n�gative veut dire quoi ?

- Contre. - Brillant, monsieur Burgess !

D�fendez cette assertion,

monsieur Reed. Allez-y.

Eh bien, monsieur, je commencerai en citant

le po�te Cleghorn :

Le golf se trouve si pr�s du moulin

que presque tous les jours, les enfants qui y travaillent

peuvent regarder dehors

euh... et..."

Et voir les joueurs sur le terrain

Est-ce l� ce que vous avez retenu

de l'an dernier, monsieur Reed ? Commencer sans pouvoir finir ?

- C'est �a ? - Non, monsieur.

Asseyez-vous.

Qui essaie ? Vous ? Allez.

- Levez-vous ! - Oui, monsieur.

Combien de temps encore allez-vous donc vous cacher ?

Ce n'est pas ce que je fais.

Je viens de changer d'universit� afin de me joindre...

Je compatis. Quel est votre nom ?

Samantha Booke. Avec un "e".

Levez-vous, Miss Booke, avec un "e".

Alors, Miss Booke, avec un "e", allez sur le point chaud.

Vous savez, il n'y a jamais eu de femme

dans notre �quipe de d�batteurs.

Oui, je le sais, monsieur.

Qu'est-ce qui vous fait croire que vous serez la premi�re ?

Parce que je... je poss�de toutes les qualit�s...

Cessez de b�gayer, mademoiselle.

- Le fait que je suis une fem... - Assertion :

L'aide sociale d�courage le travail."

- Vous d�fendrez la n�gative. - D'accord.

L'aide sociale enl�ve � l'homme sa principale raison

de travailler

et de survivre.

Ce qui affaiblit la volont� des pauvres.

Comment r�futeriez-vous �a, Miss Booke, avec un "e" ?

Selon moi, c'est une erreur de le croire.

L'aide, selon le New Deal de Roosevelt,

va aux enfants ainsi qu'aux gens handicap�s

et aux personnes �g�es.

- Fait ou conjecture ? - C'est un fait.

- Plus fort. - C'est un fait !

- Quelle est votre source ? - Le pr�sident.

Des �tats-Unis ?

Oui, c'est exact.

C'est votre principale source ?

Vous avez donc parl� au pr�sident Roosevelt ?

Bien s�r que non. Je ne lui ai pas parl� en personne,

mais j'ai �cout� son �mission de radio.

Vous avez entendu �a � la radio.

- Oui. - Vous avez d'autres sources ?

- Eh bien... - Vous avez d'autres sources ?

Oui, il y a d'autres sources.

Comme les yeux d'une m�re qui ne peut nourrir ses enfants.

Sans cette aide, monsieur Tolson,

- les gens mourraient de faim. - Qui sont ces gens, Miss Booke ?

- Les ch�meurs cr�vent de faim. - M. Burgess est ch�meur,

mais il n'a pas l'air de crever de faim.

Je vous ai tir�e dans un d�bat.

Votre pr�misse �tait fausse

alors votre syllogisme s'est effondr�.

- Syllogisme ? - Votre raisonnement.

Pr�misse majeure : les ch�meurs cr�vent de faim.

Pr�misse mineure : M. Burgess est ch�meur.

Conclusion : M. Burgess cr�ve de faim.

Votre pr�misse majeure reposait sur une fausse hypoth�se.

Erreur classique. Suivant !

Vous dites vrai.

Dites-nous votre nom.

Je suis Henry Lowe, avec un "e".

Tr�s bien, monsieur Lowe.

Je vais vous proposer un sujet.

Vous me donnez une citation pertinente tir�e

- de la litt�rature mondiale. - Allez-y.

Beaut�.

"J'ai entendu les tr�s, tr�s vieux dire

que toute beaut� finit par fuir comme le temps."

Tr�s bien.

L'histoire. Et nommez l'auteur, cette fois.

"L'histoire est un cauchemar dont je cherche � me r�veiller."

James Joyce.

Se plaindre.

"Nul n'a vu un animal s'apitoyer sur son sort."

D.H. Lawrence.

J'adore D.H. Lawrence. L'avez-vous d�j� lu ?

Monsieur Farmer !

Monsieur ?

J'arrive � vous voir et � vous entendre

peu importe o� vous �tes.

Levez-vous !

Dites-moi en quoi le nom de Bethlehem Steel Corporation

est ironique.

Bethlehem est l'endroit o� est n� J�sus, prince de la paix,

et Bethlehem Steel fabrique des armes de guerre.

Excellent. Assoyez-vous.

Bien.

Qui est le suivant ?

Miss Samantha !

M. Tolson est tr�s dur, non ?

�a, c'est s�r.

Je m'appelle James.

Euh... est-ce que votre p�re, c'est le docteur James Farmer ?

Oui. C'est lui, oui.

Il me donne des cours de th�ologie.

Votre p�re parle tant de langues : le fran�ais, le grec,

l'h�breu, le latin... Combien de langues est-ce qu'il parle ?

Il en parle sept.

Il en parle sept...

C'est s�rement l'homme le plus brillant du Texas.

Bien, �a, c'est plut�t facile.

Pourquoi voulez-vous faire partie de l'�quipe ?

Ce serait une bonne fa�on de m'entra�ner.

� quoi ?

� �tre avocate.

- Avocate ? - Oui.

C'est bien.

Savez-vous combien de femmes noires

pratiquent le droit dans cet �tat ?

- Deux. - C'est exact.

L'une d'elle est ma tante.

Eh bien, dites donc, monsieur Farmer...

- Au fait, quel �ge avez-vous ? - Je vais avoir 16 ans...

- dans 21 mois. - Mademoiselle.

James. Je... je voulais vous remercier.

Pourquoi ?

Pour votre exploit de ce soir.

Combien d'�tudiants ont d�j� tenu t�te � Tolson ?

Moi, Henry.

Non, t'as r�pondu � une question.

Et j'ai lanc� des citations.

Mais Miss Booke avec un "e",

- elle lui a r�sist�. - Et il a gagn�.

Mais vous n'auriez pas d� perdre.

Pourquoi une �mission de radio n'est-elle pas une bonne source ?

Parce que Tolson le pr�tend ? Personne n'a un meilleur acc�s

� ces statistiques que le pr�sident.

Et si vous lui aviez dit �a, vous l'emportiez.

Je ne sais pas. Je suis s�re qu'il aurait trouv� autre chose.

H�, bonne nuit, James.

Bonne nuit, Samantha.

...un argument logique, il reviendrait � la charge...

Vous avez tous du talent.

J'ai form� cette �quipe

en songeant � son �quilibre.

Et si vous n'en �tes pas, �a n'est pas un �chec.

Ni une fa�on de d�nigrer

votre intelligence. "D�nigrer", voil� un mot pour vous.

Il contient le mot latin niger : diffamer et noircir.

C'est toujours pr�sent, n'est-ce pas, m�me dans le dictionnaire.

M�me dans la bouche de votre professeur de race noire.

Il semble que "noir" signifie �chec depuis toujours.

R�digez votre propre dictionnaire

et consid�rez qu'il s'agit pour vous d'un nouveau d�part

que vous fassiez ou non partie de l'�quipe.

L'�quipe Forensic de l'universit� Wiley 1935-1936

se composera...

de M. Hamilton Burgess,

qui en �tait l'an dernier.

Assoyez-vous, monsieur Burgess.

M. Henry Lowe.

Nos rempla�ants.

Miss Samantha Booke,

avec un "e".

Et enfin...

Junior, je t'en prie, calme-toi.

- O� est papa ? - Silence. Il r�dige un sermon.

Papa...

Junior.

Quelle est la plus grande faiblesse de l'homme ?

Ne pas croire ? Douter ?

Oui, c'est �a.

Merci, Junior.

Mathieu 14-31.

C'est de �a que je parlerai.

Papa...

Homme de peu de foi,

pourquoi as-tu dout� ?"

- Papa... - Qu'y a-t-il, fils ?

Je fais partie de l'�quipe.

Eh bien, f�licitations.

Qui d'autre en fait partie ?

Euh... nous sommes quatre. Je suis un des rempla�ants.

Qui est devant toi ?

Hamilton Burgess et Henry Lowe.

Il y a aussi Samantha Booke

- qui est rempla�ante. - Il y a une fille ?

Elle veut devenir avocate.

Avocate...

Elle est tr�s intelligente.

Est-elle belle ?

Euh... je sais pas.

J'ai... j'ai pas vraiment remarqu�.

Car les activit�s parascolaires

comme cette �quipe de d�bat, c'est tr�s bien.

Mais tu dois te concentrer sur ton but, fils.

D'accord.

Alors ? Alors, que devons-nous faire ?

On doit faire ce qu'on a � faire

afin de faire ce qu'on veut faire.

Et maintenant,

- qu'est-ce que tu dois faire ? - Mes devoirs.

Alors vas-y.

Oui, monsieur.

Mon p�re a une �picerie o� il y a des pommes,

des bananes, des biscuits, des beignes, des �ufs, des figues

- et des f�ves gonzola. - Des f�ves gonzola ?

Attends, c'est quoi, une f�ve gonzola ?

- B�tises ! - B�tises ! B�tises ! B�tises !

Allez !

- Des abricots... euh... - Des b�tises !

- B�tises ! - Quoi, pas d'abricots ?

Attention !

- Qu'est-ce que c'est ? - Je suis pas s�re.

- H� ! - Restez assis.

Bougez pas.

Vous avez compris ? Restez tranquilles.

- Qu'est-ce que c'est ? - Un cochon.

C'est un cochon.

Ta gueule, le chien !

Junior, remonte dans la voiture.

Mais qu'est-ce qui est arriv� � mon porc ?

Je suis d�sol�.

Il a charg� de nulle part, je l'ai pas vu.

Tu sais que tu as tu� mon porc ?

Je suis vraiment d�sol�. Je vais vous d�dommager.

Combien...

combien voulez-vous ?

�a va te co�ter 25 $.

Je n'ai pas cette somme sur moi, mais...

mais j'ai un ch�que.

C'est mon salaire du mois � l'universit� Wiley.

Il est de 17,36 $.

Vous pouvez l'avoir.

Je vais l'endosser et vous le donner.

Tu vas faire quoi ?

Je vais signer le ch�que et vous le donner.

Bien, montre-le-moi.

C'est ma femme qui l'a dans la voiture.

Je vais retourner � la voiture.

Junior, monte.

Donne-moi mon ch�que de paye, Pearl.

On a besoin

- de cet argent, James. - Donne-moi le ch�que.

Allez.

C'est sa femme qui l'a.

- Je croyais qu'il �tait l�. - Il est l�, t'�nerve pas.

Tu vas le trouver.

Tiens.

Le voil�.

Il est mieux d'�tre bon !

Il est bon.

Bien, vas-y, ramasse-le !

Tenez.

O� est-ce que tu t'en vas ?

Tu vas m'aider � charger le cochon dans le camion.

Tu vas le prendre par l'arri�re, mon petit.

Attention, � trois.

Un, deux...

trois !

Les n�gres de la ville... ils se croient trop bons

pour se salir les mains.

Papa...

Je t'avais dit de remonter dans la voiture.

Et quand je te dis de faire quelque chose, tu le fais.

Qui est le juge ?

Le juge, c'est Dieu.

Pourquoi est-il Dieu ?

Parce qu'il d�cide

qui perd et qui gagne, pas mon adversaire.

Qui est votre adversaire ?

Il n'existe pas.

Pourquoi n'existe-t-il pas ?

Il n'est qu'une voix discordante

qui conteste la v�rit�.

Qui est le juge ?

Le juge, c'est Dieu.

Pourquoi est-il Dieu ?

Parce qu'il d�cide qui perd et qui gagne,

pas mon adversaire.

- Qui est votre adversaire ? - Il n'existe pas.

Pourquoi n'existe-t-il pas ?

Parce qu'il n'est qu'une voix discordante

qui conteste la v�rit�.

Qui est le juge ?

Le juge, c'est Dieu.

Pourquoi est-ce Dieu ?

Parce qu'il d�cide qui perd et qui gagne,

pas mon adversaire.

- Qui est votre adversaire ? - Il n'existe pas.

Pourquoi n'existe-t-il pas ?

Parce qu'il n'est qu'une voix discordante

qui conteste la v�rit�.

- Qui est le juge ? - Le juge, c'est Dieu.

- Plus fort ! - Le juge, c'est Dieu !

Pourquoi est-il Dieu ?

Parce qu'il d�cide qui perd et qui gagne,

- pas mon adversaire. - Qui est votre adversaire ?

- Il n'existe pas. - Pourquoi n'existe-t-il pas ?

Parce qu'il n'est qu'une voix discordante

qui conteste la v�rit�.

- La v�rit� ? - La v�rit� !

Oui, monsieur, j'adore parler.

Est-ce une vertu ou un vice ?

Je dois admettre que j'ai toujours voulu �tre

celui qui est myst�rieux. Mais je n'arrivais pas

� me taire assez longtemps.

Vous frapperiez-vous vous-m�me dans une bagarre de rue,

- monsieur Burgess ? - Non, monsieur.

Alors, ne le faites pas dans une bagarre de mots.

Ne faites pas d'humour � vos d�pens.

Utilisez votre humour contre votre adversaire.

Monsieur Farmer !

Monsieur ?

Souriant monsieur Farmer, dites-nous une chose

que nous ne connaissons pas

- sur votre p�re. - Il fut le premier Noir...

Une chose que nous ne connaissons pas

sur votre p�re, monsieur Farmer.

Il a march� de la Floride au Massachusetts

afin d'�tudier � l'universit� de Boston.

Il a obtenu la mention Tr�s bien.

Monsieur Lowe !

Parlez-nous de votre p�re.

Peut-�tre que vous pourriez nous parler du v�tre.

J'essaie de faire que vous vous connaissiez un peu mieux.

Et moi, de vous conna�tre, monsieur Tolson.

Je ne fais pas partie de cette �quipe.

Sommes-nous engag�s dans un d�bat, monsieur ?

Tr�s bien.

Je d�fends l'affirmative.

Prenez le n�gre...

le plus contestataire.

D�shabillez-le devant les autres Noirs,

hommes, femmes et enfants.

Roulez-le dans le goudron et les plumes, attachez ses jambes

� deux chevaux dans des directions oppos�es,

mettez-lui le feu et puis fouettez les chevaux

jusqu'� ce qu'ils le d�membrent.

Devant les n�gres hommes, femmes et enfants.

Puis fouettez et battez jusqu'au sang

tous les n�gres m�les qui y ont assist�.

Ne les tuez pas,

mais gravez la crainte de Dieu dans leur peau.

Parce qu'ils pourront servir pour la reproduction.

Quelqu'un sait qui �tait Willie Lynch ? Qu'il l�ve la main.

Personne ? C'�tait un brutal propri�taire

d'esclaves des Antilles.

Comme ceux de la colonie de la Virginie avaient du mal

� "contr�ler" leurs esclaves, on leur a envoy� M. Lynch

leur apprendre ses m�thodes.

Le mot "lyncher" est form� d'apr�s son nom.

Ses m�thodes �taient tr�s simples mais tr�s diaboliques :

gardez l'esclave fort physiquement

mais faible psychologiquement et d�pendant de son ma�tre.

Laissez-lui son corps, prenez son esprit.

Moi...

ainsi que tous les professeurs sur ce campus...

sommes ici pour vous aider.

Vous aider...

� vous faire...

retrouver... votre facult� de penser.

Parce qu'il semble �vident que vous l'avez perdue.

C'est tout ce que vous avez � savoir sur moi, monsieur Lowe.

Le cours est termin�.

Je t'emm�nerais bien quelque part.

Non.

J'aimerais rester encore un peu.

J'ai envie de danser.

- C'est bien. - Merci.

- Tu veux danser ? - Oui.

Viens.

T'es un excellent danseur.

Merci. Je...

je m'exerce dans ma chambre.

Tiens bon.

Excusez-moi.

Ton verre.

Merci.

Je crois que je vais aller m'en chercher un.

Je te donne le mien, si tu veux. D'accord ?

�a va ?

Et si on allait � un endroit o� il y a de la vraie musique ?

Non, je vais rester ici, Henry.

Juste un moment, puis je te ram�ne.

Et qu'est-ce que mon chaperon va dire ?

Elle n'aura pas le temps de s'en apercevoir.

Est-ce que t'aurais peur ?

Est-ce que, par hasard, t'aurais peur ?

Monsieur Tolson ?

�a, c'est de la vraie musique.

- Merci. - Merci.

...et c'est pourquoi la Southern Tenant Farmers' Union

veut que vous vous regroupiez pour r�tablir les choses.

Comment ? En faisant la gr�ve ?

Ils vont faire venir des Mexicains.

On va aussi les syndiquer.

Oui, comme �a, ils pourront tous nous abattre,

Blancs, Noirs et Mexicains !

C'est �a qu'ils veulent vous faire croire,

qu'ils vont pouvoir faire tout ce qu'ils veulent !

C'est peut-�tre des fous

mais des hommes d'affaires intelligents.

Et quand on sera syndiqu�s,

ils verront que m�me les armes ne pourront pas nous arr�ter.

Ils l'ont fait � Elaine.

Pourquoi vous en parlez pas ?

L�-bas, ils ont tu� une centaine de m�tayers noirs

- qui voulaient se syndiquer. - C'�tait en 1919, mon ami.

Et c'est mon papa qu'ils ont abattu, mon ami.

On en est d�sol�s.

Mais eux se battaient seuls, voil� pourquoi.

On est en 1935 ! On a le National Labour Relations Board, on a...

Non, t'as rien du tout ! Il a rien du tout !

Un peu de calme !

Ils arrivent !

- Ils arrivent ! - �teignez !

Tout le monde par terre ! Par terre !

Chut ! Silence !

- Plus vite que �a ! - Arr�tez !

Grouille ton sale cul de n�gre !

Viens, viens, suis-moi !

Allez, plus vite !

�a va, �a va.

Qu'est-ce que... qu'est-ce que vous faites ici ?

Je passais... je passais devant votre maison

et je vous ai vu dr�lement habill�.

Je m'habille comme eux.

Croyez-vous qu'ils m'�couteraient

si je portais un smoking ? Hein ?

- Non, monsieur. - �coutez-moi. Vous �coutez ?

Vous ne devez dire � personne ce que vous avez vu ce soir.

Compris ? M�me ma femme n'est pas au courant.

Je ne le dirai � personne. J'en fais le serment.

Je jure sur une pile de Bibles que je ne le dirai pas.

Venez.

Seigneur...

Junior...

Est-ce que tu vas rester l� ?

Non, monsieur.

Je suis d�sol�.

Tu es d�sol� ?

Il est plus de 1 h du matin.

�a fait des heures que je te cherche.

Apr�s la danse, je suis all� chez M. Tolson.

Ouais, j'ai pens� que tu ferais �a.

Je suis donc pass� chez lui

et j'ai parl� � Ruth.

Elle a dit que Tolson �tait sorti et que tu n'�tais pas l�.

Je vais te donner une autre chance.

O� �tais-tu ?

- Je ne peux le dire, monsieur. - Te voil� enfin !

On se faisait du souci pour toi.

Junior...

dis-moi o� tu �tais.

D�sol�, je ne peux vous le dire.

- Pourquoi ? - Je ne le sais pas.

Je ne le sais pas ?

C'est une r�ponse qui est inacceptable, Junior !

- Alors, dis-le-moi ! - Junior...

Garder le silence ne te m�nera � rien.

- Fils, est-ce que tu as bu ? - Ch�ri...

Il faut que tu aies bu pour rentrer � la maison

et ne pas vouloir me dire o� tu �tais � 1 h du matin !

- Dis-moi ce qui s'est pass�. - Mais rien, maman.

- Dis-le-moi ! - Il s'est rien pass�.

Il y a quelque chose qui ne va pas ! T'�tais avec cette fille ?

Non, non !

Parce que tu n'as que 14 ans, Junior !

T'auras tout le temps d'en rencontrer !

J'�tais pas avec Samantha.

Junior...

Alors, o� �tais-tu ?

Ch�ri, dis-moi o� tu �tais.

Tu ne veux pas parler ?

Bien.

Mais tu vas rester ici.

Que voulez-vous dire ?

Tant que tu n'as pas dit la v�rit�,

tu ne quittes pas la maison.

Quoi ? Mais mes cours ?

Ne remets jamais en question ce que dit ton p�re !

- Maman, mes cours... - Et n'�l�ve pas la voix !

Mais je n'�l�ve pas la voix.

Dans cette maison, tu n'�l�ves pas la voix !

Je n'�l�ve pas la voix !

Tu veux te trouver un emploi et �tre ind�pendant ?

- T'es un homme maintenant ? - Je n'ai pas �lev� la voix !

- Demande-lui pardon ! - Je n'ai rien dit du tout !

Pourquoi devrais-je m'excuser ?

Comme vous, au propri�taire du cochon !

Tais-toi !

Va dans ta chambre.

Oh, Junior...

Je dois me montrer ferme sur cette question.

Je sais.

Je ne permettrai pas qu'on d�bauche mon fils.

Tu as raison.

Allons dormir.

Demain, je lui parlerai au sujet de l'�cole.

D'accord.

Pour rien vous cacher, mes petits, je me sens pas bien.

Non, pas bien du tout ce matin.

�a nous fait beaucoup de peine, monsieur.

Je trouve que vous avez l'air bien. Qu'en dis-tu, Sam ?

Je dirais �a, oui.

Y a quelques Blancs qui viennent juste d'arriver du Nord.

Ils s�ment le trouble entre les gens de couleur et les Blancs d'ici.

Ils disent qu'il faut qu'on fonde un syndicat,

les m�tayers et les employ�s,

les Blancs et les Noirs.

Ils veulent fonder un syndicat.

Qu'est-ce que vous pensez d'une affaire comme �a ?

J'en sais rien, monsieur. Pour tout dire,

- j'y ai pas vraiment pens�. - C'est une mauvaise id�e.

Une tr�s mauvaise id�e. C'est moi qui vous le dis.

Oui, monsieur.

On dit qu'hier soir, il s'est tenu, tout pr�s du lac,

une r�union secr�te. Vous avez entendu parler de �a ?

Non, monsieur.

Vous n'�tes pas au courant ?

Samuel ?

- Non, monsieur. - T'en as pas entendu parler ?

- Tu me le jures ? - Oui, je le jure, monsieur.

Bon, tr�s bien, dans ce cas.

� plus tard.

Notre premier d�bat...

se tiendra exactement dans...

une semaine.

- Une semaine ? - C'est bien �a.

Je croyais qu'on commen�ait � Prairie View.

Ils sont tr�s forts.

J'ai pens� que nous entra�ner serait excellent.

Contre la meilleure �cole noire de l'�tat ?

Exactement, monsieur Burgess. Est-ce que �a vous effraie ?

- Oui, monsieur. - Une semaine, c'est trop court

pour d�velopper nos arguments.

Vous faites la recherche, je me charge de les �crire.

Comment, c'est vous qui... qui allez les d�velopper ?

Et vous les exposerez, monsieur Lowe.

Je pr�f�re �tre damn� que de faire �a.

�a va vous arriver si vous faites la forte t�te.

De prime abord, vous avez l'air d'un �tudiant.

Donc, vous doutez de mes capacit�s.

C'est pas une question de comp�tence mais d'exp�rience.

- Vous pensez donc... - C'est moi qui vais les �crire !

C'est ce qui s'est toujours pass�

et c'est ce qui va se passer ! Y a d'autres questions ?

Une semaine.

Et maintenant, le premier � soutenir la proposition,

de l'universit� Paul Quinn : Otheree Hubbard !

Voici l'�nonc�.

L'aide aux ch�meurs devra se terminer

lorsque la D�pression sera finie."

Si jamais elle finit.

J'ai remont� dans l'histoire

jusqu'en 1536,

quand la premi�re loi sur la pauvret� fut vot�e.

� cette �poque, cette aide

- ou assistance sociale de nos jours -

provenait seulement de contributions volontaires.

Mais des ann�es plus tard,

les Anglais invent�rent le R�gime d'allocations,

les premi�res prestations de ch�mage.

Mais il ne s'agissait plus de contributions volontaires.

On les nomme maintenant imp�ts.

Mais ce r�gime s'av�ra un d�sastre.

La seule v�ritable fa�on d'aider un ch�meur,

c'est de lui trouver un emploi.

Mais pour y arriver, il faut redonner vie � l'�conomie,

non la taxer ni l'�touffer.

Au d�but du capitalisme, un vieil adage puritain proclamait

que celui qui ne travaille pas devrait je�ner.

C'�tait vrai quand il y avait plus d'emplois

que de travailleurs pour les occuper.

Mais ces temps sont r�volus.

Il y en a des millions qui veulent travailler,

mais qui se retrouvent � faire la queue

dans les banques alimentaires parce qu'il n'y a pas d'emplois.

Nous avons aujourd'hui besoin d'un nouveau pacte social :

le droit pour un individu de r�clamer de la soci�t�

autant que lui donne � cette soci�t�.

Nous sautons sur tout ce qui ressemble,

m�me de loin, � une solution.

Soixante millions de dollars par mois pour soulager la mis�re.

Bien s�r que oui,

si �a fait dispara�tre les vagabonds de nos rues.

Le septi�me de la population des �tats-Unis

vit de l'assistance publique ?

Bien, si cela peut mettre fin � la pauvret�.

Une nation aussi d�sesp�r�e que la n�tre

est un danger pour elle-m�me.

Un jour, un g�n�ral romain r�tablit la paix

dans une province rebelle

en en tuant tous les citoyens.

M�me ses compatriotes en furent choqu�s.

L'un d'eux �crivit : "Solitudinem faciunt, pacem appellant."

Ce qui veut dire :

Ils sem�rent la d�solation et l'appel�rent paix."

Et avec tous leurs faits et leurs chiffres,

les d�batteurs de Paul Quinn

cr�eraient aussi une d�solation qu'ils appelleraient paix.

Ils laisseraient les sans-emploi crever

pour laisser vivre l'�conomie.

On a demand� � une brillante jeune femme que je connais

d'�tayer son argument

en faveur de l'aide sociale.

Elle en donna la preuve la plus probante qu'on puisse imaginer :

le regard �plor� d'une m�re qui n'arrive pas

� nourrir son enfant.

Pourriez-vous le regarder dans les yeux ?

Voir ses pieds ensanglant�s

de marcher pieds nus dans les champs de coton ?

Oseriez-vous demander � sa petite s�ur au ventre gonfl�

ce qu'elle pense de l'�thique du travail de son p�re ?

Il est excellent.

Car dans notre monde, tout ce qui importe,

c'est que le gros poisson mange le petit poisson.

Et la couleur du poisson ne compte pas !

Si l'�tat du Mississippi

s'�tait retourn� � chaque fois

qu'un n�gre avait �t� lynch�,

le gouvernement ne serait-il pas intervenu ?

Et le gagnant est...

l'universit� Wiley !

C'est bien �a, capitaine. Je crois que je tiens le meneur...

Oui, monsieur... Oui, tr�s bien...

Euh... tr�s bien, si c'est ce que vous voulez...

Oui... Oui, d'accord... Salut.

- Merde ! - Qui c'�tait ?

- Le capitaine Wainwright. - Les Texas Rangers ?

Il me demande de... d'attendre avant d'arr�ter ce gars-l�

que lui et ses hommes soient ici.

C'est �a, il veut sa photo dans le journal.

Oui. Je me tape tout le travail

- et lui r�colte toute la gloire. - Oui.

C'est sans doute comme �a que le monde est fait.

C'est pas vrai, Samuel ?

Bon. J'ai une annonce � faire.

Excusez-moi.

Il y a quelque temps, j'ai...

eh bien, nous...

nous avons �crit � plusieurs grandes universit�s.

Nous leur avons parl�

de nous, de notre �quipe, de ce que nous avons fait.

Et... euh... hier,

nous avons re�u une r�ponse...

de l'universit� d'Oklahoma City.

Est-ce que ce sont des...

Des Anglo-Saxons, oui. On sera la premi�re universit� noire,

enfin, l'une des premi�res universit�s noires du pays

� affronter une universit� blanche.

- Super ! - L'universit� de l'Oklahoma !

Pas l'universit� de l'Oklahoma,

l'universit� d'Oklahoma City.

Le d�bat se tiendra � l'ext�rieur du campus.

Pourquoi � l'ext�rieur du campus ?

Parce que parfois, monsieur Lowe, les choses se font

- une �tape � la fois. - Vous voulez dire

que les culs blancs d'Oklahoma nous refusent l'acc�s...

Je dis que les choses se font une �tape � la fois.

C'est une occasion extraordinaire !

Je vous remercie.

Une occasion que le ma�tre nous a donn�e.

Une miette tomb�e de sa table.

Mais quoi ?

Je crois que Lowe a peur.

De quoi donc ai-je peur, James ?

D'affronter les Blancs.

Anglo-Saxons.

Monsieur Tolson, laissez-moi affronter.

Je veux dire, j'affronterai

les Anglo-Saxons n'importe o�.

Dans une ruelle mal �clair�e

avec une chandelle

et des gens arm�s qui nous pourchassent !

J'affronterai les Anglo-Saxons n'importe o� !

- Je n'ai pas peur. - Moi, si.

Monsieur Tolson, quand je suis arriv�,

j'ai vu le sh�rif � l'ext�rieur qui surveillait.

Que se passe-t-il ?

Il faudrait le demander au sh�rif.

Il circule beaucoup de rumeurs sur ce que vous faites.

Mon p�re a appel� le recteur et lui a demand�

ce qu'un communiste faisait dans une universit� m�thodiste.

Mes opinions ne regardent que moi, monsieur Burgess.

Je vous promets que �a ne mettra pas l'�quipe en danger.

Mais monsieur, elle est d�j� en danger.

Je suis venu � Wiley pour �tudier,

non pour qu'on enqu�te sur moi. Je ne veux pas �tre entra�n�

dans quelque chose que mes parents pourraient...

Excusez-moi.

Monsieur, je vous en prie,

dites-moi seulement que vous n'�tes pas communiste.

- Autrement je... - Autrement quoi ?

Autrement quoi ?

Mon p�re dit que je devrai partir.

- Personne ne veut �a. - Alors dites-le-moi.

Je l'ai d�j� dit : mes opinions

ne regardent que moi.

Je dois donc vous quitter.

Madame Tolson,

merci pour ce merveilleux repas.

Je vous en prie, Ham.

Bonne chance � Oklahoma City.

Vous allez gagner.

Eh bien, si... quelqu'un d'autre veut partir,

je comprendrai.

Assertion :

Les Noirs

devraient...

devraient �tre admis dans...

Plus fort !

- Plus fort ! - On n'entend pas !

Assertion.

Les Noirs...

devraient �tre...

admis dans... dans toutes

les universit�s d'�tat.

Et... et mon coll�gue et moi prouverons cette assertion.

Emp�cher l'admission d'un Noir...

dans une universit� d'�tat n'est pas seulement injuste,

mais c'est absurde.

Car les Noirs ne sont pas simplement une couleur

dans le tissu des �tats-Unis,

ils sont le fil qui retient ensemble ce tissu.

Et on peut remonter dans l'histoire

pour le voir.

Le 13 mai 1865, le sergent Crocker, qui est Noir,

est le dernier soldat

� mourir durant la Guerre civile.

1918 : les premiers soldats am�ricains

d�cor�s pour bravoure en France sont des Noirs :

Henry Johnson et Needham Roberts.

1920 : le New York Times annonce

que le "n" de "noir"

portera d�sormais la majuscule.

Forcer les universit�s du Sud

� une chose � laquelle elles ne sont pas pr�tes

n'entra�nerait qu'un accroissement

de la haine raciale.

Le docteur W.E.B. DuBois,

qui est peut-�tre le plus �minent �rudit noir d'Am�rique,

en pense : C'est une stupide perte

d'argent, de temps et d'�nergie

d'essayer de contraindre

une puissante majorit� � faire ce qu'elle est d�termin�e

- � ne pas faire." - C'est vrai.

Mon adversaire a commod�ment choisi d'ignorer le fait

que W.E.B. DuBois est le premier Noir � obtenir

un doctorat d'une universit� blanche,

celle de Harvard.

Le docteur DuBois ajoute : Il est impossible...

impossible pour un Noir

de recevoir, dans une universit� blanche,

une �ducation convenable."

Le plus �minent �rudit noir d'Am�rique est

- le pur produit de l'Ivy League. - Absolument.

DuBois ne connaissait que trop bien la tr�s forte r�sistance

des Blancs au changement. Mais ce n'est pas une raison

d'�carter un Noir de certaines universit�s.

Si personne n'avait forc� le Sud � faire

ce qu'il n'�tait pas pr�t � faire,

je serais encore encha�n� et Miss Booke

tenterait de fuir son ma�tre !

Oui, je l'admets.

C'est vrai, beaucoup trop de Blancs sont afflig�s

de ce mal qu'est le racisme.

Et parce que cela existe,

il serait impossible aujourd'hui pour un Noir d'�tre heureux

dans une universit� blanche du Sud.

Et si quelqu'un n'est pas heureux, on ne peut voir

comment il pourrait recevoir

- une �ducation convenable. - C'est vrai.

Oui, le jour viendra s�rement

o� les Noirs et les Blancs pourront fr�quenter

le m�me campus

et nous partagerons tous les m�mes salles de classe.

Mais c'est triste, ce jour n'est pas arriv�.

Tant que les �coles seront s�par�es,

les Noirs vont recevoir une �ducation qui sera � la fois

diff�rente et in�gale. L'Oklahoma le reconna�t.

L'�tat consacre pr�sentement cinq fois plus d'argent

pour l'�ducation d'un enfant blanc

que pour celle d'un enfant de couleur !

Les �coles blanches poss�dent donc de meilleurs livres

que les �coles noires !

Et je dis que c'est une honte !

Mais mon adversaire dit que le jour n'est pas arriv�

o� les Blancs et les gens de couleur iront

dans les m�mes �coles, seront sur le m�me campus,

et partageront la m�me salle de classe.

Pourrait-on avoir la bont� de me dire quand ce jour va arriver ?

Est-ce que ce sera demain ou encore la semaine prochaine ?

Dans 100 ans ? Jamais ?

Non, car l'heure de la justice et l'heure de la libert�,

et l'heure de la vraie �galit�, ce n'est pas demain,

il faut que ce soit maintenant !

Merci.

Qu'est-ce que c'est ?

Je t'ai dit que c'�tait du vin b�ni. �a donne un coup de fouet.

�a, on peut le dire !

C'est bon, non ?

Tu sais o� sont les toilettes

- si jamais t'en as besoin ? - Ouais.

Je croyais pas que j'y arriverais.

Et mes armes sont mes mots !

Pas besoin de pistolet, pas besoin de couteau ni de rien !

Rejoins-moi dehors dans cinq minutes.

Et pourquoi ?

Oui, je l'ai fait, ch�rie,

et personne ne sait �a mieux que toi.

�a va.

- Comment allez-vous, Pearl ? - Pearl !

- O� est votre mari ? - Dans le bureau.

- D'accord. - �a va ?

Oui.

Docteur Farmer !

- Toutes mes f�licitations ! - Merci.

Vous nous faites conna�tre.

Eh bien, votre fils fait de l'excellent travail.

Sa recherche est impeccable.

Heureux de l'entendre. Heureux de l'entendre.

�coutez, y a pas mal de gens autour d'ici

qui n'aiment pas tellement... vos activit�s personnelles.

On vous qualifie de "radical".

En fait, je ne serais pas du tout surpris d'apprendre...

un matin, en me r�veillant, qu'on vous a pendu � un arbre.

Ils devront d'abord me prendre.

C'est s�rieux, monsieur Tolson, tr�s s�rieux.

Un n�gre affam� vole un poulet, il va en prison.

Un riche homme d'affaires s'en met plein les poches,

il va au Congr�s.

Je trouve pas �a bien. Si �a fait de moi un radical,

- un socialiste, un communiste... - Amen !

- �a va comme �a. - J�sus �tait un radical.

- Attention ! Soyez prudent ! - J�sus �tait un radical !

Les asiles d'ali�n�s sont remplis de personnes

qui se prennent pour J�sus-Christ !

Vous �tes convaincu d'�tre J�sus-Christ ?

Vous �tes s�r d'�tre lui ? Vous savez ce que les mots font, non ?

Y aurait-il confusion entre vous et J�sus-Christ ?

Pas confusion, conviction.

C'est pas que... pas que je vous juge.

C'est que je ne suis pas rassur� par vos m�thodes.

Quelles m�thodes ?

James �tait l� cette nuit-l�.

Il n'�tait pas avec moi.

- Est-il impliqu� dans �a ? - Bien s�r que non !

J'ai fait tout en mon pouvoir

pour le tenir �loign� de tout �a.

Vous voulez dire qu'il voudrait s'impliquer ?

Je ne crois pas.

Mais vous devriez en parler avec lui.

J'en parle avec vous et je ne sens pas

- de r�ponse franche. - Je suis franc avec vous.

Je crois que vous �tiez avec lui cette nuit-l�.

- Il n'�tait pas avec moi. - Il n'a que 14 ans !

- Je comprends �a. - Je ferai absolument tout

- pour le prot�ger ! - Quelqu'un a soif ?

- Tenez, voil�. - Oui.

Merci. Merci, Ruth.

Mais de rien.

C'est... c'est une soir�e

- tr�s r�ussie. - Merci.

Il est temps de servir la tarte aux patates douces.

- Allons-y. - Je vais aller vous aider.

On en parlera une autre fois.

- F�licitations. - Merci.

Que c'est magnifique ici !

Oui. Je suis n� pr�s d'ici,

un peu plus loin sur le lac.

Je viens ici depuis que je suis tout petit.

Tes parents vivent encore par ici ?

Non, non, ils sont... d�c�d�s.

Mes grands-parents m'ont �lev�.

Mon papy, il a... il a pass� sa vie

� b�tir des digues ici, sans �tre pay�, bien s�r.

C'�tait un esclave.

Ma grand-m�re me disait sans arr�t : "Sois gentil

ou les conf�d�r�s vont sortir du cimeti�re Marshall

et t'emmener."

Bon sang...

Quoi ?

Je ne connaissais pas ce c�t� de toi avant.

Quel c�t� ?

Tu sembles si calme, si paisible.

C'est l'effet du lac sur moi.

Je me sens si bien quand je suis ici.

Comme c'est �trange !

Comme si...

une... une partie de moi...

voulait toujours rester ici, au bord du lac et...

ne rien faire d'autre que lire

et chasser, et p�cher quand j'aurais faim.

Et que l'autre partie voudrait aller voir

tout ce qu'il y a dans le monde.

Voir la Nouvelle Orl�ans, et New York et Chicago

et... et m�me San Francisco !

Seulement partir et...

marcher sur la route et...

et dispara�tre.

Bien, tu pourrais peut-�tre m'emmener avec toi.

- Seigneur ! - Quoi ?

C'est la fanfare de l'�cole ! Ils sont dehors !

Quoi ? Oh, mon Dieu !

T'avais dit que jamais personne venait ici !

Jamais personne vient par ici, Samantha.

OK, une seconde !

Henry, ouvre !

- Habille-toi. - Qu'est-ce qui se passe ?

On va chercher M. Tolson et Samantha.

On retourne au campus. Grande r�union de supporters.

- Vite, habille-toi. - Non. �coute...

Allez chercher Tolson et je vous rejoins plus tard sur le campus.

- D'accord ? - Oh, viens donc, Lowe !

Oui, tu vas voir, on va s'amuser...

OK, je leur dis que tu nous rejoins plus tard.

- Alors ? - Qu'est-ce qui se passe ?

Il vient ou non ?

Il dit qu'il va nous rejoindre.

Bonne nouvelle !

Bonne nouvelle ! Bonne nouvelle !

Tr�s bonne car mon t�l�phone n'arr�te pas de sonner.

L'universit� du Michigan

veut nous affronter, la SMU �galement

ainsi que celle de la Georgie !

O� est M. Lowe ?

Quand est-ce que ce sera mon tour ?

Plus t�t que vous ne le croyez, James.

- Quand ? - Quand vous serez pr�t.

- Mais je le suis d�j�. - Monsieur Tolson,

�a ne me fait rien si James...

Qu'y a-t-il ?

Je crois que j'en ai assez de tout �a.

De quoi ?

Tout le monde a parl�, mais moi, jamais.

Quand est-ce que je pourrai montrer ce que je peux faire ?

Tu es notre meilleur recherchiste.

Sans toi, je n'aurais rien pu faire.

�a va ! Tu fais plein de choses sans moi !

Excusez-moi.

- James ! - Quoi ?

James, attends-moi !

C'�tait extr�mement m�chant, ce que tu viens de dire.

Je...

�coute, je ne veux pas perdre ton amiti�...

Comment tu pourrais perdre quelque chose

que t'as jamais eu ?

T'as jamais �t� mon ami ?

Peut-�tre bien que je veux pas seulement �tre ton ami

et qu'�tre ton ami, �a me fait tr�s mal !

- Bien, voyons, James... - Qu'est-ce qu'il a ?

Qu'est-ce que c'est ?

Oh, regarde !

Monsieur Tolson !

- O� est-il ? - Je t'en prie, calme-toi.

- Vous l'avez vu ? - Non, ils nous l'interdisent.

- Ils vous ont rien fait, hein ? - Non, on va bien.

Monsieur l'adjoint,

je suis le docteur James Farmer, de l'universit� Wiley.

Voici William Taylor, l'avocat de M. Tolson.

- Et voici sa femme Ruth. - Bonjour.

J'aimerais voir mon client, s'il vous pla�t.

- William ! - Sh�rif Dozier.

- Je suis le docteur James... - Salut, William !

- Alors, comment �a va ? - Tr�s bien, monsieur. Et vous ?

Oh, pas trop mal, pas trop mal.

Moi et William, �a remonte � loin.

J'ai connu William quand j'�tais petit gars.

Pourrais-je voir mon client maintenant, sh�rif ?

Ton client ? Non. Le fait est que, pour l'instant, William,

ton client est pas mal occup�.

Occup� � quoi ?

- Sh�rif ? - Quoi ?

On a un petit probl�me.

Envoie quelques-uns de tes gars dehors.

On y va.

Rel�chez-le ! Rel�chez-le !

Ils sont avec vous ?

- En effet. - Regardez-moi �a.

C'est �a qui arrive dans une ville

o� on laisse entrer les syndicats.

Les probl�mes commencent.

Les gens se mettent � s'�nerver pour un oui, pour un non.

Y en a un qui pourrait bien en sortir

assez amoch�. Tu saisis ce que je veux dire ?

Sh�rif, comme il est clair que vous n'avez aucune preuve

pour arr�ter M. Tolson, je vous sugg�re de le rel�cher.

Qu'est-ce que t'es, toi, pour faire des suggestions ?

Il y a quelques mois de �a,

il y a eu une descente au bar de Floyd Tillman.

De paisibles et honn�tes m�tayers

s'�taient rassembl�s l�.

Ils furent brutalement attaqu�s

par un groupe de violents miliciens.

Des t�moins ont dit...

que vous �tiez l�.

Si vous avez men� cette descente, sh�rif,

c'est vous qui avez viol� la loi

et non Tolson.

Es-tu en train de me faire des menaces ?

Non, monsieur. Ce n'est pas ce que je fais.

Mais je ne peux r�pondre des gens � l'ext�rieur.

� une loi injuste, nul n'est tenu d'ob�ir.

�a veut dire quoi, �a ?

Un massacre de citoyens,

autant blancs que noirs,

par les Texas Rangers,

est-ce vraiment ce que vous souhaitez

en tant que sh�rif de ce comt� ?

Si vous laissez Tolson rentrer chez lui,

je pense que... je pense que ceux qui sont l�, dehors,

vont aussi rentrer chez eux.

- Il valait pas 25 $, ce cochon. - Quoi ?

Tu en dois une partie � mon p�re.

- ...et mon p�re... - Assoyez-vous, monsieur Farmer.

Seigneur !

La SMU a annul�.

L'universit� de la Georgie va sans doute le faire, elle aussi.

Pourquoi ?

On m'a mis � l'index.

Il est m�me question de me d�savouer.

Le conseil d'administration et le recteur m'ont enjoint

de ne plus travailler avec les m�tayers ou sinon...

Ils disent que �a ne me regarde pas.

Donc...

les choses vont mal.

Ma carri�re de professeur est gravement menac�e,

mes d�batteurs n'ont d'endroits o� aller.

Ant�e, savez-vous qui c'�tait ?

Oui, c'�tait un lutteur d'une taille gigantesque

dans la mythologie grecque.

Sa m�re �tait Ga�a, la d�esse de la terre.

Et personne ne pouvait le battre

parce que quand quelqu'un le jetait au sol,

- �a le rendait plus fort. - C'est exact.

Cela le rendait encore plus fort !

La d�faite le rendait plus fort !

Vous �tes mes �tudiants, je suis votre professeur,

et il y a entre nous une relation de confiance.

Que croyez-vous que je vais dire ?

De laisser tomber ?

Parce que le recteur le dit ?

Parce que le sh�rif le dit aussi ?

Parce que les Texas Rangers le disent ? Oh non !

Je suis radicalement oppos� � �a.

Mon message, c'est de ne jamais laisser tomber.

Nous n'allons pas laisser tomber.

- Bien. - Que devons-nous faire alors ?

Affronter Harvard.

Harvard ?

L'universit� Harvard est la championne nationale en titre.

Si nous la battons, nous battons la meilleure.

Monsieur Tolson, sauf votre respect, hum...

jamais ils n'affronteront une universit� aussi petite

que Wiley, de Marshall, au Texas.

Ils savent qui nous sommes.

Je leur ai �crit et envoy� des coupures de presse.

Mais comment avoir d'eux une r�ponse ?

En continuant de gagner. Le docteur Farmer m'a dit

que la semaine prochaine,

l'universit� Howard sera � Prairie View.

On a �cras� Fisk.

Si nous �liminons Howard, nous aurons battu

les deux meilleures universit�s noires du pays.

Et je vous garantis que je ferai tout ce qu'il faut

pour que Harvard ne l'ignore pas.

- D'accord ? - Oui.

Regardez sur la carte, vous allez s�rement la trouver.

- J'arr�te pas de regarder. - Prairie View, Texas.

- La 127. - Montrez-la-moi.

- Elle est pas l�. - Sur la 127 pr�s de Waxahachie.

- Elle est pas l�. - Elle est l�,

- mais vous ne la trouvez pas. - Je vois 2, je vois 7...

Maintenant, cherchez un 1 devant

et vous aurez 127.

Apr�s 126.

- OK. - Avant 128.

Non, je crois qu'elle n'y est pas.

- Ah non ? - Elle sort d'o�, cette carte ?

Qu'est-ce que vous faites ?

Je le laisserai pas l�.

Remontez. Fermez la porte.

Que personne ne bouge.

Baissez-vous.

Vite, baissez-vous.

Baissez-vous aussi. Baissez-vous.

C'est des n�gres dans la voiture !

- On va l'attraper ! - Va chercher la corde !

Sors de la voiture !

On va t'avoir !

Tu t'en sortiras pas aussi facilement !

On va tous vous tuer !

Tr�s bien. Vous, vous restez ici.

Moi, je vais aller...

chercher les cl�s.

Monsieur Tolson !

- Comment allez-vous ? - Tr�s bien. Et vous ?

Moi aussi, je vous remercie. �a va ?

Oui.

Henry, qu'est-ce que tu fais ?

Salut. C'est �a.

Bonne nuit. Bonne nuit !

Salut, b�b�. �a va ?

Encore debout ? Tu m'attendais ?

Mais qu'est-ce que t'as, b�b� ? Voyons !

B�b� !

Samantha !

Ferme-la. Allez, viens.

- Le petit pasteur ! - Tais-toi. Allez !

Avance ! Avance.

O� on va ?

Je l'ai, monsieur Tolson.

- - Ils viennent de Shevelstown - Chut ! Arr�te.

C'est mon p�re que le diable damne

Cours negro cours ou le ma�tre va t'attraper

Arr�te. Assieds-toi.

Non, pas l�. Allez, l�ve-toi.

Approche.

Serre-moi.

Arr�te !

Qu'est-ce que tu vois vas-y regarde

Un grand negro pendu � un arbre

- - Cours negro cours - T'es un bon � rien.

- Quoi ? - Tu crois �tre le seul

qui soit affect� ?

Euh... je te demande de m'excuser...

pour ce que j'ai fait.

Pour...

pour m'�tre so�l� et...

Je te demande pardon.

Mais non, je parle pas de moi.

D'accord.

Je vais lui parler.

Non, non, non, n'y va pas.

Lowe, elle a pas besoin de te voir dans cet �tat.

�a va, je vais aller lui parler.

- Non ! - Laisse-moi tranquille.

- Lowe ! - James...

Calme-toi ! Calme-toi !

Arr�te ! Arr�te !

C'est pas des blagues, tu comprends ? �a va...

Calme-toi !

T'es cingl� ?

Jamais t'oublieras ce que t'as vu l�, tu m'entends ?

Jamais t'oublieras ce que t'as vu l� !

Se faire pendre, c'est ce qu'y a de moins pire.

Parfois, ils te coupent les doigts ou les orteils,

le nez, les oreilles !

Parfois, ils te coupent les parties !

Parfois, ils t'�corchent vivant !

Jamais t'oublieras �a.

Qu'est-ce qu'il avait fait ?

Il avait pas besoin d'avoir fait quelque chose, James !

Non, c'est pas n�cessaire !

Ils lynchent les n�gres au Texas !

- Tu comprends ? - Qu'on soit bon ou non,

�a compte pas du tout, c'est �a ?

Mais qu'est-ce que... Quoi ?

Tout �a, c'est inutile.

De quoi est-ce que tu parles ?

Je veux dire, on est juste une bande de... de n�gres

d�battant de sujets sur lesquels on est tous d'accord.

Non, non, non, James. Ne dis pas des choses comme �a.

- Pourquoi pas ? - Parce que tu ne le dois pas !

Pas toi.

Au revoir ! Dieu vous b�nisse !

O� est Samantha ?

Elle ne vient pas avec nous.

Pourquoi ?

Pas d'id�e ?

Je l'ai conduite au terminus. Elle veut retourner � l'�cole.

Vous vouliez votre chance ?

�a y est.

Mais comment un Noir pourrait-il

d�fendre l'emprisonnement,

lui qui a vu tellement d'oppression

tout au long de sa vie ?

- Oui ! - C'est vrai, �a !

Eh bien, parce que le crime est, en soi,

- une forme d'oppression. - Oui, tout � fait !

Et que les Noirs sont plus souvent victimes,

et de plus violents crimes,

que n'importe quelle autre race aux �tats-Unis.

Pour nous, la prison n'est pas que synonyme de protection

- mais aussi de punition. - Oui !

Et pour le criminel,

ce qui semble �tre une �preuve

est en fait l'occasion pour lui

de se d�couvrir.

Et cette �preuve avive sa passion pour la libert�

et son espoir de r�demption.

Notre prochain d�batteur, de l'universit� Wiley,

monsieur James Farmer Junior !

Monsieur Farmer ?

Maman ?

Maman !

Ch�ri !

- Salut ! - Salut !

Alors ?

On a perdu.

Oh... comme je suis d�sol�e.

Hum...

�a vient d'arriver.

Harvard ?

Je me demande ce qu'ils disent.

Allez, t'as qu'� l'ouvrir, tu le sauras.

On dirait bien que quelqu'un l'a d�j� fait.

Pas moi.

C'est pas toi qui l'as ouverte ?

Non.

T'es pas une tr�s bonne menteuse !

� voix haute.

"Cher monsieur Tolson. Merci de nous avoir fait part

de votre victoire historique sur Oklahoma City.

Comme vous le savez, notre saison touche � sa fin,

mais nous venons de recevoir

une autre lettre provenant de Wiley,

de M. Henry Lowe..."

"...avec un "e". C'est en tant qu'�tudiant.

Il nous parle de...

de votre saison sans d�faite."

Ce n'est plus le cas maintenant.

�a ne fait rien.

"Nous d�sirons donc vous inviter �..."

Euh...

Nous d�sirons donc vous inviter

� affronter Harvard Crimson,

ici, � Cambridge. Laissez-nous savoir si cela vous agr�e."

- Ch�ri... - Surtout, ne le dis � personne.

Non.

Vous n'avez pas � me remercier.

Je voulais vous montrer que moi aussi, je sais �crire.

�a va, merci.

Mais vous pouvez me faire une faveur.

Laquelle ?

Gardez Samantha

dans l'�quipe.

Et pourquoi je ferais �a ?

Monsieur Tolson,

- �'a �t� une tr�s dure nuit. - Oui, monsieur Lowe.

Pour nous tous.

Et � la derni�re minute, elle nous a l�ch�s.

Non, monsieur, elle ne nous a pas l�ch�s.

Elle s'est enfuie de moi.

Excellent th� !

Assertion :

le capitalisme est immoral.

C'est ce que nous allons soutenir. L'affirmative.

Devant une meute de banquiers de Wall Street ?

Monsieur Tolson, je vous dois, � vous et...

Vous �tes en retard. Entrez. Asseyez-vous.

Tu sais, Samantha, je suis pas...

Assertion...

Alors, je t'ai mis du macaroni au fromage, du poulet frit,

des f�ves noires pour la chance, haricots rouges et riz,

ma�s, pain, patates douces confites.

Je t'ai mis aussi quelques beignets aux p�ches.

Et du pouding au pain. Je sais que t'aimes pas �a,

mais je t'en ai mis quand m�me.

- Merci, maman. - Ce n'est rien.

- Bonne chance, fils. - En voiture !

- P�re... - Oui, James ?

Transmets � Boston mon meilleur souvenir.

D'accord ?

D'accord.

H� !

D�p�che-toi, le train va partir !

Tout de suite !

- Salut, petit fr�re. - Salut.

- Au revoir, maman. - Au revoir.

Je t'aime. Au revoir, s�urette.

Au revoir.

Je vous aime !

Nous aussi.

En voiture !

Je ne vais pas avec vous.

Quoi ?

Je ne peux quitter cet �tat.

C'est la condition qu'on m'impose.

- Les laissez pas vous faire �a ! - Non, ne vous en faites pas.

Je ne veux pas compromettre la chance qui s'offre � vous.

Vous pouvez gagner sans moi.

C'est bien ce que vous avez toujours souhait� ?

Il dit vrai.

Pourquoi ne nous le dire que maintenant ?

Je ne voulais pas entendre vos arguments.

Je sais que vous excellez.

Tr�s bien, monsieur Lowe. C'est vous qui dirigez.

Si votre intuition vous dicte une chose,

faites-la.

- D'accord. - Allez-y.

- Oui, monsieur. - Allez.

Que pensez-vous que nous pouvons faire sans vous ?

Gagner.

Quelqu'un ne devait pas nous accueillir ?

- Wiley ? - Oui.

Harland Osbourne. C'est moi qui m'occuperai de vous

durant votre s�jour � Boston.

- Enchant�. Je suis Henry Lowe. - Monsieur Lowe.

- James Farmer Junior. - Monsieur Farmer.

- Et Samantha Booke. - Enchant�, Miss Booke.

Alors, allons-y. Ma voiture est devant.

- Permettez. - Oh, merci.

Vous allez demeurer sur le campus dans le pavillon Douglas.

Je dois vous dire que ce d�bat

- suscite beaucoup d'enthousiasme. - Ah oui ?

Oh oui ! Il sera diffus� � travers tout le pays.

Pouvons-nous voir la salle du d�bat ?

Bien s�r.

Salut, Harvard !

Excusez-moi. Vous avez le droit d'�tre l� ?

C'est ce qu'on va savoir tr�s bient�t.

Tiens ! "M. Farmer."

Cinq dollars ?

Lowe, j'ai cinq dollars !

Moi aussi. C'est ce qu'ils appellent per diem.

Houhou !

Tu veux que je le garde pour toi ?

Non, pas mes cinq dollars !

J'ai eu un billet de cinq dollars

- Un billet de cinq dollars - Moi aussi.

Moi, le mien est tout neuf.

James...

dans la classe ais�e,

on ne doit pas d�vorer.

Non, on doit savourer.

Tu sais �a ?

Non, j'en sais rien.

Bonsoir. Je suis Wilson.

Ceci est pour vous.

Merci.

Non, non.

Je ne peux accepter, monsieur.

Ce serait d�plac�.

Monsieur, ce serait d�plac�.

- �a vient d'o� ? - De Harvard.

Peut-�tre encore de l'argent.

"Nous avons �t� inform�s par Tau Kappa Gamma

que votre �quipe pr�sente...

des discours tout faits, des...

des arguments �crits par la facult�

et non par les �tudiants.

C'est pourquoi nous allons changer de th�me.

Votre �quipe aura le m�me d�lai

pour �crire les nouveaux arguments

que celle de Harvard : 48 heures."

Quoi ? Tous les profs aident les �tudiants, c'est normal.

Oui, monsieur...

"Les deux �quipes pourront consulter les m�mes livres.

Voici la nouvelle assertion � d�battre.

Dans le combat pour la justice,

la d�sob�issance civile est moralement acceptable.

L'universit� Wiley d�fendra l'affirmative."

Merci, monsieur.

On ne peut joindre M. Tolson. On ignore o� il est.

Ils s'arrangent pour qu'on perde.

On ne peut pas gagner sans lui.

Tu te trompes. Sans lui, on ne peut pas gagner.

Thoreau ?

...car une chose est s�re :

m�me condamn� injustement, la vraie place...

Votre caf�, monsieur.

- Merci, monsieur Wilson. - Juste Wilson.

Merci, Wilson.

...qui permettra de faire le point sera...

Mais tu dois citer le massacre d'Amritsar !

Je suis d'accord.

Mais je m'en servirai pour la r�futation.

On doit toujours garder le meilleur pour la fin.

L'important, c'est de surprendre le public.

On devrait adh�rer au principe

- de Gandhi du S�tyagraha. - Je ne crois pas.

Les gens ne comprendraient pas ce...

ce quoi ? Le S�da...

- S�fma... S�rlama... - S�tyagraha.

C'est du sanskrit.

�a veut dire v�rit� et justice.

Je vous l'avais dit.

�a me semble �vident qu'on devrait commencer le d�bat avec Gandhi !

C'est pour �a que je le ferai pas.

Pourquoi faire ce qui est �vident ?

- �a va nous faire gagner ! - T'entends ce que je dis ?

- On est � Harvard. - Oui, Harvard !

C'est pourquoi il faut parler de Gandhi !

Quelle est la premi�re chose � laquelle...

Moi, je veux gagner.

- James a raison ! - Je m'en fous qu'il ait raison !

Tolson a dit que c'�tait moi qui �tais en charge !

Oui, on sait bien.

C'est moi qu'il a nomm�.

- C'est pas une raison ! - Tu commences pas avec Gandhi !

Tu te conduis comme un enfant !

L'enfant, c'est toi !

- T'es un idiot ! - Les gars, calmez-vous !

- Je suis un idiot ? - Oui !

Va donc au diable ! Et toi aussi !

Tu m'envoies au diable

simplement parce que je diff�re d'opinion ?

Tu veux t'en aller ? Va-t'en !

On te courra pas apr�s ! Tu peux partir ! Je suis fatigu�e

de te courir apr�s ! Va-t'en !

- Il va revenir, non ? - Je m'en fiche !

H�, tu veux passer du bon temps ?

Comment �a va, mon vieux ?

- Dehors ! T'es sourd ? - Je veux pas !

Je t'ai dit : dehors !

T'es magnifique quand tu dors.

- Henry, j'ai... - Oui, je sais, oui.

Mais tu peux pas m'emp�cher de te regarder.

Est-ce que vous pourriez vous la fermer et dormir ?

James, r�veille-toi.

- Non. - James...

Allez, James, debout.

Quoi ?

Qu'est-ce que c'est ?

C'est mes notes.

Pourquoi tu me les donnes, Henry ?

C'est toi qui vas les affronter.

Quoi ?

C'est ton tour, James.

T'es s�rieux ?

- T'es fou ! - � 14 ans,

t'es d�j� aussi bon que moi. Les juges vont t'adorer.

Non, non. Tu ne peux pas nous laisser tomber.

Non, ce n'est pas le cas, Samantha.

Tolson m'a nomm� capitaine, mais il a dit que t'�tais pr�t.

Mais tu m'as vu � Howard. J'ai �t� horrible.

Oui, une catastrophe totale.

Un vrai fiasco.

Est-ce que tu crois que t'aurais d� tout laisser tomber ?

Non.

Qui est le juge ?

Quoi ?

Qui est le juge ?

Le juge, c'est Dieu.

Pourquoi est-il Dieu ?

Parce qu'il d�cide qui perd et qui gagne,

pas mon adversaire.

Qui est votre adversaire ?

- Il n'existe pas. - ...n'existe pas.

Pourquoi n'existe-t-il pas ?

Parce qu'il n'est

qu'une voix discordante qui conteste la v�rit�.

C'est vrai. Laissez parler la v�rit�.

En direct du Memorial Hall

de Harvard, � Cambridge au Massachusetts,

vous �coutez la diffusion en direct sur les ondes de WNBC

du d�bat historique opposant la petite universit� Wiley

de Marshall, au Texas,

et l'�quipe de l'universit� Harvard.

C'est la premi�re fois qu'une universit� noire rencontre

les champions nationaux qui viennent de faire leur entr�e

et se dirigent vers le podium.

Comme sur un signal, la foule vient de faire le silence.

En cette occasion historique, nous souhaitons la bienvenue

� l'�quipe de l'universit� Wiley, � nos illustres juges,

aux spectateurs pr�sents et, gr�ce � la magie de la radio,

au pays tout entier.

L'universit� Harvard c�l�bre cette ann�e

son 300e anniversaire et en Franklin Delano Roosevelt,

son cinqui�me pr�sident des �tats-Unis.

Mais une universit�, toute glorieuse

que soit son histoire,

ne peut se permettre de vivre dans le pass�.

Ainsi, r�solument tourn� vers demain,

je vous pr�sente aujourd'hui

les d�batteurs de l'universit� Wiley :

Miss Samantha Booke, M. James Farmer Junior.

Oh, mon Dieu !

M. Farmer parlera le premier pour l'affirmative.

Assertion :

Dans le combat pour la justice,

la d�sob�issance civile est moralement acceptable.

Mais comment la d�sob�issance peut-elle �tre morale ?

Eh bien, �a d�pend, je pense, de notre d�finition des mots.

Euh... du mot.

En 1919,

en Inde, 10 000 personnes se rassembl�rent � Amritsar

pour protester

contre la domination britannique.

- C'est commenc� ? - C'est ton fr�re qui parle.

Le g�n�ral Reginald Dyer

cerna les manifestants dans une cour

et ordonna � ses troupes de tirer sur la foule

pendant dix minutes.

Trois cent soixante-dix-neuf personnes

furent tu�es.

Hommes, femmes, enfants...

abattus de sang-froid.

Dyer dit qu'il leur avait donn� une le�on morale.

Gandhi et ses partisans r�pondirent non par la violence

mais en organisant une campagne de non-coop�ration.

Les �difices gouvernementaux furent occup�s.

Les rues furent bloqu�es par des gens

qui refus�rent de se lever, m�me battus par la police.

Gandhi fut arr�t�.

Mais les Britanniques furent bient�t forc�s de le rel�cher.

Alors Gandhi

appela cela une victoire morale.

La d�finition de morale :

la le�on de Dyer ou la victoire de Gandhi ?

Choisissez.

De 1914 � 1918,

- � chaque minute - � chaque minute -

que dura la guerre,

� chaque minute, quatre hommes rendaient l'�me.

Songez-y un instant.

Deux cent quarante intr�pides et courageux jeunes hommes

bascul�rent dans l'�ternit� � chacune des heures

de tous les jours et de toutes les nuits

pendant quatre longues ann�es !

Trente-cinq mille. Trente-cinq mille heures !

Huit millions deux cent quarante et un mille victimes

en quatre ans.

Deux cent quarante.

Deux cent quarante.

Deux cent quarante !

Ce fut un massacre incomparablement plus grand

que celui d'Amritsar.

Est-ce qu'on peut y trouver quelque chose de moral ?

Non, rien.

Sauf que cela emp�cha l'Allemagne

de mettre l'Europe sous sa botte.

La d�sob�issance civile est immorale

parce que non violente.

Se battre pour sa patrie avec violence

est profond�ment moral.

Cela demande le plus grand sacrifice qui soit...

donner sa vie.

La non-violence est le masque sous lequel

la d�sob�issance civile cache son vrai visage...

l'anarchie.

Gandhi croit qu'il faut toujours t�moigner

amour et respect envers ses adversaires.

M�me s'ils sont de l'�quipe de Harvard.

Gandhi croit aussi que ceux qui enfreignent la loi

doivent assumer les cons�quences des gestes qu'ils posent.

Est-ce que c'est cela, l'anarchie ?

La d�sob�issance civile

n'est pas une chose que l'on devrait craindre.

Car c'est, apr�s tout, un concept am�ricain.

Car en effet, Gandhi a trouv� son inspiration

non dans des textes sacr�s hindous,

mais chez Henry David Thoreau, un dipl�m� de Harvard de 1837

qui a v�cu au bord d'un �tang pr�s d'ici.

Mon adversaire n'a pas enti�rement tort.

Thoreau est un dipl�m� de Harvard.

Et, comme plusieurs d'entre nous, un peu suffisant.

Il a dit un jour :

Tout homme isol� mais fort de son bon droit

constitue une majorit� � lui tout seul."

Thoreau, l'id�aliste, ne se doutait pas...

qu'Adolf Hitler serait d'accord

avec ces mots.

La beaut�

et le fardeau de la d�mocratie, c'est que...

aucune id�e ne peut pr�valoir sans l'appui de la majorit�.

Le peuple d�cide de la moralit� des enjeux d'aujourd'hui

mais non un seul individu.

Les majorit�s n'ont pas � d�cider

de ce qui est bien ou mal.

Votre conscience le fait !

Alors, pourquoi un citoyen

devrait-il abandonner sa conscience

aux l�gislateurs ?

Et jamais, non jamais nous ne devons capituler

devant la tyrannie de la majorit� !

Nous ne pouvons d�cider

� quelles lois nous devons ob�ir et lesquelles ignorer.

Si c'�tait le cas,

je ne m'arr�terais pas aux feux rouges.

Mon p�re fait partie de ces hommes

qui s'interposent entre nous

et le chaos.

Il est policier.

Je me rappelle le jour o� son co�quipier,

son meilleur ami,

fut abattu dans l'exercice de ses fonctions.

Plus que tout, je me rappelle...

l'expression que j'ai vue sur le visage de mon p�re.

Il n'y a rien qui sape les fondements de la loi

qui soit moral.

Et peu importe le nom que, parfois, on lui donne !

Mais qu'est-ce qu'il attend pour parler ?

Chut !

Au Texas...

on lynche les Noirs.

Mes �quipiers et moi, nous avons vu

un homme qu'on avait pendu par le cou...

et qu'on avait br�l�.

Nous avons r�ussi � �chapper

� ceux qui l'avaient lynch�...

couch�s sur le plancher de la voiture.

J'ai regard� mes camarades.

J'ai vu la peur dans leurs yeux.

Et pire...

la honte.

Quel crime ce Noir avait-il commis

pour m�riter d'�tre pendu

dans une sombre for�t noy�e de brouillard ?

�tait-ce un voleur ?

Ou un assassin ?

Ou simplement un Noir ?

�tait-ce un m�tayer ?

Un pasteur ?

Ses enfants l'attendaient-ils � la maison ?

Et nous, qui sommes-nous � rester l�

� ne rien faire ?

Et peu importe ce qu'il avait fait,

ce sont ceux qui l'avaient lynch�

qui �taient les criminels.

Mais la loi n'a rien fait.

Elle nous a seulement laiss�s nous poser la question :

Pourquoi ?

Mon adversaire a dit :

Il n'y a rien qui sape les fondements de la loi

qui soit moral". Mais comment encore croire � la loi

dans ce vieux Sud s�gr�gationniste

si on refuse aux Noirs le droit aux logements

et l'acc�s aux �coles, aux h�pitaux

et o�, en plus, nous sommes lynch�s ?

Saint Augustin a dit :

� une loi injuste, nul n'est tenu d'ob�ir."

Ce qui veut dire que j'ai le droit

et m�me le devoir de r�sister...

par la violence...

ou la d�sob�issance civile.

Priez pour que je choisisse celle-ci.

Dans le d�bat de ce soir,

entre l'universit� Harvard

et celle de Wiley...

le gagnant est...

l'universit� Wiley !

Sept ans plus tard, en 1942, James Farmer Jr

fonda le Congr�s pour l'�galit� raciale

et devint un leader du mouvement pour les droits civils.

Apr�s une longue vie consacr�e � l'enseignement et � l'�criture,

James Farmer Sr s'�teignit en 1961,

la veille du jour o� Samantha Booke, une avocate,

embarqua � bord de la premi�re Freedom Ride vers l'Alabama.

Henry Lowe partit �tudier la th�ologie

� l'Universit� de la Californie

et devint ministre du culte.

Melvin Tolson devint un po�te de renomm�e internationale.

Il continua d'�tre impliqu� aupr�s de la Southern Tenant Farmers' Union.

� la fin de 1936, elle comptait 31 000 membres

r�partis dans sept �tats.

L'�quipe de d�batteurs de l'Universit� Wiley demeura invaincue durant dix ans.

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