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Zulu
...
- C'est bon, j'ai le collier.
Alors ?
- On fait ce qu'on peut.
- Essaie les nombres premiers.
1, 3, 5, 7.
- C'est pas ça.
- Les nombres pairs : 2, 4, 6, 8.
- Non plus. Alarme.
- On dégage !
...
- Dépêchez-vous !
...
- Dépêchez-vous !
...
- Erika. - Attends.
Erika ?
Elle est morte.
- Follow... follow me.
You've got to follow,
follow me.
You've got to move fast, no rest.
Follow the music slips.
- Encore un bouquin de grossesse ?
- Je m'intéresse. - Et ton concours ?
- Je décide quoi faire.
- Révise ton concours et arrête ça.
- Je fais ce que je veux
de mon temps. - Pas tout.
- Que se passe-t-il ?
- Je m'intéresse à sa grossesse.
- C'est important pour lui de s'investir.
- Elle doit arrêter de courir.
- A elle de décider.
- Oui, merci.
- Je m'inquiète pour elle.
- Non, juste pour le bébé.
- Hé...
C'est bien, je suis fier de toi.
Mais lâche-la un peu.
Et vous avez rien fait dans l'ordre.
- Elle me croit insensible.
Sonnerie. - L'amitié ressemble
à l'amour. Pardon.
Oui, Erwan.
Un escape game ? Original.
Oui, je décolle. Bye.
Allez, courage.
- On est en tournée au festival "Quartiers ouverts".
- Elle jouait aussi ?
- Erika, guitariste.
- Elle est d'ici ?
- Non, de Paris. On s'est rencontrées là-bas.
On a monté le groupe, elle a composé des morceaux.
- Des tensions ?
Elle soupire.
- Non, on s'entend tous bien.
Commandante.
Je vais pas rester sans rien faire.
- Comment ça, Camille ?
- Prenez-moi.
Je suis réserviste.
- Vous étiez proche de la victime, et c'est pas moi qui décide cela.
- S'il vous plaît.
- Je vais voir.
On va déjà prendre votre déposition.
Ca va aller.
S'il vous plaît, venez.
C'est où ? - Par là.
veuillez laisser un message.
- C'est Léa... le commandant Soler.
Je voulais vous dire qu'on va vous transférer un corps et...
Et j'aurais voulu échanger avec vous au sujet d'hier soir.
Enfin, de... d'hier à l'IML.
Mieux vaut que je passe. Voilà, je vous embrasse.
Non, je vous embrasse pas.
A plus tard.
Oh ! Mon Dieu, que t'es nulle !
Déclics.
- Bonjour, commandant. - Bonjour.
Bonjour.
- Erika Lebrun, 32 ans, poignardée
après avoir résolu une énigme.
- En plein escape game.
- Le groupe se détendait
avant le concert. - OK.
Coup de lame net.
On a l'arme ?
- Non.
- Je peux vous parler ?
- Oui.
- Camille
veut participer à l'enquête.
Vous en pensez quoi ? Même si elle bossait avec vous.
- Ben, ce serait un atout, elle connaissait Erika.
- Ca vous fait quoi de la voir ?
- Moi, ça va, je...
Ca devrait pas... Enfin...
Non, ça va.
- D'accord.
Bien, alors...
C'est un site ouvert.
N'importe qui peut entrer. Vérifiez la vidéosurveillance.
- Marchal gère.
- Parfait.
- Pourquoi tout s'éteint ?
- Je bosse juste dans l'arène.
- L'arène ? - Le terrain de jeux.
Et Martin gère ça.
- Martin ? - Kerbel, le gérant.
- Il est où,
le gérant ?
- Euh... je sais pas. Il était là à mon arrivée.
Après, je sais pas. - D'accord.
C'est la première fois que ça s'éteint ?
- Oui.
- OK.
Il est comment, Kerbel ?
- Attendez.
C'est lui.
- D'accord.
- Tom Menaud, batteur.
- Mathis Plancard, clavier.
- Julien Bay, guitariste.
- Alba Gatinaud,
backlineuse.
- C'est un instrument ? - Non.
Je m'occupe de la technique.
- Et vous ?
- Arthur Douay, bassiste.
- OK. Vous avez vu le gérant ?
- Au début.
Pas après.
- Il a parlé ?
- Avec Erika.
- A quel sujet ? - Je sais pas.
Après, Erika avait l'air bizarre.
- Autre chose ?
- Ils ont rien vu ? - Rien.
- Comme hier à l'IML.
Hein ?
- Non, là, j'ai tout vu.
Ce qui est proche.
- Non, vous n'avez rien vu, il n'y avait rien à voir !
- Franck vous embrassait.
- Bref, je... je compte sur votre discrétion.
- Ah, OK.
J'ai compris.
- Non, c'est pas ça.
- De quoi vous parlez ?
Je suis jamais allé à l'IML hier.
- C'est parfait.
C'est parfait.
- Bon, pas de Martin Kerbel ici.
- Et sa voiture ? - Il vient à pied.
Personne chez lui.
- Sabine dit que plusieurs femmes l'ont accusé de harcèlement.
- il drague Erika, elle refuse, il la tue ?
- Ca expliquerait sa fuite. Je lance les recherches.
- OK. Léa, Léa !
Euh... Thomas t'a appelée ?
- Pourquoi ?
- Il craque pour Apolline.
- Ah ! J'ai deviné depuis longtemps.
C'est plutôt bien.
- Oui, mais il lui a rien dit.
- Comment font deux personnes aussi amoureuses
pour se le cacher ?
- Oui, c'est fou.
Il a peut-être peur
qu'Apolline ne partage pas ses sentiments.
ses sentiments. - On dirait que si.
Et comment ne pas aimer Thomas ?
Ce couple est parfait.
- On a réussi nos enfants. Merci.
Merci de les avoir portés.
J'ai lu un bouquin de Thomas.
Il faut remercier la mère.
- Et merci à toi aussi.
C'est grâce à toi.
La petite graine... tititi...
J'y vais.
- Merci.
- Ca va ? - Oui.
- Bonjour.
- Mon cousin et sa fille.
- Vous viviez chez elle.
- Oui, je traversais une mauvaise passe.
Elle m'a sauvé.
- Camille, ça a été
une 2e maman.
- C'était un bébé.
J'étais en plein divorce. Mais ça va mieux depuis.
- Tant mieux.
- Et c'est moi qui vit chez lui.
- D'accord.
Attends.
Soler va m'accepter ?
- Elle décide pas, mais elle a laissé un message
au colonel. - Tu me diras ?
- Bien sûr.
Quoi ?
- C'est le groupe.
Pour ce soir.
- Ben...
Vous devriez jouer.
- Elle a raison.
- Oui, ce serait un bel hommage.
- Bravo.
- Bonjour.
...
On frappe.
- T'as vu Paul ?
Il te cherchait
tôt ce matin.
- C'est pas son genre.
- Il a déposé un rapport pour toi.
- Eh oui...
Eh oui, je l'ai vu, le rapport.
- Il te fait de l'effet.
- Elle est belle... Il est beau.
- C'est un beau rapport.
- Il est complet, tu vois.
Explicite.
- Oui. C'est quoi, ces flèches ?
- C'est...
une reconstitution.
Au fait, la réintégration
de Camille ?
- Ben j'hésite.
Elle était proche de la victime, elle était sur les lieux.
- Je sais, papa.
Mais elle a longtemps été un excellent élément.
Je réponds d'elle.
- Oui, mais ce qui s'est passé
va pas rassurer la proc.
- C'est facile. - Je vais essayer de l'intégrer.
Merci. - Non, ça va.
- J'ai tous les témoignages.
Coups, gémissements.
- C'est quoi ?
- Une souris.
- Très grosse, alors.
... - Ca vient de là.
- Ca doit être dans le jeu.
Il doit falloir ouvrir une trappe.
- Il y a quelqu'un.
On arrive !
Regarde.
"Trouvez l'intrus. Un essai."
- J'appelle l'employé.
- Attends. C'est une liste de mots.
- Alors, "achaler", en québécois, ça veut dire "déranger".
"Anacoluthe"... - Figure de style.
C'est "nasarde".
- Pourquoi ? - Mot sans H.
Yes !
Gémissements.
Le gérant !
- Expliquez-nous.
- On vous a enfermé ?
- Non, j'adore m'attacher dans le noir.
- Racontez.
- Une fille m'a assommé, je me suis réveillé ici.
- Qui ça ?
- Une fille arrivée en retard.
- Vous pouvez la décrire ?
- Une brune avec des mèches roses.
- La backlineuse. Attends...
Alba Gatinaud.
Il frappe. - Oui ?
C'est vous ?
- Oui, c'est juste moi.
Ca devient vexant.
- Non, mais Léa m'a laissé un message, ça pouvait être elle.
- Elle est débordée.
Un message ?
- Non, rien de spécial.
Parlons du cadavre.
- Oui. - Le coup de couteau
a été fatal,
lui tranchant la jugulaire.
- Oui, un geste précis, déterminé.
- Un meurtre prémédité, avec un couteau du genre commando.
- Le suspect est une femme, petite.
Vous croyez...
- Possible.
Le meurtrier doit mesurer entre 1,55 et 1,60m.
- Très bien. Merci. - Bonne journée.
- Les voilà.
- Merci.
- Re-bienvenue.
Ca va ?
- Alba, tuer Erika ?
- Elle a profité de l'agitation pour s'enfuir après interrogatoire.
- Je l'appelle.
- Elle va pas décrocher, elle a donné une fausse adresse.
Des bureaux !
- Répondeur. - Eh oui.
- Vous avez eu
ses parents ? - Oui.
C'est là le plus drôle.
Elle n'existe pas.
- Comment ça ?
Fausse identité ? - Hmm.
Tu la connais d'où ?
- Il y a un mois, elle est venue me voir à la fin d'un concert.
- Pour bosser ?
- Oui, et elle tombait à point.
- OK.
T'as une photo pour les recherches ?
- Bien sûr.
On dirait qu'elle se cache
sur les photos.
J'ai celle-là.
Ca irait ?
- Oui, parfait.
- On m'agresse et je dois m'expliquer sur une discussion ?
- Voilà. - Vu votre casier...
Surtout que la fille a été tuée.
Alors ?
- Je voulais l'aider. - Tiens donc.
Développez.
- Chaque braqueur a un numéro, mais Erika a refusé le sien.
- Pourquoi ?
- C'était le 13.
Et elle rigolait pas.
- Vous avez changé ?
- Avec le 2,
Camille Barbie.
- La meurtrière s'est trompée.
- Elle visait Camille.
- Alba a organisé le jeu, elle connaissait les numéros.
- Arrivée en retard, elle a loupé l'échange et a cru tuer Camille.
- C'est clair.
- On l'a retrouvée ?
- Non, elle a désactivé son portable et s'est évaporée.
- Qu'en dit Camille ?
- Elle ne la connaît que depuis un mois.
- Donc, zéro mobile.
- Rien, et même moins que rien.
- Oui, mais elle ne va pas renoncer à tuer Camille.
- C'est sûr.
Il faut la protéger.
- Excellente idée.
- Merci, colonel.
J'ai pensé à un gendarme fiable, solide, courageux.
Vous voyez qui ? - Oui.
Tout à fait.
Erwan sera parfait. Merci.
- Erwan...
- Oui, colonel.
Comptez sur moi.
Camille doit annuler le concert.
C'est trop risqué.
- On la garde sur l'enquête ?
- Oui, elle doit être encadrée.
Je serai vigilant.
- Ah, je n'en doute pas.
Tu dors chez elle ?
- Chez son cousin, oui.
On est seuls à connaître son existence.
- On est amis, c'est sans ambiguïté.
C'est très clair.
- Vous avez été plus que ça.
- C'est du passé.
Je dois dire à Eva que j'annule pour ce soir.
- Si c'est si clair, ça devait pas être difficile
de lui dire.
- J'appelle le fournisseur. - Parfait.
La voilà. A plus tard.
- T'es venu tôt, ce matin.
- Oui, un truc important.
- Ah oui ? - Hmm.
Il faut rester dans l'inspiration du moment.
- Oui, t'as raison.
Ca me touche.
- Tu sais, après...
C'est juste un rapport.
- Merci pour le rapport.
- Les organisateurs du festival n'ont jamais entendu parler de moi.
- Comment ça ?
Ils t'ont pourtant invitée.
- Je sais pas.
C'était peut-être bidon.
- Encore un coup d'Alba ?
- Le délire.
- Elle a tout planifié
juste pour me tuer.
- Bon, Camille, Erwan ne vous lâche plus.
OK ? Je vous connais...
- Bien, commandante.
- La partie théorique, ça va, mais le côté physique m'inquiète.
Tintement.
- T'as le temps.
On pourra s'entraîner. - Carrément.
- Et côté coeur, ça roule ?
- RAS.
- Hmm hmm ?
- Quoi ? - "Quoi" ?
- Ca se voit ?
- C'est bien, l'amour. - Oui.
Mais pas à sens unique.
- Vous êtes amis depuis un bail.
- J'ai plus envie.
- Laisse évoluer les choses en douceur.
- Elle compte tellement.
- Assure-toi de son amour avant de te déclarer.
- Mieux vaut assumer ses sentiments,
papa.
...
- C'était bon, ton plat.
- Ca t'a plu ?
- Un vrai cordon bleu.
- Merci.
- La mousse était délicieuse.
- Je mets des pois chiches.
- Ah bon ? - L'aquafaba.
C'est l'eau de cuisson.
- Bonjour. - Colonel.
- Lieutenant. - Colonel.
- La photo d'Alba a matché dans le fichier judiciaire.
- On a son nom ? - Pas encore.
Mais voici un portrait-robot
émis par le SRPJ.
- D'Alba ?
- Recherchée pour avoir tué la juge Moreau.
- Quoi ?
- Avec un couteau.
- Comme Erika.
- Cette fois,
elle s'appelle Alba Durand.
Femme de ménage
de la juge Moreau, envolée.
- T'avais travaillé avec la juge ?
- Plusieurs fois, il y a longtemps.
- Il y a forcément un lien.
- Elle doit s'appeler Alba.
- Ah bon ?
- Changer de nom, ça va.
Mais le prénom, on a trop de réflexes.
C'est dur.
- Comment vous savez ça ?
- A la fac, j'aimais plus mon prénom.
Je préférais Ferguson.
- Ferguson ? - Hmm.
- Hmm ! Ferguson Morel ?
- Indeed.
Un côté British.
Mais à chaque fois qu'on appelait
"Célestin", je me retournais.
- Raisonnement farfelu, mais qui se tient.
Donc, la meurtrière
reste "Alba". Bip.
OK. - Son téléphone
a borné à 10 minutes d'ici.
- Envoyez-moi l'adresse. - Oui.
...
- Ca, j'assume, mais...
Propos inaudibles.
...
à braquer la bijouterie.
qui a monté le coup.
celle qui m'a envoyé pourrir ici.
et la gendarme Camille Barbier.
et fais payer cet enfoiré.
- Roberto Spongia, une des 1res enquêtes de Camille.
- De Camille et toi.
- Je lui avais laissé les coudées franches.
Une affaire simple : le braquage d'une bijouterie avec un meurtre.
- "Une affaire simple" ?
- Les cinq témoins et la caméra de surveillance
ne laissaient aucun doute.
- Vas-y, raconte-moi.
- Le vigile s'est interposé.
Spongia l'a tué, le bijoutier a déclenché l'alarme, l'enfermant.
J'ai envoyé Camille.
- Et Spongia est mort. - Il y a six mois,
en prison.
- Et pour ce complice, t'étais au courant ?
- Oui, il disait que ce type avait tout organisé et fourni le fusil.
- Pas de trace ? - Non.
On ne l'a pas cru.
Là, si.
Je l'imagine mal mentir sur son lit de mort.
- C'est clair.
Au moins, on a trouvé le mobile des meurtres : la vengeance.
- Spongia avait perdu ses parents et vivait seul.
- Ca, c'est fait.
Bon, Alba...
Elle nous a menés à la vidéo.
- En allumant son portable.
- C'est bizarre.
Pourquoi nous aiguiller ?
- Logiquement, après Camille, elle devrait tuer Christophe,
complice de Spongia. - Hmm hmm.
A l'époque,
son numéro du fusil
avait été limé. - Inutilisable.
Aujourd'hui, le laser...
peut le lire.
- On saura à qui c'est.
Vois avec le labo. - OK.
- Après, tu fais quoi ?
Tu dors encore chez...
Augustin ?
- Que voulez-vous me dire ?
- T'es un grand garçon, mais Eva mérite pas de souffrir.
- Commandant. - Oui.
- J'ai un truc. - Dites.
- En prison, Spongia n'a écrit qu'à une personne.
- Une jeune fille du nom d'Alba.
- Une jeune fille du nom d'Edmonda Dantès.
- Comme le comte
de Monte-Cristo. - Une fille ?
- Non, c'est un homme, qui s'appelle Edmond Dantès.
C'est une référence au roman.
Donc, un faux nom.
- Ah ! Oui, OK.
- Il écrivait où ?
- A une pension en Espagne.
- J'appelle nos collègues.
- Euh...
- Marchal t'avait fait mettre une perruque.
- Oui, je me rappelle.
- Et t'avais rien dit. - Forcément.
C'était mon supérieur.
- Contente...
de te retrouver.
- Moi aussi.
Mais...
- Mais... quoi ?
- Mais il y a Eva.
Je l'aime.
J'ai sans doute participé à ce qui se passe...
Mais c'est mieux que...
je me fasse remplacer.
- Carrément !
Oui, vas-y.
- Si je reste... - J'ai besoin
de personne.
- J'appelle... - Vas-y !
- OK.
Lt Lebellec. Remplacez-moi chez Augustin Barbier.
Merci.
...
Lâche ça !
Choc.
- Lâche !
- Casse-toi ! - Lâche ça !
- Non !
- Aaah !
Camille... Camille...
Oh, Camille !
- Erwan devait pas la lâcher.
Sans son cousin, ça aurait pu être grave.
- Réponse des Espagnols.
- Quoi ?
- Edmonda Dantès s'appelle en réalité Alba Spongia.
- Je croyais que Roberto avait pas de famille.
- Elle a été recueillie à son arrestation.
- A 2 ans. - Il meurt,
elle reçoit la vidéo.
- Et se met à élaborer son plan.
Comment elle a su
où était Camille ? - Elle a pu
la suivre.
- C'est trop amateur.
Il y a les drones à reconnaissance faciale.
Ou les balises GPS sous la voiture.
C'est pas cher sur Internet.
- Tu t'en sors ?
- J'y vais ? - Arrêtez.
- Ah ! Une sous ma voiture,
une sous la tienne, et sûrement une sous celle d'Erwan.
- Ou ailleurs.
- C'est ça, elle est douée.
- Elle nous piste depuis un bon moment.
- Ca marche en activant des bornes.
- Belle qualité.
- Oui, et surtout on peut remonter au récepteur.
- Et localiser Alba. - On les analyse ?
- Non, on les remet pour Alba.
- J'appelle
un technicien.
Bravo, Paul. - Merci.
- C'est un peu moi quand même.
...
- "Monte-Cristo", c'était une passion.
- Tout prouve sa culpabilité.
Après le meurtre de la juge
et d'Erika, elle savait qu'on rouvrirait l'enquête.
- Elle cherchait Christophe.
- Elle espérait qu'on le retrouve.
D'où les balises, la vidéo pour prouver son existence.
- T'imagines ?
Sa vie entière était consacrée à cette vengeance.
- Et si c'était le complice qui l'avait trouvée en premier ?
- Hmm... Donc, il débarque,
cherche à s'expliquer avec elle,
ça dégénère, il la pousse, elle tombe et se cogne
à la table.
Oui...
Ca peut coller.
- Un grand flou pour ton rapport.
- Ben oui.
Comme le dernier...
Merci... Il tient très bien.
Et...
ça sent bon.
Et pas besoin de lumière ni d'eau pour qu'il s'ouvre.
...
- C'est une chance d'avoir autant de caméras autour de chez Alba.
- Oui.
Le tueur les avait repérées. J'ai une silhouette,
visage caché. - Moi aussi.
Avec une capuche.
- Ah. - Quoi ?
- Rien. Je croyais, mais non.
- Tu vas où ? - Je reviens.
- Lieutenant.
Des nouvelles du fusil ?
- Non, Spongia a utilisé un fusil de collection.
Il était à un éleveur retraité et respectable.
- Comment a-t-il atterri chez Spongia ?
- Volé dans un déménagement.
Le proprio l'a signalé.
- Et les déménageurs ?
- Rien n'a pu être prouvé, et l'affaire a été classée.
- Ce serait intéressant de vérifier à nouveau, non ?
- Ben oui.
- Voilà.
- T'as vu Camille ?
- Non. Tu l'as encore perdue ?
- Elle devait revenir.
- Moi, j'ai du nouveau.
- Quoi ?
- Le complice...
- C'est qui ? - Parmi les déménageurs
présents, on connaît un nom.
- Et c'est qui ?
- Augustin Barbier.
- Le cousin ? - Oui.
C'est bizarre, non ?
- Je doute qu'il...
Elle a dû le voir sur la vidéo.
- Comment t'as su ?
- Sur une vidéo.
Ton porte-clés.
Putain !
Pourquoi t'as tué Alba ?
- Pour nous.
J'ai merdé il y a dix ans.
Je voulais pas...
que tu le saches.
- De quoi tu parles ?
- T'avais ramené un dossier.
Juste avant la venue
du Président à Montpellier.
- Le plan de sécurité.
Tu l'as lu.
Le secteur de la bijouterie était libre.
- Tout devait être parfait.
- Attends...
"Parfait" ?
T'as donné un fusil
à Spongia. - Il a disjoncté.
Camille...
T'es la seule à savoir. Oublions tout ça.
- T'es malade.
- Laisse-moi partir.
Je récupère Maïa au lycée et je fuis à l'étranger.
Je t'ai sauvée hier.
Pense à Maïa.
S'il te plaît.
Il y a dix ans, la maman de Maïa m'a plaqué.
Me laissant la petite.
J'étais au chômage.
Et j'ai commencé à bosser dans le milieu de la nuit.
Les bars, les boîtes,
les salles de jeux.
- Où vous avez rencontré Roberto Spongia.
- C'était un vrai accro : interdit de casino, endetté.
Il a vite accepté
de faire ce braquage.
- Il ne savait de vous qu'un faux prénom ?
- J'ai pris un intermédiaire.
Au cas où.
- Bon, OK.
Camille vous a dit...
qu'on rouvrait l'enquête.
Et vous avez appris qu'Alba
recherchait le complice de son père, vous.
Vous l'avez trouvée.
Et vous l'avez tuée.
- C'est pas ça.
Je lui ai dit d'arrêter.
Mais elle s'est jetée sur moi.
Je l'ai repoussée.
- Elle est...
très très très jolie.
- Oui, et on a plein de beaux souvenirs ensemble.
Mais voilà.
- "Nostalgie" signifie "douleur du retour" en grec.
- Oui, mais maintenant, l'avenir, c'est Eva.
- Ben tant mieux.
Parce que ton Jiminy Cricket va partir 15 jours, sois sage.
- Vous partez demain ? - Oui.
A 8h.
- Alors, à dans deux semaines.
- Eh ben... Hmm...
Merci, Erwan.
- Au revoir.
- Camille !
Euh... je voulais te dire...
Pour hier... - Non.
T'inquiète, c'est moi.
Je débarque comme une fleur.
Désolée, c'est de ma faute.
- C'est facile de tout mélanger, la situation est bizarre.
- T'es un mec bien.
Elle a beaucoup de chance
de t'avoir, Eva.
Elle le sait, j'espère.
Du coup...
Amis ?
- Bien sûr, amis.
Mais tu t'en vas ?
- Non, je reste.
Sans Augustin, Maïa aura besoin de moi.
J'en ai parlé avec Soler. Je réintègre la brigade.
- Ah bon ?
- C'est cool. - Oui.
- A plus. - Oui.
...
- Désolé de t'avoir soûlée.
- Il faut pas.
Je suis susceptible.
Tes bouquins le disent.
- Les hormones.
En vérité...
Vivre avec toi
m'a ouvert les yeux.
Avoir un bébé, je croyais pas ça possible.
Tomber amoureux,
encore moins.
Désolé si ça te met la pression.
Mais c'est vrai.
- Attends !
Ecoute-moi aussi.
Oh...
- Quoi ?
Il frappe. - Entrez.
- Bonjour.
- Franck...
- Euh...
Ca fait trois jours que j'essaie de vous joindre.
- Eh oui, je...
Je suis désolée, mais...
Avec l'affaire Camille, c'était compliqué.
- Elle va bien ?
- Oui.
Elle est forte, Camille.
- Bien.
Vous avez trouvé la rose ?
- La rose ?
- Oui... - La rose...
- Vous n'aimez pas. J'ai pensé à un lys.
Mais c'est pas le même parfum.
- J'aime beaucoup les roses.
C'est juste que...
l'autre soir...
c'était confus,
l'émotion, j'ai été surprise.
Et...
C'est pas une bonne idée.
Non.
En fait, je vous vois pas du tout comme ça...
On frappe.
- Voilà mon rapport.
Ca te fait plaisir,
on dirait !
- C'est super.
- T'es là, toi ?
Pour ton rapport ?
Bip. - Je partais.
- C'est Thomas.
- Apolline a accouché.
- C'est une fille.
- Je suis si heureuse.
- Félicitations, mamie Léa.
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