Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Il sifflote.
...
- Un brunch de réconciliation, il n'y a que toi pour faire ça.
Tu crois qu'elle va venir ? - Mais oui, bien sûr.
Alice est quelqu'un de réfléchi.
On en a parlé, elle a compris beaucoup de choses,
ça va aller. - Merci.
Sonnette.
- C'est elle. - Ou Thomas.
- Thomas ne sonne pas aux portes. Je peux pas y aller, Paul.
- On se calme, on se détend, on respire. Je m'en occupe.
Il sifflote.
- Bonjour ! Embrassades.
- Allez, entre.
Porte.
- Coucou, mon ange.
- Coucou, maman.
- Je suis si contente de te voir.
- Moi aussi.
- Mes petites patates.
Mes patates !
- Tu m'as manqué. - Toi aussi.
Maman, je suis désolée.
Pardon, j'y suis allée un peu fort avec toi.
- T'excuse pas, c'était pas toi, mon ange. Je t'aime.
Et voilà mon fils d'amour.
Oh là...
- Ca ne va pas ? - Non.
- Eh ben ?
- Nour et moi, c'est terminé.
- Que s'est-il passé ?
- Elle dit qu'on est pas assez solides
pour entamer une relation à distance.
L'excuse bidon.
Vibreur de portable.
- Je suis désolé.
- Oui, Erwan ?
Où ça ?
- On arrive avec Marchal. Enfin je le préviens. Hein, voilà.
A tout'.
- Bonjour, commandant. - Bonjour.
Oh, mon Dieu. - Oui, je sais.
Les mains et la tête
ont été carbonisées ici.
- On l'a identifié ?
- C'est un homme mais sans papiers.
Sans visage ni empreintes, ça va être compliqué.
- Mais pas impossible.
Erwan. Bonjour, Léa. - Bonjour, Franck.
Vous revoilà.
- Quel légiste résisterait à ça ?
Plus sérieusement,
je voulais le voir in situ
avant de l'avoir sur ma table.
Alors...
Le peu de saignement indique
que les mutilations ont eu lieu post mortem.
Les sections sont nettes, faites avec un objet très tranchant.
On dirait que le tueur
a attaqué par-derrière,
avec une lame longue et fine, je dirais,
et a sectionné l'aorte.
Le décès a été quasi instantané.
- Vous pourrez l'identifier ?
- La densité osseuse nous donnera
son âge, l'étude du squelette révélera peut-être
des fractures passées et on a l'ADN.
- Mme Darbon, vous n'avez rien remarqué en arrivant ?
Un bruit, une présence ?
- Non, rien.
- Le tueur a peut-être déguerpi en entendant votre voiture.
- Gaëlle ! Portière.
Ma chérie !
Ca va ? - Ca va.
- Bonjour, vous êtes ?
- Pardon. Fred Darbon.
Et le bébé ? - Ca va, il a remué mais
il s'est calmé. - Que faisais-tu ici ?
- Je t'avais préparé un pique-nique.
- Un pique-nique ? Vous étiez dans la forêt ?
- Oui, on abat des arbres, pas loin. Ca dure 7 jours, on se voit peu.
- Bûcheron ?
- Non, sylviculteur. Je récolte le bois. Les bûcherons abattent.
- Donc, vous êtes souvent dans le coin ?
Les vêtements de la victime vous disent quelque chose ?
Ca appartient peut-être
à un de vos bûcherons ?
- C'est possible, c'est dur à dire.
Faudrait demander à Jo. - Jo ? C'est qui ?
- Mon grand-père. Il gère le planning des saisonniers.
- Franck, on compte sur vous.
- Mettez-moi la pression, ça me motive.
Zoé ?
Que fais-tu ici ?
- On a signalé un départ de feu, je suis venue voir.
Et toi ?
- L'incendie est lié à un meurtre, donc je suis là.
- Hum.
- Pardon. J'ai pas fait les présentations.
Zoé, ma petite soeur qui travaille pour l'office forestier.
Léa, la commandante.
- Vous êtes Léa ?
La Léa ?
Ravie. Mon frère n'arrête pas de parler de vous.
- Je ne savais pas Franck si bavard.
Ni qu'il avait une soeur
garde forestière.
Vous devez connaître cette forêt ? - Comme ma poche.
- Alors vous allez nous aider.
- C'est pas une bonne idée. - Si.
- Si je peux être utile.
Si mon chef est d'accord. - Ca, j'en fais mon affaire.
Je vous laisse
la briefer ?
- Oui. Lieutenant Lebellec.
- Enchantée.
- Alors, capitaine ?
On en est où ?
- Aucun signalement au ficher des disparus.
- Que faisait la victime au milieu de la forêt ?
- La scène
de crime se trouve entre la forêt domaniale
et la parcelle de la famille Darbon.
Les sylviculteurs qui embauchent
les bûcherons.
Et ça, c'est l'arme du crime.
Retrouvée dans les cendres du bûcher.
C'est une sapie. - Ouais.
On l'utilise pour déplacer
les gros rondins de bois. - Merci,
je sais ce qu'est une sapie.
- Bon.
Avec l'arme du crime
et la zone où on a retrouvé la victime,
nous avons 2 éléments en lien avec les Darbon.
- 3 si on compte que la femme du petit-fils a découvert le corps.
Machines du chantier.
- Cette forêt n'est qu'une partie du domaine de Darbon.
Jo se prend pour un seigneur. - Je sens une pointe de sarcasme ?
- Si peu. - Il y a un souci
entre Jo Darbon et l'office forestier ?
- Je protège les arbres, il les coupe.
Parfois, ça pète.
Surtout vu le caractère du bonhomme.
- Retourne bosser !
- Bonjour, M. Darbon.
- Je suis au courant.
Je vous servirai à rien. - Si, à nous dire
s'il vous manquait un bûcheron ce matin.
- Y avait un absent, oui. - Qui ça ?
- Un Espagnol. Juan Soto.
- Vous savez où il est ? - Je suis pas sa mère.
Les gars découchent, ils font la bringue.
- On va interroger les collègues de ce Juan Soto.
- Tant que ça ralentit pas les coupes.
- On va aussi vérifier le local du matériel.
- Fred a la clé,
il va vous montrer.
- Bon. J'interroge les bûcherons. - OK, on s'occupe du local.
- Ca marche.
Porte.
- Franck, vous avez...
avancé sur l'identification ? - Oui.
Homme de type caucasien, environ 30 ans, corpulence moyenne.
Je n'ai pas terminé.
- OK. D'après Juan, ce pourrait être un Espagnol.
Ca peut se vérifier ? - Le bol alimentaire
est inutilisable, on ne saura pas s'il avait mangé des tapas !
Plus sérieusement,
j'attends les résultats
d'un tout nouveau test ADN. - Nouveau comment ?
- On peut connaître les origines d'une personne
en comparant son ADN à ceux d'une gigantesque base de données.
- Ah bon ? C'est génial.
- Ce qui serait génial, ce serait de faire ce test avec un beau spécimen
de sapiens comme vous.
- Donc si la victime
est un bel hidalgo, nous le saurons bientôt ?
- Pronto, senorita.
- Ah. Vous parlez l'espagnol aussi. J'aime bien.
- Okido. - Juan,
vous le connaissez ?
- C'est la 1re fois qu'il coupe ici. - Il dit venir de Cuenca,
il bossait comme saisonnier dans le Sud-Ouest.
- Il y a une raison à sa brusque disparition ?
- Non.
- Ben... Il y a eu
cette engueulade.
- Avec qui Juan s'est-il disputé ?
Avec qui ?
- Le local à petit matériel.
- Toujours fermé à clé ? - Oui. On a eu pas mal de vols
à cause des saisonniers, on a tout cadenassé.
Ca ressemble à l'arme du crime. Qui pourrait donc venir d'ici.
- Tous ceux qui bossent ici ont une sapie.
- Il a raison.
Même nous, on en a.
- Une affûteuse pour le chêne.
- Je sais, oui.
A qui est ce sac ?
- J'en sais rien.
- Des vêtements.
Un portefeuille...
C'est les affaires de Juan Soto.
Que font-elles ici ?
- Je sais pas.
- Vous êtes sûr ?
Même si vous vous êtes battu avec lui hier soir ?
- Juan est un fouineur. Il se baladait dans les futaies.
- Les quoi ?
- Les futaies. Là où sont les plus beaux arbres.
Et les plus chers.
- Et en quoi était-ce gênant que Juan Soto s'y balade ?
- Des petits malins font des coupes sauvages sur des forêts privées.
- Des voleurs espagnols ? - Certains, oui.
Un raid éclair
et hop ! Ils disparaissent.
- Donc vous avez accusé Juan Soto de faire partie de ces petits malins.
- On s'est frités, il a détalé comme un lapin en laissant
son sac.
- Que vous n'avez pas eu le temps de brûler.
- C'est du délire. Je me suis bagarré avec Juan, sans plus.
- Je ne demande qu'à vous croire, mais vos dossiers indiquent
une condamnation
dont vous avez demandé l'effacement sur votre casier.
- J'étais mineur, j'ai payé ma dette.
- Je sais, mais... - Le passé est le passé.
Ce matin, j'étais en forêt avec les gars.
- 300 chênes
ont été rasés près de Perpignan. - 300 ?
- En 1 nuit. Des bûcherons espagnols ont coupé et chargé les arbres
et ils ont repassé la frontière. - Ils subissent une pénurie de bois.
- La hausse des coûts
de l'énergie en Europe a provoqué une augmentation de la consommation
de bois de chauffage de 12,5 %. - Evidemment.
Vous avez avancé sur Juan Soto ?
- Sa femme au téléphone
ne parlait pas bien français. Il venait ici par manque de travail
chez lui pour une histoire de Fuego mais je ne vois pas le rapport
avec une vieille bagnole.
- Lieutenant, euh... "fuego"
veut dire "feu" en espagnol.
Elle devait parler des incendies qui ravagent l'Espagne.
- Ah, OK. Ah ben là, j'ai compris, c'est clair.
- Oui. Ensuite ?
- Zoé Marvaud dit que les sylviculteurs sont sur les dents.
Peut-être Fred Darbon a-t-il eu la main lourde avec Juan Soto.
- On le garde le temps de vérifier son alibi.
- La capitaine Mauriac a eu la même idée, elle interroge les Darbon.
- Gardez vos insinuations,
Fred est incapable de tuer quelqu'un.
- Mon petit-fils n'a pas eu une enfance facile.
Son père, mon fils,
est mort quand Fred avait 3 ans. La maladie de Charcot, une horreur.
- Tous les orphelins ne deviennent pas des délinquants.
- Sa mère ne le tenait pas.
Ils sont partis en Bretagne pendant 15 ans.
- Il a fini en centre fermé pour mineurs, ce n'est pas rien.
- Il a blessé par accident un vigile.
- Bon. Et quand il a eu purgé sa peine ?
- Il est venu vivre avec moi et depuis, il se tient à carreau.
- Il s'est quand même battu avec un de vos employés,
qui a disparu. Gémissement.
- Gaëlle, assieds-toi. - Ca va ?
- Lâchez-nous !
Respire.
- D'après les bûcherons,
Fred Darbon n'a pas quitté sa parcelle.
- J'ai du mal à les croire, ils travaillent tous pour lui.
- Léa, quand même. 11 témoins, c'est pas rien.
- On n'a rien, je vais devoir lever sa garde à vue.
Les enfants ?
- Oh, c'est la vidéo du mariage.
à vous-mêmes dans le futur ?
de s'adresser au soi-même du futur.
sache que je n'ai jamais
Léa est la femme de ta vie,
entre vous 2,
auxquelles il faudra répondre.
vous êtes faits l'un pour l'autre.
que tu répondras. Maintenant.
- Ah !
- 17.
18. Porte.
Quelqu'un entre.
3 000. Gémissement.
3 001.
Rires.
- Tu fais toujours tes pompes le matin ?
Comme avant ?
- Eh ben ouais.
Comme avant. Faut bien entretenir la carcasse.
Tu trouves que
j'ai pas... - Pas du tout, tu as pris des pecs.
- C'est vrai ? - Tu es en forme.
- Ben merci.
Toi aussi.
Tu veux un café ?
- Oui. - Oui.
Versement d'eau.
Bien dormi ? - Oui.
...
- Je refais ?
...
- C'est parfait.
- Ah, c'est parfait.
...
- Léa.
J'essaie de joindre ta mère.
Elle doit être chez une amie... - Ou un ami.
- Ou un ami. As-tu des nouvelles ?
- Non, elle ne me parle plus à moi non plus.
- Ah, c'est ennuyeux.
- Ennuyeux ? Pas sûre que ça soit le terme exact.
Je t'avais dit de lui parler de ta relation avec Eloïse et me voilà
au milieu de vos histoires. - Non, non !
Ma chérie, tu gères ça à merveille.
- Tu te fous de moi, en plus.
Fracas.
- Lieutenant !
Avez-vous retrouvé la trace
des bûcherons espagnols et vérifié si Juan Soto était des leurs ?
- J'ai cherché et j'ai trouvé, colonel.
- Bien. - Une info en or de mon tonton.
- Le mari de votre tante Félicette ?
- Raoul ? Ben non, pourquoi Raoul me donnerait des infos ?
- Lieutenant, pourriez-vous être clair ? De qui parlez-vous ?
- Ben de mon tonton.
Un tonton,
c'est un indic.
- Eh oui.
Vous parlez de ce tonton-là.
- Ben oui. - Et qu'a-t-il dit,
ce tonton-là ?
- Des bûcherons espagnols ont été vus à Sommières.
Je file là-bas avec Erwan ? - Oui, oui. Faites ça.
- Ah, pardon. Portable.
Oui, Franck ?
ADN concernant les origines ethniques de la victime.
- D'après son génotype, notre inconnu était bien espagnol.
A 90 %, pour être précis.
- Oui.
nous envoyer un échantillon d'ADN
pour être sûr à 100 % ?
- Voilà, c'est bien. Il raccroche.
- Allô ?
- Je suis désolé,
je ne pourrai pas venir dîner avec vous demain soir.
- C'est dommage. - Tu me demandes pas pourquoi ?
- Ben non. - J'ai fait une super rencontre.
- Super, je suis ravi pour toi. - C'est Eva qui va être déçue.
- Elle s'en remettra. C'est vraiment le bon chemin ?
- La nana de la station-service
a vu les camions venir de par ici. - Avec des plaques espagnoles ?
- C'est un témoin fiable. Attends.
Tronçonneuses au loin.
C'est par là.
Vacarme des machines.
En espagnol.
Démarrage.
- Il fait quoi ?
"No tronçonnessa !"
Oh !
Silence.
Ca, hé !
Alors ?
"Mano malindo", hein ? "Hasta la trouillada" ?
"Pistolero" ! Boum-boum !
Ha ha. Alors ?
On a l'air fin !
- Célestin, regarde le gars en face.
Le frisé.
Tu le reconnais ?
- Non.
- Juan Soto.
- Juan Soto ?
Ho ! Toi ! Ouais, viens.
Andiamo !
Il parle pas espagnol, lui ?
- Bien. M. Soto, en 24h, vous êtes passé de mort à ressuscité.
Vous avez fait plus fort que Jésus.
Au moins, vous comprenez le français.
Expliquez-moi ce qu'il s'est réellement passé avec Fred Darbon.
- Après la bagarre, Léger accent espagnol.
il a dit qu'il allait appeler la police.
Je voulais pas de problèmes.
- Pour ça, mieux vaut éviter de travailler avec des voleurs.
Quel est votre rôle ? Repérer les arbres à couper ?
- C'était sans danger.
- Ou pas, puisqu'un de vos compatriotes est mort.
- Qué ?
Quién esta muerto ?
- Nous avons retrouvé
un homme a priori d'origine espagnole,
on a cru que c'était vous, dans la forêt, vêtu de cette doudoune.
- Cette veste...
Quand j'ai marché dans les bois, il y a 3 jours,
je suis arrivé à côté d'une tente. Et j'ai croisé un homme.
En espagnol.
Qui portait la même.
- D'accord. C'est quoi, un "mucho..." ?
Un campeur.
Mais pas de mon pays.
Pourquoi dites-vous ça ?
- Il n'a pas compris mon espagnol, j'ai dû lui parler en français.
- Euh, d'accord. Vous pourriez nous dire où était cette tente ?
- Ah ben voilà, bingo.
Sifflement admiratif.
Eh ben ! Regarde.
Evidemment, pas de papiers.
- Ici non plus.
Qu'y a-t-il, capitaine ?
- Regarde le prénom gravé sur cette médaille.
- "Zoé" ?
Comme la soeur de Franck ?
- Ah, Franck !
Faut que je te parle.
- Ah non, là, tu tombes mal.
- Ah bon ?
- Je partais boire un café. - Je t'accompagne.
On pourra papoter. - Ouais, super. Je prends ma veste.
- Ouais.
...
Je comprends pas. Hé ?
Si son génome est français à 90 %, pourquoi t'as dit à Léa
qu'il était espagnol ?
Il souffle.
(- Maudits papiers jamais à l'endroit.)
- Sabine, vous avez des nouvelles de Franck ou de Paul ?
- Non, aucune.
- Bon, je vais à l'IML. On a une victime espagnole
qui ne parlait pas sa langue natale.
- L'analyse ADN ne donne pas forcément la nationalité.
Ces nouveaux tests sont fiables ? - Franck avait l'air sûr de lui.
Et ce collier ?
J'ai du mal à croire qu'on ait 2 Zoé dans cette histoire.
S'il appartenait à la soeur de Franck,
que faisait-il dans les affaires de la victime ?
- Je vais dire à Célestin d'aller interroger Zoé Marvaud.
- Vous me tenez au courant, je fonce à l'IML.
Franck ?
Paul ?
Cri étouffé.
On frappe 3 coups.
Gémissements étouffés.
...
Y a quelqu'un ?
Coups et cris étouffés.
Cri de rage.
Paul ?
Qu'est-ce que tu fous là-dedans ?
Je comprends rien. Incompréhensible.
Paul crie.
- C'est Franck qui m'a mis là-dedans.
- Quel Franck ? Notre Franck ? - Mais oui !
Attends, faut que je reprenne mon souffle.
Souffle court.
- Mais pourquoi ?
- Parce que j'ai découvert qu'il t'a menti sur les résultats d'analyses.
de Franck Marvaud.
- Il est sur répondeur. - Il a coupé son portable,
il ne veut pas être localisé.
Mais pourquoi s'enfuir ?
Je l'ai toujours trouvé bizarre mais là, quand même.
- Il a sûrement ses raisons. - Ses raisons d'avoir agressé Paul ?
- Mais je ne dis pas ça, arrête.
- Regardez.
Regardez.
- Qu'est-ce qu'il fait...
OK. Pas besoin d'être devin pour savoir ce que contient ce sac.
- Il ment sur les analyses
puis il vole le corps. Suite logique.
- Pourquoi fait-il ça ? - J'en sais rien.
C'est sûrement en rapport avec sa soeur et le collier.
Localisez-moi son portable et fouillez dedans.
SMS, mails, même sa playlist.
S'il y a
le moindre secret,
découvrez-le.
- Vous êtes sûr ?
- C'est un ordre, lieutenant.
A partir de maintenant, Franck Marvaud n'est plus un collègue.
C'est un suspect.
- Ca va ? - Ouais, enfin j'ai connu mieux.
- C'est fou, non ? Aller jusqu'à voler un corps.
- Et m'assommer et m'enfermer dans un frigo.
Léa.
- Oui ?
- Dans ce frigo, tu sais à quoi j'ai pensé ?
- Non.
- A la vidéo de notre mariage et à la promesse qu'on s'était faite.
- Mais non, mais...
- On devrait se les poser, ces questions.
- Euh...
Dis pas n'importe quoi, Paul.
Si ces questions ont existé, ça fait bien longtemps
que je les ai jetées. - Non.
Je les ai gardées dans ma boîte à souvenirs.
- Ah, la fameuse boîte.
- Léa. On a toujours tenu
toutes nos promesses, nous.
- Peut-être que tu devrais prendre ta journée.
Tu as besoin de te reposer.
- Non. J'ai un légiste à coincer et il nous doit des explications.
- J'en ai peut-être une, d'explication.
Et si Zoé était la meurtrière ? Ca expliquerait l'attitude de Franck.
- Voler le cadavre pour la protéger ?
- Pas de corps, pas de preuves. Portable.
- Célestin ?
ce matin, elle n'est pas venue.
- Très bien, merci. - Quoi ?
- Zoé a disparu aussi.
Qu'avez-vous ?
- Quand on parlait de déterrer les secrets de Franck,
je ne pensais pas que...
- C'est qui ? - Ses parents.
- Mais non ?
- Tués il y a 16 ans lors d'un cambriolage.
- Quoi ?
C'est pas possible...
Comment n'étions-nous pas au courant ?
Il y a 16 ans, vous dites ?
Alors sa soeur était toute jeune.
- Oui, 13 ans.
Elle était sous son lit et par chance,
le cambrioleur ne l'a pas vue. - Oh mon Dieu.
- Zoé était en catatonie, elle a été suivie par un psy pendant 2 ans.
- Et Franck ?
- Il a obtenu la garde de sa soeur. Il a dû abandonner
ses études de chirurgie. Légiste, c'était moins long.
- Et le coupable ? - Rien,
il n'a jamais été identifié.
Et si notre victime
était le meurtrier des parents de Franck et Zoé ?
- Il y a 1 chance sur combien ? - Disons que c'est pas impossible.
- Zoé l'aurait retrouvé et se serait vengée ?
- C'est une hypothèse.
- OK, je vais me plonger dans ce dossier et essayer de comprendre.
- Voilà.
- Merci, Erwan.
- Je vous en prie.
...
- Vous faites quoi ?
- Bonjour. Capitaine Marchal, gendarmerie nationale.
Je cherche
Zoé Marvaud.
- Excusez-moi. Je suis sa coloc. Aude Guérin.
- Elle a quoi, la porte ?
- On a été cambriolées.
- Quand ça ? - Hier matin.
Pendant le chantier. - Vous l'avez signalé ?
- Oui.
- D'autres maisons ont été fracturées ?
- Il y a eu des vols ailleurs.
- Hmm. Et Zoé, elle a réagi comment ?
- Elle était furax.
Elle criait qu'elle allait retrouver ce connard.
- D'accord. Ensuite, elle est restée avec vous ?
- Elle est partie.
- Et juste après, on découvre un corps.
- Comptez pas sur moi
pour dire du mal de Zoé.
C'est une fille géniale. - Merci. Ouais,
et c'est aussi votre amie ? - Hmm.
- Je sais ce que vous ressentez parce que le frère de Zoé
est mon ami et lui aussi, il a disparu.
Je veux les retrouver sains et saufs.
- Vous savez, Franck ferait n'importe quoi pour Zoé.
Grâce à lui, elle a pu remonter la pente.
- Vous le connaissez bien ?
- Un peu. On a fêté l'anniversaire de Zoé il y a 15 jours.
Franck est venu.
- C'est bien le collier de Zoé ?
- Oui. Vous l'avez trouvé où ?
- Dans la tente de la victime.
Il a été volé ici, n'est-ce pas ? - Oui.
Zoé le laissait ici tous les matins, elle le remettait le soir.
C'était le dernier
cadeau de ses parents, alors...
- Zoé aurait pu
prévenir qu'elle venait pas ce matin. C'est pas à la carte, ici.
- Luc Forget, chef d'équipe.
Il nous a fourni la liste des objets volés.
Un grand classique. Argent, bijoux, téléphones.
- Ca va pas vous aider.
- On sait faire. Je vous dis pas comment
greffer un baobab.
- Il faut retrouver Zoé. Elle connaît bien la région ?
- Oui. - Si elle a décidé
de se planquer, bon courage pour la retrouver.
- Et bon courage à vous car vous allez nous aider.
- Oui ? On frappe.
- Tu voulais me parler ? - Oui.
Paul me l'a confirmé, le collier appartient bien à Zoé.
- D'accord.
Alors imaginons.
Le vol de son collier fait revivre à Zoé
le cambriolage chez ses parents. Elle part à la poursuite
de son voleur. - Elle le retrouve,
s'énerve et le frappe avec sa sapie.
Elle a un cadavre sur les bras... - A faire disparaître.
- Je la vois pas le démembrer.
- Manque de chance, Gaëlle Darbon passe par la forêt.
Voilà, ça se tient.
- Admettons. D'autant que Zoé sait que son frère ne pourra pas refuser
de trafiquer les résultats du test ADN pour elle.
- Sauf que quand Juan Soto réapparaît,
Franck n'a plus qu'une solution : dissimuler le cadavre.
- Il y a un truc qui colle pas.
Sur la liste des objets volés remise par Forget,
le seul qu'on n'a pas retrouvé, c'est l'ordi de Zoé.
Ca veut dire
que Zoé a récupéré son ordinateur
en laissant le précieux collier sur place ? Ben non.
C'est pas logique.
- Le portable de Zoé a borné à la Boissière
avant qu'on perde son signal.
- C'est une zone blanche, c'est normal.
- Que pouvait-elle aller faire là-bas ?
- Il y a un chemin forestier, le 4 X 4 passe.
- On fouille le périmètre. Célestin, tu pars avec Monsieur.
- C'est dans cette zone que le portable de Zoé
a cessé d'émettre.
- Arrêtez, j'ai vu quelque chose !
- C'est le 4 X 4 de Zoé !
- Personne à l'intérieur, elle est peut-être encore vivante.
Merde, j'ai pas de réseau. - Tenez.
Le mien est un téléphone satellite.
- Merci.
Léa, c'est moi. Zoé a eu un accident en forêt.
- Zoé n'est pas coupable, elle a été enlevée.
- Quoi ?
que Franck a reçu : le ravisseur de Zoé le fait chanter.
Il lui a même envoyé
une photo.
...
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.