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...
- Léonore a disparu !
- Quoi ? - Léonore a disparu.
...
- Colonel.
- Lieutenant.
Vous vouliez
me voir ?
- Oui. Vous savez pourquoi.
- Entrez.
Votre décision est irrévocable ?
- C'est mieux comme ça,
pour la brigade,
pour moi.
- Je comprends et j'appuierai votre demande.
- Au revoir.
- Bonjour, Inès.
- Bonjour.
- Je suis sincèrement désolée qu'on en soit arrivés là.
- Moi aussi.
J'aurais aimé
que ça se passe autrement,
mais c'était pas possible de trouver ma place ici.
Je ne peux pas rester.
Sonnerie. - Excusez-moi.
Oui, Erwan.
Où ça ?
Très bien, j'arrive.
Bonne continuation.
- Merci.
- A 10h, pour la sieste, Léonore s'est endormie.
A 11h, elle était plus là.
- Elle aurait pu sortir ?
- Elle a 6 mois. Nos lits sont sécurisés.
- Quelqu'un serait venu la chercher ?
- On l'aurait vu. On a un code à la porte d'entrée.
- Il y a aucun mouvement suspect.
- OK. On pourrait avoir le planning détaillé de chaque employé ?
- Au secrétariat.
- Occupez-vous-en.
Avez-vous prévenu les parents ? - J'ai appelé la mère.
Elle est paniquée. Elle va arriver
d'ici peu. - Et le père ?
- Il vit à Moscou.
Ils sont séparés.
- Vous avez vu Marchal ?
- Il est là. - Salut.
- Salut.
- Ca avance comment ?
- Ca avance, mais c'est chaud.
Comme on est en sous-effectif avec le départ...
- Oui. Je crois avoir compris.
- C'est la seule issue.
Le local à poussettes. C'est un itinéraire sans caméra.
Il y en a à l'accueil, mais pas ici.
- OK.
Comment les parents rentrent ici ? - Le digicode a le même code
que la porte principale.
Là.
- D'accord.
Qu'est-ce que c'est ?
- C'est celui de Léonore. - Ah non...
On peut imaginer que le ravisseur connaissait le code et il savait
qu'il ne serait pas filmé. On lance l'Alerte-Enlèvement.
Reste ici, la mère va arriver. - D'accord.
- On se tient au courant.
Qui a pu faire un truc pareil ?
Un détraqué, un proche.
- Y a-t-il une demande de rançon ? - Le père est chirurgien.
On lui a laissé des messages.
- On ne négocie pas une rançon à 3 500km de distance.
Et la mère ?
- Mathilde Leroux est ouvrière et gagne le SMIC.
- J'ai pas eu de nouvelles de Paul.
Paul, c'est Léa. On a des nouvelles de la mère ?
Mme Leroux, vous l'avez appelée vers quelle heure ?
- Vers 11h15.
Elle devrait déjà être là.
Je réessaie ?
- S'il vous plaît.
- Ca sonne dans le vide.
Je tombe sur son répondeur.
- J'envoie une équipe chez elle,
- Mathilde a reçu un appel pendant qu'elle remplissait la citerne.
Elle m'a dit que c'était une urgence et elle a filé.
- Et elle est partie comment ? - Avec sa voiture.
- Vous utilisez
de la Carpovirusine ? - Oui.
- Mes grands-parents étaient agriculteurs aussi.
Je peux monter ?
- Oui. - Lieutenant...
- Avec écran de contrôle.
- Et depuis vous avez eu des nouvelles ?
- Non. J'ai bossé jusqu'à présent. - Et ça enregistre tout.
La jauge de la cuve montre
que c'est rempli qu'à moitié et le remplissage s'est terminé à 10h30.
- Avant l'appel de la crèche.
Elle était déjà partie
suite à un 1er appel. Elle a dit quelque chose ?
Elle vous a parlé de sa fille ? - Non.
Je la connais pas bien. Les saisonniers vont et viennent.
- Merci, Madame Hauguel.
- Au revoir.
- Donc elle reçoit un appel,
elle part, la petite disparaît juste après.
Vous pensez comme moi ? - Mathilde a juste eu le temps
de retourner à la crèche pour chercher sa fille en douce.
Mais pourquoi ?
- Les analyses du doudou donnent quoi ?
- On n'a pas d'empreinte.
- C'est le dossier
des parents ? - Oui. OK...
Mme Leroux a un casier.
- Pourquoi ? - Outrage à agent. Elle est engagée
contre les violences policières.
Lors d'une manif, elle a reçu un fumigène
et elle a été brûlée. - Et depuis elle nous déteste ?
- Elle est très active au sein du groupe Cop Watching.
- Des violences
sur la gamine ? - Non.
C'est une mère très aimante
Le seul point noir de sa vie, c'est la guerre avec son ex-mari
pour la garde de la fille.
- Le chirurgien russe. - C'est ça. Vladimir Barichev.
Il était médecin
à Montpellier, et il est retourné à Moscou il y a 3 mois.
- Les divorces, c'est un problème.
- Il a obtenu la garde de la petite devant la justice russe.
- Et il y a eu un jugement en France ?
- La procédure est en cours. Il est représenté par un avocat réputé,
Mathilde se défend seule.
- Mais si elle perd, il repart à Moscou avec la gamine.
- Insupportable
pour une maman.
Y a une coïncidence bizarre.
Le juge tranchera sur la garde de la petite demain.
- Attends...
Aujourd'hui est donc le dernier jour pour substituer la gamine
à la justice.
- C'est ça.
- Tu fais quoi, Inès ?
- Je pars.
- Tu fais quoi ?
- Je m'en vais. - On te demande pas
pourquoi ?
- Non.
- Et pourquoi ?
J'ai un cadeau pour toi.
Quelle main ?
- Celle-là.
- Comment t'as su ?
- C'est super... une agrafeuse. Ca me touche.
Attends.
C'est mon agrafeuse
que j'ai perdue. - Ah bon ?
- Bon... les gars...
Vous allez me manquer.
Sonnerie.
- Attends, pardon.
Le papa de la petite appelle.
- Priorité à l'enquête.
- M. Barichev,
merci de nous rappeler.
- Avez-vous parlé à Mathilde Leroux
depuis ce matin ?
Vous m'appelez pourquoi ?
- Elles ont disparu. Savez-vous où elles pourraient être ?
- Désolé
de vous l'apprendre comme ça. - On recherche votre ex-femme.
Avez-vous des informations ?
- D'accord.
Sachez que nous faisons tout pour retrouver Léonore.
- OK. On vous tient au courant.
OK.
La journée va être longue. Je vais me faire un café.
- J'en veux pas, merci.
- On cherche une petite fille, Madame, pas un garçon.
Où est Inès ? - Vous savez pas ?
Elle a démissionné.
- Mais pourquoi ? - J'ai promis de pas en parler.
- Bon, on s'y remet. - J'ai diffusé le profil
de Mme Leroux aux aéroports et aux gares au cas où elle parte.
- En fuyant à l'étranger, elle garderait sa fille.
- Je connais ce genre de femme.
- Quel genre ?
- Le genre hystérique.
- Je vais vous redonner la définition de "hystérie"
en vous renvoyant à Freud. - Où ça ?
- Pour votre gouverne, l'hystérie est une névrose
dans laquelle le conflit psychique s'exprime
par des troubles
sans lésion organique, comme les paralysies.
- D'accord.
- Mathilde Leroux est juste une mère écorchée vive prête à tout
pour garder sa fille. - OK. Je voulais pas vous rendre...
Un portable sonne. - Allô ?
OK. Merci.
- Un témoin a vu une femme qui ressemblait à Mathilde à la gare.
Avec un bébé.
Non. Pourquoi ? Sirène d'ambulance.
où elles pourraient être ?
- Il sait pas où elles sont. - Pourquoi Mathilde
a-t-elle paniqué ?
- Je sais pas. Il faut savoir qui l'a appelée à 10h30.
- On attend l'analyse des fadettes. - Je veux réécouter un truc.
Sirène d'ambulance.
- Vous avez entendu ? Je remets.
- Là.
- L'ambulance ? - C'est une sirène française.
- Peut-être que les ambulances russes utilisent cette sirène.
- Je pense que chaque pays a sa sirène.
Vous pouvez vérifier ?
Ambulance.
- On dirait une française.
Sirène russe.
Elles sont différentes.
- Je vérifie autre chose.
- Bon, chou blanc à la gare.
La femme à la gare n'était pas Mme Leroux.
- J'ai un truc.
- Vladimir Barichev a brouillé son adresse IP.
La visio, il l'a pas faite de Moscou, mais de Montpellier.
- Merci, M. le juge. Bonne journée à vous aussi.
Barichev sait qu'il n'obtiendra pas la garde demain.
- Il est bien venu pour enlever Léonore.
Il a bien joué le père paniqué. - Vous faites les hôtels,
les amis, les ex-collègues, les portables.
Faut trouver son plan.
- Et pour la mère ?
- Il est mieux organisé.
Elle fera tout pour l'empêcher de repartir.
- Faut trouver comment il veut partir
en Russie. - C'est ça.
On met tout le monde dessus. - Très bien.
- Tu voulais me voir ? - Oui. On sait enfin
qui a appelé Mathilde à 10h30. C'est une ancienne collègue
qui a croisé complètement par hasard Vladimir
à Montpellier.
A 10h33, Mathilde appelle la crèche pour vérifier que sa fille y est.
- Donc la mère a enlevé la petite et n'est pas allée à la crèche après.
- A 11h30, elle était à l'hosto. - Pourquoi ?
- L'ex-chef de service de Vladimir est resté en contact avec lui,
et d'après lui, elle cherchait sa fille.
- Ensuite ?
- Depuis, plus rien.
Qu'a donc fait Mathilde entre 10h30 et 11h30 ?
- Elle a mené son enquête toute seule.
- Elle cherche sa fille.
- Tu soupçonnes le père ?
- Non, car il n'a pas le code du local à poussettes.
Il ne connaît pas les lieux. - Mais il a menti.
- C'est pas faux.
- Il y a un mois, Vladimir Barichev a fait un virement de 2 000E
à Tina Dumont.
- C'est qui ?
- La baby-sitter.
Il participait
aux frais de garde, mais ça fait cher.
- Tu as son adresse ?
- Tout à fait.
- Tiens-nous au courant. - Bien sûr.
- Mademoiselle Tina Dumont ?
- Gendarmerie. On a des questions à vous poser. Vous nous ouvrez ?
Merci.
- Dites-moi,
pourquoi Barichev a fait ce virement ?
- Pour des vidéos de Léonore.
Et des photos. - 2 000E pour des vidéos ?
- Oui.
- Vous l'avez fait ? - Oui.
Il voit pas sa fille grandir. Je savais pas que c'était si grave.
- Montrez-moi.
- Où étiez-vous ce matin ?
- A la fac. En cours.
Appelez-les.
- Barichev avait le code d'accès
de la crèche.
- On a du nouveau au sujet de Barichev ?
Tatiana parle russe. - Pardon ?
- Ca veut dire : "regardez ça." - Vous parlez russe ?
- J'ai quelques notions.
- Regardez. - On a épluché ses réseaux sociaux.
Barichev a un permis de pilote.
- Il a posté plein de photos
de lui devant l'avion. - Il pourrait rentrer chez lui
avec sa fille.
Vérifiez
les clubs d'aviation. ...
- A vos ordres, ma commandante.
- Auf Wiedersehen.
...
Laissez-moi un message,
à rien de remplir mon répondeur.
On frappe.
- Entrez.
- J'ai localisé le portable de Mathilde Leroux.
Elle est en ville et se déplace rapidement.
Elle est à la recherche de son ex-mari et de sa fille.
- Elle bouge plus. - Sur le pont.
- Faut l'arrêter.
Y a plus rien. - Elle a dû couper son téléphone.
- Non. Elle attend des nouvelles de sa fille.
Allez sur place avec Célestin. - Oui.
- Là, un truc brille.
...
- Fais voir.
Alors...
- C'est celui de Mathilde.
- OK. Il n'y a que 2 solutions :
Le portable est tombé seul ou avec sa proprio.
- Elle s'est disputée avec son mari.
- C'est inquiétant.
- Euh...
Commandant,
envoyez des plongeurs au pont pour faire sonder le fleuve.
...
- Vous me tenez au courant. Je compte sur vous.
Ils nous préviennent s'ils trouvent quelque chose.
- Mathilde a pu balancer son portable
pour que Vladimir la retrouve pas. - Surtout vu le personnage.
Manipulateur, menteur,
il soudoie la baby-sitter.
Il a un plan tordu pour ramener sa fille en Russie.
Bip de SMS. - Mais la mère veut rien lâcher.
Ah, c'est Erwan.
Il a exploité le portable. - Déjà ?
- Je te lis les échanges avec Vladimir.
Alors, elle : "Rends-moi ma fille." Lui : "Tu peux crever."
Elle : "Je vais te retrouver."
- T'as raison.
Mathilde n'est pas dans ce fleuve. C'était une ruse.
- Prem's. J'en ai fini avec les clubs d'aviation de la région.
- Je regarde les images d'hier.
- Là !
- Quoi ?
...
- Oui, vous avez raison. C'est lui. - Alors,
c'est qui le patron ?
- Eh ben, dites-moi.
Alors, ce passager
s'est enregistré au nom de Mikhaïl Tal. Il est arrivé
sur un petit avion privé loué en Suisse.
Ce même avion a déposé un plan de vol
pour un retour à Moscou aujourd'hui.
Décollage dans 15mn.
C'est qui la patronne ?
- Ben, c'est vous.
- Vous voulez
que je vous porte ?
Sirène.
...
C'est pas lui.
- Merci, Sabine.
Il nous prend vraiment
pour des imbéciles.
- J'ai 10 vols réservés
au nom de Mikhaïl Tal.
- Il nous disperse pour mieux s'enfuir.
Mikhaïl Tal est un champion d'échecs soviétique.
- Champion du monde en 1960.
- Barichev a roqué.
- Quoi ?
- Roquer, c'est une stratégie pour protéger sa pièce maîtresse
en n'étant pas là où on nous attend.
Il nous fait croire
qu'il va prendre l'avion, mais il va partir... en train.
- Y a trop de contrôles.
- OK. Donc le bus ?
- Ce serait discret.
- Le moyen le plus sûr d'arriver à Moscou n'est pas
le plus direct. - S'il passe par Varsovie,
il y a un départ demain, de Paris. J'ai 2 résa pour Tal.
- Vladimir et Léonore. Comment ils montent à Paris ? En voiture ?
- Y a trop de caméras.
- On reste sur le bus ? - Oui.
- Y a un départ pour Paris
dans moins d'une heure. - Allez-y avec Marchal.
On surveille les avions.
...
- On ouvre l'oeil.
S'il est là, il doit se méfier. - Pas forcément.
Pourquoi il est aussi cool,
notre grand stratège ? - Et il y a pas sa fille ?
- Il attend quelqu'un.
- On le chope avant que le bus se barre. Viens.
Monsieur !
- Veuillez nous suivre.
- Pourquoi ? J'ai rien fait.
- Mais oui, bien sûr. Monsieur Tal. C'est mieux, ça.
Permettez.
Et voilà.
Lieutenant, l'usage de faux papiers,
c'est bien un délit passible de poursuites ?
- Affirmatif, mon capitaine.
- Waouh !
On arrête de rigoler. Où est la petite ?
- Je ne sais pas.
Je ne sais pas !
- Il faut juste vérifier. - OK.
- Merci beaucoup.
Bonjour.
Bonjour ! Oh ! Y a quelqu'un, là ?
Oh, bonjour.
Vous êtes Eva ?
Bonjour !
Célestin !
Vous cherchez Erwan ? Il est pas là.
Erwan, intervention.
Moi, laisser message.
Vous ne comprenez pas.
Erwan, pas là ! Ah, ben, Erwan est là !
- Pourquoi tu cries ?
- Parce qu'elle est sourde.
- Tu peux lui faire
des phrases avec sujet et verbe.
- Elle a compris.
- Je suis désolé.
J'ai oublié de te prévenir.
On a eu une Alerte-Enlèvement.
- Elle parle de moi ?
- J'ai pas compris.
- Apéro !
- C'est ça. Apéro tous ensemble. - Oui, j'avais compris.
Demain ?
Quoi ?
- Demain.
- Génial.
- Barichev veut pas donner son code. Où est Erwan ?
- Il arrive.
Sabine, en fait, je me faisais la réflexion...
En fait, si le père était innocent ?
- Tu rigoles ? Le car aussi, c'était une fausse piste.
- Mais regarde, il a pas le profil du grand manipulateur.
Et les plongeurs n'ont rien retrouvé.
- Tu le défends ?
- Non. Mais quand on l'a arrêté, il semblait inquiet,
comme moi, quand Alice rentre pas le soir.
Et dis-moi, quelle est la date
de naissance de Léonore ?
- 9 janvier 2022.
- Bingo !
- Bien joué.
- Et le dernier SMS envoyé depuis le bus
est destiné à Tina, baby-sitter. - "Tu fais quoi ?
"Le bus va partir." Elle a la petite.
- Oh merde.
- Elle est où, Tina ?
- Je ne sais pas.
Elle devait me remettre Léonore
contre l'argent que j'avais.
- Elle devait arriver
à quelle heure ? - 17h.
Elle était avec Léonore, quand j'étais au téléphone.
Je l'ai même entendue gazouiller. Depuis, pas de nouvelles.
- Votre ex-femme aurait-elle pu intercepter la baby-sitter ?
- Quelqu'un a dû retourner Tina.
Elle ou quelqu'un de l'association.
- Laquelle ?
- Des professionnels de couples binationaux.
Ils ont trouvé un travail
à Mathilde.
Vérifiez !
Pardon.
S'il vous plaît, vérifiez.
Un portable vibre.
- J'avais un truc à vous dire.
Tina n'est pas chez elle.
Quand on l'a interrogée, la petite était chez sa voisine.
- Elle a du sang-froid.
- Oui.
Elle a récupéré Léonore et a commandé un VTC.
- Oui.
Elle a dû aller au boulot
- Bingo. La commandante et Célestin,
ils sont déjà en route.
- Explique-moi.
qui aide les mères
d'enfants binationaux est dirigée par Mme Hauguel.
- La patronne
- Oui. Tina a trahi Barichev.
...
- Mme Hauguel, Mathilde ne travaille pas chez vous par hasard.
- Vous parlez de quoi ?
- Où les cachez-vous ?
- Je dirai rien. - On vous inculpe
pour obstruction à l'enquête.
- J'ai pas vu mon fils depuis 5 ans. Son père l'a pris au Japon.
Faut le mettre en garde à vue.
Mathilde doit pas vivre ça.
- Antonin, s'il vous plaît. On fouille partout !
- Suivez-moi.
...
- On va où, commandant ? - On va essayer le verger.
...
Célestin !
Appelez les secours.
Elle respire.
Y a pas la petite.
Très bien. Merci pour l'information.
Tina a été transfusée,
mais son pronostic vital reste engagé.
- Donc d'un côté, on a un père qui attend sa fille,
une baby-sitter qui le trahit et amène la petite à sa mère.
Pourquoi elle l'a frappée ?
- Je sais pas. - C'est dingue.
Comment des parents peuvent mentir,
kidnapper leur fille et être violents ?
- Comment on peut en arriver là quand on s'est aimés ?
Au fait...
Comment ça va avec Alice ?
- Mal. Elle refuse de me parler.
- Oh, putain... j'ai rien vu venir.
J'étais loin de penser qu'Inès pouvait
me manipuler, moi et les enfants.
C'est fini, maintenant.
- Oui.
C'est fini.
Bonne soirée.
...
- C'est aussi grave que ça ?
- Alice ne veut plus me parler. J'en veux à Paul d'avoir douté de moi,
et on enquête sur la disparition
d'une petite fille. C'est compliqué en ce moment.
- Je comprends que tu sois en colère contre Paul. C'est bien légitime.
Mais garde en tête qu'il s'est fait aussi manipuler. C'est pour ça
qu'il s'en veut.
Pour Alice, ça va se tasser.
Elle t'aime.
Ca va brûler.
- Bon... eh bien, je vais prendre ma douche.
Je t'aime.
- Salut. - Hé... mes petits choubidous.
- Coucou.
- Ca va, ma puce ? - Et toi ?
- Très bien.
Asseyez-vous.
- Inès n'est pas là ?
- Non. C'est fini avec Inès.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je lui ai demandé
de partir.
- Mais pourquoi ?
- J'ai pas envie d'en parler. - Ca a un rapport
avec ma dispute avec maman ?
J'en étais sûre. Elle décide de tout.
Je suis pas la seule à vivre sous sa coupe.
- Personne n'est sous sa coupe !
- Tu as vu comment ça s'est passé quand j'étais pas d'accord
avec elle ?
J'étais en cellule !
- Votre mère a joué le mauvais rôle pour te protéger.
Vous ne réalisez pas ce que ça lui a coûté.
Bon, on mange, hein ?
- Je vous ai tous convoqués
suite à l'Alerte-Enlèvement d'hier.
La petite Léonore a disparu depuis plus de 22 heures.
Tout porte à croire que sa mère l'a enlevée.
je m'adresse à vous.
- Coralie Hauguel ne parlera jamais.
- Espérons que le message du colonel rendra la raison à Mathilde Leroux.
- Madame ? - Il faut que je parle à quelqu'un.
Je veux parler à quelqu'un.
Madame !
- Madame Leroux, qu'avez-vous fait
de votre fille ? - Mais rien !
Je l'ai cherchée toute la nuit.
- Il faudra un argument plus solide.
- Retrouvez Léonore ! C'est ma baby-sitter et mon ex-mari qui...
- Non ! M. Barichev est ici et Tina a été agressée.
Elle est à l'hôpital. - Quoi ?
- Vous allez me suivre.
Venez, Madame.
- Je n'ai jamais agressé Tina. Elle m'a jamais remis Léonore.
Sinon, je serais déjà
au Maroc. - Donc hier, votre amie vous appelle
pour vous dire qu'elle a vu Vladimir
en ville. Et après ? - J'ai compris qu'il voulait
me voler ma fille. Je voulais la récupérer avant.
J'ai foncé à la crèche, mais y avait un accident sur la route.
- Quand la crèche
vous a téléphoné, vous avez compris que votre ex avait réussi son coup.
- J'ai foncé à l'hôpital pour interroger l'ancien chef de service
de Vladimir.
Il savait rien.
Alors j'ai appelé Tina.
Je savais plus quoi faire.
- Et elle vous a dit
qu'elle tenait votre fille ? - Elle paniquait
à cause de l'Alerte-Enlèvement.
Elle m'a dit, pour Vladimir... pour l'argent.
Elle savait que je dirais rien aux flics si elle me rendait ma fille.
- Vous l'avez revue dans le verger ?
- J'ai attendu.
Elle est jamais venue. - Un taxi les a déposées là-bas.
- Alors, elle est partie avant que j'arrive.
Ou Vladimir lui a proposé plus de pognon.
- Impossible, il était ici.
Faites votre boulot. Merde !
- Et si Barichev avait
un complice ?
- Moi, depuis le début, j'ai jamais cru qu'il pouvait agir seul.
Tu peux remettre son arrivée à l'aéroport, s'il te plaît ?
- Voilà.
- Cette casquette,
ce type, je l'ai déjà vu
devant le bus.
Il était au milieu des passagers avec sa casquette "New York".
- Que c'est long !
- Un logiciel de reconnaissance faciale
scanne des milliers de visages.
- Je sais.
Mais c'est long.
- Ca alors...
Vous ne devinerez jamais qui est l'homme à la casquette.
- Vous savez que vous devez me libérer.
- Asseyez-vous.
Vous reconnaissez
Roman Barichev ? - C'est pas vrai.
Ton père l'a enlevée ?
- Le stratège. Le joueur d'échecs. C'est lui qui a tout organisé ?
Votre père a travaillé pour une société de sécurité privée
pendant 25 ans.
Donc les opérations spéciales, les coups durs, il connaît.
- Mais parle,
Vladimir !
- Son signalement a été envoyé à Interpol.
Il ne s'en sortira pas.
Il faut que ça se passe en douceur.
Aidez-nous.
- Vladimir...
Je t'en supplie... parle.
- Votre père a perdu pied, Vladimir. Regardez ce qu'il a fait à Tina.
- Il fera tout pour la ramener à Moscou.
- Et s'il force un barrage ? Si un gendarme doit tirer ?
...
- Papa, c'est moi.
- Le dispositif est en place.
Demandez-lui de sortir
et rassurez-le.
Vladimir communique en russe.
...
- C'est bon.
Il va descendre. - OK.
On y va.
La petite est avec lui.
Allez-y.
...
- S'il vous plaît, faites attention.
S'il vous plaît.
Je vous en prie, s'il vous plaît.
...
- Espérons que ça les fera réfléchir et qu'elle portera pas plainte.
- Je pense qu'ils trouveront une solution.
Pardon.
Après vous.
- Qu'y a-t-il ?
Ah non... t'as fait une connerie ?
- Oui. Une énorme connerie.
- Je t'écoute. On est pas à ça près.
- Je m'en veux.
J'ai douté de toi.
- Et ça m'a fait très mal.
- Je sais pas comment j'ai pu... Je ne me suis pas reconnu.
- Je sais, Paul.
Je sais.
- Pardon.
J'ai un procès-verbal à terminer.
Mais oui... voilà.
Euh... à plus, hein ? - Oui.
- Pardon. Oh, pardon !
Ca va.
J'ai rien.
T'avais pas un truc, ce soir ?
- Si, mais Nour a dû annuler. Elle termine tard ce soir.
C'est con. J'avais 2 billets
pour le ciné-concert de ce soir.
- T'es sûr de la raison ?
- Comment ça ? - Je veux juste qu'elle soit honnête
avec toi.
- Tu dis que Nour aurait annulé à cause de toi et Inès ?
- Non. Attends.
Inès a manoeuvré pour qu'on parte tous avec elle à Lille
en écartant ta mère.
Le stage d'Alice, ma mutation, toi et sa cousine.
- Donc tu me dis que la fille que j'aime me manipule ?
- Arrête. - Je suis pas toi. OK ?
- Tom...
- Je veux pas que tu me mêles à tes histoires.
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