All language subtitles for Tandem.S06E05

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Droite, gauche !

Droite, gauche ! On récupère.

Allez ! Comme si on danse.

On tourne ! ...

Attention, suivez-moi ! ...

...

On ne lâche pas. On ne lâche pas.

...

Allez ! On va courir !

Oh !

Monsieur !

...

- Non, je ne pourrai pas...

être avec vous.

Oh !

Tu m'as fait peur ! Tu ne peux pas débarquer comme ça !

- Tu as quelque chose à cacher ?

- Non, pas du tout. Mais je pourrais ne pas être seule,

par exemple. - J'en doute.

Tu n'es pas seule ?

- Là, si.

- C'est ce que je disais. J'avais préparé un petit déjeuner

pour ton père, mais il était pressé.

Il n'a jamais été aussi occupé qu'en ce moment.

- Il y en a pour un régiment. - Et les petits-enfants ?

- Ils sont rarement à la maison.

- Ils grandissent.

- Ils préfèrent surtout être avec Paul et Inès.

- Comme dans une nouvelle famille.

Je t'avais prévenue.

- Tu ne vas pas commencer ?

- Avant, avec Paul,

les enfants partaient moins souvent en week-end.

Qui en est à l'initiative ? Qui a eu l'idée

de la mutation de Paul

à Lille ? Qui pousse Thomas dans les bras de sa cousine lilloise ?

A mon avis,

elle va continuer.

Le téléphone sonne. - Pardon. Oui, Erwan ?

OK. Très bien. J'arrive.

Merci.

Il ne manquait plus qu'un pirate.

- Bonjour, commandant. - Bonjour.

Vu l'état du corps,

il a passé peu de temps dans l'eau. - La noyade a eu lieu

vers minuit. - Vous avez vu la plaie ?

S'il vous plaît,

faites une photo. On a son identité ?

- Non. J'ai envoyé son téléphone au labo.

- C'est un noeud de bouline.

- Non. Un noeud de grappin.

- C'est un noeud de marin. - Oui, mais un noeud de bouline,

ça se défait très facilement.

- En même temps, il s'est libéré la main. Grappin, bouline...

- Ca a été fait à la va-vite.

- Pas vous, Erwan. On en a déjà un de mauvaise foi à la brigade.

Bon. A plus. - A plus tard.

- Merci beaucoup, monsieur. Au revoir.

Madame, s'il vous plaît. Capitaine Marchal.

- Ah non, Paul. Pas ce matin.

- Ah bon. Il y a eu des rafales de vent à 110 km à l'heure cette nuit.

- La victime a pu être jetée au large.

- Et dériver jusqu'ici.

Zéro chance de localiser la scène de crime.

- Ce mode opératoire rappelle le supplice de la planche.

- Un pirate en balance un autre à la flotte.

- Oui.

- Ca ne se voit pas beaucoup, par ici.

J'ai envie d'aller à l'étang de Thau.

- Pourquoi ?

- C'est une région réputée pour ses pirates.

Il y a une grosse communauté de fans. Alors,

quelqu'un reconnaîtra peut-être la victime.

- C'est tout ce que ça te fait ?

Qui dit "pirate" dit "trésor". C'est ton truc, non ?

- Oui, mais non.

J'ai décidé d'éviter tout ce qui est chasse au trésor.

- Hm. Ca fait quand même beaucoup de changements, en ce moment.

- Je ne trouve pas.

- Pas lui.

Pas lui.

Notre pirate ne faisait pas partie du fichier des personnes disparues.

Tu es au taquet, toi.

Ordinateur, téléphone...

C'est comme ça qu'on devient un super enquêteur.

C'est qui ?

Noor ? - La cousine d'Inès.

- Ah. - Je lui ai écrit,

mais pas de réponse.

- Fais voir. - Mais...

- "Salut, ça va ? Que dirais-tu

"d'une expo Soulages ?"

- Pierre Soulages.

- C'est "inbitable", ton truc.

La drague, ce n'est pas compliqué. Je t'explique.

- Ce n'est pas la peine. - Il y a deux mots à retenir :

"surprise" et "mystère".

Ne me remercie pas, va.

"Soulages".

Coups à la porte.

- Enfin, vous voilà. Je me suis plié en 4 pour vous.

- Tant de dévotion me ravit.

- Colonel. Bonjour.

C'est vous. - J'entraperçois

un soupçon de déception.

- Oui. Non. Pas du tout.

- Comment ça ?

Bon.

A-t-il subi le supplice de la planche ?

- Probablement.

- Hm. "Probablement" oui ou "probablement" non ?

- C'est peu probable, en effet.

- Soyez clair. Je ne sais pas comment Léa réussit

à vous comprendre.

Qu'est-ce qui est "peu probable" ? - Le supplice de la planche.

- Voilà. On avance.

- Oui. - Allez-y. Argumentez.

- J'ai trouvé

2 marques sur le torse causées par un Taser,

une entaille au niveau

du crâne.

Ses poumons étaient remplis d'eau, et les traces de lien.

- Donc, il a été tasé, assommé, ligoté

et noyé. - Mais dans quel ordre ?

- Celui qui l'a tué devait sacrément lui en vouloir.

- Oui. Son ADN n'est pas fiché,

mais son tatouage peut nous aider.

- Un "tatouage" ? - Oui.

- Un tatouage de pirate.

J'aurais espéré quelque chose de plus surprenant.

- Oui.

Sinon,

pour le rapport,

j'attends la visite de la commandante ?

- Non. Je vais lui donner.

- Oui. - Merci.

Beau travail. - Merci. Au revoir.

Il soupire.

- Les Boucaniers. Super, comme nom de resto.

- C'est le nom qui était donné aux pirates des Caraïbes.

- Tu t'y connais en pirates ? - Un peu. Léa s'y connaît.

Elle racontait aux enfants des histoires de pirates.

On était dans le lit tous les 4.

Elle prenait les voix de tous les...

Ah. Pardon. Excuse-moi. Je ressasse.

- Ce n'est pas grave. Bonjour ! - Bonjour.

- Bonjour.

Capitaine Marchal. - Lieutenant Zaïdi.

- Vous êtes serveur ?

- Je suis gérant. - OK.

On a retrouvé le corps d'un homme

ce matin. - En quoi ça me concerne ?

- Il était déguisé en pirate. C'est peut-être

un de vos serveurs.

- Voilà. - Non.

Jamais vu. On accélère !

- Peut-être un client ?

- Je ne retiens que les visages qui ne me reviennent pas.

- OK.

C'était un jour spécial, pour les pirates,

hier ? - Non. Pourquoi ?

- A moins d'être très, très, très fan des pirates,

je trouve bizarres les mecs

déguisés en flibustiers. - Oui.

- Hier, il n'y avait pas de soirée. - Eh ben, voilà.

Merci. - Bonne journée.

- Bonne journée. - Si. Si tu as 8 ans.

- Mardi gras. - Ou à mardi gras.

- Carnaval, tu peux. Mais au quotidien, non.

- Annabelle Perrin en comparution immédiate.

Oui. Très bien. Vous me tenez au courant. Merci.

Tapez aux portes. Vous me faites faire des crises de tachycardie.

- J'ai l'identité du pirate.

- Ah bon ?

- J'ai consulté les sites des salons de tatouage.

Je suis tombé sur le site de Lily Fiori.

Rien à voir

avec le chanteur. Elle a tagué le nom :

Ronan Triskel. "Mon homme" avec un coeur.

Ils doivent être ensemble.

- Bravo. C'est très bien.

- Je sais. Merci.

- Vous savez pourquoi Ronan était habillé en pirate, hier ?

- Il avait acheté un terrain

où il organisait des jeux d'aventure.

L'île de Barberoussette.

- C'était quoi, ces jeux ?

- Des épreuves dans un camp de pirates.

- Ronan était un passionné.

- C'était un rêve d'enfant.

Il a investi toutes ses économies dans son projet.

Hier, il accueillait ses 1ers clients.

- Son absence ne vous a pas inquiétée ?

- Il m'avait prévenue qu'il finirait tard et qu'il dormirait là-bas.

Je ne pouvais pas savoir.

- C'était qui, Barberoussette ?

- Barberoussette. Célèbre pirate. De son vrai nom, Gaspard Dot.

- Ah.

- Il aurait accumulé un énorme butin qu'on n'a jamais retrouvé.

Je racontais souvent cette histoire à Léa quand elle était petite.

- Oh la vache ! C'est un Accrobranche. J'adore ça.

Oh ! Une vigie !

- Paul ! Prudent, quand même. - Ne vous inquiétez pas.

Waouh ! Oh la vache ! C'est super haut, en fait.

Waouh.

Mon colonel !

- Oui ? - Il y a une chaloupe sur la plage.

- Descends. On va y aller.

- OK. J'arrive.

- On dirait qu'on a traîné quelqu'un.

- Ah... oui.

Ah.

Je rêve ou on a trouvé la scène de crime ?

- Tu ne rêves pas. Une fois de plus...

- Ronan Triskel. C'est comme "Lebellec". Ca sonne breton.

- Oui. Il venait de Saint-Malo.

Il est venu s'installer à Sète il y a 10 ans.

Un fan de pirates qui quitte

la patrie de Surcouf. Etrange. - Non. Surcouf était un corsaire.

Ca n'a rien à voir. - On est dans le même univers, non ?

- Non. Les corsaires travaillaient pour le gouvernement.

Les pirates sont des bandits. Rien à voir.

- Oh. OK. - Capitaine ?

- Merci. - Le portable de la victime. Alors ?

Dernier texto envoyé hier

à un fournisseur. Aucun intérêt.

Et dernier message vocal reçu hier soir à 20h.

pour ce que tu as fait à mon fils !

- L'appel venait du portable d'un certain Cyril Prou,

employé chez Nautilux.

- C'est l'entreprise qui a privatisé l'île de Ronan Triskel hier.

Le 1er client.

Ca se serait mal passé et C. Prou serait revenu pour le tuer ?

- Voilà. On se tient au courant.

- Vous avez trouvé quelque chose ?

- Oui. Regarde.

- Qu'est-ce que c'est ?

- On ne voit plus rien. - Non.

- Ca devait être suffisamment important. Vois avec le labo.

- Oui. Je m'en occupe. A plus tard. - Ouais.

- C. Prou est un très bon employé. Mais il peut se montrer sanguin.

Surtout quand ça concerne un de ses enfants.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Le CE avait organisé une sortie pour les familles. Cyril est venu

avec son fils de 7 ans, Enzo. Tout s'est bien passé

jusqu'à l'épreuve d'Accrobranche. Il fallait... trouver un indice.

- Il y a eu un accident ?

- Oui.

Enzo est tombé. Un câble était mal fixé.

Heureusement,

il a eu juste le poignet cassé, mais Cyril s'est jeté sur...

M. Triskel ?

- Oui. Ronan Triskel.

Et où est-ce qu'on peut trouver Cyril Prou ?

- Mon gosse a failli se tuer !

- Alors, je voulais qu'il paie. Mais je voulais de l'argent.

- Une indemnité pour l'accident de votre fils ?

On appelle ça du racket.

- Enzo devait jouer

l'Open Junior.

Mais avec ses fractures, il peut dire adieu à sa carrière !

- Vous auriez pu

vous arranger avec l'assurance. - Ce baltringue n'en avait pas !

Demandez à Benjamin. Il avait tout organisé.

Vas-y. Dis-leur. Raconte.

- Je n'étais pas au courant, moi.

Tout le monde était gagnant.

- Quoi ?

Comment ça ? - On avait un deal.

On privatisait son parc

et en échange, il me filait l'entretien de "L'Ange gardien".

- "L'Ange gardien" ? - C'est le nom de son sloop.

- Un navire de pirate ? - Ouais. C'est ça.

- Quand on a perquisitionné sur le site,

on n'a trouvé qu'une chaloupe.

- Il était en train de l'acheter. Je crois

qu'il avait fait une bonne occase. - Sacré investissement.

Ah ben, voilà.

- Commandant ? - Oui ?

- Ronan était bien fauché.

- Bizarre. Un compte à l'étranger, peut-être ?

- Il faut que je vérifie. - Et l'alibi de Cyril Prou ?

- Solide. Il a passé la soirée aux urgences avec son fils.

- Hum hum !

Vous ne me demandez pas ce que c'est ?

- Ca ressemble furieusement à un bout de papier brûlé.

- Mais je suis sûre

que ce n'est pas tout. - Non.

Bien sûr.

D'après le labo,

c'est l'original.

- Non ! - Oui.

- Non ! La marque noire ? - Oui.

Une sentence

de mort que les pirates envoyaient aux traîtres.

- Quelqu'un maudissait R. Triskel. - Oui. Pourquoi ?

- Tu sais, la chasse-partie ?

- Oui. - Quoi encore ?

- Code de conduite pirate.

- La pire trahison,

c'est de se faire voler son bateau. - Triskel était en train d'acheter

un sloop. Ah non. - Ben...

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?

- Non, mais c'est... C'est le mot "sloop". Ca l'a toujours fait rire.

Thomas aussi.

- Parce que "sloop", "slob".

Ils rient. - OK.

- Si. C'est drôle. - C'est con, mais c'est drôle.

- Très con. Et donc ?

- "Et donc"... Quoi ?

Ronan Triskel aurait volé un bateau ?

- A plus. - D'accord.

- Le seul navire que possédait

la victime est une chaloupe. - Sa copine tatoueuse

n'a pas entendu parler d'un bateau de pirate. Ca n'existe plus.

- Détrompez-vous. J'ai fait des recherches.

Il y en a plus d'une centaine.

Certains peuvent valoir plusieurs millions.

- "Plusieurs millions" ?

Quel gaspillage ! Si tu veux

mon avis... - On s'en passera.

N'est-ce pas ? - Oui. Juste pour une fois.

Alors.

Et ce sloop que la victime aurait acheté,

vous avez vérifié qu'il existe ? - J'allais contacter le RIF.

- Le Registre international français.

Ils répertorient

les navires du monde entier. - Merci, Célestin. Je vous encourage

à vous en charger.

Si vous trouvez quelque chose, contactez le propriétaire.

Merci. - Merci.

Célestin !

Alors, le RIF ? Ca m'aurait soûlée de le faire !

- Je n'ai pas encore fini.

Mais j'ai un truc intéressant.

Le labo a relevé des empreintes

sur la feuille

de la marque noire. Un certain Balthazar Dot.

Fiché pour des vieilles histoires de bagarres.

- C'est le gérant du resto qu'on a interrogé ce matin.

- Ah bon ?

- Mon général.

A bientôt.

- C'était qui ? - Le général Massard.

- Ah. - Il nous félicite pour Tessier.

- Hou !

- On sait pourquoi B. Dot a caché qu'il connaissait la victime ?

- Pas encore. Il n'est ni chez lui ni à son resto.

On essaie de le localiser.

- Comment s'appelait Barberoussette ?

Son vrai nom ? - Ton père me l'a dit. Gaspard...

Je ne sais plus. - Dot. Comme ?

- Balthazar Dot. - Il pourrait être son descendant ?

- Ca expliquerait sa passion pour les pirates.

Quel lien avec R. Triskel ?

- Commandante ? Des bonnes nouvelles.

"L'Ange gardien" existe vraiment.

Le sloop mouille dans le port de Mèze.

Son propriétaire devait

officialiser la vente aujourd'hui.

- Ronan Triskel.

- On a localisé Balthazar Dot. Devinez où ?

- SUR LE PORT DE MEZE.

- Hm.

- Moi, je suis prêt à vous l'acheter, votre bateau.

- Je ne suis pas certain.

- Pourquoi vous débarquez maintenant ?

- Vous allez devoir nous suivre.

- Pardon ? Jamais.

- Ho ho !

- Plutôt crever. - Du calme,

Surcouf. - N'y pensez pas. Une épée ?

Sérieusement ?

- Ca va. C'est bon.

- Les cow-boys ont toujours gagné contre les pirates.

Nous, on est plus hospitaliers.

Suivez-nous. - C'est trop d'honneur.

- Allez.

Il soupire.

- Ah ouais. D'accord. 5 plaintes pour coups et blessures.

- Il y a de la casse avec les clients bourrés.

- "De la casse" ? - Oui.

- C'était ça, avec Ronan ?

- Je ne l'ai pas tué ! - Vous avez prétendu

ne pas le connaître.

- J'ai paniqué. A cause de mon casier.

- Ce n'était pas plutôt à cause de la menace que vous avez proférée

contre lui ?

- Ca, c'est juste une blague.

Pour lui dire que je savais qu'il m'avait trahi.

- "Trahi" ? C'est-à-dire ?

- Ronan, c'était mon pote. On était dingues de pirates.

Surtout de Barberoussette. - Votre ancêtre.

- Je rêvais d'acheter le même bateau que lui.

Une goélette sur laquelle j'aurais pu organiser des soirées.

- Comme "L'Ange gardien".

- L'armateur le bradait à 100 000. - Et vous en avez parlé à Ronan.

- Et il m'a doublé. - Je comprends pour la marque noire.

Bon. Ensuite. Dites-moi. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Rien. Je ne l'ai pas tué. Hier soir, j'étais au resto.

- R. Triskel a versé à l'armateur

50 000 E. Le reste payable

à la livraison.

- Aucune trace du paiement.

- Il a payé via une banque maltaise.

- Ah. On dirait que notre victime cachait au fisc un joli pactole.

D'où venait cet argent ?

- J'ai demandé aux autorités maltaises de nous aider à obtenir

les relevés. - D'accord. Dites-moi.

Vous pensez quoi de B. Dot ?

- Rien.

Mais Inès pense qu'il cache quelque chose.

- Quoi ? Un complice ? Quelqu'un qui se serait attaqué à la victime,

de manière à ce que Balthazar reste au resto ?

- Possible.

- Vous vous occupez de Balthazar. Guillaume, tenez-moi au courant.

Célestin, vous êtes libre, ce soir ?

- Pardon ? - Vous avez quelque chose de prévu ?

- Je suis déjà pris.

- Il va falloir annuler.

J'aimerais que vous preniez Balthazar Dot en filature.

- Ah ! Ah oui, oui. Bien sûr. Je suis votre homme.

- Allez chercher vos affaires, alors.

- Eh ben, oui.

- Les nouvelles sont bonnes ? - Mais oui.

- Je me disais que nous pourrions dîner tous les 3, ce soir.

Toi, maman et moi.

- Non. J'ai quelque chose de prévu. - Et c'est quoi ?

- Heu... Un truc.

- "Un truc". Ton "truc", il ne s'appellerait pas Eloïse ?

- Ne pose pas les questions dont tu redoutes les réponses.

Et ça ne te concerne pas.

- Un petit peu, quand même. Tu es mon père. Je suis ta fille.

OK. Heu... Ca serait peut-être bien que tu lui parles.

- A Eloïse ? - Non. A maman.

- Pourquoi tu veux que je parle à ta mère ?

- Parce que vous êtes mariés depuis plus de 40 ans.

Sauf si j'ai raté un chapitre.

- Ah oui. Oui. Elle m'a quitté.

- Il est là, le problème. Ton ego ne supporte pas qu'elle t'ait quitté.

Mais elle t'a quitté parce qu'elle se sentait délaissée.

- A plus tard, Léa.

- C'est bon, commandant. J'ai même pris ma gourde.

Bonne soirée.

Les cloches sonnent.

...

- Tu sais que... le général Massard est venu en personne féliciter Léa.

- Ouais. Pour l'affaire Tessier.

- Et tu ne trouves pas que ce n'est pas juste ?

C'est toi qu'il aurait dû féliciter.

- Non. - Si. C'est toi qui as sauté

sur Tessier. - Oui, mais non.

Le commandant reçoit les honneurs. Au nom de toute l'équipe.

- Tu devrais devenir commandant. - Non. J'aime trop le terrain.

- Justement. C'est ça qui ferait de toi un bon commandant.

- Je suis bien comme capitaine. Avec Léa, on a trouvé un équilibre.

- "Un équilibre" ? - Oui.

- Pour qui ?

Pour toi ? Tu es sûr ?

Ou pour Léa ?

...

- Qu'est-ce que tu viens faire là ?

Tu ne veux pas aller te coucher, plutôt ?

Il prend des photos.

Tiens. Voilà autre chose.

Elle n'est quand même pas venue lui faire un tatouage, non ?

Ah ben, non.

Ou c'est une nouvelle technique.

...

Coucou, les amoureux.

Dites bonjour à l'objectif. - Merde.

- Tu n'as pas vu qu'on te suivait ?

- Calme-toi.

- Je suis doué.

- Tu ne pouvais pas faire attention ?

- Ca va ! - Vous vous calmez, déjà.

Depuis combien de temps

vous êtes ensemble ? - 2 mois.

- Ah ouais ! Et vous reprochez à Ronan de vous avoir trahis ?

- Ronan, il n'avait jamais une thune pour payer les factures

mais il a acheté un bateau ! - Il nous a roulés.

- Donc, vous avez décidé de vous venger.

- Quoi ? - A votre avis, pourquoi on est là ?

- Je ne sais pas. Mais c'était ma prochaine question.

- On voulait récupérer le trésor.

- Putain. - "Le trésor" ?

Quel "trésor" ?

- Celui de Barberoussette.

Gaspard était mon ancêtre. Son butin me revenait.

Voilà.

- Vous pensiez qu'il l'avait récupéré ?

- C'est ça. - Regardez. Il m'avait offert ça.

- Il a pu l'acheter chez le bijoutier.

- Avec quel argent ?

- Le labo va nous dire si elle date du 17e ou pas.

- Les relevés bancaires du compte maltais de R. Triskel.

Toutes les rentrées d'argent proviennent d'un négociant en or.

- Ca fait combien ?

- 125 000 euros.

- Quand même ?

- Ronan avait trouvé le trésor de Barberoussette.

- On ne va pas s'énerver. Il peut y avoir une autre explication.

- Imagine... - Je n'imagine rien.

- Sabine, imagine. - Non.

Je n'imagine rien du tout.

- D'accord.

Je retourne checker le campement.

- Emmenez Erwan. - Non.

- Ca suffit !

- OK. - Il est pénible.

- Un café ? - Non merci. Je rejoins ton père.

- Pour une filature ? Une perquise ?

- Non. On va au campement vérifier s'il y a un trésor.

- Je peux venir avec vous ? - Heu...

- Je n'ai rien à faire. Une chasse au trésor, c'est trop bien !

- Je sais de qui tu tiens.

Tu viens avec moi, mais tu t'arrangeras avec ton père.

- Oh.

Oh. Ca va ? Pas trop fatigant, de me regarder ?

- Il n'y a qu'une seule pelle. C'est le moins gradé qui s'y colle.

- Ouais. C'est ça.

Il est où, mon père ?

- Il parti fureter vers là-bas. - Ah.

Oh. Allez. C'est bon.

Ce n'est pas logique que le trésor soit là, à la vue de tous.

Attends.

Mon père voulait venir seul

pour pouvoir trouver le trésor tranquille, en fait.

- Heu... Oui.

- Chopé la main dans le sac.

- De quoi tu parles ?

- Vous nous avez laissés creuser pour rien.

- Surtout moi. Tu nous expliques ?

- Ah oui. J'ai vérifié les déplacements de la victime

et je me suis rendu compte qu'il venait souvent dans ce coin.

- Pour ce phare.

- Sûrement. Avec la réplique du phare du Mont-Saint-Clair.

- Ce n'est pas le même éclat.

- C'est-à-dire ?

- Au Mont-Saint-Clair, ce sont des éclats toutes les 2 secondes.

- On va aller régler ça. Allez.

Yes.

Quoi ?

Ah... Mais ce n'est pas vrai !

Tiens.

Oh !

Alors ? Qui a trouvé le trésor de Barberoussette ?

C'est Paul Marchal. Quand je pense

que j'ai failli passer à côté. Ta mère va être verte.

- Je ne suis pas sûr.

Un trésor de pirates avec des montres suisses ?

- Un trésor, c'est quelque chose d'ancien.

Là, c'est juste un magot.

- Quelle mauvaise foi ! Un trésor, c'est quelque chose de précieux.

Oui, c'est un trésor.

- Ben, non.

- Les bijoux viennent tous de vols commis en mer l'été dernier.

- "En mer" ? - "L'été dernier" ?

- Des yachts ont été attaqués.

Mode opératoire :

un homme seul, la nuit, qui vole les objets de valeur.

- Donc, si ces bijoux viennent de ces vols, ça voudrait dire que...

- Ronan était plus qu'un fan

de pirates. - C'en était un.

- Alors, le chasseur de trésor ?

La chance te sourit depuis que je suis ton mentor.

Tu as un rancard ?

- On ne dit plus "rancard".

- Ce n'est pas le sujet. Tu as utilisé ma méthode ?

- J'ai les oreilles qui traînent.

Tu lui as demandé des conseils de drague ?

- Je n'ai rien demandé. - C'est comme ça qu'on me remercie ?

- Qu'est-ce qu'il t'a conseillé ?

- Pour séduire, il faut maîtriser 2 notions.

- Je ne l'ai pas dit comme ça. - Surprise

et mystère.

- "Surprise et mystère". C'est complètement con.

C'est tout ? - Un peu de psychologie féminine.

- Arrêtez-vous.

Vous allez dire des inepties plus grosses que vous.

Si une fille te plaît,

montre-lui que tu tiens à elle

et respecte-la.

En cas de doute, fais le contraire de Célestin.

- Ce n'est pas comme ça que tu emballeras Noor.

Celle dont il ne faut pas prononcer le nom.

- Je vais vérifier les plaintes des plaisanciers.

Sinon, la tatoueuse a un alibi.

- Balthazar Dot aussi a un alibi. On repart de zéro.

On a un butin qui vaut plusieurs dizaines de milliers d'euros.

- Quelqu'un aurait-il pu être au courant ?

- Et si la victime avait un complice ?

Non, parce que tous les rapports mentionnent un seul voleur.

- L'acompte versé pour le sloop a été payé grâce à de l'or massif.

Si Ronan avait un complice, c'était un fondeur.

- Oui. Pour fondre de l'or, il faut plus de 1 000 degrés.

Qu'est-ce qui se passe ?

Tu as été touché

par le Saint-Esprit ?

- Un proche de la victime fait fondre du métal.

...

4 000 E en août. 6 000 E en octobre.

Vous avez fait de sacrés dépôts en cash.

Ronan Triskel vous donnait cet argent ?

- Avec les traites de la maison, je ne m'en sortais pas.

- Quand Ronan vous a parlé de "L'Ange gardien",

vous vous êtes dit que vous pourriez garder le magot ?

- Vous rigolez ou quoi, là ?

Je veux bien tomber pour recel.

Mais je ne suis pas un meurtrier.

Je ne sais même pas d'où venaient les bijoux.

Je n'ai tué personne.

- Ca va ? - Ca va.

- Alors ? Cette chasse au trésor ?

- Il s'agissait surtout de creuser.

- Il adore creuser. Il est content de te transmettre le métier.

Il est fier. Sinon, tu as des nouvelles de Noor ?

- Heu... Non. Pas vraiment.

Tu es sûre que je lui plais ?

Parce qu'elle ne répond plus à mes messages.

- Ne t'inquiète pas.

A moi non plus, elle ne répond pas. Elle bosse comme une folle.

En plus, avec toi, elle est timide.

Mais oui, je suis sûre que tu lui plais.

- OK. - Vraiment.

Je te laisse bosser. Bon courage.

- Merci.

- Tu n'as fait que la moitié ?

- Oui. A 2, on irait plus vite.

- Tu t'y prends mal.

Tu perds ton temps. Il faut lire en Z.

- Ca ne marche pas

pour les rapports. - Pas du tout.

Les infos importantes, tu les as quand les yeux lisent

en Z. Je te montre.

Alors.

Tu lis la 1re ligne. Tu laisses filer ton regard en diagonale

et tu lis la dernière ligne.

- Je connais. Je te dis que pour un rapport, tu ne peux pas...

Quoi ? Ne me dis pas

que tu as trouvé un truc ?

- Rose Belcier dirige Nautilux ?

- Le 1er client de Ronan Triskel.

- Elle et son mari font partie des victimes des vols en mer.

- Rose Belcier et son mari décident

de tester un bateau qu'ils rénovent. Ils partent

en croisière et Ronan Triskel les attaque.

- Mais ça se passe mal. - Le mari se défend.

- Il prend un coup à la tête, tombe. Rose plonge pour le sauver.

Mais elle ne peut rien faire.

- Et on retrouve le corps du mari deux jours plus tard sur une plage.

Une mort qui ressemble étrangement à celle de Ronan Triskel.

- Rose a voulu se venger ?

- J'en suis presque sûre.

- Regarde cette photo.

Tu ne vois rien ?

Non.

Tu n'as jamais été très bijoux.

Regarde la bague.

- La bague de la tatoueuse. - Celle de Lily Fiori.

- Je ne pensais pas la revoir.

- Dans le rapport d'enquête, il est écrit que Ronan Triskel

était masqué.

Comment vous l'avez reconnu ?

- Après la chute d'Enzo, Cyril a déchiré ses vêtements.

C'est là que j'ai vu son tatouage. Je l'ai reconnu.

- Vous n'avez pas mentionné de tatouage, à l'époque.

- Je l'avais refoulé.

Quand je l'ai vu, il y a tout qui est remonté.

La peur.

La douleur.

Je me suis précipitée chez moi pour me réfugier.

La maison était vide.

Tout me rappelait l'absence de mon mari.

Je suis restée un moment à me demander ce que j'allais faire.

J'ai décidé de retourner au campement pour le faire parler,

enregistrer ses aveux pour les donner à la police.

Il s'est moqué de moi. Il m'a traitée de folle.

- Alors...

Vous l'avez tasé, attaché, emmené au large ?

Vous espériez quoi ?

- Je voulais qu'il ressente...

La douleur.

La terreur. Ce qu'il avait fait subir à mon mari.

Il aurait dû parler.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je l'ai...

Il a voulu se détacher. J'ai eu peur. Je l'ai poussé.

Je n'ai rien fait. Je ne voulais pas le tuer.

Le pire, dans tout ça, c'est que ça ne change rien.

Sa mort, elle ne change rien.

J'ai le coeur vide.

Pour toujours.

...

- Noor ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je vais prendre un verre avec Inès - Chouette.

- Désolée de ne pas t'avoir répondu.

C'est un peu compliqué. - Pas grave.

J'ai compris. - Non.

Moi aussi,

j'avais très envie de te voir. C'est bien qu'on se parle en vrai.

- Ouais. - Salut, ma cousine.

- Salut. - Ca va ?

- Oui. - Je ne peux pas venir.

J'ai une urgence. - Oh non.

- Je ne sais pas si tu es dispo, mais vous pouvez en profiter

pour y aller.

Je lance l'idée comme ça.

- Merci. - J'y vais.

Salut.

- Elle fait souvent ça ?

- Je ne sais pas. C'est trop gênant.

Bon.

Tu es dispo ?

- Oui, carrément, parce que je ne fais rien.

- Paul !

Paul, attends. Tu as une minute ?

En parlant d'Inès, vous en êtes où, tous les deux ?

- De ?

- De la mutation.

- Ah. On n'a pas tranché.

- C'est dommage qu'on en arrive là.

On avait trouvé un équilibre. - Surtout pour toi.

- Pardon ?

- Tu as le beau rôle. La famille, la carrière, les honneurs.

Moi, je dois m'effacer, comme sur l'affaire Tessier.

- Tu dis n'importe quoi. Tu sais que je m'en fous, des honneurs.

Je valorise toujours les équipes.

- Qui est-ce qu'on félicite ?

- Ca ne t'a jamais dérangé.

Tu n'as jamais voulu d'une position d'autorité.

- Oui, mais ça t'arrangeait bien.

Je passe à autre chose. Qui prend tous les risques ?

- Parce que je n'en prends pas ? Combien de fois je t'ai protégé ?

- Je t'ai protégée aussi.

- Bien sûr, mais je ne te fais pas de reproches. Je ne comprends pas.

france.tv access

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.