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Zulu
...
- Vous êtes
assigné à résidence.
Vous n'avez pas
respecté les ordres.
- Mes collègues prenaient des risques pour arrêter le tueur.
J'allais pas
rester chez moi.
- Comment avez-vous su qu'une opération avait lieu ?
Quelqu'un vous a informé ? - Mais non.
Je faisais un footing dans le coin et j'ai vu
les barrages.
- Heureux hasard.
Vous n'avez pas
trouvé mieux ?
Et la douille de votre arme retrouvée chez Lacombe ?
Et les victimes seraient
des criminels que vous n'avez pas coincés ?
- Je ne comprends pas.
- Evidemment, c'est un complot.
Vous faites partie de la "short list".
Vous aviez la possibilité
de commettre les crimes.
- Vous m'accusez
de meurtre ?
- Vous vouliez mettre ces deux salopards hors d'état de nuire
de façon radicale.
- Vous êtes malade.
- Vous n'en faites
qu'à votre tête,
d'après votre dossier.
Mais cette fois...
Vous le payerez cher.
- C'est pas possible.
C'est un cauchemar.
...
- Vous ne pouvez pas accuser le capitaine sans preuves.
- Ca viendra. - C'est
nous qui enquêtons. - Pourquoi ne pas
avoir signalé
son cas ? - J'ai jugé
que l'assigner à résidence était amplement suffisant.
- Bien sûr. C'est votre gendre ? - Ex-gendre.
- Il a aussi
droit à un traitement de faveur. - Non, colonel.
Mais la confiance que j'ai en le capitaine Marchal est totale.
Vraiment
totale, je réponds de lui.
- L'assassin est l'un
de vos hommes.
Vous répondez
de tous ?
- Si on veut être
objectif, il a des arguments.
Bon Dieu ! Avec l'IGGN sur le dos, je vais devoir mettre Paul à pied.
Qui l'a prévenu de l'opération ?
Parce que son truc
de jogging...
- T'es sérieux ?
Ah oui.
Qui a intégré son petit-fils à la brigade ?
Voilà où ça nous mène.
Je peux te parler ?
J'ai bien voulu te laisser ta chance et tu fais n'importe quoi.
- Je suis désolé.
- Ces infos ne doivent pas sortir. - Tu aurais fait quoi à ma place ?
- Si on ne t'avait pas couvert,
tu aurais l'IGGN sur le dos.
Thomas, il y a
des limites à ne pas dépasser.
- Comme tu fais.
- Ca va pas bien.
Tu vas retourner à la photocopieuse.
- Comment il a pu nous échapper ? Il n'a pas traversé à la nage.
Quand on est arrivés, il n'y avait que Marchal ici.
- Tu vas pas t'y mettre !
Bon, écoute... Le suspect est un gendarme.
Il va se faire choper.
- OK. Tu fais quoi ?
- Comment passer inaperçu ?
- En se camouflant.
- Voilà, et parmi les gendarmes ?
- En devenant gendarme.
- Il court après Marchal avec nous.
Tu comprends ?
- Il a eu du bol. - Pas seulement.
Pour trouver la solution en un 1/4 de seconde, il faut du sang-froid.
- Et des nerfs d'acier. Comme un joueur de poker.
Ou un serpent.
C'est hyper vicieux.
- Du nouveau ?
- Pas grand-chose.
- Alors...
Aucune empreinte sur le volant
ni ailleurs.
- Il était ganté. - Oui.
Le témoin est formel :
il portait un vêtement avec une capuche noire.
- S'il s'est mêlé à nous, il devait
être habillé en gendarme dessous.
Il l'a enlevé.
- C'est ça.
- Y a pas de fumée sans feu.
- J'en sais rien.
- Si l'IGGN a débarqué, il y a forcément un souci.
- Je le connais pas bien.
Tu l'imagines buter Lacombe et écraser Blasco ?
- Non. - Bizarre.
- Du boulot
pour vous.
Vous allez retracer les mouvements
des collègues lors de la battue dans les bois.
Le tueur n'était pas là au début.
- Mais pourquoi
nous ?
- Ca vous évitera de trop penser.
Et vous n'êtes pas sur la "short list" car vous étiez en 1re ligne.
Donc, vous me trouvez
qui était où à quel moment.
D'accord ? - Dans le détail.
- C'est ça. - Ca va être long.
- Ca va encore créer
des tensions avec les collègues.
C'est obligé puisqu'on a un suspect ?
- On n'a pas de suspect. Marchal est suspendu à cause
d'une enquête de l'IGGN,
pas pour suspicion de meurtre.
- OK.
...
- Là, regarde.
- Il reste peut-être des traces d'ADN.
- Je pense pas, mais il n'y a pas que ça comme trace.
- Oui, des odeurs
corporelles. - Exactement.
Un chien couine.
...
- Allez, viens.
...
Le chien aboie.
- Quoi ?
Non, non.
- Le chien ne ment pas.
- J'ai trouvé le sweat, c'est pour ça que le chien a senti mon odeur.
- Pourquoi l'avoir caché ?
C'est une pièce à conviction capitale.
- J'avais les mains pleines de boue, je me suis essuyé.
- C'est
une faute professionnelle grave.
En plus, vous avez déjà écopé de plusieurs rappels à l'ordre.
Deux gardés à vue vous ont accusé de violence.
- Vous le savez, on ne peut pas toujours garder son calme.
- C'est ça, un peu sanguin.
Sous-lieutenant Sirinelli,
il est 16h01, vous êtes placé en garde à vue.
Léa, Sirinelli est en garde à vue.
Avec l'IGGN sur le dos, on n'a plus de marge de manoeuvre.
Alors, aucun contact avec Paul.
- A vos ordres.
Bon, on récapitule.
Le meurtrier s'en prend à des criminels impunis.
- Un braqueur qui nous échappe,
un dealer qui s'en sort
toujours. - Et l'explosion de la voiture ?
- On ne saura jamais, l'important, c'est d'avoir fait foirer le plan.
- Tu as bossé sur ces affaires.
- Je sais, je vois pas le rapport.
J'ai jamais été
en conflit avec aucun collègue.
- Aucune idée ?
- Non.
- OK.
Le dossier de Sirinelli et la "short list". Tu trouveras
peut-être quelque chose. - Super.
- Soler.
Oui, Sabine.
Quoi ?!
D'accord.
Il a envoyé un mail.
Il est crypté.
S'il essaie de nous faire perdre du temps,
c'est qu'il se sent en danger.
- Bon, ça vient ?
- Je fais ce que je peux.
C'est hyper sophistiqué.
- Ca me rend dingue !
- Ah !
Regardez.
- "Tout ça pour ça !
"Résultat de l'opération menée par le Cdt Soler : néant.
"Si vous mettiez autant de moyens à traquer les vrais criminels..."
- "PS : au 41 bd des Arceaux,
"arriverez-vous à empêcher le pire à temps ?"
- Quelle merde !
...
- Je comprends pas.
Il reste que 20 mn.
- Il nous fait cavaler, il y a que dalle.
- Rien de particulier.
- Un système
de mise à feu sous la bagnole !
- Dégagez !
- Rentrez chez vous !
- Poussez-vous.
Voiture piégée au 41 bd des Arceaux.
Equipe de déminage
demandée.
Appel.
- Hé, il y a quelqu'un
dans le coffre !
...
- Il reste moins de 5 mn.
Restez
calme !
- Il va tout faire sauter.
- Ne bougez pas !
- On fait quoi ?
A vos ordres.
- Il a dit quoi ?
- On reste là.
Il reste 3 mn.
- Au secours !
- J'y vais.
- Fabrice.
Fabrice !
Reviens ici, c'est un ordre !
- Fabrice !
Fais pas le con !
- C'est bon.
C'est pas connecté.
...
- M. Germain...
Vous êtes en sécurité.
- Je...
C'était atroce.
- Prenez votre temps.
Vous avez eu peur.
- Je rentrais
chez moi et j'ai
reçu un coup.
Et puis, le noir.
Je me suis réveillé...
J'ai cru mourir.
- Vous avez vu
l'agresseur ?
Ou quelque chose ?
- J'ai pas vu sa tête.
- Tu dois pas
revenir.
- Ne t'inquiète pas, cette fois, l'IGGN ne pourra pas m'accuser.
- Comment ça ? - Quand il a été
kidnappé, j'étais en interrogatoire.
Je vais
aller lui parler.
Excuse-moi.
On se connaît.
La 1re fois que sa femme
a appelé, j'ai pris sa déposition pour coups et blessures.
C'est votre sport
du dimanche.
- Il n'a pas de casier.
- Elle s'est rétractée,
il l'a manipulée.
Pas de plainte, pas de poursuite.
Mais la partie est terminée.
Ce type a tué la 1re victime
d'une balle en pleine tête.
Il a écrasé la 2e avec sa bagnole.
Il sait où vous êtes.
- Pourquoi ?
Vous devez
me protéger.
- Il y a une solution, c'est la détention
provisoire. - C'est bien, en prison...
Il ne vous arrivera
rien.
- On peut vous aider.
Mais il faut reconnaître les faits
pour votre femme.
- Pas trop pénible cette garde à vue ?
- Je dois remercier le tueur, c'est ça ?
- Rompez, Sirinelli.
- Le capitaine
Marchal a interrogé une victime ?
- Bonjour aussi, colonel.
Oui, j'ai levé sa suspension et la garde à vue du sous-lieutenant.
L'affaire Germain est leur alibi. - Ca vous suffit ?
- Colonel...
Si on ne peut pas commettre tous les crimes, on n'en commet aucun.
En fait,
vous aviez raison de me dire qu'on réglait les problèmes en famille.
Nous sommes une famille.
Pas à cause
de nos noms mais parce qu'on est tous soudés.
Du plus haut gradé jusqu'au simple gendarme,
on se serre les coudes.
Même quand le loup est parmi nous.
Excellente journée.
- Ah !
Ah ! - Tu te défoules ?
- Oh, putain !
C'est dur.
Ah !
- Désolée
de t'avoir mis à pied. - Tu n'avais pas le choix, Léa.
- C'est tendu.
OK.
Tu penses quoi pour Germain ? Il a changé de méthode
ou quoi ? - Il proportionne les peines.
Il veut rendre justice.
Et la peine est proportionnée.
La mort pour Blasco
et Lacombe, des tueurs, et la torture pour Germain.
- Oeil pour oeil, dent pour dent... avec un petit raté pour Blasco.
- Il commet
des erreurs. Il loupe Blasco et manque de se faire choper
et il kidnappe
Germain quand je suis interrogé. - Il se croit
tout-puissant. - Ou il a
la haine. - D'accord.
Mais l'explosion de la voiture aurait pu tuer des innocents.
- Oui.
Il me cherche.
Et il va finir
par me trouver.
- Fais attention.
- J'arrête les abdos.
Je fais gaffe.
A plus.
Hé, salut, Bistouri-man ! - Salut.
Ca va ?
L'enquête avance ? - Pas terrible.
Il reste 9 noms et je ne vois pas du tout qui pourrait m'en vouloir.
- Oui.
J'aimerais t'aider mais...
- Blasco est sorti du comas.
Il pourrait
peut-être identifier celui... - Je t'arrête tout de suite.
Le chirurgien qui lui a sauvé la mise est un pote de fac.
Il ne te laissera pas l'interroger.
- Mais tu pourrais
lui demander, toi.
Oublie ça.
Mais comme tu semblais vouloir
m'aider...
Vu que tu as un pote.
- Je le crois pas.
J'ai promis qu'on y allait mollo. S'il n'est pas bien, on arrête.
- C'est pas le genre à nous aider.
- Où est le gendarme ?
- Putain !
A l'aide !
Quelqu'un !
- Ca sent l'amande.
Il a été empoisonné au cyanure.
...
- Capitaine, ça va ?
Il se passe
quelque chose ?
J'aurais jamais dû quitter mon poste.
Je m'en veux. - Ah bon ?
C'est pas le seul
problème. Vous auriez pu
tenter d'empoisonner Teddy Blasco.
- Moi ?!
Pourquoi j'aurais fait ça ?
- Le tueur
s'en est tiré en enfilant son costume de gendarme.
Vous auriez pu
mettre la perfusion,
partir et vous arranger pour tomber
sur Marchal. - Mais non.
Le tueur a dû me voir quitter mon poste et en a profité.
Je sais pas, moi !
Je ne suis pas un assassin.
- On l'a exclu parce qu'il était présent
lors de l'explosion. - Il n'était pas en service
juste avant.
- On ne l'a pas vu au début de la battue, il aurait très bien pu
renverser Teddy. - Il n'était pas en service quand
on a kidnappé Germain.
Il a pu faire les 3 coups.
Les boules !
- Vous pensez
que c'est Yann le tueur ? - Non.
On vérifie, c'est tout.
- Il est généreux.
Il est toujours
prêt à aider, ça peut pas être lui. - Avec toi,
tout le monde, il est beau...
- C'est quand même quelqu'un d'ici.
- Peut-être... mais pas Yann.
Il était là.
- D'accord.
Merci.
- Mon colonel.
- Vous avez du bol, M. Blasco.
Renversé, empoisonné
et toujours vivant.
- C'est pas grâce à vous et tu vois pas comme je souffre.
Tu peux
me filer un kawa ? - Non.
Finis déjà ton croissant
et on verra, OK ?
Bon !
C'est lui qui t'a
renversé ? - Tu peux remonter mes coussins ?
- Non.
Mais je peux
sortir et laisser la porte ouverte au cas où le tueur serait
dans le coin.
- Non.
- Tu es sûr ? - Il a voulu me buter quand même.
Le chauffeur,
je sais pas, il allait vite.
Mais celui qui m'a mis la perf n'était pas bouffi
comme ça.
- OK.
On va
reprendre.
C'est lui ?
Concentre-toi.
- C'est n'importe quoi.
D'où c'est moi
qui dois identifier
votre type ? - Réponds à mes questions.
- C'est pas lui.
Non plus. Hé, je bosse pas
pour vous. - Tu es sûr ?
- C'est pas lui.
- Merci, Inès.
- Alors ?
- Chou blanc avec Blasco.
Il n'a reconnu personne.
- Il baratine ? - Non.
Je vois pas pourquoi.
- On se serait gouré.
Le tueur n'est pas
sur la liste. - Voilà pourquoi ça n'a aucun sens.
Putain !
Je demande à Inès qu'elle montre la liste à Teddy.
On va reprendre
chaque dossier un par un.
- Je suis tellement soulagé.
- C'est du passé.
Juste une question.
Vous vous souvenez
de ce qui s'est passé avant que la voiture n'explose ?
Qui de vous ou Tessier a voulu prendre cette rue pendant
la patrouille ?
- Je sais plus.
- Qui a vu le véhicule
en premier ?
- On parlait et à un moment, on l'a vu.
- C'est important, Yann.
- Merde ! L'affaire Michel Maillard.
- C'est quoi ? - Un type
condamné pour viol à tort.
2 ans après, j'ai arrêté le coupable.
Mais le gendarme
concerné a pris un blâme.
- Fabrice m'engueulait car je mangeais du chocolat.
Oui, il m'a demandé
s'il devait tourner, mais je sais pas si j'ai répondu.
Là, il a vu le véhicule.
Il m'a dit : "T'as vu comme il est garé ?"
J'ai vu l'autocollant Breizh.
- Il l'a donc remarquée en premier ?
- C'est ça.
- Il était responsable d'une erreur judiciaire
et un collègue l'a corrigée.
- Il y a de quoi être humilié. - Il a manqué sa mission.
- Pourquoi il est allé voir ?
- Il m'a dit de vous appeler.
C'est important ?
- Non, non.
Merci.
- Faillir à son devoir, c'est parfois pire que tout.
- En particulier pour ce gendarme.
- Putain !
Tessier !
- Il a joué la victime.
- Oui. - On sait.
- OK, merci.
- Alors ?
Blasco l'a formellement identifié.
Fabrice savait que Yann irait chercher à manger
et qu'il pourrait
entrer.
- Il savait que la portière allait le protéger lors de l'explosion.
- Impossible de le soupçonner.
Le héros de la brigade !
Il m'a repéré pendant
la battue.
Il a dû jubiler quand j'étais dans les pattes de l'IGGN.
- Il s'est toujours donné le beau rôle.
Oui, envoyez-moi Tessier.
Ca fait des années qu'il rumine
sa vengeance, sa haine contre toi, contre la hiérarchie, il est...
Téléphone.
Oui ?
D'accord.
Il répond pas.
- Sandra, tu as vu Tessier ? - Il vient de partir en patrouille.
- Merci.
- Vous avez vu Fabrice ? - Non.
- Il est parti sans moi, bizarre.
- Comment est Tessier dernièrement ? - Ca va.
Enfin, depuis son divorce...
- Il est divorcé ? - Oui.
Il était imbuvable,
toujours
en colère. Avec moi, il est toujours super sympa.
- Super sympa.
- OK, Paul.
Fabrice a pris un pistolet et 3 chargeurs.
- Et il a imité votre signature.
- Il est au courant. - Il a dû
apprendre que Teddy était vivant. - On ne peut pas prendre
le risque qu'il ouvre le feu
n'importe où.
- Il ne s'en est pris qu'à des criminels.
- Là, il est acculé.
- On doit le faire revenir sans qu'il se méfie.
Il n'y a qu'une solution.
- A toutes les unités, ordre de revenir immédiatement,
intervention niveau 2. On vous expliquera.
Je répète.
Ordre de revenir immédiatement.
- Alors ?
- Où est Thomas ?
- Je sais pas.
- Non plus.
- Quelqu'un a vu Thomas ?
- Non. - Non.
- Répondeur.
- Ordre de revenir immédiatement, Tessier, on a une suspicion
d'enfant en danger.
Sonnerie. - Ah !
Oui, tu es où ?
en patrouille avec Fabrice.
- Allô ?
Thomas ?
Il est avec lui.
Dans la voiture.
- Quand il arrive, on fait comme d'habitude.
Vous chargez le matériel et répartissez les véhicules.
C'est important.
OK ?
On fait comme si de rien n'était, pro mais cool quand même.
D'accord ?
Je compte sur vous.
Allez !
On est
- OK, super.
Si Tessier a compris, il n'a plus qu'à tirer dans le tas.
Ils arrivent.
- Bien reçu.
- C'est parti.
OK.
Vous allez vous occuper de ce secteur.
On déploie 24 hommes.
Une au sud, rue Boulet,
et rue des Ecoles. On va aussi
déployer une patrouille devant...
- Tu viens ?
- Un homme...
Thomas,
va-t'en, écarte-toi.
- Tom, ça va ?
- Oui, super.
- Cool.
Qu'est-ce que tu fous ?
On part pas
en guerre.
- Lâche-moi.
Lâchez-moi !
Lâchez-moi. Tu me menottes ?
Menotte-moi !
Vous avez ruiné ma vie.
Ma carrière !
Il n'y a que moi qui aie le courage de faire justice !
- La justice ?
Torturer et buter des gens ?
T'es pas un justicier.
Mais un criminel.
- Va te faire foutre !
Tu te crois supérieur aux autres.
Au-dessus !
Hein ? Réponds-moi !
Réponds-moi.
Je te déteste.
- La ferme, Tessier.
La ferme.
Vous avez suffisamment souillé votre uniforme.
Emmenez-le.
...
- Je me suis rendu compte de rien.
Je lui parlais, quoi.
- Bon...
Tu as été super. Tout ça, c'est à cause de moi.
Si, si j'avais pas été son père,
il l'aurait jamais embarqué. Il a fait ça pour me punir.
- Tu dis n'importe quoi.
Ca confirme
ce que je disais. Oh !
Tu dois changer de gendarmerie.
- Arrête, maman ! - Non, regarde.
- Allez !
...
- Ca va ?
- Ca va, oui.
- Je pensais...
Ta mère a
raison pour ton stage. Si tu le faisais
ailleurs, tu rencontrerais d'autres gens, tu verrais d'autres
méthodes.
- Je sais pas encore.
- Tente Lille.
- Lille ? Ma mère voyait un truc plus proche.
- Je sais, Thomas, mais là-bas, tu aurais ton indépendance.
Et... à propos de Lille...
Tu plais à Noor.
- Ah oui ?
- J'ai rien dit.
...
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