Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
- N'importe quoi.
- Alors,
qu'est-ce que tu fais ?
Tu rattrapes ton retard sur les infos depuis 25 ans ?
- C'est ça. J'ai passé en revue 97. J'arrive à 98.
- Hmm...
- Mais non ! Oh !
L'équipe de France a été championne du monde en 98 !
Tu le savais ? - Ben, oui.
- C'est énorme d'avoir oublié ça. - Si ça peut te rassurer,
on a tellement fêté cette victoire que c'est encore un peu flou.
- Raconte.
- On s'est mis une mine phénoménale et, le lendemain,
quand on a eu récupéré... - Pardon
de vous déranger.
- Pas du tout. On parlait de nos souvenirs.
- J'ai demandé au CNAOP de nous transmettre le dossier de M. Casal.
- Pour avoir le nom de sa mère biologique ?
- Ben, oui.
- Je crois qu'on a une petite idée là-dessus.
Bon,
je récapitule.
Manon voulait retrouver ses parents biologiques.
- Et elle se sert de son ex pour avoir accès
aux fichiers du CNAOP, elle trouve l'info qu'elle cherche...
- Elle lâche son boulot
et se fait embaucher à l'hôtel. - Et pas n'importe lequel.
- Je venais l'été faire des saisons.
On était une bande de copains.
En grandissant, on a commencé à flirter.
Et un soir, il y a 25 ans...
C'était juste un amour de vacances, enfin...
C'était pas important.
- Et vous êtes tombée enceinte ?
- Oui.
J'étais trop jeune. Je me voyais pas élever un enfant.
Mais c'était trop tard pour avorter,
alors j'ai dû accoucher sous X.
- Manon a grandi entourée d'amour.
- C'est sûr, c'était ma fille ?
- Oui.
Elle a pris des risques, mais elle vous avait retrouvée.
- Mais pourquoi elle ne m'a rien dit ?
- Elle a peut-être eu peur de vos réactions.
Ou elle n'a pas eu le temps.
- Quelle horreur !
Si seulement j'avais su.
- Je vous raccompagne ?
- Vous enquêtez sur Rudy Ferraud ?
- Oui. Vous le connaissez ?
- Ben, c'est lui, le père de Manon.
...
- Personne n'a pensé qu'il avait pu être assassiné.
- On sait, Mme Verdier.
Est-ce que Rudy était au courant qu'il était papa ?
- Quand j'ai accouché,
je voulais pas garder ça pour moi et je l'ai appelé
pour le prévenir que je pouvais pas assumer un enfant.
- Vous avez vu Rudy après l'appel ? - Non. Mes parents m'avaient demandé
de ne plus revoir la bande.
Je pensais pas devoir reparler de ça 25 ans après.
- Qui savait pour votre grossesse ? - Juste mes parents.
- Pas Daniel Verdier ? Il était
votre employeur. - Je lui ai pas dit.
Pourquoi vous m'interrogez ? - Manon et Rudy ont été tués
à 25 ans d'écart et le seul lien entre elle et lui, c'est vous !
- Pour résumer : il y a 25 ans,
Daniel Verdier tient un hôtel
où Ingrid travaille comme saisonnière.
Germaine Ferraud
tient une paillote sur la plage. - A l'époque,
elle n'avait pas le camping ? - Non.
Rudy, que Germaine considère comme son fils,
a une histoire d'un soir avec Ingrid,
qui tombe enceinte et accouche sous X d'une fillette : Manon.
- Ingrid tient l'hôtel avec son mari et Germaine Ferraud tient
un camping avec Samuel.
Depuis quand ?
- Plus de 20 ans, puisqu'ils l'ont eu 1 an après la mort de Rudy.
- Ta mémoire revient.
- Non. C'est marqué dans le dossier d'enquête.
- Il y a quelques semaines,
Manon débarque, bilan 2 morts,
la fille, et 25 ans avant, le père biologique.
- On est sur la saga de l'été.
- Une tragédie shakespearienne.
- Ca dépend du niveau
de culture. - OK.
On sait que Manon recherchait ses parents biologiques.
S'il vous plaît ! Elle avait retrouvé sa mère.
- Peut-être l'identité de son père. - Aurait-elle appris que son père
ne se serait pas suicidé ? - Faut vérifier que Manon cherchait
Rudy. - Je peux m'occuper des Ferraud ?
Pardon.
Je vais m'occuper des Ferraud.
- Avec Erwan et Célestin.
- Non. Je me démerde seule. - Ca va être long.
- Assieds-toi, maman.
Ca va ?
Hier, vous nous balancez que Rudy a été assassiné,
aujourd'hui,
qu'il avait une fille morte aussi ? Vous allez tuer ma mère !
- Madame fait son travail.
Comment s'appelait cette petite ? - Manon.
- Manon.
Quelle horreur !
Comment Ingrid a pu faire ça à mon Rudy ?
A l'époque, j'ai bien vu qu'il me cachait quelque chose.
- En parlant d'Ingrid, vous avez gardé contact avec elle ?
- Non.
Il nous arrive de nous croiser, bien sûr,
mais on n'a rien à se dire.
C'est devenu une Verdier.
On n'est pas du même monde.
- Entre leur hôtel de luxe et notre camping, y a rien en commun.
- J'avais compris.
Mme Ferraud,
vous n'avez jamais vu Manon ? Elle n'est jamais venue ici ?
- Non. Je ne l'ai jamais vue. Ca, c'est sûr.
Mais bon... je ne suis pas tout le temps là non plus.
Demandez à Victor, à l'accueil. - Et où puis-je le trouver ?
- La gamine est passée la semaine dernière
pour parler à Germaine et Samuel. Ils n'étaient pas là.
- Pourquoi vous leur avez pas dit ? Ni à nous, hier, quand on était là.
- Je sais pas. J'ai rien compris à son histoire.
Elle m'a dit être la fille de Rudy, mais Rudy n'en a pas eu.
- Que voulait-elle savoir ? - Si j'avais connu son père.
- Et ?
- Je lui ai dit la vérité. C'était mon meilleur ami, à l'époque.
Elle m'a interrogé à son sujet, elle a filé et n'est pas revenue.
Elle a fait une connerie ? - Non. Elle a été assassinée.
Un portable sonne.
Excusez-moi.
Je vibre.
Ah, putain, c'est vrai.
Pardon.
Oui, Paul !
- C'est pas la peine de crier, Léa.
- (Pardon, j'ai oublié.)
- Du nouveau ?
- Oui.
Manon savait que Rudy était son père.
Comment l'a-t-elle su ? *-Je crois le savoir
parce qu'on a reçu le fichier du CNAOP que Manon a piraté
et on a le nom de sa mère biologique, Ingrid,
et celui de l'assistante sociale qui s'est occupée du dossier
jusqu'à l'adoption des Casal.
*-Tu penses
qu'elle a vu l'assistante sociale ?
- Peut-être. Ca coûte rien de vérifier. Je peux le faire.
A plus. Bisous.
- Bisous partout.
*Bisous.
- Je...
- Tu ne lui as toujours pas dit qu'on était ensemble.
- Non. C'est pas un sujet facile à glisser dans une conversation.
- C'est une info à part entière et peut-être que tu dragues ton ex.
- Mais pas du tout ! N'importe quoi.
Je t'ai dit, c'est du passé, Léa et moi. On en a déjà parlé.
- Je te fais confiance. J'espère que j'ai raison.
Une fois que je suis engagée, je défends mon territoire.
- Bonjour, Erwan. - Capitaine.
- On peut se parler ? - Oui.
- Assieds-toi.
Je te dois
des explications.
Le vrai prénom d'Ondine, c'est Eva.
Elle est malentendante
et je l'ai rencontrée là où j'enseigne la langue des signes.
- Vous m'avez piégée avec l'appli ?
- Non, Erwan. Tu rencontrais personne sur cette appli.
J'ai pensé qu'avec Eva, ça pouvait matcher, donc elle s'est inscrite.
J'ai juste donné un coup de pouce au destin.
- Et vous avez pensé qu'elle pourrait me plaire ?
- Parce qu'elle est géniale.
Mais elle pense qu'à cause de son handicap, personne ne l'aimera
et surtout pas un entendant.
Alors que moi, je pense que toi, tu ne t'arrêtes pas à ces choses.
- Mais malgré nos conversations,
elle a peur de me rencontrer.
- Tu te trompes.
Elle tient vraiment à toi.
Ce qu'elle t'a écrit
est vrai, elle t'a pas menti. - Contrairement à vous.
Ca fait des semaines
que je me confie et que vous prétendez ne rien savoir.
- Je te demande pardon.
Tout est ma faute. Eva n'y est pour rien.
- Ecoutez, j'ai besoin de réfléchir à tout ça.
- Madame Oréac ? - Oui.
- Excusez-moi... Capitaine Marchal.
Je sais que vous êtes bénévole
à temps plein dans cette paroisse.
Avez-vous vu cette femme récemment ?
- Oui.
Il y a 10 jours. Manon avait vu mon nom sur son acte de naissance.
- Vous lui avez dit qui était
son père. - Oui. Je suis plus liée au secret.
J'ai vu tant de souffrance.
- Et Rudy était mort.
Ca aussi, vous lui avez dit ? - Oui.
- Je sens qu'il y a autre chose.
- Manon voulait en savoir plus sur son père.
- Juste avant sa mort, Rudy voulait récupérer Manon.
Il était prêt à tout pour ça. - Même à se faire virer de l'armée.
- En parlant
avec Mme Oréac, Manon comprend que son père n'est pas suicidaire.
- Elle a découvert que la famille de Rudy tenait un camping.
- Avant, elle est retournée voir ses parents adoptifs, M. et Mme Casal.
- Vous n'avez pas tout dit.
- A l'époque, Mme Oréac les a prévenus.
- Que Rudy voulait reconnaître
sa fille ? - Et que l'adoption serait annulée.
- Ca ne s'est pas produit grâce à la mort providentielle de Rudy.
- Trop providentielle.
Non ? - Hmm...
- Que les Casal aient tué Rudy par peur de perdre l'adoption de Manon,
OK, mais pourquoi auraient-ils tué leur fille 25 ans plus tard ?
Aïe ! - Ca va ?
- Ca va.
- On doit voir le docteur.
- Oui, je suis pas amnésique.
Je suis sûre de mes sentiments.
Qu'on soit en 1996,
en 2100, laissons-nous une 2e chance.
- Quand tu recouvreras la mémoire, tu changeras d'avis.
- C'est toi qui dois recouvrer la mémoire. Moi, je t'aime.
- Non.
- Chut ! Je vais préparer
mes affaires. J'arrive !
- Mais de quoi vous parlez ?
On n'a jamais su qui était le père biologique de Manon.
- M. Casal, vous voulez nous parler seul ?
- Non. Je peux plus garder ça pour moi.
- Garder quoi ?
- Vous voulez avouer un meurtre ?
- J'ai tué personne.
- Mais vous avez vu Rudy
sans le dire à votre femme.
Vous l'avez dit à Manon
quand elle est venue vous voir ? - Cet enfant était tout pour nous.
Oui, j'ai vu Rudy à l'époque pour lui proposer
de l'argent s'il oubliait sa fille.
- Et puis ? - Il en avait pas besoin.
Il avait assez d'argent pour convaincre un juge de lui laisser
la garde de Manon.
- Et vous l'avez tué ?
- Arrêtez avec ça. Je ne savais plus quoi faire.
Juste après, j'ai appris sa mort.
- Admettons. Où étiez-vous hier matin, à 8h ?
- Vous croyez que j'aurais pu tuer ma fille ?
On était au marché. Demandez aux commerçants.
- Rudy s'était fait virer de l'armée.
Comment il a pu dire avoir assez d'argent pour s'occuper de Manon ?
- Tout va bien. Les fonctions cérébrales sont intactes
et votre santé aussi. - Je le savais.
J'ai la patate. C'est l'avantage d'avoir. Hein, Paul ?
- Euh... - L'avantage d'avoir quoi, Madame ?
- Ben, d'avoir 20 ans.
- OK.
Va à l'accueil chercher ton ordonnance. J'arrive.
- Oui.
J'y vais.
- Elle n'a pas fini sa phrase. Ca a un rapport avec son état ?
- Ca peut être dû à l'amnésie.
- C'est par là.
- Le patient peut faire un mauvais usage
de certains mots ou tronquer ses phrases. C'est à surveiller.
- Elle va retrouver la mémoire ? - Pas forcément.
- Oh là là... il y a bien une astuce, un truc ?
Si je lui mets une calotte derrière la tête, ça marche pas ?
- Quel est
le dernier souvenir qu'elle a de vous ?
Trouvez-le. - Oui.
- Et tirez les fils à partir de là. - D'accord.
- Erwan.
- Je ne veux pas parler d'Ondine ni d'Eva ou peu importe son prénom.
Sachez que je vous en veux beaucoup.
- Où en es-tu de tes recherches avec Rudy Ferraud ?
- Ah, oui...
Il n'avait pas trouvé de travail et avait peu d'économies.
- Il a affirmé le contraire à M. Casal. Pourquoi ?
- Rudy ne voulait peut-être pas perdre la face.
Bip de SMS.
- La brigade fluviale vient de retrouver la voiture de Manon.
- Où ça ? - Dans l'étang,
à côté de la scène de crime.
- Il nous faut une procédure de dragage.
- T'as pas un sèche-cheveux ?
- Si. Bien sûr.
Dans l'auto.
- C'est quoi ? Une sorte de croquis. - Manon était graphiste.
Elle gribouillait ses idées.
Ca fonctionne toujours après des heures dans l'eau.
111 allée des Tamaris.
C'est la dernière adresse enregistrée.
Une semaine avant sa mort.
- Et c'est l'adresse de... Victor Kopin !
- Victor Kopin, c'est le gars qui bosse au camping ?
- Ah !
- Vous voulez un coup de main ?
- Non. C'est bon.
Je suis
dans le "cloude". C'est quoi ?
- Le cloud.
- Eh ben, voilà.
Il me redemande le "Vifi" et il n'y a pas de câble.
Donc... - Alors...
En Wi-Fi, vous n'avez pas besoin de câble. Ce sont des ondes.
Ca passe par les airs.
C'est possible. Je vous assure. Regardez.
On met l'identifiant
et le login. Voilà !
- OK.
- Vous recherchez quoi ? - Attends.
Des infos sur Victor Kopin dans notre base de données.
Voilà.
Eh bien, ça y est.
Ca marche ! Hé, oh !
C'est pas la classe à Dallas ? Qui c'est ? C'est moi.
- Même la classe à Palavas.
C'est une blague régionale : la classe à Dallas,
à Palavas. - Trop drôle... trop nul.
Euh...
- Quel est le pedigree de Kopin ?
- "Recel, cambriolage." Il a pas trop fait parler de lui
ces derniers temps, mais en 96, il a eu plein de condamnations.
- Il a pas dit avoir revu Manon pour pas qu'on s'intéresse à lui.
- Sûrement.
Je vais aller l'interroger.
Oh... oh oh ! Oh oh oh ! Qui c'est le commandant ?
- C'est vous.
- Je vais envoyer quelqu'un. - Je suis votre homme.
- Ah ouais ?
- Je suis pas... votre homme. Je suis un homme.
- Tu essaies de me draguer ?
- Pas du tout, c'est une expression. - Ouais.
On me l'a déjà fait.
Allez, file. File !
- "Je suis votre homme." N'importe quoi.
J'aurais dû dire : "Je m'en occupe." C'est simple.
Il s'enfuit.
- Ah ! J'ai rien fait.
- Je vous ai pas encore accusé. On va parler à la gendarmerie.
Allez.
- Tu fuyais
pour paraître innocent ?
*Mauvaise stratégie.
*Manon est venue chez toi. Pour quelle raison ?
- Quand elle est passée au camping, j'avais du boulot.
Elle me faisait pitié. Je lui ai proposé de passer chez moi.
- Mais oui. On va te croire, Hector. - Victor !
*-Reprenons depuis le début. - Elle fait quoi ?
- Rudy et toi étiez potes. Que faisiez-vous ensemble ?
Hein, Hector ?
- Ben, rien. On était potes.. - Rudy avait plein de pognon,
mais pas de boulot. D'où sortait-il son fric ?
Libère-toi,
ça fait du bien.
- Euh...
- Avant sa mort, il m'a apporté des trucs.
- Quels trucs ?
- Dossiers, livres de compte
et un collier avec un gros rubis.
- Un rubis ?
Dans le carnet de Manon,
un dessin ressemble à un collier. - Rubis.
Rubis... pourquoi ça me dit quelque chose ?
- Il avait braqué
un bijoutier ? - Non.
Le bijou était ancien, j'en aurais pas tiré grand-chose.
- Et puis ?
Les documents, c'était quoi ? - Je les ai pas regardés.
- Quand t'as raconté ça à Manon, comment elle a réagi ?
- Bizarrement. Elle m'a demandé de lui dessiner le collier.
- Et ? - Quand elle l'a vu,
elle a changé de tête
et elle est partie. - Tu vois quand tu veux !
- Oh... ça y est, je me souviens.
Tu m'étonnes que Manon ait tiqué.
Capitaine.
Rudy avait cambriolé l'hôtel des Verdier et Manon l'avait découvert.
- C'est mon stylo que tu mâchouilles ?
- Non, non.
- Non, c'est pas mon stylo ou non, tu le mâchouilles pas ?
- Non. Les deux.
OK. J'avoue, c'est parce que le mien est mort.
Pourtant, je suis soigneux.
- Tu le laves, tu le désinfectes puis tu me le rends.
- A vos ordres.
La pêche a été bonne aux archives ?
- Oui. Daniel Verdier a déposé plainte en 96
pour avoir été cambriolé.
Le collier fait partie des objets listés,
mais ni livres de compte ni dossiers.
- Pourquoi Kopin mentirait-il ?
- Pourquoi Verdier l'a pas mentionné ?
- Pour pas que la justice s'en mêle.
Ses livres de compte cachaient une fausse comptabilité.
Verdier fraudait le fisc. - Tu crois ?
- C'est facile à comprendre.
- Je suis surprise.
- Vous ne l'avez pas remarqué, mais je suis doué pour la logique.
Vous savez ce que disait ma tante Félicette ?
- Alors là, non.
- "Il est doué pour la logique, mon Célestin."
- Donc Rudy faisait chanter Verdier après l'avoir cambriolé
et Verdier l'a tué pour récupérer ses livres de compte et dossiers ?
- C'est probable et c'est ce qu'a dû penser Manon.
- Oui. Elle a demandé à Verdier des explications,
mais n'avait pas de preuve. - A sa place, j'aurais cherché
un moyen de pression. Mais lequel ?
- Doucement. Verdier est un homme d'affaires très important.
Il a une centaine d'employés. Il faut être bien préparé.
- Je sais. Comme disait Einstein : "Agir intelligemment
"dans les affaires humaines n'est possible que si l'on comprend..."
- "LES PENSEES DE SON ADVERSAIRE."
- Voilà. Eh bien, bon boulot, capitaine.
- Ah ! Capitaine... vous êtes revenu sur ce carnet ?
- Visiblement, Manon tenait une sorte de journal de son enquête.
Le collier dessiné
par Kopin. Il doit y avoir un rapport
entre ces 2 dessins. - Oui.
- C'est pas un plan, ça ?
- Si.
Entre autres choses.
Quel serait le rapport entre ça et la mort de Rudy ?
- C'est quoi ce truc ?
Attends.
Fais risette.
Je vais aller me renseigner à la mairie.
Quoi de neuf ?
- Verdier a un paquet d'affaires dans la restauration.
- Rien de répréhensible. *-Il a un bar
sur la plage du Couchant.
- "La plage du Couchant". J'ai vu ce nom.
- Germaine Ferraud y avait sa paillote.
*-Tu veux en venir où ?
- La paillote a brûlé suite à un incident de friteuse.
*Verdier a récupéré le terrain. - Quelle drôle de coïncidence !
*-Je vais vérifier un truc à la mairie.
- Très bonne idée.
A tout de suite.
- Ah mais non.
Ben...
C'est marrant. Tu crois que c'est un hasard
qu'on se retrouve ici après que tu m'aies demandée en mariage ?
- Je...
A 25 ans près... ouais.
- Ca, c'est un détail.
On s'en fout.
Comment ça s'est passé après ?
- On s'est installés dans notre petit appartement.
Mais on était bien.
Le soir, on rigolait, et pas que.
Et un jour, tu m'as offert ce que tout homme rêve d'avoir.
Je suis devenu papa. Thomas est arrivé, et après, 2e cadeau,
une fille.
- Mais je comprends pas, alors.
- De quoi ? - Pourquoi c'est fini.
- Excusez-moi.
J'ai les documents que vous vouliez.
Merci, j'arrive.
A plus tard.
- Pourquoi tu m'aimes plus ?
- C'est le dossier que Manon a consulté ?
- Exactement. - Ca correspond à quoi ?
- Ici, l'hôtel Villa Blanca et là, la parcelle voisine.
- Comme sur le croquis.
La parcelle voisine,
c'est quoi ? - Une résidence devait être bâtie.
Mais on a découvert un site
de l'époque gallo-romaine. - D'accord.
Le chantier n'est pas près de reprendre avant des mois.
- Voire des années. Je l'ai expliqué à Mlle Casal.
- Et vous savez où elle est allée après ?
- Elle voulait en savoir plus sur les vestiges.
Je lui ai indiqué la médiathèque. - D'accord.
Eh bien, merci.
- Merci à vous. Bonne journée. - Pareil. Merci.
- C'était pas une coïncidence. Verdier a fait une offre d'achat
pour l'emplacement de la paillote le jour de l'incendie.
- Il a été rapide. - Plus rapide que son ombre.
Soit il est voyant, soit il a foutu le feu
pour avoir le terrain.
- Rudy l'aurait compris.
Verdier l'aurait tué. - Faut voir.
- Oui. - Je te paie une bière ?
- Euh... non. Peux-tu passer à l'appart
dans une heure ? Je dois te parler. - Je peux venir tout de suite.
- Je dois te parler sérieusement.
- Ben, OK. A toute. - A toute.
Oui, à toute.
- Au fait, tu habites où ?
C'est quoi
ton adresse ?
- Ah oui... Donne ton téléphone.
- Pour quoi faire ? - Je vais la rentrer.
- Et après, je fais quoi ? - Le GPS t'amènera
directement à l'appartement.
- Ah ouais ? - Ouais.
- C'est génial. - Oui.
A toute. - A toute.
- Mais ça va pas, lieutenant ? - Pardon.
Manon est venue se renseigner sur les vestiges déjà existants.
- Quel est le rapport entre les vestiges, Manon et Verdier ?
- Il fait des travaux à son hôtel. - Il aurait trouvé des vestiges ?
- Possible. Il a rien dit pour finir les travaux.
- Manon l'aurait compris en faisant ses recherches.
Pour faire parler Verdier sur la mort de son père,
c'était son moyen de pression.
On a un mobile pour le meurtre de Rudy, l'incendie de la paillote.
- Et un pour le meurtre de Manon. La faire taire.
- Verdier se serait débarrassé
de ceux qui menaçaient son business.
Il est trop tard. Occupe-toi de ça dès demain matin.
- Evidemment, capitaine.
- Et un peu de tenue, lieutenant.
- Hé ! C'est génial, ce truc. En bas de chez toi, je suis arrivée.
- C'est le principe du GPS. - Oui, mais waouh !
J'ai apporté des bières. - Super.
- Pour fêter nos retrouvailles.
Ca change de ton studio pourri.
En même temps... toujours aussi bien rangé.
C'est beau. J'adore.
- OK. Léa !
J'aimerais qu'on recommence à zéro.
Non, non. Viens.
Je veux dire qu'on reprenne depuis le début.
Je voudrais t'aider pour que tu retrouves la mémoire.
D'accord ?
- OK.
- Bien...
C'est quoi, ton dernier souvenir ?
- De nous deux ?
- Non. Le dernier. N'importe.
- Oh, ben, oui.
Il y en a un, forcément, c'est ta demande en mariage.
- Mais...
- Oh, t'es chiant, Paul !
- Prends le temps. On bosse.
- Alors, euh...
C'était un...
Un mercredi matin.
Tu étais parti en mission très tôt, et...
Tu m'avais préparé mon petit déj,
comme d'habitude, et il y avait
une pivoine dans un vase. Elle était rouge.
C'est ça.
Et tu avais collé un mot sur mon bol
sur lequel tu avais écrit...
"Veux-tu m'épouser, mon amour, ma vie ?"
- Et après ?
- Euh... Comment on s'est retrouvés chez moi,
le soir ? Je me souviens pas.
Oh ! Oh yes !
Tu l'as gardée, la moto ?
- Non, pas celle-là.
Ca, surtout.
- Tu l'as gardé ?
- Evidemment.
- J'étais un peu conne à l'époque. Le "oui" avec le coeur sur le "i" !
Oui, ça me revient.
Et tu m'as offert ma bague de fiançailles qu'on m'a volée.
Je m'en suis pas occupée.
- Personne t'a rien volé.
Tu l'as retirée il y a plusieurs années.
- C'est bon, là.
On est pas chez le psy.
- Oh là là, dommage de penser que tout ça va être détruit.
- Pardon ?
- La détérioration de vestiges archéologiques coûte
jusqu'à 7 ans de prison.
- De quoi vous parlez ?
- De l'article 322-3-1. - Et du meurtre de Manon.
- Ne vous fatiguez pas, on sait tout.
Le cambriolage de votre hôtel
et Manon qui avait découvert
que vous camoufliez des vestiges. - Je ne l'ai pas tuée.
- Vous lui avez avoué avoir tué son père.
- Non. Je lui ai dit que Rudy était venu me revendre mes documents.
- Votre fausse comptabilité. - J'ai apprécié son culot.
Donc je l'ai payé, mais il voulait un contrat d'embauche.
- Pour avoir un job et récupérer sa fille.
- Vous avez fait ce contrat ? - Oui.
Moyennant un service. - Quel genre ?
- Je devais acheter un terrain sur la plage du Couchant.
Mais il était déjà occupé.
- Vous lui avez demandé d'incendier la paillote de sa tante.
- Verdier a dit à Manon ce que son père avait fait.
- Rien ne prouve qu'il n'a pas tué Manon.
*-Verdier a un alibi.
Inès vérifie, mais ça tient la route.
- Manon apprend que son père a trahi les Ferraud.
*-Si Germaine Ferraud
a su pour l'incendie, elle a pu s'énerver contre lui.
*-Et le tuer.
C'est ce que Manon a dû se dire.
Elle a pu confronter Germaine et la menacer de tout dire à Léa.
- Mais on n'a aucune preuve pour les 2 meurtres.
- Merci !
- Pas de quoi.
- On lance une enquête à charge. Renseignez-vous sur Mme Ferraud.
- On va reprendre les témoignages de l'époque.
- Dites, quelqu'un a vu Léa, ce matin ?
...
- Ah, j'y arrive pas.
- Bonjour, commandant. - Salut, Erwan.
- Qu'est-ce qu'on fait là ?
- Ma mémoire revient par bribes depuis hier soir.
- Qui vous a frappée ? - Je sais pas.
J'ai pensé refaire le trajet, mais j'avais les jetons d'être seule.
- Je reste avec vous. Je suis votre homme.
- On y va ? - Je vous suis.
- C'est par là.
...
C'est là.
C'est là que je suis tombée.
Attends, ça me revient.
Oui.
Je vois Manon au loin.
Elle s'écroule.
Je vois son agresseur.
Je le poursuis dans la pinède,
je cherche.
Un téléphone.
C'est ça.
Il y a une sonnerie particulière de téléphone.
- Apparemment,
à la mort de Rudy, Germaine était chez une amie... décédée depuis.
- Donc elle n'a plus d'alibi.
Au moment de la mort de Manon, elle recevait un fournisseur.
On a vérifié. - Et si on avait 2 meurtriers ?
Germaine Ferraud aurait tué Rudy. Elle a un bon mobile.
- Mais qui aurait tué Manon ?
Et pour quelle raison ?
- Pour protéger Germaine.
On nous a assez dit qu'elle était fragile.
- Alors, vous avez trouvé qui a tué Manon ?
- C'est possible, M. Kopin.
C'est possible.
Un portable sonne.
Sonnerie de la pinède.
...
- Samuel Ferraud, on vous arrête
pour le meurtre de Manon et l'agression de Léa Soler.
- Non !
Vous vous trompez !
Dis-moi
que t'as rien fait. - Je veux plus mentir, maman.
Ca fait 2 jours que je mange plus, que je dors plus.
- Vous devrez répondre de l'assassinat de votre cousin, Rudy.
- Non ! C'est pas lui.
C'est moi qui ai tué Rudy.
Cette paillote, c'est tout ce que j'avais, à l'époque.
C'est vrai que c'était pas grand-chose,
mais ça nous a permis de survivre.
On y a été heureux, avec Samuel et Rudy.
Sous son lit, j'ai trouvé
une enveloppe pleine de fric avec un contrat d'embauche chez Verdier.
Il a commencé à m'expliquer
que ma paillote...
C'était foutu,
qu'elle était vouée à disparaître.
J'étais folle de rage.
Je...
J'ai dû le bousculer un peu.
Et puis Samuel est arrivé. Il était complètement en panique.
Je lui ai dit qu'il fallait
qu'on se taise, qu'il était encore mineur
et qu'il n'avait que moi.
- Manon a débarqué comme une furie au camping,
il y a 4 jours, alors que j'étais seul.
Elle m'a tout déballé.
Le suicide de Rudy qui n'en était pas un,
l'incendie de la paillote.
Elle voulait parler à ma mère.
Manon,
elle avait les yeux de son père.
Maman aurait pas supporté le choc.
J'ai... essayé de lui expliquer qu'il fallait pas remuer le passé,
que rien de bon n'en sortirait.
Elle ne m'a pas écouté.
Et puis...
Elle m'a dit qu'elle avait une amie gendarme qui arrivait.
Alors je...
J'ai attrapé un bout de bois.
Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête.
- J'ai pas voulu tuer mon Rudy.
J'ai voulu protéger mon fils.
Germaine pleure.
- Il faut frapper.
- Tu as recouvré la mémoire ?
- Hmm... presque entièrement, oui. Je me souviens
que Manon m'a téléphoné. Elle ne pouvait plus garder pour elle
ce qu'elle avait appris
sur la mort. - "La mort" ?
- Sur la mort de son père.
Eh oui. Léa a proposé officieusement
de l'aider.
- Très bien.
Moi, j'étais venu
vous féliciter pour les beaux résultats des enquêtes. Bravo !
Très beau travail.
Et... je vais peut-être prévenir ta mère.
- Tu t'occupes des enfants ?
- Oui.
- Et pour nous, tu te souviens aussi ?
De tout, je veux dire.
Alors est-ce que tu veux toujours qu'on se donne une 2nde chance ?
Paul tousse.
Mlle Léa Soler, voulez-vous toujours prendre pour époux
Paul, Marcel, Alphonse Marchal ici présent ?
- N'importe quoi.
...
Ta !
Ca va, mon amour ? - Ca va.
Et toi, comment tu te sens ?
- Comment je me sens ? C'est particulier.
Tout est revenu.
J'ai l'impression d'avoir vécu un séisme, mais ça va.
Ca va. - Y avait des bons côtés.
- Oui. Plein, plein, plein.
Et toi, c'est pas aujourd'hui ?
- "Aujourd'hui" quoi ?
- Ta radio de contrôle.
- Ah oui, mais je vais y aller tout seul.
- Non. Je t'amène. Je veux passer du temps avec toi.
D'ailleurs, je veux faire un dîner
pour fêter le retour à la vie normale.
- Oui, carrément. Et il y aura papa ?
- Oui. Prépare tes affaires et je vais lui laisser
un mot. - OK.
- Je t'aime. - Moi aussi, je t'aime.
...
- Je t'attends en bas, mon chéri. On va être en retard !
- Ca fait 2 jours que t'es triste comme des betteraves en Picardie.
Qu'est-ce qu'on peut faire ? - Vous en avez assez fait comme ça.
- Et si je t'emmenais faire une petite virée à la mer ?
- Ca fait longtemps que j'ai pas eu un rendez-vous arrangé.
- "Arrangé" ?
On n'est pas au 19e siècle. - Non, mais...
- Attends.
...
Discussion dans le salon.
- Ne mets pas les pieds sur la table.
...
- Regarde.
Une étoile filante. Fais un voeu. - Je veux que tu me resserves.
- D'accord.
A tout de suite.
...
- Tu viens ?
...
- Ah ! Voilà maman.
france.tv access
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.