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...
- Follow, follow me.
You've got to follow,
follow me.
You've got to move fast, no rest.
Follow...
the music slips.
- 12h par semaine ? Et à côté ?
- Et chaud devant !
- Et Chloé
est ta partenaire de TD ? - Qui ?
- Bientôt. Je file.
- C'est qui ?
- Tu verras. - Voilà.
- C'est qui ? - Une pote. Enfin...
- Thomas te parle de ses histoires d'amour ?
- D'amour, je sais pas, mais ils se kiffent.
- Ah, ils se kiffent, d'accord.
J'imagine pas Thomas en couple.
- Tu peux avoir une histoire sans être forcément en couple.
Ca marche aussi.
- Ah bon ?
- Ben nous, c'est comme ça.
On se voit, mais on n'est pas en couple.
Et ça marche.
- Oui... Ah oui, comme ça ? - Oui.
- Oui, d'accord.
Comme ça, oui. - Oui.
- Oui...
Du coup, tu... tu dînes avec moi ?
Un tête-à-tête. Pas en couple, hein.
- Avec plaisir.
Sonnerie. - Excuse-moi.
...
Erwan.
Oui, oui. OK, on arrive.
- Pas "on", je suis de récup.
- Aujourd'hui ? - Oui.
- Oh non, merde.
- Vas-y seul. - OK.
A ce soir. - Oui.
- Bisous. - Bisous.
- D'accord.
Rien d'autre ? - Bonjour.
- Commandant. - Bonjour.
- Nouvelle coupe. - Oui.
- J'aime bien, à la chien.
- A la chien ?
- C'est une expression du 19e, pour désigner les coiffures
un peu canailles, qui donnent un air coquin.
- Ah ! J'ai un air coquin.
On a quoi ?
- Un homme, la quarantaine.
Trouvé dans ce bassin. Il avait ses clés
de voiture sur lui.
Marchal... - La cherche.
- Voilà.
- Bien sûr. - Il avait ce médaillon.
Et ce brassard connecté, utilisé
par les joggeurs.
Mais pas de trace de portable.
Il serait mort noyé entre 21h et minuit.
- C'est pas accidentel.
Regardez. - Apparemment,
il a été ligoté.
Bip.
Le capitaine Marchal.
"Là où sang et eau sont mêlés, le sacrifié demeure oublié."
- Comment ça ?
- C'est pas clair.
- Comme d'habitude.
Bon, bref...
Il est où ? - Par là.
- Vous finissez. - Bien sûr.
Il sifflote.
- Ca a été difficile.
Mais grâce à mon flair, j'ai trouvé sa voiture.
- Une clé, un bip... Il faut pas être un St-Hubert.
- C'est quoi ?
- Demande à Erwan.
Ca a donné quoi ?
- J'ai trouvé ça.
- "Là où sang et eau
"sont mêlés, le sacrifié demeure oublié."
En fait, t'étais clair. - Comme d'habitude.
Efficace, surtout.
Attention, bram ! Le nom du défunt.
- Olivier Crose.
- Erwan t'a montré le brassard de sport ?
- Oui. Ca marche comment ? - Avec une appli
qui enregistre les performances de running sur le téléphone.
Son profil était public.
On sait qu'il est parti d'ici à 19h hier.
Et le signal a cessé 50mn après à 10km.
- C'est hallucinant.
Tout le monde peut fliquer tout le monde.
Pourquoi montrer avec qui on mange, on part en vacances, on couche ?
En fait, on s'en fout.
- Oui, c'était mieux avant.
- J'ai vieilli, c'est ça ? - Non, pas du tout.
- Si on résume, l'application n'a pas enregistré
la fin de son parcours. - Voilà.
Mais comme j'ai le reste, je voulais aller fureter.
Je pourrais trouver le portable.
- Si tu le dis. Moi, je m'informe sur le mort.
- OK, à plus tard.
- A plus tard.
- Capitaine,
vous avancez ?
- C'est succinct.
Olivier Crose, 45 ans, promoteur, vivait seul.
- De la famille ?
- Ca se bouscule pas.
Divorcé, sans enfant, parents décédés,
fils unique. - C'est succinct.
- Sa vie, c'était son boulot.
- Un chantier ?
- Une zone commerciale à St-Clément.
Il était en désaccord avec son contremaître.
- Au point de le tuer ?
- Ben...
Au point de se battre. - Quand même.
Allez interroger ce monsieur,
capitaine.
- Le signal GPS s'est arrêté vers là-bas.
T'as peur des serpents ?
- Non, je cherche des indices.
- Bien sûr.
Waouh !
C'est beau, ça.
Dis-moi, au fait...
C'est quoi, un St-Hubert ?
- Un chien de chasse.
- Je le savais.
- Regardez.
- Ben voilà.
- Son portable. - Oui.
On s'est acharné dessus.
- On l'a agressé ici ?
- Oui, puis il s'est enfui et a été rattrapé à la fontaine.
- Ils ont couru
10km ? - C'est un peu fou.
Mais c'est faisable.
Montre la carte.
Le parcours qu'on a fait passe pas les zones hachurées.
- Il suivait un itinéraire.
Mais il y a rien ici.
- Un aqueduc. - Oui.
- Cette zone,
on l'a pas faite.
On va aller voir.
- Par là ? - Oui.
- Merci. - De rien.
- M. Gosselin.
On aime la bagarre ?
Le rififi,
la baston, avec M. Crose.
- Ah ! Oui.
Rien de méchant.
- Juste un homicide. Ca pourrait être pire.
- Je comprends pas.
- M. Crose a été tué juste après.
- Vous me parlez de quoi ?
C'était une explication.
Juste après, j'ai filé ma démission.
- Et que faites-vous là ?
- Je dis au revoir.
- Quel était le sujet de votre explication ?
- Crose tardait à payer.
- A cause de soucis d'argent ? - Oui.
- Et pourquoi ?
- Des habitants bloquent le chantier.
Il perdait beaucoup de fric.
- Bonjour. - Woh...
Vous êtes splendide.
Cette coiffure, c'est... la plus belle que... de...
- Euh, merci.
Alors ? - Oui...
D'après la température du foie, il est décédé hier vers 22h.
- Je m'en doutais. 22h...
Il est parti courir 3h avant.
Qu'a-t-il fait entre ?
- Et il ne s'est pas noyé.
Hémorragie digestive.
- Hémorragie ?
Son estomac a éclaté ?
- En quelque sorte.
Il souffrait d'ulcères, certains mûrs.
- Ce serait une mort naturelle ? - Non.
Il y a homicide.
Les ulcères ont cédé car on l'a forcé à boire de l'eau,
pendant longtemps.
- D'où les marques.
En fait, on l'a torturé.
Le Peyrou est trop touristique, il a été torturé loin des regards.
- Pourquoi ramener le corps là ?
- Pour nous égarer ?
On analyse l'eau trouvée dans l'estomac de Crose.
- Ah ! Mettez-la là-bas.
Merci.
C'est la maquette de son centre commercial.
- Ca allait défigurer la région. C'est un mobile.
- Ils sont déterminés. Regardez.
Ils manifestaient chaque week-end.
"Sauvons nos terres" a déposé un recours.
- Ca a donné quoi ? - L'audience
est dans deux mois.
- Ils sont où ?
- Les bénévoles restaurent le sentier de l'aqueduc.
Les garçons y sont.
Gargouillis.
- C'est vous ?
- Oui, j'ai faim tout le temps.
- Attendez, j'ai un truc pour vous.
Euh...
C'est une recette grecque, revisitée à ma sauce.
Feuilles de vigne à la moussaka.
Je vois pour l'association.
- Merci. - De rien.
- Bonjour.
- Gendarmerie. Avez-vous vu passer cet homme ici hier soir ?
- C'est un fumier.
- C'est "oui".
Vous êtes ? - Une bénévole.
- Pas une amie de Crose.
On l'a tué.
- On l'a attaqué
pendant qu'il courait.
- Bonjour. - Bonjour.
- Je suis la responsable.
- Cap. Marchal, Lt Lebellec. On peut parler ?
- Oui, suivez-moi.
- J'ai des questions.
Votre nom ?
- Carole Tellier. - Tellier.
- Mlle Mezière ?
- Oui.
- Pourquoi avoir déposé un recours contre M. Crose ?
- Pour l'aqueduc.
On est là pour ça.
- Et vous coupez des arbres ?
- Oui.
Les arceaux ont été classés
"monument historique".
Le reste de l'aqueduc est abandonné.
On essaie de le restaurer.
- Si vous passez en zone classée,
le permis pourra être annulé.
- C'est ça.
- Vous connaissez bien la région. - Oui.
J'enseigne l'histoire à la fac de Montpellier.
- Vous allez pouvoir m'aider.
"Là où sang et eau sont mêlés, le sacrifié demeure oublié."
- Ca fait référence à la source du Boulidou.
Sonnerie. - Pardon.
Sabine.
- L'eau analysée est plus minérale que celle de la fontaine.
*Genre eau de source.
- OK, merci.
La source
est loin ?
- A moins d'un kilomètre.
Une fortification a été construite autour du puits.
- Quand ? - Au 14e siècle.
On dit que c'est un berger qui a découvert la source.
Un mouton était mouillé.
Alors, il a creusé la terre et a fait jaillir de l'eau.
- C'est ouvert.
- C'est anormal.
- Restez là. Erwan.
...
On a la scène de crime.
- Un endroit au calme.
- Je t'apprends un truc de scout ?
- Ai-je le choix ?
- Regarde et écoute.
Flop. Bien.
- Vérifier s'il y a de l'eau, c'est pas un truc de scout,
c'est juste logique.
- C'est pas incompatible.
- Non. - Voilà.
Il y a entre 1,80 et 2m.
- C'est pas scientifique.
- Dans la vie, il n'y a pas que la science.
Il y a le feeling.
Bon...
Il reste à confirmer que c'est l'eau que Crose a bue.
Alors, merci qui ?
- Toujours modeste !
- Si on a la scène de crime, c'est quand même grâce à moi
et à mon flair de St-Hubert. - Ah, tu t'es renseigné.
Et qui a fait analyser l'eau ?
Et je me vante pas.
- Si. - Non.
- Si. - Merde ! Oh !
C'est pas vrai. - Gagné.
- Regardez ça. - Bonjour.
- Ses Serflex.
- Il avait tout prévu.
C'est prémédité.
- Et il y avait ça.
- J'ai déjà vu ça. - Crose en portait un.
- Ah oui, un berger. Là, on dirait un chien.
C'est le même style.
- Venez voir.
- Bonjour.
- On a un 1er blason.
- Le chien
du médaillon. - Oui.
Et un 2e avec le berger.
- Ca signifie quoi ?
- Il y en a un 3e.
Regardez.
Alors là, je dirais un bouc. - Ah oui.
Un bouc. - Non.
Un mouton.
Comme dans la légende.
- Vous êtes ?
- Mlle Mezière, historienne.
Elle peut nous aider.
- Oui. On peut se parler ?
Excusez-nous.
On ne mêle jamais un civil à une enquête, tu le sais.
Ca te manquait de m'en faire une.
Et ça tombe aujourd'hui.
- Ca me paraissait judicieux, mais plus quand tu le dis.
- Tu te fous de moi.
Tu la sors d'où ?
T'as vérifié son alibi ?
- Là, c'est un meurtre pas banal.
Et Alexandra m'a éclairé. - "Alexandra" ?
- Elle connaît l'énigme : "Eau et sang mêlés..."
- "Sacrifié oublié", on sait.
- Oui, il y a sûrement un lien
entre le crime et l'aqueduc.
Et j'adore les énigmes.
- C'est pas un jeu, Paul !
- Ils ont remonté
des ossements humains, et il y aurait deux morts.
- Un tueur en série ?
- Attendons le rapport d'autopsie.
- Franck me dit que les ossements
sont à un homme de 40 ans, qui serait là depuis un an.
- Il faut l'identifier et chercher s'il y a un lien avec Crose.
- Je cherche chez les disparus.
- Vous avez vérifié l'alibi de l'historienne ?
- Au moins dix bénévoles jurent qu'elle était avec eux.
- Ils peuvent la couvrir.
- Alors ?
- On l'écoute en la surveillant.
- OK.
- Merci.
- La façon de tuer Crose me rappelle un supplice ancien.
- Un supplice ?
- La cure par l'eau.
On forçait un condamné à boire jusqu'à la mort.
C'était peu utilisé.
Mais trois bergers, à Montpellier en 1768,
ont été mis à mort ainsi.
- Et les trois blasons gravés sur les murs ?
- Ils rendent hommage aux bergers morts en protégeant la source.
- D'accord.
Excusez-nous.
Capitaine.
Donc, on a trois blasons, trois bergers.
Et que deux pendentifs.
- Oui. Le meurtrier a le 3e.
- Ou le prochain mort.
- Le meurtrier s'approprie cette légende.
- Ca t'interpelle.
- Ben...
J'aimerais enquêter sur le lien entre les bergers et les victimes.
- Avec Mlle Mezière.
- Oh ! Ben oui.
- Et tu veux mon consentement, ou juste mon avis.
- Ben... non.
- Ca m'aurait étonnée.
- Ah...
Je t'ai dit que cette coupe t'allait vachement bien ?
T'es très jolie.
- C'est gentil.
Merci.
Je vais là.
- T'es tout pâle.
- Ca va.
- Prends. Recette du commandant.
- J'ai faim, mais je choisis le malaise.
- C'est délicieux.
- Il y a d'un côté les mets comestibles,
de l'autre, ceux du commandant.
- C'est une tuerie.
Feuille ferme, moussaka moelleuse.
- Vraiment ?
- Hmm hmm.
- Bon, ben...
Hmm... vous m'avez bien eu.
- C'est surprenant, mais délicieux.
- Parlons de vos goûts.
- Avec grande joie.
Bip.
Nouveau message.
Quatre disparus correspondent.
J. M. Moine, commerçant.
Q. Mauduit... - Lui, là.
J'ai parlé à une Tellier.
- Ludovic Tellier,
45 ans,
viticulteur à St-Clément, disparu il y a un an.
Une femme, Carole,
une fille.
- Carole Tellier.
- Il s'est cassé un bras et avait une plaque.
Franck va vérifier ça.
C'est très bon.
- Un dîner aux chandelles, c'est un truc de couple.
- Pas avec des bougies contre les moustiques.
- Ah, d'accord.
Et voici les rillettes de thon que tout Montpellier connaît.
Faites par moi.
Et tu peux goûter.
- Je pars, Paul. - Pardon ?
- Je pars.
- Où ? - En Guyane pour six mois.
Quand j'ai postulé, toi et moi, on n'était pas...
Il n'y avait rien.
C'est important pour ma carrière.
Je dois y aller.
- Tu pars quand ?
- Demain matin.
- Mais non.
Tu peux pas partir sans prévenir personne.
- La hiérarchie le sait.
- Le commandant et le colonel ?
- C'est juste
six mois. On s'appellera tous les jours.
Je te promets. - Oui, d'accord.
Bon, OK...
A ta carrière.
- A ma carrière. - Oui.
Et au voyage.
...
- Capitaine, lieutenant.
- Colonel.
- Euh... Paul est pas là ?
- Non, pas encore.
- Bon, c'est pas grave.
Je voulais vous dire : la Lt Zaidi s'absente six mois.
- Ah. - Ah bon ?
Elle a rien dit.
- Elle l'a su très tard. Elle est déjà dans l'avion.
- Et elle sera remplacée ?
- Oui.
Vous connaissez le Lt Morel. Brigade des Atteintes aux biens.
- Bonjour. - Bonjour.
- Briefez-le.
- Je connais le dossier par coeur.
- Très bien.
Efficace !
Bon travail.
- Ravi de collaborer.
Je vous envoie mes notes sur le dossier.
- On l'a pas attendu pour bosser.
- Marciac...
- T'as repris le vélo ?
- J'habite à 2km, alors...
Sinon, ils l'ont pris comment ?
- Que crains-tu ?
C'est toi qui l'as écartée ?
- Ben... ça peut s'imaginer.
L'ex-femme jalouse qui éloigne la nouvelle compagne, ça s'est vu.
- C'est le cas ?
- Mais non, papa.
Mais j'aurais préféré une liaison en dehors de la gendarmerie.
- Son travail
l'accapare tellement.
Léa, sois pro comme d'habitude,
et tout le monde te respectera comme d'habitude.
- Papa.
Et Paul
l'a pris comment ?
- Paul ?
- Oui, Paul. - Euh...
Il était pas là.
Bon, j'ai rendez-vous.
- Robin. - Commandant.
- Erwan.
- Commandant.
- Ca va pas ?
- Je digère la nouvelle avec un chocolat.
- Vous étiez proche d'Inès ?
- Non, mais je revis le départ de Camille.
- Ah... oui.
Comment va-t-elle ?
- Je sais pas, elle répond pas.
- Elle est débordée.
Inès revient dans six mois.
- Oui.
Et donc...
- Et donc, on a avancé sur la 2e victime ?
- Oui, Franck confirme que c'est le corps de Tellier.
- Super. Et Marchal ? - Il est avec Alex.
- Alex ?
- Mezière.
- Hmm, vous l'appelez Alex.
C'est pas grave.
J'envoie Sabine interroger Mme Tellier, avec Célestin. Oui.
- OK.
- Sympa, la bicoque.
- Ne le prenez pas mal, mais on vient pas pour un cambriolage.
- Enfin, Nadine, je m'intéresse aussi aux humains.
- C'est "Sabine", et surtout "capitaine".
- Capitaine Sabine.
- Arrêtez ou je cogne.
- J'ai du travail. - Il s'agit
de votre mari.
- Je suis navrée.
On l'a retrouvé.
- Maman...
- Ma chérie.
- C'est en enquêtant sur Crose qu'on l'a trouvé.
Ils étaient amis ? - D'enfance.
Fils d'agriculteurs.
- Ils se voyaient toujours ?
- Non, Crose a fui ce milieu.
Et sa zone commerciale à côté, Ludovic supportait pas.
- Ils étaient en guerre ?
- Et ce vautour a voulu me racheter les terres.
- Besoin d'argent ?
- Carole !
- Tu viens m'aider ?
Que se passe-t-il ?
- C'est Ludo.
On l'a trouvé.
- Que faites-vous là ?
- Arnaud est un ami.
Il nous a sauvées,
Bérangère et moi.
Bérangère !
- C'est normal, ça a été dur.
- Vous avez l'air proches.
- J'aide Carole.
Je rénove certaines cuves.
- C'est généreux.
Mais étrange coïncidence.
On cherche un lien
entre les deux victimes, et vous voilà.
- St-Clément, c'est minuscule. On se connaît tous.
- Vous en pensez quoi, de Ludovic ?
- C'était un séducteur.
Il pouvait suivre une nana.
Il avait des maîtresses, ça se savait.
Même la prof d'histoire de l'asso, juste pour emmerder Crose.
- Pff...
J'ai !
L'acte de condamnation des bergers, 15 avril 1768.
- Exécution par l'eau. C'est ça.
- Oui. Regardez les noms.
- Crose,
Tellier, et un certain Touchard.
Vous aviez raison, c'est leurs descendants.
- Trois bergers.
Reste à identifier les descendants du troisième.
- Mlle Mezière,
suivez-moi.
- Pardon ?
- Elle était la maîtresse de Ludovic Tellier.
Que cachez-vous ?
Votre collier.
Montrez.
Permettez ?
Ah !
Un mouton.
Vous l'embarquez.
Tu te rends compte du temps qu'on a perdu ?
- J'aimais Ludovic.
J'ai tué personne.
J'espérais même qu'il soit en vie.
- Comme sa femme.
Carole vous a rejointe.
- Quand son mari a disparu.
Elle savait pour nous.
Elle s'interrogeait.
- Et ça ?
Expliquez-moi.
- C'est pas à moi.
C'était à Ludovic.
- Pris sur son cadavre ?
- Il me l'a offert, pour me faire plaisir.
- Il fallait le montrer.
- Oui... pour me retrouver ici ?
Traitée en coupable ?
Je veux seulement...
découvrir la vérité.
- Elle a le médaillon,
elle connaît tout sur l'aqueduc.
- Admettons qu'elle ait tué Crose. Pourquoi tuer Tellier ?
- Je sais pas.
Il refusait de divorcer.
- Pourquoi ne pas jeter Crose dans le puits aussi ?
Personne ne l'aurait trouvé, dans le dos de tout le monde.
Comme avec Inès. - Je sais pas.
- Ben voilà.
Il toussote.
- Un problème ?
- D'abord, on dit bonjour.
- Bonjour, capitaine. - C'est la base.
C'est le bureau d'Inès, le Lt Zaidi.
- Mais je la remplace.
- Je sais.
Oui.
Pardon, je vais mettre du temps
à digérer.
Pardon.
C'est quoi ? - Le rapport.
- Montre.
Merci.
Un baudrier dans le puits,
dont la corde a été coupée.
Il était harnaché, donc il voulait descendre.
- Oui.
- Pourquoi ?
- Carole Tellier a dit que la source était tarie.
Il voulait peut-être vérifier.
- Il a découvert quelque chose, et le meurtrier a coupé la corde.
- Il faut trouver quoi. - Oui.
- On y va ?
- J'y vais avec Erwan. On forme un duo spécial.
- Ah ! Ca me regarde pas.
- Non. - Mais...
- C'est pas ça.
Pourquoi je me justifie ?
- Mezière cachait bien un truc.
- Mais je pense qu'elle aimait vraiment Tellier.
- Ca peut être
un crime passionnel.
- Simpliste !
- Surtout,
elle a un alibi en béton.
Donc, Crose,
son chantier, l'aqueduc, sa source...
On dirait une énigme
dont il manque l'élément qui relie tout.
Sonnerie. Pardon.
Soler, oui.
- Commandant.
Le capitaine est descendu inspecter le puits.
- Non, il est claustrophobe.
*-Et très orgueilleux.
Très courageux. - Oh !
- On sait ce qu'a vu Tellier.
- Passe-la.
Oui, Léa.
*Il y a un tas de grosses pierres.
Bien posées, ça bouche la source.
Ca a dû assécher les vignes de Tellier.
- Et il serait mort
*en voulant la déboucher ?
Allô ! *Tonalité.
Il a plus de réseau.
- Ca colle.
D'après sa femme Carole,
il refusait de vendre ses terrains à Crose.
- Il aurait asséché la source pour ruiner les vignes.
C'est "Manon des sources".
- C'était bien.
Attendez.
Regardez ça.
J'ai trouvé.
Rien ne vous choque ?
Le centre fait la taille du terrain
de Crose.
Il manque un truc. - Oui.
- Quoi ?
Où vous mettez vos courses quand vous allez au supermarché ?
- Dans un Caddie.
- D'accord. Et après ?
- Dans des sacs.
- Et vous les mettez où ? - Dans mon coffre.
- Faites un effort ! Et où vous mettez la voiture ?
- Sur le parking. - Il est où ?
- Il n'y a pas pensé.
- Non, il était pas stupide.
Il comptait faire son parking sur une parcelle qui était à...
- Gosselin.
Permis de construire bloqué à cause d'une servitude.
- Qui était à...
- Ludovic Tellier.
- Et voilà le lien. Allez.
- Bravo, commandant.
- On était copains d'enfance, avec Crose et Tellier.
J'ai rien fait.
- Jusqu'à ce que Crose décide
de construire sa zone commerciale, et son parking sur votre terrain.
Mais Tellier avait une servitude.
Boucher la source allait assécher ses terres.
Et il vendrait.
Mais Tellier l'a compris.
Alors, vous l'avez tué.
- N'importe quoi.
- Le chien,
c'est bien à vous.
- C'est un complot.
Ces colliers étaient signe d'amitié, mais je le porte plus.
- Bon, pourquoi vous être disputé avec Crose ?
Et pas d'histoire de retard de paies.
On sait que c'est faux.
- Je l'ai pas tué.
J'étais au resto
avec des potes.
- OK.
Euh...
On va vérifier.
Hmm ?
Oh !
- Ah, Paul !
Parlons.
- Parlons de quoi ?
Il frappe.
- L'alibi
de Gosselin tient.
Rien ne l'accuse pour Crose. Le colonel l'a fait libérer.
- Oh, ben très bien.
Rien ne l'innocente pour le meurtre de Tellier.
- On a donc
deux tueurs ?
Hein ? - Merci.
L'expertise graphologique.
Ce n'est pas l'écriture de Crose sur la carte.
Ce n'est pas
non plus l'écriture de la grande historienne.
Ni celle de Gosselin.
- Celle du tueur ?
- Peut-être.
- Pourquoi c'était dans la voiture de Crose ?
- On nous manipule.
Le tueur a pu torturer Crose juste pour le faire parler.
Ignorant ses problèmes de santé, il a été dépassé par la situation.
- Pour lui faire dire quoi ?
- Qui a tué Tellier.
Le meurtrier
a voulu qu'on trouve Crose, puis la carte dans la voiture,
puis le médaillon près du puits pour qu'on suspecte Gosselin.
- On a donc affaire
à un proche de Tellier, qui veut venger sa mort.
- Mais on a vérifié.
Sa femme a un alibi.
- Qui alors ?
Sa fille.
C'est sa fille. - Sa fille.
Coup de feu.
- Regarde-moi.
Regarde-moi !
Regarde-moi, connard !
Regarde-moi !
- Lâchez ça. - N'avancez pas !
- Pensez à votre père.
Baissez votre arme.
- Il a tué mon père.
- Il sera puni
par la justice.
- C'est faux, vous l'avez relâché.
- Baissez votre arme.
Allez.
Regardez-moi.
Baissez votre arme.
Ca va aller, c'est bien.
C'est bien.
Donnez-moi votre arme.
C'est bien.
- C'est Crose
qui a coupé la corde.
Il disait que ton père parlerait.
- Je voulais qu'ils avouent. - C'est bon.
Vous saviez ?
- Ma mère avait cédé à Gosselin notre servitude.
Je suis allé le voir.
Crose était là.
Ils disaient que Crose
avait tout manigancé.
La dispute bidon pour amadouer ma mère.
Puis ils ont parlé
de mon père.
J'ai pensé à la légende.
Mon père me la racontait.
J'ai voulu effrayer Crose.
Pas le tuer.
Mais il a suffoqué.
J'ai pas pu le ranimer.
- Il avait des ulcères.
Allez.
...
- Salut, Ferdinand.
- Deux secondes.
Paul !
On va se faire la gueule longtemps ?
- Il y a des raisons ?
- Crevons l'abcès.
Oui, je savais pour Inès. Non, je ne t'ai rien dit.
C'était pas à moi de le faire.
Et six mois, c'est court. Et j'y suis pour rien.
- Ah, pour rien ?
J'ai appelé ma pote des RH.
Tu as poussé la candidature d'Inès.
- Tu veux dire quoi ?
- Moi, rien.
Ca explique ta bonne humeur.
- Je t'interdis de dire ou de penser ça.
- Alors, dis-moi que t'as pas appuyé sa candidature.
- Oui, je l'ai appuyée.
Elle avait envie de cette mission.
T'aurais fait quoi ?
- Tu l'as recommandée juste après avoir appris pour nous.
Drôle de coïncidence.
...
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