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Zulu
...
-Salut, Delmas. -Salut.
-Qu'est-ce qui se passe, encore ?
C'est quoi, ça ?
Putain !
Delmas !
Delmas !
...
-Qu'est-ce que tu fous là ?
-Bonjour, quand même.
C'est pas grâce aux parents,
si je suis là. J'ai fait les yeux doux à Erwan. Alors ?
-Quoi ? -Croissant
ou pain au chocolat ?
-Les deux.
-Je peux ?
-T'as vu les parents ?
-Oui. Ils sont pas très contents. T'as déconné.
-Me fais pas la morale, Alice. Papa et maman l'ont déjà fait.
Ils vont me garder
encore longtemps ? -J'ai entendu maman en parler.
Ils culpabilisent de te laisser ici,
mais une enquête est en cours. -Il se passera quoi, après ?
-Tu vas au moins prendre 20 ans.
Non, je sais pas.
T'inquiète pas, ça va aller.
Je file en cours. Je repasse à l'heure
du déjeuner.
-Y a pas mort d'homme. -Arrête !
Notre fils a été arrêté à bord d'une voiture volée.
-Empruntée. -Ils auraient pu tuer quelqu'un.
-Oui, mais personne n'est mort !
-On lui parle d'une seule voix, on ne minimise rien,
on gère, on explique.
C'est notre faute. -Non.
Les parents ne sont pas toujours responsables.
-Je sentais qu'il allait pas bien.
Bonjour. -Bonjour.
-Vous récupérez un maximum d'informations,
on fait le point plus tard.
-Léa. -Quoi ?
-Ca va aller.
-Oui.
-Bonjour, commandant. -Bonjour.
Bonjour.
Bonjour, Camille.
-Bonjour, commandant. Anne Duranti-Carpentier,
la trentaine, mariée, responsable de recherche.
-Quel genre ? -Reproduction et développement
des poissons d'élevage.
Erwan interroge
ceux qui ont découvert le corps.
-On l'a trouvée où ? -Dans un de ces bassins.
...
-Elle a dû s'abîmer les mains
contre les parois du bassin.
Elle est morte depuis quelques heures à peine,
mais avec l'eau, on sait jamais.
-Ca doit être le directeur du centre,
M. Carpentier.
-Comme la victime ? -C'est son père.
-Je vais lui parler. Inutile qu'il voie sa fille comme ça.
-C'est pas possible, pas ma fille.
Que s'est-il passé ? -On ne sait pas encore.
Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?
-Je l'ai embrassée hier, en partant, vers 19h.
Elle en avait encore pour plusieurs heures.
-Elle travaillait souvent tard, le soir ?
-Oui.
Ma fille est une chercheuse passionnée.
Elle finalise une étude très importante
pour le centre.
-Ca ne devait pas être simple à gérer, entre le boulot
et deux enfants. -Mon gendre s'en occupe.
Même si c'est pas
une réussite. -Il s'en occupe mal ?
-Non, il s'en occupe très bien. Il n'a que ça à faire.
-Alors quel est le problème ?
-Mon gendre voudrait qu'Anne travaille
et s'occupe des enfants.
Ca crée des tensions entre eux.
Les jumeaux n'ont que 2 ans.
Ils vont grandir comment, sans leur mère ?
-Je vous prie de m'excuser, monsieur. Camille.
Avec Erwan vous allez annoncer la mort au mari.
Et essayer d'en savoir plus sur ses relations avec la victime.
-Bien, commandant. -Merci, Camille.
-Camille !
Les labos intérieurs sont sécurisés, mais l'accès
aux bassins est facile. -Et les caméras ?
-Rien. Elle était encore vivante hier à 20h. J'ai la liste
des employés. -Ca peut être n'importe qui.
-Oui. Jacques Delmas, celui qui gère l'entretien,
a entendu Anne Duranti s'engueuler
au téléphone, hier, vers 18h. -OK. On va voir le mari.
-D'accord.
...
-Vous faites quoi ?
-Je...
Capitaine Marchal, gendarmerie.
Vous êtes ?
-Juliette Miron. Je travaille ici.
Anne était ma meilleure amie.
-Donc Anne Duranti étudiait l'alimentation des dorades ?
-Pourquoi ? C'est important,
ce qu'elles avalent ?
-Primordial.
Elles sont nourries à base de farines
animales, d'excréments de poisson et gavées d'antibiotiques.
Anne avait trouvé un moyen de mieux
les alimenter. -Comment ?
-Je ne sais pas si je peux
vous répondre. C'est sensible.
-Sensible ? Sur des poissons ?
-Mais oui.
Les retombées allaient être énormes. Elle avait trouvé
le moyen de les alimenter à base d'algues. Une révolution.
Elle allait présenter ses résultats
le mois prochain. -Vous n'y étiez pas
associée ? -Non.
Je travaille sur la peau des tilapias.
-Des quoi ?
-Des tilapias.
-C'est quoi, les tilapias ?
-Vous en avez forcément mangé.
C'est une des espèces d'élevage les plus consommées
au monde. Leur collagène permet de traiter les grands brûlés.
Mais j'étais pas aussi avancée qu'elle.
-Les poissons du bassin où Anne a été retrouvée meurent tous,
les uns après les autres.
-Je me ferai jamais à cette partie du métier.
-C'est agréable pour personne.
-Ca va, Camille ?
-Oui, pourquoi ? -Depuis ce matin,
t'as pas l'air bien.
-Si, ça va, c'est juste que... Laisse tomber.
-Bonjour ! -Bonjour.
-Vous cherchez ? -M. Duranti.
-Il n'a pas de soucis, j'espère.
-C'est juste une visite
de routine.
-C'est juste là, derrière.
-Merci. -Merci.
-Jolie moto.
...
Votre femme n'est pas rentrée. -Ca lui arrivait souvent.
-Ca devait être dur, pour vous.
Elle travaillait
énormément ? -Ca allait bientôt
s'arrêter. -Ralentir, mais pas s'arrêter.
-C'était bientôt fini,
tout ça.
Pleurs de bébé.
...
-Qu'est-ce qui était fini ?
-Son travail au centre. Elle avait donné sa démission.
-Sa démission ?
-J'ai trouvé un job à Lille.
Anne avait accepté de me suivre. -D'où les cartons.
-On devait partir d'ici 15 jours.
Après tout ce stress, elle était contente de partir.
-Personne ne nous a parlé de sa démission.
-Son père ne voulait pas l'ébruiter. C'est sa meilleure
chercheuse. -C'était aussi
sa fille. -Quand ça l'arrangeait.
Il lui mettait une pression...
-Votre femme partait à Stockholm, dans un mois,
pour le centre. -C'est impossible, ça.
-Vous vous êtes blessé
à la main ? -Je me suis brûlé avec un biberon.
-M. Duranti, il faut qu'on vous demande où vous étiez hier soir.
-J'étais ici, avec les jumeaux, évidemment.
-Jason est en arrêt pour combien de temps ?
-3 mois. Dépression.
-Il vous en manque combien ?
-Avec Amandine, ça fait 4.
-Je vous ramène des sushis.
-Super ! -Hop !
Un des poissons
de la scène de crime. Ils sont tous morts depuis ce matin.
Frank va autopsier une dorade. Ca le changera.
-Peut-être qu'ils sont morts à cause du corps dans le bassin.
-Peut-être que le meurtre est lié à ses recherches.
-Vous pensez à quelqu'un du centre ?
-Oui. Son étude allait avoir des retombées mondiales.
Et elle a été tuée dans le bassin.
-N'importe qui aurait pu rejoindre Anne au centre.
On sait avec qui elle s'est disputée ?
-Non. -Le mari a un excellent mobile.
Imaginons qu'il découvre
qu'elle ne va pas le suivre. Il va la voir, ça dérape.
Il a aussi de bons alibis : les deux bébés.
Il n'a pas pu les laisser seuls.
-Rappelle-toi la galère de trouver une baby-sitter
en urgence. -C'est pas le moment, Paul.
-Et on a trouvé Mme Pichon.
-Voilà. Vous avez fini, Marchal ? -Notre voisine. Une perle.
-Mais oui ! On pouvait les lui déposer à n'importe quelle heure.
Marc Duranti a très bien pu faire la même chose, hier soir.
-Ah, on a le nom de notre mystérieux interlocuteur.
-Pas si mystérieux que ça. J'appelle Erwan.
Erwan, vous retournez voir le mari,
et vous passez chez la voisine avant.
Oui, chez la voisine.
-M. Duranti ? Oui. Il est venu me voir avec les jumeaux vers 21h.
-Il est revenu
à quelle heure ? -2 heures plus tard.
Ca m'a pas dérangée.
-Pourquoi il vous a prévenue
au dernier moment ? -J'ai pas demandé.
C'est pas mon genre. Mais ça m'a étonnée, à cette heure-là.
-Et là, vous pourriez les garder ?
-Oui. Pourquoi ? Il a des ennuis ?
-Il va devoir nous accompagner, oui.
Pourquoi vous nous avez menti ?
Vous avez laissé vos enfants à la voisine, hier entre 21h et 23h.
-J'avais besoin de prendre l'air.
-Vous aviez des problèmes avec votre femme ?
-Non, on s'entendait très bien. -On a ses relevés téléphoniques.
Elle a reçu un appel de vous, hier soir.
-Une violente dispute qui l'a laissée en larmes. 2 mensonges
et un mobile. Vous allez devoir nous suivre,
M. Duranti.
-Le mari refuse de parler. Je comprends pas.
-C'est logique.
On n'a pas de preuve directe.
-On a un gros faisceau
de présomptions. -Ca, oui.
Triangulation de son portable,
vérification des caméras de surveillance.
Il nous faut la preuve qu'il est allé au centre.
-D'accord. -J'ai quelque chose. Ou quelqu'un.
Il ne s'est pas présenté au labo, ce matin.
-On vous écoute.
-Mathias Forneri, 35 ans.
Il a travaillé 2 ans en binôme avec la victime.
-Et ensuite ?
-Il a été changé d'équipe.
-Pourquoi ? -Je sais pas,
mais le centre doit me rappeler.
-Il travaille pendant 2 ans avec Anne Duranti,
mais ne sera pas associé à son succès.
Enervant, non ? Erwan, vous nous le trouvez ?
-D'accord. -Sophie,
on doit savoir pourquoi Mathias ne travaillait plus
avec la victime. -Oui.
-Sophie... Fermez la porte.
-C'est au sujet de Thomas ?
-Comment il va ? Il a faim ? Il a froid ? Il a soif ?
-Vous m'avez posé la question il y a 10 minutes.
-Désolée, je suis inquiète. -Tout va bien, il est pas seul.
-Ils ont mis quelqu'un avec lui ? -Non. Alice est avec lui.
-OK. Merci, Sophie.
-Je vous en prie.
-On était sur la corniche
et ce type arrive avec sa décapotable.
Il n'y a pas de voiturier,
devant le resto. Alors avec JC, on y va, on chope les clés,
on ouvre, on met le contact,
et on démarre. On y va. -Tom, stop.
Arrête de te la jouer.
-Je me la joue pas.
-Tu caches ton inquiétude derrière une pseudo décontraction.
-Tu ferais pas ça, toi.
Un peu de fun, ça fait du bien. -T'as fait ça
pour le fun ? -Oui.
-C'est la même histoire que papa, au même âge que lui.
En psy, c'est limpide.
-Arrête avec ta psychanalyse, à deux balles.
-J'ai tort ? -Tu m'as saoulé.
-Sérieusement, Thomas, t'as rien à prouver à papa.
Il t'aime.
Et maman aussi.
Et moi, de temps en temps.
Tu vois ce que je veux dire ?
-Vous me faites
autopsier un poisson !
-Vous connaissez la cause de la mort ?
-La noyade.
-Bien !
-Non, je sais pas encore.
En revanche, Anne Duranti est bien morte noyée.
On lui a plongé la tête sous l'eau entre 21h et 22h.
Il y a un souci avec ses poumons.
-Lequel ? -Des irritations.
-La clope ?
-Non, elle fumait pas.
Bon, si vous me laissiez bosser, un peu ?
Je vous appelle dès que j'ai du nouveau.
-Mathias Forneri
ne vous a pas prévenue
de son absence ? -Non. Pourtant, c'est un garçon
très sérieux.
-Pourquoi a-t-il été retiré de l'équipe
d'A. Duranti ? Elle voulait pas partager sa réussite ?
-Elle a tout fait
pour qu'il ne soit pas viré. -Viré ?
-Il y a 1 mois, il a fait une erreur dans le traitement du pH
du bassin. -Dans le pH ?
-L'équilibre de l'eau. -Je sais,
j'ai fait de la bio. Mais l'erreur est humaine,
non ?
-On a perdu du temps. Il a fallu reprendre le cycle
de croissance de zéro.
Du temps, de l'argent... C'est inacceptable.
-Faute grave. Et pourtant, il n'a pas été licencié.
Grâce à Anne ? -Oui.
Elle a convaincu son père de le garder.
D'où son transfert. -Pourquoi ?
Il avait mis en péril ses recherches.
Il y avait quelque chose entre eux.
-Je ne sais pas.
-C'était votre meilleure amie.
-Disons qu'elle n'aurait pas défendu tout le monde pareil.
-Ils avaient une liaison.
-Travailler côte à côte 15 heures par jour,
ça rapproche.
-C'est pas faux.
-Forneri l'aurait tuée par dépit amoureux ?
Anne le quitte, il ne le supporte pas, il la tue.
*-Ou c'est parce qu'il n'était plus associé à son succès.
-Le mari ne veut rien dire sur la nuit du meurtre.
Il a pu découvrir
*la liaison de sa femme. -Un drame passionnel.
*-Marc Duranti a des éraflures
*sur les mains.
Il s'est peut-être défoulé sur l'amant, en fait.
*-Double homicide ?
-Il tue sa femme, puis l'amant de celle-ci.
Ca expliquerait son silence.
*On réfléchit et on se rappelle.
-Oui, à tout à l'heure.
-Oui, Erwan.
-On a retrouvé Forneri. -Mort ?
-Vivant, à l'hôpital, en mauvais état.
-Allez voir si on peut l'interroger.
Un souci, Erwan ?
-C'est obligé que ce soit moi ?
Il faudrait que je m'occupe de la paperasse.
-Bien sûr.
Erwan, ça devient lassant, cette phobie des hôpitaux.
-C'est pas ça du tout, commandant.
-Il y a des thérapies, pour ça.
Bon, demandez à Sophie.
-OK. Merci.
-Erwan !
Faites-vous aider.
-Je rentrais chez moi,
vers 22h,
quand quelqu'un m'a frappé. -Vous avez vu votre agresseur ?
-Non. Tout est allé trop vite.
Mais j'ai entendu le bruit d'une grosse moto qui démarrait.
Vous êtes là pour ça ?
-Non. Je viens vous parler de Mme Duranti.
-Quel est le lien ? -Elle est décédée, ce matin.
-Quoi ?
C'est pas possible !
Comment ?
-Quels étaient vos rapports avec elle ?
-Vous m'avez pas répondu.
-C'est moi qui pose les questions.
Alors ?
-Anne, c'était...
Quelqu'un...
De talentueux, de généreux...
On a eu une brève liaison.
-Brève ?
-Elle aimait son mari.
-Il savait ?
-Je pense pas, non.
-Ca n'a pas été
trop dur de retravailler avec elle ?
-Après notre "moment d'égarement", comme elle disait,
on a repris comme avant, jusqu'à...
-Votre erreur et votre transfert. -Non.
J'y étais pour rien. -Mais personne ne vous a cru.
-Si. Anne.
Si je travaille aujourd'hui,
c'est grâce à elle.
-Mathias Forneri
est hors de cause. A 22h, il se faisait tabasser.
-On sait par qui ?
-Non. Mais il a entendu une moto
démarrer.
-Marc Duranti a une 1 200.
-Sommières est à 60 km du centre. Il n'a pas eu le temps
de tuer sa femme, puis d'aller tabasser son amant.
-Sa moto a peut-être un GPS.
-Ca nous arrangerait. Je m'en charge.
-Super !
-M. Duranti,
Mathias Forneri,
ça vous évoque quoi ?
-Rien.
Rien du tout.
-Pourtant, vous vous êtes engueulés à son sujet
avec votre femme, hier, non ?
Vous êtes allé le tabasser
dans la foulée. -Attendez. Il est vivant ?
-Une commotion cérébrale, une clavicule cassée.
Alors ?
-J'étais en train de faire les cartons d'Anne
quand j'ai trouvé une lettre
sans équivoque de la part de ce type.
J'ai appelé Anne.
Elle m'a promis que c'était fini.
-Et vous ne l'avez pas crue ?
-Je sais pas.
J'étais comme fou. Je suis allé l'attendre chez lui.
-Et ensuite ?
-Ensuite ?
Je l'ai frappé.
Il est tombé. Je l'ai cru mort.
J'ai passé une de ces nuits...
Et ce matin,
vous êtes venus m'annoncer qu'Anne...
Ces derniers temps, c'était plus la même.
Elle était angoissée,
elle dormait plus, elle prenait des médocs.
-Pourquoi ?
-Je sais pas. Elle avait peur de quelque chose, de quelqu'un.
C'est pour ça qu'elle était heureuse de déménager loin d'ici.
-Bon.
Vous pouvez y aller, M. Duranti.
M. Forneri n'a pas porté plainte. Allez retrouver vos enfants.
Ils vont avoir besoin de vous.
-Oh !
-J'avais dit
que je vous appelais. -Je m'inquiétais
pour nos petits protégés.
-Les poissons sont morts après avoir ingéré de l'ammoniaque.
-Celui qui a brûlé les poumons d'Anne ?
-Oui. Il a été versé juste avant.
-Le bassin a été empoisonné, juste avant qu'on y noie A. Duranti.
-C'est ça.
-OK.
-Elle a croisé l'empoisonneur au mauvais endroit,
au mauvais moment. -Et si Forneri
disait vrai ? Il dit qu'il n'a pas commis d'erreur.
-Le bassin aurait déjà été empoisonné ?
-Personne n'a cru à une mort intentionnelle.
-Alors que s'ils avaient autopsié les poissons...
-Ils ne connaissaient pas le capitaine Marchal, le seul
à pouvoir autopsier des dorades. La question est :
qui avait intérêt à stopper les recherches
d'Anne Duranti ? Le mari et l'amant sont hors de cause.
-Le motif est peut-être financier.
Changer le mode d'alimentation des poissons,
ça représente des millions d'euros.
-Son mari a dit qu'elle avait peur, qu'elle était angoissée.
-Si elle se sentait menacée,
ça explique pourquoi elle a caché son déménagement.
Mais menacée par qui ? -Le meurtrier savait
où était le bassin des poissons étudiés.
-Employé ? Fournisseur ? Ou autre.
Industries agroalimentaires,
pêcheurs, labos...
-Soler, j'écoute.
Très bien.
Merci. J'arrive.
-C'était quoi ?
-La garde à vue de Thomas est levée.
-Non ?
-Je peux y aller seule ?
-Pourquoi ? C'est mon fils aussi.
-J'ai envie de le voir en tête à tête.
-OK.
-Merci, Paul.
...
Je t'ai ramené tes affaires.
-Merci. On mange quoi, ce soir ?
-Pardon ? Tu sors de garde à vue et tu ne penses qu'à bouffer ?
Tu te rends compte de ce qui se passe ?
On va rentrer à la maison et on va parler.
"On mange quoi, ce soir ?" Ca va pas ?
...
Arrête de faire la gueule. Ce serait à moi de la faire.
-Alice mange pas avec nous ?
-Non, c'est juste toi et moi, ce soir.
-Tu veux du feu ?
-Tu crois vraiment
que c'est le moment de plaisanter ?
Qu'est-ce qui t'a pris ?
-On voulait juste se marrer.
-Juste se marrer ?
Mais oui, c'est tellement drôle de voler des voitures !
-Papa l'a fait avant moi. Pourquoi lui, ce serait drôle ?
-Comment tu sais ?
-Papa l'a raconté
à Alice.
-De mieux en mieux.
C'est pas une raison pour faire les mêmes conneries que ton père.
-Mamie dit : "Il faut que jeunesse se passe",
et que c'est comme ça
qu'on devient un homme. -C'est un complot ?
Alors non, c'est quand ton père
a arrêté d'en faire qu'il est devenu un...
Tu vas devoir te remettre en question !
Tu as enfreint la loi, tu dois payer.
-Tu me saoules.
-Comment ça ?
Une porte claque.
...
-Bonjour, tout le monde ! -Léa !
-Comment ça s'est passé ?
-Ton fils a voulu faire comme toi pour devenir un homme.
-Mais qu'il est con !
-Les chiens ne font pas des chats. -C'est pas pareil.
-J'ai pas eu le temps de lui parler.
Je crois qu'il souffre de ne pas te voir plus,
faire des choses avec toi... -Stop !
Thomas joue le pauvre ado de parents divorcés,
mais il a 17 ans, il est responsable.
Ne viens pas m'accuser.
-Je ne t'accuse pas, c'est une simple réflexion.
-Ca va. -On ne peut rien te dire.
-Bonjour. -Bonjour.
-Excusez-moi.
-Aucun employé du centre
n'avait intérêt à saboter les recherches d'Anne.
Ses collègues
semblaient l'apprécier.
Et le seul à avoir accès au centre était un fournisseur
de farine animale.
Ils donnent du poisson à manger aux poissons.
-Non ! -Si.
-C'est bon.
Son nom ?
-Frédéric Leroy.
-Que sait-on de lui ? -35 ans,
pas marié, pas d'enfants.
Il a fait un emprunt pour acheter un bateau.
-Les poissons allaient être uniquement nourris d'algues.
-Le centre n'aurait plus eu besoin de ses services.
-Ca aurait été la fin pour lui.
-C'est pas une raison pour tuer.
-Il ne comptait peut-être pas la tuer.
Il empoisonne le bassin une première fois.
Ca ne suffit pas. Il recommence.
Elle le surprend. -On doit vérifier
s'il a été vu au centre.
-Erwan peut l'interroger.
Il est breton.
Et Camille ira au centre.
-Non ! Je m'occupe
du pêcheur. J'ai besoin d'air. -Moi aussi.
-Incroyable !
-OK.
Camomille, camomille...
Camomille.
-Oui, Frédéric Leroy
travaille bien pour nous en exclusivité. Pourquoi ?
-Vous n'auriez bientôt plus eu besoin de lui.
-Tout à fait.
Je lui avais signifié la fin prochaine de notre collaboration.
-Il l'a pris comment ? -Mal.
-Vous l'avez vu quand,
la dernière fois ?
-Hier, vers 17h. Il discutait avec Anne.
-De quoi parlaient-ils ?
-J'étais trop loin pour entendre. Je n'ai pas voulu intervenir.
Et Anne semblait gérer au mieux la situation.
Attendez...
C'est moi qui dirige ce centre.
C'est à moi qu'il aurait dû s'en prendre.
-Pour lui, c'était elle, la responsable.
Le résultat de ses recherches mettait en péril son avenir.
-Bonjour, messieurs.
Je cherche Frédéric Leroy.
-C'est moi. -Commandant Soler.
J'ai quelques questions à vous poser.
-Oui.
Dans 6 heures, quand je reviens de la pêche.
-Impossible.
-Les poissons
ils vont pas m'attendre.
-On a retrouvé Anne Duranti assassinée dans un bassin.
-Je la connaissais à peine.
Je vois pas comment je peux vous aider.
-A cause d'elle, vous alliez perdre votre contrat
avec le centre. -Oui.
C'est ce que m'a dit ce connard de Carpentier.
J'aurais pas dû accepter de ne bosser
que pour eux. Mais ils payaient mieux que les autres.
-Imaginons que vous ayez eu l'idée
d'empoisonner les bassins d'Anne Duranti,
histoire d'avoir le temps de renflouer les caisses.
Mais Anne Duranti vous surprend et...
-Vous rigolez, là ?
Au contraire.
Avant-hier, quand je suis allé la voir,
elle m'a assuré que mon contrat ne serait pas arrêté.
-Comment ça ?
-Ben ouais. J'ai pas cherché à comprendre.
-Où étiez-vous, cette nuit-là, M. Leroy ?
-Camille. -Quoi ?
-Tu me passes le scotch ? -T'as le bras
trop court ? Tiens. De rien.
"S'il te plaît", "merci".
-Leroy était en mer au moment du meurtre.
Marchal est rentré ?
-Il creuse la piste des labos concurrents.
-Agripper une personne par les cheveux, c'est personnel.
C'est passionnel. Mais c'est pas professionnel.
Hein, Camille ?
J'ai dit un truc
qu'il fallait pas ?
-Et si un labo concurrent
avait payé un employé
du centre ? Anne connaissait l'agresseur.
-Pourquoi pas.
Vérifiez la situation financière de tous les employés.
Je vais voir le procureur.
-Sophie, je peux te demander quelque chose ?
-Oui. -Qu'est-ce qu'elle a, Camille ?
Elle arrête pas de me rembarrer.
-Elle s'est fait larguer.
Larguer.
...
-Je suis désolé que ce soit terminé avec Damien... Avec David.
Sophie me l'a dit.
Ca va ?
-Oui.
C'est juste que...
J'y croyais, cette fois.
Et dès que c'est devenu un peu sérieux, il a pris
les jambes à son pouls...
-A son cou, plutôt.
-Oui.
Oui. Tu vois ce que je veux dire.
C'est juste que... Je pensais qu'il n'était pas
comme les autres. -On n'est pas tous pareils, hein.
-Je sais...
Je me demande plus ce qui cloche chez moi que chez vous.
-S'il a pas su voir tes qualités, c'est qu'il te méritait pas.
-Merci.
Ca fait du bien
de pouvoir parler
à un ami.
...
-Nous ne sommes que 3 laboratoires
dans le monde qui étudions la nutrition des dorades :
Tasha, Withers et nous.
-Auraient-ils pu saboter
vos recherches ? -On n'est pas des voyous.
Et nous avions suffisamment d'avance sur eux.
-Sauf s'ils avaient récupéré l'étude d'Anne.
Ils auraient pu reprendre vos recherches.
-Impossible. Nos études sont sur des bases de données sécurisées.
Et chacun a ses codes.
-Vous me montrez ?
-Bien sûr. J'imagine pas une seconde que...
C'est quoi, ça ?
-Que se passe-t-il ?
-Encore un bug informatique.
Attendez.
Je vais accéder à la base de sauvegarde.
Toutes les recherches d'Anne ont été effacées.
-Ca a été fait de l'intérieur.
Le système a pas été craqué.
-Donc ça réduit la liste des suspects à ?
-6 personnes, selon l'historique de la base de données. Sans Anne,
ça fait 5.
Tu veux les noms ?
-Oui.
Oui.
Je vais vérifier qui était au centre hier et lors du premier
empoisonnement. Vas-y.
-Le père, Antoine Carpentier.
-Carpentier. OK.
-Pardon.
-Oui, monsieur le procureur.
J'attends des nouvelles d'un instant à l'autre.
Ah bon ?
OK. Je vous rappelle
dès que possible. Bonne journée. Au revoir.
Oui, Camille ?
-Pardon, commandant. Seules deux personnes
pouvaient pirater la base et trafiquer les bassins :
J. Miron et J. Delmas.
Ce dernier a inscrit sa fille dans une école à 6 000 euros l'année.
-Il aurait été payé pour voler les données et saboter
les recherches d'A. Duranti ? -Oui. Elle l'aurait surpris.
-Vous allez sur place avec Erwan ?
-OK. -Bravo, Camille.
Ca va mieux ?
-Oui. -C'est bien.
Très bien.
C'est parfait.
-Je vous ai déjà parlé hier. -Nous avons besoin de précisions.
Vous travaillez ici depuis quand ? -22 ans.
-Et vous êtes bien payé ?
-Une misère. Pourquoi ?
-L'école de votre fille
coûte cher. -6 000 euros.
-Comment vous savez ça ?
-D'où vient
cet argent ? -Ca vous regarde pas.
-Si. A. Duranti et M. Forneri
gèrent les bassins.
-Facile pour vous d'y verser
de l'ammoniaque. Qui vous a payé ?
-J'ai rien fait.
-C'est qui, alors ?
-Anne.
Anne Duranti a elle-même empoisonné
les bassins.
Il y a un mois, j'avais oublié mon portefeuille,
donc je suis retourné au centre.
Il n'y avait personne. -A part Anne.
-Oui. Elle versait un liquide dans le bassin des dorades.
C'était son bassin. Le lendemain, tous les poissons étaient morts
et on a accusé Mathias. -Vous saviez qu'il était innocent.
-Oui. -Vous n'avez rien dit ?
Il a failli
être renvoyé. -Je pensais qu'elle parlerait.
Mais en fait, non.
-Et ?
-Je suis allé lui demander des explications,
elle m'a demandé de ne pas en parler.
On parlait beaucoup,
Anne et moi.
Elle m'a proposé de m'aider pour ma fille.
-En échange
de votre silence. -C'est pas ça.
-C'est pas du chantage ? Et quand elle n'a plus voulu payer...
-J'ai tué personne. C'est pas du chantage.
Je ne voulais pas qu'Anne ait des problèmes avec son père.
-Vous ne lui avez pas demandé
ce qui s'était passé ? -Si. Elle a parlé d'une erreur.
-Entrez !
-Anne a retiré l'équivalent de 6 000 euros en 10 jours.
-Pourquoi on ne l'a pas vu avant ?
-Elle a ponctionné tous ses comptes.
100 euros par ci, 100 euros par là.
Du coup, j'ai pas tilté. -Ca va dans le sens
de Delmas. Mais c'est pas une preuve.
Pourquoi une chercheuse aussi impliquée
aurait-elle nui à ses propres recherches ?
...
Vous avez vérifié les identifiants de tous les employés ?
-Oui. Aucun n'a effacé les données.
-Même celui d'Anne Duranti ? -C'est la victime.
-Essayez. -Oui.
Vous avez raison.
-Elle empoisonne ses poissons
et supprime ses recherches ?
-Il faudrait récupérer ces données.
-Je vais vous trouver ça.
On n'efface rien d'un ordinateur.
-Mes respects, mon colonel.
Vous vouliez me voir ?
-Je voulais vous parler
de votre fils.
Le plaignant a retiré sa plainte.
-Mais le procureur peut le poursuivre.
-Sauf si je garde le dossier.
-Et vous feriez ça ?
-Je ne vous propose pas ça
par amitié. Mais je ne veux pas
de vagues, ici. Et je me passerai
de ce procès. -Merci.
-C'est la première et la dernière fois. Pour toute la famille.
On s'est compris ?
-Oui, complètement.
Et voilà.
Donc... Bonne journée.
-J'ai parlé... -La victime a effacé le dossier.
Sophie va voir Forneri. Lui seul maîtrise le sujet.
-Je vais interroger le père. Sa fille qui trafique les résultats,
c'est fou. -On est d'accord.
-Donc je viens de parler avec le colonel.
Il ne transmettra pas le dossier de Thomas au procureur.
C'est une bonne nouvelle !
-Euh, je sais pas.
-Comment ça, tu sais pas ?
-Je sais pas.
Je suis pas sûre que ça lui rende service.
-Le plaignant a retiré sa plainte.
-Super ! Ca, c'est une bonne nouvelle.
Mais non, je...
Je crois qu'on devrait aider Thomas
à prendre ses responsabilités, à assumer ses actes.
Sinon, il sera incapable
de surmonter les difficultés. -Comme moi.
-J'ai pas dit ça. -Non, non...
C'est moi qui le dis. C'est tellement vrai.
-Les résultats sont parfaits.
Sauf que...
-Quoi ?
-Ce ne sont pas
les bons chiffres. J'avais relevé que le taux de protéine
de la dorade, après 1 mois de croissance, était à moins de 17%.
Là, il est à 18,4. -La différence est faible.
-Si la dorade nourrie à la spiruline
ne parvient pas à conserver
sa masse protéique, elle meurt.
-Donc ? -Ces chiffres sont faux.
Elle a tout falsifié.
-Anne n'aurait jamais fait ça.
-Et vous, vous auriez pu la pousser à modifier ses analyses
pour votre réputation ? -Ma réputation aurait volé
en éclat, une fois les résultats publiés.
Le monde entier aurait constaté notre erreur.
-C'est vous qui importiez
à votre fille.
Votre regard
sur elle. Elle ne pouvait pas assumer son échec face à son père.
-Elle aurait pu faire ça à cause de moi ?
Vous avez peut-être raison. Anne est morte par ma faute.
Je lui ai mis une telle pression.
-On est le père qu'on peut.
-J'avais tout misé sur ses recherches.
Avec les résultats faussés,
on n'aura plus de subventions, on va devoir arrêter
les études en cours. C'est des années de travail.
-Que vont devenir les autres chercheurs ?
-Ils vont devoir repartir
à zéro, ailleurs.
...
-Tu vas bien ?
-Oui. Oui, ça va, merci.
-Thomas, ça va ? -Ca va.
-Mais ?
-Rien.
Le colonel a proposé d'enterrer l'affaire.
Paul est d'accord.
-Et vous étiez contre ?
-Je sais pas.
-Vous devez être soulagée, quand même.
-Je sais pas.
Je suis pas sûre qu'on lui rende service.
C'est notre faute. On ne fait pas assez attention à lui.
Il nous a envoyé un message de détresse.
-Oui.
N'intellectualisez pas trop ses actions.
C'est un garçon, il a 17 ans. Ils ne réfléchissent pas toujours.
-C'est pas faux.
En même temps...
Je suis pas sûre qu'ils réfléchissent plus
en vieillissant.
Il imite une sirène.
...
-Gendarmerie nationale !
-Ca va ?
-Non, mais...
-Alors ?
-Juliette Miron, notre dernière suspecte.
Dupée par son amie, elle abandonne ses recherches.
C'est un bon motif. -On n'a pas de preuve.
-J'ai envoyé sa blouse au labo.
-Pourquoi ?
-Je te laisse 15 secondes.
1, 2, 3...
-Non, je peux pas réfléchir si tu comptes.
Juliette reste tard au centre pour travailler, comme Anne...
Quand elle découvre Anne en train d'empoisonner
les bassins. -Record battu. 10 secondes.
Elles discutent, ça se passe mal, Juliette lui enfonce la tête
dans l'eau... -Ses manches sont mouillées
d'eau ammoniaquée.
-Bien joué.
-Je vais la chercher.
-J'ai envoyé
une équipe. Je suis désolé.
-T'as dit quoi ?
"Je suis désolé".
On est quel jour ?
-Pourquoi ?
-Il faut le noter. "Ce jour, Paul Marchal
"a dit : 'Je suis désolé'."
-N'importe quoi.
-Vous m'accusez d'avoir tué mon amie ?
-J'en ai la preuve, Juliette.
Les manches de votre blouse portent des traces d'ammoniaque.
-Pourquoi la tuer ? -Elle vous a trahie.
Elle allait foutre votre carrière en l'air parce qu'elle
n'assumait pas son échec.
Elle a menti à tout le monde, même à vous.
-Elle se mettait tellement la pression.
Décevoir le grand Carpentier, c'était impossible.
-Elle s'est enfoncée dans un engrenage,
et elle vous a emportée avec elle.
-Quand je l'ai vue verser un liquide dans les bassins,
j'ai compris tout de suite.
Quelque part, je savais déjà, mais je refusais d'imaginer.
Elle a même pas cherché à nier.
Elle m'a juste dit...
Que tout allait s'arranger.
-S'arranger comment ?
-C'est ce que je lui ai demandé.
-Elle m'a répondu que bientôt,
tout ça n'aurait plus d'importance.
Elle allait partir avec son mari,
et du coup, tous les financements des recherches seraient pour moi.
-Au contraire, une fois la supercherie découverte,
le centre n'aurait plus eu de subventions
et les chercheurs perdraient leur crédibilité.
-Evidemment.
Et elle aussi, elle le savait.
Mais elle répétait que tout allait s'arranger.
Elle y croyait.
-Et après ?
Que s'est-il passé après, Juliette ?
-Elle essayait de me convaincre.
Dans sa tête, la situation était réglée.
Pour moi, elle était tout.
Ma meilleure amie.
Celle qui m'avait donné envie de consacrer ma vie à la recherche.
Mais pour elle, j'étais rien.
Rien.
J'ai juste voulu qu'elle se taise.
...
-Ben... Bonne nuit.
-A demain. Bonne nuit.
Ah, Léa !
T'as raison. Il faudrait que je sois plus présent
avec les enfants, surtout Thomas.
-Pas toi, nous. On doit être plus présents.
-Oui, nous.
J'ai réfléchi à un truc. J'y avais pensé l'an dernier.
Ce serait bien qu'on alterne les astreintes de nuit.
Ca nous permettrait de les voir plus.
-J'y avais pensé.
-Et le fait d'alterner, ça te permettrait d'avoir une vie à toi.
-Oui.
Je pourrais regarder mes séries préférées, seule dans mon canapé.
Tu voulais pas parler de ça ?
Arrête, Paul.
Je cherche personne, j'ai besoin de personne.
-Et les sites de rencontres ?
-Mon profil est désactivé. J'avais besoin de me prouver
les choses.
Mais...
L'année dernière, on n'avait pas de problèmes avec les enfants.
Pourquoi t'as pensé
à cette histoire d'astreinte ?
-Parce que tous les deux, seuls, dans la brigade,
au milieu de la nuit, j'ai souvent eu envie
d'oublier qu'on était divorcés.
Notification.
-Pardon.
J'ai yoga dans 15 minutes.
Je suis en retard.
-A demain.
-A demain.
-Au fait...
Pour Thomas, t'avais raison.
J'ai demandé au colonel de transmettre
son dossier au procureur. Il faut qu'il assume.
Sous-titrage MFP.
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