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Original subtitles

Bêlements. Cloches.

...

-En cent ans, on n'a jamais vu ça.

-C'est un trou karstique. Il y en a de plus en plus.

-On va quand même pouvoir construire ?

-Vous avez une source qui passe là-dessous. Il y en aura d'autres

par là-bas, sûrement.

Vous n'êtes pas près de construire une maison sur ce terrain.

-Je ne comprends pas.

Cette source a toujours été là. -L'eau a dû s'engouffrer

dans les galeries.

Par là.

Ha ! Ha !

Oh putain !

...

-Yes !

Qu'est-ce que t'as ? T'es tout mou. -Bah non...

-Bah si. -Non. Par contre, toi...

-Moi, je suis au taquet.

-Bon, papa, écoute... Alice et moi, on est au courant.

-Euh... bah vous êtes au courant de quoi, les "djeuns" ?

-Toi, maman, votre baiser. -Ah !

-On ne se fait pas de film, mais...

-C'était un baiser qui était lié aux circonstances.

Ca peut être perturbant mais... -C'est bon.

L'important, c'est que vous alliez bien.

-C'est super clair avec ta mère.

-Papa, je suis heureux. Que vous soyez ensemble ou pas...

-La situation avec votre maman est claire. Ne vous en faites pas,

Alice et toi.

Voilà, avec ta mère, on est un... On est un... duo. On est un duo.

Equilibré.

Un couple séparé, divorcé, mais fonctionnel.

C'est super clair. Allez, go !

-T'as raison...

-Oh !

-Tu peux donner ça à Romain, s'il te plaît ?

-Messieurs, dames, bonjour. Bonjour, Camille.

-Bonjour. -Alors ?

-Une jeune femme. Pas de papiers, pas de téléphone.

Elle est morte depuis plusieurs semaines.

-Elle a été frappée. La blessure est nette. On l'a trouvée où ?

-Dans ce trou.

-Vous avez quelque chose ?

-Pas de sang. Elle n'est pas morte ici.

-L'autopsie nous en dira plus.

-Pourquoi cette robe ?

Ce serait une mise en scène ?

-Je ne crois pas, non.

On dirait du sur-mesure.

La bague, rubis or jaune...

Qu'est-ce qu'une mariée est venue faire ici ?

Romain, on embarque le corps à l'IML,

s'il vous plaît. Merci.

-OK. Merci.

Oui, je transmets.

On n'a reçu aucun signalement correspondant à la disparition

de cette femme. -On doit retrouver le fabricant

de la robe et le bijoutier. -Je m'en occupe.

-On est au milieu de rien. Le chemin d'accès n'est pas visible

de la route. Donc ? -Le tueur connaissait les lieux.

-Salut, Julie.

Notre mariée t'a parlé ? -Elle est morte il y a 12 semaines.

-Tant que ça ? -Elle était dans la glaise,

d'où son état parfait. -Comment tu as trouvé 12 semaines ?

-Grâce à lui.

Son apparition nous donne une date du décès.

-Julie, c'est un insecte. T'es sûre de toi ?

-Oui. A une période de transformation plus avancée

des restes de la victime apparaissent les sarcophagiens

attirés

par l'odeur de la mort. Ils arrivent 3 mois après la mort.

Ils n'ont pas pondu,

donc ils venaient d'arriver. Soit 12 semaines.

-Je ne retiendrai pas tout, mais je te fais confiance.

Et la cause de la mort ?

-Fracture du crâne. Impossible de savoir si c'est dû

à une chute ou un coup. -Dommage. Tant pis. Merci. A plus.

-J'ai autre chose pour vous.

Des fleurs.

-C'est gentil. Il ne fallait pas. -Ce sont des gypsophiles.

Elle portait une couronne de fleurs.

-Ca ne vient pas du trou ? -Non.

-D'accord. -Je vous enverrai mon rapport.

-Ca marche. Merci, Julie. Ciao !

-Monsieur le Juge, je fais au plus vite.

-Merci, monsieur le Procureur.

Ca va ? -Super.

Le juge me tanne au sujet des vols de portables

car tu as eu les aveux d'un mineur sans représentant légal.

-Je ne savais pas. Le mec avait une barbe.

-Respecte les règles. Je perds du temps à cause de toi.

-OK. -L'IML, ça a donné quoi ?

-Les insectes, une fracture du crâne et une couronne de fleurs.

-Ca va nous aider

à identifier notre inconnue. Tout le monde est sur le coup.

-Paul Marchal 1, tout le monde 0.

Voilà.

-D'accord.

Ne me dis pas que tu as trouvé le nom de la victime ?

-Tu te souviens de notre mariage ? -Pas vraiment.

-Si. Tu t'en souviens dans les moindres détails.

-Quel est le rapport ?

-J'étais arrivé à la bourre à la mairie car on avait planqué...

-Je m'en rappelle. C'était un aperçu de notre vie maritale.

Monsieur planque pendant que madame s'occupe des enfants.

-J'étais avec les enfants quand tu courais après les méchants.

-Qui s'est occupé de Thomas quand il est tombé du lit superposé ?

-Qui a amené Alice aux urgences quand elle est tombée de vélo ?

Qui ? -Oui...

On pourrait continuer longtemps, mais on a un meurtre sur les bras.

Comment as-tu trouvé le nom

de la victime ? -Bref...

J'étais en retard à la mairie, et le maire t'a dit...

-Que si un des deux mariés ne se présentaient pas, une déclaration

était envoyée au procureur de la République.

C'est pour ça que tu l'as appelé. -Exactement.

Le 17 juin, Audrey Filières ne s'est pas présentée à son mariage.

"Merci, capitaine." "Je ne fais que mon travail."

Je file voir le futur ex-mari.

-Il est fort.

-Erwan. -Mmh ?

-J'ai trouvé son identité. J'ai envoyé des photos de la robe

aux boutiques de la région. Je sais, je suis douée. Quoi ?

-Marchal t'a devancée. -Comment ça ?

Il n'a pas bougé d'ici. -C'est ça, le talent.

La commandante veut que tu le rejoignes.

-J'ai le nom de la victime. -Laisse tomber, c'est trop tard.

-Comment ça, c'est trop tard ?

-Oui, j'ai eu votre message. J'ai deux petites choses à régler ici

et je vous retrouve rapidement. Merci, monsieur le Juge.

A tout à l'heure.

Bravo, Vernet. -Je suis arrivé 3e.

-3 sur 4, c'est pas mal. Vous avez eu la confirmation que la victime

s'appelait bien Audrey Filières, 24 ans, étudiante,

de nationalité canadienne. Vous avez eu le consulat ?

-Oui. Parents décédés il y a 3 ans, pas d'autre famille connue.

Elle est venue en France pour un échange

avec SupAgro. -C'est une école d'agroalimentaire

spécialisée dans le bio.

-Vous vous intéressez au bio ? -Oui. Le capitaine

Marchal m'a sensibilisé. -Notre capitaine ?

-Oui. -Il mange bio ?

-Depuis le temps que je t'en parle. Et parce que c'est le capitaine...

-On va faire un potager dans le patio. On a quoi d'autre ?

-Son futur mari était Etienne Poncet.

Il possède une exploitation caprine qui appartient à sa mère.

Ils élèvent des chèvres. -J'avais compris.

-C'est étrange. Il n'a pas signalé sa disparition.

-Les conjoints sont les premiers meurtriers potentiels.

-Justement, il signale la disparition

pour se couvrir. On a quoi d'autre ?

-On a le nom de sa témoin. Catherine Fémère. On la cherche.

-Je vais au tribunal. A tout à l'heure.

-Bonjour.

-Bonjour. -Je peux vous aider ?

-Gendarmerie nationale.

Etienne Poncet ? -Oui. Il y a un problème ?

-Parlons d'Audrey Filières. -Je n'ai rien à dire

sur elle. -Vous ne deviez pas vous marier ?

-Elle m'a planté

le jour du mariage par texto.

"Je me suis trompée. Je rentre à Montréal." Classe.

-Par texto ? Et vous n'avez pas cherché à en savoir plus ?

-Si, mais elle était déjà loin.

-Je n'ai pas une bonne nouvelle pour vous.

Audrey est morte il y a plusieurs semaines.

Son corps a été trouvé près d'ici. -Vous avez un humour spécial.

-Non, quand je fais des blagues, je suis meilleur que ça.

Ca ne vous touche pas ?

-Ben... c'est qu'Audrey était encore vivante hier.

Je peux vous le prouver.

Vous voyez.

Pour elle, la vie est belle.

Et elle est bien vivante. -Je peux... ?

Le dernier post date d'hier.

-Pourtant, on ne s'est pas trompés. Il n'y a pas 50 explications.

-Comment ça ? -Quelqu'un publie à sa place.

-Demande à Erwan et Eric

de s'occuper de ça en priorité. -OK.

-Bon... quand avez-vous vu Audrey pour la dernière fois ?

-Merci.

J'ai un témoin qui a vu la victime le matin de son mariage.

-C'est qui ?

-Le fleuriste. Audrey a réceptionné les fleurs à 7h15.

-Il t'a dit autre chose ? -Non, il est reparti immédiatement.

-Alors, d'après l'opérateur,

le téléphone d'Audrey a cessé d'émettre à 9h45.

On n'éteint pas son portable ce jour-là.

-C'est le meurtrier qui l'a fait.

Audrey serait morte le matin de son mariage entre 7h15 et 9h45.

Vibreur.

-Oui, Camille ?

Oui.

OK. OK, on s'en occupe.

Ca te dit de traquer un suspect

sur Internet ? Quelqu'un se fait passer pour Audrey.

-Une traque dans la matrice ? J'achète.

-Vous n'avez pas revu Audrey le matin du mariage ?

-Non. J'aurais pu voir la robe. Il paraît que ça porte malheur.

-Comment vous vous étiez rencontrés ?

-Elle faisait le tour des exploitations de la région

pour trouver un stage. J'ai accepté tout de suite.

Elle était tellement géniale, passionnée. Puis son accent...

-Elle avait parlé de son passé ? -Un peu.

A la mort de ses parents, elle a profité d'un échange universitaire

pour venir ici.

-Elle devait revenir au Canada. -Oui. Mais on s'est rencontrés.

Un coup de foudre. Je l'ai demandée en mariage au bout de trois mois.

Audrey, c'était la joie de vivre incarnée.

Tenez. Regardez.

*-C'est la veille du grand jour.

-On avait prévu de reprendre l'exploitation de ma mère.

*-On va mettre les lampions là-dedans.

-Vous avez fait cette vidéo ?

-Non, c'est le photographe du mariage. Pour les souvenirs.

-Que s'est-il passé, ce matin-là ? -Bah rien.

J'ai reçu son SMS à la mairie. -Vous avez essayé de la contacter ?

-Oui. Téléphone, textos, mails. J'ai tout tenté.

Elle n'a jamais répondu.

J'ai passé des semaines à essayer de comprendre.

Comment j'aurais pu penser qu'elle était morte à deux pas d'ici ?

-Hmm...

Bêlements. Aboiements.

-Les chèvres sont réglées comme du papier à musique.

Si on ne les trait pas, elles bêlent.

-Je peux venir ? -Oui.

-Bonjour.

-Vous faites quoi chez moi ? -Lieutenant Bardier.

J'enquête sur le meurtre

d'Audrey Filières. -Quoi ? Audrey est morte ?

C'est impossible. -Je suis désolée.

Vous êtes Mme Poncet ?

-Vous l'avez dit à mon fils ?

-Oui.

Que faisiez-vous le matin

du mariage ?

-Ben... je me suis occupée de la traite des chèvres avec mon fils.

On fait ça chaque matin à partir de 7h30. Ca nous prend environ 1h.

-On vous a vus ? -Euh... oui. Oui, oui. Le voisin,

Jean-Claude Mertier.

Il était dans son champ.

-Vous avez une bonne mémoire.

-Je m'en souviens car il m'a dit que ça allait être un beau mariage.

-D'accord.

Et après ?

-On s'est préparés et puis... on a mis en place le buffet

avec le traiteur. Vous nous soupçonnez ?

-Juste la routine, madame Poncet.

-Vous pouvez me vérifier les témoignages ?

Du nouveau ?

-Non, on n'arrive pas à localiser la source.

-Quelqu'un a ouvert un faux compte à son nom ?

-Non. C'est le compte d'origine.

-Donc le suspect a trouvé les codes d'Audrey. Et pour les photos ?

-S'il a piraté l'ordinateur, il a pu les récupérer.

-Son passé ? -Rien. Même pas

une infraction routière.

-Ca, c'est fait. Et les relevés bancaires ?

-Je les consulte. Regardez.

-C'est quoi, cette histoire ? Il y a des mouvements sur son compte.

-Il a dû aussi choper les codes bancaires.

-C'est quoi ? Ca revient souvent.

-Ce sont des crédits anonymes et des débits de carte bancaire

sur un site de poker en ligne.

-Des crédits anonymes et un site de poker en ligne.

Ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple.

Bêlements.

-Vous en avez combien ?

-150. Avec les petits, 180. -Ah oui, quand même.

Et la race, c'est quoi ? -Des chèvres du Rove.

Elles donnent du bon lait.

Allez, les filles ! On monte.

C'est bien, ma fifille. Allez.

Allez, on y va. Allez, c'est parti !

Allez, en avant !

Allez, allez ! C'est bien, les filles.

Et pourquoi

faire croire qu'Audrey est en vie ? -On cherche. Elle avait des amis ?

-C'était une solitaire. Elle passait des heures dans la nature.

Elle aimait le monde agricole. Elle voulait faire avancer les choses.

-C'est-à-dire ? -Elle voulait

qu'on fasse du lait bio. -C'est plutôt une bonne idée.

-Mais depuis la fin des quotas par Bruxelles, en 2015, on a perdu 30 %

de notre chiffre d'affaires.

On survit grâce à la coopérative. On aurait dû en sortir avec le bio.

-Ca aurait mis en péril les autres membres.

-On est juste assez pour s'en sortir.

-Vous vouliez passer au bio ? -Oui, j'étais pour.

Mais l'exploitation est à ma mère, et elle n'aime pas le changement.

Avec le temps, Audrey aurait pu la convaincre.

-Ouais...

-Ca va être dur de savoir si Audrey a été tuée dans la dépendance.

Etienne a tout refait à neuf. -Il essaie de passer à autre chose.

Il a un alibi ? -C'est léger. Je dois vérifier ça.

Vous ne le sentez pas coupable ? -Non. On n'est même pas sûrs

que la scène de crime soit ici et personne n'a vu Audrey partir.

-Elle ne connaissait personne. -Si, sa copine, Catherine Fémère.

-Ah oui, elles ont dû se préparer ensemble.

-Cherche de ce côté. Je vais aller voir cette coopérative.

-On aurait pu la tuer

pour des raisons financières ? -Si Audrey a mis en péril l'avenir

de plusieurs familles, on a pu la tuer pour ça.

-Je vois.

-Passe chez le photographe pour récupérer les photos et les vidéos.

-Si vous pouviez me prévenir un peu avant, ça m'arrangerait.

Oui. Oui. Bien sûr, monsieur le Juge.

Très bien. Voilà. Bonne journée. Au revoir.

Alors ?

-On n'a rien. Le site de poker est dans un paradis fiscal.

-Et les crédits virés

sur son compte ? -L'émetteur est anonyme.

-Mais j'ai eu une idée. -Deuxième de la journée.

-Vous connaissez le darknet, commandant ?

-Le darknet... Vaguement. J'essaie de progresser avec mes ados.

C'est l'Internet tout-terrain, le côté obscur du Web.

-Il existe des sites de revente de points de permis.

-Non ? -Si.

-Ah bon ? OK.

Audrey Filières a perdu ses points ces dernières semaines ?

-Oui. Les sommes des points vendus correspondent à celles jouées

au poker. -C'est mon histoire.

-On peut remonter la piste ?

-Non. Sauf si le pirate ferme le compte d'Audrey.

-Faites-lui faire ça. -Comment ?

-C'est vous le spécialiste de l'informatique. D'accord...

Euh...

On peut envoyer un message sur le compte ?

-Oui. La page est publique. -Donc on peut lui faire peur.

OK. Montrez-moi.

-Vas-y. -Je peux ?

-Oui.

-Vous pouvez écrire votre texte. -D'accord. Euh...

OK. Alors...

"Audrey est morte. Je sais que c'est toi qui l'as tuée."

Entrée.

Bah voilà. Il n'y a plus qu'à attendre.

Ce n'est pas compliqué.

-Hello.

-Bon courage, Louise. -T'es encore là ? Et les enfants ?

-Ca fait longtemps qu'ils connaissent les bases de survie.

Une assiette, un micro-ondes, on fait réchauffer.

C'est vrai que tu t'es mis au bio. Je suis curieuse de voir la tête

de Thomas devant du quinoa. -On ne mange pas que ça.

On fait attention aux aliments

qu'on prépare. -Parce que tu cuisines ?

-J'ai toujours cuisiné.

Tu devrais t'y mettre. Préparer ses plats,

ça permet de savoir ce qu'on avale. -C'est qui, la reine des lasagnes ?

-La reine d'un seul plat, Léa... Ouvre ton esprit.

-Et tu vas nous faire quoi, après ?

Sans gluten ?

Végan ? -J'y ai déjà songé.

La viande est toxique pour l'organisme.

-Je vais t'acheter des graines. Et ta visite à la coopérative ?

-C'était fermé. Je vais chercher qui est le directeur.

-Bon, et bah bonne soirée. -Bah oui, toi aussi.

-Alors, c'était bien, ce paddle avec papa ?

-Ouais. -Et tu lui as parlé de maman ?

-Ouais.

-Et alors, qu'est-ce qu'il a dit ? -Rien.

A priori, il a tourné la page.

-C'est vraiment dommage.

-Maman devrait trouver quelqu'un. -Tu rigoles ?

Tu te vois au petit déj' : "Salut, c'était comment avec maman ?"

Beuh !

-Elle a le droit de vivre. -Avec un autre homme que papa ?

"Never".

-Alice, on ne sera pas là éternellement.

Le jour où on partira, ce serait bien qu'elle ne soit pas seule,

vieille, en train de déprimer. -Hum...

Ce qui est bien avec toi, c'est que tu sais mettre une bonne ambiance.

Allez, c'est parti pour les lasagnes.

-Bon app. -Merci.

Un clocher sonne au loin.

Salut, maman. -Salut, ma fille.

-Tu t'es mis à la gym ? -Non, c'est du yoga.

J'essaie avant de m'abonner.

-Bonne idée.

C'est vrai que le côté maîtrise du corps, lâcher prise de l'esprit,

c'est tout toi.

-J'ai envie de me connecter avec mon moi intérieur. Tu connais ça,

toi qui fais de la méditation. -Hum hum... d'accord.

-On pourrait aller au cours le samedi.

-Non. J'ai promis à papa et Thomas d'aller courir avec eux.

-D'accord. OK.

-J'annule.

-Non, c'est bien. T'as tant de choses à rattraper avec ton père.

C'est pour ça

qu'on est venus ici. A plus. -Salut, maman.

Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

-Rien. T'avais raison. Maman va pas top. On doit trouver un truc.

Et vite.

-OK. Merci.

Bon...

Le traiteur qui s'occupait du mariage d'Audrey est arrivé à 8h30.

Les Poncet se préparaient. Il est resté avec eux.

-Et le voisin valide leur alibi. Ca les met complètement hors de cause.

-Marchal est allé voir le voisin. -Je l'ai interrogé hier.

-C'est le président de la coopérative agricole.

Et la témoin ?

-Pas de nouvelles. La police canadienne fait le max.

OK. Alors, on a une mariée,

une coopérative laitière, du poker et des points de permis.

Il est où, le lien ?

-Et les films du photographe ? -Il vérifie s'il les a gardés.

-Ca y est, le compte d'Audrey a été désactivé.

Normalement, avec l'adresse IP...

J'ai le nom et l'adresse. Vois ce que tu peux me trouver sur ce type,

Valentin Boissard. Je fonce là-bas avec Erwan.

Bips. Attends.

Camille m'a envoyé un truc. Il est à peine majeur.

On est chez ses parents. -Il a été condamné pour piratage ?

-Oui. C'est un génie. Il aime les arnaques à la carte bancaire.

-Un génie diabolique.

Bonjour. -Gendarmerie nationale.

Tu prends l'extérieur.

Oh, joli plaquage, dis donc !

-Laissez-moi ! J'ai rien fait ! -Tais-toi.

Il est lourd.

-Audrey Filières, ça te parle ? -Non.

-J'aimerais bien en arrêter un qui avoue tout de suite

pour voir ce que ça fait.

-Petit pirate de base, joueur

de poker médiocre. Tu ne gagnes jamais.

Et la course à pied, ce n'est pas non plus ton truc, on dirait.

-Que tu piques l'identité d'Audrey Filières pour l'argent, OK,

mais pourquoi tu l'as tuée ? Pour te sentir fort ?

-Je ne l'ai pas tuée.

Je ne la connaissais pas. -On a trouvé, dans ton ordinateur,

une liste avec tous les mots de passe d'Audrey.

-C'est elle qui m'a contacté pour que je la fasse vivre

sur les réseaux sociaux.

-En échange de son compte bancaire. -Oui, elle voulait changer de vie.

Disparaître sans qu'on la cherche. -Tu bosses seul ?

*-Comment ça ? *-Qui t'aide sur ton site ?

-Qu'est-ce que vous en pensez, commandant ?

-Elle aurait organisé sa fuite ? C'est radical. Ou on doit se sentir

en danger.

Mais j'ai du mal à croire que ce gosse ait inventé cette histoire.

-Qu'est-ce qu'elle a voulu fuir ?

Pas son mari. Il n'a pas de casier judiciaire.

Son passé l'a peut-être rattrapée.

*-Tu n'as pas de complice ? -C'est possible.

Mais s'enfuir en robe de mariée avec une couronne de fleurs,

c'est bizarre.

-On fait quoi de Valentin Boissard ?

-Garde à vue le temps de vérifier ce qu'il raconte.

Bêlements.

-Jean-Claude Mertier ?

-Oui. -Bonjour. Capitaine Marchal.

J'ai des questions à vous poser. -J'ai déjà tout dit.

-Je m'intéresse aux rapports entre Audrey Filières

et votre coopérative. -Sous ses airs aimables,

c'était un pitbull. Elle était têtue comme un mulet.

-Et gaie comme un pinson. Ca suffit, les animaux.

Ca a déjà clashé entre vous ? -Elle avait la langue bien pendue.

Et je ne me laisse pas faire. Mais on voulait la même chose.

-Quoi ? -Le passage au bio.

En théorie, c'est bien. Il y a de la demande et les prix sont élevés.

-Et en pratique ? -Il fallait s'y mettre ensemble.

-C'était possible ? -Ca aurait été dur pendant 2 ans,

le temps de la conversion. Puis on serait devenus une coopérative bio.

Ce serait la même chose, en plus riche.

-Les autres exploitants

ont accueilli le projet comment ? -Ils ne l'ont jamais su.

Audrey n'était plus là.

Sans elle, je ne le faisais pas. -OK. Merci.

Sifflement. Bêlements.

-Où est Soler ? -Elle gère les cafouillages

dans l'affaire Marchal et les téléphones.

-Tu veux un scoop ? -Oui.

-Valentin a reçu un mail une semaine après la mort d'Audrey.

-Le meurtrier lui a écrit ? -Oui.

L'imposteur a fait appel

à un autre imposteur.

-Le vol d'identité n'est pas le mobile du meurtre.

Pourquoi faire croire

qu'elle était en vie ? -Pour être tranquille.

Pas de disparition, pas d'enquête. -J'ai eu le témoin de la mariée

sur Skype. Catherine Fémère n'était pas avec Audrey le jour du mariage.

-Que t'a-t-elle dit ?

-Audrey a annulé son enterrement de vie de jeune fille.

-Pourquoi ?

-C'est bizarre. Catherine m'a dit que la veille du mariage,

tout allait bien, mais que vers 19h, Audrey lui aurait dit

qu'elle était trop fatiguée. -Réinterrogeons les invités.

-Ah, le photographe a retrouvé toutes les photos et les vidéos.

-Bonne nouvelle.

-Je vais au labo. -A TOUT'.

-Je crois que j'ai trouvé un truc.

-Quoi ?

-Quand on a retrouvé le corps d'Audrey Filières,

elle portait sa bague de fiançailles qui était en rubis.

La veille du mariage...

-C'est un diamant.

-Exactement. -En quoi c'est important ?

-Une bague de fiançailles, tu la portes jusqu'au mariage.

Tu ne la changes pas la veille.

Audrey annule son enterrement de vie de jeune fille.

Elle a deux bagues de fiançailles, et on la retrouve morte.

Il y a un truc qui nous échappe.

-Salut.

Salut.

Un oeil par écran ? Comment tu fais ?

-J'ai du mal. -Je t'aide ?

-Je veux bien.

-OK.

*-Ca va être la fête.

-Je crois que je préfère les vidéos

avec les chatons. C'est beaucoup plus fun.

Alors ? -Rien.

Il y a Audrey et son futur mari,

Audrey et son témoin, Audrey qui transporte des chaises.

Un barbu range des caisses.

-Un barbu avec un polo bordeaux ?

-C'est ça. -Je l'ai aussi.

Il s'intéresse vachement à la mariée.

-Attendez, je vais vérifier.

-Ah oui, là aussi, il passe son temps à la fixer.

-Là, stop !

Reviens un petit peu. -Là ?

-Encore. Là.

-Ah oui, il lui prend la main. -Audrey avait un amant.

Plus jeune, on m'appelait "oeil de faucon".

-C'était pas "busard chanceux" ? -Non. C'était... Zoome.

-Ca ne nous dit pas qui c'est. -Zoome. Tu vas voir. Tac.

-Ah oui, le logo du traiteur. -"Oeil de faucon."

-Merci, busard chanceux.

Il rit.

-L'homme qui tient la main d'Audrey, c'est Nicolas Cressois.

Le traiteur l'avait pris comme extra.

-On a quelque chose sur lui ? -Il a ouvert un resto il y a un an.

Il en ouvre un deuxième. Bio, végétarien. Tout ce que t'aimes.

-Tu t'es mis au bio alors que tu t'enfilais des pizzas

quand on était mariés.

Et ce Nicolas, pourquoi il ferait des extras chez un traiteur ?

Pour se rapprocher d'Audrey ? -Bingo. Et on l'a logé.

Voici l'adresse de son nouveau resto.

-J'y vais. -Je t'accompagne.

-Non. Le juge veut ton rapport demain sur les vols de portables.

-Non ?

-Si. Bon courage. -Léa, s'il te plaît !

-Je ne t'entends plus.

-Laissez-moi parler.

Les assiettes, ce n'est pas du tout celles que j'avais commandées.

Vous m'avez envoyé n'importe quoi. -Bonjour, monsieur.

-Oui, j'arrive. Vous avez les échantillons de tissus ?

Vous n'êtes pas la décoratrice ? -Non, je suis le commandant Soler.

Gendarmerie nationale.

-C'est le seul moyen que j'avais trouvé pour approcher Audrey.

On a eu une relation il y a 2 ans. Je donnais une conférence à la fac

sur le bio en restauration. Elle était assise au premier rang.

-Et vous avez eu un coup de foudre. C'est une habitude chez elle.

-Audrey faisait cet effet-là.

On a eu une histoire passionnée... -Vous êtes marié ?

-J'étais. Quand elle l'a découvert, elle m'a quitté.

J'ai essayé de l'oublier, mais mon mariage n'a pas résisté.

J'aimais toujours Audrey. Alors, j'ai cherché à la revoir.

-Mais elle avait rencontré Etienne Poncet.

-Elle faisait une connerie. Je voulais la faire changer d'avis.

-Vous lui avez dit que vous l'aimiez.

Troublée, elle a annulé son enterrement de vie de jeune fille.

-C'était un signe. Elle ne pouvait pas

se marier avec lui.

-A ce moment-là, vous lui avez offert

cette bague. C'est bien vous ? -Oui, le lendemain, à l'aube.

-Comment a réagi Audrey ?

-Elle m'a répondu non.

Mais elle me l'a dit si gentiment. Du genre qui vous brise le coeur.

-Je vois. -Elle était prête à se marier

pour le meilleur et surtout pour le pire.

-Surtout pour le pire ?

-Je l'ai vue avec sa belle-mère. Un truc clochait entre elles deux.

Audrey, elle était mal à l'aise.

-Imaginons que Nicolas Cressois dise vrai... Il quitte Audrey

à 7h15. A 7h30, le fleuriste dépose le bouquet.

Une fois seule...

-Elle est troublée par Nicolas. -Forcément.

Elle met sa robe, elle change de bague et se regarde dans le miroir.

-Elle imagine sa vie avec Nicolas. -Etienne et sa mère étaient seuls

sur la propriété.

-Imaginons. Etienne voit Nicolas partir.

Il demande des comptes à Audrey. Ca tourne mal.

-Mais il trayait les chèvres. -C'est sa mère qui le dit.

Le voisin l'a vue elle à 8h. Il n'a pas parlé du fils.

-Vous convoquez Etienne Poncet. Vous vous en occupez.

Je vais aller interroger sa mère sur ses rapports avec Audrey.

-Je t'accompagne. -Et le rapport sur les portables ?

-J'ai vu le juge. Les aveux sont caducs,

pas la vidéosurveillance.

-Il ne m'a rien dit.

-Bah... -C'est du sexisme pur et dur.

-T'as les clefs de la voiture ? -Non, j'ai oublié mon sac.

-MON COLONEL. -Restez assis.

Le commandant Soler est là ?

-Elle vient de partir.

-Je tenais à vous informer que le lieutenant Marsac va rejoindre

votre équipe. Marchal a changé d'avis,

mais j'ai maintenu le recrutement de sa remplaçante.

-C'est bien pour la parité homme-femme.

-Pour quoi faire ? On est déjà au complet à la brigade.

-Sa fonction sera de vérifier que les règles sont bien appliquées.

Réservez-lui bon accueil. -Mais bien entendu.

-On est surpris. Le commandant Soler ne nous avait pas prévenus.

-C'est normal, elle n'est pas au courant. Pas encore.

-Vérifier que les règles sont bien appliquées ?

Il sous-entend quoi ?

-Il nous colle une moucharde.

-Nicolas Cressois ? Non, ça ne me dit rien.

Pourquoi ?

-Parce qu'il était avec Audrey le matin de sa mort.

-Impossible. Elle était à la ferme. -Il est venu lui faire sa demande.

Il lui a offert la bague en rubis qu'elle portait.

-Audrey se tapait un autre mec ?

-C'est ce que vous avez pensé quand vous l'avez vu à l'aube.

-Mais de quoi vous parlez ? Je n'ai rien vu. Je ne risquais pas.

-Pourquoi ? -On avait bu.

Mes potes m'ont ramené. J'étais bourré.

Je me suis réveillé sur le canapé. J'ai juste eu le temps de me raser.

-Attendez. Et les chèvres ?

-Euh... oui, je suis allé traire les chèvres et je me suis préparé.

-Donc vous avez pu voir un homme sortir de chez vous.

On prend quelle version ?

-OK.

Ma mère y est allée toute seule, et j'ai émergé vers 8h30.

-Pourquoi vous avez menti ?

-Parce que ma mère pensait que je serais soupçonné sans alibi.

Elle n'avait pas tort.

-Erwan, j'ai du bon. Dominique Poncet, la mère d'Etienne,

a hypothéqué la ferme il y a 3 mois.

-Le fils le sait ?

-Non. Et si Etienne voulait un prêt pour passer au bio...

-Il aurait été refusé. Et Etienne aurait su que sa mère avait gagé

l'exploitation. -Ca m'agace

que tu finisses mes phrases. Eh !

-T'as pris l'habitude de t'étaler sur deux bureaux,

mais il va y avoir une lieutenant. -Une lieutenant ?

-Soler ne le sait pas. Ce n'est pas moi qui lui dirai.

-Ce n'est pas moi non plus. On n'a qu'à demander à Camille.

-Préviens Camille qu'elle prévienne Soler. J'y vais.

J'ai un truc à vérifier. Salut.

-On a deux suspects. Dominique et Etienne Poncet.

-Reste à savoir lequel des deux ment. Les chèvres...

Réglées comme du papier à musique.

Arrête-toi ! -Oui ! Oh ! Tu vas où ?

-J'ai un truc à vérifier. Je t'appelle.

-Il m'énerve quand il fait ça. Qu'est-ce qu'il m'énerve !

-M. Mertier,

le matin du mariage, vous avez vu Dominique sortir de l'étable.

-Oui. -Il faut que vous vous concentriez.

Avez-vous entendu les chèvres ?

-Maintenant que vous le dites, elles ont bêlé un bon moment.

Mais je me suis dit que les Poncet étaient en retard avec le mariage.

-Réglées comme du papier à musique.

Ca a duré combien de temps ? -Je ne m'en souviens plus.

Je dirais... suffisamment pour que je sorte de l'étable,

que je me fasse un café,

que je branche le fer à repasser. Environ vingt minutes. Pourquoi ?

-Non, pour rien. Une dernière chose.

Etes-vous sûr que c'était bien ce matin-là ?

-Oui. Je repassais ma chemise.

J'étais de noces. Ca ne m'arrive pas tous les jours.

-Monsieur Mertier, merci.

-Donc Dominique Poncet a eu le temps de tuer Audrey,

de récupérer ses affaires et de déposer le corps dans sa voiture.

-De revenir s'occuper des chèvres, de jeter le corps d'Audrey

et d'envoyer le texto pendant que son fils cuvait.

*Mais on n'a pas de preuve. -Je m'en occupe et je te récupère,

*mais je t'aurais bien laissé rentrer à pied.

Bonjour, madame Poncet.

-Vous avez du nouveau ?

-Oui. Votre fils est revenu sur sa déclaration.

Vous n'étiez pas

avec lui au moment du meurtre. -Ce n'est pas possible.

Vous mentez.

-Allons à la gendarmerie.

Valérie, pouvez-vous amener Mme Poncet dans mon bureau ?

Merci. -Madame.

-Reste avec elle. Je m'occupe de son fils. Branche la vidéo

de la salle d'interrogatoire. -Et si elle ne craque pas ?

-J'ai l'info. -Allez-y.

-Dominique Poncet connaît Jeanine Boissard.

-La mère de Valentin ? -Sa grand-mère.

Dominique Poncet savait que Valentin était un hacker. Bingo !

-Quoi ? J'aime bien, moi.

-Alors, Etienne, vous aviez un excellent mobile.

Votre future femme allait vous quitter.

-Je n'étais pas au courant.

-Vous n'avez plus d'alibi car votre mère a menti pour vous protéger,

donc vous étiez seul au moment du meurtre.

Vous ne nous aidez pas, Etienne.

Ca doit être dur de voir la femme qu'on aime avec un autre homme.

On doit se sentir trahi.

Vous l'avez découverte en robe de mariée,

avec la bague de fiançailles de quelqu'un d'autre.

Ca doit être terrible.

Alors, vous avez demandé des explications.

Ca a mal tourné.

Etienne, tout est contre vous.

*Je peux encore vous aider, Etienne.

*Mon travail est fini. Maintenant, c'est dans les mains du juge.

*Etienne, aidez-moi. Allez ! Un peu de courage.

*Racontez-nous comment ça s'est passé.

*C'est un crime passionnel. Elle vous a poussé à bout.

*Vous n'en pouviez plus. -Je pourrais vous donner

le numéro d'un bon avocat. Etienne pourrait espérer sortir de prison

dans moins de vingt ans.

Mais vous avez des amis pour vous soutenir. Comme la grand-mère

de Valentin Boissard. *-C'était votre dernière chance.

*Vous êtes si jeune.

-Je ne comprends pas. Qu'est-ce qui vous a mise en rage ?

Le fait qu'un homme sorte de chez Audrey ?

Qu'elle ait remplacé sa bague de fiançailles ?

C'est quoi ?

-Elle était là,

ravissante dans sa robe de mariée.

Et la bague... ma bague était posée sur la table.

Audrey m'a dit que ce n'était pas ce que je croyais.

-Bon... le ton est monté. -Elle m'a dit des horreurs.

Que j'empêchais mon fils de vivre.

Que je menais l'exploitation à sa perte.

Mais elle en sait quoi de la vie, cette petite ? Des sacrifices

que j'ai faits pour la ferme ?

Elle m'a parlé de son bio.

Encore une connerie à la mode.

-Vous avez eu peur qu'elle vous prenne tout.

-Et tout ça pour tromper mon Etienne.

Elle m'a poussée jusque dans la cour.

Cette garce me mettait dehors.

De chez moi.

De chez moi !

Alors, je l'ai giflée.

Elle est partie en arrière, et sa tête a cogné contre la jardinière.

Ce sang...

Tout ce sang...

Ce n'est pas pour éviter la prison que j'ai fait croire

qu'elle était vivante. -Vous vouliez épargner votre fils.

Je comprends. -Mon pauvre chéri.

J'ai détruit sa vie.

Il aimait tellement cette fille.

Comment lui dire qu'elle était morte ?

...

-Ma chérie, tout va bien. On a juste 2, 3 choses à régler.

Et toi, t'as passé une bonne journée ? Oui.

Colonel !

Ma chérie, j'ai du monde

dans le bureau. Je te rappelle. Je t'aime. Bisous, ma puce.

-Commandant.

-Oui. Bonsoir. J'ai entendu une rumeur comme quoi une jeune femme

allait intégrer mon équipe. -Lieutenant Johanne Marsac.

-Nous aurions pu en parler. Je suis passée pour une imbécile.

-Je vous donne plus de moyens. -J'ignorais que j'en avais besoin.

-Le lieutenant Marsac me fera des comptes-rendus des activités

de la brigade. Vous savez tout.

-C'est parfait. -Quand on travaille en couple,

on oublie les procédures. -Marchal et moi sommes séparés.

-Bien. Ca sera moins douloureux si jamais on trouve une raison

de vous séparer.

...

Sous-titrage MFP.

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