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Original subtitles

Merci à vous Bruno Grasse, on vous retrouve demain en compagnie de Pierre

Jolivet, 14h sur Europe 1.

Excellente journée à tous, tout de suite le flash de Romain Desarbres.

Allô ? Ah, c'est vous.

Ok, rendez-vous chez moi, à l'adresse que je vous ai donnée la dernière fois.

C'est ça.

Sixième étage, droite.

À 16h, pas avant.

... ...

Merci.

Allô, police ? Il s'est passé quelque chose d'assez grave ici.

Je peux pas vous expliquer. Il y a eu un accident.

Non, je peux pas vous expliquer ce qui s'est passé. Est-ce que vous pouvez m

'envoyer quelque chose ? C'est vachement grave.

Cinq rues du château d'eau.

Sixième étage, porte de droite.

D'accord, à tout de suite.

Toi maintenant tu dégages. Dégage ! Allez ! Mais dégage !

Merde !

Inspecteur Vaudot.

Alors ? Alors ? Alors rien.

On était en train de... En train de baiser ? Faire l'amour.

Et ce charmant jeune homme, c'est qui au juste ? Aucune idée.

Je l'ai rencontré hier soir.

Où ça va ? Dans la rue. Il m'a draguée et...

Classique. Quoi ? Classique ?

Vous faites le tapin ? Le tapin ? Vous me prenez pour une pute ?

Non, je cherche à savoir.

Puis les questions, c'est moi qui les pose.

Ces dessins là, c'est un passe-temps ? Mon métier.

Je suis styliste.

C'est magnifique.

Excitant. Excusez-moi inspecteur, mais j'ai vraiment pas la tête de me faire la

causette.

Vous avez d'autres questions ?

Écoutez, ça sera tout pour l'instant.

Ah oui, au fait, son nom, vous avez une idée ? Parce qu'on n'a rien retrouvé

dans ses affaires, pas de papier d'identité, rien.

C'est quand même bizarre, non ? Bizarre, oui.

C'est bizarre.

Bon, mademoiselle, si j'ai d'autres questions, ça m'appelait à nous revoir.

C'est ça, oui. A plus tard.

Si ça vous amuse.

Claudie, ma muse, mon amour.

Comment ça va ? Ça va.

Alors,

c'est croquis. On en est où ? Je vais te montrer.

Je crois que les deux derniers modèles sont prêts.

Tiens, regarde.

Pas mal, pas mal et tout.

Et en plus, tu me les as mises en situation.

Je vais faire malheur à l'expo ce soir avec ça.

Des dalmatiennes.

Des dalmachiennes ? Oui, des dalmachiennes, oui, c'est ça.

Mais où vas-tu chercher tout ça ? Ça, c'est mon secret.

Dis-moi, tu viens à quelle heure ce soir ? Oh, ne me dis pas que tu ne vas pas

venir. Ça va être en triance, Antoine. T'es foutu. Qu'est-ce que tu fais, moi,

Antoine ? Moi, tu sais, les honneurs.

Je te laisse ça. Tu fais ça beaucoup mieux que moi.

S'il te plaît.

Puis en plus, il faut que je dorme. Je suis crevée.

J'avais... Tu as l'air très fatiguée.

Tu t'es trop donnée sur ce projet.

Il faut que tu... Je sais pas, tu sors, tu t'amuses, tu te reposes, que tu

baisses surtout.

Et enfin, ça fait longtemps que tu n'es pas envoyée en l'air.

Ça te ferait le plus grand bien.

C'est vrai que ça fait longtemps.

Du moins, la baisse le plus important, je sais pas, sort d'ici, va draguer,

embarque-moi un mec, une fille, enfin je sais pas, moi je fais comme tu veux.

Mais surtout, regarde-moi, la nuit, c'est fait pour dormir.

T'as peut-être raison.

Allez, va filer.

Bonjour Mademoiselle.

Alors, on traîne ?

Non, c'est bon, je n'ai rien de bol.

C'est bon, si tu mentes pas, tu te casses.

Allez, du cash.

Du cash.

Merci à tous.

Merci.

C'est une mauvaise idée.

Bonjour monsieur, vous aimez ? Intéressant, intéressant.

Je me présente, Alban, artiste non conformiste.

Respecteur Godot, un ami de Claudine.

Les amis de Claudine sont mes amis, soyez le bienvenu.

Excusez-moi, j'ai une interruption.

Un interrogatoire dans le jargon.

Vous pouvez m'enfermer deux créatures ? Bien volontiers.

Oh, j'ai hâte.

Merci à tous.

Merci.

T'as des textages ? Bah écoutez... Ouais, ouais, ouais, c'est un problème,

ouais.

Je les ai bien gardés en tout cas.

Allô ? Oui, c'est bien moi.

Ah oui, je me rappelle de vous, c'était il y a trois semaines, c'est ça ? Une

séance comme la dernière fois ? Avec une autre personne ? Non, il n'y a aucun

problème. Mais dans ce cas-là, c'est plus cher.

Oh, maison 7000 ? Ok.

En fin d'après-midi alors ? À 18h ? Entendu.

A tout à l'heure.

Dans ce cas-là, c'est plus cher.

Oh, disons 7 000.

Ok.

En fin d'après-midi, alors.

Bonjour, je m'appelle Francine.

Bonjour, je m'appelle Francine. Oui je sais, je sais.

Merci.

... ... ...

Ah !

Ah

!

Oh !

... ... ...

Allô, inspecteur Godot ? Ah, c'est vous, inspecteur.

Écoutez, ça tombe bien, j'ai appelé tout à l'heure, vous étiez pas là.

Ah, c'était vous alors.

Vous avez bien fait.

Comment ça ? Je vous parle, c'est important.

Écoutez, je suis justement en bas de chez vous et j'ai du nouveau.

Ok. Laissez-moi cinq minutes et je m'habille.

Est-ce que l'on a l'opportunité d'avoir une seconde ?

Alors, qu'aviez-vous à me dire ? Non, vous d'abord.

Vous vouliez me voir ? J'ai du nouveau concernant votre victime.

Victime ? Excusez-moi, des formations professionnelles.

Je voulais dire votre inconnu.

Ça vous dit quelque chose ? Ces marques, là, sur le bas du dos, et sur le ventre

? Pas le moins du monde.

Vous me prenez pour un con ? Je récapitule.

Le médecin légiste mentionne des traces de coups sur tout le corps.

Et vous avez rien remarqué ? L'autopsie décèle une présence d'eau dans les

poumons. Ça vous dit rien non plus, je suppose ? Quant à son identité, n'en

parlons pas.

Vous ne savez toujours pas de qui il s'agit ? Non, vous allez me le dire, je

suppose. Eh bien, vous supposez très mal.

J'en sais rien, mon oncle.

On n'a pas réussi à l'identifier, ses empreintes ne donnent rien.

Il n'avait rien sur lui. Pas de vêtements, pas d'affaires.

Vous n'avez rien trouvé ? Justement, ça se propose, je vais vous voir.

Il sort de dingue.

Il a laissé quelque chose, justement.

Justement quoi ?

Je ne peux pas vous expliquer.

Je ne sais plus où j'en suis.

Ma vie défile devant mes yeux.

Je peux tout voir, revoir et même savoir.

Pour que je vous montre.

Là, il va falloir que vous m'expliquiez.

Expliquer ? Expliquer quoi, au juste ? Vous n'avez pas encore compris ? Vous

êtes bien lent dans la police.

À ce que je vois, l'humiliation, c'est votre tripe.

Mais n'inversez pas les rôles trop vite.

Humiliation, soumission... Il y a vraiment la différence.

C'est une question de pouvoir.

Oui, mais là, à cet instant, le pouvoir, il est de quel côté ? Du vôtre ?

Ou du mien ? Ça me s'essaye parce que j'ai quelque chose à dire.

Vous n'en faites pas, j'ai tout compris depuis un moment.

Alors, accident, petite déviation qui a mal tourné.

Ça change quoi ? Il est mort après tout.

En effet, mais entre nous.

D'un seul coup, qui devient la soumise ? N'êtes-vous pas ma merci à cet instant ?

Ça change tout, là.

Il en faut bien peu pour faire basculer les rapports entre les gens que vous ne

trouvez pas.

Maintenant, j'en sais un peu trop.

Assez pour vous causer beaucoup d'ennuis.

Mais je suis aussi capable d'oubli.

Alors, vous vouliez inverser les rôles ?

Et bien d'accord.

Moi non plus je ne me sépare jamais de mon matériel.

Allez, on va filer ceci.

Dites que vous êtes désolée.

Désolée de quoi ? Désolée de m'avoir menti l'autre fois.

Dites, je suis désolée de vous avoir menti.

Je suis désolée.

Je suis désolée de vous avoir menti.

Je suis désolée.

Je suis désolée de vous avoir menti.

Je suis désolée de vous avoir menti.

Inspecteur, recommencez.

Je suis désolée de vous avoir menti, inspecteur.

Je ne recommencerai plus.

Je ne recommencerai plus.

Alors maintenant, qu'allez-vous faire ? Je ferai tout ce que vous voudrez.

Tout ce que j'aurais envie de faire.

Alors, qu'est-ce que vous attendez ?

Faites-le.

Je ne vous toucherai pas.

Pas encore.

Remettez-vous debout.

Immédiatement.

Debout ! Ne m'obligez pas à vous faire du mal.

Allez.

Voilà.

Arrêtez-vous.

Écartez les jambes.

Penchez-vous.

Combrez-vous. Les mains sur les fesses.

Voilà.

Là, vous êtes belles.

Un jour.

Vous avez envie de ça ? Qu'est-ce que je suis si j'ai envie de ça ? Vous êtes

comme nous tous.

Vous êtes un rien.

Regardez-vous dans la glace.

Regardez-vous, vous voyez ? Je suis sale.

Oui, vous êtes sale. Et vous aimez vous voir sale.

Ouvrez la bouche.

Non, pas comme ça.

Je suis pas comme ça.

Ouvrez la bouche.

la bouche ouverte, oui,

comme ça,

oui, regardez-moi, regardez-moi,

la langue,

sortez la langue,

Passez-la sur votre visage.

Voilà.

Faites-le vous-même.

Là, vous la mettez dans la bouche.

Et vous la sucez fort.

Fort.

Oui.

Oui.

Ça force, là.

Ça force.

Regardez. Il y a quand même le désir.

La bouche encore ouverte.

Allez, les deux mains là, comme une prière, allez.

Allez, bougez.

Regardez-moi, regardez-moi.

Tu me suces.

Tu me fais du bien.

Oui !

Aïe

Non, non, non.

Regarde-moi ! Regarde-moi ! Ouvre

la bouche !

Ouvre la bouche ! Ouvre la bouche !

Regarde

!

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