All language subtitles for Le.Tracassin.ou.Les.Plaisirs.de.la.ville.1961.REMASTERED.FRENCH.VOF.1080p.HDLight.AC3.2.0.H264-LiHDL

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zu Zulu

Original subtitles

la fréquence avec les jeunes.

Non, non, non

Comment c'est-à-dire ?

C

'est

-à-dire ?

... ... ... ...

...

Qu'est-ce que c'est ? Une moustache ?

C'est pour les chars. Ah, si vous voulez vous donner la peine d'entrer.

Avant 9h, c'est un peu tôt. Je m'excuse, c'est à cause de mon travail.

Ah, respire.

Ah,

ça va pas bien.

Eh bien, je vais vous faire visiter.

Vous avez tout d'abord...

Une entrée très bien comprise, avec penderie, vestiaire, vitrine, miroir.

Excusez-moi.

Le tout à portée de la main.

C'est bien, hein ? Oui.

Pardon, je passe devant. La cuisine.

Ah ! Le vide-ordure.

Madame, je suis là, si vous voulez.

Pardon.

Vous voyez ?

hygiénique, automatique et silencieux.

On peut quand même brûler, c'est exceptionnel.

Absolument exceptionnel. Pardon.

Pardon, madame.

Vides d'ordures, donc.

Lave-vaisselle, cuiseur, mixeur, éplucheuse, percolateur, placard

escamotable, très pratique.

Pardon, madame.

Ah, pardon.

Vaisselle, provision.

Le tout à portée de la main.

C'est bien, hein ? Bon, pardon.

La salle de bain.

Baignoire-fauteuil.

Le... Et le... Super.

Le tout à portée de la main.

Voilà. Pardon, madame, si vous voulez passer.

Je m'excuse.

Enfin, le living room.

Encore une penderie.

Faisant secrétaire.

Vous verrez tout à l'heure.

Le lit.

Faisant table à thé.

C'est bien, hein ? C'est l'idéal quand on vit seul, mais quand on veut se

marier et avoir des enfants, n'est-ce pas ? Pardon ? Je vous en prie, madame.

Vous êtes célibataire, au moins.

Oh pardon, excusez-moi.

Eh bien, ça ne marche pas.

Madame,

il n'y a pas de voisin en face.

Enfin, pas avant six mois.

Alors, ça vous plaît ?

Je reviens tout de suite.

Salade bouillante.

Ce sont mes chemises. C'est la concierge. Elle n'est pas là.

Elles sont là.

De suite.

On connaît ça. Vous attendez votre concierge ? Pas la peine d'être deux à

attendre. Merci.

Le lit me plaît.

Mon adresse. 6 heures.

6 heures ? Aujourd'hui, ça tombe mal.

7 heures, non ? 6.

Ah, madame Stradin !

M. Lauriot, il paraît que c'est vous qui avez mes lettres. Ah, je les ai

oubliées. Et vous, vous avez mes chemises ? Je vous les montrais.

Je vais en prendre une, je ne vais pas me balader toute la journée avec ça.

Vous avez un bien joli costume, M. Lauriot.

Oui, il vous plaît ? Oh, beaucoup.

Il fait jeune.

Ah oui ? Dites, vous me faites le menace pour 5 heures.

C'est votre jour avec.

Bravo. Alors, les fleurs et les draps, comme d'habitude ? Non, non, les fleurs,

je les achèterai moi.

Et puis, on les livrera. Ah oui, attendez, vous m'achetez ce qu'il y a de

marqué là-dessus.

Foie gras, champagne, dites donc monsieur Loriaux, c'est pas une

nouvelle. Quelle idée.

J'aime mieux ça, moi elle me plaît bien mademoiselle Juliette. Ça fait tout

juste un an aujourd'hui. C'est pour ça, c'est votre premier anniversaire.

Sous-titrage ST' 501

Alors, regardez la pile de voitures, sans blague, regardez ça partout.

Alors, c

'est

fini, oui ? Vous rêvez pour longtemps, oui, alors quoi ? Oh,

regardez-moi ça derrière, alors où c'est que vous êtes ?

Ça vous plait ? Oui, très joli.

Oh, merci, mais j'ai pas de monnaie. Je vais l'enfer au tabac.

Oui, à côté.

Ah non, pas le temps, pas le temps. Vous me livrerez la monnaie avec les fleurs.

Oui.

Et l'adresse ? À Lorient, 8 rue Javel.

Oh, pas l'heure, celui-là.

J'aurais dû prendre des glaillons.

Ça ne sert à rien, les glaillons.

Les hylas, c'est mieux.

Oh, merde !

Tiens, on en a une.

C'est hasardé, ça.

Juste une minute, M. Lazan.

Vous êtes myope ? Elle est libre ?

Elle était si belle, j'y ai pas cru.

Merci, M. Lazan.

Maintenant, ne restez pas là.

Juste le temps de toucher un tout petit chèque, M. Lazar.

On connaît la chanson, circulez.

Madame, comment s'appelle déjà ? Ah, oui.

Bonjour, Mme González.

Vous ne me reconnaissez pas ? On s'est rencontré chez mon patron, le Dr.

Clerac. Impossible.

Excusez-moi, je suis très pressée.

Vous ne conduisez pas ? Mais si, bien sûr, je conduis. Ma voiture a d

'accidenté. J'ai un rendez-vous chez le coiffeur. Penser un taxi ce matin dans

Paris, c'est toujours la même chose. Mais je peux vous conduire, moi.

En échange, je vous demanderais si vous vouliez tourner. Tourner ? Oui,

parce que je ne peux pas stationner et j'ai un chèque à encaisser.

Soit, mais dépêchez-vous, je suis horriblement pressée.

Tout va bien, monsieur l'agent. Tout va bien.

Pardon.

Alors, vous connaissez ? Du tout, j'ai une Mercedes.

Très bien.

Alors, première, deuxième, troisième.

Enfin, c'est enfantin. Vous tournez autour du pâté de maison.

Vous me reprenez, je vous emmène chez votre coiffeur. D'accord ? D'accord.

Et les papiers de la voiture ? Je sais, monsieur l'agent, je sais. C'est elle

qui doit les avoir.

Très juste, monsieur l'agent.

Je pourrais pas passer tout de suite, je suis très pressé.

Vous demandez ça au client, M. Lorient ?

Excusez

-moi, monsieur, vous n'auriez pas me laisser passer parce que j'ai ma voiture

qui tourne.

Allez-y, on sait ce que c'est. Qui est pressé.

Monsieur se croit le seul homme pressé de tout Paris.

C'est ma voiture, monsieur le directeur. Moi, je prends le métro. Moi, je vais à

pied. Vous n'avez aucune raison, mais on a des numéros, monsieur le directeur.

Appelez les numéros dans l'ordre.

Désolé, monsieur le directeur.

Merci quand même.

Eh,

la resquille, là, à la queue. J'étais tout de suite derrière, madame. Mais ça,

madame.

À la queue!

Quel gire!

Votre voiture est devant Madeleine Platz à l'Alma.

Madeleine Platz ? Oui, c'est le coiffeur de cette dame. Elle m'a chargé de vous

dire qu'elle ne pouvait plus attendre. Ah ben alors ! Elle a un taxi, vous avez

de la chance.

Un taxi ?

Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce à vous ? Oui, monsieur l'agent. Vos papiers.

Mais pourquoi ? Vous voyez pas que j'étais en seconde file ? Mais c'est pas

à moi. Elle est à vous ou elle est pas à vous ? Oui, elle est à moi. Alors vos

papiers.

Oh,

je les ai pas.

Ah, bah tenez, les voilà.

Ah, vous voilà.

Vous m'avez mis dans un joli pétrin. Jérôme ne peut plus me prendre. Arthur a

un trou, il peut me caser. Vite place, Victor Hugo.

Vos papiers.

Mes papiers. Je n'ai pas le temps puisque nous partons.

Oh, monsieur l'agent, soyez gentil, c'est ma faute. Ne me faites pas ma

torture. Soyez mignon.

Ne recommencez pas.

Vous avez de la chance.

Merci, monsieur l'agent.

Je ne faisais pas ça.

Dites que c'est moi.

Je ne dis rien.

Vous avez fait sauter une contravention. Vous n'allez pas me faire la tête.

En 20 ans, je ne suis pas arrivé en retard une seule fois au laboratoire.

Qu'est-ce que va me dire le docteur Clerac ?

Si vous lui dites que c'était pour accompagner Mme Gonzalèche et son

coiffeur, il vous félicitera, le docteur Clérac. Oui.

Qu'est-ce que vous faites au juste au laboratoire ? Un peu de tout.

J'ai commencé à la manutention, puis peu à peu, je suis monté en grade.

Et le trottoir, c'est pour qui ? Pour ta sœur et Pomme.

Vous n'êtes pas M.

André ? Si.

Il m'a beaucoup parlé de vous, Clérac. Vous êtes son bras droit.

Son bras droit, c'est beaucoup dire. Disons, son bras gauche.

Là, ce matin, il va l'attendre un peu, son bras gauche.

Tiens, une bijouterie, une place libre, moi, je peux pas rater ça.

Mais Arthur, voyons ! J'entrerai sans, c'est très important.

Elle me laisse quitter, oui.

Je voudrais un bijou. Quel genre, monsieur ?

Ben voilà, tout est là.

Mais vous n'êtes pas fixé ? Non, je suis très pressé. C'est pour ma fiancée.

Une bague de fiançailles ? Ah non, elle l'a déjà.

Qu'est-ce qu'on offre après la bague de fiançailles ? Une alliance, monsieur.

Non, alliance, pas encore.

Et entre les deux, il n'y a rien ? C'est pour une occasion particulière ? Si, un

anniversaire. Quel anniversaire ? L'anniversaire de... Ah, je vois, un

resserrement de fiançailles. C'est ça, c'est ça.

Vos papiers ! Vous êtes devant l'arrêt d'autobus.

Dépêchez-vous.

Dépêchez-vous, qu'est-ce que vous voulez ? Dépêchez-vous, vous allez me faire

rater, Arthur.

Elle n'a rien vu.

Ah, mais c'est pas pour elle.

Ah, voilà un petit modèle qui a été étudié exactement pour ce cas.

Il a eu de la chance d'avoir une contravention, celui-là.

Ne quittez pas, il fait la première.

L'apparateur de psychochimie, la bonne humeur, c'est la santé, j'écoute.

Oui, monsieur, oui, c'est d'accord.

Ah, monsieur André.

Monsieur André, voilà, tout ça c'est pour vous.

Ah, merci.

C'est pas possible, je peux pas vous lire.

Soyez gentil, allez me chercher mon porte-documents dans la voiture.

Quelle tête.

Ah, c'est bon, on a besoin de vous au conditionnement.

Ah, monsieur André, nous manquons de dépliants pour le BH33.

Oui, oui, j'arrive, j'arrive.

L'instant mortiste vous a mal dirigé.

Ici, c'est la secrétaire du docteur Clerac, monsieur.

Je vous redonne le standard.

Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Mais qu'est-ce que c'est que ce costume ?

Comment tu te trouves ? Pas mal.

Mais il dit... C'est pour ça que tu as un teint ? Non, non, c'est un

bouteillage. Dix heures et quart.

Jusier qui habite ton quartier est arrivé à l'heure. Mais il s'est faufilé.

Juste aujourd'hui. Tu n'as pas oublié, au moins ? Moi, oublié ? C'est toi qui a

sûrement oublié quelque chose.

Quand on déjeune ensemble ? Oui, on déjeune ensemble.

Merci.

Mais c'est pas ça.

On en reparlera, mais pas ici.

Le patron.

C'est le jour de son congrès.

Alors j'aime mieux dire qu'il a fait un sacré point. Il est là ? Non, il est à

parcours. Il t'a laissé ses instructions.

Pourvu que tu puisses y arriver pour quatre heures.

T'en fais pas.

Qu'est-ce que tu sens ? Qu'est-ce que je sens ? Oui, le parfum.

Ah,

ta soeur a accouché.

C'était pour Joliet.

C'est comme ça, une fille.

Elle voulait un garçon.

C'est comme ça. On t'a téléphoné de la maternité. Elle n'avait pas encore

acheté la layette. Elle te fait dire de l'acheter d'urgence.

Et son mari ? Il est en voyage.

Oh, ça tombe bien.

C'est comme ça.

Ça, d'ici quatre heures, comment vas-tu faire ? Qu'est-ce que je vais acheter,

moi ? Layette du nouveau-né. Prends beaucoup de linge.

On ne prend jamais assez de linge. Des couches-culottes, des bavettes, des

brassières, des chaussons.

Comment tu sais tout ça, toi ? Tu n'as jamais eu d'enfant ? Non, monsieur.

Mais j'espère en avoir bientôt.

Juliette.

Tu attends ? Mais non, idiot.

Un appartement, j'attends ça aussi.

Je vous laisse.

Qu'est-ce qui vous arrive, André ? En retard ? C'est la première fois en 20

ans. Vous me raconterez ça une autre fois.

Le congrès d'Anguin va me retenir jusqu'au soir.

Il va falloir mettre les bouchées double, mon petit vieux.

Pour tout arranger, c'est le jour où Juliette va voir sa grand-mère en

banlieue. Oui, je sais.

Soit dit en passant, la grand-mère, elle doit avoir de la barbe et porter un

complet veston comme vous et moi. Pas de barbe, un complet tout neuf.

Passons aux choses sérieuses.

Van Houten arrive de Buenos Aires à 10h45.

Vous irez l'accueillir aux Invalides à 11h25.

Pas de temps à perdre. Pas de temps à perdre. C'est ce que je dis. Vous notez

oui ? Oui.

Naturellement, pas de stylo sur vous. Vous l'avez oublié comme d'habitude.

Si, si, si.

Prenez-en un sur mon bureau.

Je l'ai. Vous y êtes ? Mais dépêchez-vous, mon vieux. Van Houten, c

'est tout le marché souténé.

Nos airs à 10h45.

Vous irez l'accueillir aux Invalides à 11h25. Vous l'avez déjà dit, ça.

Vent-automne, c'est tout le marché sud-américain ouvert au BH33.

Vous le mènerez à la maison de repos du Dr. Toppan, avant le déjeuner.

Prenez avec vous la littérature du BH33 en langue hollandaise. Classeur 3.

Hein ? Hein ? Tiroir 8, vous y êtes ? Minute ! Classeur 7, tiroir 2.

La documentation sur le marché argentin. Vous la voyez ? Parfait. Je trouve pas.

Voici une nouvelle littérature que j'ai composée pour le BH33 et dont je ne suis

pas mécontent.

Écoutez-la, apprenez-la par cœur et essayez-la sur Van Houten. Très bien,

madame. La vie moderne, trépidante, agitée, tendue, entraîne dans son

tourbillon de mouvements et de bruit les pauvres créatures humaines non faites

pour cette lutte constante.

Bravo, bravo. Le BH33 redonne ce qu'on appelle le tenus aux éclopés du système

neurovégétatif. Sous son influence, les agités retrouvent le calme, les

psychasthéniques leur tenusse mentale et tous leur bonne humeur. Le rire, c'est

la santé.

Tous les excités, spasmés, surmenés, obsédés et autres éclopés du système

nerveux trouvent dans le BH33 l'ami qui les aide à s'adapter à notre vie

quotidienne moderne.

Voilà, vous avez de quoi vous amuser aujourd'hui. Et il faut que tout soit

liquidé avant 4 heures à cause de Mademoiselle Juliette. Oui, oui, je

sais. Québec doit appeler entre 4 et 5.

Elle ne sera pas là.

Vous, il faudra y être. Moi non plus, parce que moi, j'ai... Une rue de

journée, vous voyez.

Ah oui, une rue de journée, c'est que... Ah, ce n'est pas tout.

Approchez, plus près.

Oui, je suis là.

Nous déjeunons ensemble.

Enfin, vous déjeunerez seul, mais pour ma femme, je déjeune avec vous. Oui, je

sais. À votre petit caboulot habituel.

Compris ? Mais justement, aujourd'hui... N'y arrivez pas trop tard.

Je vous téléphonerai pour vous dire où me joindre au cas où elle téléphonerait.

Oui, j'ai l'habitude.

N'en partez pas trop tôt non plus. Enfin, comme d'habitude, quoi.

Je vous fais confiance.

A demain, André. A demain.

Je vous jure, j'y arriverai jamais.

Le laboratoire de psychologie, la bonne humeur, c'est la santé, j'écoute. Québec

appellera entre 4 et 5. Vous me passerez la communication chez moi à Fontenoy.

Bien, monsieur André.

Oui, mon chou.

Ne quittez pas.

Oui, monsieur. Je vous passe tout de suite.

Ne quittez pas, la mission est la première.

Mec déjeuner fichu, le patron déjeune avec moi. Mais sans congrès. Ah, ben c

'est bon. Bon, il faut que je file. Mais c'est gai. Comment m'en suis arrivé à

tout point ? Ne tentez pas. Québec réglé. Québec ? 29 rue Poussin.

Quoi, 29 rue Poussin ? Sa soeur, la maternité.

Ah oui, c'est vrai, monsieur, oui.

29 rue Poussin.

Madame Juliette, mon nom est M. André.

De la part de qui ? C'est personnel.

Passez-moi la communication dans mon bureau.

Laboratoire de psychochimie, de la bonne humeur et de la santé, j'écoute.

La secrétaire du docteur Clerac, j'écoute. Monsieur André n'est pas là ?

Non, madame, il y a une commission pour lui ? Oui, c'est pour les papiers de sa

voiture. Ils sont restés dans mon sac.

Voulez-vous lui dire qu'il se passait les poils chez mon coiffeur ? J'en ai

encore pour eux.

Oh, mais une heure ! Une heure ! Ah bon ?

Celui où nous sommes allés après le bijoutier.

Le bijoutier ? Oui, vous avez compris ? Oh oui ! Et de la part de qui, s'il vous

plaît ? On y verra très bien qui.

Merci, mademoiselle.

Il n'y a pas de quoi.

Ah ben ça !

Ça va, madame ?

Personne n'est une pâture. Une cliente vient d'être prise des douleurs.

Si, elle est à lui, elle est à lui, elle est à lui.

Oh, merci.

Mon Dieu, pourvu qu'un accouchement, vous.

C'est que j'ai moi-même un accouchement. Celui-ci ne peut pas s'attendre. Mais je

n'ai même pas eu le temps de choisir. Le trou se rembabilise complet.

Mais enfin, je... Chacun y met lui sien.

Oui, mais enfin, il faut que je rapporte deux.

C'est papa.

C'est pas par hasard ? C'est pas par hasard la courrique de la rue Boussin ?

Non, c'est celle de la rue d'Alray.

Oh, pas de chance.

J'avais bien besoin de ça, moi.

Oui, mais je suis là, à Yann.

Ah ben...

Un, deux.

Un, inhale.

J'ai étudié la naissance sans douleur. Oui, accouchement sans douleur. Oui.

Ma sœur aussi.

Ne vous arrêtez pas. Ne vous arrêtez pas.

Feu rouge, raide. Ne vous en faites pas, allez-y. Défendu, ferme-toi.

Suivez-nous !

C'est le calva des papas.

On a l'habitude.

Alors, vous voulez un garçon ou une fille ? Je ne suis pas le père.

C'est des choses qui arrivent. Vous n'êtes pas le seul, allez.

C'est pas

une contravention ? Non, c'est de l'aquarelle.

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

Vous n'êtes pas une ambulance, non ? Mais si, justement.

Vos papiers. Mes papiers, oui.

Je les ai prêtés à une dame. Moi, si je n'ai pas vos papiers avant midi, j

'embarque votre ambulance à la fourrière. Avis. Mais monsieur l'agent,

je dois être à 11h25 à la gare des Invalides.

Et moi, je déjeune à l'ambassade d'Angleterre.

Arthur ! Maintenant, la mèche est le de Colomb.

10, 20, ma chère, 10, 20.

Monsieur Arthur, on demande à Mme Gonzalès au téléphone. Que dois-je

répondre ? Ça dépend. C'est son mari ? Non, c'est un monsieur qui dit qu'elle a

les papiers de sa voiture.

Oh, mais c'est vrai, je suis une conne. Dites-lui qu'il la trouvera au bar du

Plaza. Entendez. Oh, téléphone, ma chère.

C'est la partie la plus délicate de notre métier.

Quelle conquête du docteur Clerac.

Cette coiffure vous va divinement.

Un nouveau coiffeur. Et ce congrès ? J'y ai fait une apparition.

Me voilà libre.

Toute une demi-page d'agenda pour nous.

Barman.

Je vous demande pardon.

André.

Comment saviez-vous que j'étais là ?

Je ne savais pas, patron.

Je vous croyais au congrès, moi. Alors, qu'est-ce que vous faites là et dans ce

costume ? Je vais chercher mes papiers, patron.

Quels papiers ? Les papiers de ma voiture.

Ah ben, les blancs.

Bonjour. Bonjour.

Les relles, celles-là. Voilà.

Merci. Les petits imprévus de la vie parisienne.

M. André a risqué la fourrière pour moi, mon cher.

Un prévu, en effet.

Vous prendrez bien un drink avec nous, M.

André ? C'est-à-dire que... Un petit moment.

Venez, chère. Excusez-nous, chère.

Et Van Houten ? Je l'ai manqué, patron. C'est à cause d'une petite Anglaise qui

a couché.

Petite Anglaise ? Où ça, au laboratoire ? Chez Babyliss.

Qu'est-ce que vous fichez chez Babyliss ? C'est à cause de ma sœur. J'ai acheté

sa laillette et tout juste, elle a eu ses douleurs. Votre sœur ? Non, la

petite Anglaise. Alors j'ai dû l'emmener. Qui a couché ? Votre sœur ou

la petite Anglaise ? Les deux, patron. Je comprends rien à votre histoire.

Ni à ce costume.

Ce que je vois, moi, c'est Van Houten... Je saute à son hôtel,

Le cocardie.

Pardon ? Je déjeune au cocardie à Bougival.

C'est ma femme téléphone.

Ah oui, on l'a entendu, on l'a entendu.

Quelle vie, hein ? Le laboratoire de psychochimie, la bonne humeur, c'est la

santé.

Ne quittez pas.

Mademoiselle Juliette, je vous passe la maternité de la rue Poussin. La soeur de

monsieur André, urgent.

Un instant, mon chou.

Le laboratoire de psychochimie, la bonne humeur, c'est la santé. J'écoute.

M. Van Houten est arrivé ? Oui, monsieur.

Mais il vient de sortir à l'instant.

Oh ! M. Van Houten ? Attendez, il n'est pas le moment. Ah !

Tenez, c'est le gars au canne-chauve, là.

Ah bon, merci.

Monsieur Van Houten, Mario, du laboratoire Psychochimie.

Je vous ai manqué à la gare des Invalides, un embouteillage.

Je dois vous conduire à la clinique du docteur Tropman, qui soigne tous ces

malades au BH33.

J'ai ma voiture.

Nein, marchons.

J'aime marcher.

Surtout en Paris.

S'il vous plaît.

Merci.

Ah non, non, niche, niche maintenant, après déjeuner. Ah, très bon cigare.

Ah bon.

Alors, vous vous intéressez au BH33 ? Bien, bien, j'en ai jambes, bien.

Le BH33 est un produit sans concurrence sur le marché mondial. Comme la

parisienne, hein ? Bien, bien, bien.

Pour faire face aux exigences de la vie moderne, l'homme de ville a recours à

plusieurs adjuvants, qui lui procurent notamment le dynamisme pour le travail,

la décontraction pour les heures de détente et le sommeil pour la nuit.

Eh bien, le BH33 a... Joli profil, il y a un ! Il y a, il y a.

Alors, le BH33, par une triple action, assure ces trois effets. Et dans l

'ordre. Le matin, l'euphorie, la bonne humeur... Rire.

Rire, j'aime, surtout en Paris.

Et l'après-midi, le dynamisme. En avant, une, deux, une, deux. Aïe, alors

en avant, une, deux.

Le soir, le tranquillisant pour les heures de loisirs.

Loisirs, j'aime, surtout en Paris.

Et le sommeil, assuré.

Le sommeil en Paris, pardon.

S'il vous plaît.

Moi, je ne parle pas français bien.

Vous, parlez à elle pour moi. Il y a ? Il y a, mais je ne la connais pas.

Vous prenez BH33 ? Il y a, mais... Alors, on n'a pas une, deux ? Il y en a

un. Bon.

Quelle vie.

Sa mère ne veut pas, alors... BH33, pas bon ! Ah si, très bon

! Je m'excuse, mais le docteur

Tropman nous attend.

Nein ! Cet après-midi, vous prenez-moi à mon hôtel, s'il vous plaît ! Mais non !

Toutes les mêmes.

Sauf Juliette.

Les laboratoires de psychochimie, la bonne humeur, c'est la santé.

Ne quittez pas, mademoiselle Juliette, la clinique du docteur Trompman. Le

docteur Trompman, urgent.

C'est là mon chou, un instant.

Les laboratoires de psychochimie, la bonne humeur, c'est la santé. J'écoute.

Nos chemins se croiseront de nouveau, je sais.

Vous êtes pas en avance aujourd'hui ? On m'en parlait pas.

Ah, vous êtes vraiment chic. C'est un costume neuf, non ? Oui, oui, oui.

Dites, c'est complet ? Oui, on ne vous en fait pas. Le 8 a demandé l'addition.

Pressons l'addition du 8 ! On n'a pas demandé le docteur Clerac au téléphone ?

Non. Si on le demande, vous m'appelez.

Où est la noire ? Là, dans la cabine.

La nette, mon gardien d'atelier. Vous connaissez le tarif ? 500 balles d

'obtenu sur votre paye, ça vous apprendra.

Je vous dis que c'est un truc à voir des emmerdements. Une seconde, quoi. Je

prends juste la noël.

On glisse !

Vous parlez pas.

Quand vous me foutrez la paix, je parlerai peut-être.

Justement, aujourd'hui.

Je vous assure.

Ça tombe bien, aujourd'hui.

Prenez de l'enchante. Je suis désolée.

Costume tout neuf.

Ça ne tâche pas.

Donnez-moi un papier.

Le café.

Le filtre. Ça fait un quart d'heure qu'il attend.

Cocardie 2515.

Il a fini le 8 ? Il en a pour une minute.

Il en est au café.

Si vous accordez une telle confiance à la parole d'un Indien...

Tom, est-ce que vous allez revenir ?

Tom,

il vaut bien que tu vois que la maison brûle, ça ne sert à rien.

Oui, c'est bon.

Jeanette, prenez la commande, c'est toujours ça que tu fais.

S'il vous plaît.

Le gigot est bien ? Ah non, il est terminé, permettez.

Le poulet au curry, terminé aussi.

Et le boeuf mode et les brochettes.

Ah ben, à cette heure-ci, n'est-ce pas ? Et les pieds paquets ? Les pieds ? Les

pieds ? Où en sont les pieds ? Où en sont les pieds ? Resta le pied.

Vous avez de la chance, allez-y. Ils sont parfaits.

Bon, alors un pied.

Et pour commencer, un filet d'anchois.

Avec les pieds ? Vous allez vous gratter la bouche.

Le melon est parti ? Non, il en reste.

Bon, un melon, alors.

Avec du vin rouge.

Sur le melon ? Arrosé, voyons.

Arrosé. Arrosé, voilà.

Vous allez prendre un alcool, après ? Oui, ne quittez pas, madame. Monsieur

Loriot, c'est pour vous.

Ce que vous attendez.

Ah, bon, merci.

Oui, oui, c'est monsieur Loriot.

Ah, mes hommages, madame Clérac.

Si, si, il est là, il est là.

Ah, c'est-à-dire que... Il est au petit coin.

Excusez-moi, madame.

Bon, il vous rappelle tout de suite.

Mes hommages, madame.

Donnez-moi Bougival, 25-15.

Compris, monsieur Lorient.

Écoutez... Bon, alors soyez gentils.

Rappelez-le-moi le plus souvent possible.

Comptez sur moi. C'est très urgent.

Allons-y.

Donnez-moi un verre d'eau.

Un verre d'eau.

Voilà. En avant !

Une graine

? Non, le nerf. Le nerf.

Simone, vous rapporterez une boîte d'allumettes.

C'est pas pressé quand vous repasserez.

J'ai raté.

N'allume jamais un cigare avec un briquet, jeune homme.

Ah bon ? Excusez-moi.

Vous avez une aide ? Oui.

Votre melon, M. Laurion. Je vous en demande vous j'y vais, M. Laurion ? Je

vais le prendre ici.

Et si vous voulez ? Ah, le melon, il est très fort.

À propos, le BH33, je suis très contente, vous savez. Je dors et dans la

journée, je me sens beaucoup plus forte.

Ça me donne même des idées. Par où ? Au guet !

À libre.

Il y a une petite erreur,

là. Faut compter.

Ah oui, c'est vrai, excusez-moi.

Tout le monde peut se tromper.

C'est toi qui a un pied qui marche ? Oui, pose-le à la 8.

Ne le laissez pas refroidir.

Vous êtes bien gentil.

Toujours pas libre, monsieur Loriaux.

Voilà, monsieur.

Merci. Merci.

Alors, c'est dix-huit cents, deux mille, trois,

quatre et cinq. Merci, monsieur.

Merci.

Et mon rosé ? Le rosé de M. Loriot.

Je vous en verse un verre ? S'il vous plaît.

Au revoir, messieurs.

Jamais de débarrassés de huit.

Milt, sacré vieux loustique.

Mon cheval est tombé dans un trou en remontant et j'ai été forcé de l

'abattre. Et les apaches ? Des signaux de fond déjà à l'intestin.

Vous avez raison.

Non, vous y attendez.

M. Lauriot, la 2 chevaux qui est juste devant, là, c'est pas la vôtre ? Oui.

Ça vous dérangerait pas de la déplacer, M.

Poincée ? Bon.

Je vous demande Bouchival ? Ben oui.

C'est pris, madame.

Depuis quand retient-on ces tables chez vous ? Je n'ai pas le temps d'attendre.

Mais madame... M. Lauriot en est au dessert, non ? Il va nous prendre en

comptoir. Prenez donc la commande de madame.

Non, non, non, c'est à moi.

Non, non, c'est pris.

Allez, va, sœur.

Pardon, les bougies balles. Ça y est, vous avez de la chance. Ah bon ? Mais

non ! Qu'est-ce que c'est ? Si ça ne vous fait rien, comme vous en êtes au

dessert, je vous fais servir dans la cabine. Vous serez plus tranquille qu'au

comptoir. Allô, oui, ne quittez pas. Ça y est, vite, vous l'avez.

Jeanette, le dessert de Célorion. Viens, madame.

Mais c'est le cocardie.

Non, c'est une erreur.

C'est une erreur. Je vous le refais tout de suite.

Mais oui.

Tenez.

J'ai demandé une compote, moi. Non, mais c'est tout ce qui reste.

Allô. Oh, ben, ça tombe bien. Monsieur Lorient, c'est pour vous.

C'est... C'est la même dame ? Je crois, oui, décrochez, je vous la passe.

Allô ? Ah, c'est toi, Julienne.

Je te dérange ? Non, au contraire, j'en suis au dessert.

Non, oui.

J'en ai jusqu'à une seconde. A qui parles-tu ? A Clérac ?

Ah non, à personne ! À personne ! T'es

un

menteur.

Tu déjeunes avec une femme. Quoi ? Que tu as amenée chez son coiffeur, chez un

bijoutier, partout ce matin.

Juliette ! Tu vois, je sais tout.

Eh bien, reste avec elle. Je ne viendrai pas à 5 heures, ni jamais.

Adieu.

Juliette !

Pardon ou... Je vous rébouche pas? Non, gravelle 11-10.

Et puis, réglez-vous un peu.

Jeannette, va descendre M. Lauriau, vite.

Allô,

gravelle 11-10, ça quitte pas.

Allô, à la psychochimie, M. Lauriau, passez-moi Mme Juliette.

Comment elle n'est pas là ? Pas pour moi ? Ah ben ça, là ! Passez la mouette !

Allô ? Juliette ? Oh ! Vous avez votre

monnaie ? Gardez tout. Et vous, je n'ai pas le temps.

Finalement, vous avez tout de même bien déjeuné, M.

Loriot.

Ne restez pas là, vous me cachez la télé.

Adieu, c'est une blague.

Dédé, elle m'a jamais appelé Dédé.

Et alors, t'as droit à t'être ordu ! T'as ordu toi-même ! T'as fallu pendre.

Mentir fallait bien.

Tant pis, faut dire la vérité.

Madame Gonzalès, le patron te le dira ? Non, il te le dira pas.

Et ce phare ? Et ta soeur ? Justement, ma soeur.

Babelisse, la petite anglaise, les motards.

Elle le croira jamais. Et pourtant, la preuve, regarde.

La layette.

Qu'est-ce que j'ai fait de la layette ? Ah ben, elle est raide, celle-là.

Ben alors, papa, on fait son ménage ? Merde ! Oh, les vaches.

On me l'a fauchée.

Heureusement, j'en ai une autre de preuve. Le clip. Je voulais te faire la

surprise. C'est dommage.

Pour Mme Gonzalette, idiote, c'était pour toi.

Le clip.

Oh non, pour le clip. Il se cause tout seul, celui-là. Oh, ça va, hein ? Non,

ça va pas. Faut te faire soigner, mon gars.

Imbécile. Ça y est, je l'ai perdu.

Quel imbécile, alors.

La layette, le clip, le patron, les motards, l'anglaise, cause toujours,

elle le croira jamais.

Elle a bonne mine, la vérité.

Bonjour, madame.

De la part de la bijou tricol.

Les laboratoires de psychochimie, la bonne humeur, c'est la synthé, j'écoute.

Plus vite, plus vite.

Oh,

c

'est

plus possible.

Quelle trêve !

M. André, n'oubliez pas, Québec, chez vous, à 4 heures.

Les laboratoires de psychochimie, la bonne humeur, c'est la santé, j'écoute.

Juliette, qu'est-ce que tu fais là ? C'est notre jour, non ? Merci.

Pourquoi merci ? Mais pour ça.

Mon clip ! Ah ben ça alors ! Comment tu l'as eu ? Le bijoutier l'a fait porter

au laboratoire.

Je l'avais oublié.

Je me souviens. Quel territoire.

Tu n'es peut-être pas mon père, mais tu es une vraie tête de linotte.

Moi aussi, je dois dire.

19 septembre.

Un an de bonheur.

C'était ça le petit détail.

J'avais oublié le 19 septembre.

Eh bien, rentrons.

Ma clef, qu'est-ce que j'ai fait de ma clef ? Ah, c'est la concierge qui l'a.

Bouge pas.

Pardon, madame.

La vache ! La vache !

Aucune

? Je n'en fais pas.

J'en ai d'autres.

Prends ton mouchoir, tu vas salir ton beau costume.

Ah oui, c'est vrai.

Tu te trouves bien ? Oui.

Mais il faut que je m'y fasse.

Alors c'était pour moi aussi.

Pardon.

Tu te rappelles ?

Il y a un an, c'est toi qui avais une robe d'or. Oh mon chéri, tu t'en

souviens ? Si, je m'en souviens. Je croyais que les hommes ne se souvenaient

jamais des robes.

Jamais. Il n'y a que moi.

Parce que c'est toi.

Dis voir la couleur.

Bleu. Et la jupe ? Puis c'est un cordéon. T'as gagné.

Tu étais adorable dedans.

D'or aussi.

Quand je pense qu'on hésitait.

Qu'on voulait attendre notre mariage, l'appartement.

Et on sera encore là à attendre.

Ça nous a fait un an de moi.

De plus.

Ah ben oui, c'est vrai.

Dis-donc, le Papouan, le congrès d'Angaine, c'était Mme Gonzales ?

Attention, tu m'as juré. T'inquiète pas.

Mais c'est marrant. Lui aussi, c'est son jour.

Tu vas pas en comparer. Lui, il trompe sa femme. Toi, tu lui es fidèle avant

même de l'épouser.

Parfaitement. Quelle idiote. Tout ce que j'ai été imaginer.

Et tout ça parce que j'ai pas trouvé de place ce matin devant la banque.

Tiens, regarde.

Des contredanses.

Je t'aime un peu, beaucoup, pas gênant, à la folie.

Pardon. Oh, pardon.

Quelle heure ? Cinq heures moins de quart et à six heures, il faut être en

échange. Tu as raison.

On reviendra pour la bimètre.

En se dépêchant, si ça roule bien, on aura encore deux bonnes heures.

Ça y est ?

Je t'en fiche, et force.

Dites, si vous faisiez sauter la serrure ? De quoi ? La pince, et en avant,

à l'américaine.

Alors fallait pas venir chercher le père Trelebois, là.

Bon,

j'ai plus rien à faire ici. Non, bon, j'ai rien dit, j'ai rien dit.

Une serrure à trois crans, on n'a pas le droit d'abîmer un joujou comme ça,

voyons, allons. Bon, bon, bon, allez, continuez, continuez.

Bon.

Oui

?

Non. Dis, tu n'en prends pas trop ?

Une journée comme celle-là.

Les horlogers, ils me font marrer.

Une montre à côté d'une serrure, qu'est-ce que c'est ? Du mécano.

On rit toujours des mêmes choses.

C'est même pour ça que tu m'as plu.

Avec une serrure comme la vôtre, il suffirait d'être du bon côté de la

serrure.

Le téléphone.

C'est chez toi ? Québec.

Ça y est, l'inter.

Vite, le téléphone.

Ah ben, ils répéleront. Mais pas de Québec.

Écoutez, faites tout sauter, c'est trop important. Allez, hop.

Bon. On s'est pas compris. Mais j'ai le Canada au bout du film. Et alors, qu'est

-ce que vous voulez dire ? André, et celle-là, d'où sort-elle ? C'est elle.

Quelle tête, mon chéri.

Mais j'en savais rien, moi.

Une minute.

Oh, marrant. Une Suédoise biseautée.

Ne bougez pas, je dois le laver. Je m'en fous de ça.

Allô ? Allô ? Allô ? Je suis joli.

Québec dans le lac.

Lève-la, monsieur Edouard. Vous voyez ? Maintenant, combien je vous dois ? Vous

rigolez ? Père Crolebois faire payer un client qui a ouvert avec sa clé ?

En principe, je ne bois jamais pendant le travail.

Et pour du champagne, pas une exception.

Il est dedans.

Il ne fait pas cas chez vous.

Ce n'est pas Versailles, mais il y a tout ce qu'il faut.

Doucement, je ne vais avoir que de l'écume.

Et vous, alors ? Non, non, en même temps. Ah oui, on m'a compris.

J'ai été jeune aussi.

Pour moi, l'amour, je l'ai toujours respecté comme une belle serrure.

Faut pas descendre ça comme des rouquins.

C'est comme les commissariats. J'ai jamais voulu faire les commissariats,

moi. Vous savez, les constats d'adultère, les amoureux, quand ils font

l'amour, mariés, pas mariés, faut pas mettre son nez là-dedans. C'est pas

joli, pas vrai ? C'est vrai, ça. Bon, M.

Colbois, je ne vous retiens plus.

Merci beaucoup, monsieur.

C'est bon.

Attendez, attendez.

Non, ne venez pas là-bas. Non, mais on ne va pas.

Je vais vous remercier.

Par exemple, il y a une chose que je me demande. Excusez-moi.

Je me demande où vous couchez.

Le lit est escamotable.

Bon, ça doit être une drôle de mécanique. Bon, je vous raccompagne. C

'est pas grave.

Au revoir, madame. Au plaisir.

Tiens mon chéri, il m'a donné soif le père Gros-le-bois.

Coucou ! Ne vous en faites pas, c'était juste pour essayer ma suédoise.

Elle marche au poil.

Ça va être gai.

S'ils peuvent entrer comme ça à tout bout de champ.

Il faut qu'ils finissent leur building.

Et maintenant, on va étouffer.

Non, parce qu'on va se mettre à l'aise.

En vitesse.

Trois petits quarts d'heure.

Quoi ?

Il

va pas me faire ça.

Qu'est-ce qui se passe ? Il va plus redescendre. Tu as coincé un bras ? Mais

non. Mais il marchait ce matin.

J'ai pas couché dans le mur, non.

C'est elle.

Qui ça ? La bonne femme de l'échange. Elle me l'a cassé.

Et c'est encore ? Je sais, je sais.

Tiens, voilà.

Voilà.

Oh là là.

Québec, tiens, un pont.

Allô ? Mais qu'est-ce que tu fais ? C'est le patron.

Il a reconnu ta voix ? Est-ce que je sais ? Moi, j'ai juste dit allô.

C'est Bougival et Céline Malheur.

Pas rien.

Quel échange ? Encore 40 minutes ? Oui, mais pas le lit.

Puisqu'on revient.

Comme tu veux.

Je veux pas rater l'échange.

L'Amérique du Sud, le Canada en l'air. Pour rien.

Et enfin, la chambre à coucher.

Le lit ne se lève pas, comme chez vous.

C'est peut-être pas plus mal.

Dièse !

Alors, qu'est-ce que t'en

dis ? Merveilleux, je n'y crois pas.

Exactement ce que je rêvais. Tu vois qu'on a bien fait. Oui, c'est moi qui ai

insisté.

Et tu as vu les dimensions ? Ça, c'est une chambre à coucher. Une vraie chambre

à coucher. Plus de 4 mètres de large. Et la cuisine ? On doit facilement y tenir

à 4. Et assis, une vraie cuisine. 1,

2, 3,

4, 5, 6.

6 mètres de long.

Un arbre. Et un vrai.

Qu'est-ce que c'est ? C'est un acacia. Un acacia, dis donc, en plein Paris.

Et tu es sûr qu'elle marche ? Elle l'a dit ce matin. C'est bien la première

fois qu'on veut du tien.

Alors ? Je crois que ça nous convient, madame.

Je peux revoir la cuisine ? Pardon.

Bon, je n'aime pas les discours.

Je vais bien conclure avec vous. Mais il faut que ce soit tout de suite.

Mais c'est tout de suite.

Parce que j'en ai vu un autre qui me plaît.

Et la personne vient ce soir à 8 heures avec les 3 millions et un espèce.

Quels 3 millions ? Comment, quels 3 millions ? La reprise, tiens. Vous avez

lu l'annonce.

Il y a une reprise ? R3, c'est clair, non ?

Moi aussi, je regrette.

À cause du lit, surtout.

Je revois encore la chambre.

Bien subtile.

Une minute.

Soyez gentil.

C'est trop beau.

Tu sais, c'est la cuisine qui peut être la pièce la plus agréable.

Ah oui ? Mais enfin, la cuisine, il ne faut pas voir que la cuisine.

Dis, pour une femme, ça compte.

Et la chambre, elle est pas formidable ? Et l'acacia ? Mais, paraît qu'il amène

des insectes. Oh, les insectes ! Le débarras, tu as vu ? Eh bien, on peut

très bien y faire la chambre d'enfant. Et comme ça, la petite chambre du fond

te ferait un bureau.

Tu sais, un bureau, au moins... Qu'est-ce que tu as ? Tu vas pas

hésiter, à présent ? Non, mais on s'emballe pas un peu ? Je sais pas, peut

-être. Mais y a de quoi. C'est le premier appartement aussi chouette, en

deux ans.

Elle ne veut pas du tien ? Si, elle en veut.

Mais alors ? Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Rien.

Enfin, qu'elle nous laisse ses tapis, ses rideaux, ses meubles. Mais alors ?

Écoute, André, moi, je m'y vois déjà.

Je me sens ta femme, ici.

C'est le premier qui me fait ce coup-là.

Tu veux pas qu'on se remette à chercher ? Toujours attendre, tout cacher à tout

le monde. Au patron qu'on est fiancé, à mes parents qu'on est amants. Et deux

malheureux jours par mois.

J'en peux plus. Je veux vivre au grand jour.

Au grand jour.

T'en fais pas.

On va l'avoir, cet appartement.

Et on va se marier.

Tu veux une preuve ? Je vais l'annoncer au patron.

Notre mariage ? Parfaitement.

Et deux pas.

Viens, madame Loriot.

Tiens, pendant ce temps, je téléphone la nouvelle à maman. Déjà ? Tu crois ? Elle

aussi, elle attend depuis deux ans.

Tu veux pas retarder sa joie ? Oui, mais je...

À vous, voilà à vous.

Je m'excuse de venir vous déranger ici.

Ne vous excusez pas, je ne suis pas fâché de vous voir.

Enfin ! Le tapis, docteur, tant que le muscle est chaud. Mais je peux attendre

? Non, non, non, restez, restez.

Tant que le muscle est chaud.

Bonne journée, oui.

Station allongée, les bras tendus derrière la tête, on relève le buste et

on va toucher la pointe des pieds. Allons-y.

Approchez.

Plus près.

Alors comme ça, on vous voit au plazin, on vous voit au gymnase, partout où vous

ne veuillez rien foutre.

Mais Van Houten, lui, il paraît qu'il ne vous a pas vu l'après-midi.

Je le verrai demain matin, patron. Non, vous ne le verrez pas.

Ah, si.

Il ne veut plus vous voir.

Je ne sais pas ce que vous lui avez fait ni comment vous lui avez présenté le

BH33, mais il ne veut plus en entendre parler.

Cessez. Ni de vous, ni du BH33.

Parallèles. C'est l'irrésultat, hein ? Et d'une, passons à Québec.

Progression, jambes écartées.

Peut-on savoir pourquoi vous vous êtes fait passer Québec à votre domicile ?

Doucement. Hein ? Pourquoi ? Ben... Alors, Québec ?

Québec a appelé, patron, mais... Mais quoi ? Quand je

suis arrivé, c'était... C'était quoi ? C'était trop tard.

Ah bon ?

Québec et Dedeux.

C'est à cause du serrurier.

Serrurier ? J'ai entendu, il avait une jolie voix de soprano, votre serrurier.

Suédoise.

Patron, je voulais vous demander quelque chose.

C'est peut-être pas le moment ? Bon, aujourd'hui, on va essayer de gagner 5

centimètres. Oui.

C'est au sujet de... En fait, ma femme n'a pas téléphoné au restaurant, j

'espère.

J'espérais aussi, mais... Elle a téléphoné ? Pourquoi vous ne m'avez pas

appelé ? J'ai appelé, mais... Bougival n'était jamais libre.

Qu'est-ce que vous lui avez dit ? Je lui ai dit que vous étiez au petit coin.

Quel petit coin ? Le petit coin qu'il y a partout.

Attendez.

Attendez que j'ai le pied par terre.

Bravo !

Soufflez ! Je vous ai assez vu.

Elle m'attend au bureau il y a l'heure.

Nous réglerons tout ça.

On les a gagnés.

Vous pouvez souffler un peu maintenant.

Qu'est-ce que vous attendez ? Rien, pas de temps.

Fichez-moi le camp. Plus de shit-ball, docteur.

Bonsoir, patron.

Bien,

bien, gauche, droite, gauche, bravo.

1, 2, 3, 4.

1, 2, 3, 4.

1, 2, 3, 4.

1, 2, 3, 4. 1, 2, 3, 4.

Droite, gauche, droite, gauche, bravo. Droite.

D'accord, ministre, docteur.

Patron, il me faut trois millions.

Trois millions ? Oui, je me marie.

Ça vous prend comme ça ? Pas comme ça.

Je suis fiancé depuis deux ans.

Mais vous m'avez jamais parlé de ça.

Vous n'aimez pas trop qu'on se marie entre employés.

C'est pour ça.

Quels employés ? Les vôtres. C'est une employée de la maison.

Laquelle ? Juliette.

Quelle Juliette ? La vôtre.

Alors le serrurier c'était ma secrétaire et la grand-mère c'était vous

Et

ça

vous fait rire

Alors, mon chéri.

Si tu savais.

Ça n'a pas l'air d'être trop mal passé, j'étais inquiète. Faut pas se frapper.

Allez, amène-toi.

rentrer avec mes talons ça va être chouette.

Sans consentement. Comment ? Mais pour les 3 millions, tata, il n'a rien voulu

savoir. Quels 3 millions ? Tu sais bien, pour la reprise des appartements.

Quelle reprise ? Tu ne m'en as jamais parlé.

Mais il ne faut pas se frapper.

J'ai déjà 900 000 francs au bon du trésor.

Mais les 2 millions qui manquent.

Mais il ne faut pas se frapper, on les trouvera.

2 millions, ce n'est pas la mer à boire. Et puis peut-être qu'on n'aura pas

besoin des 2 millions.

Comment pas besoin, puisque c'est la reprise. C'était la reprise de celui-là.

Mais celui-là, il faut bien y penser.

C'est fini.

Fini ? Oui, c'est fini.

On devait apporter l'argent à huit heures, il est huit heures et quart.

Alors, c'est fichu.

Alors, on l'a perdu ? Faut pas se frapper, Juliette.

Un perdu.

Dix heures trouvées.

Mais ça fait deux ans qu'on cherche.

Et moi qui me voyais déjà chez nous.

Je me blège, arranger.

Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Et maman ? Qu'est-ce que je vais lui dire à

maman, moi ? T'en fais pas, ça s'arrangera.

Tu ne vas plus se gêner maintenant pour me faire du plat. T'en fais pas pour le

patron, si tu le savais.

Tu ne lui verras jamais.

Il m'a foutu à la porte.

Quoi ? Un coup de tête comme ça, en une seconde, après 20 ans d'alibi.

À la vache ! Il en trouvera, tiens, des alibis comme ça.

Mais André, tu me fais marcher. T'es sûr que non ? Mais pourquoi ? Pourquoi il t

'a mis à la porte ? On va savoir.

Il était de mauvais poil, quoi, c'est tout.

Et puis, c'est pas le plus beau.

Mais t'es sacré, ma vieille. Il veut plus te voir non plus.

Vous avez déserté votre poste. Dans mon pays, vous passez devant le conseil de

guerre. Donnez votre numéro de matricule. Le signal forfaiture aux

affaires étrangères. Mauvais serviteur de la patrie française !

100 minutes, je me suis absenté, parti faire pipi, comprenez ? C'est

sûrement le provocateur qui a fait ça, un fasciste.

Un petit coup de main, les gars.

Merci, vous êtes gentils.

C'est bien, bien sûr.

Il m'a pris mon numéro suivant. Le fumier ! Faut pas vous frapper.

Ça rend l'art.

Elle est à vous, cette voiture ? Un peu.

Elle me coûte assez cher.

Ça vous fait rigoler.

Voilà, premier à droite, deuxième à gauche.

On va rigoler en famille.

Qu'est-ce qui t'es arrivé ? J'ai rien.

Je me suis cogné contre un agent.

Parce que j'ai rien.

C'est le BH-33. Tu en as trop pris, c'est ça ? Oui, c'est cette saloperie.

Et puis, 20 ans de cette vie de dingue.

Et pourtant, pas de quoi rire.

Qu'est-ce que tu fais là ? Quelle douane.

C'est chez nous.

Ma clé.

Qu'est-ce que tu me fais, ma clé ? Ah, ça y est.

Oui, oui, patron, c'est moi.

Bonsoir, patron.

Non, non, non, je ne dormais pas. J'étais à l'autre bout de l'appartement.

Oui,

j'étais un peu gai tout à l'heure.

Je m'excuse, mais on avait bu un petit coup avec Juliette pour se donner du

courage pour vous demander les 3 millions.

Ah, merci, patron.

Ah, ça, c'est chic, alors.

Hein ? Non, mais je n'ai rien, patron. Ça arrive à tout le monde.

Il y a des jours, on a les nerfs en pelote et on ne sait pas pourquoi.

Demain, ça ira mieux.

Je parie que vous aviez oublié de prendre votre dose de BH33.

Oui,

oui, je lui dirai. Elle sera drôlement contente. Bon, patron, je suis sérieux.

Oui, patron, je note. Je prends mon carnet, mon stylo, mon stylo.

Attendez, ne quittez pas.

Ça y est, presque. Attendez.

C'est rien, papa, ce loup qui descend.

Non, mais je vous expliquerai.

C'est compliqué d'expliquer par téléphone.

Attendez.

Je vous écoute.

À 10h. 10h.

Van Houten, oui.

Avec Trompman à 11h.

11h. Attendez, attendez.

11h.

Docteur Trompman.

13 heures.

Oui, on déjeune ensemble.

Oui, comme d'habitude.

Oui, oui, on comprend.

Vous en faites pas.

C'est noté.

15 heures, ministère de la Santé.

16 heures, assistance publique.

17 heures... Ah oui, les représentants de la Seine-et-Oise.

Pour être heureux, il en faut si peu puisqu'on s'aime.

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