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Original subtitles

Ici.

Viens.

Allez, ma belle, on y va.

Allez, ouvre la bouche.

OK. Là, ici.

Chut. Allez.

Ça va.

Ça va. Ça va.

Ça va aller.

- Oh, putain, le froid. - Tu avais oublié, hein ?

Je t'ai pris de la tomme, du gruyère et du saucisson.

Je t'ai préparé une bonne soupe, elle est dans le frigo.

- Dans la boîte en plastique ? - Oui.

Merci.

Ça va ?

Oui.

On a apporté du champagne. On va fêter ça.

Attends, je vais l'ouvrir.

OK.

Tiens.

Allez, juste un, pour trinquer en famille.

Voilà.

Bienvenue à la maison, mon fils.

- Ben dis donc. - Et voilà.

Merci, maman.

Bon, je... je vais préparer la soupe.

Je vais voir la vache.

Tu as pas vu ton frère depuis trois ans,

tu pourrais faire un effort.

Elle est à combien ?

39,8.

Tu lui as donné quelque chose ?

Un bolus.

- Elle rumine ? - Non.

Elle avale rien depuis deux jours.

Steve, tu me montres ta prise préférée ?

Tu te rappelles ? Mains derrière.

À droite.

La droite est là.

- Tu arrives à attraper ? - Oui.

OK. La droite ici.

- Maurice, tu as appris le Kurz ? - C'est quoi ?

Je vais te montrer.

Alors, tapette.

- Tu as vu où je t'emmène ? - Oui.

Tu vas faire la même chose.

OK.

- Pousse ma tête. - OK.

Pousse-moi avec cette jambe.

Essaie de me pousser avec cette jambe.

Avec celle-là,

tu me pousses, tu me pousses. Allez, plus fort.

Ouais.

J'ai gagné, oui.

Hop, hop, hop.

Tu oublies pas un truc ?

Hein ?

Allez.

Et ensuite, les épaules.

Toujours nettoyer les épaules de son adversaire.

Voilà.

Le respect du vaincu,

c'est le plus important dans notre sport.

Mon père disait toujours que c'est ça qui sépare les hommes des bêtes.

- Allez. - Allez, allez.

Allez.

Vas-y.

C'est bon.

Tiens-le encore.

- Bravo. - Bravo.

Bravo.

On y va. C'est à toi. Vas-y.

- Allez, fiston. - Allez, Steve.

Allez. Allez, Steve.

- Allez, Steve. - Allez, Steve.

Tu vas l'avoir, frangin.

Fais voir ce que tu m'as appris.

Doucement, précipite pas.

Allez, frangin.

Allez, Steve, vas-y.

Travaille, travaille.

Allez, enterre-le.

Bien, mon grand.

- Voilà. - Allez, vas-y.

Vers toi.

Vas-y.

Allez, Steve.

Lâche pas. Lâche pas.

Encore. Allez, tire.

Vas-y, Steve !

Défonce-le, Steve !

Allez, Steve !

Allez !

- Allez, à toi ! - Vas-y !

Allez, Steve !

- Merci. Merci. - Notre champion est là.

- Il est là. - Ça, c'est mon champion de fils.

Oh là là, je suis fière de toi.

C'était vraiment beau.

Bravo, frangin.

Merci.

Super, mon grand. Tu m'as fait plaisir.

Je suis fier de toi.

- Ça va ? - Comment ça va ?

Tu es trop fort.

- Tiens, champion, c'est pour toi. - Elle est trop belle.

Tu la gardes, hein ?

- C'est du vrai or ? - Non, mais c'est bien quand même.

- On gagne quoi, à la fédérale ? - Un taureau.

C'est une belle arnaque.

Salut.

Cinq bières, s'il te plaît.

Ça fait plaisir de te revoir, Joël.

Oui.

Désolé pour ton père.

C'est surtout pour maman et Steve que c'est dur.

Ouais.

Attends, je vais t'aider.

Merci.

Je vais m'asseoir.

Ça va, maman ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il y a quoi, là ?

Il y a quoi, fils de pute ? Viens !

- Viens ! Il y a quoi ? - C'est bon.

- Mange tes morts ! - Fais le malin ! Tu vas voir !

Bouge pas.

Tu fais chier, Joël.

Un connard agresse maman, je vais pas rester sans rien faire.

C'est quoi, ce bordel avec Mercier ?

- Papa lui a emprunté du fric. - Oh, putain.

Combien ?

J'en sais rien.

- Il aura été con jusqu'au bout. - Ferme ta gueule.

Tu vas le rembourser comment ?

En gagnant un putain de taureau dans six mois ?

Sans toi, il m'aurait lynché.

Tu te souviens quand papa nous emmenait ici pour nous mesurer ?

Il a bien vautré la ferme.

Tu comptes faire quoi ?

Je vais baisser les entraînements,

et je vais aller pointer.

Tu crois que ça va suffire ?

Regarde, j'ai un plan.

Ça se passe pas loin, du côté français.

Laisse tomber.

Tu auras rien à faire.

J'organise, tu combats, c'est de l'argent facile.

Tes conneries, ça m'intéresse pas.

Penses-y, car avec le foin qu'il reste,

on passera jamais l'hiver.

Réfléchis.

Merci.

Pour ce soir, je prends le bus.

Maman.

Je vais venir bosser avec toi.

Tu t'occupes des bêtes, et tu as ta lutte.

Je fais le reste.

Joël va nous aider, ça va aller mieux.

Tu en penses quoi ?

Tu as déjà prévu de te casser ?

Je sais pas.

Pourquoi pas ?

Il y a que des emmerdes.

C'est quoi qui me pousserait à rester ?

Ma grande, comment ça va ?

Comment ça va depuis ce matin ?

Je vais juste prendre ta température.

Hein ? Comment ça va ?

Comment ça va depuis ce matin ? Regarde-moi.

Qu'est-ce que tu me fais ?

Eh, viens. Ici.

Ici.

- Ça va ? - Et toi ?

Ben, ça glisse.

- Elle saigne depuis quand ? - Quelques heures, max.

Quand je suis passé ce matin, il y avait rien.

Bon.

Ça va, Mathilde ?

Il y a plus rien qui se passe.

Elle est toute froide.

Elle a l'abdomen tout dur.

Désolée.

Bonjour.

Tu veux quoi, Jean-Luc ?

Comme le stipule cette reconnaissance de dette,

actée entre le créancier, Jean-Luc Mercier,

et le débiteur, Christian Chappuis,

si des retards s'accumulent dans le remboursement des traites,

le créancier peut exiger le remboursement total de la dette,

soit un solde de 80 000 francs, dans un délai de trois mois.

Tu es pas sérieux ?

Tu peux pas nous faire ça.

Tu sais bien qu'on peut pas.

Comme vous n'êtes pas dans la capacité d'honorer ce contact...

Christian était ton ami.

Jean-Luc Mercier souhaite faire

une proposition de rachat de votre ferme, que voici.

Vous avez 30 jours pour répondre.

Mes deux garçons sont là, ils vont m'aider.

Jean-Luc, donne-nous encore un peu de temps.

Ça va, tu es content ?

Tu es content, fils de pute ? Casse-toi !

Casse-toi, putain !

Il se fout de notre gueule, c'est quoi, ce truc ?

Quel connard.

On peut pas perdre la ferme.

On va pas perdre la ferme.

Maman ?

On va vivre où si...

si on a plus la ferme ?

- Qu'est-ce que tu veux ? - Il veut combattre.

OK. Après celui-là, c'est à vous.

Je mets 500 sur lui.

Je veux pas y aller.

Personne veut y aller.

On a pas le choix.

Je sais pas me battre.

Bien sûr que tu sais te battre.

Tu fais ça tous les jours.

Pas comme ça.

Là, tu es prêt.

Eh, ça va aller.

Allez.

Allez, allez.

Allez, allez.

C'est parti.

Protège-toi !

Allez, Steve !

Allez !

Allez !

Oui, bien. Vas-y.

C'est rien. C'est rien, tu as rien. Vas-y.

Allez, viens, je te défonce. Viens.

Vas-y !

Allez !

Viens !

Allez !

On a gagné !

Steve, on a gagné, putain.

Tu as gagné.

Tu as gagné, frangin.

Tu as gagné. Putain, tu as gagné.

Putain. Tu as gagné, putain.

Oh, putain.

Yes. Yes, yes, yes...

Yes. Yes.

Oh, putain.

Je t'avais dit que ça marcherait, putain.

Tu es trop fort, frangin.

Ça va ?

Montre pas le fric à maman.

J'ai pas envie qu'elle s'inquiète.

Commence déjà par éviter de te prendre des coups.

Je reviens.

Excusez-moi.

- Je peux prendre des cacahuètes. - Je t'en prie, sers-toi.

On a pas eu de cacahuètes.

Chouette excuse pour venir nous parler.

- Je savais pas quoi dire. - Très belle excuse.

- Ouais ? - Ouais.

C'est qui, ce mec ?

- Celui qui te regarde ? - C'est mon petit frère.

- Petit ? - Ouais.

Vous vous ressemblez pas.

Il a tout pris de notre père. Moi, je ressemble à maman.

Allez, invite-le pour un verre.

- Ouais ? - Ouais.

Vous étiez où ?

On est sorti. On avait besoin de décompresser, avec Joël.

- Tout va bien ? - Tout va bien, t'inquiète pas.

Je vais m'occuper des vaches.

Tu peux amener maman à l'usine ?

Ouais, OK.

Allez, hop.

- C'était bien hier soir ? - Ouais.

Allez, les garçons, on y retourne.

On lâche pas,

c'est la dernière ligne droite. On fait une série de trois.

Allez.

On travaille sur les bras.

Allez, encore une fois. Allez.

C'est bon.

Allez, prenez une pause.

Tu t'es pris une porte ?

- Ouais, ce matin, à l'étable. - D'accord.

Pas de sciure avec ça.

Viens.

Salut, Steve.

- Mimi, je te rejoins. - Ouais.

- Comment ça va ? - Ça va.

Ça va avec Mercier ? Ça s'arrange ?

On est sur la bonne voie.

C'est quoi, ça ?

- Rien, je me suis pris une porte. - Ah bon ?

Je me suis pris une porte.

Je vais aller regarder Mimi.

OK, tout simple. Juste, garde, gauche, kick.

Vas-y.

Pas mal.

Je le tiens, vas-y.

Ouais, plus avec la hanche.

Voilà. Pivote ta hanche plus loin.

Lâche vraiment la jambe, la hanche, tout.

Pivote plus sur le haut du pied.

Monte sur le pied. Voilà, super.

Encore.

Ouais.

Voilà.

Voilà.

Voilà.

Respire, respire, respire.

Attends.

C'est pour après-demain.

Allez.

Passe-moi du fromage, s'il te plaît.

- Gruyère ? - Ouais.

Merci.

Maman, fromage ?

On fête quoi ici ?

Rien.

C'était en promotion.

Ça se garde.

Je me suis vautré en faisant mon jogging.

Il faut arrêter de se foutre de moi.

On a assez d'ennuis comme ça.

Je te jure, maman.

Et toi ?

Tu me jures aussi que tu as rien à voir avec ça ?

Ouais.

Juré.

Non, ça va, maman.

Demain, quand tu gagnes,

tu essuies pas le dos du gars, d'accord ?

Lève ta jambe. Lève ta jambe.

Protège-toi.

Oui.

Oui.

Continue.

Allez.

Oui.

Tiens-le.

Tiens-le.

Ouais.

Oh, putain.

Oui.

Oh, putain.

Attention.

Ça va ?

Appuie sur la blessure.

Putain.

Je t'avais dit de pas essuyer le dos de ton adversaire.

Donne-moi ça.

Je vais le faire.

Respire, respire.

Donne-moi ça.

C'est bon, je t'aide.

OK.

Souffle.

Souffle.

Je vais nettoyer.

Ça va être un peu froid.

C'est fini. C'est fini.

C'est bien ouvert.

Je vais devoir recoudre.

Je vais te mettre de l'anesthésiant.

Et après, je m'occuperai de ton visage.

Les points te font pas trop mal ?

Non.

Ça pique un peu, mais ça va.

Merci.

Qu'est-ce qui s'est passé hier soir ?

C'est une combine de ton frère ?

Non, c'est pas ce que tu crois.

Explique-moi.

Qui t'a fait ça ?

Je sais pas.

Comment ça, tu sais pas ?

Pourquoi tu t'es battu ?

À ton avis ?

Je sais pas, Steve. Dis-moi.

Je me suis battu pour de la thune.

Steve...

Si tu as une meilleure idée, je suis preneur.

Et...

Tu seras dans quel état la prochaine fois ?

Steve ?

J'en sais rien.

Merci pour la bière.

Tire, tire, tire.

Putain.

Ouais, bien.

- Putain. - Ça va ou quoi ?

C'est qu'un entraînement.

- Oh, ça va ? - Ouais, ouais, ça va.

Il se passe quoi ?

Rien, je me suis emporté.

- Allez, les gars. - Va t'asseoir.

Tu combats avec ton bonnet ?

Tu trouves qu'il fait froid ? Tu veux que je monte le chauffage ?

C'est quoi, ça ?

Rends-moi ça.

- Réponds-moi. - Lâche-moi.

Tu me parles pas comme ça.

Dis-moi ce qui se passe.

Fais gaffe, Steve,

tu vas finir comme ton frère.

Regarde-moi ça.

Va te faire foutre.

Avec tes trucs de merde.

C'est ça, dégage.

Tu es plus chez toi ici !

On y retourne !

Allez, tout le monde.

- C'est qui Joël ? - C'est moi.

Suivez-moi. Tu es le suivant.

- Vous connaissez les règles ? - Ouais.

- Allez. - Allez.

Vas-y.

Oui. Oui.

Oui, c'est bon.

Bravo.

Ouais.

Attends là.

Allez, viens. Par là, les gars.

- C'est bon ? - Ouais.

Allez, viens. Viens !

Viens, bats-toi, putain !

Tu as peur ?

- Tu te fous de moi ? - De quoi tu parles ?

Reviens.

Reviens.

Qu'est-ce qui se passe ?

Steve ?

Steve ? Oh !

Tu as de la merde dans la tête ?

- C'est quoi, ton problème ? - Tu es con ?

- Tu fais combattre des gosses ? - Vas-y, refais-moi la leçon.

On se calme.

On est cool ?

Cassez-vous.

Qu'est-ce que tu as foutu ?

- Ça te ferait chier de me répondre ? - Je fais pas ça.

C'est pas le moment d'avoir une conscience,

on a besoin de cette thune.

C'est moi qui me bats. Tu fais quoi, toi ?

J'essaie de réparer les conneries de papa.

Tu sais pourquoi je suis pas venu à son enterrement ?

Parce qu'il en avait rien à foutre de moi.

Trop petit pour la lutte et trop con pour la ferme, il disait.

Viens, on y retourne.

Papa avait raison,

tu es qu'une merde.

Tu es pas à l'usine ?

Vous étiez où ?

On est sorti en ville.

Ton frère est pas avec toi ?

Non.

Je suis pas sûr qu'il rentrera tout de suite.

Il se passe quoi, Steve ?

Rien.

Tu le connais, il tient pas en place.

Ça va aller.

Tu mens à ta mère.

Ton frère se barre une fois de plus.

Comment tu peux dire que ça va aller ?

Non, je sens vraiment plus rien.

Ouais, doucement.

Je voulais te féliciter pour tes progrès.

C'est impressionnant, tu as fait beaucoup de progrès.

Tu es sérieux aux entraînements.

Je pense qu'avec un peu plus d'entraînement,

tu as une chance de te qualifier.

Tu crois ?

Si on travaille tous les jours, on peut y arriver.

Tu as le potentiel pour devenir un grand lutteur.

À partir de maintenant, tu as toute mon attention.

- À la fédérale ? - À la fédérale.

- Ça passe bien. - Ça va pas mal.

Tu répètes toujours la même chose. Je fais comment, moi ?

Je te l'ai dit, je peux rien en ce moment.

Mathilde,

tu sais que j'ai rien contre toi.

Je suis désolé.

J'ai pas les moyens d'attendre plus longtemps.

Vous connaissez la sortie.

Je paierai pas cette facture.

Désolée que ça se soit pas passé comme vous le vouliez.

Vous en avez rien à foutre !

- Un problème ? - Non, ça va.

Je vous conseille de changer de métier.

Je vous conseille de me payer, monsieur.

Ça les dérange qu'un véto soit une femme.

Ils ont pas confiance quand je manipule leurs bêtes.

Quand j'étais avec Vincent, certains l'appelaient

juste pour être sûrs.

- Tu as mal ? - Non, ça va.

Plus qu'un.

Merci.

Dis-moi,

tu as prévu un truc pour Noël ?

Je voulais t'inviter à la maison.

Ben... oui.

On le fête avec son père.

Vu que c'est le premier Noël depuis le divorce,

on a décidé de faire ça.

Oui.

Mais merci pour l'invitation.

Ben... de rien. Merci à toi.

C'est bon, j'ai fini.

Allez, j'ai des chiens qui m'attendent.

Ouais.

Salut, Joël. C'est maman.

J'espère que tu vas bien.

Je t'appelle pour te souhaiter un joyeux Noël.

Donne-nous de tes nouvelles.

Je t'embrasse...

très fort.

Merci.

Joyeux Noël, maman.

Joyeux Noël, mon fils.

Joyeux Noël.

Oh, mais c'est gentil.

Je vais te faire un chocolat chaud.

Joyeux Noël.

Je peux encore le dire ?

Tu vas descendre ou...?

J'ai un truc pour toi.

Merci.

J'aime mieux te voir comme ça.

Maman ? Steve ?

Vous venez, il faut se préparer.

Steve doit me montrer la crèche avant que ça commence.

Oui, oui.

Mercier va me faire une bonne offre.

Il a dit que si tu voulais,

tu pourrais travailler pour lui à la grande ferme.

Tu verras, ça va aller.

Voilà.

Je suis contente que tu sois rentré, mon fils.

Il faut que je te montre un truc.

Qu'est-ce qu'on fout là ?

Tu vas voir.

Je suis sûr que ça va te plaire.

Éteins ta lampe.

Regarde.

Voilà.

Je te présente le futur de notre ferme.

Steve ?

Écoute-moi.

On va investir dans les bisons.

Fais-moi confiance.

Le lait, il faut oublier, on est d'accord ?

J'ai rencontré un mec, il m'a tout expliqué.

Analyse de marché, plan de financement,

bénéfices, risques, tout.

Joël...

L'avenir de la ferme, c'est les bisons.

Sauf qu'on a plus de ferme.

Mercier a fait une estimation.

On attend son offre.

Tu veux vendre ?

- Bien sûr que non. - Alors, on vend pas, putain.

J'ai un contact à Marseille,

dans deux jours, il y a un gros combat.

Si on gagne, on peut payer la dette de papa.

- Ça me dirait bien, des bisons. - Ah ouais ?

Ouais.

Ça te fera du bien.

On devrait emmener maman ici.

Ouais, elle kifferait.

On est bientôt arrivés.

Comment tu m'as reconnu ?

Les plaques suisses,

et Fredo m'a dit que tu avais une tronche de mérou.

Ça va ?

- Salut. - Oh, super. Ça va ?

- En forme ? - Ouais.

- Vous voulez des bières ? - Je veux bien.

- Il est où, Fredo ? - Il est à côté.

Tu en veux pas ?

- 23 ans. - Oh, Fredo.

Ou un jour.

Retire ça.

Mon frère.

- Ça va, frérot ? - Bien. Ça fait plaisir.

- C'est ton petit frère ? - Ouais.

Petit frère, petit frère... Belle bête.

Enchanté.

La route, ça a été ?

- C'était long. - C'était un peu long ?

Tu as ce qu'il faut ?

- Droit dans le business, direct. - Oui, bien sûr.

- C'est pas pressé. - Non, ça va.

Ma chérie, t'inquiète.

- Rudy, viens, s'il te plaît. - Deux secondes, frérot.

Rudy, sur la tête de ma mère,

tu me redis "deux secondes, frérot", je t'encule.

- C'est fou, ça. - Je réglais un truc.

Je dois mettre de l'oseille sur lui demain, je veux voir ce qu'il vaut.

- Chauffe-le. - Doucement. Allez-y doucement.

- Je veux voir comment il bouge. - C'est bon, Fredo, pas ici.

Je veux voir où va mon investissement.

C'est pas une bonne idée.

Tu es un costaud. Tu encaisses bien ?

Balèze, le gars.

Belle gueule.

- Allez, Rudy. - Franchement, j'aime bien.

Rudy, tu fais quoi ? Tu le dragues ?

Nique-le.

Les Suisses sont longs au démarrage.

Tarte-le vite.

Tu l'as pas vu venir.

- Pourquoi tu le regardes ? - Réveille-toi.

Tu aimerais pas que je refasse ça ?

C'est pas une bonne idée.

Tu sais qui je suis ? Je suis le taulier.

Je suis le taulier ici.

Tu vas faire quoi, frérot ?

Tu vas faire quoi ?

C'est ça que tu as payé ?

La tarlouse, là ?

Levez-le, au lieu de le laisser comme ça.

Il t'a enculé, fada.

L'enculé, il m'a pris en traître.

Il avait raison, ton frère.

Si tu es prêt, on va faire de l'oseille.

C'est mieux comme ça.

Qu'est-ce qui se passe ?

Mathilde a signé la promesse de vente.

Ben oui.

Elle savait pas où vous étiez.

Elle m'a appelée en panique, vous avez pas répondu à ses messages.

- Au revoir. - Au revoir.

Allez lui parler.

Depuis combien de temps tu regardes ton frère se faire casser la gueule ?

On vous a pas élevés comme ça, votre père et moi.

À partir de maintenant, on se dit tout,

le bon comme le mauvais.

Je n'en peux plus des silences qui tuent à petit feu.

Votre père vous aimait tous les deux.

Il vous l'a jamais dit, mais c'est vrai.

Vous pensez vraiment qu'on peut sauver la ferme ?

Ouais.

J'ai eu le mec des bisons, c'est bon.

Il peut nous réserver six femelles et un mâle.

Il faut juste lui filer un acompte la semaine prochaine.

- C'est là, ton point ? - Plus bas.

Je suis désolé de t'avoir fait subir tout ça.

T'inquiète pas, je l'ai fait pour une bonne raison.

Non, je voulais dire...

je suis désolé d'être parti,

de t'avoir laissé tout seul avec papa et maman.

Il s'était trompé sur toi, papa.

J'aurais...

j'aurais aimé qu'il s'en rende compte.

Ravi que vous ayez changé d'avis.

Ça va, frérot ?

Frère, comment va ?

Vous êtes ici chez vous.

Venez, suivez-moi.

Et bienvenue...

dans le futur.

Allez, messieurs.

C'est chaud. Le ticket du 7.

- Tiens. - Donne, donne, donne.

C'est ça.

- C'est quoi, ce bordel ? - Comment ça ?

Il est favori, il y a moins de fric.

Putain.

15 000 euros, ça te va pas ?

Tu es gourmand ?

Non, il me faut 10 000 de plus.

Lève-toi.

C'était quoi, ça ?

C'est rien. On va se préparer.

Après ce combat, on peut faire quelque chose.

Merci.

Oh, frérot ?

Prépare-le, ça va être à vous.

C'est bon.

Oh, frangin. Viens, tu es le prochain.

Enlève ton t-shirt.

C'est bon.

Fais le job.

C'est le dernier, je te promets.

Allez !

Allez, frangin !

Allez !

Allez ! Bouge !

Joël ?

Lâche-moi.

Joël ?

Joël ?

Joël ?

Joël ?

Est-ce que vous êtes là ?

Ouais !

Ça tombe bien, parce qu'il reste un dernier fight.

Cette fois, c'est quelque chose de différent.

Là, j'ai un combattant.

Il a posé 10 000.

Vous avez bien entendu, 10 000 euros.

Contre n'importe lequel d'entre vous.

Il a passé deux ans aux Baumettes, tout seul.

Tout seul.

Est-ce que j'ai des clients pour l'éclater ?

Vous êtes où ?

Joël ?

C'est quoi, ce bordel ?

- Qu'est-ce que tu fous ? - Il y avait pas assez.

Hein ?

Pour les bisons, il y avait pas assez.

- On s'en fout des bisons. - Non, c'est aussi ma ferme.

Dans ma ferme, il y aura des bisons.

T'inquiète.

Est-ce que j'ai un client parmi vous ?

Tu es chaud ?

Tu es chaud ?

Qui est chaud ?

Je crois que j'en ai un.

C'est pour lui. C'est pour lui.

Comment tu t'appelles ?

- Je m'appelle Mike. - Viens, Mike.

Viens ici.

Quoi ?

C'est maintenant que ça se passe dans la boîte.

Allez parier.

Checkez-vous.

Derrière toi.

C'est moi qui donne le départ.

Allez. Occupe-toi de ta reprise.

Allez, allez. Allez.

Allez, Joël. Allez.

Recule, recule.

Fight.

Ouais, plus fort.

- Allez ! - Allez !

Ouais.

- C'est ça. - Trop bien.

Allez, allez !

Allez.

Allez.

Vas-y, Joël.

Allez, Joël.

- Allez ! - Ouais !

Allez, vas-y.

Protège-toi.

Protège-toi.

Non, non.

Joël !

Joël !

Protège-toi. Protège-toi, bordel.

Arrête.

Défends-toi, bordel !

Putain !

Reste là.

On y est presque.

Les gars, vous pouvez y aller. Merci.

- Il faut que je t'emmène à l'hosto. - Ça va, t'inquiète.

Tiens.

C'est un bonhomme, ton frère.

Viens, mon Joël.

Bien joué, comme d'hab.

Prends-en soin.

J'ai gagné, frangin.

Ça pique un peu, quand même.

Sous-titrage : TransPerfect Media

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