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Original subtitles

Ici, Radio-Canada.

C'est bon, je m'en occupe.

Qu'est-ce qui s'est passé?

On est en flature sur le gars depuis une couple de jours.

Il est venu au restaurant et la femme est venue le rejoindre.

Son nom, à lui, c'est quoi?

Louis-Éric Larivière.

La femme?

J'ai une idée, c'est la première fois que je la vois.

Qu'est-ce que t'as vu?

En surveillance ici.

Je regardais la sortie, j'ai pris une couple de photos, le couple est sorti,

il y a un veste qui est passé, il m'a surpris à vue pendant 3-4 secondes.

Tout ce que je sais, c'est qu'après, les deux étaient tendus au sol. J'ai pris

des photos du véhicule.

Quelle raison? J'ai-tu enfilé la tuer sur lui?

Il vaut mieux que tu passes au bureau pour celle-là.

C'est pas que je ne veux pas t'en parler, mais c'est juste que même moi,

je ne suis pas vraiment certain de comprendre tout ce qui se passe là

-dedans. Ce que je peux te dire, c'est que le gars a des problèmes de gambling.

J'ai déjà un de mes collègues qui était avec moi qui est rendu là.

Mais c'est super bueuse. Je finis ici, je vais vous voir au bureau.

Hé, je vais avoir besoin de tes photos.

C'est bon.

Son nom à lui, c'est Louis-Éric Larivière. Elle, je sais pas.

Elle, c'est Julie Sainte-Marie. C'est tout ce que je sais.

Va falloir aller chez Intelco. C'est une de leur job. Ils t'enflattent ça sur

Larivière. OK, je vais aller chez Intelco.

Toi, tu peux pas y aller.

Pourquoi? Parce que t'es en conflit d'intérêts. Comment en conflit d

'intérêts? T'es en train de me dire que c'est mon chum qui a tiré sur Roméo et

Juliette? Non.

T'sais, des fois que... Des fois que quoi, diote? Hé, là, arrête de jouer au

pur.

Il faut que tu me ramènes, de toute façon, on a juste un char.

Moi, j'ai rien vu.

Mais Luc, lui?

Ils sont sortis du restaurant.

Il y a un VUS qui est arrivé, puis le gars qui était à la salle arrière, il

est tiré sur les deux.

Les deux sont tombés comme deux feuilles de papier.

Je suis parti après le VUS, mais je l'ai pas rattrapé.

La femme, elle... Aucune idée qui se peut arriver.

Je n'étais pas là, puis Sylvain Diète était encore là-bas quand je suis parti.

Mais ils sont venus ici.

Pas de cachette, on collabore.

Je ne connais pas grand-chose dans la police, mais je pense que la première

chose qu'on devrait faire pour leur donner un coup de main, c'est de lancer

les photos.

Geneviève?

Oui? Vous allez m'expliquer c'est qui Louis-Éric Larivière? Oui, on nous a dit

que vous en veniez ici.

On parle, oui. Mais Larivière, c'est votre sujet dans votre enquête?

Absolument, oui.

Ok, Julie Sainte-Marie.

Julie Sainte-Marie. Ça dit quelque chose à quelqu'un, ça?

C'est la femme de son associé. Ah, c'est la femme de Stephen Boucher, celui qui

nous a donné le mandat.

Elle était avec la rivière.

C'est elle qui s'est fait tuer avec la rivière.

Attends une minute, là.

La femme de Stephen Boucher vient de se faire tuer avec la rivière.

Oui, c'est ça qu'elle vient de me dire, oui.

On peut rejoindre son mari à elle.

Je vais te passer, Sophie va te donner ça.

Sophie, attends. Dis à Geneviève quand elle t'appelle à la réception, prends-le

dans ton bureau. On va faire les choses correctement, on ne fera pas ça sur nos

téléphones personnels.

Geneviève, appelle-moi dans mon bureau, s'il te plaît.

Regarde, on arrive chez un telco de toute façon.

Pourquoi tu t'occupes pas de Steven Boucher? Moi, je m'occupe de Laguin ici.

Bonne idée, mais je peux pas faire ça tout seul.

Demande à Gamage de t'accompagner.

Je vais faire ça, mais clairement le plus vite possible.

Je veux savoir de quoi je parle avant de le confronter. T'appelles aussi tôt que

j'en sais plus.

Parfait.

Ça va?

Ça va vite.

Bon, va voir Jean dans son bureau.

Éric est avec Anthony.

Moi, je m'occupe de mettre de l'ordre des photos des gosses filatures. Ça

marche? C'est parfait.

Bon, les gars, j'ai besoin du logbook, de la filature, toutes les photos et les

vidéos qu'on a depuis le jour 1.

C'est bon, je prépare ça. J'ai vérifié le numéro de la plaque du VUS.

Ça ne correspond pas au véhicule que tu as photographié.

Une plaque ou un char volé. C'est la bonne marque, mais pas la bonne couleur.

C'est ce qu'on dit, une plaque ou un char volé.

Vous faites toujours ça, vous, vous répétez ce que l'autre dit. C'est

tannant. C'est parce que tu ne comprends pas toujours du premier coup. Si je

comprends bien, au moment où on se parle, Steven Boucher n'est pas au

courant que sa femme vient de se faire tuer. C'est ça la question. Il sait tuer

ou il ne sait pas.

Toi, tu poses la question, mais comme un juste entendu.

Ce que tu demandes, c'est si c'est lui qui l'a fait tuer. Si c'est lui qui les

a fait tuer.

Mettons, je reprends depuis le début.

Steven Boucher vient vous voir.

Il veut faire suivre son partner qui a l'air d'avoir un problème de jeu.

La situation change du tout au tout. La rivière veut se faire racheter.

Boucher fait une offre, l'autre est pas content.

Là, la rivière est mort, la femme de Boucher s'est faite tuer.

Boucher s'est tanné, il s'est dit « on le passe ». Ou il a appris que la

rivière couchait avec sa femme, il a dit « on fait tuer tous les deux ». Ou la

rivière payait pas ses dettes de jeu, puis ils ont décidé de l'éliminer.

Lui, je comprends, mais pourquoi elle?

Jean, toi qui dis rien, tu penses quoi?

Je pense que Boucher avait l'air vraiment sincère quand il est venu nous

voir parler de son chum Larivière et qu'il voulait l'aider et tout ça,

mais... C'est sûr qu'il m'aurait jamais dit, lui, je suis plus capable, je vais

le faire tuer, tu sais. C'est pas toi qui a suggéré de laisser tomber la

filature quand il a su que l'autre voulait le racheter? Non, c'est pas moi,

c'est Anthony. Moi, je voulais que ça continue parce que... t'as payé.

De toute façon, si tu veux faire tuer ton partenaire, tu prends pas la chance

de le faire d'avoir une équipe de filature.

Anthony, qu'est-ce qu'il faisait avec la femme de l'autre?

Si c'est pas une commande de Boucher, c'est une méchante coïncidence pareille.

Fait que toi, t'es en train de me dire que ça se pourrait.

Check la police d'assurance de sa femme, ça va te donner une idée.

Qu'est-ce que prévoit la convention d'associés entre Boucher pis Larivière?

Déjà, y'en a-tu une? Pis qu'est-ce qui arrive s'il y a un des deux partners qui

meurt?

Éric?

Euh... Je dis pas que ça se peut pas, parce que tout se peut, mais je reviens

à ce qu'on disait.

Pourquoi il incitait tant pour garder la filature sur la rivière?

Tu fais pas ça quand tu veux te débarrasser d'un gars.

Non, mais ça peut servir de parfaite excuse.

Sauf qu'il faut pas oublier que ce gars-là, c'est un gros gambleux avec une

tonne de dettes.

Je sais que c'est difficile, mais j'ai un travail à faire.

Je sais plus comment vous le dire.

Ouais, c'est moi qui ai demandé à ma femme d'aller manger avec.

Louis-Éric a toujours eu...

Beaucoup d'estime pour elle, je voulais juste qu'elle y fasse entendre raison.

Mais c'est ma femme, Sergent.

L'amour de ma vie.

Faut que j'annonce à mes deux enfants qu'elle sera plus jamais là.

Ça allait bien, vous et elle?

Oui, très bien.

On a eu nos petits moments difficiles comme tout le monde.

Je l'ai jamais trompé.

Je peux même pas m'imaginer penser faire une chose pareille.

Quand vous dites faire une chose pareille, vous pensez à quoi?

C'est parce que là, vous avez l'air de dire que j'ai voulu me débarrasser d

'elle puis de mon associé. Non, moi, je dis rien. Je pose des questions.

Ah, qu'un drôle de temps. Ça a peut-être l'air froid, mais je fais pas de l

'émotion.

Je regarde les choses telles qu'elles sont.

Je voudrais juste sortir d'ici pour broyer ce que j'ai à broyer. J'ai juste

comme... tellement mal.

Est-ce que je peux vous offrir quelque chose à boire?

Un café, oui.

Noir.

Je vous donne une quinzaine de minutes.

On a attendu une bonne partie de la soirée.

Un moment donné, il est descendu, puis il est allé vers son char.

Puis c'est là que deux têtes de viande... Des têtes de viande.

Des gros bras.

Exact.

On sait pas ce qu'ils se sont dit, mais on savait que c'était pas des mots doux.

T'as pris des photos de Sam, Sam, non? Ils sont quelque part là-dedans.

J'en ai pris moi aussi, non.

J'ai tout mis ça dans le cloud.

Ce serait le fun de les avoir.

Je sais pas quoi penser.

On est quoi à l'abri de se faire passer une petite ville?

Sam, ça se peut pas. Il faudrait qu'il soit machiavélique, pas à peu près.

Le fait de ce qu'on avait à faire là-dedans, le reste, ça ne nous

appartient pas. Je le sais bien.

Avec ce qui s'est passé, disons que je m'en serais passé.

Hé, je vais y aller moyen tard.

Je vous dérange?

Non, non.

Bon, j'ai ce qu'il me faut, moi.

Je pense que je vais demander à mon chum de venir me reconduire au poste. Je

pense plus que tu vas venir reconduire ton chum à la maison et que tu vas

prendre l'auto pour aller au poste. Ça, je disais, je voulais vous remercier

aussi.

Remercie pourquoi?

Parce que j'ai trouvé notre petite séance de brainstorm bien profitable.

Ah, bien, c'est le même qu'on travaille, ça. Bien oui, je comprends ça

maintenant. C'est juste, des fois, de l'extérieur.

Ça, c'est parce que vous manquez de respect pour ce qu'on fait. Ah, c'est

pas vrai, ça.

Comme si on était du méchant monde.

Tu sais, si t'étais pas rentré dans la famille, je suis sûr que tu nous aurais

déjà accusé d'avoir tué toi et deux.

T'exagères.

À peine. Ah non, non, vous êtes toutes sauvées de soie.

Bon, ah oui, je vais me coucher avant demain.

Tu voulais me voir?

Allez, rentre.

Ferme la porte.

Idiote, j'aimerais ça que tu gardes alors à l'œil.

Elle semble avoir tourné les coins ronds dans le dossier du meurtre de Descaries.

Non, non, hier soir, si tu vas dormir, comme la nuit porte le conseil, tu vas

te réveiller, et tout ça va être clair, mais je suis encore plus mêlé qu'hier.

Attends de voir ce que ça va donner.

C'est le travail des policiers, de toute façon.

Ça fait rien comme c'est agréable d'avoir deux personnes rentrées chez

nous et qu'ils veulent pas nous sauter dans la face.

Tu parles de qui?

Geneviève et Dior, les deux.

Je savais bien que ça ferait ton affaire, le couple de Geneviève et Eric.

Bien, si ça t'offre, parce que si ça foire leur affaire, on n'est pas sortis

de l'auberge. Là, c'est pour la vie.

Euh, Catherine a eu une date hier soir.

T'es allé voir le misanthrope.

Ma fille qui s'intéresse à moi hier.

Non, ta fille qui s'intéresse à un gars qui s'intéresse à moi hier.

Je dis un gars, sa date, c'est un gars ou une fille, je sais plus moi. T'es un

grand garçon.

Il fait de la gestion privée chez Dunton Moreno.

Ben, non.

J'aurais réussi à faire quelque chose de bon avec elle.

J'aime le « on ». Elle s'est faite toute seule.

As-tu besoin de moi au bureau?

J'ai toujours besoin de toi.

Comme support moral.

Je me sens moins inquiet quand je sais que t'es là.

Bonne journée.

Ouais, toi aussi.

C'était génial. Ok, je veux tout savoir.

Ça s'est fini comment?

C'est quoi ta question?

Tu sais très bien ce que je veux dire.

Non, pas le premier soir.

Ni le deuxième, d'ailleurs.

Ça va arriver quand ça va arriver, au bon moment, et pour les bonnes raisons.

Ah, ok, le bon moment, c'est quoi pour toi?

Trois mois?

Un mois.

Un mois de folle.

Non, non, on va l'appeler tantôt pour savoir ce qu'il fait en fin de semaine.

Je me disais bien aussi.

J'ai pas mal de tout ce qu'ils ont. Un log de filature, photos, vidéos.

Le VES, c'est un véhicule volé.

Pas grand-chose à retirer de ça.

Tu me disais qu'il y a deux copains qui sont allés le confronter, soit ils

jouent aux cartes.

J'ai ça quelque part ici, attends.

OK, il doit y avoir des caméras dans cet édifice-là qu'on peut se servir pour les

identifier parce qu'avec ces photos-là, on va nulle part.

Je peux aller me voir ça si tu veux.

Non, tu peux pas te mêler de ça.

Je veux pas m'emmêler, je veux te rendre service.

C'est pas le travail qui m'étouffe par les temps qui courent.

Il y a des dossiers ouverts, tu sais pas quoi faire.

Patrick Descaries, on a rien réglé là-dedans.

On règle là rien non plus.

T'as tout viré à l'envers parce que tu pensais qu'on va trouver une bonne

piste. Tu sais poser quoi avec ça?

C'était une fausse bonne piste.

Tu me donneras ce que tu as. Des fois, deux têtes valent mieux qu'une.

En attendant, donne-moi le reste de tes photos. Je vais en avoir besoin.

Fait.

Merci.

Si la police veut vous questionner, vous venez nous voir. On va répondre à leurs

questions. On n'a pas de cachette à faire.

Les interrogations.

C'est pas à nous de trouver les réponses. Tu feras pas chier à essayer d

'expliquer des choses qui sont plus de notre sort.

Éric, toi, tu devrais être capable de faire le lien avec la gang des homicides

de Montréal.

Est-ce que Steven Boucher est considéré comme suspect?

C'est ça qu'on sait pas.

Pis qu'on cherche pas à savoir.

C'est ça que ça veut dire quand on dit que c'est plus de notre sort.

OK. Je vais pas me mêler de vos affaires, mais il y a quand même pas mal

d'heures à biler là-dedans.

Je me demande juste, en tant que jeune apprenti qui veut... apprendre.

Comment on fait pour envoyer la facture à quelqu'un qui est soupçonné du meurtre

de son partner pis de sa femme?

Ben je veux pas être macabre là, c'est juste comme j'essaye d'apprendre.

Jérôme, on laisse la poussière retomber.

Les affaires c'est une chose, mais il faut pas être déplacé. Ça a aucun sens.

Faut que tu trouves un tueur à gage. T'engages pas ça dans les petites

annonces du journal.

au moins deux, parce qu'il y en a deux. Un qui conduit, l'autre qui tire. T'as

raison. Pis les dettes de jeu aussi, j'ai bien de la misère à m'expliquer ça.

Tu dois, je sais pas, 100, 200, 300 000 à tes partenaires de cartes.

Eux vont continuer de te laisser jouer sachant que tu peux pas payer.

Mais mettons que t'empruntes de l'argent aux crimes organisés pour jouer pis que

c'est à eux que tu dois de l'argent. Non, non, mais c'est bon ça.

Tu peux pas t'asseoir à une table pour jouer aux cartes si t'es criblé de

dettes. Voyez-vous, c'est exactement ça que je voulais éviter. On n'est pas là

pour prouver ou démontrer quoi que ce soit.

On parle pour parler. Parler pour parler. Chez Intelco, on parle pour

travailler.

Excuse-moi, oui?

OK, c'est pas des reproches. C'est juste que je voulais expliquer comment ça

fonctionne à quelqu'un qui est là pour apprendre.

Euh, Jean-Steven Bouchetti.

M. Boucher, je voudrais vous offrir mes condoléances.

Merci. On peut voir votre père?

Oui.

Suivez-moi.

Ça se peut pas, ils m'ont gardé jusqu'à 3h du matin pour me poser des questions.

C'est normal.

Les gens autour des victimes sont souvent des coupables potentiels.

Il faut juste leur laisser le temps de faire ce qu'ils ont à faire, puis plus

ça va, plus ils vont se faire une tête.

Les 48 premières heures sont les plus importantes.

J'ai des enfants qui n'ont plus de mère.

Une belle famille qui me regarde en se posant des questions. Le monde au bureau

qui commence à raconter des rumeurs.

Vous avez su ça comment?

Il y a du monde qui m'appelle pour me dire ce qui se dit. Du monde qui le

savent que je suis innocent.

Comme le disait Éric, il faut leur laisser le temps.

Si je vous demandais de m'aider à prouver que je suis innocent.

Prouver quelque chose que vous avez pas fait, c'est pas facile.

Non, non, je suis prêt à passer un polygraphe, ouvrir mes courriels, mes

téléphones s'il faut, j'ai pas de secret.

Ma femme et lui, c'était pas des amants. C'est moi qui lui ai demandé d'aller le

rencontrer. Ça peut jouer contre vous aussi.

Non, la femme de Louis-Éric et ma femme, c'est des grandes amies. Vous lui

demanderez, y'a aucun doute là-dessus. Mais on s'est pas des amants. Comme je

vous dis, c'est pas facile de prouver que vous avez pas fait quelque chose.

Les alibis, tout ça, c'est l'oeuvre de professionnels. Ben oui.

Voir si j'aurais engagé un tueur à gaz, j'ai pas les moyens, mais je veux dire,

j'ai les moyens financiers, mais on trouve ça où, là?

Oui,

boss? Oui, Sophie, j'aimerais ça que tu regardes avec M.

Boucher ce qu'on pourrait faire pour l'aider.

Ah, t'avais pas dit que le dossier bouché, c'est terminé, on touche plus à

ça? Regarde, je t'expliquerai ça, deviens nous voir à mon bureau.

C'est quoi ça?

Les vidéos de surveillance de l'édifice à condos où Louis-Éric Larivère s'est

fait accoster par les deux taux. Bien, les faces sont plus claires que sur les

photos. T'as le modèle de la voiture aussi.

Je suis certaine que si tu cherches les vidéos de surveillance autour de l

'étifice, tu vas être capable de piquer le numéro de plaque d'immatriculation.

C'est moi ou je voulais pas que tu t'en mêles?

J'avais comme rien à faire.

Oui, beau garçon.

Oui, les maisons de jeux, c'est illégal au Québec, est-ce que je cherche?

Tu vas en venir où avec ça?

Mettons qu'on se revoit à cet endroit-là et qu'on s'aperçoit qu'il y a une

nouvelle partie de cartes qui s'organise.

Il me semble que la police pourrait aller faire son tour.

Ça donnerait quoi?

Ça donnerait que les gars qui jouaient aux cartes avec la rivière et... Il va

bien savoir que ce gars-là avait des têtes. Je discute de ça avec mon

partner, je t'en donne des nouvelles.

Ok, merci.

Éric Bonin pense que ce ne serait pas une mauvaise idée d'aller parler au gars

avec qui il joue aux cartes.

Il a-tu le nom des gars?

Non, mais il pense que ce serait pertinent de voir s'il n'y a pas un

autre game de cartes qui s'organise là.

C'est le fun, c'est rendu qu'ils veulent faire le match à la même place.

Arrête, ils veulent juste nous aider.

La meilleure manière d'aborder ça, c'est que je procède avec vous de la même

façon que la police va s'y prendre.

Elle connaît son affaire. C'était une enquêteuse aux enquêtes criminelles.

Avant que je commence, je tenais à vous dire une chose parce que c'est

important. Ici, chez Intelco, on a le devoir de rapporter tout acte criminel

qu'on découvre lors de notre travail. Donc, si vous êtes coupable de quoi que

ce soit, il n'y aura pas de pardon. Je suis même pas inquiet. M. Boucher est

même prêt à passer un polygraphe.

Moi, ça va de soi.

Il faut le passer au polygraphe au plus sacré.

On va quand même prendre le temps de préparer son entrevue avec le

polygraphiste. Je la connais pas, son histoire.

Je vais te préparer de quoi?

Ça va me prendre l'autorisation signée de sa part aussi pour que je puisse

mettre Jérôme dans le coup.

Je veux qu'il passe au travers de son ordinateur, mais pas juste son ordi, ses

téléphones aussi.

Tu me diras ce dont t'as besoin, puis on va aiguiller Geneviève avec ce que t'as

retrouvé. En fait, laisse-moi faire ma job avant.

C'est ça que je viens de dire.

Jérôme, je vais avoir besoin que tu fouilles dans un ordinateur. Je sais

plus ça.

C'est illégal, puis si je me fais prendre, c'est la prison.

Ça me tente pas. Trop d'amour à donner à ma blonde.

que t'as pas, ça va être fait en toute légalité.

Merci.

Bonne soirée, Marie-Belle. Bonne soirée à vous.

À tel coup?

Un petit moment.

Jean!

Téléphone.

C'est de la part de qui, s'il vous plaît?

Un ami personnel.

Oui. Oui, c'est Olivier.

Il faut que je te voie demain matin.

C'est pas mon affaire.

Oui, ça regarde vraiment pas bien.

Ça bloque où?

Demain matin, 7h, chez Laetitia. OK?

Parfait.

Comment ça va?

Je ne sais pas.

Le gars me dit qu'il faut que je te voie, ça ne va pas bien tes affaires.

Je ne veux pas dormir de la nuit. Tant mieux.

Je veux que tu saches que c'est quoi passer une nuit blanche à cause d'un tel

coup. Je ne comprends pas.

Tout va bien.

Arrête de t'inquiéter.

J'ai quelque chose pour toi.

Mais c'est risqué.

Hé, je viens de voir avec une affaire hyper délicate.

Penses-tu que je risquerais ce genre d'opération-là à cause d'une de tes

anciennes employées qui est prête à tout pour se trouver une job?

Content de voir que tu penses la même chose que moi.

Il n'y a personne qui a avantage à voir exposé au grand jour tes affaires. Ni

toi, ni moi, ni les gouvernements.

Personne. C'est ce que je me dis.

Le reste, on s'en occupe.

Yang Weisheng.

C'est un nom qui me dit quelque chose.

C'est le patron de Wildnet AI.

On a reçu un appel des Américains qui nous ont demandé de procéder à son

arrestation pour espionnage et vol de technologies industrielles. Il a été

arrêté et assigné à sa résidence.

Mais tu t'imagines-tu la faire, toi?

Le gouvernement ne peut pas refuser la demande des Américains sans créer d

'incidents diplomatiques.

Le gouvernement chinois, lui, n'est vraiment pas de bonne humeur. Le premier

ministre est assis entre deux chaises.

Il y a juste une solution.

Il faut que les Chinois procèdent à son enlèvement pour le rapatrier dans son

pays.

Je comprends ça, mais quel rapport ça a avec nous autres?

Les Chinois, c'est toi.

Comment c'est moi?

Je t'apprends rien quand je te dis que le gouvernement canadien peut pas se

mêler de ça.

Tu veux qu'on organise un kidnapping?

Je veux rien, moi.

Tu prends le mandat, tu t'arranges avec.

Fais-toi pas prendre, c'est tout ce que je peux te souhaiter.

Ce que j'en sais à date, il a été assigné à résidence après avoir été

arrêté. Il est surveillé par des agents américains et des agents canadiens. Les

agents canadiens, c'est pas trop un problème. C'est plus les agents

américains qui risquent de nous mettre des bâtons dans les roues. Non.

Autant les Canadiens que les Américains. En fait, il faut que le monde pense qu

'il a été enlevé par des ressortissants chinois.

On a-tu des détails? Où il reste, qui le garde, c'est quoi les moyens qu'on a?

Ça va prendre un plan détaillé.

Quand c'est approuvé, c'est un go, là. Qui est inutile de vous dire que tout ça

est hyper confidentiel, pas un mot d'imbureau, là. On va avoir besoin d

'aide, Éric et moi, on fera pas ça tout seul. On verra en temps et lieu. Va

falloir que tu parles à Jérôme.

C'est certain qu'on va avoir besoin de lui là-dessus.

Je m'en occupe.

Stéphanie, tu vas t'asseoir avec Éric pour faire une évaluation des coûts

selon ce qu'il propose.

Il y a des risques à ça, tu le sais.

Si on se fait prendre, c'est clair qu'on met les clés dans le pas.

Je sais tout ça.

C'est notre seule garantie.

Quand tu commences à faire ce genre d'opérations-là, tu deviens touchable.

Elle a tout compris.

Antoine, il n'y a pas tard.

Il ne faut pas se faire prendre.

Non, plus on va se préparer, plus on va éviter les erreurs. Ça va prendre Luc

Villeau là-dessus. Ça va prendre ce que ça va prendre.

Vous réglez ça avec Stéphanie.

Ça marche?

Yes, sir.

Good.

Là, tu sais que je te mettrais jamais dans le trouble. Une personne pour

mettre dans le trouble, je suis capable de faire ça tout seul. Il a signé les

autorisations pour son ordinateur, ses cellulaires, on peut fouiller partout.

C'est super, mais moi, je veux les voir avant de faire quoi que ce soit.

Jérôme, viens avec moi dans mon bureau.

Comment tu veux ne pas l'aimer?

Qu'un numéro, hein?

Ferme la porte.

Tu voulais des responsabilités?

Tu vas en avoir là, je t'avertis. Je t'offre une chance, t'es assaisie ou

pas, ça t'appartient.

J'ai besoin de quelqu'un de sérieux. Pas de place pour des clowns dans le genre d

'opération qu'on va faire.

C'est sérieux, dangereux et surtout hyper confidentiel.

Je suis prêt.

Parfait. Tu peux aller voir Éric. Je sais pas trop ce qu'il veut te faire

faire, mais tu peux le chier sur lui.

C'est légal?

C'est une commande qui vient de quelqu'un de très haut placé au

gouvernement. Parfait. Pas besoin de savoir plus que ça.

Ça prend du sérieux.

Inquiétez-vous pas avec ça.

C'est mon personnage qui aime ça s'amuser, mais je suis capable d'être

sérieux quand la situation le demande.

Moi, Charlie, il y a des choses qu'elle n'est pas obligée de savoir.

Vous n'avez pas besoin de me dire ça.

Non, ça va. On va faire avec ça, ça.

J'ai son adresse.

Il n'y a pas de cellulaire, il n'y a pas d'ordinateur. Il voit son avocat une

fois par semaine, mais c'est lui qui doit se déplacer.

On a son nom en avocat?

Non.

Ça va pas lui? Il va pas à la messe? Non, il a signé la résidence.

Il va pas vraiment faire son épicerie non plus.

Il faut réussir à lui parler. C'est comme une condition essentielle pour que

notre affaire fonctionne.

Si on approche son avocat?

Mais non, il n'y en a pas question. Si tu parles à l'avocat, ça va faire le

tour de la ville.

Il faut trouver un moyen d'y parler.

Les gens à l'ambassade chinoise, ils doivent être en mesure d'entrer en

contact avec lui.

Si c'est ça, on va passer par eux.

Encore là, je suis pas certain que c'est la solution.

Faut lui parler. À un moment donné, ça se fera pas tout seul, cette affaire-là.

Il va falloir qu'il nous aide. Le plan, c'est de le prendre chez lui, puis le

renvoyer d'où il vient.

C'est le gouvernement chinois qui veut le rapatrier. Je vois pas pourquoi l

'ambassade nous aiderait pas.

Laissez-moi parler à mon contact, puis je vous reviens.

Alors, bonsoir tout le monde.

On considère officiellement cet endroit-ci comme maison de jeu illégale.

Pis pas trop difficile.

Ça brasse bien des émotions, Forrest.

C'était un mauvais moment à passer.

Il dit la vérité. Bon, ben c'est déjà ça de fait. J'ai fouillé, y'a absolument

rien qui nous indique que cet homme-là aurait voulu se débarrasser de son

associé. Encore moins de sa femme. Mais c'est pas parce que t'as rien trouvé d

'incriminant que ça le discute d'un possible meurtre, là.

C'est clair.

On a questionné la femme de Louis-Éric Larivière.

Elle est convaincue que Stephen Boucher ferait jamais une chose comme celle-là.

On a vu qu'elle t'assurait un million.

Ouais, mais Boucher a 10 fois ça dans son compte en banque.

Non, non, c'est pas l'argent ni le manque d'argent.

OK, mais il a passé son polygraphe haut la main. Il reste quoi comme mobile?

Les dettes, c'est là qu'on regarde en ce moment.

Tu travailles là-dessus?

Non, à cause d'Éric, tu comprends.

C'est un dossier sur lequel vous avez travaillé, je ne peux pas être reliée à

ça. C'est bien correct, j'ai ma pile de dossiers à régler.

Il n'est pas là, Éric?

Non, ils sont en meeting, je ne sais pas où.

Il faut que ce soit organique.

Il ne faut pas donner l'impression qu'on bloque le boulevard volontairement,

sinon on va se faire coincer.

Ce n'est pas évident, ça.

Il ne se passe pas ta job.

C'est ma gagne d'intentus, c'est comme ça qu'on fait dans la vie.

La marque et moi, on va s'en occuper. Bon, je vais avoir besoin du nombre de

véhicules impliqués, le nom des chauffeurs, tout ça. Ça, c'est notre

parti. Le reste, ça vous regarde.

Bon, au moment où on se parle, les gens de l'ambassade chinoise sont avec lui.

OK. Sécurité. Ça a l'air de quoi? Il est toujours dans son condo situé au 3055

des Grandes Prairies, condo 510.

Il y a deux gardes devant la porte, un Américain, un Canadien.

Puis on soupçonne qu'il y a probablement d'autres mondes autour de l'édifice

aussi.

On a déjà établi la marche à suivre. On veut se brancher sur le réseau vidéo

pour qu'on puisse nous aussi voir ce qui se passe à l'intérieur du condo.

Bon, là, le problème, c'est évidemment les gardes, mais on pense avoir trouvé

une solution.

Les gardes, c'est au lieu de les repousser, on les amène avec nous.

Ça va me prendre un plan détaillé. Qui fait quoi? Comment ça va se passer? Qui

va être impliqué?

Les véhicules, on les prend où?

Où est-ce qu'on va les porter après?

Si on les loose à quel nombre, ça a l'air d'un détail, mais c'est un détail

qui peut venir nous hanter.

Une facture signée par la mauvaise personne, puis on est dans le trouble.

Merci de le rappeler. Je pense que vous êtes conscient qu'on n'a pas le droit de

se planter.

Il n'y a personne ici qui a l'intention de se planter.

Hé, c'était comment la partie de page hier?

Euh, la partie de cartes, excuse.

Louis-Éric Larivière avait effectivement beaucoup de dettes. Oui, si on s'en

doutait. T'as tous des joueurs avec quatre ou cinq escortes, là, mais j

'allais pas là pour trouver le joueur non plus.

Je sais que je suis pas supposée m'en mêler, mais les deux gars qui sont allés

le confronter... Les deux gars qui ont été vus par la filature à Dumont?

Exactement.

Ils sont pas allés là en autobus.

Ça, c'est leur voiture.

T'as pris ça où?

Il y a une caméra de surveillance au coin de la rue.

La technique à zoomer, ça donnait ça.

Le nom du propriétaire, c'est Ryan Martin.

Photocopie de son permis de conduire, son adresse est derrière.

Mais comme t'as dit, je vais pas m'en mêler, là.

Mais si je m'en mêlais, j'irais quand même voir le gars qui l'a confronté

quelques jours avant sa mort.

Même si c'est ça que moi je ferais, mais t'es pas obligé, Marc.

T'as pas d'allure.

Je sais bien.

Ouais, ben moi je sais pas quoi faire de plus. C'est clairement un cas pour la

police parce que je suis à l'obus de ce que je pouvais faire.

Y'a rien qui peut me convaincre que Steven Boucher a fait tuer sa femme et

son partenaire.

Puis au niveau des affaires, ça se justifie pas non plus.

Le contrat prévoit clairement que s'il y en a un des deux qui meurt, l'autre

rachète ses porcs, mais il faut qu'il négocie avec la conjointe du défunt

avant. Ils sont séparés. Justement. Le contrat prévoit que la porc revient aux

héritiers. Ah, il est pas sorti de l'auberge, lui. Il faut qu'il négocie

avec quelqu'un sans savoir c'est qui les héritiers.

Il y a un testament, là, Viviane.

Hum hum.

Mais on ne sait pas encore ce qu'il y a dedans.

Comme on dit souvent, prouver que quelqu'un n'a pas fait quelque chose, c

'est aussi difficile que de faire le contraire.

T'as bien raison.

Viens-tu te faire une phrase, là? Je n'ai rien compris.

Ah, ça, Catherine, c'est de la logique de patron. T'essaies pas de comprendre,

tu te dis que t'as bien raison, puis tu laisses ça aller.

T'as bien raison.

Il y a toujours deux gars dans le corridor avec un iPad dans les mains.

Ils peuvent voir ce qui se passe à l'intérieur du condo. Il y a des caméras

de surveillance dans le condo. Les caméras sont peut-être Wi-Fi, mais en

général, dans un building comme ça, c'est branché à un routeur puis ça s'en

va sur un serveur.

Comment on fait pour empêcher les caméras de fonctionner?

Ben, d'après toi.

Tu coupes le fil?

Couper le fil, ça laisse des traces.

Fait que toi, tu veux kidnapper un Chinois qui est protégé par le

gouvernement américain puis canadien sans laisser de traces?

Sois sérieux, Antonio.

On choisit pas ses beaux-frères.

Pourquoi c'est important pour vous autres qu'il n'y ait pas de caméras

fonctionnelles à l'intérieur?

On ne veut pas que les gens qui vont rentrer là puissent être reconnus sur

des photos.

On coupe le fil.

Dépendant de l'internet, ça arrive. Je veux dire... Ah, fuck, non, attends,

attends, attends, non. Ça se peut que ça ne marche quand même pas. Parce que si c

'est un système indépendant qu'ils ont, les caméras vont marcher pareil.

Fuck les caméras.

J'ai une idée.

Il n'y a pas d'autre chose que de la salade?

Regarde, dans la salade, il y a de quoi nourrir une armée.

Mais là, il y a juste de la salade dans la salade.

On est prêts?

On est prêts.

Oui, monsieur.

Parfait, on attend...

Oh, je pense qu'ils viennent de pogner une méchante crampe.

Es-tu rendu?

Non, je pars.

On vient d'appeler.

Je mets un petit camp de sort.

On l'avait assez occupé. Tant que ça ne soit pas trop, c'est vrai.

Ils savent ce qu'il faut.

Il faut toujours.

Des fois, c'est un peu n'importe quoi.

J'ai un visuel sur le sujet.

On est prêts.

Stand by, la gang.

C'est bon, je te vois.

Je prends position.

C

'est

dit que ça passe ou ça casse.

Ah!

Ils ne sont pas restés à la lumière.

Oh, come on !

Fuck.

Go, go.

On a perdu nos amis. Stand by.

Le paquet s'en vient.

Oh, c'est la personne faite erreur.

Allons-y.

On est en vol.

Parfait. On a tout fini ici. Il est tard, on s'en va se coucher.

L'oiseau est dans le nez.

Greg, il est parti.

We're off.

Ça va coûter combien, ça?

625 000.

Qu'est-ce qui a coûté cher à même?

L'avion, Jean.

11 000 km.

Ça nous prend un Zenith, une autonomie de 14 000 km.

On n'a pas ça dans le garage.

Tu sais qu'on aurait pu faire tout ça de chez nous, ça n'aurait rien changé. C

'est trop risqué.

De toute façon, c'est le fun de faire autre chose que d'être assis sur le sofa

et d'écouter le baseball.

D'ailleurs, il y a une coupe de game sur la côte ouest. Si on part tout de suite,

je pourrais me reprendre.

Toi, t'as une moto, je pense. Une K650.

J'en avais une. Je l'ai pu. Depuis quand? Un an, un an et demi.

Qu'est-ce que t'as faite avec? Ça s'est passé avant hier. Ton beau Mathias s'est

envoyé en l'air avec elle. Deux jours avant votre mariage.

Sylvain est venu me voir au bureau hier. C'était pas un K650, toi?

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