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Original subtitles

On y est presque, Bronco.

Gucci, on est en approche.

Bien reçu.

Rachel, restez dans la voiture. Couchez-vous.

- Moreno ! - Je m'en charge !

On y va !

- Baker, avec moi ! - Compris !

- Gucci, c'est bon ? - Encore une minute !

On a pas le temps !

Gucci, bouge-toi !

SUV en approche !

Tirez-vous !

Tous à couvert !

Je m'appelle Rachel Wild.

Je suis une avocate un peu spéciale.

Je traque les gens qui dissimulent leurs dettes

derrière les failles juridiques et les sociétés-écrans.

Je navigue entre moral et immoral.

Légal et illégal.

Noir et blanc.

J'opère en zone grise.

- Allô ? - Bobby, j'ai du nouveau.

Braxton ?

- Tu m'entends, Bobby ? - Non, ça coupe.

L'homme qui est au téléphone m'a tout appris.

- Chauffeur, trouvez-moi du réseau. - Tout de suite.

Allez vous dégourdir les jambes.

Très bien.

Je vous laisse aussi, patron ?

Merci, John.

Bobby, tu m'entends ?

Braxton, du nouveau ?

J'ai eu un rendez-vous.

Avec qui ?

Salazar.

- T'as rencontré Salazar ? - C'est pas tout.

Où veux-tu en venir ?

Où aimerais-tu que j'en vienne ?

Joue pas avec moi.

Combien ?

Toute la dette plus intérêts.

C'est impossible. Je te crois pas.

J'ai déjà tout : l'accord,

la paperasse et sa signature.

Je ne vous dois plus rien. On est quittes.

Oui.

Olsson va vous raccompagner à l'hôtel.

Je sais pas comment tu fais.

Si c'est vrai,

t'auras tes 5 %.

Où es-tu ?

Sur l'île de Salazar.

Je serai à New York ce soir.

Ça va aller ?

John veille sur ma sécurité.

Tu es sur son île avec un seul garde ?

Je sais ce que je fais.

Il osera pas...

Bon Dieu...

- Braxton ? - Merde.

Qu'est-ce qui se passe ?

Tu es là ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Braxton, tu es là ?

Tu m'entends ?

L'avantage de ce métier,

c'est que quand on gagne, on gagne gros.

Par contre, quand on perd,

on finit six pieds sous terre.

M. Salazar,

le contrat est nul.

Bien !

Si Goldstein pense pouvoir récupérer son milliard,

c'est qu'il est vraiment con.

S'il envoie quelqu'un d'autre,

on s'occupera de lui.

Mes clients sont des gestionnaires d'actifs.

Des banquiers, mais en plus sophistiqués.

Ils se font du fric en prêtant du fric.

Et en cas de pépin, ils contactent des gens comme Braxton

ou comme moi.

Si la première souris se plante,

la deuxième rafle le fromage.

Tout est sous contrôle, M. Goldstein.

- Il fallait appeler, Bobby. - Désolée.

On a rendez-vous ?

Vu ce qui est arrivé à Braxton, oui.

- J'ai pas le temps. - Si, tu l'as.

Je vais te rendre riche.

Je vous rappelle.

Mesdames...

Deux minutes.

Et je veux pas de reproches.

Pourquoi ne pas lui avoir expliqué dans quoi il mettait les pieds ?

Parce que personne ne le savait.

En quoi ça te regarde ?

J'appréciais Braxton

et tu lui as refilé une grenade piégée.

Manny Salazar.

On prête pas du fric à ce genre de type en espérant un remboursement.

Travail bâclé, Bobby.

J'ai dit pas de reproches.

Je viens te proposer de récupérer ton fric.

T'en es capable ?

Tu sais que je le suis.

Et je sais aussi que t'es chère.

Je pense que Goldstein

préférerait récupérer son fric plutôt que de creuser d'autres tombes.

Attention.

Tu es plus ou moins jolie, drôle et futée,

mais t'es pas un génie.

Si tu embauches quelqu'un d'autre,

tu referas la même erreur qu'avec Braxton

avec un résultat similaire.

Tes conditions ?

Classiques : tu pourras tout nier, Goldstein ne se mouille pas

et tu ne me paies que si je récupère toute la dette.

Combien ?

20 %.

- On peut me le faire pour 5 %. - Qui ?

Pour 5 %, tu récupères des cadavres et pas un seul centime.

Je t'apprécie pas beaucoup.

Tu grattes un dollar pour en perdre 100.

T'es une emmerdeuse.

C'est ma spécialité.

Je te propose

7,5 %.

10 %. 10 millions d'avance.

Je te fais pas confiance

et faut bien que tu prennes des risques.

Ça peut se faire.

Tu changes vite d'avis.

Tu dois pas en parler à ton chef ?

- J'ai pas besoin de son aval. - Impressionnant !

À chaque fois que je viens, t'as grimpé d'un étage.

Mais il te faut un plus grand bureau.

Bisous, Bobby !

Va te faire foutre, Rachel.

Les gestionnaires d'actifs...

Ils possèdent tout.

J'ai un gestionnaire d'actifs. Il gère mon fric.

Ça, c'est parce que malgré les apparences,

tu arrives encore à réfléchir.

Mais à petite échelle.

C'est pour ça que j'ai un type qui gère mon fric.

Ils en font quoi ?

C'est simple. Ils me font gagner plus de fric.

Ils t'en font gagner parce qu'ils possèdent tout.

- Ça me va. - Parce que tu les connais pas.

Ils contrôlent tout.

Les infos, les opinions,

les armes, les guerres...

C'est pas un complot.

Ça me rapporte beaucoup et ça te rapporte rien.

Jette-toi à l'eau, elle est bonne.

Je bosse avec Sid et Bronco depuis toujours.

Ce sont les seuls à qui je confie ma vie.

Salazar est un caméléon qui utilise des centaines de pseudos différents.

Il y a un mois, c'était McIntyre.

Il y a deux mois, Rodriguez.

Pour l'acculer, il faut l'attaquer de manière légale et illégale.

J'ai une équipe spécialisée dans l'une

et une dans l'autre.

Bonsoir.

Glover.

Messieurs.

Madame.

Bronco dirige les experts en exfiltration,

intimidation et sabotage.

Les hommes de Sidney

sont des experts en corruption, subornation et espionnage.

Donc...

Salazar ?

Manny Salazar est une bête rare et unique.

Braxton a découvert des actifs cachés.

Salazar les a fait disparaître, avec Braxton.

On le coince comment ?

- On le force à négocier. - Comment ?

On le prend en tenaille entre procédures et attaques.

Sidney, tu vas aller en Arabie saoudite.

Bronco, tu vas venir avec moi.

Première étape : rencontrer le célèbre avocat de Salazar.

Pour ça, je dois me cacher dans un cheval de Troie.

Je suis navré pour l'attente, Mlle Wild.

J'espère que mes collègues se sont bien occupés de vous.

Tout va bien, M. Horowitz.

Nous avons jeté un œil

à votre proposition.

Je constate que vous disposez d'un capital conséquent

qu'on peut vous aider à gérer.

Excusez-moi,

vous êtes...

Je suis pas là.

Oui, en effet.

Je suis très intéressée par le portefeuille de M. Salazar.

Ces informations sont confidentielles.

Excusez-moi.

Vous permettez ? C'est un objet de valeur.

Pourquoi ai-je l'impression que vous êtes là pour une autre raison ?

- Vous voulez l'entendre ? - Non.

Ce n'était pas le sujet du rendez-vous. Nous en avons terminé.

Pouvez-vous envoyer Gary ?

Nous avons un problème.

Si vous refusez de m'écouter,

ça va vous coûter très cher.

Je ne suis pas intéressé.

Gary !

M. Horowitz, il y a un problème ?

Sortez-les d'ici.

Madame, monsieur,

veuillez me...

Gary, un instant.

Deux options s'offrent à vous.

Option 1 : Gary attend sagement dehors, 30 secondes,

et nous laisse discuter.

Puis on s'en ira, dans le calme, sans incident.

Option 2 : Gary se jette sur nous de manière irréfléchie

et vous passez la journée à essuyer son sang sur les murs.

Je sais quelle option choisirait Gary.

Gary,

vous devriez peut-être faire quelques pas en arrière.

Je viens réclamer la dette de Salazar envers M. Goldstein.

Étant son avocat, vous devez savoir où se trouvent

ses sociétés-écrans.

Je vous offre l'occasion de m'aider

afin que nous trouvions un arrangement à l'amiable.

Le rendez-vous est terminé.

Dans ce cas, je vais devoir m'entretenir directement avec Salazar.

Ne plongez pas dans une eau sans en connaître la profondeur.

Vous non plus.

Si vous avez le moindre ennui, n'hésitez pas

et appelez-moi.

J'ai la réputation d'être...

très efficace.

Rachel Wild.

C'est mon numéro.

Joignable jour et nuit. Bonne journée.

Merci, Gary.

Le plan est clair ?

Bronco et Baker se rendront incognito sur l'île de Salazar par avion.

Ils s'en prendront aux intérêts de Salazar

et installeront une base un mois avant mon éventuel rendez-vous.

Sid ira chez les Saoudiens pour sa mission de corruption.

Il passera un appel anonyme

aux autorités locales.

Salazar a obtenu le feu vert pour construire un hôtel

de 12 000 m².

Mais d'après les plans,

il sera de 14 000 m².

Et voilà.

L'appel de Sid informera le ministère du non-respect du permis de construire.

Ça fera l'affaire.

Les Saoudiens fermeront le chantier le temps de revoir les contrats.

Ils mesurent le bâtiment.

On doit s'arrêter.

Un instant.

Le téléphone de Horowitz sonnera sans arrêt

et il se fera taper sur les doigts.

Le contremaître

de notre hôtel à Djeddah vient de me dire

que le chantier est à l'arrêt pour une histoire de taille !

Il devra verser environ...

4 millions par semaine.

Quelqu'un cherche à nous baiser.

C'est cette femme.

J'en suis sûr !

Pendant qu'il sera occupé à éteindre ce feu,

Sid passera à l'étape 2

de sa campagne de corruption.

Verser un pot-de-vin est un art dans lequel Sid excelle.

Pour acheter quelqu'un,

il faut savoir s'y prendre.

Il y a rien de sorcier à mettre 25 000 $ dans la poche de quelqu'un.

Il faut faire ça avec subtilité.

On ne pose pas 25 000 $ sous le nez de quelqu'un.

Ça marche pas comme ça.

Il faut du lubrifiant,

un alibi, une excuse pour...

justifier la transaction.

Zut, alors !

Je suis désolé. C'est entièrement ma faute.

C'est bon, il n'y a aucun dégât.

Ça, vous en savez rien. Il y a les capteurs, le châssis...

Vous, vous n'avez rien ?

Je vais bien.

Les symptômes d'un trauma se manifestent dans les 48 h.

Mon ami est médecin.

Il va vous examiner.

Levez une jambe et fermez les yeux.

Ce n'est pas rassurant, ça.

Zut, il va falloir consulter un kiné.

On s'en occupe.

Il y a un mot du médecin dans l'enveloppe

qui vous expliquera comment faire pour soigner ça.

N'oubliez pas : ça peut prendre six semaines.

Ce surintendant portuaire

est sous le charme de ces bonnes vieilles liasses.

Pour l'alibi,

j'ai laissé des instructions expliquant comment gagner un an de salaire

en six semaines.

J'attends un signe de sa part.

Un pouce : il joue le jeu.

Deux pouces : il est prêt à te sucer.

Petit veinard.

Maintenant, le superintendant

va pouvoir justifier son salaire.

Votre acier a été mis sous séquestre. Un problème de documents.

Comment ça, sous séquestre ?

Arrangez-vous pour le "déséquestrer".

Cette garce a fait saisir notre acier !

Là, le sort s'acharne sur Horowitz

puisque ses 20 000 tonnes d'acier sont bloquées

et ses 2 000 ouvriers sont payés à lézarder au soleil.

Les pénalités et retards

lui coûteront 5 millions par semaine.

Il a chaud aux fesses.

Montons la température avec un autre feu.

Étape suivante : son business sur son île espagnole.

Et la plateforme pétrolière ? Elle est à deux pas de chez Salazar.

Bronco et Baker s'en occupent.

Javier ?

Bronco.

Mon associé, Baker.

Il paraît que tu peux tout trouver. Tu peux nous aider ?

Dites-moi ce que vous voulez.

Pour commencer, des casques de chantier.

Un obturateur doit être livré demain. On peut le détruire avant.

Non, trop amateur.

Il est plus dur de voir une souris qu'un gorille.

Un problème invisible

n'a pas de solution.

Un sabotage chirurgical.

Je veux

qu'ils pataugent

pendant des mois.

Cette énorme plateforme pétrolière va cesser de fonctionner

grâce à une souris de Troie :

un petit dispositif de 25 g capable de faire de gros dégâts.

On a terminé.

Plus qu'à indiquer

à l'inspection de sécurité dans quelle direction chercher.

Quand ils verront qu'il y a une faille de sécurité...

C'est quoi, ce bordel ?

Coupe tout, putain !

Plus de forage, plus de mouvement et Salazar perdra

un demi-million de dollars par jour.

Il comprendra alors

qu'il fait face à un défi de taille.

Je t'ai demandé de t'occuper du problème Goldstein

et tu m'as assuré que c'était définitivement réglé.

Pourtant, je me retrouve à payer trois millions de dollars

pour une plateforme pétrolière qui produit pas une goutte de pétrole !

J'aimerais donc savoir deux choses.

A : qui est derrière tout ça ?

B : tu comptes faire quoi pour régler ça ?

C'est une femme.

Secondée par une équipe très compétente.

Ils sont intelligents, malins et efficaces.

Je pense qu'ils vont continuer à nous causer des problèmes.

Plus près, William.

Ils continueront à nous causer des problèmes

s'ils ne sont plus de ce monde ?

Oui.

Elle a déjà pris ses dispositions.

Si vous l'éliminez,

20 autres avocats payés d'avance

prendront la relève.

Si on en arrive là, on se retrouvera dans un merdier

dont on pourra pas s'extirper.

Tu conseilles de faire quoi ?

Eh bien, elle...

vous fait perdre dans les...

28 millions par mois.

Je pense que ça vous coûtera moins cher de trouver un accord.

Enfin, de lui faire une offre.

Combien ?

On peut endiguer ce problème pour...

300 millions.

300 millions de dollars ?

De ma poche ?

C'est ça.

Tu crois que tu transpires ?

Je vais te faire dégouliner, moi.

Elle ne peut pas tout trouver.

Toute la partie sensible est en sécurité avec Wolfgang.

Elle ne peut pas y accéder.

Jolie est synonyme de bête.

Bête est synonyme de naïve. Mon but est qu'on me croie naïve.

Lors du rendez-vous, Bronco a placé un mouchard

dans son précieux trophée.

Vous permettez ?

C'est un objet de valeur.

On sait qui est Wolfgang

car Horowitz a eu la gentillesse de nous le dire.

C'est un comptable.

Wolfgang Klose, un Germano-Saoudien diplômé de Harvard

qui gère tout l'empire financier depuis sa forteresse, à Djeddah.

Pourquoi Wolfgang est important pour Salazar ?

C'est lui qui planque son fric.

Il le transfère d'un pays à l'autre et l'injecte dans des sociétés-écrans

pour qu'on ne remonte pas sa trace.

Si l'argent de Salazar est introuvable, impossible de récupérer la dette.

On doit associer leurs noms à ces sociétés

pour démêler le sac de nœuds administratif.

Si on accède à son PC,

Rachel pourra prouver que ces sociétés appartiennent à Salazar.

Il a récemment convié

des journalistes à sa botte pour montrer

à quel point il est génial, riche et intéressant.

Les photos ont révélé

son amour pour les sculptures ésotériques.

Et son interview a trahi sa passion pour...

le backgammon.

- T'as reçu mes cadeaux ? - Ils sont devant moi.

Veuillez ouvrir le paquet A.

- Des dés pipés. - Exactement.

Tu es un potentiel investisseur, il t'invite à sa fête.

Pour l'intéresser, tu dois gagner.

- Monsieur. - Qu'y a-t-il ?

Un des invités n'a pas perdu une seule partie.

- Et alors ? - Il refuse d'empocher ses gains.

Quoi de plus sexy pour un financier qu'un homme qui refuse ses gains ?

- Il a gagné combien ? - Plus de 200 000.

Il va forcément se montrer méfiant.

Je dois le convaincre

que je n'ai aucun projet secret.

Étant un hôte parano, il va penser que je veux l'arnaquer.

Il voudra donc me défier.

Puis-je ?

Je vous en prie.

On fait combien ? 5 000 $ le point ?

D'accord.

Grâce aux dés pipés, je vais continuer à gagner

tout en refusant mes gains.

Il insistera pour me payer.

Je paie toujours mes dettes.

Là, je porterai le coup de grâce.

Vous pouvez me payer en acceptant une revanche.

Avec une mise symbolique de 10 $.

Tu perdras.

En guise de paiement,

tu lui proposes un cadeau :

une statuette qu'il convoite.

Veuillez ouvrir le paquet B.

Et le rat de Troie entre en jeu.

On dirait que la chance m'a souri.

Bien joué.

Hélas, je n'ai pas cette somme sur moi.

Si vous voulez bien, je vous enverrai ça par courrier.

On se méfie pas de ceux qui donnent, mais de ceux qui prennent.

Un cadeau pour vous, de la part de M. Kershner.

Le bureau de Wolfgang est une cage de Faraday.

Un pare-feu impénétrable qui protège ses données.

Mais une fois à l'intérieur de ladite cage,

à quatre mètres de son PC,

on a accès à tout.

La statue est un mouchard, une caméra et un dispositif TEMPEST.

On peut identifier ses sociétés et démêler son réseau financier.

Le poisson a mordu à l'hameçon. On est dedans.

Une fois dans son monde, on peut commencer à creuser.

Quand j'aurai demandé le gel de ses avoirs cachés...

Mon petit Wolfgang, je te tiens.

...il fera tout pour trouver un accord.

L'ordonnance internationale de saisie est validée.

Objection, Mme la Juge !

Rejetée !

Merci, Mme la Juge.

C'est un monstre.

Mais si je veux obtenir le difficile accord que je vise,

je dois rencontrer Salazar.

Allô ?

Allô !

M. Horowitz, quel plaisir de vous entendre !

OK, ma belle.

200. Pas un centime de plus.

On vous a déjà dit que vous avez une très jolie voix ?

Elle me fait penser à qui, déjà ?

Ça vous amuse ? 200, ça vous amuse ?

Je sais.

L'Odyssée de l'African Queen,

avec Katharine Hepburn et Humphrey Bogart.

Vous avez la voix de Katharine Hepburn.

300.

Je veux rencontrer Salazar.

Peut-être que lui, il saura m'écouter.

Quoi ?

Espèce de...

Espèce de sale... connasse !

Salazar l'ignore, mais il va accepter

de me rencontrer sur son île,

là où il se sent en sécurité.

Reste à savoir quand.

Mais vous avez le temps

de mettre en place la solution de repli.

Bronco, j'imagine que t'as repéré les lieux.

Tu le sens comment ?

Plutôt bien.

Bien, je fais venir la cavalerie.

M. Beauregard.

Bonjour, M. Sentimental.

Jolie chemise.

C'est de la soie, comme mes draps.

Ça m'étonne pas.

Une équipe au complet veillera sur ma sécurité.

Baker.

Baker se chargera des explosifs et des munitions.

Moreno, le chauffeur, s'occupera du transport sur place.

Dunne est notre spécialiste aviation et cynisme.

Voici Gucci. Il s'occupera de la partie tech.

Je t'ai dit que c'était de la soie.

Leur but sera de m'exfiltrer de l'île.

Et en cas de départ précipité,

ils auront besoin d'un paquet de gadgets.

Ambulance locale, 40 000 km,

gaz hilarant à l'arrière et quatre pneus neufs.

Baker, la porte.

Abracadabra.

Dites bonjour à Javier.

Salut, Javier.

Il a eu la gentillesse de faire nos courses.

Deux canots,

quatre rames, deux moteurs hors-bord de sécurité.

Une voiture de fin 2010,

pimpée avec un moteur V8 LS3.

Trois KTM 450cc, un scooter 125cc

pour les emplettes quotidiennes.

Deux buggys Polaris Rzr de 190 chevaux

avec un couple super élevé.

Et "Teddy" pour la pêche.

On a un joli jeu de couverts mortels,

du matos longue portée,

de quoi faire du bruit, enfumer et aveugler.

Des 9 mm et des .45 avec silencieux.

Un fusil d'assaut avec un lance-grenades.

Une sarbacane avec suppositoires de 40 mm.

Des gros cigares pour la défense sol-air

et pour finir,

24 bières bien fraîches.

Buvez avec modération.

Ne vous emballez pas pour le logement. C'est pas un cinq étoiles.

On sera dans la zone la plus reculée de l'île.

La planque se trouve près des trois points d'extraction

et de ses tunnels pour procéder à l'évacuation discrète de Rachel.

Rachel ne peut être qu'à deux endroits différents :

ici, à la villa,

ou à l'hôtel de Salazar.

Il vit dans sa suite, au dernier, là où aura lieu le rendez-vous.

Si ça tourne au vinaigre, on évacue maman,

on évalue la menace, on la ramène à la villa

et on quitte l'île.

Trois points d'extraction.

S'il faut la sortir de l'hôtel, direction le point d'évac est.

On traverse la ville et les canaux en SUV

jusqu'aux canots.

Si on part de la villa,

on va à l'aérodrome, au nord de l'île.

On oublie les hélicos, vu que Salazar contrôle le ciel.

D'où notre arrivée en bateau.

Il y aura deux autogires. Ils sont indétectables.

L'évac ouest est notre dernier recours.

C'est les seuls points de sortie.

Chaque itinéraire a ses difficultés,

mais on doit atteindre ces points le plus vite possible.

On va s'entraîner jusqu'à ce qu'on soit prêts.

N'oubliez pas qu'on est sur l'île de Salazar.

Les flics sont à sa botte

et il a une armée privée relativement bien entraînée.

- Combien d'hommes ? - Environ 50.

Elle lui sert à quoi ?

Au vu de ses activités, ça le rassure d'avoir sa petite milice.

Il y a le poste de police.

S'ils arrêtent l'un de nous, on doit le libérer.

On commence par quoi ?

Dans l'ordre : itinéraires,

hôtel et poste de police.

On se sépare.

Gucci, Dunne et Baker,

prenez l'itinéraire nord

et notez le temps de vol.

Bronco, Moreno

et moi-même,

on va étudier l'itinéraire qui part du penthouse,

traverse la ville pour rejoindre le point est.

Dis, M. Sentimental...

tu peux ralentir ? J'aime pas la vitesse.

Le temps est comme figé quand je suis avec toi.

Je te rappelle que c'est ton itinéraire.

Si on fait pas gaffe, ton papa va griller notre couverture.

Dis à ton père de pas tout claquer.

On pense à la même chose ?

Deux roues valent mieux que quatre.

Les filles, on suit l'itinéraire jusqu'au point est.

S'il faut exfiltrer maman, je la mettrai à l'arrière.

Flics devant.

Qui les allume pour voir s'ils suivent ?

Je m'en charge.

Vas-y, Moreno. Mais te fais pas arrêter.

Direction, le canal. Voyons s'ils suivent.

C'est trop facile.

Il me faudrait un flic à moto.

Tu fous quoi, Moreno ?

T'inquiète, je gère.

Ton vœu a été exaucé. T'as un motard au cul.

Merci !

Il se démerde étonnamment bien.

Voyons s'il pense pouvoir de sauter de 6 m.

Dommage, il a pas suivi.

On est là.

Tu te démerdes pas trop mal, Moreno.

Je pense que ça peut le faire.

- Un bateau viendra nous chercher ? - C'est l'idée.

Mais si l'un de nous est blessé, on oublie la moto.

On prendra l'ambulance pour traverser la ville,

puis un buggy pour le canal

avant de quitter l'île en canot.

On passe à l'itinéraire suivant.

La ligne droite jusqu'au point nord passe par un parc éolien.

Il est prioritaire

parce que l'autogire est le moyen le plus rapide de quitter l'île.

On aura trois minutes pour les démarrer et les mettre sur la piste.

Pour y arriver,

on doit s'entraîner.

Il faut 25 minutes pour atteindre le continent.

25 minutes ?

Ces engins sont lents.

L'hôtel est loin ?

À 9 minutes 30.

- On doit le faire en 8 minutes 30. - Impossible.

Mais 6 minutes 30, c'est possible.

Voilà le plan :

je quitte l'hôtel, vous démarrez ces machins en 3 minutes

et vous nous emmenez, Rachel et moi.

Si ça foire,

on passe au point d'évac ouest.

On retourne à la villa, on traverse le tunnel

on prend les motos et on termine à pied.

Malheureusement, il y a un obstacle.

L'avantage, c'est que personne ne peut nous suivre.

Mais le gros problème,

c'est que...

C'est le chemin le plus court ?

Tu déconnes !

Je crois qu'on a un problème.

Le point A, la villa, est à 4 km.

Le point B, l'évac ouest, est à 12 km.

C'est le chemin le plus court.

Je sais qu'il y a un ravin infranchissable de 90 m.

Heureusement, Baker et moi avons longuement réfléchi à ce problème.

On a découvert

qu'en prenant assez d'élan,

en courant vite et en agitant les bras comme ceci...

la chute sera moins violente.

On a une alternative pour les moins téméraires.

Ça s'appelle une tyrolienne.

La tyrolienne nous amène à la planque des buggys.

On doit ensuite atteindre le port le plus vite possible.

Comme pour les autres itinéraires, on va s'entraîner.

Recommencez.

- Tu rigoles ? - Je peux faire mieux.

Vas-y, action.

- Roule ! - Putain, c'était nul !

Vas-y !

Quatre minutes.

120 cm à gauche.

90 cm à gauche.

60 cm à gauche.

Recommence.

Quatre minutes.

Pas mal. On recommence.

Fait chier !

2 minutes 59. Parfait.

Trois, deux,

un.

Pas mal.

Si l'évac nord foire

et qu'on les a au cul, on les amène

dans la "tarte à la banane".

Avec un véhicule et deux motos.

Les motos décrochent et font une "corne de bélier".

On creusera un trou.

Question : on creuse avec quoi ?

Les mains.

Ou une pelleteuse.

On met le levier de la trappe 20 m à droite.

On recouvre la trappe pour cacher le piège.

On roule dessus, je descends et j'active le piège.

Ça éliminera un véhicule et les autres,

je les mitraille avec les motards.

J'emmène maman au point d'évac ouest.

Le dessin est assez clair ?

Limpide.

Rachel ne sera vulnérable que sur le trajet hôtel-villa.

Si elle veut s'arrêter pour une glace, on devra obéir.

Gucci, tu piloteras le drone.

Vous resterez invisibles, mais en alerte.

Ils ignorent combien on est.

S'ils veulent nous mordre, on leur brisera les dents.

On a nos points d'évac.

La vitesse est primordiale.

Les itinéraires sont nouveaux, on connaît pas les lieux,

on est sur son île et ils sont dix fois plus nombreux.

On continue donc à s'entraîner.

S'entraîner pour cocher toutes les cases.

Bien s'appliquer.

Tout lubrifier.

Être minutieux.

Apprendre à connaître chaque recoin jusqu'à maîtriser les itinéraires.

On doit avoir

un coup d'avance sur Salazar.

On doit étudier ses déplacements, écouter ses conversations.

On doit placer un mouchard dans sa suite.

On doit le faire avant qu'il sache

qu'on est sur l'île.

Dunne surveillera les accès.

Moreno et Baker s'occuperont de la sortie arrière.

Sid et moi, on entrera dans l'hôtel.

Bronco fera une crise cardiaque pour attirer la directrice.

Qui m'offrira gentiment son passe-partout.

Bronco se relèvera.

Sid lui expliquera.

Hypoglycémie. Un bonbon et ça repart.

Puis mon époux et moi irons voir la suite.

Et Gucci coupera les caméras.

Plus de caméras.

Les caméras sont coupées.

Ni vus ni connus.

Mets-la au fond.

Je sais ce que j'ai à faire.

Trois sorties :

la porte d'entrée, l'escalier de secours...

La dernière est trop suicidaire.

Au moindre mot de travers

ou si Salazar perd patience,

on intervient et on exfiltre Rachel de l'île.

S'ils tirent, on riposte et on les élimine.

Si la police de Salazar intervient, on le leur fait regretter.

- On fait ça comment ? - C'est toi qui le feras.

Avec un coupe-moteur sous chaque caisse.

Si quelqu'un se fait arrêter, on doit trouver un moyen de le libérer.

D'ailleurs, tu dois aller visiter les cellules.

Tes amis sont là.

Ils sont sacrément musclés.

C'est juste pour une nuit. N'en fais pas trop, cette fois.

N'oublie pas :

je t'aime.

Attends-moi.

Une dernière chose...

Tu me la diras par écrit.

Je sais pas écrire.

Non, pas le sombrero.

Vous êtes prêts ?

On est prêts.

- On passe à l'action ? - Vous pouvez venir.

Tu m'as trouvé un joli hôtel ?

Un palais tout en marbre.

Draps Frette et chiottes en or.

Menteur.

En tout cas, ce sera sûrement mieux que ce qui attend Sid, cette nuit.

Là, il est en train de pisser sur les bottes d'un flic.

Vous avez pris chez Wolfgang ce que vous vouliez ?

C'est en cours.

Il me reste encore une chose à faire. À bientôt.

Faisons-le venir sur l'île.

On va s'amuser un peu.

Confisquons-lui ses jouets.

Le jet et le yacht.

Il ira comment sur l'île ?

C'est un grand garçon. Il trouvera une solution.

Retournons au tribunal.

Le tribunal approuve la saisie des biens personnels de M. Salazar.

Objection, Mme la Juge !

Rejetée !

Pour commencer, je vais clouer son avion au sol.

Horowitz !

Je suis au pied de mon jet

et on me dit qu'il ne m'appartient plus !

Bien sûr qu'il vous appartient. C'est juste un souci de paperasse.

Pourquoi je peux pas le prendre ? C'est mon jet !

Il a été saisi en vertu du droit international.

Depuis quand le droit international s'applique à moi ?

Ce n'est pas tout.

Vous devriez vous asseoir.

Puis je ferai saisir son bateau.

Je peux pas monter.

Mon bateau ! Mon putain de bateau !

Maintenant, il m'écoutera.

Ne vous inquiétez pas, je suis sûr qu'on va les récupérer...

- Devant les tribunaux. - Pas de tribunaux.

Je veux la voir en personne.

Organise une rencontre sur l'île.

COMMISSARIAT DE POLICE

T'en as mis, du temps.

Il a pas apprécié que j'urine sur ses bottes.

Dis-moi tout.

J'ai...

découvert l'amour en cellule.

Je m'en remettrai.

Caméras ?

Connectées, mais basiques.

Flics ?

Une douzaine dedans,

une vingtaine en patrouille.

Des armes ?

Oui, tout un arsenal.

Une autre sortie ?

Faut faire un trou dans le mur.

La prochaine fois, c'est toi qui dormiras en cellule.

T'es un soldat. Et tu sais y faire avec les flics.

C'est vrai. Ils t'auraient bouffé tout cru.

Tentant.

J'ai piraté leur réseau en arrivant.

Abracadabra.

Surprenant comme un chapeau magique, sale comme une "braguette" magique.

Le poste de police.

Et les cellules.

On oublie le mur des cellules, vu qu'il y a un deuxième mur

avec plein de caméras.

On passera par l'entrée pour libérer un des nôtres.

Ou on fait sauter le mur arrière. Il y a pas de caméras.

Le drone a repéré un petit curieux.

Qui avons-nous là ?

10 points si tu devines.

Un indice ?

Grand.

Un éléphant.

Barbu.

Un éléphant barbu ?

Roux.

Un éléphant roux barbu ?

Le chef de la sécurité de Salazar.

On va le voir ?

Non, on s'en branle.

Majesté.

M. Sentimental.

Tenez,

c'est pour vous.

On franchit une nouvelle étape ?

Mettez-la.

Sidney...

Elle est magnifique. Il y a quoi, dedans ?

Elle est à double usage.

Si vous appuyez sur le bouton, je vous localiserai.

Il faut toujours avoir une assurance.

La mienne, c'est Bronco et Sid.

Avec eux, la loyauté ne s'achète pas.

Elle se mérite.

Pas un mot. Suivez-moi.

Je l'ai obtenue le jour où je les ai libérés d'une prison

à Chiang Mai.

On est suivis ?

Oui.

C'est grave ?

Non.

Pourquoi on roule aussi lentement ?

La vitesse, c'est dangereux. Et je veux pas qu'ils aient d'accident.

Bonjour.

Madame.

M. Beauregard.

Chef.

"Palais en marbre, draps Frette et chiottes en or".

Non, ça, c'est la suite des enfants.

Pour vous, c'est le camping-car électrique,

avec draps bio et toilettes sèches.

Je vous fais visiter.

Les garçons.

Madame.

On commence à 350.

On monte à 400 si besoin.

Je veux commencer à...

Gucci, du nouveau ?

Apparemment, leur dernière offre sera de 400.

Ça ne va pas le faire.

M. Salazar. Rachel Wild.

Mlle Wild.

Mon client est prêt à revoir à la hausse

sa première offre.

Parfait, on perd pas de temps.

M. Salazar propose

350 millions de dollars

pour clore l'affaire aujourd'hui.

Je peux rester jusqu'à minuit pour obtenir ce que je veux.

Mais...

si vous voulez en finir vite, soyez plus sérieux.

400.

Vous n'obtiendrez pas plus.

M. Salazar, on a dit...

La ferme, Horowitz.

On passe aux choses sérieuses.

Ce n'est plus la queue qui remue le chien.

Vous êtes allée trop loin. Vous avez pas été fair-play.

C'est la première fois, en 15 ans,

que je viens à un rendez-vous dans un jet qui m'appartient pas.

Pourquoi ?

Parce que quelqu'un a enfreint les règles,

quelqu'un s'est cru malin.

Il y a une frontière entre actifs d'entreprise

et biens personnels.

Goldstein a investi dans mon entreprise, pas dans ma vie privée.

Mais vous, vous avez franchi cette ligne avec une armée.

Attendez...

J'ai une image.

Une demoiselle qui s'accroche à ses bijoux.

Moi aussi, j'ai une image.

Mais ce ne serait pas élégant de la partager avec vous.

La dette s'élève à un milliard. Je veux seulement vous aider

à honorer vos obligations.

Je sais qu'on lit pas toujours les conditions.

Je veux vous éviter majorations, pénalités, intérêts...

Et il paraît que je suis une sacrée emmerdeuse.

Votre lame est déjà bien enfoncée. Vous pouvez pas me saigner davantage.

Acceptez mon offre et tirez-vous.

Putain...

Il me faut un verre.

Glover.

Chef ?

Il me faut plus d'infos pour le faire plier.

On a aucun moyen de pression et il le sait.

Si Wolfgang n'ouvre pas d'autres fichiers,

on peut rien faire.

Je veux une bière.

À vos ordres.

On va faire un petit arrêt.

- Pour ? - Une bière.

Le moment est un peu mal choisi.

Adieu, mon amour.

Soyez sages.

Maman et Bronco se dirigent vers le café.

Sécurisez le périmètre. Gucci, le drone.

Je suis là.

On va tous boire un coup ?

- Dunne, ton HPA ? - Dans une minute.

J'ai demandé une table au fond.

Comme c'est romantique !

Dunne, tu couvriras le côté est de la place.

Compris.

Gucci, qu'est-ce que ça donne ?

Je vérifie.

Du mouvement en direction du café.

Bonjour. Je vous sers quoi ?

- Deux bières. - Très bien.

Ça donne quoi, Sid ?

Ça commence à sentir le roussi.

Les deux clowns qui arrivent, ils étaient à l'hôtel.

Bronco,

deux amis de Salazar arrivent.

Tu les vois ?

Je les ai repérés.

Ça va être plus compliqué que prévu.

Vous aimez la difficulté.

Deux autres arrivent côté bar.

Bronco, deux de plus. Côté bar.

Tu les vois ?

Vus.

Deux autres en terrasse.

Bronco, il commence à y avoir du monde.

- Baker, va côté bar. - Vas-y.

Je vais me garer derrière.

Bronco,

vous sortirez par l'arrière.

Je m'approche du bar.

Merci.

Je vous emprunte ça.

Bronco, ça donne quoi ?

Deux dans la salle, un au bar,

un dans le couloir.

On a un problème ?

Plutôt un contretemps.

Fixez les silencieux.

Restons discrets.

Compris.

Mexico, deux cibles derrière toi.

Je m'en occupe.

Du nouveau, Gucci ?

On en a deux de plus.

C'est toute une équipe de foot.

Dunne, bouge pas.

Je sens que ça va être tendu.

Gucci, au rapport ?

Quatre devant, quatre à l'intérieur.

RAS à l'arrière ?

Je laisse la voiture derrière.

J'entre par l'arrière.

Véhicule en approche.

Ils sont au moins six.

Ça fait un total de 14.

T'es prêt ?

J'attends ton go.

Ils vont tenter une extraction.

J'arrive à la cuisine. Quand tu veux, Bronco.

D'accord.

Je prends les deux dans la salle.

Sid, élimine le gars au bar.

Baker, le gars dans le couloir.

Feu à volonté.

Deux à terre. Salle nettoyée.

Cuisine nettoyée.

Bar nettoyé.

Allons-y.

Gucci, c'est bon ?

RAS porte arrière. Allez-y.

Ils sortent du véhicule.

Passez par l'arrière.

Je nettoie la terrasse.

À terre !

Véhicule nettoyé.

Baker ?

Nettoyé !

Exfiltration en cours.

Beau boulot. On remballe.

Bronco,

deux en scooter.

Bronco, RAS.

Venez.

Montez et couchez-vous.

Gucci, on met les voiles.

J'arrive.

Bronco, c'est bon pour toi ?

C'est bon. Rendez-vous à la villa.

Gucci, on va à la villa.

On roule normalement, on grille aucun feu.

Dunne, en cas de pépin, tu tires.

Ça n'a pas marché.

Qu'est-ce qui n'a pas marché ?

14 hommes...

14 hommes ?

14.

Comment ça, 14 hommes ?

Vous êtes tombé dans son piège.

Si vous avez tenté de la tuer,

elle va demander une injonction d'urgence.

Et ça, ça va nous ruiner.

D'un point de vue légal, ils auront accès à tout.

Appelez immédiatement Wolfgang.

Chef ?

- Glover, dis-moi tout. - Wolfgang déplace des actifs.

De gros actifs. C'est la panique.

On le tient.

Glover, t'es mon putain de héros.

Écoute bien ce que tu vas faire...

Rattache les actifs à ses sociétés-écrans.

Mets-les à son nom et ferme-les.

On décryptera le code.

Si on le prive de ses revenus, il sera obligé de me revoir

et de payer toute la dette.

Si vous voulez aller au bout, on vous suit.

Si vous voulez arrêter, on vous exfiltre.

Sur-le-champ.

On reste.

Sidney, ton cadeau pour Wolfgang continue à faire des miracles.

Les infos au compte-gouttes se transforment en torrent.

Je sais ce que Salazar possède et où il le planque.

Mes avocats vont tout geler, saisir et le saigner à blanc.

L'ordonnance internationale de saisie

est validée.

Il sera dans la merde. Suivant :

Skyecill,

fabricant de produits chimiques.

Plus d'un milliard de revenus.

Les preuves sont accablantes, M. Horowitz.

Le tribunal valide

l'ordonnance internationale de saisie.

Ce sera la panique.

Primostar Telecom,

sa première entreprise.

800 millions d'actifs.

L'étau va se resserrer.

Le gel des avoirs entre en vigueur immédiatement.

Objection !

Rejetée. Demande approuvée.

Ils soupçonneront une fuite.

La demande de levée du voile social est approuvée.

Pour finir :

Arkon, start-up numérique.

Réserve de liquidités : 385 millions.

On gèle.

On le baise.

On saisit.

La demande de levée du voile social

est approuvée.

Objection !

Rejetée !

On savait qu'ils trouveraient le rat de Troie.

Mais on a déjà tout ce qu'il nous faut.

Vous imaginez pas combien ça va nous coûter, à tous les deux.

Horowitz,

qu'est-ce que vous voulez ?

Mon client veut vous voir.

Tout de suite.

Là, tout de suite ?

Oui. Là, tout de suite.

C'est-à-dire maintenant.

Je viendrai quand je serai prête.

Retour dans la fosse aux lions.

Grâce à vous, il y a moins de lions.

Mlle Wild. On m'a parlé d'un regrettable incident.

Regrettable pour certains, comme Horowitz a dû vous l'expliquer.

En tentant de me tuer,

vous avez franchi le Rubicon.

Si vous ne voulez pas que je ferme le robinet

de vos autres sources financières,

payez toutes vos dettes aujourd'hui.

Je vous propose 800.

J'ai pas demandé 800,

je veux la totalité !

Je veux mon bateau et mon jet.

Un milliardaire sans ses jouets ! Le comble du ridicule !

Arrêtez de chialer !

Vous avez gagné. Acceptez mon prix.

Non, le prix est d'un milliard de dollars.

Est-ce que vos attaques vous ont aidée à récupérer

le moindre centime de la dette ?

Non.

Acceptez mon offre.

Repartez avec les 800 et rendez-moi mes biens.

J'ai levé le rideau et je sais ce que vous cachez.

Vous voulez que je déterre les secrets que vous avez enterrés ?

Je peux lâcher la meute juridique

et communiquer l'adresse de chaque planque

à tous les investisseurs que vous avez arnaqués.

Ils ne vous demanderont pas un milliard, mais cinq.

Un milliard.

Et vous me rendez tout.

On en a fini.

Paie cette garce.

Tu devais veiller à ce que ce genre de chose n'arrive jamais.

Tu es viré, William.

Olsson va te raccompagner à l'aéroport.

Rachel, que puis-je pour toi ?

C'est fait.

Quoi donc ?

Salazar va rembourser sa dette.

Braxton m'a dit la même chose.

Ton téléphone rouge ne sonne que dans deux cas.

A : pour te virer.

B : pour te féliciter d'avoir recruté un agent

qui a récupéré une dette irrécupérable.

Si c'est le cas, Rachel, je serai impressionnée.

Non. "Quand" ce sera le cas,

tu rendras tout ce qu'on a saisi, jet et bateau compris.

C'est clair ?

Limpide.

Ce sera fait.

Maintenant,

ne lâche pas ton téléphone du regard.

Dring, dring ! Félicitations, connasse.

Bon, je disais donc...

Bobby.

M. Goldstein.

Félicitations.

Bobby, j'attends toujours mes 100 millions.

Rappelle-moi.

C'était plus stimulant de faire cracher Salazar

que d'avoir affaire à Goldstein.

Tu t'es toujours méfiée de lui.

C'est qui, ça ?

On est au milieu de nulle part.

T'attends quelqu'un ?

Rashid.

Rashid !

J'arrive.

Shereen !

Shereen !

Salut, ma belle.

Vous êtes qui ?

- Vous pouvez pas débarquer comme ça ! - Si, on le peut.

J'ai des caméras. Vous êtes filmés.

Plus maintenant.

Vous êtes qui ?

Vous voulez quoi ?

Salazar a enlevé Rachel.

Je vois.

Vous êtes ses hommes. C'est mignon.

On est sur le coup. On s'en occupe déjà.

Comment,

exactement ?

On est en contact avec le ministère, le département d'État, la police...

C'est une situation très complexe.

Donc, vous faites rien.

Écoutez, on doit tous faire preuve de patience.

Salazar va récupérer ses jouets,

Rachel sera libérée et payée...

Elle a récupéré votre dette, mais vous l'avez pas encore payée ?

C'est pas gentil.

Contentez-vous de jouer aux gros bras. Je m'occupe de la partie réflexion.

Ne prenez pas ce ton.

Les choses ne sont pas si simples.

Si, elles le sont.

Payez votre dette.

Mlle Wild.

On avait un accord.

J'ai rempli ma part,

mais pas Spencer Goldstein.

C'est pas aussi simple.

Ils détiennent des choses précieuses pour moi.

Maintenant, moi aussi.

Non, vous vous trompez.

Ils en ont rien à faire que je sois là.

Ils se mouilleront pas.

Pour eux, je vaux pas plus qu'un chien errant.

Vous valez des milliards.

Mais eux pèsent 100 fois plus.

S'ils possédaient New York,

vous ne seriez...

qu'un vendeur de hot-dogs.

Le fait de me kidnapper vous apportera que dalle.

Ils vous paieront jamais.

Même moi, ils m'ont pas payée.

On verra.

Vous trouverez un moyen de les faire payer.

Sinon, ils vont vous récupérer en petits morceaux

que j'enverrai au siège de New York.

Ceci est mon île.

Ma police. Ma loi.

J'ai une armée qui veille à ce qu'on vienne pas vous délivrer.

- D'après le traceur, elle est au poste. - Oui, ça a été confirmé.

On s'en tient au plan A ?

Oui, tout est prêt.

J'ai placé les coupe-moteurs sous les caisses,

j'ai installé la tyrolienne.

J'ai réactivé la herse,

les mines,

et le piège.

- Ils sont combien ? - Salazar a recruté du monde.

Vous allez devoir improviser.

Il y a une unité en plus à l'hôtel,

une patrouille mobile et une vingtaine d'hommes au poste.

C'est l'heure de la relève. C'est maintenant qu'il faut agir.

Attention, ces mecs sont des pros. Ils sauront se défendre.

Tu te changes d'abord ?

On prend la voiture de police.

Moreno, Baker, prenez les routes secondaires en Jeep.

Gucci et Dunne, allez à l'aérodrome en canot.

- Chacun connaît son rôle ? - Oui.

Infiltration,

armurerie, Rachel

et on ressort.

Moreno, tu te postes devant.

- Surveille les arrivées. - Compris.

On rejoint Dunne et Gucci.

Dunne, Rachel arrivera 8 minutes après son évasion.

Gucci, tu prendras Sid. Les autres, vous nous couvrez.

Dès qu'ils décollent, on va à l'évac ouest.

Compris.

On arrive au poste de police.

Je dépose Baker à l'arrière.

Bronco, quelle est votre HPA ?

- Dans 30 secondes. - Compris.

Baker continue à pied.

20 secondes.

Je vais me poster pour surveiller l'entrée.

10 secondes.

C'est calme, devant.

Deux tangos qui traînent. Ça devrait aller.

On se gare.

Reçu. Je les ai à l'œil.

RAS à l'entrée.

Je te déconseille de faire ça.

On a de la visite.

Une voiture en approche.

Elle se gare.

Le flic est pas sorti.

Je vous préviens, s'il bouge.

Toujours rien.

Contre le mur et ne bougez pas.

Toujours RAS à l'entrée.

Salut, les gars !

Mains en l'air.

Allez !

Toi aussi.

Trois en approche, porte latérale.

10 secondes.

5 secondes.

Deux autres, entrée principale.

- Bronco, d'autres arrivent. - Ils sont à toi.

Mains en l'air.

Mains en l'air.

Fais pas ça, putain.

D'autres arrivent. Ils sont nombreux.

On oublie la porte principale.

Baker, on passe au plan B.

Fais sauter le mur.

On avance !

Moreno, viens à l'arrière !

J'arrive !

Allez, en route.

Dunne, on part pour l'aérodrome.

Préparez les autogires.

Ils ont récupéré la fille.

Comment ça ?

Ils l'ont libérée. Ils vont quitter l'île.

Fais quelque chose, alors !

Et ramène la fille !

C'est le moment de les semer.

Gucci, on est en approche.

Restez ici.

- Moreno ! - Je m'en charge !

SUV en approche !

Drone !

- Tirez-vous ! - Dunne !

Tous à couvert !

Dunne !

Merde !

Gucci, Moreno, à moto !

Compris ! Viens !

Changement de plan : point ouest.

Impossible. Ennemis en approche.

Direction, la tarte à la banane.

Baker, repère-les et couvre-nous.

Je les vois. À un kilomètre.

Gucci, Moreno, en place pour la manœuvre.

Compris.

Baker, ne tire pas. Attends qu'ils tombent dans le trou.

Encore 30 m.

Manœuvre corne de bélier !

Maintenant.

Baker, tiens-les à distance.

Bronco, arrêt dans trois,

deux, un.

Bronco est descendu.

J'ouvre la trappe.

C'est coincé.

J'arrive au bout. Démerde-toi pour l'ouvrir.

Bronco, c'est bon ?

Oui. On se retrouve à la villa.

Ne vous inquiétez pas. On est 70, ils sont 6.

En route !

Gucci, le drone.

- Baker, les mines. - Compris.

Moreno, avec moi. On couvre le côté sud.

À vos ordres.

On tire, on les attire à l'intérieur

et on fait tout sauter.

Drone actif.

Trois véhicules à l'ouest,

à 250-300 mètres.

Herse.

12 hommes à pied. Pour toi, Sid.

Par la crête.

Deux véhicules à l'est.

C'est pour toi, Bronco.

Baker ?

Un de moins.

Ils franchissent la crête.

- Moreno ? - Prêt.

Feu.

Véhicule en approche à l'est.

Un SUV au sud-est.

Ils ont une M60.

Je m'en occupe.

Baker, ouvre la trappe !

À vos ordres !

Moreno, à droite.

Trappe ouverte.

Gucci, Moreno, allez-y et préparez la tyrolienne.

Vite !

Vite !

Je te couvre, Sid !

Allez, Gucci !

Vérifie la route. Démarre les buggys.

Compris.

On avance !

On avance !

- Alors, Baker ? - C'est bon.

Charges placées et activées.

Tunnel dégagé.

Bronco,

ça devient chaud.

Fin de la récré ?

Je crois, oui.

Sid, tyrolienne en place.

Bronco, madame, on y va.

Allez-y, je vous rejoins.

Non, c'est trop dangereux.

Déconne pas. Je vais rester.

On a dit vous deux avec maman.

Je m'occupe des explosifs.

Ne discute pas !

Bronco.

- Deux minutes. - Je vous rejoins.

Deux minutes.

Faut y aller.

Rachel, avec moi.

On est en buggy. On va au port.

Bronco, on se magne.

Au rapport, Baker.

- Baker ? - J'arrive.

Ça fait deux minutes. Amène-toi.

J'arrive, je te dis.

Sors par l'avant ! Oublie le tunnel !

Baker, tu fous quoi ?

Je vous retrouve au point d'évac.

Je suis juste derrière.

Te fous pas de moi ! Sors de là !

C'est un ordre !

Fait chier !

Exfiltrez maman de cette île.

À quoi tu joues ? Fais pas ça !

Baker !

Rachel, avec moi.

Sid, amène-toi !

Moreno, Gucci, on arrive dans 2 minutes.

Compris. On est prêts à partir.

Fais le tour !

Distance ?

Attends.

- J'ai dit "distance". - J'ai dit "attends".

275 m.

Attends.

250 m.

Décide-toi.

230. Envoie la sauce.

Venez.

Et Baker ?

Non...

Partez devant.

On vous rejoint.

Je passe te dire bonjour avant de partir.

Sans rancune, j'espère ?

J'ai été payée.

Tout le monde est content.

Non, pas vraiment. J'étais avec ton chef.

Je vois ça.

Cette histoire avec Salazar continue à avoir des répercussions.

On s'en fout.

Personne sait où il est. Il s'est volatilisé.

On vous rejoint.

Trouvez-les et butez-moi ces petits salopards !

Appelle quand t'auras fini !

T'es qui, toi ?

Tu fous quoi ?

Je te demande ce que tu fais !

Et merde.

Tu es allée trop loin, Bobby.

T'as pas su t'arrêter à temps.

J'ai réglé ton problème,

mais toi, t'as été trop gourmande et t'as merdé.

Sid et Bronco vont donc régler ça à leur façon.

Il faut un responsable.

Il faut... qu'une tête tombe.

Pas la mienne.

Disons que si Salazar refait surface,

il pourrait accuser Goldstein

d'avoir financé une organisation criminelle.

Bienvenue à Miami, M. Salazar.

C'est qui, ce Salazar ?

Je m'appelle Smith.

Tant que ton petit téléphone rouge ne sonne pas,

tu ne crains rien.

Bisous, Bobby.

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