All language subtitles for Baron.Noir.S03E08.FiNAL.iNTERNAL.FRENCH.720p.WEB.H264-CiELOS

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Original subtitles

Oui, j'étais placé sous l'autorité de la présidente.

J'étais en quelque sorte son "Monsieur antiterrorisme".

Je coordonnais...

l'ensemble des services qui...

-C'est incroyable ! Lambray était son mec de confiance.

-Philippe, "qui trahit", "pourquoi", "comment".

Tout ça n'a aucune importance.

Mais tu as entendu, non ?

-Quoi donc ? *-Le bruit de la grande histoire

*qui frappe à la porte. -On est encore dans le brouillard.

-Le Conseil constitutionnel s'est autosaisi.

Donc, il n'y a que deux hypothèses :

*Soit les sages maintiennent le second tour

et un illuminé va diriger la France,

soit ils décident de l'empêchement de Dorendeu,

et là, tout redevient possible.

-Mercier restera en position de force.

*-Sauf si la gauche s'unit dès le premier tour.

-Ca, tu t'y es toujours opposé, Michel.

-Laissons tomber les pudeurs de gazelle.

*Il n'y a qu'un candidat possible d'union de la gauche,

*c'est toi.

*Sinon, qui d'autre ?

*C'est toi que l'histoire est venue tirer de son lit.

*Ni moi, ni un autre. C'est toi

qui as retiré ta candidature au nom de l'union,

c'est toi qui as annoncé la débâcle.

Je veux voir Dupraz, Léo et tous les autres petits cons

se faire ramasser avec Mercier.

Et comme tout dépend de toi, j'espère que tu as un plan solide.

-J'ai pensé à un appel d'élus de tous les partis,

appelant à une candidature unique dès le premier tour.

-Très bien. Tu as un nom ?

Il faut toujours nommer les initiatives.

-"Les unitaires". Avec Véro en première signataire.

*-Très bien.

Je vais réfléchir à deux-trois idées possibles.

Je te rappelle très vite.

-Michel, attends. *-Oui ?

-Merci. *-Si tu ne le bats pas,

tu seras supplicié en place de grève,

et je ferai moi-même le bourreau.

J'écoute.

Musique sombre

-Saumon sauvage fumé,

filets de haddock, boutargue,

pinces de crabes du Kamtchatka.

Après 11 heures de conclave,

nous allons arriver à ce moment tragique

où, tenaillés par la faim, l'un d'entre nous proposera

de commander des sushis et des pizzas.

Eh bien, ce soir,

je nous offre l'asile gastronomique.

-Ca doit être très cher. -C'est pour moi.

Compte personnel.

Après six mois de campagne, on a le droit de se faire du bien.

Déjà que nous devons attendre, impuissants, la fumée blanche,

ne soyons pas sadiques avec nous-mêmes.

-On est impuissants quand on veut bien l'être.

Dimanche, face à l'Autrichienne, je gagne.

Je les laisserai pas annuler l'élection sans rien dire.

C'est quoi, le Conseil constitutionnel ?

C'est juste l'organe suprême de l'oligarchie.

-Il faut dénoncer un coup d'Etat. -Et tout faire pour l'empêcher.

-A moins d'assiéger le Conseil constitutionnel,

ça me paraît compliqué.

-Assiéger, non. Et puis, on manquerait d'armes.

-Euh...

Si j'appuie sur le bouton,

des gens commenceront à affluer. *-Formidable !

Vous allumez la mèche et la télé fera le reste avec ses images.

Ca attirera d'autres indignés.

-A mon avis, on évitera pas les black blocs.

*-Oui, probablement.

C'est devenu une routine.

Pour les gens, désormais, seul la violence fera bouger les choses.

-En revanche, je ne me mélange pas aux identitaires du RN.

-Vivement le tirage au sort. Vos querelles sont épuisantes.

-Je ne plaisante pas, Christophe.

*-Vous me voyez rejouer le 6 février 34 ?

Les amis de Chalon sont ingérables.

Vous serez les seuls.

*J'ai besoin de vous, Aurore.

-Vous pouvez compter sur moi.

Je m'en occupe.

-Merci, Aurore. Je vous laisse travailler.

Sirènes de pompier

*-Tenez la position.

Cris Explosions

--- ---

*Dernière sommation !

*-Très vite,

*se sont joints des éléments très violents qui veulent

*en découdre avec les CRS. Des blacks blocs, semble-t-il,

*même s'il n'est pas aisé de les distinguer.

-T'en penses quoi ?

-Je dirais que c'est bon pour nous.

Le Conseil va pas aimer se retrouver sous la pression de la violence.

---

*Dans ces conditions, Mme Dorendeu n'est plus en situation

*de participer normalement à l'élection

*et doit dès lors être regardée comme empêchée.

*Le Conseil constate

*que sont réunies les conditions prévues à l'article 7,

*alinéa 8 de la Constitution,

*relative à l'empêchement d'un des deux candidats en lice

*pour le second tour.

*En application de ces dispositions,

le deuxième tour de l'élection présidentielle

est annulé.

La campagne électorale en cours cesse immédiatement.

L'ensemble des opérations électorales

devra être recommencé en vue de l'élection du président.

*Le premier tour de cette nouvelle élection

*devra se tenir dans un délai de 35 jours

*à compter d'aujourd'hui.

-35 jours.

-Mais c'est complètement dingue !

*-Si on fait pas d'erreur, dans 48 ou 72 heures,

Philippe peut être investi candidat par tous les partis de gauche.

PHILIPPE ! PHILIPPE ! PHILIPPE ! PHILIPPE ! PHILIPPE ! PHILIPPE !

Cornes de brume PHILIPPE ! PHILIPPE !

--- Acclamations

--- ---

RICKWAERT, PRESIDENT ! RICKWAERT, PRESIDENT !

RICKWAERT, PRESIDENT !

*-Merci, merci !

*Bonsoir !

*Laissez-moi juste vérifier quelque chose.

*Ce soir, y a-t-il les socialistes ?

-OUAIS ! Cris joyeux

---

Le reste, c'est mon affaire.

Sors, j'attendrai un quart d'heure. On sait jamais.

-A bientôt, Amélie.

Musique triste

---

La porte claque.

---

La porte s'ouvre.

C'est quoi ?

-Ferme les yeux.

C'est bon, tu peux y aller.

T'aimes pas ?

-On dirait l'affiche de Mitterrand en 81.

-C'est voulu. L'homme de l'union, de la victoire.

-Ca fait pas très moderne, si ?

-Le modernisme est pas un de tes marqueurs.

Tu as une certaine image publique.

On changera pas ça en trois semaines.

-C'est quoi, mes marqueurs ?

-Expérience, courage, solidité.

"Force". Ca, on peut l'activer.

Parce qu'en profondeur, c'est là.

"République", je te fais pas un dessin.

-OK, ça marche bien.

-C'est pas ce que dit ta tête.

-J'ai vu Amélie.

-Quoi ?

Vous êtes complètement dingues ?

-C'était ultrasécurisé, avec double entrée.

-Rien n'est jamais ultrasécurisé. Putain, c'est n'importe quoi !

-Elle voulait me voir. Fallait que je dise non ?

Que je la traite comme une pestiférée ?

-Qu'est-ce qu'elle voulait ?

-La même chose que toi.

Que je la tape sans pitié.

-La seule chose qui doit t'inquiéter, c'est le pays.

T'as 20 jours.

Chaque minute doit être utile.

Le plus utile, là, ce serait que tu te reposes.

-Il paraît.

Musique majestueuse

---

Chant des oiseaux

-C'était ta chambre attitrée ? -Ca l'est toujours.

Elle a la plus belle vue sur le jardin.

-Et là, c'est toi ?

-J'étais gamine.

C'est ici que j'ai fait mon éducation politique

en dévorant des milliers de pages.

-Ah oui ! Jaurès, Blum...

-Non.

"Ainsi soit-elle" de Benoîte Groult,

"La femme mystifiée" de Betty Friedan,

"Du côté des petites filles" de Belotti,

"La femme gelée" d'Annie Ernaux.

Evidemment, Beauvoir...

"Le deuxième sexe".

Ce sont ces féministes qui m'ont construite.

La seule chose qui pouvait m'en détacher,

c'est quand ma grand-mère me laissait conduire la Méhari.

-Ah, une Méhari ?

-Elle est toujours là. -Super !

On va pouvoir faire plein de Méhari.

Musique sombre

*-L'ordre des priorités,

*pour moi, c'est les Français d'abord !

Cris joyeux

*Oui, d'abord les Français ! ---

*Ils passent avant parce qu'ils sont chez eux.

-On est chez nous ! *-C'est notre tour.

*Sinon, qui ? La gauche de Rickwaert ?

Huées du public

*Qui n'a d'autre programme

que toujours plus d'immigration ? ---

ON EST CHEZ NOUS ! ON EST CHEZ NOUS !

Musique de suspense

*-Comme Dorendeu allait perdre,

*le système l'a congédiée.

*Mais par qui la remplacer ?

*Par son double. Rickwaert !

*C'est un de ses proches. Ils étaient ensemble au PS.

*Et même, à ce qu'il paraît, dans leur vie privée...

Sifflets

*C'est un petit groupe clos.

*Un monde d'entre-soi.

Applaudissements Cris joyeux

--- ---

Musique de suspense

*-J'ai l'impression que vous attendez quelqu'un.

*Ca tombe bien parce qu'il approche.

*Il n'est pas loin, il est parmi nous.

*Je vous demande d'accueillir Philippe Rickwaert.

Applaudissements Cris joyeux

--- ---

*-Merci, merci !

*Chers amis.

*Mes oreilles sifflent en ce moment.

*Une musique pas agréable.

*Vous entendez aussi

*ce qu'ils veulent installer ?

-OUI ! *-Je vais vous dire

*la vérité.

*Mercier, c'est le bilan Huées

*d'Amélie Dorendeu !

*C'est ça de confondre sa gauche et sa droite.

Et Boudard à 23, c'est bien pour toi.

C'est le camp républicain. -En 74, c'était quoi, les scores ?

-Bon exemple. Mitterrand avait fait plus de 43 %.

Ca a pas empêché Giscard de gagner.

-Un premier sondage.

-Ca veut rien dire. La campagne a pas commencé.

-52 pour Mercier.

-Oublie ça, c'est de la merde.

-Et c'est le débat qui compte.

-Oui, en 74,

le débat a fait gagner Giscard.

-Absolument !

Vous n'avez pas le monopole du coeur !

Vous ne l'avez pas. Rires

Cris joyeux *Musique rock

--- *---

-Citoyens !

Quel est votre métier ?

AHOU ! AHOU ! AHOU ! AHOU ! AHOU ! AHOU ! AHOU ! AHOU !

-Si, j'ai besoin.

-Tu dois être toi-même, bien sûr.

Mais en te voyant,

les gens doivent ressentir quelque chose de nouveau.

*La vérité d'un homme.

*Sa sincérité, sa profondeur,

*sa densité.

Ca doit être la première rencontre avec leur président.

-Trois, deux...

-Bonsoir. Bienvenue à tous.

Christophe Mercier, Philippe Rickwaert, bonsoir.

Et bonsoir Laurence. -Bonsoir.

Bienvenue dans ce débat de l'entre-deux-tours.

Vous avez souhaité, et c'est une première,

un débat totalement libre.

Sans thèmes préétablis.

Pendant deux heures, vous donnerez

aux Français la possibilité

de mieux connaître vos idées.

-Notre rôle sera de veiller

à l'égalité des temps de parole et à l'équité

de vos échanges. Sans plus attendre,

après toute cette campagne, à cinq jours du vote des Français,

dans quel état d'esprit

vous trouvez-vous ? A vous, Christophe Mercier.

-Je suis très ému

par la détermination du peuple français.

Car dimanche, il va abattre

le système. Et il le fera avec sérénité.

Malgré les manipulations,

les intimidations,

et malgré un coup d'Etat préventif.

Je l'ai répété durant toute la campagne,

ce système, c'est le système électoral.

C'est lui la cause de toutes les injustices.

Il garantit le mensonge, il permet la corruption,

génère l'impuissance,

et organise les abus de pouvoir d'une toute petite élite

dont vous, M. Rickwaert,

êtes le représentant le plus caractéristique.

Député, maire, ministre,

un rond de serviette

à tous les échelons.

Vous avez été de toutes les révolutions de palais,

si bien que, finalement,

votre casier judiciaire ne dit qu'une infime part

du mal profond que vous avez fait au pays.

Et j'ajoute, aux idéaux que vous prétendez défendre.

-Après une telle attaque,

votre réponse, Philippe Rickwaert.

Il se racle la gorge.

-Monsieur Mercier,

je vais d'abord vous féliciter.

Vous avez fait une belle campagne.

Vous avez défendu vos positions.

Pour rassembler, vous avez créé un mouvement.

Pour y parvenir, vous avez dû intriguer.

Parfois, en écartant les gêneurs sur votre chemin.

Je pense que monsieur Chalon s'en souvient encore.

Vous avez dû faire des entorses à vos convictions.

Vous voilà candidat à une élection,

alors que vous voulez la supprimer.

Bref, vous êtes un homme politique.

Vous êtes même un homme politique de très grand talent.

-Pas de démagogie ! -Par pitié.

-Parfois, la gauche accède au pouvoir.

Comment expliquez-vous les 35 heures, les congés payés,

la CMU ?

-Par mesure de sécurité, par moments,

le système concède quelques miettes au peuple.

C'est le rôle de la gauche.

Une sorte de soupape.

Encore ce soir, c'est votre fonction.

Vous êtes la ruse du système.

-C'est un complot dans le complot, finalement.

Et si cette fois, c'était vous, la ruse du système

pour m'empêcher, moi,

d'accéder au pouvoir,

d'augmenter les salaires, de remplumer les services publics,

de faire reculer la société de marché ?

Moi, et ma politique de gauche,

je vais coûter cher aux riches. Mais vous,

vous êtes une aubaine pour eux.

Le tirage au sort supprime les élections,

donc, la vie politique.

Or, qu'est-ce qui a arraché aux dominants les acquis sociaux ?

La politique.

Il se trouve que ce soir, le candidat des riches,

c'est vous.

-C'est pourquoi je veux terminer

par dire tout simplement ceci :

ayez confiance en vous.

En nous.

Nous sommes capables de nous gouverner.

Reprenons le contrôle de notre destin

en disant oui à une démocratie digne de ce nom.

-A voté.

Musique sombre

---

La porte s'ouvre.

-T'as gagné.

Trois instituts donnent le même chiffre.

Autour de 51.

-Ca peut plus changer ?

-Non, ça peut plus. T'as gagné.

Personne n'aime les mauvais perdants.

-J'ai pas perdu.

J'ai été spolié. Avec tous ceux qui veulent que ça change.

Y a eu un coup d'Etat et tu veux que je le félicite ?

-Tu as rassemblé 16 millions d'électeurs.

Tu ne t'appartiens plus. Tu les représentes.

Ne les déçois pas. Ils ont vu en toi

leur chef.

Un chef

ne boude jamais.

C'est celui qui se tient debout,

face au vent.

Musique triste

-"Mon cher Philippe,

"bien sûr, tu feras comme tu voudras,

"et je sais que ce sera

"pour le mieux.

"Mais si mon expérience de présidente peut t'être utile,

"c'est en gardant à l'esprit ces quelques conseils."

La voix de Dorendeu disparaît lentement.

---

Il pleure. ---

--- ---

Musique triste

---

Sous-titrage : HIVENTY

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