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Une porte s'ouvre.
-C'est bon ? -Oui, c'est bon. Casse-toi.
Vibreur
Oui ?
-C'est moi. Y a un probl�me.
-Lequel ? -J'ai un bless�.
-D�pose-le � l'hosto, et qu'il la ferme.
-D'accord.
Dispute �touff�e
...
-Frankeur t'inqui�te ?
-Ouais, un peu.
Sans nous, ce soir, Jackie serait morte.
-Il a ferm� les yeux sur ce qui s'est pass� � l'h�tel.
On s'est montr�s plut�t ingrats, tu trouves pas ?
-Combien tu paries que ce gars est l'avocat des Greiner ?
-Avec le dispositif de mis�re
devant chez Greiner, il va le d�monter.
-Pardon, messieurs.
-Ca avait l'air chaud. -Je disais � ce gros connard
de faire son boulot, c'est tout.
-Caplan, j'ai besoin de vous. -Pour achever Jackie Greiner ?
-Non, mais il faut qu'on se parle.
-L'infirmi�re dit qu'il se passe un truc aux urgences.
-On en reparlera.
Cri �touff�
-Calmez-vous, on va s'occuper de vous.
...
-Ecartez-vous ! Ecartez-vous !
Sortez !
-Une balle dans le ventre.
-Bouge pas !
-Il est pas arm�.
Merde.
...
-Drobecq ! Va me chercher du monde.
-Ramenez un toubib.
...
-Ca va...
...
-Alors, on en est o� ?
-Nous lui avons retir� les fils et accompli les 1ers soins.
La balle n'a pas touch� d'organes vitaux.
-Oubliez le psychiatre. Il verra celui de la prison, cet enfoir�.
Merci, doc. -Messieurs.
-C'est plus simple de lui en coller une.
-Faut pas d�courager
les jeunes talents ambitieux.
L�vres cousues : "Ferme-la,
"et si tu l'ouvres, on retourne chez toi,
"mais pas avec du fil et une aiguille."
On peut se causer ?
Qu'est-ce que vous foutiez chez Greiner, hier ?
-Je voulais vous emp�cher de faire une connerie.
-Comme avec Morlighem ?
-Je peux couvrir la mort d'Aroudj, mais pas d'une innocente.
-Jackie Greiner n'est pas innocente.
Quand on se marie avec un enfoir�,
il faut s'attendre � ce que le pire arrive.
-Jusqu'� preuve du contraire, elle n'a jamais particip�
au braquo d'Aubagne.
-Greiner a planqu� sa confession pour prot�ger sa femme.
Si elle meurt, Mandeville tombe,
et moi, j'en finis avec cette affaire.
Qu'est-ce qu'il me veut, encore ? Quoi ?
-Il veut parler au commandant Caplan.
-C'est quoi, �a ? -Je sais pas.
Une porte s'ouvre.
-Je veux juste le commandant Caplan.
L'autre a int�r�t � la fermer.
Au moindre son qui sort de sa bouche, vous partez.
-On vous �coute.
-Vous d'abord. Racontez-moi.
-Des preuves impliquent votre mari dans le braquage
et Pietri a mis un contrat sur lui.
-Vous, les flics... Sans mouchard, vous �tes dans le brouillard.
-On ne demande pas mieux que d'�tre un peu �clair�s, Mme Greiner.
-Il y a 10 ans, mon mari et Mandeville ont eu une id�e :
"Pourquoi braquer des banques ? On peut avoir la n�tre."
Ils ont �t� au Luxembourg et ils ont pass� un deal avec un banquier.
Serge et Georges entraient dans le capital,
actionnaires majoritaires.
-Et Pietri, l�-dedans ? -Ca l'int�ressait pas.
Serge et Georges se sont maqu�s avec le banquier et ont vers�
de tr�s, tr�s fortes sommes.
-Et un jour, Pietri a chang� d'avis ?
-Quand il a commenc� � n�gocier avec les Turcs,
il a vu que son r�seau ne suffirait pas pour lessiver
le cash de la drogue, alors il a commenc� � appeler Serge.
Tous les jours.
Mais bon...
On ne dit pas non, m�me poliment,
� Joseph-Marie Pietri.
-Le paiement de la derni�re traite est pr�vu pour quand ?
-L�, dans 15 jours, � Paris.
Mais �a n'arrivera pas.
Serge est mort, j'ai le pognon donc je d�cide.
-Si vous vous retirez de l'affaire, que se passe-t-il ?
-Celui qui reste peut faire rentrer un partenaire
pour boucler le tour de table,
ou alors verser les 40 millions � lui tout seul
et devenir actionnaire majoritaire.
S'il n'y arrive pas, il perd tout.
-Mandeville peut le faire seul ?
Plus le choix,
il va composer avec Pietri.
-Pietri a une conception personnelle du partage.
Pour lui, une affaire est rentable si les associ�s
sont un nombre impair inf�rieur � 3.
Maintenant, vous savez tout.
Commandant, j'aimerais vous remercier
de m'avoir sauv� la vie,
mais j'ai pas l'habitude de remercier les flics.
-Alors, comment �a s'est pass� ?
-Le jeune a fait ce qu'il fallait.
J'ai une question. -Vas-y, Redouane.
-Pourquoi avoir �pargn� Mme Greiner ?
Si elle meurt, la confession de son mari sort
et les cond�s chopent Mandeville.
-J'ai encore besoin de lui.
Apr�s, seulement, il d�gagera. -Juste comme �a ?
Apr�s quoi ? 25, 30 ans de fid�lit� ?
-Ca te pose un probl�me ?
-Vous me l'avez pr�sent� comme un fils, Joseph,
et il va d�gager comme un chien.
-T'as peur que je me comporte avec toi comme avec lui
au cas o� tu me contredirais ? Jamais.
Toi, t'es r�glo.
Je t'ai toujours appris la loyaut�,
d�s que je t'ai r�cup�r�. T'avais 9 ans, 10 ans ?
-9 ans, Joseph.
-Tu vois ? Tu t'en souviens, toi.
Pas lui.
C'est pour �a qu'il va d�gager.
Bon,
je vais prendre ma douche.
Toi, prends des forces, mange.
Y a des tas de bonnes choses, sur cette table.
Allez.
Sonnerie de t�l�phone
...
-Oui, j'�coute. *-Caplan, c'est Renia.
T'es toujours l� ?
-Je t'�coute.
-Super. Alors voil�,
le juge a d�cid� : mon cousin sort dans 2 jours
pour sa "d�couverte de cadavres".
Ce serait bien qu'on se voie pour sa sortie d�finitive.
-Ecoute, Renia... *-Non. Toi, �coute-moi.
On se voit et on sort mon cousin. Sinon, ton fr�re repart en prison.
*Et si mon cousin y est, ton fr�re meurt
et ta petite carri�re, tu lui diras adieu.
-Faut qu'on se parle.
-Je viens de discuter avec le coll�gue et il est pas chaud.
-Pourquoi, monsieur ? -Sans pratiquer, c'est pas �vident.
-Mais j'ai quand m�me travaill� en atelier, en prison.
-Oh, je m'en fous...
Viens avec moi.
Si t'arrives � la d�marrer avant ce soir, t'as un boulot.
D'accord ?
Elle est ouverte, les cl�s sont sur le contact.
-Arracher un d�tenu...
-On l'a d�j� fait, non ?
-Oui, mais 2 petites merdes.
Kasari, c'est un autre calibre. Et il sera bien escort�.
Sans parler du juge.
-Le cousin de Kasari
s'appelle comment ? -Renia.
-J'ai entendu son nom.
Les 2 mecs qu'on a serr�s avec Bernardi bossent pour lui.
Toute la came qu'on a saisie l�-bas doit lui appartenir.
-C'est quoi, leur profil ?
-L'un a viol� Bernardi, l'autre est pas fini.
-T'as une id�e, Eddy ?
-J'ai un plan. Mais il faudra le suivre aveugl�ment.
-On t'�coute, Eddy.
-Pour l'instant, vous rentrez.
Je dois voir Frankeur.
On est d'accord ?
Allez.
On se retrouve ce soir � Paris.
La voiture d�marre.
-Tu m'ouvres.
-Je suppose que ce n'est pas une visite de courtoisie.
-C'est juste, M. Pietri.
-Vous nous pr�sentez, commandant Frankeur ?
-Le Cdt Frankeur et moi avons parl� avec Jackie Greiner.
Nous savons, pour le banquier luxembourgeois.
-Pardon ?
-Vous ne savez pas pour la signature du tour de table
� Paris dans 15 jours ? -Vous me l'apprenez.
En quoi suis-je concern� ?
-Vous avez pass� un deal avec les Turcs.
Ils vous livrent de la came qui va g�n�rer beaucoup de cash,
qu'il faudra blanchir.
Cette banque sera une lessiveuse parfaite.
-Vous avez pas le droit de consommer la drogue que vous saisissez.
-Je pourrais aller voir les Turcs
et leur dire gr�ce � qui j'ai pu leur faire la mis�re.
-Je sais qui vous �tes, Caplan.
Charlie ne vous a jamais vraiment nomm�.
J'aime conna�tre les amis de mes amis,
et je vois qu'� votre sujet, il a vu juste.
"Du cran et des couilles jusqu'au suicide."
Charlie vous voyait ainsi.
-Charlie a toujours eu un jugement juste.
Si vous �tes � moiti� autant intelligent que �a,
vous �viterez la guerre avec moi.
-Tu sais qui je suis, Caplan.
Joseph-Marie Pietri, le patron de tout Marseille,
apr�s le bon Dieu.
-Si vous �tiez encore ce Pietri-l�, vous n'auriez pas besoin de le dire.
-Messieurs.
La porte se ferme.
-Pietri veut investir dans cette banque ?
-J'en ai rien � secouer.
Je suis dans le train pour Paris.
Sonnerie de t�l�phone
...
...
La voiture d�marre.
Vrombissement du moteur
...
-Voil�. -Bravo.
Je me suis renseign�e sur ce qui t'a envoy� en prison.
Je dois t'avouer que �a m'a perturb�.
-Je comprends, monsieur. -J'ai pas fini.
Tu n'as plus � �tre jug� ni � payer pour �a,
alors si le job t'int�resse, t'es le bienvenu.
-Merci, monsieur.
-Ton contrat sera pr�t demain.
Au boulot.
-Ecoute, pour moi, c'est la seule solution.
-Tu sais ce que tu me demandes ?
-Voil� comment je vois les choses, pas autrement.
-Qu'est-ce que j'y gagne, moi ?
-Ta libert�.
Il para�t que �a n'a pas de prix.
-Papa ?
-Alors, c'est fini ? -Oui, c'est fini.
On va pouvoir reprendre une vie normale.
Enfin, "normale"... Tu vois ce que je veux dire.
-On va pouvoir retourner � la maison ?
-T'es pas bien, l� ?
-Si, mais c'est pas chez nous.
-T'auras pas peur d'y retourner ?
-Non.
T'as fait ce qu'il fallait.
*Musique rock m�tal
...
-Je te renvoie
en r�gime normal pour �tre un peu pr�sentable pour ta balade.
A ton retour, tu reviens ici.
T'y passeras nuit et jour, en fanfare.
C'est compris ?
-Allez, vas-y, l�ve-toi.
D�p�che-toi.
Sonnerie de t�l�phone
...
-All� ?
Mmmh.
D'accord.
-C'�tait Eddy ? -Non.
-C'�tait qui ? -Personne.
-T'as souri comme une gamine, c'est forc�ment quelqu'un.
Ou alors c'est un secret ? -Non.
-Si c'est pas un secret, tu peux me dire qui c'est, alors.
-C'est le petit fr�re d'Eddy, Nathan.
-Eddy est au courant ?
-Ben oui, bien s�r. -Et ?
-Et quoi ?
Je lui ai demand� si je pouvais coucher avec son fr�re,
il m'a dit oui.
Ca te va ? -Si t'as la permission, �a me va.
-J'ai rat� quelque chose ?
-Pauvre con.
-Ca va ?
-Bon, salut, les gars.
-Ce bouffon se la p�te avec sa bagnole.
-Essayons de nous montrer courtois, tu veux ?
-Oui...
-C'est pas tr�s malin de me manquer de respect.
-On va arracher ton cousin en braquant le juge et l'escorte.
Si tu tires ne serait-ce que pour blesser juge ou flics,
je te tue sur place.
Si c'est pas moi, ce sera lui.
Il nous faudrait aussi
une caisse puissante, avec quelqu'un.
Tu connais un bon chauffeur ?
-Oui.
-OK. C'est tout pour aujourd'hui.
La voiture d�marre.
La voiture s'�loigne.
-Mais qu'est-ce qui se passe ?
Georges ?
Redouane ?
-Tu sais quoi, Joseph ?
Cet apr�s-midi, c'est la 1re fois
que je t'ai vu te coucher devant un flic.
Caplan vient chez toi et il te fait peur.
-Tu vois, il a bien retenu ta le�on.
Les hommes r�vent d'�tre des moutons men�s
par un lion, ce que tu n'es plus depuis longtemps.
Je lance un d�bat. Pique-t-on les vieux quand ils sont encombrants ?
-T'as toujours �t� un fils pour moi.
-Mais quel p�re prend un pourcentage sur la r�ussite de ses enfants
sous pr�texte qu'il leur a donn� leur chance ? Dis-moi.
La chance d'un p�re, c'est d'avoir des enfants brillants !
Cris �touff�s
...
Tu sais quel est ton probl�me ?
T'as les yeux plus gros que le ventre.
...
Respiration haletante
...
Tu m'avais donn� ta parole, Joseph.
-Alors, M. Kasari,
o� sont les corps ?
-Derri�re le tas de terre.
-Allez, on d�gage la butte.
-Bougez plus !
-A terre !
A terre, j'ai dit !
-Vas-y ! -D�tache-le.
Vite !
Magnez-vous ! On se replie !
-Oui ! Putain, je suis libre !
-Tu restes ici. Toi, Caplan, tu viens avec nous.
-Je t'attends, Eddy.
Klaxon
-Walter ! -Caplan.
On frappe � la porte.
-Qui c'est ? -C'est moi, Nathan.
-Qu'est-ce que tu fais l� ? -Tu voulais des fringues propres.
-Ah oui, merci. -Je peux entrer ?
-Non, je te retrouve en bas. -OK.
T'as une t�te, putain... T'es malade ?
-Non, mais t'as vu l'heure ?
-Tu m'as dit 7 h.
-Ah oui.
Roxanne m'a dit, pour vous deux.
-Ah oui ?
-Roxanne n'a jamais su aimer sans s'investir � fond.
La question est de savoir si t'es pas esquint�, si tu pourras suivre.
-J'ai go�t� � la haine plus que n'importe qui, Eddy.
Tout ce que je demande, aujourd'hui, c'est une autre vie.
J'ai retrouv� mon fr�re,
j'ai rencontr� cette femme formidable, j'ai trouv� un travail.
T'as trouv� un travail ? D�j� ?
Ah, je suis content.
-A Montrouge... Un garage.
-Vraiment content, Nathan.
-Tu dois �tre boulevers�, Redouane.
-Oui. Vous pouvez pas imaginer � quel point.
Il �tait comme un p�re.
-Comme un p�re, oui.
Il para�t que les enfants sont les pires des ingrats, non ?
-Vous ne croyez pas � une mort naturelle ?
-Effectivement, Redouane. Il va y avoir une autopsie.
Je suis pas le genre � faire les poubelles,
mais j'aimerais savoir ce qu'il a dans la carcasse. Pas toi ?
-Alors ? Ca dit quoi ?
-Mort naturelle.
Mais on le d�piaute quand m�me. Sait-on jamais...
-Et Buzoni ? -Buzoni...
Les yeux secs et le cul viss� sur le tr�ne du vieux.
-Tu m'�tonnes.
-Qu'est-ce qu'on a sur la veuve Greiner ?
-Elle a fait ses valises. Elle a pris un train pour Paris.
-Alors...
Tu t'appelles S�bastien Eicher et on t'appelle "Petit Johnny".
C'est bien �a, S�bastien ?
-Il y a que ma m�re qui peut m'appeler S�bastien.
-Pardon ?
-Il y a que ma m�re...
-Ecoute-moi bien, petit encul�. T'es pas en position de la ramener.
Ton pote est dans le coma
et comme t'es le seul vivant et apte,
tu vas tout ramasser.
Tu vois le merdier o� t'es enfonc� ?
Avec les charges qui p�sent contre toi,
trafic de drogue et viol, tu seras jug� comme un grand.
-J'ai viol� personne, moi ! J'ai rien fait !
-Tu te fais choper en flag
avec un sac rempli de coke
chez une femme morte d'une overdose.
Tu vas dire au juge
que t'y es pour rien. C'est �a ?
-C'est pas ma drogue.
La fille qui a fait l'overdose, c'est pas moi.
Et le viol, j'ai rien fait.
-T'as pas viol�, mais t'as pas emp�ch�.
La drogue, on sait qu'elle est pas � toi.
Elle appartient � Gil Renia.
Alors, maintenant,
ou tu nous aides � faire tomber Renia,
ou t'es bon pour la taule � longue dur�e.
OK ?
Renia va psychoter
parce que t'es un t�moin et que t'es vivant.
-Et...
Et si je vous aide ?
-Ben voil�.
C'est bien, S�bastien.
On va tout reprendre depuis le d�but. D'accord ?
-Bravo, lieutenant.
J'ai assist� � la fa�on
dont vous avez retourn� ce gamin. Beau boulot.
Mais vous avez oubli� une chose : un t�moin seul ne vaut rien.
Ca sera parole contre parole.
Celle d'un ca�d de la drogue sans preuve directe
contre celle d'un adolescent pris en flag avec de la drogue dure
et en plus, complice d'un viol avec tentative d'assassinat
sur des policiers.
-Votre job, c'est d'arr�ter les policiers.
Moi, j'arr�te les voyous.
Alors vos conseils...
-Une derni�re chose, lieutenant.
O� sont Caplan et Morlighem ?
-Quelque part en train de faire un vrai boulot de flic. Essayez.
-Une embrouille et je le largue.
-Tu vois, c'�tait pas si compliqu�.
-Ton gars a bien compris ? -C'est bon ?
-Quoi ? Tu veux ma photo ? -On s'est pas vus quelque part ?
-Pour les flics, les n�gres ont la m�me t�te.
-C'est bon ? On a fait le tour ?
-Oui.
-Alors � demain, messieurs.
-Des nouvelles de l'autopsie ? -Ils ont rien trouv�.
La femme de Greiner est all�e � Paris.
Elle va se retirer de l'affaire. -Et toi ?
-J'ai pas surv�cu aux quartiers
pour crever dans le costard d'un banquier.
Je connais ma place. -Joseph m'a donn� sa parole.
Tu as h�rit� de cette cr�ance. -Sa parole est morte avec lui.
-Tu peux me rappeler gr�ce � qui t'as h�rit� ?
-Je te dois rien. T'entends ? "Walou."
Gr�ce � moi, t'as retrouv� ta libert� de mouvement.
Profites-en.
-Qu'est-ce que c'est ? -Avec �a,
toi et moi, on est d�finitivement quittes.
-C'est tout droit.
C'est sur le chemin � gauche.
-Allez. Allons-y, messieurs.
O� sont les corps ?
-Derri�re le tas de terre.
L�.
-Derri�re la butte.
-Bougez plus !
-Tout le monde � terre !
-Posez vos armes. Pose ton arme, encul� !
-A terre, j'ai dit.
-Tes cl�s !
-Allez, putain ! Vas-y !
-Mains sur la t�te !
-Vous me le paierez, Kasari !
-Occupe-toi de celui-l�.
-Toi, attache-le.
-Ca va vous co�ter cher.
-Magnez-vous.
-Magne-toi, Kasari.
-Allez, on se replie. -On se casse !
-On les a bais�s, ces cons. On les a bais�s !
Putain !
-Reste ici. Toi, Caplan,
tu viens avec nous.
-Je t'attends.
Ca va ?
-Qu'est-ce que t'as ?
Allez.
C'est au fond � gauche.
Cousin, il y a des fringues
pour toi dans ce sac.
-Je vais essayer �a.
Ah ouais.
Je vais l'essayer direct.
-Tu vas fumer avec moi ici ?
-Ben, casse-toi.
-Ah...
Comment tu me trouves ?
-J'avais pas vu le sang.
-O� �a ?
-L� !
-L�che ton arme !
-Eddy ? -Ca va. Attends dehors
Baisse ton arme.
-C'est bon.
Je vais nettoyer.
Tu peux te casser.
-Tu vas te mettre � genoux et je vais te menotter.
-T'es un ripou qui va finir au trou.
-Ton arme.
-Si c'est fini pour moi,
c'est fini pour vous.
Mon cousin
�tait s�r que t'allais nous entuber.
C'est pour �a qu'on a 5 fr�res en taule
qui diront que ton frangin � mis le contrat sur Vogel.
-Tu bluffes. -Tu permets ?
S'ils n'ont pas de bonne nouvelle,
nos gars appelleront Brabant et balanceront la m�me version
sur toi et ton fr�re et le cond� qui a br�l�.
Toi comme moi, on n'a rien � gagner � se fracasser.
Pars de ton c�t� et on s'oublie.
Qu'est-ce que t'en dis ?
-Viens.
Tiens, conduis.
-Qu'est-ce qui s'est pass� ?
-Roule, Walter. Roule.
Sous-titrage : Eclair Media
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